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Accueil du site > Actualités > Economie > Autodestruction du capitalisme par le choc de compétitivité

Autodestruction du capitalisme par le choc de compétitivité

 Après le rapport Attali pour doper la croissance, voici le rapport Gallois pour doper la compétitivité. A l’autre bout du monde, un certain Armstrong entend cette mélodie venue d’ici ; les histoires dopage… finiss’ mal… en général ! Bon, un peu de sérieux jeune homme ! Il est question d’économie, de gens qui vivent pour bosser, d’autres gens qui bossent pour vivre, et de quelques-uns qui vivent sans bosser. Si ce choc de compétitivité semble être boudé par les socialistes, c’est que l’idée doit être pourrie. C’est aussi ce je pense, et que je vais essayer d’exposer, sans faire appel à des notions économiques compliquées qu’on enseigne à HEC ou à Dauphine.

 L’inventeur du capitalisme contemporain qui fonctionne, ce n’est ni Adam Smith, présenté comme père du libéralisme, ou Ricardo, théoricien des avantages comparatifs mais un certain Henri Ford, un patron légèrement allumé qui osa énoncer un précepte des plus fondamentaux en économie. Il faut que je paye mes ouvriers suffisamment pour qu’ils puissent un jour acheter les voitures que je produis dans mon usine avec mes travailleurs. Le capitalisme fordien était né au début du siècle, vite secondé par un autre capitalisme, plus spéculatif, qui conduisit à la crise de 29. Les travailleurs ne pouvaient plus acheter les produits avec leur salaire et pire que cela, des millions n’avaient plus de salaire, naviguant entre les soupes populaires et les agences d’intérim. De 1945 à 1975, le capitalisme fordien a bien fonctionné. Même un type aussi déjanté que Brian Jones des Stones savoura en son temps le plaisir d’avoir un logement à bas prix avec sanitaires et du gaz à l’étage. Ensuite, une longue crise a commencé et on ne va pas s’étendre.

 2012. Le choc de compétitivité est lancé, dans nombre de pays d’Europe, mais cette voie semble mener le Titanic de l’euro vers un iceberg qui l’enfoncera un peu plus. Dans « choc de compétitivité » il y a le mot « choc » et dans un système instable, le choc risque de ne pas se produire où on l’attend, avec aussi des ricochets à répétition. Ce choc de compétitivité, il relève plus du capitalisme à la japonaise et s’applique à une entreprise mais pas à une économie nationale. La France croit bien faire en imitant l’Allemagne qui avec les mesures décidées par un chancelier socio-démocrate, puis relayées par Mme Merkel, a pu monter en puissance et afficher un excédent commercial colossal. Le problème, c’est que cette embellie n’est pas structurelle mais conjoncturelle. Ce choc de compétitivité pousse les Etats vers l’abîme. La France croit jouer perso et s’en sortir avec cette mesure choc mais gageons que d’autres pays sauront aussi l’imiter. Et pour quels résultats ?

 Ce choc de compétitivité consiste à abaisser le coût du travail. Ce qui aura pour conséquence d’abaisser le pouvoir d’achat quelle que soit la solution choisie. L’augmentation de la CSG baisse les revenus des travailleurs, alors que la TVA dite sociale se répercute par l’inflation et par une absorption des taxes à des niveaux divers faisant que le revenu global des Français pour dépenser diminue. Admettons que d’autres partenaires économiques importants jouent du même ressort avec le choc. Italie, Espagne et même Allemagne qui pourrait suivre. Du coup, le travailleur français a moins d’argent pour acheter ses produits, et ceux venant d’Italie ou d’Espagne. Réciproquement, les consommateurs de la zone euro ont moins d’argent pour acheter les produits français. Et comme le système s’autoalimente, à la fin, les entreprises se trouvent avec des stocks de produits qui ne trouvent pas preneur et elles finissent par fermer ou créer du chômage partiel, solution acceptable à court terme, sauf qu’elle alimente elle aussi le processus puisqu’un travailleur à temps partiel à moins de revenus pour acheter les produits. Et c’est de cette manière que le capitalisme risque de s’effondrer, du moins en Europe. Je viens d’entendre une hypothèse des plus stupides venant de je ne sais quel dirigeant espagnol. Le choc de compétitivité n’aura pas des effets immédiats mais dès que la croissance reviendra, les résultats seront là. Oui, mais ce que je viens d’exposer, c’est que le choc de compétitivité risque de tuer la croissance. Ces gens ne sont pas crédibles. Le choc de compétitivité est plus une incantation magique qu’un concept économique efficace.

