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Accueil du site > Actualités > Economie > Automobile : la sidérugie européenne de demain ?

Automobile : la sidérugie européenne de demain ?

Si les mêmes causes produisent les mêmes conséquences, alors l’action des pouvoirs publics, indentique à celle qui fut la leur lors des crises du textile et de la sidérugie, amènera à la disparition quasi-totale des constructeurs automobiles européens.

Alors que la prime à la casse et les 6 milliards d’euros de l’Etat français auront permis aux constructeurs automobiles de retrouver un peu de liquidités, c’est au tour des équipementiers de subir de plein fouet les effets de la crise. Les sous-traitants sont aujourd’hui en "pleine déconfiture" et les 1.8 milliards d’euros résiduels du plan Fillon sont bien peu face aux besoins de trésorerie de Continental, Schaeffler, Valéo, Autoliv, Key Plastics, Heuliez, etc ! La crise ne date toutefois pas d’aujourd’hui. En France, entre 2000 et 2007, les constructeurs automobiles français ont détruit 20000 emplois. 14000 destructions d’emploi chez les équipementiers ! L’automobile est en passe de devenir la nouvelle sidérurgie.

Contrairement aux États-Unis qui viennent d’injecter des dizaines de milliards pour sauver Ford, GM et Chrystler de la faillite, l’Union Européenne, face à l’importance de la crise dans le secteur automobile, ne propose aucune réponse d’ampleur du fait de l’absence de concertation. C’est même le "sauve qui peut" généralisé ! Dans ce contexte où chacun défend ses petits intérêts, la Commission a pris la décision de repousser de 2012 à 2015 la limite moyenne d’émission de CO2 par véhicule à 130 g/km de CO2 ! Évidemment, si les choses n’étaient pas si graves, on pourrait rire également de l’imbécillité de ceux qui préconisent de conditionner les aides sous réserve de relocalisation alors que 40% de la production automobile française est réalisée hors de nos frontières !!! Renault a, symboliquement, fait le choix de relocaliser l’assemblage de la Clio fait en Slovénie à Flins face aux injonctions pradoxales du gouvernement français. Pas sûr que ce soit de nature à améliorer les relations au sein de l’Union Européenne dans un contexte déja tendu par ailleurs !

En Allemagne, des voix s’élèvent pour stigmatiser une prime à la casse qui encourage les industriels allemands à produire des voitures énergivores alors que les montants mobilisés devraient aider l’innovation de voitures moins gourmandes. En France, alors que le bonus-malus a permis le soutien de la demande en matière de petites voitures, la prime à la casse aura, quant à elle, amené au renforcement des parts de marché des constructeurs de grosses voitures.

La Tata Nano, nouvelle voiture du peuple ?

Tata Nano, elle a tout d'une grande !Comparée à un 4x4 BMW X3 3.0d qui consomme près de 11 litres/100km, la Tata Nano n’est que de la roupie de sansonnet avec près de 4 litres/100 km, soit tout de même la consommation d’une Citroën C2. Tata avoue d’ailleurs que la voiture indienne ne répond pas aux normes environnementales européennes. Vendue 1500 dollars en Inde, le modèle européen, pour se plier aux normes de sécurité et de pollution, devrait s’élever à plus de 5000 euros. La voiture devrait être produite à 250 000 exemplaires par an pour atteindre 500 000 exemplaires par la suite. L’impact de l’augmentation du parc indien et chinois aura des conséquences en terme d’émissions de CO2 et de particules dont on ne mesure pas encore bien les conséquences tant au niveau du climat que de la santé en dehors même des frontières chinoises.

Les pays africains sont devenus aussi un terrain de chasse pour les constructeurs automobiles chinois qui règlent sur des marchés "mineurs" quelques menus détails en vue de se préparer à la conquête des marchés du Nord et de l’Ouest et surtout de leur propre marché. L’automobile européenne, soumis aux accords de l’OMC, pourra-t-elle résister encore longtemps sous la pression concurrente de l’Inde et de la Chine ? Et au regard du taux d’équipement des ménages européens, l’essentiel de la croissance se fera désormais dans la zone BRIC sur laquelle les constructeurs européens, compte tenu de la nature de leur marché intérieur, n’ont hélas que bien peu de chances de se positionner.

