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Aucun banquier représenté au Grenelle de l’environnement : un simple oubli ou une erreur de stratégie ?

Lorsqu’on regarde attentivement la liste des parties prenantes invitées par le ministre d’Etat et ministre du MEDAD, Jean Louis Borloo, on se rend compte qu’il manque une profession essentielle à tout changement profond des habitudes et des comportements en matière de développement durable : ce sont les banquiers. On peut légitimement s’interroger sur cet oubli, explications.

Que l’ensemble des experts issus du collectif des associations écologiques, l’Alliance, soient présents à ce grand rassemblement marque la volonté d’ouverture du nouveau gouvernement.

Que des personnalités charismatiques dont les idées et les actions peuvent être reconnues par-delà les frontières de l’Hexagone est encourageant pour la teneur des débats.

Qu’un bon nombre d’organismes et de parties prenantes soient représentées dans une mosaïque de tendances allant du Medef aux syndicats en passant par des associations professionnelles du BTP ou des transports montre une révolution du comportement de l’Etat français dans sa manière de construire sa décision publique.

Mais quand on se penche sur l’ampleur des chantiers à mettre en œuvre, on peut s’étonner que ceux qui permettent à des initiatives privées, par-delà les lois, les décrets et les règlements, de se répandre dans toutes les communes, dans tous les projets à venir ne soient pas invités ou présents à la table des négociations !

Prenons par exemple un domaine qui parmi un grand nombre de propositions pourrait attirer à lui un consensus : la maîtrise de l’énergie dans les bâtiments neufs et dans la rénovation des bâtiments anciens.

Comment parvenir à mettre en œuvre la rénovation de 30 millions de logements si aucun produit bancaire n’est conçu pour s’adapter à la réalité de chaque projet individuel ?

Car lorsqu’on réduit la consommation d’énergie dans sa maison de façon à atteindre le nouveau standard bâtiment basse consommation (BBC2005), c’est par 4 à 7 que la facture annuelle d’énergie des ménages est ainsi réduite !

Le raisonnement qui doit s’établir se fait en coût global : d’un côté apparaît le surcoût de l’investissement pour renforcer l’isolation, l’étanchéité à l’air, la mise en place de ventilation mécanique contrôlée double flux..., d’un autre côté, en payant plus à l’investissement (autour de 150 € par m²) on réduit la facture de consommation d’énergie.

Du point de vue du particulier : le surcoût d’investissement est payé une fois, mais que la réduction de la facture se produit chaque année à partir de la fin des travaux ! En général on refait des travaux lourds tous les 25 ou 30 ans, donc on multiplie l’économie par 25 ou 30 !

Au final, si d’un côté on n’a rien fait, on n’a pas payé le surcoût d’investissement mais on a payé une grosse facture d’énergie. Mais si on a choisi d’isoler en payant ce surcoût, au bout d’environ 15 ans, le surcoût est épongé par les économies d’énergies et on commence à gagner de l’argent.

Du point de vue du banquier l’opération est tout aussi intéressante : il conviendra, d’un côté, d’aider les ménages à financer ce surcoût d’investissement pour améliorer l’isolation de leurs maisons. Mais dans un deuxième temps, dès que ces travaux seront terminés, les charges fixes de chauffage se réduisent considérablement. Donc pour le banquier, apparaît un double avantage : d’un côté il augmente le montant de l’emprunt, mais dans un même temps, il réduit son risque de crédit, d’une part par l’allègement des charges d’énergie de son client, mais aussi par ce qu’il permet .

Au final, il peut communiquer en disant qu’il a une démarche de développement durable et il aide aussi considérablement la relance de la consommation dans un axe totalement vertueux pour ce Grenelle de l’environnement !

Il existe donc une véritable opportunité pour la première banque qui se décidera à créer ce type de produit pour capturer un gisement colossal de clients qui souhaiteront s’engager dans ce type de dépense.

Attendons de voir quelle sera la première banque à demander à participer aux débats ?


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32 réactions à cet article    


  • ikoff 7 août 2007 10:57

    suite à un petit soucis technique, ci-joint une version plus aboutie de ce même article... Avec mes excuses aux futurs lecteurs

    Aucune banque représentée au Grenelle de l’Environnement : un simple oubli ou une erreur de stratégie ?

    Lorsqu’on regarde attentivement la liste des parties prenantes invitées par le Ministre d’Etat et ministre du MEDAD, Jean Louis Borloo, http://www.legrenelle-environnement.fr/grenelle-environnement/spip.php?article1,

    on se rend compte qu’il manque une profession essentielle à tout changement profond des habitudes et des comportements en matière de développement durable : ce sont les banques et les banquiers. On peut légitimement s’interroger sur cet oubli, explications :

    Que l’ensemble des experts issus du collectif des associations écologique, l’Alliance et consorts soit présent à ce grand rassemblement marque la volonté d’ouverture du nouveau gouvernement. Que des personnalités charismatiques dont les idées et les actions peuvent être reconnues en particulier par les pouvoirs économiques et politiques par delà les frontières de l’Hexagone est encourageant pour la teneur des débats. Qu’un bon nombre d’organismes et de parties prenantes soient représentées dans une mosaïque de tendances allant du Medef aux syndicats en passant par des associations professionnelles du BTP ou des transports et toutes ces associations écologiques montre une révolution du comportement de l’Etat Français dans sa manière de construire sa décision publique* à l’image de ce qui se fait déjà depuis longtemps dans les pays anglo-saxons.

    Mais quand on se penche sur l’ampleur des chantiers à mettre en œuvre en peu de temps à l’issue de ce Grenelle de l’environnement, on peut s’étonner que ceux qui permettent à des initiatives privées de prendre corps et se répandre dans toutes les communes, dans tous les projets à venir, ne soient pas invités ou présents à la table des négociations ! Pourquoi ce manque ? Est-ce parce que ce Grenelle est un écran de fumée comme le disent certains ou est ce un oubli de la part des organisateurs ou un déficit de vision stratégique des banques qui pourrait être relié à l’étude publiée par les enfants de la terre : http://www.amisdelaterre.org/IMG/pdf/Banques_francaises_banques_fossiles.pd f ?

    Car les banquiers, ce sont d’eux dont on parle, qu’on les aime ou qu’on les déteste permettent à chacun d’entreprendre : prêter de l’argent pour créer, innover, construire. Car c’est un de leurs premiers métiers que parfois ils oublient. Mais qu’ils décident de se placer dans une logique à la fois économique et vertueuse, où les prêts servent à réduire l’empreinte écologique des ménages, des entreprises et au sens large des agents économiques, pourrait devenir pour eux une nouvelle stratégie à part entière sur un gigantesque nouveau marché paradoxal où plus on paye, moins on consomme...d’énergie :

    Prenons par exemple un domaine qui parmi un grand nombre de propositions faites au Grenelle de l’environnement http://legrenelle.lalliance.fr/?p=39#more-39 pourrait attirer à lui un consensus : la maîtrise de l’énergie dans les bâtiments neufs et dans la rénovation.

    Comment parvenir à mettre en œuvre la rénovation de 30 millions de logements si aucun produit bancaire n’est conçu pour s’adapter à la réalité de chaque projet individuel ? Car lorsqu’on réduit la consommation d’énergie dans sa maison de façon à atteindre le nouveau standard bâtiment basse consommation (BBC2005 ou Effinergie www.effinergie.org), c’est par 4 à 7 que la facture annuelle d’énergie des ménages est ainsi réduite !

    Le raisonnement qui doit alors s’établir se fait en coût global : - d’un côté apparaît le surcoût de l’investissement destiné renforcer l’efficacité énergétique de la maison (étude et simulation thermique, traitement des ponts thermiques et d’une étanchéité à l’air du bâtiment, fourniture et pose d’une isolation renforcée, mise en place d’une ventilation mécanique contrôlée double flux... une logique d’opérations préalables et incontournable avant tout choix d’énergie renouvelable), - d’un autre côté, en payant plus à l’investissement (autour de 150€ par m² de surcoût en plaine) on réduit la facture de consommation d’énergie.

