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Accueil du site > Actualités > Economie > Ayons peur !

Ayons peur !

Le message que souhaite transmettre à la presse et aux analystes la communauté financière en ce début d’année 2011 se veut rassurant et sans équivoque. Selon elle, les réformes systémiques auraient été accomplies et les établissements financiers - nettement mieux régulés - travailleraient en provisionnant plus de capitaux. Il est hélas vrai qu’il n’est de pire aveugle que celui qui s’obstine à ne pas voir car les facteurs fondamentaux responsables des tourmentes de ces dernières années font toujours partie du contexte global actuel, quand ils n’ont pas été amplifiés.

Les déséquilibres commerciaux et financiers tout comme la politique monétaire ultra expansionniste ont en effet été portés, depuis 2008, à leur paroxysme… Pire encore : les banques, qui se retrouvent effectivement restreintes par des quotas en capitaux plus stricts, se tournent vers les marchés des matières premières, des marchés émergents et des fonds spéculatifs (Hedge Funds), pas ou peu régulés, afin d’y réaliser des compléments de profits, au risque d’y gonfler une nouvelle bulle ! Occupé à remettre de l’ordre dans les ratios bancaires, le régulateur est donc - une fois de plus - pris de court par des intervenants financiers toujours en avance sur lui parce que motivés par gagner encore et toujours plus. Autrement dit, le système est actuellement menacé d’implosion par une hyper spéculation sur des classes d’actifs très peu réglementées du fait d’une profession qui ne se résout décidément pas à accepter des profits moindres que par le passé. Comment lui faire comprendre que les bénéfices des années 2’000 à 2’007 constituaient une anomalie malsaine et qu’il est impératif - pour la sauvegarde de notre activité économique - qu’une attention particulière soit consacrée à la gestion des risques et à la diminution massive des opérations à levier ?

Notre conjoncture actuelle étant en effet nettement plus fragile et aléatoire que précédemment à l’implosion des subprimes à l’été 2007, notre système se retrouve donc immuno déficient en cas de nouvelle implosion. En effet, les Etats - ayant dépensé des sommes pharamineuses dans le cadre des sauvetages financiers - ne seront plus en mesure, économiquement mais aussi politiquement, de puiser encore dans des caisses désormais vides pour stabiliser et assainir le système. Les banquiers ont certes accompli une oeuvre admirable de lobbying en persuadant nos gouvernements du rôle vital pour nos économies assuré par leurs établissements. Néanmoins, le contribuable est aujourd’hui proprement asséché et les Etats n’ont strictement plus de réserves à même de leur permettre d’autres injections de liquidités rendues indispensables par l’appât du gain de cette profession.

Les conséquences d’une nouvelle méga faillite bancaire seront tout à la fois simples et terrifiantes car la contagion et les dégâts en seraient incalculables et imprévisibles. L’absence de régulation touchant à des pans entiers d’instruments et d’acteurs financiers combinée à des crises souveraines en gestation font que les ingrédients d’une conflagration majeure sont en train de se mettre inéluctablement en place.


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38 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 1er février 2011 11:12

    A voir ci-dessous un PPS sur les fameuses subprimes a l’originent de tout ça :

    http://2ccr.unblog.fr/2011/01/09/pps-les-subprimes/


    • ddacoudre ddacoudre 1er février 2011 11:34

      bonjour michel

      je ne suis pas aussi averti que toi des questions financières,mais des informations lu çà et là pas dans la presse nationale bien sur, il semble que les banques n’aient pas réglé leur problème de titrisations pourris car elles ne savent où les trouver, quelles ont déjà mis en place des placement évitant les nouvelles réglementations, c’est peut-être dans un de tes articles que j’ai u cela ou un site auquel je suis inscrit qui conseille sur les placements. en bref elle repartent de plus belles dans les processus de formation de bulles spéculatives, je suis comme toi je pense que nousallons avoir une nouvelle crise, puisqu’il y a injection de monnaie qui ne trouvent pas un investissement par tout un tas de mesure d’austérité de défiscalisation etc. toujours dans la perspective de créer de l’emploi mais ce n’est pas là qu’il va, comme nous l’indique leschiffres du chômage.

