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Accueil du site > Actualités > Economie > Banques et investisseurs spéculent ouvertement sur la famine (...)

Banques et investisseurs spéculent ouvertement sur la famine mondiale

Quand un site internet parie sur le décès de quelques stars, on parle d’excités, de déjantés et on conclut qu’internet est un repaire de désaxés dénués de toute morale. Alors quand la première banque belge, KBC, spécule ouvertement sur la famine mondiale, on dit quoi ? ... On ne dit rien. Parce que tout le monde le fait ! Tant qu’il y a du blé à se faire...


La pénurie d’eau, une opportunité financière...

KBC, la première banque belge, a proposé à ses clients un produit financier pour le moins épicé. Du 4 au 29 mars 2008, il y était en effet possible de souscrire à une assurance-vie dont la plaquette de présentation affichait ce slogan : "Tirez avantage de la hausse du prix des denrées alimentaires !" La banque y qualifiait d’"opportunité" la "pénurie d’eau et de terres agricoles exploitables" qui conduisent à "une pénurie de produits alimentaires et une hausse du prix des denrées alimentaires". On aurait pu formuler la chose autrement : "Plus nombreux sont les gens qui périssent de la famine mondiale, plus on se remplit le portefeuille"... Au beau milieu des images d’émeutes de la faim dans le monde entier, ça fait tache... une assurance-vie qui joue avec la mort !

L’affaire a été révélée par La Libre Belgique, le 6 mai 2008. Contactée par le quotidien, la banque défend bec et ongles son produit. Il s’agirait d’un produit comme un autre, et cite notamment l’aluminium, le pétrole ou l’or. Ensuite, la spéculation ne ferait pas augmenter les cours de ces matières premières alimentaires. "Ces prix se décident ailleurs", se défend un porte-parole de la banque. Et, enfin, cette assurance-vie permet aux contractants de se prémunir contre une trop grande envolée des tarifs, puisque leur portefeuille augmenterait d’autant.

L’émoi des gouvernants

Mais cette "explication" ne satisfait personne, ni les clients de la banque indisposés par le prospectus ni la classe politique belge. L’affaire a d’ailleurs été commentée par le chef de l’Eurogroupe en personne, Jean-Claude Juncker : "Faire monter les prix alimentaires pour son propre profit, accepter que la famine et la guerre soient de simples dommages collatéraux, c’est le contraire d’une économie de marché éthiquement fondée. Un comportement pareil est criminel (...) des millions de gens meurent de faim, car le monde ne fonctionne pas comme il faut", a-t-il déclaré à l’AFP samedi 24 mai. Autant dire que les arguments de KBC ne semblent pas l’avoir convaincu.

Spéculer sur la famine, une pratique généralisée ?

Mais finalement... KBC est-elle la seule banque à faire ça ? Sûrement pas. Rappelons-nous que Bloomberg rapportait le 20 août 2007 les conseils avisés de cinq des plus "respectés" investisseurs et conseillers financiers de la planète. Et ce n’est pas triste... Tous recommandaient d’investir massivement dans le secteur des denrées alimentaires, Goldman Sachs en tête. "S’il y a un ralentissement mondial de l’activité, ça n’affectera pas les produits agricoles car les gens continueront de manger (...) L’acier, le fer et le nickel souffriront, mais les gens continueront d’acheter du pain et des pommes de terre", déclarait Sean Corrigan (Diapason Commodities Management, Suisse) en charge d’un portefeuille de 6 milliards de dollars. "Il y a trois milliards d’Asiatiques (...) qui ne perdront pas leur appétit à cause d’un problème aux Etats-Unis", affirmait aussi Jim Roggers, ancien associé de George Soros. Pour Marc Faber, les prix des matières premières agricoles étaient relativement "attractifs", citant aussi les perturbations climatiques qui menacent et qui feraient monter les prix.

Qui s’est plaint à ce moment-là, il y a moins d’un an, en août 2007... ? Personne, sauf quelques dangereux activistes gauchisants, des arriérés, peut-être même des nostalgiques de feu l’URSS ! Les complaintes "autorisées", elles, ont commencé à se faire entendre lorsque les images des émeutes de la faim ont montré le bout de leur nez aux JT nationaux... Et Bernard Kouchner n’était pas en reste : "Il faut empêcher la spéculation qui s’abat sur les matières premières alimentaires comme le blé, comme le riz, pour éviter les risques de famine qui touchent les pays les plus pauvres" affirmait-il le 16 avril 2008 au perchoir de l’assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe. Il a raison Kouchner, "il faut" ! Mais les banques et investisseurs n’ont pas dû être informées de la prescription de notre docteur national. Un oubli sûrement...