    Du point de vue du particulier ou du client** : le surcoût d’investissement est payé une fois, mais la réduction de la facture se produit chaque année à partir de la fin des travaux ! En général on refait des travaux lourds de rénovation tous les 25 ou 30 ans, donc on peut multiplier l’économie par 25 ou par 30 pour avoir le montant total ! Au final, si d’un côté on n’a rien fait d’autre que construire ou rénover dans les standards actuels (RT2005), on n’a pas payé le surcoût d’investissement mais on continue à payer une grosse facture d’énergie. En revanche, si on a choisi d’améliorer l’efficacité énergétique de sa maison en payant ce surcoût initial, au bout d’environ 15 ans, ce dit surcoût est épongé par les économies d’énergies et alors se produit un petit miracle : on commence à gagner de l’argent parce que sa maison reste très économe en énergie.

    Du point de vue du banquier l’opération est tout aussi intéressante : il conviendra, d’un côté, d’aider les ménages à financer ce surcoût d’investissement pour améliorer l’efficacité énergétique de leurs maisons. Mais dans un deuxième temps, dés que ces travaux seront terminés, les charges fixes de chauffage et de production d’eau chaude sanitaire se réduisent considérablement. Donc pour le banquier, apparaît un double avantage : - d’un côté il augmente le montant de l’emprunt pour chaque opération, - mais dans un même temps, il réduit son risque de crédit, d’une part par l’allègement des charges de fonctionnement liées au chauffage et à la production d’eau chaude de son client, mais aussi parce que la valeur patrimoniale de l’hypothèque prise sur le bien sera supérieure à celle qu’elle aurait été sans mise en oeuvre de cette performance énergétique du bien considéré.***

    Au final, le banquier, en choisissant une telle stratégie gagnante en réduction de ses risques de crédit et en augmentation de son produit net bancaire pourrait aussi axer sa communication en évoquant une démarche de développement durable (qui devient véritable et qui est prouvée), qui aide aussi considérablement la relance de la consommation et la réduction du chômage par l’augmentation du besoin en ressources pour effectuer tous ces projets. Un tout, totalement vertueux pour ce Grenelle de l’Environnement (qui peut aider le gouvernement à atteindre ses objectifs) !

    Il existe donc une véritable opportunité pour la première banque qui se décidera à créer ce type de produit pour capturer un gisement colossal de clients qui souhaiteront s’engager dans ce type de dépenses « durables ». Cette banque améliorant au passage sa crédibilité de financeur de projets individuels et d’entreprises innovants !

    Voyons voir quelle sera la première banque à participer activement aux débats...

    * http://www.ladocumentationfrancaise.fr/rapports-publics/024000521/index.shtml

    ** de plus en plus de projets de constructions (BBC2005, HQE, Minergie) sont financés par des Partenariats public privé (PPP) ou des opérations de crédit bail qui permettent de réunir dans une logique de coût global les crédits d’investissement et les crédits de fonctionnement.

    *** car l’étiquette énergétique du bâtiment, obligatoire tant pour la vente que pour la location, sera cotée A ou A+ et les retours d’expériences montrent qu’en Suisse, les maisons construites au standard Minergie (BBC2005 s’inspire directement du label Suisse) conservent une valeur patrimoniale supérieure de 10 à 15% par rapport aux bâtiments traditionnels.


    • cniko 7 août 2007 11:11

      @ L’auteur

      Je ne suis pas certain que les banquiers aient vraiment des propositions à faire. Ils sont tout à fait capable de s’adapter ensuite et de créer les produits a posteriori au vu de la législation.

      Au contraire, la mauvaise fois des banquiers et leur volonté uniquement marketing concernant l’environnement me font penser qu’ils n’auraient pas leur place ici. Par exemple, la grande banque pour laquelle je travaille actuellement prétexte un souci environemental pour limiter l’usage de la climatisation. A côté de cela, rien n’est fait pour le traitement des déchets et la banque ne mettant pas d’eau à disposition de ses salariés (le code du travail on s’en fou non ?), ceux-ci doivent acheter en permanence des bouteilles en plastique. Le verni écologique n’est ici qu’un leure.

      Heureusement le banquier n’est pas le seul à se moquer de nous quand on voit que Total ou Renault communiquent sur leur souci de protéger la nature ou encore la grande distibution qui par souci écologique nous supprime les sacs plastiques en oubliant au passage que ce n’est pas leur décision mais qu’ils ne font que se conformer à la loi et qu’à l’étranger ils continuent la distribution des dits sacs... De plus il existe des sacs biodégradables mais ils en ont oublié l’existence.

      Evitons de mettre autour de la table ceux qui n’utilisent l’écologie que comme un prétexte pour faire des économies ou qui n’y voient qu’un concept marketing.


      • tvargentine.com lerma 7 août 2007 11:12

        Pourquoi des banquiers devraient-ils venir à des réunions pour la prise en compte d’un besoin « écologique » ?

        Le banquier joue son rôle,il finance et il encaisse

        Et ce n’est pas à des « écologistes » de trouver des « idées » pour développer de nouvelles normes qui consisteraient à faire payer à l’’utilisateur les taxes nouvelles et permettre aux banquiers d’encaisser encore plus d’argent avec des « credits » pour permettre à l’utilisateur de payer ces taxes !

        Arrêtons la démagogie populiste


        • cniko 7 août 2007 11:21

          Encore une fois Lerma n’a rien compris à l’article, commente à tort et à travers et accuse les autres de ces propres turpitudes. Niveau démagogie Lerma se pose là quand même...

          Alors Lerma, avec toutes vos idées et votre temps libre, pouquoi ne pas nous faire un article sur la démagogie populiste du TSS gauchiste et revenchard ?


        • delsha 7 août 2007 11:23

          « Pourquoi des banquiers devraient-ils venir à des réunions pour la prise en compte d’un besoin »écologique«  ? Le banquier joue son rôle,il finance et il encaisse... » ...et comme tout citoyen qu’il est, le banquier peut aussi être respectueux de l’environnement. Je travaille pour une banque privée en Suisse et une partie de nos bénéfices est redistribuéée pour la protection de l’environnement, pour le reboisement en Amazonie, etc... Depuis 5 ans, nous limitons les impressions systématiques et recyclons le papier. Ce n’est peut-être pas encore une majorité mais une réalité


        • tvargentine.com lerma 7 août 2007 11:35

          De nombreuses sociétés en France mais semble-t-il aussi en Suisse ,pour réduire le cout de l’achat de papier et ne pas passer pour des « rats » on développé la réthorique que imprimer du papier cela pouvait entrainer de la poluttion  smiley smiley smiley

          Même plan pour les sacs plastiques dans les supermarchés ou maintenant le consommateur paye les sacs alors qu’avant il été gratuit ! smiley smiley smiley

          Merci Mr écologie !


        • ikoff 7 août 2007 12:11

          Pourquoi ? Peut être pour une raison aussi simple que s’ils n’apportent pas des produits financiers qui permettent à tout un chacun (particuliers, entreprises, collectivités locales et territoiriales...) de pouvoir faire sa petite révolution durable, ne serait-ce qu’en achetant de l’électroménager A+, des voitures qui ne polluent pas, des maisons qui ne consomment pas, les idées fortes de l’écologie ne pourront jamais s’incarner à grande échelle.

          Il me semble au contraire trés utile, connaissant le fait écologique, de faire en sorte que les banquiers proposent des produits adaptés aux nouveaux besoins, pour éviter un marketing désastreux qui ne contente que ceux qui le crée...