      je te l’ai écris plusieurs fois il n’y a pas de solution technique, lasolutio ne peut-être que politique, tant que les états disposeront d’une dette il n’auront aucune action, le seul moyen d’effrayer les marchéss c’est de reverser cette peur et de les menacer d’annuler la dette des états, et de leurs redonner le moyen d’émettre de la monnaie, voirede nationaliser les banques, il faut bien en sortir.
      parfois dans la vie à ne pas vouloir affronter un conflit ou le reculer est un manque de courage, un signe de « complicité », d’impuissance, et l’on ne construit rien de solide avec des gouvernements ou des gens qui ont peur.
      je ne pense pas que ce soit les gouvernements actuels d’europe qui en soient capables, et un états seul il faudrait qu’il soit costaud. nous avons beaucoup de raisons d’avoir peur.

      d’autant que les oligarchies financières renforcent au niveau de bruxelle leur pouvoir par du loddying incessant.

      cordialement.


      • Ferdinand_Pecora 1er février 2011 12:25

        @ ddacoudre

        Vous dites : "il n’y a pas de solution technique, lasolutio ne peut-être que politique, tant que les états disposeront d’une dette il n’auront aucune action, le seul moyen d’effrayer les marchéss c’est de reverser cette peur et de les menacer d’annuler la dette des états, et de leurs redonner le moyen d’émettre de la monnaie, voirede nationaliser les banques, il faut bien en sortir.
        parfois dans la vie à ne pas vouloir affronter un conflit ou le reculer est un manque de courage, un signe de « complicité », d’impuissance, et l’on ne construit rien de solide avec des gouvernements ou des gens qui ont peur.
        je ne pense pas que ce soit les gouvernements actuels d’europe qui en soient capables, et un états seul il faudrait qu’il soit costaud
        « 

        Les réponses :

        1) »La solution ne peut être que politique«  : exact : il s’agit de l’imposition (et non la »négociation« MDR) d’un Glass-Steagall Global : un pare-feu entre activités spéculatives et économie réelle

        2) »émettre de la monnaie, voirede nationaliser les banques,« . C’est le principe mis en place - dans des conditions similaires - par Alexander Hamilton, dans la guerre d’indépendance contre le même empire financier britannique : CREDIT PRODUCTIF PUBLIC.

        3) »parfois dans la vie à ne pas vouloir affronter un conflit ou le reculer est un manque de courage, un signe de « complicité », d’impuissance, et l’on ne construit rien de solide avec des gouvernements ou des gens qui ont peur.«  En mai 2010, les congressistes américains Cantwell et McCain ont proposé un amendement réinstaurant le Glass-Steagall aux Etats-Unis. La Maison-Blanche, aux ordres de Londres, s’y est opposée.

        4) »je ne pense pas que ce soit les gouvernements actuels d’europe qui en soient capables, et un états seul il faudrait qu’il soit costaud«  Exact : de part leur histoire, seuls les Etats-Unis peuvent enclencher le changement, en »reenactant" le Glass-Steagall, ce qui serait suivi par de nombreux pays du monde qui n’attendent que ça.

        En France, seul Jacques Cheminade est à la hauteur de l’Histoire, et ce depuis 1995.

        Mais nos élus ont peur de se battre : à nous d’être à la hauteur pour leur botter les fesses.


      • Razzara Razzara 1er février 2011 13:29

        Bonjour ddacoudre,

        Vous dites : ’je ne pense pas que ce soit les gouvernements actuels d’europe qui en soient capables, et un états seul il faudrait qu’il soit costaud.’, et vous avez parfaitement raison ! Les gouvernements européens sont tellement vendus aux pouvoirs de l’argent que ça leur est impossible, et de toute façon ils n’en ont absolument pas la volonté. Toutes les mesures d’austérité que nous avons vu défiler ne sont que la preuve de ce fait.

