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Auto entrepreneur

Quand le rêve devient un cauchemar pour ceux qui ont cru aux sirènes de la simplicité ! Méfiez vous de ce que la TV vous dit !

A sa sortie en janvier 2009, on a eu le sentiment que ce nouveau statut permettait à ceux qui voulaient se lancer de trouver enfin des solutions aux contraintes administratives de la création d’entreprise. Mais voilà, aujourd’hui le système est de plus en plus dévoyé !
 
Tout d’abord le mensonge : Je l’ai vu à la TV. "Je suis auto-entrepreneur, je paye 23 % de charges sociales quand je fais du CA et rien quand je ne facture pas. Cette solution est beaucoup plus souple !". A l’écouter, on paye 23 % de charges sociales. Bon, il est vrai qu’il existe un taux pour les prestataires de services (23 %) et un taux pour les commerçants (13 %). Mais l’on ne vous dit pas tout. Certains risquent de se laisser berner par les sirènes du taux faible alors qu’en fait il existe une subtilité : dans ce taux global, on vous a collé un taux d’imposition "optionnel" qui s’il n’est pas contesté permet à des personnes non imposables de payer de l’impôt. Démarche très citoyenne mais couteuse là ou cela ne devrait pas arriver. Je précise que ce taux global est à peine (moins de 2 %) inférieur au taux classique, ce qui signifie que l’économie réalisée est de l’ordre de 600 € pour l’année au mieux !
 
Ensuite, les charges sociales : Ce qu’il y a de merveilleux dans cette histoire est que l’on oublie que ces personnes qui sont heureuses d’être chef d’entreprise en ayant l’illusion de payer moins qu’ailleurs (j’y reviendrai ci dessous) ont cru que les variables de succès d’une entreprise ne tenaient qu’à ses charges sociales... que nenni ! au delà des charges sociales qui sont parfois importantes pour les entreprises, il faut bien comprendre que d’autres frais sont payés par toutes les entreprises. Que vous ayez ou pas de l’activité, vous devrez payer votre carburant, votre outillage, votre crédit, votre téléphone, votre démarche commerciale...
 
Et les autres frais ? il se trouve que parmi l’ensemble des charges et des frais de l’entreprise, ce qui coute le plus cher peut parfois se trouver ailleurs : les assurances par exemple. L’article 1452 du CC rend obligatoire l’assurance pour certaines activités. Et puis ce qu’il faut faire c’est calculer la marge. Le principe d’une entreprise est de réaliser de la valeur ajoutée et aussi de la marge ; Qui accepterait de travailler gratuitement ?
 
Que propose le statut ? Tout simplement de payer en fonction du CA qui est encaissé. Si vous encaissez du CA, vous déclarez et vous payez les charges sociales (+ votre impôt si vous n’y prêtez pas garde !) SANS ACOMPTE ET SANS REGULARISATION. En fin d’année vous regardez combien il vous reste. S’il vous reste quelque chose, tant mieux. Dans le cas contraire, tant pis ! C’est comme si en tant que salarié vous aviez un patron qui vous proposait de payer vos charges sociales tous les mois et de vous payer en fonction du résultat de l’entreprise en fin d’année. S’il reste du bénéfice, vous aurez un salaire, sinon, vous n’aurez rien. Accepteriez vous ? Non, bien évidemment... ou vous êtes un menteur ! L’auto-entreprise, c’est la même chose.
Vous me direz que l’absence de "salaire" est inhérente au statut de chef d’entreprise. C’est vrai, sauf que dans le cadre classique, dit de droit commun, vous pouvez revoir le montant de vos cotisations sociales. Pas en auto-entreprise. Ce qui est versé est sans acompte et sans régularisation. Pas de possibilité de récupérer le trop versé en cotisations !
 
Enfin, si je suis salarié et que je deviens auto-entrepreneur en plus, je le fais pour mettre du beurre dans les épinards. Les tarifs que je pratique me permettent d’avoir des compléments de revenu et peu importe comment pratiquent les autres "concurrents". Je vais donc casser les tarifs, en rognant sur mes marges. Si le marché est saturé, il va y avoir un ajustement automatique des tarifs de l’ensemble de la profession, vers le bas et une réduction de la marge. On vient de réinventer la PRESSION CONCURRENTIELLE. Ces auto-entrepreneurs travaillent donc beaucoup plus pour au mieux gagner à peine plus !
 
Par ailleurs, j’attire votre attention qu’aujourd’hui, nous trouvons des entreprises qui ont compris qu’il valait mieux embaucher des auto-entrepreneurs, corvéables à merci et qui ont le sentiment de travailler pour leur propre compte, plutôt que d’embaucher des salariés. Certaines proposent mêmes à leurs salariés de partir, créer avec les indemnités ASSEDIC et de leur sous traiter l’activité en tant qu’auto-entrepreneur. C’est purement une utilisation très personnelle et illégale du dispositif.
 