          Que croyez vous qu’il va se passer maintenant que les USA ont décidé d’aller vers le protocole de Kyoto ? Le monde va changer dans un sens qui l’intéresse, comme toujours.

          Donc il va falloir s’habituer à ce que le fait écologique soit approprié par une majorité de la population, que des produits, des services, des lois des règles des comportements nouveaux arrivent et modifient ce que nous avons connu dans des proportions que l’on a peine à imaginer...

          Si vous êtes un pionnier des idées écologiques de la première heure, votre devoir de citoyen sera de vous adapter, notamment pour aider la compréhension des nouveaux partisans écologistes pour les aider à franchir les étapes que vous avez vous aussi franchies un jour. Cela s’appelle la transmission.  ;-


        • cniko 7 août 2007 12:18

          @ Delsha

          Je conçois qu’un petit nombre de sociétés, de part leurs dirigeants aient une conscience écologique et mettent en oeuvre une véritable politique pour limiter leur impact mais la majorité est loin d’y être notamment lorsqu’il s’agit des grosses sociétés. Pour en revenir au sujet de l’article, je ne pense pas qu’il soit nécessaire d’inviter les banquiers. C’est à partir des propositions que les banquiers doivent travailler pour créer les produits répondant aux nouveaux besoins. Leurs services marketing sont suffisament performants pour le faire. Par contre pour ce qui est de leur engagement d’un point de vu général j’ai un vrai doute. A la limite, que l’on invite que ceux qui appliquent réellement des démarches écologiques et pas ceux qui ne font que communiquer sur cet aspect.


        • cniko 7 août 2007 12:23

          @ l’auteur

          Il suffit de défiscaliser une partie du crédit lors de l’achat d’un matériel « propre » pour que les banquiers créent les produits financiers allant dans ce sens.

          Mon doute tient à la bonne foi de la plupart des banques sur ce genre de question. Au minimum une sélection doit être opérée afin de n’inviter que ceux qui se sont déjà véritablement engagés mais je n’en vois aucun parmis les grandes banques françaises.


        • ikoff 7 août 2007 12:34

          vous seriez surpris par le nombre de grands patrons qui ont conscience de ces enjeux. Les premiers ont été les réassureurs : swissré, munichré qui doivent anticiper sur l’écolution des aléas climatiques, car s’ils ne le font pas, c’est l’ensemble du système des assurances qui s’écroule. Les banques et les assurances font quasiment le même métier...

          Aujourd’hui ce sont des grands patrons Français qui introduisent le critère écologique parmi leurs critères de décision. On peut le croire ou le dénigrer, c’est pourtant une réalité...

          Quand aux banquiers, leur intérêt à aller dans cette direction est multiple : leur capital est souvent plac dans du patrimoine. Or, comme il est dit dans l’article, on remarque qu’en Suisse, il y a une ségrégation par le prix en fonction de l’étiquette énergétique du bien. Ce qui veut dire qu’un banquier qui ne procède pas à une rénovation « efficace énergiquement » de son patrimoine pourra voir sa valeur décoter. Ce qui signifie une perte de capital...


        • ikoff 7 août 2007 12:39

          www.effinergie.org représente le standard oficiel Français de maîtrise de l’énergie dans les bâtiments ; Les banques présentes sont Banque populaires et Caisse des dépôts... En voici deux qui ont compris il y a longtemps. Mais on peut aussi parler de la Nef http://www.lanef.com/


        • cniko 7 août 2007 12:51

          Je conçois que les réassureurs aient une vision écologiste plus développée puisqu’ils ont dû intégrer dans leurs calculs de risque l’impact des changements climatiques. Et comme les réassureurs ont les meilleurs mathématiciens (et vivent dans une société plus écologiste puisque résidants en Suisse) ils ne peuvent que savoir que la montée des eaux, les inondations, les récoltes perdues, les incendies, la sécheresse... vont leur côuter une fortune.

          Je conçois également que les grands patrons, poussés par la société fassent attention à l’impact écologique de leurs décisions et ce d’autant plus qu’il existe des classements des entreprises à ce niveau et que les sociétés doivent produire un bilan social et environemental avec la publication de leurs résultats. Mais ils ne font que prendre le train en marche et continuent à n’assurer qu’un service minimum.

          Je ne suis pas non plus d’accord avec la vision du patrimoine des banques. Leur patrimoine immobilier n’est pas leur source principale de valorisation (loin de là) et l’exemeple de la Suisse est encore loin de celui de la France. L’assureur me semble avoir plus à perdre que le banquier même si les deux métiers sont de plus en plus convergents par ailleurs.


        • cniko 7 août 2007 12:55

          Soit, mais la banque populaire est toute petite comparées aux autres et est une banque mutualiste (pas de pression sur les résultats à 10% de croissance par an) et la CDC n’est pas une banque accessible au public.

          Quid de la SG, de CASA, de la BNP ?


        • ikoff 7 août 2007 13:14

          http://www.amisdelaterre.org/IMG/pdf/Banques_francaises_banques_fossiles.pd f lisez cela... qui étaye vos propos !

          C’est pour cela qu’il me semble que nous sommes dans un jeu équilibré ou pas grand chose est fait par l’ensemble des acteurs, mais le premier qui décide de s’y mettre sérieusement va rafler la mise.

          Pour travailer avec des promoteurs publics et privés en province, leur intérêt grandit et celui des acheteurs potentiels aussi... Mais on est un petit peu encore en avance de phase.


        • cniko 7 août 2007 13:51

          Là on est d’accord. Les sociétés qui sauront prendre le virage à temps auront de l’avance sur celles qui ne font que du marketing écologiste. Ce sont donc aux consommateurs et au législateur de prendre les choses en main. Les banques et les sociétés en général ne pourront que suivre.


        • pallas 7 août 2007 12:18

          Il n’y pas de pas de probleme d’environnement, c’est des types jaloux de la reussite d’honorables d’entreprise faisant un proces d’inttention, et alors le soleil rechauffe la terre, l’homme n’est pas responsable du rechauffement climatique, au moyen age il a eu une mini periode glaciaire, les industriels n’etaient pas responsable si ????? pffff excuse bidon pour couler encore un peut plus la croissance et l’economie de nos pays. Les banquiers n’en ont que faire de ce simulacre de l’environnement, ils n’ont pas de temps a perdre pour se genres de betises futiles. Sa se rechauffe et alors ?? quoi 1 degres, pfffffff c’est rien du tout, ont va pas en creuver. Accuser les industriels de tous les maux les traités de grands mechants, alors que grace a eux, vous avez le technologie, la medecine, les loisirs, une vie tranquille, comparé au pays du tiers monde ou la bas ils ont refusé le progres et maintenant creve de faim, vous mordez la main de celui qui vous apporte prosperité, vous preferez vivre comme des misereux ?.


          • cniko 7 août 2007 12:29

            Même G.W. Bush est moins obtu que Pallas... L’ensemble de la communauté scientifique internationale serait donc jalouse de la réussite des entreprises et les scientifiques veulent couler l’économie pour je ne sais qu’elle obscure raison. Et merci aux industriels de m’apporter tout se bonheur en comparaison du malheur de ceux qui ne peuvent se payer leurs services et produits. Vivement une statue à tous les Ford, Trump, Gates, Dassault and Co qui nous sauvent de la misère.