 Voilà pourquoi depuis des années je propose le choc de solvabilité, seule issue pour le capitalisme. Car ce qui était sous-entendu par Henri Ford, c’est que le capitalisme a besoin des travailleurs et des pauvres pour prospérer. En 2012, il est possible de générer par la voie monétaire une augmentation généralisée des bas revenus mais il est tout aussi plausible que le capitalisme aille dans le mur et que ce soit l’occasion pour remettre en cause le consumérisme et la croissance. 

 


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43 réactions à cet article    


  • L'amer Denis L’amer Denis 5 novembre 2012 14:56

    Effectivement une société qui ne serait plus basée sur la sempiternelle croissance reste une utopie et c’est bien dommage. Je n’arrive d’ailleurs pas à comprendre les verts qui se portent caution d’un tel système qui nous envoie droit dans le mur ; à croire que la soif du pouvoir est au dessus des idéaux.


    • Soi même Soi même 5 novembre 2012 14:56

       Depuis 1915 certaines personnes l’annonçaient, et comme tu n’es pas curieux, tu n’as connaissance des remèdes qu’ils préconisaient.

      Et comme il y a eu peut d’hommes qui on véritablement porté le projet, ce n’est pas avec ton article que tu va changer le cours.
       Je dirais même tu n’as plus vraiment le choix que te résigné à subir le processus, qui est en pleime décomposition !


      • Stof Stof 5 novembre 2012 14:56

        Vous m’enlevez les pensées de la tête. Ces derniers temps, nous voyons les uns conspuer les patrons et les autres le manque de « compétitivité » (= salaires trop hauts). Hors s’il y a bien un patron qu’il faudrait remettre sur le devant de la scène ces temps-ci c’est bien Henri Ford. Car même Keynes n’est plus une solution.

        Mettons à l’honneur le Fordisme, en tant que valeur sociétale. Puisque l’on nous bassine avec une soit disant perte de repères, en voici un.
        Pourquoi pas des exonération d’impôts (sur leurs revenus) pour les patrons qui payeraient grassement leurs employés ?

        • goc goc 6 novembre 2012 10:00

          en fait le nœud du problème n’est pas tant dans la baisse des charges sociales, ni dans la baisse des salaires, il est beaucoup plus simple, il faut faire exploser la bulle immobilière et diviser les prix par 2 (loyers, remboursements de crédit et achat immobilier, ça fera les pieds aux banques).
          Il ne faut pas oublier qu’entre la France et l’Allemagne, la vraie différence réside (si j’ose dire) dans justement le prix de l’immobilier, bien moins cher là-bas que chez nous
          Et comme en plus, les salaires sont au minimum identiques voir supérieurs outre-Rhin, le pouvoir d’achat du teuton est bien meilleur que le notre et donc cela profite à leur économie

          alors au lieu de faire des plans sur la comète (je suis 100% d’accords avec l’auteur), il serait bien plus intelligent de s’attaquer à « l’épargne improductif », c’est à dire à l’immobilier, cela permettra d’augmenter le pouvoir d’achat des gens et même (soyons fous) de faire baisser légèrement leurs salaires et donc de rendre plus compétitive notre industrie

          Enfin, il y a un point qui n’a pas été évoqué dans le rapport Gallois et qui pourtant est essentiel dans un plan de relance, c’est la création d’une locomotive industrielle. cela peut etre un plan d’investissement majeur dans la « déconstruction » de nos centrales nucléaires (un savoir-faire qui s’exporterait dans le monde entier), ou une relance de notre industrie numérique (construction d’ordinateurs de smartphones, de périphériques, et de logiciels), ou simplement le passage à la fibre optique dans tous les foyers, etc..


        • mimi45140 6 novembre 2012 12:59

          Non aujourd huit c’ est l ’ inverse grace aux exonérations plus tu payes les employés plus tu est taxé , à l arrivé des 35 heures pour un employé payé 1,7 fois le smic passage 35 heures aide0 euros , pour un employé payé le smic passage aux 35 heures aide de 300 euros coût des 35 heures environs 150 euros pour un smic soit un gain de 150 euros pour le patron qui ne paye pas correctement 