En savoir plus sur "Les mots ont un sens"
Lire aussi : "Crise financière - Crise alimentaire : le cynisme comme philosophie officielle"
Sources : lesmotsontunsens.com, lalibre.be, lalibre.be (2), bloomberg.com, lemonde.fr.


 


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98 réactions à cet article    


  • sisyphe sisyphe 3 juin 2008 10:52

    Très intéressante précision de ce que l’on savait , mais dont aucun média n’a fait grande publicité !

    Ben oui, pour les spéculateurs, l’argent n’a pas d’odeur : pas même celle de la mort, de la malnutrition, de la charogne... Si l’on peut dire, tout leur fait ventre, pourvu que l’argent rentre, sans rien faire ; juste en attendant que les autres crèvent...

    C’est pas beau, un monde libéral, enfin libéré des contraintes étatiques, sociales, morales, enfin ouvert à la loi du marché ?

    L’immobilier baisse, la croissance est en berne, la bulle des crédits explose ? Spéculons sur la nourriture : même les pauvres sont bien obligés de bouffer chaque jour. Le tout c’est qu’il n’y en ait pas trop qui crèvent en même temps, mais ça va : ils sont presque 3 milliards : y a d’la marge...

    Quand ça ne marchera plus, ils pourront toujours spéculer sur les organes : les pauvres, même maigres, même à l’article de la mort, ça a encore un coeur, un foie, des yeux : de quoi se faire encore un peu de fric : pas d’odeur, on vous dit...

     


    • tvargentine.com lerma 3 juin 2008 11:01

      Quand j’ai regardé les infos de TF1 avec leur "spécial crise alimentaire" je me suis dit

      "Tiens,pendant ce temps il ne parle pas de la visite de Mr FILLION dans un lycée,il ne parle plus des barrages en province et en banlieues des camionneurs.....’

      Voila donc maintenant trouvé un argumentation que les médias vont prochainement développés :

      "De quoi osez vous vous plaindre,des gens meurent de faim dans le monde"

      En clair,fermez votre gueule.

      En bien,je suis pas d’accord et encore moins de me faire instrumentaliser par ces médias qui ne sont que des caisses de résonnances aux spéculateurs ,pour justement faire croire à la raréfaction des matières premières.

      D’ailleurs,constatons tout les jours,la découverte de par la planéte,de nouvelles richesses (pétrole-gaz,..)

      Concernant les mêmes pays qui dépuis la décolonisation ,n’ont pas trouvé le chemin de la prospérité alors qu’ils disposent de richesses,constatons,que cela vient généralement d’une mauvaise distribution de ces richesses dans ces pays.

      La Chine a connu la faim et pour un pays "en voie de développement" nous pouvons dire que ce pays a réussi à nourrir sa population.

      Pourquoi ce qui est possible en Asie ne le serait pas en Afrique ?

      Alors,le pauvre black qui mange pas à sa faim,il faut arrêtez de nous le vendre dans les médias matin midi et soir,car ce n’est pas la faute des pays riches mais des dirigeants qui dirigent ses pays africains ,dont les comptes en banques en Suisse sont plein et ou curieusement les "cladestins africains" ne vont pas squatter les villas et appartements à Paris ou en banlieues

      Oui,il existe une différence entre un asiatique et un africain

      Le premier à le commerce et le travail dans le corps

      Le second n’a rien demandé à personne et rejete la société de consommation occidentale

       


      • Zenobia Zenobia 3 juin 2008 19:15

        Lerma, vous êtes d’une connerie abyssale !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

        Mais bouclez-là de temps en temps, que diable, cela nous reposerait un peu !


      • claude claude 3 juin 2008 20:18

        lerma,

        vous êtes à vomir...


      • JL JL 3 juin 2008 11:08

         

        Merci pour ces informations. Vous rapportez cette déclaration de Jean-Claude Juncker à l’AFP : "Faire monter les prix alimentaires pour son propre profit, accepter que la famine et la guerre soient de simples dommages collatéraux, c’est le contraire d’une économie de marché éthiquement fondée. Un comportement pareil est criminel (...)"".

        Ce monsieur si important pourrait-il expliquer pourquoi dans le TCE il est stipulé que "l’UE met en œuvre une économie de marché hautement compétitive", alors qu’il préfèrerait avec les peuples, "une économie de marché éthiquement fondée" ?