Je ne vous parlerai pas des aides à la création d’entreprise qui finalement avec ce nouveau statut réduise la charge, non pas sur les créateurs, mais bien sur l’Etat. Lorsque votre activité fonctionnera, vous devrez payer plein pot les cotisations alors que vous auriez pu bénéficier d’une économie en la préparant davantage.
 
En conclusion, être auto-entrepreneur, pourquoi pas, à la condition d’avoir des marges de malade, très peu de frais, connaître ses coûts et surtout être bien conseillé au départ !!! (Consulaires, Caisses sociales, expert comptables....)
 

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49 réactions à cet article    


  • Polemikvictor Polemikvictor 2 avril 2010 12:14

    Si ce statut ne vous convient pas , rien ne vous empeche de monter une EURL, personnellement je trouve cela sensiblement plus compliqué.
    Mais si vous croyez qu’etre patron c’est simple , tant tous les cas vous serez déçus.


    • Ronath Ronath 2 avril 2010 15:24

      D’accord avec vous sur le fait qu’être chef d’entreprise n’est pas une affaire simple.
      Par contre vous ne pouvez pas proposer de passer en EURL au lieu de l’AE.
      En effet, ce statut est basé sur la micro-entreprise. Si la micro ne convient pas, autant choisir un régime de réel, qu’il soit simplifié ou normal. L’Auto-entrepreneur est un entrepreneur individuel.
      Quant à la complexité de la forme juridique de l’EURL, elle offre davantage de protections que celui d’entrepreneur individuel, mais cela coute plus cher !


    • fredleborgne fredleborgne 2 avril 2010 14:14

      Une analyse perspicace. 3 mois de travail sans rien gagner, de l’argent à avancer. Cela reste hors de portée pour certains chômeurs qui ne se lancent qu’après avoir épuisé leurs droits. L’augmentation de 30% permettrait d’investir plus en matériel tout en conservant un revenu correct quand on ne compte plus ses heures. Enfin, il ne faut pas voir l’auto-entrepreneur comme un concurrent de l’actuel micro-entrepreneur, mais peut-être comme son futur. La simplification des démarches est louable, mais un peu moins d’approximation et des ajustements sont nécessaires, ne serait-ce pour que les clients soient confiants en ces nouveaux entrepreneurs. Ce qui serait bien aussi, c’est d’exonérer certaines charges payées avec le CA du calcul des charges sociales et des impôts (assurances, achat de matériel).
      En tout cas, pour être entrepreneur, de quelque statut qu’on soit, il faut être positif, aller de l’avant, savoir risquer et travailler. On peut toujours passer à un statut plus intéressant si on le souhaite, après calcul. Enfin, il faut toujours respecter le client, ce qui n’est pas le cas de certaines entreprises qui veulent travailler avec des auto-entrepreneurs.
      Il faudrait aussi que les services qui s’occupent de la protection médicale des auto-entrepreneurs soient performants. En cas d’accident aujourd’hui, alors que je suis auto-entrepreneur depuis deux mois, je ne sais pas qui me couvre alors que j’ai envoyé tous les papiers...
      Ma seule consolation, dans l’incompréhension administrative, c’est qu’à la fin du troisième mois, pour les impôts, le fisc me rappellera à l’ordre et je saurai ainsi à qui envoyer l’argent


    • Ronath Ronath 2 avril 2010 15:34

      Critique : oui. Gratuite et sans fondement : non !
      J’ai voulu à travers cet article faire part de mon agacement à imaginer qu’être chef d’entreprise était affaire aisée. Ca n’est pas le cas. Il faut construire un vrai projet et il faut connaitre la limite du statut qui nous intéresse. Il n’en n’existe aucun de merveilleux. Ils sont tous bien (perfecctibles) mais ne sont pas tous adaptés à toutes les situations.

      Si vous avez besoin d’investir, vous le faites avec votre trésorerie et rien n’est déductible. Si vous embauchez, vous ne pouvez déduire le salaire et les charges du CA. Si vous ne faites pas de bénéfice, vous payez des cotisations sociales malgré tout à partir du moment ou vous avez facturé.

      J’ai exposé, à travers cet article, qu’être chef d’entreprise ne s’improvisait pas et qu’il fallait calculer ses tarifs, calculer sa marge, limiter ses frais (l’ensemble des frais que l’on peut avoir)...

      En marketing, on dit que lorsque l’on achète un produit, ce n’est pas le produit que l’on achète, mais l’idée de l’utilisation que l’on s’en fait. Je dirai que ce statut d’auto-entrepreneur a été très bien « marketé »....


    • Ronath Ronath 2 avril 2010 15:37

      Je dirai que ce statut a introduit le prélèvement à la source. C’est la 1e fois que l’on prélève directement à la source de réalisation de l’opération et pas par anticipation ni par régularisation.
      Ce système mériterait d’être étendu aux autres régimes fiscaux.


    • Eusèbe 2 avril 2010 12:53

      On dit « cotisations », pas « charges ».