        • Martin BERNARD 5 novembre 2012 15:03

          @ l’auteur

          Très bon article. Résume bien le problème logique que pose la compétitivité... pourtant prônée par les gouvernements occidentaux. Votre article m’a fait pensé à un texte de Gilles Ardinat publié dans le no d’octobre du Monde Diplomatique, et traitant du mythe de la compétitivité. Il termine son propos en disant : « comment expliquer son succès auprès des dirigeants politiques ? Peut-être par le fait qu’il répond aux injonctions des entreprises et des marchés internationaux. Or, s’étant privés des moyens de contrôler les unes et les autres, les élus s’adaptent désormais à leurs exigences. En définitive, l’objectif de la compétitivité masquerait une perte d’autorité et de souveraineté des Etats-nations. »

           

          P.S Au passage : j’ai un article (« Charles A. Kupchan : le point de vue d’un insider sur les relations transatlantiques ») en attente de modération depuis samedi 3 novembre, le fait qu’il ne soit pas encore approuvé signifie-il qu’il a été refusé ?


          • henri1947 5 novembre 2012 15:31

            Excellente analyse ; vous devriez enseignez à HEC et à l’ENA. Nos cerveaux décideurs ont vraiment besoin d’être remis dans le bon axe.


            • BA 5 novembre 2012 15:31
              Lundi 5 novembre 2012 :

              Compétitivité : les mesures chocs du FMI pour la France.

              Pour remédier au « problème de compétitivité » de la France, les experts du FMI préconisent une baisse des charges financée par une hausse de la TVA, un assouplissement du marché du travail, et la baisse du smic.


              La baisse du smic ?

              Et pourquoi pas la baisse du salaire de la patronne du FMI ?

              Voilà qui ne devrait pas arranger les affaires de Christine Lagarde. Quelques jours après qu’elle a provoqué un véritable tollé en conseillant aux Grecs, dans un entretien au quotidien britannique The Guardian, vendredi 25 mai, de « s’entraider mutuellement » en « payant tous leurs impôts » – l’obligeant à s’expliquer sur sa page Facebook –, plusieurs internautes ont rappelé, lundi 28 mai, que la directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) ne paie elle-même pas d’impôt sur le revenu, malgré un salaire annuel de 380 939 euros. 

              Comme l’indiquait le site « Tout sur les impôts » en juillet 2011, la directrice générale du FMI bénéficie en effet d’un statut fiscal spécifique en qualité de fonctionnaire internationale. Tous ses revenus et traitements issus du FMI ne sont pas imposables.


              • ctadirke 5 novembre 2012 17:25

                Compétitivité est aussi un terme aussi globalisant que creux et trompeur

                S’agit-il d’être compétitif pour vendre des armes à des dictateurs ?

                S’agit-il de vendre à des pays africains moins chers que d’autres concurrents européens nos surplus de lait ou autres produits agricoles en poussant au suicide les petits producteurs locaux ?

                Est-il intelligent et durable de produire et vendre en s’asseyant sur l’éco-defendabilité et l’éthique ?

                Faut-il garder ou créer des emplois et augmenter le PIB en produisant de la pâtée pour chat cuisinée au champagne avec du caviar et des truffes ? On y arrive

                Ras le bol des économistes archaïques qui nous expliqueront brillamment demain pourquoi ils avaient des excuses de se tromper doctement aujourd’hui sur la base de théories douteuses d’hier.

                Homo sapiens sapiens ? Homo cretinus cretinus plutôt


                • curieux curieux 5 novembre 2012 17:32

                  Ce n’est que de l’enfumage ce mot de compétitivité. Repris par tous les merdias. Pas plus.


                  • foufouille foufouille 5 novembre 2012 18:18

                    il suffirait de devaluer l’euro
                    mais les riches auraient moins d’argent hors euro


                    • fb 5 novembre 2012 19:42

                      Ce serait mieux de reconstruire un semblant d’industrie en particulier dans l’électronique qui est maintenant inexistante en France avant de se tirer une balle dans le pied. Les boîtes qui exportent sont souvent celles qui importent le plus de matières premières. Faire les choses dans l’ordre, pour une fois, ça ne serait pas du luxe.


                    • foufouille foufouille 5 novembre 2012 19:55

                      ca prendrait trop de temps
                      le prix chinois, est de toute facon, impossible a atteindre
                       


                    • fb 5 novembre 2012 20:34

                      Il n’y pas que le prix et dans certaines circonstances il est possible d’être très proche des prix pratiqués à l’export par la Chine. Il faut juste se bouger les fesses et surtout faciliter la création de nouvelles activités. Aux antipodes de ce qui est fait et des préconisation du rapport Gallois sauf en ce qui concerne la première mesure qui est une évidence.