          • Leekid 7 août 2007 13:07

            Arf, mais c’est une blague ce ’pallas’ ? On dirait NPM en pire ! Débiter autant d’âneries en si peu de temps...nan sérieux, allez, c’est une blague ?! Ca existe vraiment en vrai dans la vraie vie des gens comme ça ?? « Il n’y pas de pas de probleme d’environnement, c’est des types jaloux de la reussite d’honorables » : alors là, je crois qu’on a touché le fond ! En gros, les scientifiques qui se penchent sur le problème sont des bonimenteurs et les entreprises doivent continuer à polluer aveuglément. Allez donc demander aux hollandais (pour ne citer que les premiers européens concernés) si selon eux le réchauffement climatique est une vue de l’esprit émanant d’une bande de bobos gauchistes... En plus vous tentez maladroitement de faire le rapprochement entre une ’mini période glaciaire’ (si vous aviez une source sérieuse en faisant état, ce serait bien...) et réchauffement climatique. Rassurez-moi, vous savez quand même faire la différence entre ’chaud’ et ’froid’ ? En l’occurrence, les gaz à effet de serre ont comme conséquence un réchauffement, et non un refroidissement, votre comparaison ne tient pas la route. Dans tous les cas, je me demande vraiment pourquoi je m’adresse à vous, parce que pour avancer des idées aussi monolithiques, je doute que vous ayez l’ouverture d’esprit necessaire vous permettant d’écouter les gens. Non. Pour vous tout va bien, l’Homme ne pollue pas, continuons ainsi, vos gueules et point barre. Ce qui disent le contraire (scientifiques et spécialistes du domaine) sont de gros blaireaux qui ne visent qu’à ralentir la croissance. J’hésite encore entre rire et pleurer de vos propos. Aucun doute en revanche quant à votre orthographe qui me fait mal au français.


          • ikoff 7 août 2007 13:22

            Pour que les plus sceptiques puissent s’informer :

            http://www.greenfacts.org/fr/dossiers/changement-climatique/index.htm


          • alberto alberto 7 août 2007 13:19

            @ L’ Auteur : y a pas les banquiers à Grenelle ? Pas de souci : s’il a du blé à se faire avec les écolos, ils rappliqueront en masse !

            Bien à toi.


            • melian 7 août 2007 14:41

              à priori d’accord, les banquiers arriveront bien assez tôt comme cela. Je ne me fais pas de soucis pour eux.


              • LE CHAT LE CHAT 7 août 2007 16:37

                les banquiers n’aiment pas les arbres , t’as qu’à voir , les chèques en bois ils en veulent pas ! smiley


                • Eric LAITAT Eric LAITAT 8 août 2007 21:27

                  Ikoff porte une vision précise et correcte sur le secteur de la construction durable. C’est d’abord un engagement politique : le changement du climat est le défi N°1 de notre société. Le changement du climat est reconnu le défi N°1 de la politique de développement des pays les plus industrialisés. Le processus d’Heiligendamm dans la politique internationale, et le Président Nicolas Sarkozy donnent le niveau de reconnaissance politique plus élevé pour le Construire-Durable. Cela va paire avec une réduction nette de la consommation énergétique dans l’habitat. Ces décisions politiques prises, il faut maintenant s’engager réellement dans le processus. Le Grenelle de l’environnement stimulera le développement de l’économie française. Il est suivi de très près dans les pays voisins !

                  La construction durable a la sympathie de tous. Elle doit s’imposer sur le marché. Pour l’heure, seuls quelques pionniers ont essuyé les plâtres, construisant, souvent à la campagne, des maisons à basse énergie ou des maisons passives. Plus rares encore, des éco-quartiers ou des éco-cités, visent aussi à juguler la question du transport vers les lieux de travail ou de scolarisation. La majorité précoce, au sens de Kotler & Dubois (Marketing management, Publi Union Edition) doit maintenant s’engager dans le construire durable. Des objectifs clairs, des produits de qualité, des délais, des prix, des produits, des objectifs de performance, des labels et certification... C’est là que le véritable engagement dans le construire durable sera pris. C’est cela qui fera l’avènement du marché.

                  Construire est un réel projet d’entreprise. Un enjeu politique majeur de l’après-guerre fut d’élargir l’accès à la propriété. Il est toutefois paradoxal de constater (et ceci est un vrai paradoxe Ikoff), que le projet est saucissonné en de multiples phases qui en font perdre de vue la globalité. Y compris jusqu’à fractionner les coûts et refuser d’intégrer le montant de la facture de chauffage au débours liés au paiement de l’habitation. Dès le premier mois pourtant le propriétaire paie son banquier ET son chauffage. Cumulez les deux sur la durée de votre prêt et vous ne parlerez plus jamais de ’surcoût’ de constructions peu énergivores. J’ai développé un petit calculateur pour vous permettre de jouer avec VOS propres chiffres (Lire aussi http://www.construire-malin.be/finance/internaliser-lenergie-3.html)

                  L’argent est la question clé. Nul doute que Sir Nicholas Stern, qui préside ce premier groupe de travail du Grenelle de l’environnement, ancien Conseiller du Gouvernement britannique sur le changement du climat, ancien économiste en chef et vice-Président de la Banque Mondiale, auteur du rapport inaugural de la Conférence des Nations Unies de NAIROBI, veillera à la qualité des estimations économiques.

                  L’offre précède toujours la demande. Le secteur de la construction n’est pas réceptif MAINTENANT (proactif, contraint ou incité) à ouvrir de nouveau produits sur le marché. Le tassement dans la conjoncture du secteur de la construction ce premier semestre s’inscrit à la suite d’une série impressionnante de périodes de croissance record, frôlant les 10% (Lire aussi http://blog.ecopilot.be/conjoncture-batiment-2006). En clair ? Les carnets de commande des entrepreneurs sont pleins. L’intérêt du public pour la construction durable n’est pas encore une demande solvable. Oui Ikoff, ca coûte plus cher de construire durable,... Mais le produit acheté (la maison) est de qualité supérieure. Et cette qualité supérieure a un prix. Plus économe en énergie certes, les bâtiment neufs répondent en effet à de nouveaux critères puisqu’on leur assigne des objectifs performentiels au travers de la transposition en droit national de la Directive-PEB-2002/91/CE du 16 déc 2002 sur la Performance énergétique des bâtiments. Un seul bémol à l’article, la formule marketing de la construction durable doit encore être inventée. Il me semble évident que toute tournure négative soit être proscrite (Lire aussi http://blog.ecopilot.be/vocabulaire-developpement-durable).

                  Délais de mise en oeuvre ? Les plus enthousiastes diront hic et nunc ! Ben tient ! Le bâtiment est un bien de consommation qui se renouvelle très lentement. 2008-2012 ? La première période d’évaluation du Protocole de Kyoto. Le secteur des professionnels de la construction n’est pas directement éligible. Rien ne l’aiguillonnera à court terme dans cette voie. Seuls les efforts individuels seront soldés par une diminution des émissions de gaz à effet de serre. Les ’décideurs’ pour ces efforts sont multiples. Une politique massive est difficile à mettre en place à l’échelle nationale. 2012-2020 ? L’Union européenne a voté le paquet énergie lors du Sommet de printemps (Lire aussi http://blog.ecopilot.be/energie-paquet-energie-union-europeenne-2020). Un effort significatif sera certainement amorcé dans cet horizon temporel. 2050 : un horizon peut être réaliste pour une mise en oeuvre effective de l’objectif ’Facteur 4’, pointé par le label Effinergie (Lire aussi http://blog.ecopilot.be/effinergie-label-france). En 2050, ce sera banal !

                  Le Grenelle de l’environnement n’ambitionne pas la révolution verte. Le Grenelle de l’environnement mettra en place un contexte pour promouvoir la nécessaire évolution vers une rupture de notre ’business as usual’ et la mise en place du développement durable et du construire-durable : le produit d’une triple approche, économique, sociale et environnementale (Lire aussi http://blog.ecopilot.be/construction-durable)

                  Politicien et banquier sont des corps d’états bien établis, derrière lesquels il y a des hommes, avec une sensibilité propre, y compris une sensibilité environnementale. Il n’y a pas d’incompatibilité. Chacun son métier. Oui Ikoff, « les banquiers [...] permettent à chacun d’entreprendre : prêter de l’argent pour créer, innover, construire. » Une fois qu’ils connaîtront les montants financiers requis, nul doute qu’il proposeront sur le marché des produit qui permettent de répondre à ces demandes. Leur réactivité au marché est de loin supérieure aus délais de mise en œuvre présentés ci-dessus !