      • Alpo47 Alpo47 2 avril 2010 13:00

        Ce statut est essentiellement bénéfique dans certains cas d’espèce, comme de vouloir tester la rentabilité d’une activité, tout en conservant son travail en cours.
        Piège supplémentaire pour celui qui s’y maintiendrait : le faible montant des cotisations retraite donnera droit ... à une très faible retraite, ou à l’obligation de travailler quasiment jusqu’à la fin de ses jours. Le projet du MEDEF est en cours de réalisation ...

        Sinon, il vaut mieux considérer qu’il découle d’une démarche générale du pouvoir actuel, associé au MEDEF, d’augmenter la « souplesse » du travail, plus que jamais « variable d’ajustement » des coûts, mais surtout des profits.

        (Rassurons nous, les 1100 plus haut salaires ont vu leurs revenus augmenter de plus de 40% ces trois dernières années, avec un taux moyen d’imposition de 20%).
        Tout ne va pas si mal ...


        • fredleborgne fredleborgne 2 avril 2010 14:20

          De plus, les 6% les plus riches ont pompé plus de 355 millions à l’état grâce au bouclier fiscal (patrimoine supérieur à 16 millions d’euros)

          la phrase exacte "Moins de six pour cent des bénéficiaires reçoivent donc près de 63 % des remboursements" (565 millions*0.63)


        • titi 2 avril 2010 16:08

          « donnera droit ... à une très faible retraite, ou à l’obligation de travailler quasiment jusqu’à la fin de ses jours »
          Celà est faux. Vous raisonnez en salarié.
          Il y a d’autres moyens pour se constituer une retraite que de cotiser au tonneau des danéides.


        • titi 2 avril 2010 16:17

          « De plus, les 6% les plus riches ont pompé plus de 355 millions à l’état grâce au bouclier fiscal »
          Ils n’ont pas pompés puisque cet argent était le leur qui a été rendu.

          J’ajoute que ces 355 millions sont la part de leur impot qui exécède 50% de leur revenus...
          Ils ont donc largement contribué à la gabegie nationale par ailleurs.

          Ce sont eux les vrais socialistes car eux financent la solidarité.


        • Caveman Caveman 2 avril 2010 16:43

          Vous oubliez de dire que ce statut peut convenir à ceux qui sont déjà actifs ( artisans ou commerçants) et qui souhaitent depuis de nombreuses années payer moins de charge...admettez que passer de 46% de charges à 23% ( calculées sur le revenu professionnel pour l’un et les prestations de services pour l’autre) donne à réfléchir, et ce n’est pas le 1 ou 2% de prélèvement libératoire de l’impôt qui les freinera !

          Et les chambres consulaires qui ont bien sûr tout à perdre dans ce nouveau statut de l’AE ne vous donneront jamais les bons conseils, puisqu’ils sont partisans !

          C’est aussi un bon statut pour celui qui veut se lancer sans risque à priori, et là dessus chacun a le choix de ses ambitions

          Le fonctionnaire n’ayant pas les mêmes préoccupations en matière de création d’une AE, que le salarié qui vient d’être licencié ou l’artisan ou commerçant qui paie plein pot depuis de nombreuses années, il vaut attendre avant de se prononcer sur sa validité ou pas


          • Ronath Ronath 2 avril 2010 16:58

            J’admets que payer 23 % de cotisations (!) au lieu de 46 % est effectivement plus intéressant. Sauf que vous prenez 2 taux qui ne sont pas liés.

            23 % sont pris sur le CA
            46 % sont pris sur le BIC qui est égal à 50 % du CA. Sauf erreur de ma part, cela revient là aussi à 23 % !

            Cependant, dans le nouveau statut on parle de 23 % pour les prestataires de service dans lequel on a inclus 1,7 % de prélèvement fiscal (impots). Donc l’économie de cotisations est beaucoup moins importante que celle à laquelle vous faites allusion.

            Quant au fait qu’il y a moins de risque, je ne suis pas d’accord. En effet, vous êtes chef d’entreprise et donc responsablepénalement et civilement de votre activité. Pourquoi moins de risque, sinon celui de ne pas avoir les revenus en relation avec le montant de cotisations sociales que vous payez ?

            Après, tout est question de calcul et mesure de rentabilité


          • goc goc 2 avril 2010 16:47

            @ l’auteur

            il semble bien qu’une info toute fraiche vous a échappé

            Suite aux nombreuses critiques de la part des artisans (qui prennent l’auto-entrepreneur comme un concurrent « au noir »), il semblerait bien que l’etat va modifier « légèrement » le statut en limitant sa durée à ... 3ans

            http://www.batiactu.com/edito/auto-entrepreneur---un-statut-bientot-limite-a-3-a-25686.php

            extraits :
            A l’issue d’une table ronde organisée par la Commission des Finances du Sénat, son président, Jean Arthuis s’est dit favorable à une limitation du statut d’auto-entrepreneur à 3 ans. Une proposition qui fait suite aux craintes de concurrence déloyale faite aux artisans.

            tiens juste après les élections de 2012 !!