        Mais pourtant, il existe un pays dont les merdias se gardent bien de parler et qui est susceptible de servir d’exemple à suivre : l’Islande.

        Voici une copie d’un courriel reçu ce matin qui illustre bien la chose :

        8< -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

        Révolution pacifique en Islande, black-out des Médias

        Aussi incroyable que cela puisse paraître, une véritable révolution démocratique et anticapitaliste a lieu en Islande en ce moment même, et personne n’en parle, aucun média ne relaie l’information, vous n’en trouverez presque pas trace sur Google : bref, le black-out total. Pourtant, la nature des évènements en cours en Islande est sidérante : Un Peuple qui chasse la droite au pouvoir en assiégeant pacifiquement le palais présidentiel, une gauche libérale de remplacement elle aussi évincée des responsabilités parce qu’elle entendait mener la même politique que la droite, un référendum imposé par le peuple pour déterminer s’il fallait rembourser ou pas les banques capitalistes qui ont plongé par leur irresponsabilité le pays dans la crise. Une victoire à 93% imposant le non-remboursement des banques. Une nationalisation des banques, et, point d’orgue de ce processus par bien des aspects révolutionnaire : l’élection d’une assemblée constituante le 27 novembre 2010, chargée d’écrire les nouvelles lois fondamentales qui traduiront dorénavant la colère populaire contre le capitalisme, et les aspirations du peuple à une autre société.

        Alors que gronde dans l’Europe entière la colère des peuples pris à la gorge par le rouleau-compresseur capitaliste, l’actualité nous dévoile un autre possible, une histoire en marche susceptible de briser bien des certitudes, et surtout de donner aux luttes qui enflamment l’Europe une perspective : la reconquête démocratique et populaire du pouvoir, au service de la population.

        Depuis le samedi 27 novembre, l’Islande dispose d’une Assemblée constituante composée de 25 simples citoyens élus par leurs pairs. Son but : réécrire entièrement la constitution de 1944 en tirant notamment les leçons de la crise financière qui, en 2008, a frappé le pays de plein fouet.

        Depuis cette crise dont elle est loin d’être remise, l’Islande a connu un certain nombre de changements assez spectaculaires. À commencer par la nationalisation des trois principales banques, suivie de la démission du gouvernement de droite sous la pression populaire. Les élections législatives de 2009 ont amené au pouvoir une coalition de gauche formée de l’Alliance (groupement de partis composé des sociaux-démocrates, de féministes et d’ex-communistes) et du Mouvement des Verts de gauche. C’était une première pour l’Islande, tout comme la nomination d’une femme, Johanna Sigurdardottir, au poste de Premier ministre.

        Puisqu’on ne doit compter sur aucun média-mensonge aligné pour le faire à notre place, faire circuler le plus largement possible.

        Quand l’Islande réinvente la démocratie : http://www.cadtm.org/Quand-l-Islande-reinvente-la

        Révolution : http://www.parisseveille.info/quand-l-islande-reinvente-la,2643.html

        8< -----------------------------------------------------------------------------------------------------------------

        Razzara

        PS : je vous invite à faire circuler cette information. Il faut que cette idée fasse son chemin dans les consciences ...


      • Ferdinand_Pecora 1er février 2011 14:24

        Exact !

        Quant à l’Irlande, pareil : personne ne parle du fait que Gerry Adams, le président du parti Sinn Fein, qui ne fait aucun compromis face au cartel de banques britanniques Inter-Alpha, prône le Glass-Steagall (pare-feu international entre activités spéculatives et économie réelle) de M. Lyndon LaRouche.

        En Irlande, Gerry Adams invoque le principe du Glass-Steagall et cible l’Inter-Alpha group.



      • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 1er février 2011 15:23

        Si nos médias nationaux n’évoquent pas le cas de l’Islande c’est parce qu’ils craignent que le mouvement fasse tâche d’huile. Ils ont peur de perdre leurs avantages acquis. On ne mord pas la main qui nous nourrit.


      • Razzara Razzara 1er février 2011 16:39

        Oui Ferdinand, et avec les élections prochaines prévues en mars je sens bien qu’une surprise se prépare en Irlande. Le Sinn Fein devrait balayer les autres formation ....

        Ah, ah, ah, ça ce complique pour les ploutocrates avides ! Aujourd’hui deux pays, l’Islande et l’Irlande, les événements en Afrique du Nord, et demain ? Parce que je sens bien que si un pays un temps soit peu important de l’Europe (par exemple la France tant qu’à faire) venait à basculer dans un processus de ce genre, ce serait la grande lessive sur tout le continent !

        Youpi, youpi, je m’en réjouis d’avance ! Je me demande toutefois ou iront toutes ces ’élites’ ? Qui sait, peut-être iront-ils tous en coeur en Arabie Saoudite faire une petite teuf avec le vieux Ben ! Et encore, ils pourront s’estimer fort chanceux de ne point finir raccourcis avant de monter dans le charter ....

        QUE SE VAYAN TODOS !

        Razzara


      • Ferdinand_Pecora 1er février 2011 16:49

        @ Razzara

        Il relève de notre responsabilité individuelle que cette révolution ne sombre pas dans la révolte jacobine.

        Il existe des forces internationales organisées depuis très longtemps et auxquelles le Sinn Fein - pour ne citer que lui - se réfèrent dans cette époque historique. 

        L’enjeu pour nous est de ne point céder aux sirènes des populistes dont le casting est soigneusement organisé par les médias de masse.

        Au plaisir de construire ensemble.


      • Traroth Traroth 1er février 2011 16:54

        Le problème n’est pas la dette des états, mais l’interdiction qu’ils se sont imposés pour des raisons incompréhensibles (en tout cas si on suppose l’honnêteté chez les politiques...) de ne plus se financer dans les banques centrales, mais dans les banques privées !


      • Razzara Razzara 1er février 2011 17:42

        Oui Ferdinand, vous avez raison en disant que notre responsabilité individuelle est engagée pour ne point sombrer dans le jacobinisme et le populisme. Je suis très conscient que cela serait du pain béni pour ce système ploutocratique à finalité totalitaire .... Une véritable aubaine même ! Mais si j’exècre l’idée d’une peine de mort, fut elle infligée dans l’effervescence et l’emportement d’une révolution, le châtiment que certains méritent est sans appel. Ils l’auront bien mérité et ce ne serait qu’un juste retour des choses, une rétribution de la violence qui nous est faite.

        Un détail : en faisant moi même usage de cette expression reprise par Mélenchon : ’QUE SE VAYAN TODOS’ ; je prend soin, autant que possible, de l’écrire cette façon pour bien signifier que je me réfère à l’Amérique du Sud plutôt qu’à Melenchon. Même si le contenu de son bouquin et les thèmes qui y sont abordés me sont plaisant, avoir une référence commune avec lui ne fait pas forcément de moi un de ses aficionados ... Mais je confesse malgré tout aimer son style.

        Pour le reste, tous les justes seront les bien venus lorsque sera venu le moment d’écrire une nouvelle page, et alors j’aurais moi même plaisir à construire avec vous. Merci de cette proposition honorable.

        Bien cordialement

        Razzara


      • kiouty 1er février 2011 11:45

        Les banquiers ont certes accompli une oeuvre admirable de lobbying en persuadant nos gouvernements du rôle vital pour nos économies assuré par leurs établissements.

        Tu m’étonnes qu’ils ont réussi. Ce rôle est tellement vital qu’il a tout foutu en l’air.

        Plus sérieusement, effectivement, on a BESOIN des banques. Mais de CES banques là ? Absolument pas. C’est le public qui doit avoir la main-mise et le contrôle des avoirs du public, qui sont des biens cruciaux pour la société. Il doit y avoir un contrôle socialisé et local du crédit et des encours publics.