Alors l’électricité ?

Le discours dominant du moment est : "en dehors de l’électrique, point de salut !"

30 tranches EPR dici 2020 ?

La ville de Paris vient de lancer un appel à projet autour de l’Auto’Lib. La SNCF vient d’y répondre au travers du projet F’City dont l’intérêt serait de coupler le train à la voiture électrique.

Aux États-Unis, Ford vient de dévoiler Volt, un modèle de voiture électrique au niveau de laquelle le carburant ne sert qu’à produire du courant ! En matière de voitures dites écologiques, il faudra, très vite, trier le bon grain de l’ivraie. Le marketing a ses raisons que la raison du consommateur semble parfois ignorer. Loin d’être la panacée, Honda propose, avec la Honda Insight Hybrid, un véhicule qui consomme tout de même 4.4 litres /100 km.

Alors qu’en France nous nous acheminons vers la construction de 30 nouvelles tranches Epr, pour faire face au développement de la voiture électrique, l’Allemagne devra sans doute construire de nouvelles centrales à charbon. CO2 pour CO2 : rien ne se perd... rien ne se crée. BMW propose d’ores et déjà un modèle totalement électrique dont l’autonomie est de 250 kilomètres.

Ceci étant, toutes ces "innovations" seront très vite reprises par les pays concurrents du fait qu’ils vont être confrontés au renchérissement du pétrole et à l’augmentation des émissions de CO2 rendant l’air des villes irrespirables ! La Chine est aujourd’hui le 1er marché automobile... devant les Etats-Unis. Pas étonnant dans ces conditions de voir que Hong-Kong est aujourd’hui l’un des pionniers du véhicule électrique !

Le protectionnisme ?

En 1930, les mesures protectionnistes de l’administration américaine auraient amené une contraction du volume du commerce international de 25%. Les conséquences sociales et politiques de la crise amenèrent le conflit le plus destructeur qu’a pu connaître l’humanité. Il convient en la matière de rester extrêmement prudent.

Au sein de l’Union Européenne, nous devons, au plus vite, nous harmoniser en terme de législation fiscale, sociale et environnementale. C’est le seul vrai rempart face à la désindustrialisation et aux délocalisations. L’activation du tarif extérieur doit se faire désormais en prenant en compte le non respect chez les pays producteurs des normes sociales et environnementales. Il faut aussi se poser des questions sur l’attitude à adopter face aux autorités chinoises qui maintiennent le Yuan artificiellement bas.

Une économie positive du développement durable !

Aussi importantes soient-elles, les aides de l’État doivent s’orienter vers la fabrication d’une voiture propre, mélangeant l’usage de moteurs hybrides et la technologie Pantone. Par leur atonie créative (ou leurs délires imaginatifs), les constructeurs - et la goinfrerie de leurs actionnaires - sont les premiers responsables de la situation que subissent les salariés.

Afin de dissuader les fabricants de continuer à produire de grosses bagnoles, il faut aussi mettre en place une fiscalité réellement confiscatoire sur les véhicules les plus polluants. Malgré quelques timides avancées, il faut enfin lancer un plan massif de ferroutage à l’échelon européen. Pourrons-nous également nous affranchir d’une réflexion autour de l’usage du transport aérien ?

Europe Écologie propose une utilisation des fonds publics à d’autres fins que des mesures de soutien dont l’objet au final se finira par la disparition des constructeurs automobiles européens et la destruction de centaines de milliers d’emplois. Dans un marché saturé et extrêmement concurrentiel, nos besoins en automobile seront au mieux très différents. C’est la raison pour laquelle il convient, au plus vite, de mobiliser tout cet argent dès aujourd’hui à la formation des salariés afin qu’ils puissent travailler notamment autour d’une voiture plus propre et aussi dans le secteur des économies d’énergie et du développement durable. Cette proposition portée par Yannick Jadot va dans le sens de celle de François Chérèque relative à la création d’un Fonds Social d’Investissement. Il pourrait être abondé à l’échelle européenne.