            • Ronath Ronath 2 avril 2010 17:01

              Merci pour le complément d’information mais vous avez oublié qu’il y avait obligation de passer par un Centre de Formalité à compter du 1 avril...

              Ca ne change rien à ce que j’ai écrit. Le statut d’auto entrepreneur pourquoi pas si cela permet à celui qui opte pour ce statut de tirer des revenus en relation avec les montants des cotisations sociales.


            • Cap2006 2 avril 2010 20:03

              Je crois beaucoup en la capacité de notre legislateur de rendre compliqué et inutilisable une invention simple et simpliste.

              Je pense qu’il serait préférable au contraire d’étendre ce statut dans un modèle simplifié pour toute les entreprises individuelles...
              le choix d’être soit au forfait avec des taux de 23% et 16% sur 50% du CA
               soit au « réel » avec des taux de 46% sur le benefice

              + le choix d’une imposition à la source ou intégré à la déclaration du ménage

              soit en fait 4 combinaison entre le regime social et le regime fiscal

              PS : je pense qu’une seule caisse des indépendant simplifierai et surtout l’abrogation du rackette des chambre de metier /commerce qui n’apportent absolument aucune aide aux petites structures...


            • Le péripate Le péripate 2 avril 2010 17:16

              Bon, si vous vouliez faire la démonstration qu’on est plus tranquille en étant titulaire à la Poste (titulaire car ils ne disent pas fonctionnaire), vous avez raison.

              Mais je ne vois pas pourquoi le salariat serait « l’avenir du genre humain ».

              Mais je note que cette réformette, pratiquement la seule d’esprit libéral de ce gouvernement, agite beaucoup les esprits, surtout à gauche. Pas bêtes, ils sentent le danger : des responsabilités !!!

               Fichtre.


              • Eusèbe 2 avril 2010 21:58

                Tss...Réveillez vous, ça fait 10 ans que la poste n’embauche plus de « fonctionnaires »...


              • Le péripate Le péripate 2 avril 2010 22:11

                Non sans blague !

                Autre chose ?


              • Eusèbe 2 avril 2010 22:34

                ahaha, vous êtes déçus hein ? Merde alors ! Ce ne sont pas des pourris de fonctionnaires que j’ai en face de moi quand je vais retirer un colis ! Comment vais je râler ?? ’Salopards de nantis de CDD smicards’ ?
                Hé oui, un fantasme qui s’effondre !
                C’est dur à entendre, un peu comme quand on annonce que le père Noël n’existe pas  : « Mais alors ? tous mes ennuis ne sont pas dus aux fonctionnaires et à l’impôt ?? »...


              • chmoll chmoll 2 avril 2010 17:31

                ben c plus interessant de faire de l’auto entrpise au black, et d’ouvrir un ou des comptes PER, ou assurance vie, livret A fin des comptes qui vont vous ramener du pognon sur


                • rocla (haddock) rocla (haddock) 2 avril 2010 17:37

                  C’ est dur , se lever le cul et d’ entreprendre , beaucoup plus facile d’ écrire ici , assis sur une chaise les raisons de ne pas le faire .


                  hihihi , c ’est dur hein ?


                  • Caveman Caveman 2 avril 2010 17:48

                    Bien vu Péripate !
                    La peur d’entreprendre est inversement proportionnelle à la peur de perdre !

                    Diantre !


                    • Internaute Internaute 2 avril 2010 18:16

                      J’ai l’impression que vous mélangez le statut et le boulot d’entrepreneur. Quel que soit le statut, le boulot reste le même. Les contraintes de rentabilité et l’évaluation correcte des coûts reste une charge pour l’entrepreneur et c’est toujours vrai pour M. de Margerie PDG de Total.

                      Il faut savoir que l’étape au-dessus de l’auto-entrepreneur est l’EURL. On doit passer par le régistre du commerce, publier aux annonces officielles, s’inscrire en payant aux impôts et s’inscrire en payant au RSI. Avant même d’avoir refourgué sa première facture on a déjà dépensé beaucoup d’argent. Le pire est que le RSI (la sécu-retraite) coûte trés vite des milliers d’euros payés d’avance même si on n’a pas vendu un seul article. Il faut ensuite faire les déclarations de TVA même à 0 si on n’a rien gagné mais le moindre retard vous vaut une relance et les menaces du fisc. Sans rien faire on a vite fait de dépenser 5.000 euros en 6 mois. Si on dit stop avant d’être ruiné parceque son filon s’avère ne pas être le bon il faut encore dépenser environ 1.000 euros pour faire le chemin inverse.

                      Le principe de base de l’auto-entrepreneur est qu’on ne commence à payer des charges que lorsqu’on touche de l’argent et c’est un avantage fondamental pour quelqu’un qui démarre avec presque rien. Ensuite, si les affaires sont bonnes on peut s’apercevoir qu’il y a des status comme l’EURL ou la SARL qui seraient plus rentables et on pourra toujours changer. Quand le pognon est là, les problèmes se voient différemment. La vraie difficulté est d’être ponctionné par l’Etat comme une SA à 50 millions de capital uniquement parcequ’on a eu le malheur d’essayer de gagner honnêtement sa vie.