        • Deneb Deneb 3 juin 2008 11:14

          "Mais les banques et investisseurs n’ont pas dû être informées de la prescription de notre docteur national. Un oubli sûrement.."

          Malheureux oubli. Sans dire que la crise actuelle, elle est spéculative. Donc, il n’y a que les banques qui l’ont provoquée, et c’est les seules qui puissent l’aténuer. Et elle ne le feront certainement pas, bien au contraire, il est dans leur intéret de l’aggraver plutôt. Ce qu’elles aimerait bien, c’est une belle guerre, ça leur rapporterait de quoi renforcer la mainmise sur la planète ; c’est vrai, les pauvres se sont rendus compte qu’ils perdaient du terrain, surtout suite à une dématérialisation et la disparition progressive du support matériel d’information, la promotion de la gratuité - un gros trou à combler, elles travaillent dans l’urgence. La guerre qu’ils ont en train de nous préparer ne sera bien sûr pas la première - on se rend compte, avec le recul, qu’elles ont provoquées toutes les guerres du siècle passé. C’est une affaire juteuse, une guerre.

          Les banques, et le système bancaire en général, voila nos vrais ennemis. J’invite tout le monde à faire de la resistance, chacun à son niveau. Sans ça, le destin qui nous attend, nous et nos enfants, c’est l’esclavage assuré.

          Nous avons vaincu le nazisme, le stalinisme, le fachisme, attention, maintenant le gros morceau : le mercantilisme.

           


          • ZEN ZEN 3 juin 2008 11:30

            Le cynisme financier est absolu

            L’Europe se réveille...en paroles !!! Entre la "péoccupation" et les engagements, il y a un hiatus...

            On n’entend pas Pascal Lamy , curieux...

             


            Le Parlement Européen « préoccupé » par la spéculation sur les grains met en cause la politique des banques centrales :
            "Dans une résolution votée le 22 mai, le Parlement se déclare « préoccupé par les effets que la spéculation sur les produits alimentaires de bases, notamment par les fonds alternatifs (hedge funds ) de matières premières, engendre pour la faim et la pauvreté ; invite la Commission à analyser l’impact de la spéculation sur les prix des denrées alimentaires. » Il souligne que la « crise alimentaire est étroitement liée à la crise financière au cours de laquelle les injections de liquidités auxquelles ont procédé les banques centrales pour prévenir des faillites sont susceptibles d’avoir intensifié les investissements spéculatifs dans les produits de base. » Les parlementaires considèrent que les politiques du FMI et de la Banque Mondiale privilégiant les monocultures d’exportation au détriment de l’agriculture vivrière sont responsables de la situation actuelle."


            La famine mondiale

            L’agriculture a été sacrifiée sur l’autel du marché :


            • sisyphe sisyphe 3 juin 2008 11:42

              Bah oui, Zen .... les "préoccupations" ; ça ne mange pas de pain, pour se donner une bonne conscience...

              En revanche, de là à véritablement agir, il y a toute la distance entre la charité et la justice...


            • geko 3 juin 2008 16:29

              @Zen et le cynisme des politiques à jouer les bonnes âmes blessées n’en est pas moins absolu ! Parceque c’est bien cette agriculture sacrifiée sur l’autel du marché qu’ils nous imposent aujourd’hui !


            • Bulgroz 3 juin 2008 11:37

              Il faut tordre le cou aux idées reçues.

              La spéculation ne fait qu’accompagner ou suivre une tendance à la hausse ou à la baisse d’un marché. La spéculation ne fait pas une tendance, elle l’a suit, soit elle espère que cette tendance se poursuivra soit elle espère qu’elle s’inversera.

              La spéculation est déconnectée physiquement du marché, de la même manière que spéculer sur le résultat du prochain match de foot n’a aucun impact sur les résultat du match ni n’enrichit ou n’appauvrit les gagnants ou perdants de ce match. Si d’énormes paris sont engagés, la tension psychologique sera certes énorme mais les enjeux (le fait d’être qualifié ou non) et le résultat du match restent aux mains des joueurs.

              Un vraie spéculation serait de mettre hors marché et de stocker mille quintaux de riz dans un silo en espérant pouvoir vendre dans le futur au dessus du prix actuel. Ce n’est pas le cas. Les réserves physiques de produits alimentaires ne vont pas au delà de 6 à 12 mois de consommation d’un produit donné sur un marché donné : au delà, le coût de la réserve et du risque seraient prohibitifs par rapport au marché.

