Des prix de vente exorbitants et non une crise du crédit.
Après nous avoir abreuvé d’arguments malhonnêtes, que la réalité vient démentir de façon cinglante (« les prix de l’immobilier ne vont pas cesser de grimper » puis « les prix vont connaître un simple atterrissage en douceur »), les professionnels de l’immobilier relayés par la plupart des grands médias, invoquent aujourd’hui à l’unisson la crise du crédit pour expliquer la chute dramatique des ventes de logements, la baisse des prix et la crise générale dans le secteur du bâtiment. Presque aucune trace d’une explication pourtant frappée au coin du bon sens : les prix de l’immobilier sont tout simplement trop chers !!
Ces dernières années ces prix ont flambé de manière vertigineuse (doublement des prix en dix ans), obéissant à un phénomène largement spéculatif et volontairement entretenu par une offre de crédit bon marché. Ce n’est pas la raréfaction actuelle du crédit mais des prix trop élevés (et c’est un doux euphémisme) qui expliquent, pour l’essentiel, le retournement auquel nous assistons. Les prix avaient, en effet, atteint un niveau inacceptable, en déconnection totale avec les fondamentaux économiques (le PIB et les revenus des français) et la valeur intrinsèque des biens mis en vente. Le durcissement des taux et conditions d’emprunt n’est que la traduction de cette situation. Autrement dit, le resserrement du crédit n’est que la conséquence d’une insolvabilité croissante des ménages et non la cause de cette insolvabilité. C’est notamment la prise en compte du risque d’insolvabilité directement liée à des prix excessifs et l’anticipation d’un retournement devenu inévitable qui ont, en effet, conduit la BCE à rehausser progressivement ses taux (n’oublions pas que la hausse des prix de l’immobilier est aussi une forme d’inflation contre laquelle elle entend lutter) puis les établissements bancaires à restreindre, dès 2007, l’accès au crédit immobilier. La crise financière et économique actuelle n’est qu’un facteur aggravant et accélérateur. Le marché de l’immobilier devait immanquablement être apuré de ses excès ; le mouvement est désormais bien engagé et la baisse des taux de la BCE, qu’elle soit ou non répercutée par nos banques, n’y changera rien.
Laurent BAJET

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"J’ajouterais que meme en france, aujourd’hui, on assiste similtanément a une (...)
10/01 01:21 - CanineJe ne connais pas du tout la situation japonaise. La situation américaine rentre exactement (...)
10/01 01:16 - CanineEt "sans entrer dans les détails, il n’est nullement besoin d’avoir de hautes (...)
10/01 01:12 - Canine@ Ssense Vous avez parfaitement raison Il est évident qu’à 8,25, les banques préteront (...)
10/01 01:07 - CanineEux... en fait oui il a de nombreuses erreurs dans ce que tu dis (pour pas dire que tu as tout (...)
07/01 16:58 - Tom@Eux... en fait oui il a de nombreuses erreurs dans ce que tu dis (pour pas dire que tu as tout (...)
07/01 16:57 - Tom@
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