                      Novelli a fait une trés bonne réforme. Il voit en fait beaucoup plus loin. Les députés sont entrain de nous précipiter dans le tiers-monde en mettant en faillite nos PME. Déjà j’aimerais bien qu’on m’explique de quoi vivent les 60 à 70% de 55-64 ans qui n’ont pas de travail. Bien plus vite qu’on ne le pense, une partie importante de la population va se retrouver dans ce qui s’appelle l’ « économie informelle » dans les pays du tiers-monde. Ceux qui ne l’ont pas vue ne savent pas ce que c’est. Le statut d’auto-entrepreneur est un minimum légal permettant d’encadrer cette économie naissante. 

                      Dans une économie informelle, la société se divise irrémédiablement en deux. D’un côté il y a ceux qui ont pignon sur rue, font du commerce ou ont un travail dans des entreprises de l’économie formelle. De l’autre il y a une masse de gens qui ne payent jamais d’impôts, qui vivent complètement hors la loi en volant les services publics (électricité, eau, transports), ne payant pas de taxe foncière, qui roulent sans permis, ne payent jamais leurs contraventions, ne passent pas le contrôle technique, vendent ce qu’ils peuvent à la sauvette sans permis et sans payer de taxe et travaillent clandestinement quand ils en ont la possibilité. Les petits élevages pulullent sans normes sanitaires et les bêtes sont vendues sur le bord de la route à des prix mettant à mal les grandes surfaces. La répression ne marche plus. Il faudrait mettre en prison 20 millions de personnes.

                      Cela est la France de demain préparée par l’UMPS et Novelli essaye d’y mettre un semblant d’ordre républicain.


                      • Ronath Ronath 2 avril 2010 18:37

                        Pas d’accord avec vous sur l’étape d’après. L’étape d’après n’est pas une question de forme juridique comme j’ai déjà répondu plus haut mais celle du changement de régime fiscal.
                        Il existe 3 régime fiscaux : la micro, sur lequel repose le statut d’auto entrepreneur, le réel simplifié et le réel normal.
                        Si l’on veut sortir du statut d’AE, on peut opter pour le régime du réel simplifié, tout en restant en entreprise individuelle. Par contre, il faut savoir qu’au Réel Simplifié, on peut aussi choisir en 3 modes de paiement de TVA : au mois, au trimestre ou jamais.
                        Pour ce dernier mode de paiement, il suffit d’avoir un CA équivalent à celui de la micro (même plafond). On ne facture pas de TVA (Art 293 B du CGI), la mention figure sur l’ensemble des factures que vous faites.
                        Ou se trouve la différence ? En micro, vous cotisez sur votre CA, quelque soit le montant de votre bénéfice, alors qu’au Réel, vous payez sur ce que vous avez réellement gagné.
                        Il est vrai qu’au réel on doit payer des acomptes et penser à provisionner les régularisations de cotisations sociales que l’on n’aurait pas versé au cours de l’année. C’est une question de gestion.
                        Le système des cotisations proposé par le statut d’AE gagnerait à s’étendre à l’ensemble des régimes fiscaux afin de faciliter la gestion des entreprises des chefs d’entreprise.


                      • Caveman Caveman 2 avril 2010 18:40

                        Le fait de limiter à 3 ans ce régime découle du bon sens puisqu’ après cette période , l’auto entrepreneur sera suffisamment rôdé pour passer ensuite soit au réel ou se mettre en sarl si le coeur lui en dit ! c’est donc un régime de transition, mais sur le fond, c’est un pas en avant , deux pas en arrière !

                        "Le Sénat souhaite ainsi limiter le régime de l’auto-entrepreneur à 3 ans, s’appuyant sur les craintes, dès l’origine du statut, des artisans qui y voient là une concurrence déloyale, puisque les premiers exercent les mêmes métiers, mais bénéficient d’un régime fiscal allégé. En effet, selon les chiffres de l’Insee, les artisans représentent un tiers des auto-entrepreneurs déclarés.« 

                        Et alors ! Depuis des années les artisans (mais est-ce les mêmes dont il s’agit ?) demandaient l’allègement des charges et maintenant que c’est possible, ils dénient à certains le droit de profiter de ce régime, assez d’hypocrisie !

                        On pourrait pousser le bouchon plus loin et dire que certains nantis haut placés bénéficient d’allègement fiscaux considérables, alors, c’est le système dans son entier qu’il faudrait réformer si on veut vraiment s’attacher à réduire certaines aberrations !