                    • foufouille foufouille 5 novembre 2012 20:53

                      tu sait combien ca vaut ?
                      regardes sur alibaba
                      et c’est pas le prix direct usine, y a de la marge


                    • fb 5 novembre 2012 21:23

                      Je connais, merci. C’est en connaissance de cause que je m’exprime ; comme je l’ai écrit « dans certaines circonstances » si tu ajoutes le transport généralement en FOB par bateau (donc minimum 40 jours, très mauvais pour le BFR avec un paiement TT) et les taxes douanières pour certaines catégories de produits dont la qualité et les spécifications sont incertaines, ça peut faire cher dans la balance.
                      Pour beaucoup de produits à haute valeur ajoutée la main d’œuvre ne coûte rien au regard de l’amortissement de la R&D et des investissements matériels pour la production.

                      Sur certaines pièces où la Chine semblait être une facilité à un coût défiant toute concurrence, j’ai réussi à faire à moins cher à meilleure qualité tout en en conservant la pleine maîtrise et ce en faisant appel à des entreprises européennes (France, Allemagne, Hollande). C’est possible, pas dans tous les secteurs faute d’industries du secteur primaire et secondaire et c’est là qu’est le gros problème.


                    • foufouille foufouille 5 novembre 2012 22:52

                      faut les secouer tes chinois
                      c’est toi qui payes, mais plus cher


                    • fb 5 novembre 2012 23:09

                      Non. Le coût c’est aussi l’incertitude, la logistique, le BFR et surtout l’administration. C’est tellement plus simple d’écrire qu’il suffit de dévaluer alors qu’une proportion considérable de problèmes vient de l’intérieur (je ne parle pas spécifiquement de la réglementation du travail mais de toutes les autres conneries annexes). Curieusement, exceptée la stabilité fiscale, le rapport Gallois n"évoque pas franchement cette piste.


                    • HELIOS HELIOS 12 novembre 2012 01:13

                      il suffirait de devaluer l’euro
                      mais les riches auraient moins d’argent hors euro

                      Devaluer sa monnaie est une connerie car ce sont justement les pauvres qui en patissent.
                      Les matieres premieres, l’energie, le credit et tout ce qui a un lien quelconque avec l’exterieur devient plus cher.

                      Les riches, eux, qui ont des comptes a l’etranger en devises, font des transferts de fric et a chaque fois empochent des benefices de change.

                      Non, il ne faut pas, il faut même garder la monnaie la plus puissante possible. Rappelons que nos exportations vont MAJORITAIREMENT a des pays d’Europe qui ont le même euro que nous, et donc sont insensibles a toute variation de change.

                      qui en fait a interet a devaluer l’euro, alors ?
                      Ce sont les multinationales qui ont delocalisé leur production hors de la zone euro et qui, qui rapatrie leur marge dans la zone euros.

                      Si l’euro baisse, leurs produits deviennent « cher » pour les acheteurs de la zone euro et accessibles pour les autres. Avec ce type de change ils peuvent acheter plus d’euros avec leur marge a l’interieur et donc s’enrichissent alors que si l’euro est cher leur marges fondent lors du change.

                      Si cette marge servait a financer le tissu economique ce serait peut etre interressant, mais helas elle ne sert qu’a alimenter des operations financieres

                      en conclusion, les entreprises qui produisent dans la zone euro et qui vendent dans la zone euro se fichent de la valeur de l’euro et sont même content car cela adouci le cout des matieres premieres.
                       Les entreprises qui produisent delocalisé (hors zone euro) sont penalisées, mais on s’en fout elle ne travaillent pas chez nous et ne vendent pas chez nous.
                       Quand a celles qui vendent des deux cotés en produisant delocalisé elles pratiquent des prix differents a la reimportation et n’ont donc pas a se plaindre.


                    • anomail 5 novembre 2012 19:11

                      Quand les politiques prônent la compétitivité sans dire à qui elle profite véritablement.

                      C’est chouette un marché mondialisé, ça permet de faire bosser les gens toujours plus dur pour toujours moins cher en mettant des peuples entiers en compétition.

                      Dans le fond c’est facile d’être compétitif. Baissez (supprimez ?) les salaires, la couverture sociale... pour arriver à l’apogée : L’esclavagisme, qui refait déjà surface dans nos pays sous formes de travailleurs pauvres, ceux qui travaillent à plein temps et dorment dans leurs bagnoles.

                      Chaque entreprise qui délocalise participe à tirer le niveau de vie vers le bas pour sa pomme, mais comme l’ensemble des entreprises le fait, on se retrouve avec une population qui n’a plus les moyens de consommer.