                  Au Canada, par exemple, j’ai vu une initiative réellement innovante en terme de Partenariat Public Privé centré exclusivement sur des bénéfices environnementaux http://superpointsvertscanada.deficapresse.ca/articles/917/

                  Son but : nouvelle source de financement pour l’environnement. Son opération : un programme de points dans la consommation. Ses bénéfices : une participation directe de l’ensemble de la population et des agents économiques en termes de partage de coûts et avantages immédiats et à moyens et longs termes pour un objectif donné de réduction de XX Mt de Gaz à Effet de Serre (GES).

                  Un Modèle financier dont on parlera peut être aussi un jour en France et en Belgique


                  • ikoff 9 août 2007 19:30

                    Merci pour cette contribution éclairée, approfondie et enrichie de documents fort intéressants ! J’ai commencé un temps à croire que ces quelques idées ne faisaient réagir qu’à un premier niveau. Je me permettrai de reprendre contact avec vous via votre site.

                    D’une manière générale, le développement durable va évoluer parce que l’ensemble des agents économiques vont se l’approprier. Ce qui veut dire que la richesse des expertises des spécialités des métiers vont intégrer ces idées philosophiques pour les digérer dans leurs propres contextes. Nous sommes dans une société de consommation donc il est normal que cette société s’empare de ces idées, vertueuses à la base pour tenter de faire naître de la valeur, des richesses.

                    Mais dans un même temps, ces idées du développement durable vont amener chaque agent économique à envisager leur action sur du long terme. Ce qui est nouveau à une échelle si importante. Ce que seules les industries qui peuvent générer un risque d’accident mortel ont intégré dans leur culture d’entreprise : l’aviation, le spatial, le nucléaire... ou qui ont une responsabilité particulière dans l’économie (les assureurs et les réassureurs) sera bientôt intégré dans les transports automobiles, les constructions, l’utilisation des énergies pour ne citer qu’eux

                    Que Jean Louis Borloo propose à la communauté internationale de créer une charte des droits de l’homme et du développement durable va sceller, dans quelques années, un sens généralement admis qui fera nécessairement des mécontents, des oubliés. C’est le lot de l’idée filtrée par le prisme de l’opinion publique, de la fabrication des comportements, des enjeux politiques, sociétaux, géopolitiques, culturels, religieux et spirituels... Mais dans un siècle lorsqu’on parlera de l’histoire des idées qui ont fondé ce terme, le développement durable, on s’apercevra que des idées qui ont été abandonnées doivent être reprises, d’autres prolongées.

                    Le souvenir, la mémoire et l’histoire des idées permettent à l’Homme et à l’Humanité de faire apparaitre des écarts qui seuls permettent de choisir d’avancer en prolongement ou en opposition avec ce qui a été pensé, fait, réussi mais surtout qui a échoué précédemment notamment en provoquant des catastrophes. C’est là le cheminement cahotique des groupes humains quand ils gèrent leurs risques.

                    Et pour terminer, au terme développement durable je préfère « la croissance du lapin » smiley


                  • judel.66 9 août 2007 18:41

                    meme article , meme blabla , dans naturavox du 8/08 mais cette fois sous le pseudo : «  »KConseil«  »

                    Ikoff avez vous besoin de deux pseudos ?...


                    • ikoff 9 août 2007 19:07

                      Non, mais j’ai commencé à publier sous Ikoff il y a quelques mois et je n’ai pas pu changer de pseudo. Naturavox s’adresse à un autre public et j’ai choisi de communiquer sous le nom de ma boite, c’est tout.


                    • Eric LAITAT Eric LAITAT 10 août 2007 10:25

                      Bonjour Ikoff, boujour à tous, Vous êtes évidemment le bienvenu à commenter sur mon blogue (http://blog.ecopilot.be). L’outil le permet avec grande facilité. Merci à Wordpress.

                      J’y ai aussi reproduit la lecture que j’ai faite de votre article, en expurgeant certains points que je trouvais peu pertinents ou peu clairs. Sous un même pseudo (et c’est mon vrai patronyme judel.66), car cette réflexion est le ’travail’ de ma vie. Et je n’ai pas de gêne à ’recycler’ les éléments que je collecte avec passion et que je tente de rassembler dans une réflexion cohérente. Pour simplifier mon idée, j’utilise des mouchoirs en tissus. Pas de cleenex (R). Comme je ne vivrai qu’une fois, autant en faire usage. Et comme je suis besogneux, ma production est relativement faible.

                      Votre réponse me touche, Ikoff, par votre capacité à intellectualiser mon propos. Je le limite, par mes capacités propres et mon cercle d’influence, à beaucoup plus de pragmatisme. je reviendrai donc sur quelques points de votre intervention qui me sont chers.

                      [« D’une manière générale, le développement durable va évoluer... »] 1987 Notre avenir à tous ! Gro Harlem Brundtland. Tous les ’durabilistes’ connaissent cette référence. C’est pour moi la véritable première référence internationale au développement durable (Lire aussi http://blog.ecopilot.be/leadership-europeen). Le faire remonter au Club de Rome (1972) donnerait encore un vertige plus grand. Ca fait déjà 20 ans (bordel) qu’on en discute. Je ne dirai pas que rien n’a changé... Mais de là à constater que l’adhésion de notre société à ces idées ’vertueuses à la base’ -je reprends ici vos propos Ikoff- est acquise, c’est franchir un pas vers la malhonnêteté intellectuelle.

                      Discutons d’accord... Et agissons J’irai même plus loin. Si le développement durable reste au niveau de l’idée. C’est pure vanité. On ne PEUT plus pratiquer le business as usual. Le développement durable DOIT rentrer dans le système de développement de notre société. Je vous soumets ma sentence lapidaire a propos du développement durable. Je la limite au construire-durable dans mon cercle d’influence. Toute transposition aisée. ’Il y a y un intérêt, mais pas de demande’. C’est mon constat quotidien... Qui n’est pas soucieux de la qualité de l’environnement dans lequel il vit (sa propre maison) ? Les constructeurs vous diront TOUS que les clients ne sont pas prêts à payer ce que ca coûte. (et j’exclus ici les pionniers, qui ont fait le pas de longue date... quelque fois en se ruinant). Thomas et Piron, le plus grand constructeur de la Région wallonne (plus de 700 foyers par ans), l’équivalent local de votre Bouyges ou Maison Phénix me le répétait hier encore ! Le marketing du développement durable est donc à faire pour que la majorité précoce (la première moitié de la population selon une courbe de Gauss) embraie dans le processus. (Lire aussi http://blog.ecopilot.be/le-batiment-vert-doit-simposer) L’environnement est la VALEUR additionnelle du mode de développement choisis en Europe.

                      Le développement durable est un enjeu majeur pour notre société. Pour tous. Les verts, les verts foncés, les verts pâles, les tachetés verts, les panachés , les un-peu-verts, les pas-très-verts... Je constate et déplore la crainte de certains ’Khmers verts’ à ce que d’autres accommodent le développement durable - voire la construction durable - ’à leur sauce’ . Qu’en ont-ils fait en 20 ans ? Si c’est pour limiter l’es engagements aux ’happy few’ qui coulent des jours paisibles dans une maison passive à 1000 lieues de toute zone polluée (habitée). Pure vanité. Que tous le monde s’engage. Le politique dans sa politique, le banquier dans ses produits bancaires, le scientifique dans ses démonstrations, les écolos dans l’écologie, le maçon dans ses maisons. Tous à inclure la VALEUR de l’environnement dans leur vie quotidienne pour un développement économique et social. Une plus value pour plus de marché.