                        Mais aussi :

                         »Hervé Novelli, s’est élevé contre cette mesure du Sénat, affirmant qu’il ne « tolérerait pas que ce statut soit dévoyé, car cela pourrait finir par le fragiliser ». Il a également réfuté « 
                        l’idée d’une concurrence déloyale », affirmant que les critiques émises par les artisans sont dues aux inquiétudes liées à la crise économique"

                        Et la peur de perdre certains acquis ! mais c’est pas ça la vie, si on veut grandir !
                         


                        • Le chien qui danse 2 avril 2010 18:41

                          Article qui ne dit pas ce qu’il cherche, dissuader les gens de s’auto-entreprendre ou plus justement de s’auto-salarier.

                          Faut pas prendre les gens pour des neuneux, c’est pas parcequ’ils sont chômeurs ou précaires qu’ils ne savent pas lire des textes de loi et calculer un taux de charges sur CA et de comprendre qu’ils ne peuvent déduire leur frais de leur CA.

                          Après qu’il faille être un bon entrepreneur, ce n’est pas l’appanage des entrepreneurs ou artisans classiques.
                          Vous voudriez que ces auto-entrepreneurs soit de sous-entrepreneurs afin que le client fasse la différence. Ou alors ça vous vexe !

                          Bon ce statut à de l’intérèt pour tous et même pour l’état, pas de cotisation chomage doit pas de droit, donc pas de parachute en cas de déroute.

                          Pour le reste, salaire net maxi environ 2000 euros par mois, après tout dépend des frais que l’on engage pour les gagner.

                          Pour ce qui est des patrons exploiteurs de main d’oeuvre bon marché, si vous êtes bon dans ce que vous faites vous pourrez toujours travailler pour d’autres et refuser l’exploitation, je sais c’est facile à dire mais iln’empêche qu’à terme et si vous évoluez bien c’est possible

                          De toute façon le salariat n’a rien de folichon, voire, est même contreproductif.

                          De l’air enfin, même si y’a à redire sur l’esprit, mais ça risque de pas trop durer, hum les pouvoirs n’aiment pas trop ceux qui respirent à pleins poumons.


                          • Ronath Ronath 2 avril 2010 18:57

                            J’aime votre message. Il est direct et au moins vous mettez le doigt sur l’essentiel : le statut d’AE peut effectivement permettre de mettre du beurre dans les épinards. Par contre, je n’ai jamais dit que les AE « étaient des sous entrepreneurs ». Je dis simplement qu’il ne faut pas se laisser leurrer par la communication qui tend à faire croire que ce statut est LA réponse aux contraintes sociales de la création d’entreprise. Ce qui existait avant a été aménagé pour payer différemment les cotisations que l’on doit. Situation qui se révèle plus juste (on paye quand on encaisse), mais aussi qui peut se révéler plus chère (je n’ai pas de revenu ou encore je paye plus rapidement).
                            Mon article vise, non pas à décourager le statut, ni favoriser le salariat, mais bien à attirer l’attention que ce qui semble simple de prime abord se révèle plus compliqué qu’il n’y paraît. La création d’entreprise doit être le résultat du projet dans lequel le porteur aura bien évalué l’ensemble des coûts.
                            Le statut d’AE, à défaut de conseil et de validation, risque de précariser la situation de certains travailleurs davantage que de les aider... mais peut être n’est ce qu’une partie des AE ?


                          • Jean-paul 3 avril 2010 04:14

                            On monte une entreprise pour faire du fric ,non pas pour sortir du chomage ou d’une situation precaire .


                            • Deneb Deneb 3 avril 2010 08:33

                              On entreprend quand on a une idée. Et quand on y croit. Quand on a la foi dans ce que l’on fait. En général on devient indépendant parce que l’on a envie de prendre son destin en main et ne pas recevoir des ordres d’un patron.

                              La foi déplace les montagnes. Pas la foi en une entité supérieure avec laquelle on communiquerait pas télépathie, mais la foi dans son projet, tout simplement. Si vous n’y croyez pas dur comme fer, ce n’est pas la peine, vous échouerez à coup sûr.

                              L’erreur c’est de chercher des profits immédiats. Au début, contentez-vous de vous éclater dans ce que cous faites (vous l’avez bien choisi, non ?) Un travail fait avec coeur et enthousiasme satisfera le client et les retombés economiques ne sont pas loin. Mais, paradoxalement, moins vous pensez à ce que ça va vous rapporter, meilleur travail vous accomplissez. Le détachement, cette vieille sagesse orientale est bien ce qui manque à tous ces jeunes entrepreneurs dont les entreprises sont juste les étoiles filantes.


                              • M.Junior M.Junior 3 avril 2010 10:11

                                L’auto-entrepreneur dont les chiffres réels devraient être communiqués depuis ce premier avril comme annoncé par Hervé Novelli en Aout 2009 est un mirage économique.

                                A ne communiquer que sur le nombre de création d’entreprise, le gouvernement a amené de nombreuses personnes au chômage qu’elles pourraient gagner plus. La machine de propagande a été des plus parfaites, les désillusions sont à la hauteur de ces promesses. Quelqu’un a vu Hervé Novelli depuis sa déroute aux élections régionales ?