A l’image de Jeffrey Sachs, prônons une économie positive du développement durable. Autrement dit, faisons le choix du monde que nous voulons, plutôt que de subir celui dont nous ne voulons plus.

Autres éclairages

Crédit photos : SNR Industrie,


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37 réactions à cet article    


  • maxim maxim 26 mars 2009 10:16

    je sais bien que nous sommes en période de crise ...

    mais rouler avec une tata nono !!! ça craint sur les bords et même au milieu smiley

    pourquoi pas la tata yoyo d’Annie Cordy ? smiley


    • LE CHAT LE CHAT 26 mars 2009 10:48

      @ maxim

       smiley  smiley smiley smiley

      elle ressemble aux petites voitures sans permis vendues chez nous 20 fois ce prix !


    • maxim maxim 26 mars 2009 12:07

      salut Le Chat ....

      ah ouais ,ces saloperies fumantes qui emmerdent tout le monde sur la route ? c’est cher le kilo de ferraille !...
       blague à part ,tu te vois faire un Paris Nice en TATA avec les chiares ,la bourgeoise ,la belle mère ,Médor ,les cannes à pêche et le canaris ?

      ou alors ,te tirer à Capri avec ta copine pour un Week End romantique en TATA ,tu peux même pas niquer dans la bagnole ,ou alors faut être contorsionniste ! smiley smiley


    • LE CHAT LE CHAT 26 mars 2009 13:11

      @maxim

      comme tu est médisant !! smiley jp Pernaud nous a montré des modèles customisés très tendance chez ceux qui n’ont plus de points ! y’a même des coupés sans permis ! ( mais ils roulent à 50km/h )


    • LE CHAT LE CHAT 26 mars 2009 13:13

      @Maxim

      pour répondre à ta question ,mon pote , non , je préfère ma vieille Xantia , que toutes les primes à la casse me feront pas mettre au rebut !


    • maxim maxim 26 mars 2009 13:35

      t’as raison ....

      moi aussi ,j’ai gardé un modèle sportif limité de chez Renault des années 90 moteur 2 litres multisoupapes ...avec lequel je roule tous les jours ,et pas question de m’en séparer ,ça marche super bien ,ça devient un collector ,je laisse sur place les TDI et bien des caisses modernes et bien plus fiable et plus beau que les saloperies qu’on essaye de nous refourguer actuellement !


    • french_car 26 mars 2009 15:19

      Ces véhicules minimalistes ont toujours existé, surtout dans l’après guerre, Isetta, Vespa 400, Messerschmitt pour ne citer que les plus connus.


    • elric 26 mars 2009 15:27

       moi,ça me fait penser à la 2 cv citroen,qui était aussi un véhicule minimaliste en son temps


    • maxim maxim 26 mars 2009 18:00

      y’a encore plus ancien sitôt la guerre finie ...

      la Mochet ,et la Rovin ,des machins pétaradants sans toit ( bonjour la pluie et le froid ) la Fiat Topolino ,un petit truc un petit peu plus confortable également ,c’était vraiment pour dire qu’on roulait en bagnole à l’époque !....


    • manusan 26 mars 2009 10:17

      C’est peut être le bon moment en effet pour l’état non pas de fournir des "aides" mais de prendre des parts dans les entreprises qui ont déjà dans les tiroirs la voiture de demain tout en créant le marché qui va avec.

      Le cas d’Heuliez est intéressant, ils savent faire des voitures électriques ainsi que des bus, la famille Queveau pourrait vendre une partie de ses parts à l’état, qui de son coté pousserait à ouvrir le marché avec des mesures type taxe carbone ou vélib pour voiture électrique...


      • Aerobar Films Aerobar Films 26 mars 2009 10:48

        "Le cas d’Heuliez est intéressant, ils savent faire des voitures électriques"

        Ne pas confondre savoir fabriquer et savoir concevoir. Heuliez n’est qu’un carrossier, c’est-à-dire quelqu’un qui modifie une caisse à la marge (par exemple, en mettant un moteur électrique dans un Kangoo conçu pour rouler à l’essence).