                      Du coup que fait-on ? Du crédit ! Pour continuer d’alimenter le système le plus longtemps possible jusqu’à un effondrement inévitable.


                      • anomail 6 novembre 2012 12:35

                        Désolé walden, je n’ai pas compris.


                      • walden walden 11 novembre 2012 12:07

                        j’adressais ce commentaire à un troll disparu dans le néant de la modération, pas à vous - je suis tout à fait d’accord avec votre commentaire,
                        bonne journée


                      • walden walden 6 novembre 2012 00:47

                        on change le pseudo, pas l’obsession


                      • walter99 5 novembre 2012 21:42

                        Les vraies solutions pour terminer cette crise qui est financière : Glass Steagal act strict pour garantir nos dépôts bancaires , puis interdiction du high frequency trading qui n’a aucun sens, puis interdiction des VAD et produits dérivés puis une loi d’une ligne : interdiction de tout trafic des banques avec les paradis sous peine de retrait des licences et poursuites via Interpol des fraudeurs (proposition de ...Merkel paniquée en 2008). Puis une taxe au retour de l’argent des « paradis » vers l’économie réelle ,de 10% par mois ou trimestre. De 11 000 à 60 000 milliards nous attendent dans les « paradis » ,au prochain krach et credit crunch et bank run ,les états seront obligés de fermer ces « paradis » qui n’ont aucun sens économique : retour à l’économie réelle,celle qui fait du 1% à 3% par ......an ,5% les années glorieuses...la réalité quoi.


                        • PierreSchaller 6 novembre 2012 08:48

                          Le capitalisme selon Attali, qui a le mérite d’être honnête : http://www.youtube.com/watch?v=chsoez5WtSA

                          Vous remarquerez, que Christian, c’est nous, les goys.

                          Henry Ford avait déjà raison sur toute la ligne quand il parlait des parasites qu’on a pas le droit de nommer.


                          • velosolex velosolex 6 novembre 2012 08:56

                            Quand Ford avait cet forme de raisonnement, les barrières douanières existaient encore. La pertinence de ses propos est donc a restituer dans le contexte de l’époque, et d’une histoire.

                            En tout cas, c’est bien la mise en compétition des pays, dans une valse folle et mortifère qui est bien au centre du problème. Dans cette logique folle, on n’en finira pas, de supplications, d’exhortations, de supputations vaines, en chocs de compétitivité dont les seuls méritent sont de rendre les riches plus riches, sans garanties de retour.

                            Une querelle de prostituées se déshabillant de plus en plus et baissant leurs prix pour attirer le client, à qui l’on ne demande même plus de mettre un préservatif, voilà ce qu’est ce libre échange.


                            • Robert GIL ROBERT GIL 6 novembre 2012 09:47

                              on entends toujours la meme chanson du coté du patronat, il nous la servent chaque avec un air differents, mais les paroles restent les memes. Voici un apperçut de leur rengaine depuis le milieu du 19 eme siecle...

                              voir :
                              http://2ccr.unblog.fr/2012/03/19/la-vieille-rengaine-du-patronat/


                              • BA 6 novembre 2012 09:53
                                Mardi 6 novembre 2012 :

                                Le poisson pourrit par la tête.

                                Sciences Po : petits arrangements entre amis.

                                L’Express a obtenu la liste de la commission des rémunérations qui fixe les salaires de l’équipe dirigeante de Sciences Po, dont les excès sont dénoncés par la Cour des Comptes. Une liste très proche du comité d’instruction des candidatures à la succession de Richard Descoings... Qui vient de désigner Hervé Crès pour diriger la rue Saint Guillaume. Une collusion d’intérêts qui pose question. 

                                Qui décide du niveau des rétributions à Sciences Po ? Alors que la Cour des Comptes s’apprête à publier un rapport dénonçant le niveau des salaires octroyés à son équipe dirigeante , L’Express s’est procuré la liste de la commission de rémunérations de Sciences Po. 

                                Surprise, cette liste est la réplique quasi exacte du comité d’instruction des candidatures de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP), qui a désigné le 29 octobre Hervé Crès comme successeur de Richard Descoings, suivie le 30 octobre par le conseil de direction de l’IEP. 

                                Dans le contexte de crise que traverse Sciences Po, cette collusion pose question. Ces deux instances clés de la rue Saint Guillaume auraient-elles intérêt, en désignant Hervé Crès, ex-directeur adjoint de Descoings, à préserver un système opaque d’administration de l’institution ? 