        Surtout pas une nationalisation. Frédéric Lordon met en garde contre la tentation d’un contrôle étatique de l’émission d’argent et des avoirs publics. Si pour garder le pouvoir, il s’agit de contenter tous les mécontents en leur donnant tout l’argent qu’ils veulent, cela ne constitue pas une solution viable.


        • JL JL 1er février 2011 11:57

          « des sommes pharamineuses (sic) ».

          Vous voulez dire : « pharaonique » ! ?

           Vous écrivez plus loin : « Les banquiers ont certes accompli une oeuvre admirable de lobbying en persuadant nos gouvernements du rôle vital pour nos économies assuré par leurs établissements. »

          Ha bon ? Jusqu’ici, les Etats n’étaient pas persuadés du rôle vital de la vanque pour nos économies ? Mais alors, ils faisaient quoi ?

          En vérité, le lobbying a consisté à ancrer dans les esprits des politqiues cette idée que les banques sont « too big too fail », au besoin, en sacrifiant les petites pour en faire de plus grosses !


            • Yvance77 1er février 2011 15:23

              Bonjour,

              Donc, pour résumer en langage peuple :

              • Les banques se sont goinfrées entre 2007 et 2007
              • Explosion en vole de la bulle immo en 2008
              • Découverte de millairds de titres pourris de la par le monde
              • On en fait couler un poil (des banques) pour dire que
              • On met tout le reste sous le tapis comme l’on fait avec les miettes de pain
              • On recommence de plus belle deux ans plus tard

              C’est ça j’ai tout bon, il ne manque rien !?

              Et Sarko qui nous disait que le ménage a été fait, et qu’il n’y a plus de plaques off-shore financière vaillantes.

              Tout va très bien in fine...


              • Yvance77 1er février 2011 15:23

                *2000 et 2007


              • 2102kcnarF 1er février 2011 15:41

                C’est 1200 milliards dont on aurait besoin cette année pour les banques européennes ( Sapir chez Taddei ) .... !


                • Tassathée Tassathée 2 février 2011 11:11

                  Non, pas tout à fait, 1200 milliards, je crois que c’est à la louche, le Portugal et l’Espagne, les deux prochaines échéances (malgré les déclarations rassurantes), pour les banques européennes en général, on a même pas assez d’encre pour imprimer tout le pognon nécessaire.


                • 2102kcnarF 2 février 2011 22:55

                  nous verrons ...


                • Razzara Razzara 1er février 2011 17:06

                  Bonjour Monsieur Santi,

                  Un bel et bon article, de ceux que je prend plaisir à lire, merci pour cela.

                  Un petit désaccord avec vous pour le titre toutefois .... Parce que en réalité il n’y a aucune peur à avoir, tout au contraire : il nous faut retrouver nos qualités humaines de citoyen, guère plus. Le reste suivra inéluctablement. Et les exemples de l’Islande, de l’Irlande, de la Tunisie, de l’Egypte, etc, nous montrent très clairement la voie à suivre. Se tenir debout, et ne pas avoir peur, qu’est-ce donc si non affirmer notre nature d’être humain ?

                  En réalité, en y réfléchissant plus avant, il semblerait bien que la peur soit entrain de changer de camp .... Ne pensez-vous pas ? Le discours propagandiste rassurant que vous dénoncez avec justesse, est à plusieurs finalités. Parce que rassurer c’est aussi et surtout apaiser .. D’ailleurs à mes yeux, tant ce qui est dit que ce qui ne l’est pas est révélateur de l’état d’anxiété qui flotte dans l’air. (confère mon commentaire sur l’Islande et ses suites). Je suis persuadé qu’il y en a plus d’un qui doit se dire : et merde, si demain c’est le bordel comme ça, et que je suis obliger de me tailler comme Ben !!!!