      • manusan 27 mars 2009 03:34

        Etait à l’origine un carossier c’est vrai, maintenant ils assemblent l’opel tigra de A à Z. La sous traitance a descentralisé des savoirs faire indispensable à l’auto de demain.


      • JL JL 26 mars 2009 10:27

        Bonjour, beaucoup de choses dans cet article.

        Vous écrivez : ""L’automobile européenne, soumis aux accords de l’OMC, pourra-t-elle résister encore longtemps sous la pression concurrente de l’Inde et de la Chine ?"" Pourriez-vous préciser ? Voulez-vous dire que les accords de libre échange que l’industrie européenne a conclu dans ce domaine se retournent aujourd’hui contre elle ?.

        Pourriez-vous également préciser comment les autorités chinoises s’y prennent pour" maintenir le Yuan artificiellement bas"  ?

        Enfin il faut dire que le problème de la voiture électrique est d’abord un problème d’infrastructures et donc, en l’absence de planification. Autrement dit, un problème du rapport de la poule et de l’œuf. Il me semble que tout cet argent déversé dans l’industrie automobile serait mieux utilisé dans la mise en œuvre d’infrastructures favorisant l’utilisation de petites voitures propres : électriques, à air comprimé, etc.


        • Marsupilami Marsupilami 26 mars 2009 10:38

           @ L’auteur

          Bon article bien documenté. Le mieux serait de reconvertir ces industries en fabriquant un maximum de transports en commun peu polluants. Le règne de la bagnole pour tous a été une vraie folie.

          A propos de la Nano de Tata : quand on connaît assez bien l’Inde et la manière qu’ont ses habitants d’utiliser les véhicules divers, comme moi, on se demande qui va acheter cette bagnole. Pas les gens des campagnes (qui sont la majorité et vivent pour la plupart dans une très grande pauvreté) : elle est pour eux totalement inadaptée à leurs besoins (petite, sans coffre, sans rien à quoi on puisse accrocher les trucs les plus hétéroclites). Ce seront donc les urbains qui vont encore plus congestionner les villes avec ce petit machin polluant. Cette bagnole est une catastrophe écologique.


          • french_car 26 mars 2009 15:29

            La Nano est clairement destinée aux urbains, aux mégalopoles.
            Les ruraux demandent un véhicule vaste à coffre séparé dans lequel on puisse charger aussi bien une chèvre qu’un tas de bois ou des patates, ce qui est la définition de base de la Logan.
            La Logan - construite sous licence par Mahindra - n’est pas très diffusée en Inde car depuis son lancement l’Etat Indien a décidé de surtaxer les véhicules de plus de 4 m. Ce qui explique d’ailleurs que Mahindra s’apprête à y lancer la Sandero dans une version légèrement rabotée la faisant passer de 4m05 à 3m95.
            Avant que la Nano ne vienne envahir les routes françaises Logan et Sandero auront envahi les routes indiennes malgré que Renault semble avoir renoncé à accompagner Nissan dans la construction d’une usine en Inde.
            Par ailleurs on se souvient qu’au grand dam de Mahindra, Renaut s’est également acoquiné avec Bajaj, premier constructeur de 3 roues pétaradants en Inde afin justement de produire un véhicule "ultra-low cost" qui serait à la croisée de la Nano et de la Logan. Wait and see.


          • Marsupilami Marsupilami 26 mars 2009 19:02

             @ French-car

            Bah.... Tu sais, nonobstant ma connaissance des pratiques automobilistiques de l’Inde, j’ai pas le permis et jamais eu de bagnole. Parce que je suis contre. Pour me déplacer, je préfère la marche à pied ou les transports en commun. Et j’aimerais bien que ça s’étende.


          • maxim maxim 26 mars 2009 12:23

            pour l’auteur ....

            les consommations affichées par les constructeurs ne sont que théoriques ...comme la puissance réelle des moteurs qui peuvent varier de plus de 10% sur un même modèle ...

            la consommation réelle dépend ,des conditions atmosphériques ,du vent ,de la pression des pneus ,de type de revêtement routier ,du profil de la route ,du style de conduite ,de la charge du véhicule ,de la qualité de l’huile ,de l’état du filtre à air ,des bougies ,de la température moteur ,du bon réglage des soupapes ,du degré de calaminage des chambres de combustion ,de la côte de tolérance au montage du moteur qui peu varier d’une série à une autre ..etc .....