                      [« Mais dans un même temps, ces idées du développement durable vont amener chaque agent économique à envisager leur action sur du long terme. »] Non Ikoff, elles ne VONT pas... C’est FAIT en grande partie pour les plus grosses entreprises. Elles savent que pour maximiser un profit, il faut aussi réduire les pertes. Des exemples à la pelle dans le secteur de l’automobile des photocopieuses, de l’énergie, de l’électronique, de la chimie..... A tous les niveaux. Pas seulement pour réduire le risque d’accident, aussi par soucis de a qualité de (leur) environnement, aussi par soucis de gestion en ’bon père de famille, aussi pour la ’good governance’... Plus le capital est important, plus le responsable y est attentif. 20% du capital d’Axa en Belgique est placé dans les bâtiments. Vous pensez qu’ils ne sont pas attentifs à l’évolution à terme du marché de l’immobilier, aux futurs certificats de la Procédure d’Avis Energétique ? Oui Ikoff, ils ont les meilleurs matheux au monde, les actuaires. Ils savent compter et évaluer le risques. C’est leur métier.

                      [« Que Jean Louis Borloo propose à la communauté internationale de créer une charte des droits de l’homme et du développement durable va sceller, dans quelques années »] J’ai aussi lu ça la semaine passée. La Noblesse de l’intellect français, titile le pragmatisme du belge, avec une pointe de jalousie. Les Droits de l’Homme, les Droits de l’enfant, n’empêchent pas... Non ! Ce sera un concept de plus. Pour les premiers, les fondamentaux droits de l’homme 1791-1971. Deux siècle pour passer de la philosophie aux Nations Unies. Ce n’est pas la gloire ! C’est une ACTION urgente dont nous avons tous besoin. Non d’un processus aux faibles avancées, fussent-eles diplomatiques. Dans ce cas ci, grâce au lobying scientifique on a mis la charrue avant les boeufs. Le changement du climat est une réalité scientifique avérée, que même les politiques et diplomates endossent collectivement dans des documents de consensus. Laissez donc vos académiciens rédiger leur train de sénateur. Ce sera certainement un chef d’oeuvre intellectuel. Pas le best sellers des plages qui fera que tout le monde se dira, ’ca je le veux et je vais le faire pour moi’.

                      Et pour terminer Ikoff, je préfère le développment durable de lièvre, que je trouve plus goûteux au rable de lapin.http://agoravox.fr/smileys/sourire.png


                      • Eric LAITAT Eric LAITAT 10 août 2007 10:37

                        OOOUPS, ca m’a échappé.

                        Un mauvais copier/coller qui n’a pas pris en compte mes retouches de dernière minute. Votre indulgence pour cet esprit d’escalier car la conclusion sur la NECESSITE de vévelopper des produits financiers alternatifs est importante.

                        Bonjour Ikoff Vous êtes évidemment le bienvenu à commenter sur mon blogue (http://blog.ecopilot.be). L’outil le permet avec grande facilité. Merci à Wordpress.

                        J’y ai aussi reproduit la lecture que j’ai faite de votre article, en expurgeant certains points que je trouvais peu pertinents ou peu clairs. Certaines fautes typographiques aussi. Sous un même pseudo (et c’est mon vrai patronyme judel.66), car cette réflexion est le ’travail’ de ma vie. Et je n’ai pas de gêne à ’recycler’ les éléments que je collecte avec passion. Les éléments que je tente de rassembler dans une réflexion cohérente. Pour simplifier mon idée, j’utilise des mouchoirs en tissus. Pas de Cleenex ®. Comme je ne vivrai qu’une fois, autant en faire usage. Et comme je suis besogneux, ma production est relativement faible. J’incommode en définitive assez peu de monde.

                        Votre réponse me touche, Ikoff, par votre capacité à intellectualiser mon propos, et au delà. Je le limite, pour ma part, au pragmatisme du terrien. Je reviendrai sur quelques points de votre intervention qui me sont chers.

                        [« D’une manière générale, le développement durable va évoluer... »] 1987 Notre avenir à tous ! Gro Harlem Brundtland (DK). Tous les ’durabilistes’ connaissent cette référence. C’est pour moi la véritable première référence internationale au développement durable (Lire aussi http://blog.ecopilot.be/leadership-europeen). Le faire remonter au Club de Rome (1972) donnerait encore un vertige plus grand. Cela fait déjà 20 ans (bordel) qu’on en DISCUTE. Je ne dirai pas que rien n’a changé... Mais de là à constater que l’adhésion de notre société à ces idées ’vertueuses à la base’ -je reprends ici vos propos Ikoff- est acquise, c’est franchir un pas vers la malhonnêteté intellectuelle. Gardons la définition adoptée par l’Union européenne : le produit d’une triple approche, économique, sociale et environnementale. Dans cet ordre, c’est important.

                        Discutons d’accord... Et agissons J’irai même plus loin. Si le développement durable reste au niveau du débat d’idée, c’est pure vanité. On ne PEUT plus pratiquer le business as usual. Le développement durable DOIT rentrer dans le système de développement de notre société. Je vous soumets ma formule à propos du développement durable. Je la limite au construire-durable dans mon cercle d’influence. Toute transposition aisée. ’Il y a y un intérêt, mais pas de demande’. C’est mon constat quotidien... Qui n’est pas soucieux de la qualité de l’environnement dans lequel il vit (sa propre maison) ? Les constructeurs vous diront TOUS que les clients ne sont pas prêts à payer ce que ça coûte. Et j’exclus ici les pionniers, qui ont fait le pas de longue date... quelque fois en se ruinant. Le marketing du développement durable est donc à faire pour que la majorité précoce (la première moitié de la population selon une courbe de Gauss) embraie dans le processus (Lire aussi http://blog.ecopilot.be/le-batiment-vert-doit-simposer). L’environnement est la VALEUR additionnelle du mode de développement choisis en Europe (en plus de l’économie et du travail, ref- la définition ci-dessus).

                        Le développement durable est un enjeu majeur pour notre société. Pour tous. Les verts, les verts foncés, les verts pâles, les tachetés verts, les panachés , les un-peu-verts, les pas-très-verts... Je constate et déplore la crainte de certains ’Khmers verts’ à ce que d’autres accommodent le développement durable - voire la construction durable - ’à leur sauce’. Qu’en ont-ils fait en 20 ans ? Si c’est pour limiter l’es engagements aux ’happy few’ qui coulent des jours paisibles dans une maison passive à 1.000 lieues de toute zone polluée (habitée). Pure vanité. Que tout le monde s’engage ! Le politique dans sa politique, le banquier dans ses produits bancaires, le scientifique dans ses expérimentations, les écolos dans l’écologie, le cultivateur dans ses champs. Et le maçon dans ses maisons. Tous doivent maintenant inclure la VALEUR de l’environnement dans notre vie quotidienne pour un développement économique et social. Une plus-value pour plus de marché.

                        « Mais dans un même temps, ces idées du développement durable vont amener chaque agent économique à envisager leur action sur du long terme. »] Non Ikoff, elles ne VONT pas... C’est FAIT en grande partie pour les plus grosses entreprises. Elles savent que pour maximiser un profit, il faut aussi réduire les pertes. Des exemples à la pelle dans le secteur de l’automobile des photocopieuses, de l’énergie, de l’électronique, de la chimie..... A tous les niveaux. Pas seulement pour réduire le risque d’accident, aussi par soucis de a qualité de (leur) environnement, aussi par soucis de gestion en ’bon père de famille, aussi pour la ’good governance’... Plus le capital est important, plus le responsable y est attentif. Ce sont les moins nantis (nettement plus nombreux) qu’il faut maintenant sensibiliser. La tâche est rude.