                  Ah, ah, ah, tremblez ! tremblez ploutocrates et autres marionnettes ! Car c’est le sort qui vous attend messieurs les élites : dégager tous !

                  Bien cordialement à vous Monsieur Santi

                  Razzara


                  • Ferdinand_Pecora 1er février 2011 17:30

                    Franklin Roosevelt, dans son discours d’investiture en 1933 :

                    "[...] Donc, premièrement, permettez-moi d’affirmer ma ferme conviction que la seule chose dont nous devons avoir peur est la peur elle-même l’indéfinissable, la déraisonnable, l’injustifiable terreur qui paralyse les efforts nécessaires pour convertir la déroute en marche en avant.[...]« 

                    Et parlant des banksters (dénomination reprise suite à la Commission Pecora) :

                     »A la vérité, ils ont essayé. Mais leurs efforts portaient l’empreinte d’une tradition périmée. Confrontés à l’effondrement du crédit, ils n’ont proposé que le prêt de plus d’argent. Dépouillés de l’appât du profit par lequel ils induisaient notre peuple à suivre leur fausse direction, ils en vinrent aux exhortations, plaidant la larme à l’oeil pour le retour de la confiance. Ils ne connaissent que les règles d’une génération d’égoïstes. Ils n’ont aucune vision, et sans vision le peuple meurt."

                    Pour ceux qui veulent s’inspirer de la suite, c’est ici


                  • PtitLudo PtitLudo 1er février 2011 17:34

                    Et qu’ils n’oublient pas dans leurs valises tous leurs journalistes vendus, ainsi que toutes les chanteurs, acteurs, écrivains insipides (et leur progéniture avec), ... Bon débarras.


                    • lloreen 1er février 2011 19:32

                      bonsoir razzara
                      Tout à fait !Ce n’est sûrement pas sur les écrans sponsorisés par nos grosses fortunes qu’on risquerait de trouver ce genre d’information.
                      D’un autre genre, non moins efficace.Ce sont les Grecs qui ont trouvé une idée originale.
                      Leur leitmotiv : « nous ne payons plus ».Les médecins des hôpitaux publics refusent de facturer les soins, les chauffeurs de bus refusent de vendre les tickets et ceux qui en avaient les donnent à ceux qui montent dans les transports publics, d’autres s’échangent gratuitement des services.
                      Leur credo : attaquer l’oligarchie là où cela lui fait mal : à la caisse.


                      • FritzTheCat FritzTheCat 1er février 2011 22:18
                        « attaquer l’oligarchie là où cela lui fait mal : à la caisse », une façon simple de faire tomber le système sans haine ni violence... suivre Cantona et retirer tous ses avoirs.




                      • Ferdinand_Pecora 1er février 2011 23:46

                        « attaquer l’oligarchie là où cela lui fait mal : à la caisse. »

                        Ca s’appelle Glass-Steagall Global : l’annulation du paiement de toute dette spéculative. Cela fait 2 ans que Jacques Cheminade se bat, pour la France, dans ce combat international.


                      • lloreen 1er février 2011 19:51

                        Pour 2012 les citoyens doivent reprendre les choses en main exactement comme l’ont fait les Islandais.En plus, ce n’est rien de révolutionnaire ; c’est tout simplement conforme à la déclaration des droits de l’homme et du citoyen, charte qui reste toujours valable.Ce qui est révolutionnaire, c’est la mainmise d’une caste minoritaire, sans foi ni loi sur les institutions de la nation.


                        • FritzTheCat FritzTheCat 1er février 2011 22:24

                          « Pour 2012 les citoyens doivent reprendre les choses en main exactement comme l’ont fait les Islandais. » et voter pour qui ma brave dame ... UMP-PS ?


                          Pour partir sur de nouvelles bases, il faudra voter Melenchon, Le Pen ou NDA.