            • LE CHAT LE CHAT 26 mars 2009 13:36

              @maxim

              tu peux rajouter minimum 25% de consommation aux chiffres constructeur , et ce pour un usage normal par un conducteur honnête , 40% pour les fangios du dimanche !


            • maxim maxim 26 mars 2009 14:28

              ouais ,c’est vrai ..

              perso pour ma caisse donnée donnée 9 à 10 litre au cent ,en ville c’est 12 à 15 litres ,mais j’évite ,je prend le vélo ....

              sinon sur route ,en étant gentil entre 90 à 100 ,c’est du 10 litres pied léger ,pour doubler avec rétrogradage et coup de patate on dépasse les 19 litres ,en montée au couple ,20 litres facile ,et sur autoroute (pas en France ),à 240 compteur ,25 litres minimum ,et 30 litres dès qu’on aborde une bosse ( lus sur l’ordi de bord )


            • MagicBuster 26 mars 2009 14:37

              La tata ce n’est rien d’autre qu’une petite moto avec 4 roues ... 5.000 euros ça me parait encore cher.

              à 1.500 euros, c’est clair que je la prenais. . .


              • ZEN ZEN 26 mars 2009 14:42

                Salut Maxim

                C’est ben vrai ça !
                Rien de plus économique que le vélo
                Juste un petit surcout alimentaire ..
                Pour ceux qui hésiteraient par crainte,ils peuvent commencer gentiment avec ça


                • maxim maxim 26 mars 2009 17:52

                  salut Zen.....

                  t’as sorti le déambulateur aujourd’hui ?  smiley  smiley


                • foufouille foufouille 26 mars 2009 18:58

                  @ zen
                  quelle horreur
                  le mien est juste le tricycle couche le moins cher


                • jourdan 26 mars 2009 15:01

                   "Renault a, symboliquement, fait le choix de relocaliser l’assemblage de la Clio fait en Slovénie à Flins " 

                  C’est faux .

                  Il ne s’agit pas d’une relocalisation !
                   Renault a trop de travail en Slovénie, les usines n’y suffisent pas. Alors il refait produire en France PROVISOIREMENT. ça n’est pas la première fois et ça ne sera peut etre pas la dernière .

                  extrait ( http://www.lepoint.fr/actualites-economie/polemique-sur-la-relocalisation-de-la-production-de-la-renault/916/0/327514)

                  "Clairement, ce n’est pas une relocalisation, c’est un rééquilibrage", juge Olivier Rémoleux, directeur de l’usine de Flins. Le constructeur résout ainsi une sous-capacité de production en Slovénie. Suite aux primes à la casse en Europe, la demande commerciale a en effet crû, notamment pour les petites voitures. Et pour y répondre, l’usine slovène a donc augmenté sa production. "Elle est en passe de monter à trois équipes, contre deux et demie auparavant. Elle est donc au maximum de ses capacités", précise Renault. 


                  • Denis Szalkowski Denis Szalkowski 26 mars 2009 15:21

                    Votre lien ne fonctionne pas. Dommage.

                    En tant que directeur de l’usine de Flins, que pouvait-il dire d’autre au juste ?


                  • french_car 26 mars 2009 15:34

                    Effectivement produire 8000 Clio II sur 8 mois à Flins dont la capacité est de l’ordre de 350 000 voitures par an relève plus de l’anecdote que du fait planétaire.
                    C’était d’ailleurs clairement plannifié bien avant les rodomontades sarkozyennes, suite à l’explosion de la demande en Twingo que génère la prime à la casse allemande - limitée dans le temps et en quantité - il fallait soulager l’usine Slovène.


                  • HELIOS HELIOS 26 mars 2009 16:11

                    ... et la prime a la casse allemande est autrement plus interressante : 2500€. C’est a peine raisonnable pour lourder une bagnole de 10 ans , mais ce n’est pas encore le vrai prix.
                    A comparer avec notre prime, 1000 euros, c’est se foutre de la gueule du monde.