                                Dans ces deux comités figurent en effet Jean-Claude Casanova, président de la FNSP, Jean-Marc Sauve, vice-président du Conseil d’Etat, Hélène Gisserot, procureur général honoraire près la Cour des comptes, Louis Schweitzer, ancien PDG de Renault-Nissan,Michel Pébereau, ancien PDG de la BNP Paribas, et Henri de Castries, président du directoire d’Axa. 

                                A cette liste, il faut ajouter l’universitaire Olivier Duhamel, l’ancien directeur de Sciences Po Alain Lancelot et le président de la Caisse des dépôts Jean-Pierre Jouyet qui, eux, ne siègent que dans le comité d’instruction des candidatures. 

                                A l’inverse, Richard Descoings, disparu le 3 avril dernier, et Marc Ladreit de Charrière, président de la holding Fimalac, ne font partie que de la commission de rémunérations. 

                                A ces exceptions près, les mêmes personnes, représentantes ou issues des grands corps de l’Etat (Cour des Comptes et Conseil d’Etat) ou à la tête de grandes entreprises, décident des salaires octroyés à la direction de l’IEP et ont désigné Hervé Crès pour succéder à Richard Descoings. 

                                La composition de la commission des rémunérations n’a pas à ce jour été rendue publique. Interrogé par Libération en décembre 2011 sur les « 295 000 euros de primes répartis au sein du comité de rémunération », Richard Descoings avait répondu : « Sept membres du conseil d’administration de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP) constituent la commission des rémunérations. Eux seuls décident. En 2007, il a été décidé que les cadres dirigeants auraient dans leurs salaires une part fixe et une part variable, car c’est la seule possibilité pour faire baisser un salaire en France. Il a aussi été décidé que nous n’aurions pas d’augmentation à l’ancienneté et que nous ne bénéficierions pas des accords d’entreprise. Vous trouvez cela opaque ? Pour moi, c’est plutôt de la transparence. De plus, les sept personnes qui décident ne sont pas sous ma coupe » 

                                Plus récemment, la commission de rémunération a également été évoquée par Jean-Claude Casanova dans une réponse au Monde, dans lequel il indique toucher une rémunération « justifiée » de 3000 euros mensuels. « Mon indemnité de président a été fixée par la commission de rémunération. Elle ne se réunit qu’une fois par an à des dates irrégulières », écrit-il. 


                                • Tipol 6 novembre 2012 10:13

                                  On n’est plus dans une doctrine capitaliste, mais dans un nouveau servage sévère.
                                  Le vrai capitalisme est une doctrine de fonctionnement de la société ; ici, on est dans une manoeuvre totalitaire d’une poignée de gens à passer à la guillotine.
                                  Même les médias et la TNT n’arrivent plus à couvrir tous ces traîtres corrompus, incompétents, souvent à peine scolarisés... maintenant, les gens savent ; et même des politiciens nouveaux et des anciens intellectuels réduits au silence se mettent à résister avec le peuple.
                                  -
                                  La raison initiale de l’entreprise était de mutualiser des fonds personnels pour oeuvrer.
                                  L’entreprise était l’outil d’une famille... aujourd’hui, l’entreprise est un instrument de pompage.
                                  -
                                  Dans le despotisme diabolique, la dictature occidentale, le principe fonctionnement est simple : tout l’argent bénéfice doit remonter sans aucune charges vers les comptes défiscalisés des traîtres à la City et dans le D.C., toutes les charges doivent être mutualisées aux peuples esclaves.
                                  La mondialisation loge ses bâtiments, ses comptes, et toute sa symbolique à la City et dans le District de Colombia, deux micro-pays indépendants. Le monde n’ira plus jamais bien tant que ces deux micro-territoires ne seront pas rayer de la carte brutalement sans ménagement.
                                  En corolaire, enfumer Denver, et toutes les prises d’aérations qui y conduisent serait une bénédiction pour l’humanité.
                                  Les élus désignés, les dirigeants imposés, nos institutions devenues indépendantes du peuple, tous majoritairement imbéciles de corruptions travaillent pour ces gens qui se sont approprié tout ce qui appartient au peuple.
                                  Ce n’est plus du capitalisme.


                                  • Claude Claude 6 novembre 2012 11:57

                                    Les solutions techniques pour sortir de la crise sont connues et relèvent du bon sens, celui que vous exposez. Nos dirigeants ne sont pas stupides et pourtant ils continuent à nous envoyer dans le mur.
                                    Pour quelle raison ?