                        • gimo 1er février 2011 22:50

                          fritz c’est pas avec toi que le monde avancera tu es trop lâche vas caké minable


                        • Ferdinand_Pecora 1er février 2011 23:47

                          @ Fritzthecat

                          Vous ne connaissez pas encore Jacques Cheminade ? Pourtant, en 1995, il a fait parler de lui, le gars !


                        • FritzTheCat FritzTheCat 1er février 2011 22:10

                          Bon article (comme d’habitude) !


                          • Blue boy Blue boy 1er février 2011 22:15

                            Un film à voir pour comprendre que rien n’a changé depuis 2008 et qu’Obama n’est qu’un pantin aux mains de la finance : Inside Job, sur tous les bons écrans de France et de Navarre.

                            http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=180398.html


                            • FritzTheCat FritzTheCat 1er février 2011 22:41

                              Comment pourrait il en être autrement quand on sait que plus de 600 millions de $ ont financé la campagne d’Obama http://www.lepoint.fr/monde/une-campagne-en-or-massif-30-10-2008-287295_24.php ? A t il changé de politique en Irak, Afghanistan sans évoquer Guantanamo qui devait être fermé ? A t il mis le nez dans l’industrie financière (comprendre l’usine à gaz financière) et réguler tout ce merdier ? A toutes ces questions, une seule réponse ... NON.


                              Ce sympathique lascar issu de la diversitude US est là pour une seule chose... surtout que rien ne change !

                            • FritzTheCat FritzTheCat 1er février 2011 22:55

                              Encore un commentaire.


                              Suite aux élections du mid term remportées par les Républicains, Obama nomme William Daley (ancien dirigeant de la JP Morgan Chase) au poste de porte-parole de la Maison Blanche. Si ce n’est pas un signe d’allégeance à Wall Street, qu’est ce que c’est ?

                            • gimo 1er février 2011 22:47


                              madoff 
                               c’est un ange à côté de toute cette pourriture banque politico tout pendu par les cojones
                              et faites faisander jusque sa tombe seul la pourriture
                              ne plus avoir de pitié arrêtez d’avoir peur de toute cette pourriture merdeeeeeeeeeeeeeeee


                              • millesime 2 février 2011 09:32

                                le peuple irlandais risque (et c’est souhaitable) de remettre en cause les beaux plans élaborés par nos leaders politiques et financiers lors des prochaines élections.... !
                                c’est à suivre de très près.
                                www.solidariteetprogres.org

                                http://millesime.over-blog.com


                                • lagabe 2 février 2011 13:16

                                  oui , c’est la faute des banques , vous me faites tous rire
                                  on est tous responsables de cette crise , à force de consommer , de tout vouloir tout de suite , etc
                                  les irlandais , espagnols et grecs n’ont pas eu par hasard cette crise , les crédits des particuliers ont explosé , les taux étant négatif , les taux européens étant plus faible que leur inflation
                                  c’est plus facile d’accuser la finance que de se remettre en cause
                                  vous prenez le PIB de la france , est que que la population mondiale peut vivre à notre niveau , non , sinon il faudrait 3 planètes terre
                                  est ce que les pays émergents ont nos problèmes , non , c’est un problème de pays riches

                                  finalement , je crois que cette crise ont la mérite , on a été plus cigale que fourmi


                                  • Ferdinand_Pecora 2 février 2011 14:29

                                    De sa tombe, Malthus doit t’adorer :) Vernadsky, par contre...


                                  • Emmanuel Aguéra LeManu 7 février 2011 09:27

                                    L’heure du choix.

                                    "... Les conséquences d’une nouvelle méga faillite bancaire seront tout à la fois simples et terrifiantes car la contagion et les dégâts en seraient incalculables et imprévisibles..."

                                    Un choix nécessaire reste donc à faire, cher banquier, entre futur et conditionnel, afin que puisse se faire la part des choses entre vos connaissances (dont je ne doute pas, cher spécialiste) et votre imagination (qui si elle égale la mienne n’a pas de limite) !

                                    En deux mots, info ou intox ? Car apparemment, on a pour l’instant les deux dans la même phrase.

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