                    Pour la Nano, comparer ce vehicule avec les modèles que nous avons n’est pas pertinent.

                    les modèles européens sont plein de "gadgets" dont la plupart des gens qui utilisent un petit vehicule de ville n’ont que faire. De l’allumage auto des feux et de la regulation automatique de l’essuie glace a l’indicateur de porte ouverte ou le reglage electrique du retro, c’est rencherir exagérement... sauf si cela etait vendu a son vrai prix... savez vous combien ça coute, le truc electronique de l’essuie glace ? moins de 1 euro ! et tout est a l’avenant.

                    La Nano n’a pas tout ça. elle est basique et la plupart des composants ont ete pensé pour etre legers, clefs du comportement et de l’economie. Malgrés tous les efforts de Citroen, par exemple, et les soit-disant 4 litres au 100 de la C2 citée plus haut, j’en rigole... 4 litres au 100 cela veut dire faire le plein (40 litres) a Nice et arriver à beauvais en passant par Paris... cela m’etonnerai fort que ça passe, même avec le pied doux.

                    il y a une de C2 dans la famille, 1,4HDI le modèle dit le plus economique... a moins de 5 litres c’est pas possible, même dans les descentes vent derriere. elle pese sa tonne, la C2 !


                    Enfin, les normes et la securité... ce sont des armes protectionnistes et des lubies de fonctionnaires bruxellois. il y a peu a rajouter sur une distorsion de la concurrence. Aixam ou Ligier font des vehicules qui a mon avis ne sont pas plus solides et ils se promenent quand même sur la route.

                    Il faut simplement avouer que nous avons tué l’automobile, a coup de reglementations imbéciles approuvées par les constructeurs qui finiront pas s’en mordre les doigts. Une Nano pour faire Antibes/Sophia Antipolis, 20 mn de routes embouteillées, 10 km tout au plus, c’est bvien suffisant et si elle coutait 2500 euros ce serait son vrai prix et pas nécéssaire d’avoir une Clio relocalisée avec clim et gps....


                  • french_car 26 mars 2009 15:46

                    "40% de la production automobile française est réalisée hors de nos frontières " dites-vous ?
                    Qu’entendez-vous par une production française étrangère ?
                    La Toyota Yaris serait une production étrangère réalisée dans nos frontières ? 
                    Vous voulez parler de marques d’origine française puisque ce sont désormais des multi-nationales ?
                    Sachant que la moitié de la production de Fiat est faite en Pologne, peut-on parler de "voitures italiennes" ?
                    La conception serait-elle italienne alors qu’une bonne partie des études est sous-traitée aux 4 coins du monde ?
                    Quant aux "relocalisations" :

                    - on peut observer que la fermeture de l’usine anglaise de PSA a permis de limiter la baisse de production française de ce constructeur, maintenant est-ce ou non une relocalisation ?

                    - on peut observer que le groupe Renault a choisi de fabriquer ses modèles à forte marge en France - Scenic Laguna Espace Vel Satis - et que justement ce sont ceux-là qui souffrent le plus de désaffection en temps de crise, peut-on dire que c’est la demande qui délocalise la production ?


                    • Denis Szalkowski Denis Szalkowski 26 mars 2009 18:11

                      40% de la production des constructeurs automobiles français, même si je suis assez d’accord avec vous sur la difficulté à associer une nationalité à une multinationale... y compris française. ;+)


                    • Internaute Internaute 26 mars 2009 16:40

                      @L’auteur,

                      Vous avez l’air d’être un dogmatique de la mondialisation. Expliquez-nous en quoi il est avantageux pour nous de délocaliser nos usines dans des pays à bas coût pour réimporter la marchandise en y perdant nos emplois, nos économies et notre savoir-faire. Je sais que l’ensemble des députés défendent ce principe mais je n’en ai pas encore entendu un seul nous donner une justification. On fait 50 milliards de déficit commercial chaque année, on a une dette qui explose depuis 30 ans, un chômage intolérable et apparemment ce n’est pas assez. 

                      Peut-être pourriez-vous essayer de nous dire pourquoi il faut continuer ?