                                Le statut est très bien en complément de revenus pour des retraités ou des fonctionnaires. En revanche sa nature même ne permet pas un développement optimal pour ceux qui misent dessus pour mieux réussir à mieux vivre. Il suffit de lire le rapport d’étude indépendant réalisée par deux chercheuses pour le compte du CNRS et de l’université Paris X Nanterre.

                                Les abus sont de plus en plus fréquents comme ceux qui faisaient la une des médias avec le CNE.
                                Le gouvernement a joué sur une corde sensible chère aux français, la liberté d’entreprendre. Il est dommage qu’il n’est préféré mettre en avant une autre partition : L’intelligence d’entreprendre avec la SCOP par exemple qui donne de biens meilleurs résultats.

                                En même temps quand on s’interroge sur le créateur du statut de l’auto-entrepreneuriat, nous ne sommes pas étonnés qu’il est voulu promouvoir un tel statut, lui qui en 2006, reconnaissait devant un parterre de patrons que son père spirituel était Claude Harmel (Guy Lemonnier).

                                La boucle est bouclée.


                                • Le chien qui danse 4 avril 2010 13:03

                                  Vous nous faites de la belle parole, mais créer une scoop est un sport beaucoup plus ardu que l’AE.
                                  La création de sa propre activité n’est plus l’apanage de « l’élite entrepreneuriale » qui est une caste supérieure telle qu’on à l’impression de le lire dans vos propos et dans ceux de l’auteur.

                                  Une personne qui aime tailler des arbres, soigner des fleurs, réparer un bout de toiture, commercer des choses qui font besoin, peuvent aujourd’hui le faire en toute légalité et complétement indépendamment des possesseurs d’entreprises et en toute dignité, la tête haute.

                                  Et pour si beaucoup ce ne sera pas qu’un « complément », pour beaucoup ce sera « le moyen de subsistance » et c’est bien comme ça.

                                  Alors vous pouvez dénoncer après moult analyses et considérations intelectualisées que ce statut n’est qu’un sous-statut pour sous-entrepreneur, il n’empèche que beaucoup l’attendait.
                                  Bien qu’il soit imparfait et sujet à des évolutions qui je l’espère ne contrarieront pas l’esprit d’indépendance de base, ce statut est un lacher-prise et correspond pour multitude de personne à une reprise en main de leur vie.


                                • Ronath Ronath 4 avril 2010 20:14

                                  Cela prouve bien la limite du statut, puisque certaines activités (toutes les activités agricoles, par exemple) sont exclues !
                                  La communication a été extraordinaire puisque beaucoup s’imaginent que l’on a ouvert les vannes de la création d’entreprise alors qu’en fait la seule chose qui ait été ouverte et l’illusion du gain et de la facilité.LA CREATION D’ENTREPRISE N’EST PAS UNE AFFAIRE SIMPLE !
                                  Mon propos est pourtant le même tout au long de l’article : l’AE est bien, mais pas pour tout le monde et pas dans n’importe quelle condition.
                                  La SCOP, Société Coopérative, offre des avantages et permet à des salariés de partager le fruit du bénéfice de leur travail. D’autres structures permettent la même chose. Il existe bien un florilège de fores juridiques qui sont adaptées à des situations, et chaque créateur a une situation propre. Il faut donc peser le pour et le contre de chacune des options quand on a un projet.


                                • M.Junior M.Junior 6 avril 2010 14:10

                                  Vous faites bien de souligner que la facilité de la liberté d’entreprendre est mise à mal par la même facilité de se retrouver au RSA en s’estimant le seul coupable de son échec.

                                  C’est une opération maline venant du gouvernement que d’inciter à les français à se lancer comme chef d’entreprise en pleine crise économique avec une argumentation aussi simpliste.

                                  Si pour vous, il s’agit de bien belles paroles intellectualisées, je vous invite à entrer en contact avec ceux qui ont cru à ce mirage économique et qui se retrouvent à ne plus compter leurs heures pour toucher moins d’un RSA. Il est vrai qu’ils risquent d’avoir un discours plus fleuri et moins nuancé que le mien.

                                  Si pour vous, il n’est pas possible d’entendre des avis différents qui mettent en lumière les défauts de cet usine à gaz qui ne vend que des promesses de réussite, serez-vous capable d’aller accompagner ces travailleurs respectables quand ils auront touché le fond en omettant de leur expliquer que la nature même de ce contrat ne permet pas de se développer ?

                                  Jouer sur la culpabilité peut être habile mais il faut s’attendre à un retour en cas de crise de lucidité des centaines de milliers de personnes bernées.

                                  La communication gouvernementale ne saurait tout étouffer.


                                • wesson wesson 4 avril 2010 01:34

                                  Bonjour l’auteur,

                                  Merci pour votre article parfaitement circonstancié qui pointe là ou ça fait mal au sens strict de l’optimisation fiscale : Et ça a été présenté comme la super bonne affaire tout en passant sous silence certains prélèvements pourtant toujours obligatoires, et là sans condition de CA...