                        « Que Jean Louis Borloo propose à la communauté internationale de créer une charte des droits de l’homme et du développement durable va sceller, dans quelques années » J’ai aussi lu ça récemment. La Noblesse de l’Intellect français, titille le pragmatisme du belge, suscite la jalousie. Les Droits de l’Homme, les Droits de l’enfant,... n’empêchent pas les dérives ! Non ! Ce sera un concept de plus. Pour les premiers (les plus fondamentaux 1791-1971. Deux siècles pour passer de la réflexion philosophiquee aux Nations-Unies. Ce n’est pas la gloire ! C’est d’ACTION urgente dont nous avons tous besoin. Non d’un processus aux faibles avancées, fussent-elles diplomatiques. Dans ce cas ci, grâce au lobying scientifique on a mis la charrue avant les boeufs. Le changement du climat est une réalité scientifique avérée et non démentie (par la communauté scientifique). Laissons leur faire leur boulot. Même les politiques et diplomates endossent collectivement ces acquis dans des documents de consensus. Laissez donc vos académiciens rédiger leur train de sénateur. Ce sera certainement un chef-d’oeuvre intellectuel. Ce ne sera pas le best sellers des plages qui fera que tout le monde se dira, ’je vais le faire pour moi’. Combien ça coûte, je le veux !

                        J’en reviens ainsi à la conclusion de mon propos précédent... Un marché c’est un client et un fournisseur qui s’entendent sur un produit et un prix... Les mécanismes financiers sont à élaborer pour internaliser cette plus-value de l’environnement dans le produit pour permettre un nouveau développement de notre société. Combien ca coûte ? Comment financer ces coûts ? Banquier, actuaire, sociologue, à l’ouvrage. Faites œuvre de créativité.

                        La ‘vieille Europe’ est le berceau du développement durable’. N’en déplaisent aux autres. N’est-il pas paradoxal de constater, les avancées pragmatiques outre-Atlantique, alors que nous tergiversons souvent dans nos réflexions ? Le Protocole de Kyoto n’est pas endossé par le Gouvernement américain. L’activité économique de sociétés américaines importantes confirme des réductions significatives d’émissions de gaz à effet de serre. Ben tient, là aussi le pétole coûte cher (moins cher que chez nous). Pour développer un marché, il faut de nouveaux produits bancaires. Le Canada nous en présente un... Et pourquoi pas. Allez donc le découvrir les sUperpointsvertscanade http://superpointsvertscanada.deficapresse.ca/articles/917/. Je trouve ca simplement génial !

                        Et pour terminer Ikoff, je préfère le développement durable de lièvre, que je trouve plus goûteux, au rable de lapin. http://agoravox.fr/smileys/sourire.png


                      • ikoff 12 août 2007 12:38

                        Oui pour le pragmatisme, oui à 100%. Ce doit être mon côté Belge smiley

                        Ma toute petite expérience de la vie me fait dire qu’il est nécessaire de comprendre où l’on est, d’où l’on vient et où l’on va pour y aller plus sûrement. C’est ce que les pilotes d’avions appellent le « situation awareness ». D’où les idées, approfondies qui mêlent développement durable, gestion globale des risques, comportement des individus et des groupes...

                        Sur le fait qu’on doive y aller, c’est une conviction profonde qui grandit chaque jour dans l’esprit de plus de personnes. Mais sur le moyen d’y arriver, pour passer du « On DOIT le faire » à « les agents économiques décident d’y aller et d’ajuster leurs outils de gestion, de développement économique, leurs modèles économiques à ces nouveaux critères de décision », il me semble nécessaire de construire une passerelle qui permettra de passer du « on doit » à « chacun chez nous le fait » :

                        Pour construire ces passerelles et incarner ces idées dans le quotidien, il est nécessaire de rencontrer des macheurs d’idées qui vont les « marketer » pour les rendre consommables aux ménages mais avant tout aux agents économiques. (bien que j’ai horreur de ce terme, on pourrait dire qu’on les traduit dans d’autres contextes, d’autres métiers...). C’est ce que je fais auprès de mes clients en traduisant dans leur environnement ces idées, notamment celles du développement durable qui ont du mal à traverser une bulle perçue comme trop intellectuelle ou trop idéaliste pour des personnes qui ont à gérer plus qu’à créer.

                        Pourquoi agir de la sorte ? Parce que lorsqu’on est payé pour être d’une certaine manière, et sans jamais la nommer parce que c’est tabou, le «  » « thérapeute d’une organisation » «  », si on ne se met pas en empathie avec celui et ceux qui sont censés changer de comportement pour leur permettre de comprendre de quoi il s’agit, non pas en assénant une énième fois la vulgate écolo-durable-Giec-bonne conscience, mais dans le propre cadre de référence de chacun ; il (ils) ne pourra et ne pourront pas comprendre l’information qu’on leur apporte !

                        Si on ne passe pas par cette étape qui est de la communication pure, du partage, de l’échange avec des expérimentations qui peuvent donner lieu à des prises de consciences, (donc de la pédagogie au sens noble du terme), rien ne sert de continuer, parce qu’il n’y aura pas d’acceptation ni d’appropriation et donc aucune décision de changer de comportement.

                        C’est de la psychologie de base, mais lorsqu’on pense pouvoir by-passer ces étapes nécessaires de la gestion du changement, l’entreprise qui paye perd son argent et fait perdre du temps à tous ces salariés, car le message passera que mal.

                        J’ai le souvenir d’un directeur de la prévention des risques professionnels chez un grand constructeur d’automobile qui observait ses graphiques en disant tout content : « dés qu’on arrête les campagnes de prévention les accidents remontent... donc on met le paquet » Et les coûts de campagnes de prévention augmentaient avec un temps de décalage, avec la courbe des accidents du travail...

                        IL existe une culture d’entreprise des risques qui s’apprend avec le temps aprés 3 ou 5 années passées dans une entreprise. Dans les entreprises où il existe une appropriation de l’idée de sécurité par l’ensemble des contributeurs au projet, (de la conception à la mise en oeuvre à la production à la maintenance), les risques sont mieux gérés. Chacun y est proactif et le comportement des salariés intègre non seulement les compétences, les savoirs faires, l’expérience mais aussi le savoir être ou le comportement.

                        De la même manière naît une culture générale du développement durable qui fait que nous apprenons (parce que nous ne sommes pas naît avec sauf pour ceux qui ont grandi dans des environnements particuliers (Mer, Montagne...) Ne pas jeter de papier par terre, ni un chewin gumm dans la rue est un comportement qu’on peut faire par obligation ou par conviction. Cela peut paraître débile d’avoir la conviction de ne pas jeter son chewin gumm dans la rue, mais cela touche au comportement « durable » individuel ! (je vais en faire bondir plus d’un smiley Un comportement qui soutend l’idée que chaque geste est important, que chaque geste, même celui qu’on ne fait pas austensiblement est important pour l’avenir. Car l’effet de masse amplifie chaque acte individuel.

                        Oui, me dira-t-on, ce sont des idées, mais quand on les apprend dés la maternelle, par exemple avec les programmes européens écoécoles, www.eco-ecole.org/ les comportements des enfants sont forgés, acceptés et appropriés dés le départ de leur vies. Nous, nous devons changer nos habitudes et c’est plus difficile.

                        Parce que les idées de respect de l’autre et de l’environnement sont des idées presques naïves tellement elles sont simples, les transmettre simplement se paye parfois trés cher dans des stages de développement ...personnel... (la facette individuelle du développement durable. Mais j’y reviendrai un de ces 4)

                        Pour des personnes comme vous et tant d’autres qui avez réfléchi aux conséquences que chacun de vos actes peut avoir sur l’environnement, ce sont des centaines, que dis-je des milliers de gestes que vous avez observés et resitué dans le contexte du DD. Ces gestes mis à bout construisent les changements de comportements que vous êtes parvenus à réaliser pour vous. Du genre : le coton tige qui a un manche en plastique, je le mets dans la poubelle plastique ou la poubelle papier (pour le coton...)