                                    • Traroth Traroth 6 novembre 2012 12:14

                                      La doctrine libérale me fait toujours penser à une fable de La Fontaine, « les animaux malades de la peste » :


                                      Un mal qui répand la terreur,
                                      Mal que le Ciel en sa fureur
                                      Inventa pour punir les crimes de la terre,
                                      La Peste (puisqu’il faut l’appeler par son nom)
                                      Capable d’enrichir en un jour l’Achéron,
                                      Faisait aux animaux la guerre.
                                      Ils ne mouraient pas tous, mais tous étaient frappés :
                                      On n’en voyait point d’occupés
                                      A chercher le soutien d’une mourante vie ;
                                      Nul mets n’excitait leur envie ;
                                      Ni Loups ni Renards n’épiaient
                                      La douce et l’innocente proie.
                                      Les Tourterelles se fuyaient :
                                      Plus d’amour, partant plus de joie.
                                      Le Lion tint conseil, et dit : Mes chers amis,
                                      Je crois que le Ciel a permis
                                      Pour nos péchés cette infortune ;
                                      Que le plus coupable de nous
                                      Se sacrifie aux traits du céleste courroux,
                                      Peut-être il obtiendra la guérison commune.
                                      L’histoire nous apprend qu’en de tels accidents
                                      On fait de pareils dévouements :
                                      Ne nous flattons donc point ; voyons sans indulgence
                                      L’état de notre conscience.
                                      Pour moi, satisfaisant mes appétits gloutons
                                      J’ai dévoré force moutons.
                                      Que m’avaient-ils fait ? Nulle offense :
                                      Même il m’est arrivé quelquefois de manger
                                      Le Berger.
                                      Je me dévouerai donc, s’il le faut ; mais je pense
                                      Qu’il est bon que chacun s’accuse ainsi que moi :
                                      Car on doit souhaiter selon toute justice
                                      Que le plus coupable périsse.
                                      - Sire, dit le Renard, vous êtes trop bon Roi ;
                                      Vos scrupules font voir trop de délicatesse ;
                                      Et bien, manger moutons, canaille, sotte espèce,
                                      Est-ce un péché ? Non, non. Vous leur fîtes Seigneur
                                      En les croquant beaucoup d’honneur.
                                      Et quant au Berger l’on peut dire
                                      Qu’il était digne de tous maux,
                                      Etant de ces gens-là qui sur les animaux
                                      Se font un chimérique empire.
                                      Ainsi dit le Renard, et flatteurs d’applaudir.
                                      On n’osa trop approfondir
                                      Du Tigre, ni de l’Ours, ni des autres puissances,
                                      Les moins pardonnables offenses.
                                      Tous les gens querelleurs, jusqu’aux simples mâtins,
                                      Au dire de chacun, étaient de petits saints.
                                      L’Ane vint à son tour et dit : J’ai souvenance
                                      Qu’en un pré de Moines passant,
                                      La faim, l’occasion, l’herbe tendre, et je pense
                                      Quelque diable aussi me poussant,
                                      Je tondis de ce pré la largeur de ma langue.
                                      Je n’en avais nul droit, puisqu’il faut parler net.
                                      A ces mots on cria haro sur le baudet.
                                      Un Loup quelque peu clerc prouva par sa harangue
                                      Qu’il fallait dévouer ce maudit animal,
                                      Ce pelé, ce galeux, d’où venait tout leur mal.
                                      Sa peccadille fut jugée un cas pendable.
                                      Manger l’herbe d’autrui ! quel crime abominable !
                                      Rien que la mort n’était capable
                                      D’expier son forfait : on le lui fit bien voir.
                                      Selon que vous serez puissant ou misérable,
                                      Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir.

                                      L’âne, ce sont les pauvres, les fauves (loup, lion, renard, tigre, ours...) les riches. Et la peste, c’est la crise.

                                      • Traroth Traroth 6 novembre 2012 12:15

                                        Ou plutôt : l’âne, les moutons et le berger, ce sont les pauvres.


                                      • Traroth Traroth 6 novembre 2012 12:16

                                        Le « loup quelque peu clerc », c’est le gouvernement...


                                      • Traroth Traroth 6 novembre 2012 12:26

                                        Ce choc de compétitivité est encore une occasion de faire des cadeaux aux entreprises sans aucun engagement de contrepartie de leur part. C’est inadmissible.


                                        Je ne suis pas contre toute forme d’aide aux entreprises. Aider les PME, ça peut être une bonne idée. Mais il faut que dans TOUS les cas, une contrepartie précise soit définie : conservation ou développement de l’emploi, maintien des prix et/ou prise de participation de l’Etat.