                      • Denis Szalkowski Denis Szalkowski 26 mars 2009 16:45

                        Moi, un dogmatique de la mondialisation... Pas vraiment. Je croyais avoir été clair. Désolé si je ne l’ai manifestement pas été suffisamment. Relisez mes autres articles si vous en vaez le temps. Vous comprendrez peut-être mieux ! ;+)


                      • Internaute Internaute 29 mars 2009 14:06

                        Vous bottez en touche pour ne pas répondre et c’est inacceptable.

                        Quand ont lit
                        "Dans ce contexte où chacun défend ses petits intérêts,..."

                        et
                        "on pourrait rire également de l’imbécillité de ceux qui préconisent de conditionner les aides sous réserve de relocalisation..."

                        et puis
                        "En 1930, les mesures protectionnistes de l’administration américaine auraient amené une contraction du volume du commerce international de 25%. Les conséquences sociales et politiques de la crise amenèrent le conflit le plus destructeur qu’a pu connaître l’humanité. Il convient en la matière de rester extrêmement prudent." (Conclusion qui est fausse et vous est personnelle).

                        On est bien obligé de constater que vous êtes mondialistes puisque tout ce qui tend à protéger l’économie nationale vous fait rire ou vous énerve.

                        D’autre part vous êtes militant dans le parti fondateur des accords de l’OMC, avec les premiers ministre Rocard, Cresson et Beregovoy, encadrés il est vrai par Chirac qui a débuté le processus et Balladur qui l’a clos.

                        Ma question n’a donc rien d’incongru. Il est grave que des élus n’aient rien à dire sur une question aussi fondamentale ou refusent d’y répondre.

                        Qu’avez-vous à dire à vos électeurs, autre que "vive la démocratie, les droits de l’homme, la xénophilie, l’homophilie, Hari Krishna et Alleluia". Avez-vous une formation qui vous permette en tant qu’élu de représenter valablement les gens ? Avez-vous suivi, par exemple, un cours de mise à niveau en économie politique ?


                      • Denis Szalkowski Denis Szalkowski 29 mars 2009 17:00

                        Donc, selon vous, il y aurait ceux qui savent (vous) et les autres. J’ose espérer que c’est votre prétention qui vous donne la certitude d’en savoir beaucoup plus que les autres.

                        Je suis de gauche. je soutiens la liste Europe Ecologie aux côtés de José Bové. Je me définis comme citoyen du monde, de l’Europe (je suis fédéraliste) et citoyen français, républicain, laïc, socialiste et écologiste. Je le répète : j’ai voté Non à Maastricht et Non au projet de TCE. Je ne suis pas pour cette Europe des marchés qu’on construit contre les peuples, contre l’homme, contre la planète (notre conscience à tous) au profit d’un petit nombre. J’ai été plus clair ?


                      • Internaute Internaute 30 mars 2009 11:45

                        Oui vous avez clarifié votre position et je vous en remercie.


                      • molloy molloy 26 mars 2009 22:30

                        Tata avoue d’ailleurs que la voiture indienne ne répond pas aux normes environnementales européennes.

                        Tata, l’anti-modèle absolu en matière d’environnement. Il n’existe, hélas, qu’une seule façon de diminuer l’injection de CO2 dans l’atmosphère : augmenter sustantiellement le prix de l’énergie et restreindre les moyens mécaniques énergivores. Là, nous avons une voiture à 1500 dollars susceptible d’être accessible à près de 200 millions de consommateurs en Inde et à des dizaines de millions de clients dans le monde.
                        Un nouveau désastre venant s’ajouter à liste déjà très longue.

                        Alors qu’en France nous nous acheminons vers la construction de 30 nouvelles tranches Epr, pour faire face au développement de la voiture électrique, l’Allemagne devra sans doute construire de nouvelles centrales à charbon. CO2 pour CO2 : rien ne se perd... rien ne se crée.

                        Je ne comprends pas bien ce que vous entendez par "rien ne se perd...rien ne se crée" dans le contexte.
                        En attendant, construire des centrales à charbon afin de produire de l’énergie électrique augmentera le taux de CO2 de manière plus importante que rester aux automobiles à moteur à explosion et bourrées d’essence. Encore une brillante idée.

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