                                  Je complèterai votre propos en disant que c’est socialement que cela va faire le plus de ravages : On voit déjà des entreprises licencier leurs employés tout en les incitant à se mettre sous statut AE pour continuer à les faire travailler.

                                  Et politiquement, ce statut est une ode à l’individualisme, où implicitement le pigeon est invité à se démerder tout seul, de tout faire lui-même, le rendant transparent, en lui enlevant toute possibilité de revendication d’une condition meilleure.

                                  On pourrait résumer ce statut AE comme une légalisation du travail au noir et de l’ultra précarité, un excellent moyen de bidonner les chiffres réels du chômage ainsi qu’une destruction méthodique du code du travail.

                                  C’est pourquoi je suis proprement consterné par certaines réactions ici, qui parle de l’auto-entreprise comme l’on parlait de Natexis en 2006. Je donne rendez-vous à tous ces commentateurs dans 3-4 ans, lorsque l’on commencera à mesurer les ravages sociaux que ce statut aura provoqué.


                                  • Le chien qui danse 4 avril 2010 12:46

                                    Bonjour Wesson, ne soyez pas scandalisé c’est la première fois que l’état ou les patrons ne sont pas directement les maitres d’oeuvre de votre travail.
                                    J’ai été intermittent du spectacle pendant quelques années, ce statut était (à l’époque) bien plus protecteur que l’AE mais il avait l’avantage d’établir un rapport contractuel de cours terme avec l’employeur ce qui impose le fait que l’employeur n’ai pas seulement besoin de vous mais qu’il ait envie de travailler avec vous, et vice et versa.
                                    Rien n’empêchera dans l’avenir de créer des solidarités entre AE, un gouvernement plus socialisant pourrait en remonter les plafonds et permettre de créer de véritable mutuelle détenue par les AE.
                                    Ne plus être la propriété des détenteurs de l’activité rémunératrice est un bienfait, psychologiquement parlant et c’est important, pour un bon nombre de personne dont je fais partie.
                                    Il y a de la place pour tous, le seul problème et la malveillance de ceux qui se sont appropriés les outils de production, comme on disait à une époque.
                                    Ce satut pourra peut-être donner un peu d’air à tous ça, bien qu’il faudra le faire évoluer, en l’état actuel il est bien peu intéressant mais son principe peut l’être.
                                    Après rien est garanti qu’il dure, déjà des attaques sont menées par des « corporations » , mais ça va faire sortir les loups des bois....


                                  • ben_voyons_ ! ben_voyons_ ! 4 avril 2010 17:48

                                    Bonjour Wesson,

                                    entièrement d’accord avec vous.
                                    Et je peux préciser que les ravages ont déjà commencé ...


                                  • Le chien qui danse 4 avril 2010 17:51

                                    Bonjour, expliquez nous de quels ravages il s’agit.


                                  • Ronath Ronath 4 avril 2010 20:07

                                    Quelques ravages du statut :
                                    - précarisation de situation sociale délicate : on se jette dans la création d’entreprise sans connaître ses coûts et sa rentabilité ou sans clientèle suffisante,
                                    - des impayés de clients pour lesquels des assurances obligatoires n’ont pas été fournies,
                                    - une absence de prise en charge de formation pour les AE alors que cela s’avère nécessaire,
                                    - un renforcement de la sous traitance en lieu et place d’embauche,
                                    - un accroissement de la concurrence avec une diminution du prix du marché à terme et donc des marges,
                                    - des personnes qui paient de l’impôt alors qu’elles sont non imposables,
                                    - des investissements non déductibles,
                                    - une pression sur la trèsorerie,
                                    - le risque de ne pas valider 4 trimestres de cotisations vieillesse du fait du faible montant de CA déclaré (vous connaissez la moyenne des déclarations ?)
                                    -Pas accés aux subventions (mais ce n’est pas ce que les entreprises recherchent !),
                                    -....
                                    On peut en citer d’autres, mais, là, c’est pour commencer....


                                  • no_move no_move 4 avril 2010 13:41

                                    <<je suis auto-entrepreneur, je paye 23 % de charges sociales quand je fais du CA et rien quand je ne facture pas. Cette solution est beaucoup plus souple !>>

                                    l’arnaque se situe à 2 niveaux :

                                    1/ Dites moi quel est l’intérêt de ne pas facturer si on est auto-entrepreneur ?!

                                    2/ les charges sociales sont calculés sur le CA au lieu du bénéfice.

                                    En clair, dès que je bosse, je facture donc je paye des charges sociales.

                                    Si le premier mois je facture pour 1000 euros de prestations et que j’ai eu 1500 € de charges (pour démarrer) , j’ai perdu 500 euros + 230 euros de charges sociales (23% de 1000 euros), soit au total 730 euros qui vont devoir sortir de ma poche.

                                    Génial comme système non, ça donne vraiment envie d’essayer !

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