                                        • bonnes idées 6 novembre 2012 12:49

                                          Des rapports poussiéreux il y en a pleins les tiroirs alors raz le bol. Pour une fois sortez un vrai rapport GAULOIS !


                                          • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 6 novembre 2012 13:41

                                            « ...Henri Ford, un patron légèrement allumé qui osa énoncer un précepte des plus fondamentaux en économie. Il faut que je paye mes ouvriers suffisamment pour qu’ils puissent un jour acheter les voitures que je produis dans mon usine avec mes travailleurs. »

                                            Exact. Pour être précis Ford pensait offrir des salaires conséquents à ses ouvriers pour qu’ils puissent consommer et enrichir leurs épiciers, leurs cordonniers, leurs barbiers, leurs poissonniers, leurs médecins, etc. L’objectif étant que les commerçants, les artisans, les professions libérales se jettent comme des morts de faim sur des Ford T. Or, non seulement ils ont acheté des bagnoles pour leur usage privé mais, en plus, s’en sont équipés pour leurs livraisons, leurs déplacements pro, faisant ainsi exploser la demande automobile, accroissant les bénéfices. C’est face à cette montagne de fric qui entrait dans ses caisses que Henri Ford a ensuite doublé les salaires de ses ouvriers pour qu’ils achètent, eux aussi, les voitures produites dans ses usines. C’était le cercle vertueux de la consommation.

                                            Ford a d’ailleurs été suivi dans cette logique de « choc de consommation » par d’autres capitaine de l’industrie aux USA et... en France, comme les familles Renault et Peugeot. Conséquence, dans les années 1910, à la veille de la Grande guerre, la production automobile française était quasi-équivalente à celle des Etats-Unis. Loin devant la Grande Bretagne et surtout l’Allemagne, spécialisée dans la fonte et la sidérurgie lourde. Ce qui fut d’un précieux secours, salvateur, en septembre 1914, quand la multitude des taxis parisiens transportèrent les troupes du Général Gallieni sur la Marne, écrasant l’armée de Von Kluck... et changeant le cours de l’histoire.


                                            • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 6 novembre 2012 13:52

                                              Un lien.

                                              En photo. La réquisition des taxis parisiens le 7 septembre 1914, rassemblés sur le parvis des Invalides avant de faire monter les troupes au front. A l’époque, pour une voiture en Allemagne, il en existait cinq en France.


                                            • Luc le Raz Luc le Raz 6 novembre 2012 17:32

                                              Il ne faut oublier que Henri Ford disait aussi qu’au delà de ses ouvriers c’est le pays tout entier qui en profiterait en le rendant plus fort.


                                            • Bracam Bracam 6 novembre 2012 13:51

                                              citation de l’article :  Ce qui aura pour conséquence d’abaisser le pouvoir d’achat quelle que soit la solution choisie. 

                                              Il me vient à l’idée que certains, faut-il parler des millions de personnes considérées comme pauvres en France, ne disposent pas à proprement parler d’un pouvoir d’achat, dans le sens ou les théoriciens, curieusement plutôt nantis et bien sapés, l’entendent selon leur vision d’un monde idéal fait de soldats de lacroissance. J’ai plutôt l’impression que des centaines de milliers de personnes n’ont pour pouvoir limité que celui de survivre, qui se solde par le raccourcissement de leur qualité de vie, la dégradation de leur santé et parfois la mort prématurée. A ceux-là, on ne fera pas l’affront de parler d’un pouvoir d’achat qu’ils n’ont pas (mais le pouvoir de fréquenter les magasins de première nécessité solidaires), que les pourfendeurs des insupportables dispositifs sociaux qui détruisent la compétitivité et la relance voudraient réduire.

                                              • alinea Alinea 6 novembre 2012 17:53

                                                Personnellement je suis anti capitaliste, décroissante et écolo ; donc qu’on ne puisse plus acheter les merdes que l’on nous sert à coups de pub, me ravit !
                                                Reste à préserver et à inventer le bien-vivre : rien de plus facile : quand les gogos verront qu’ils ne peuvent plus s’acheter de nouveaux téléphones portables et autres gadgets, ils en viendront à retrouver les valeurs fondamentales de la vie !
                                                Manger local : manger bien ; faire une petite révolution pour bousculer les nantis et trouver de quoi se loger...
                                                J’y suis déjà ! et je vous jure : que du bonheur dans cette liberté !
                                                Alors, oui : Vive la fin du capitalisme !

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