                        Mais pour celui qui baigne dans la consommation, qui peut être une techno ou fashion ou résultat-court-terme-victim, Comment l’amener à prendre conscience que son comportement est déviant parce qu’il va à l’encontre de lois naturelles qui font que c’est parce qu’elles existent que nous pouvons en parler là maintenant ? Comment lui faire comprendre que le monde dans lequel il vit et qui est bon pour lui parce qu’il y prend son plaisir est un monde qui génère par sa propre existence une sommes d’effets boomerang latents que lui et nous devrons supporter pour ne pas dire subir dans quelques petites dizaines d’années ?

                        En thérapie brève, ou à l’Ecole de Palo Alto, on décrit la situation des parents ou de ceux qui crient tout le temps, les Cassandres qui veulent parvenir à se faire entendre sans y arriver (les risk managers peuvent être comme celà) comme « toujours plus de la même chose ». On utilise alors des outils trés simples qui permettent d’envisager non pas de forcer les personnes à changer, parce que c’est un leurre, mais de changer les règles du système en crise. Par exemple, on utilise les catastrophes naturelles, technologiques comme des leviers pour faire accepter que l’environnement externe ou les externalités changent et qu’il convient pour garder la maîtrise de ses risques, d’ajuster l’organisation à ces nouveaux critères...

                        Communiquer en utilisant de tels outils peut être l’un des moyens qui peut permettre de faire changer le comportement du public en masse pour passer du « on DOIT » au « nous sommes convaicus que nous devons agir dans un sens différent et nous adapter et nous le faisons »...

                        K conseil quelque part dans les Pyrénées Orientales smiley


                      • Eric LAITAT Eric LAITAT 12 août 2007 20:32

                        GRRR, Ikoff - Kconseil se double d’un psy-pragmatique, un pied dans les Pyrénnées Orientales l’autre en Belgique (partim) http://agoravox.fr/smileys/mort_de_rire.png LOL

                        Attention un train peu en cacher un autre. Cette formule qui vous semble banale au passage à niveau me fait toujours sourire lors d’une incursion en France. On est parti de l’absence des banquiers au Grenelle de l’environnement. Je découvre le How to des passerelles et de la gestion du changement.

                        Le marketing durable devrait endosser les règles du marketing : un Produit, un Prix, une Place et une Promotion. J’imagine difficilement le CEO de Total plus vert que vert au point d’imposer - il lui aurait fallu un sacré pouvoir de persuasion http://agoravox.fr/smileys/clin_d-oeil.png-, par une soudaine conscience, l’essence sans plomb à son CA... puis à toute l’industrie automobile. J’ai tout autant de doutes sur l’existence d’une Directive européenne, à l’insu des lobbies pétrolier ou automobile. Une prise de conscience environnementale ? Je n’y crois pas. Des opportunités de marché, oui. Une nouvelle offre de produit pour une nouvelle niche de clients.

                        Le développement durable en Europe ajoute l’environnement au développement économique et social. Ce flux de valeur additionnelle est supposé stimuler le marché, renforcer l’emploi et améliorer la qualité de l’environnement. C’est le développement économique qui incorpore l’environnement comme nouvelle valeur. La conscience dans tout ça ?

                        Les passerelles et de la gestion du changement en entreprise, c’est un métier ? C’est ton métier Ikoff ? C’est une clé de toute évidence. J’ai en charge la promotion de la construction durable dans le secteur du BTP en Région wallonne. Et je tourne en rond. L’histoire de la poule et de l’oeuf. J’apprécierais lire comment s’engager dans une spirale vertueuse.

                        Un autre article peut-être, Ikoff ? Merci pour ce long échange.


                        • osiris osiris 21 août 2007 00:57

                          Je trouve, moi aussi, regrettable que le secteur bancaire ne soit pas représenté dans les discussions. On pense sans doute que les banques suivront - accompagneront - les « 15 à 20 mesures concrètes... » à financer, nécessairement. C’est sûrement vrai dans la mesure où elles, les banques, pourront tirer bénéfice de ces mesures. Par exemple : aider à financer le développement de l’énergie solaire, industrie hautement exportable au-delà de la Méditerranée notamment. Mais alors pourquoi ne pas les avoir invitées ne serait-ce qu’au titre d’auditeur libre ? Le problème est sans doute ailleurs.

                          Il relève d’un état d’esprit plus que d’une « nouvelle donne ». Le « Grenelle Environnement », tel qu’il est conçu, sonne faux. Par exemple, J-L. Borloo qui a initié le projet d’accession à la propriété de « maisons à 100 000 € » n’a pas, pour le moins, favoriser une urbanisation cohérente, alors que tout le monde comprend que l’habitat diffus est source de perturbations environnementales.

                          Le même J-L. Borloo qui orchestre ce « grenelle environnement » se trouve donc, de fait et avant toutes conclusions tirées, en contradiction avec lui-même et avec l’état d’esprit qu’il serait souhaitable de se forger.

                          Par ailleurs, si ce débat franco français ne débouchait pas sur des avancées au plan européen, nous n’aurions été victimes que d’une diversion supplémentaire.

                          Les scientifiques qui pilotent les groupes de réflexion ont-ils malgré tout raison de jouer le jeu, tout en sachant qu’ils ne sont pas maîtres du jeu ? ... Sans doute, dans la mesure où les forums auxquels ils participeront, activeront une prise de conscience. Mais ce ne sera pas suffisant.


                          • Eric LAITAT Eric LAITAT 22 août 2007 14:34

                            Bonjour à tous,

                            Vous levez Osiris un point d’action politique hautement stratégique. Relayer le débat du Grenelle de l’environnement au niveau européen est un enjeu stratégique pour la France. Nul doute que les succès du Grenelle de l’environnement seront capitalisés à Bruxelles. Comprenez aussi qu’un échec en sonnerait le glas.

                            Le Président Sarkozy a pesé de tout son poids pour relancer le projet de Traité européen instituant la Constitution européen.

                            Je n’ai rien vu récemment sur le contenu du projet de constitution européenne. J’ai personnellement regretté l’abandon du précédent texte, qui sur un point de vue du moins enfonçait un coin déterminant en faveur du Développement durable. Le développement durable figurait dès le préambule de ce projet de Constitution, parmi les valeurs européennes. L’environnement faisait l’objet de l’Article 3.

                            Cela vous a peut être échappé. Mais dans ce genre de littérature, peu de choses sont laissées au hasard ! Plus c’est important, plus c’est proche de la racine de l’arborescence. Aucune chance de mettre un point de consensus mou en si bonne place ! Développement durable dès le préambule et environnement en Art. 3... difficile de faire mieux.

                            Travaillez un maximum pour le succès du Grenelle de l’environnement. Lobbyez à mort pour que le développement durable et l’environnement ne rétrogradent pas dans la hiérarchie des enjeux de société. Toute l’Europe vous regarde et attend que vous ayez essuyé les plâtres pour prendre le relais. Le Président Sarkozy et Mr le Ministre Borloo seront certainement de bon ambassadeurs pour faire entendre le voix de la France sur la scène européenne..

                            A un niveau nettement plus modeste, je poursuis ma veille sur le Grenelle de l’environnement et je ne manquerai pas de vous faire part de mes réflexions sur http://blog.ecopilot.be http://agoravox.fr/smileys/clin_d-oeil.png C’est silence radio sur le sujet ces jours-ci. Blackout pour ne pas déflorer les cartes maîtresses ? Sûr que la météo ne génère ni torpeur, ni endormissement ! Vivement la rentrée politique. Ceci est un sujet passionnant

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