              La spéculation financière a 2 aspects : soit elle est organisée :

              •  Soit par des acteurs du marché qui sont partie prenante dans la vente ou la consommation d’un produit, il s’agit dans ce cas de se prémunir des variations erratiques d’un produit. Ex GDF ou Total qui se couvre sur des variations éventuelles futures d’un produit afin de minimaliser les impacts du prix d’un produit ou de fixer par avance le prix futur d’un produit.
              • Soit par des acteurs déconnectés du produit, par ex, clients d’une banque qui investissent (parient) sur les variations d’un indice ou d’un pack d’indices pour en tirer profit ou minimaliser des pertes que l’on pourrait faire par ailleurs.

              Dans les 2 cas, la spéculation n’aura aucun effet sur les prix du marché.

              Le fait qu’on soit incapable d’évaluer l’impact de la spéculation sur un prix donné est est bien la preuve : la spéculation peut créer des "sur tensions psychologiques" sur une tendance avérée du marché, mais elle ne crée ni ne renforce cette tendance de marché puisqu’elle en est déconnectée physiquement, la spéculation n’augmente ni ne réduit la quantité de produits sur un marché, le prix du marché reste strictement régi par la loi de l’offre et de la demande.

              Effectivement, parier que le prix de la farine ou du riz augmentera dans le futur et qu’il sera moins accessible pour certaines catégories de populations peut être considéré comme « moralement » inacceptable mais cela ne changera rien à l’évolution du prix de ces produits.

              Évidemment, on peut chercher à se faire plaisir en invoquant la spéculation comme bouc émissaire mais la démarche reste désespérément vaine. Les raisons des mauvaises tendances des produits alimentaires sont à chercher ailleurs.

              Si je gagne de l’argent parce que j’ai parié sur victoire d’Arsenal contre Liverpool, les supporters de Liverpool pourront bien entendu considérer que c’est ’unfair’ mais peuvent ils s’en prendre aux "vils spéculateurs" qui ont misé sur Arsenal ou à ceux, à contrario, qui ont misé et perdu sur Liverpool ?


              • sisyphe sisyphe 3 juin 2008 11:46

                par Bulgroz (IP:xxx.x5.135.169) le 3 juin 2008 à 11H37

                 

                Il faut tordre le cou aux idées reçues.

                Évidemment, on peut chercher à se faire plaisir en invoquant la spéculation comme bouc émissaire mais la démarche reste désespérément vaine. Les raisons des mauvaises tendances des produits alimentaires sont à chercher ailleurs.

                 

                Oui : il y en a des milliards qui ont des idées reçues, et qui ne "cherchent pas à se faire plaisir", mais simplement de quoi bouffer.

                Mais la spéculation n’y est pour rien, puisque bulgroz le dit... c’est la loi du marché, c’est tout...

                Même le nez dans la merde, les défenseurs du marché vont vous dire que ça ne sent pas mauvais : c’est une idée reçue......


              • ZEN ZEN 3 juin 2008 11:54

                @ "Les raisons des mauvaises tendances des produits alimentaires sont à chercher ailleurs."

                Ah bon ! docteur Bulgroz, expliquez-nous cela....


              • Napakatbra Napakatbra 3 juin 2008 12:32

                "La spéculation ne fait qu’accompagner ou suivre une tendance à la hausse ou à la baisse d’un marché"...

                Spéculation = achat / revente sur un produit, dans l’optique de gagner de l’argent. Il s’agit d’une bourse. Plus il y a d’acheteurs, plus le prix du produit monte. C’est le principe de base !!!

                Par exemple, le prix du pétrole est fait à 20-40% selon les sources par la spéculation. Et pour confirmer, au cas où il existe un doute, la baisse du pétrole actuelle :

                http://www.lesmotsontunsens.com/le-petrole-fait-du-yo-yo-polemique-sur-le-role-des-speculateurs

                 


              • FYI FYI 3 juin 2008 14:23

                @ Bulgoz :

                Tordre les idées reçus, vraiment ?

                Tiens les financiers disaient la même chose concernant les taux usuraire

                C’est facile d’avoir 99 % des avoirs financiers et d’acheter ce que bon nous semble, et ensuite de prétendre que c’est l’offre et la demande .....

                Je résume, la population mondiale a 1% des avoirs financiers, les 4 banques 99 %, qui fait le marché ?

                La spéculation doit être bcp mieux règlementé comme les taux d’intérêts au XIXème Siècle.

                Au XXème Siècle personne n’a eu ce courage, pourtant il a été à l’origine de toutes nos crises économiques, c’est vraiment SCANDALEUX, vraiment ...

                A quand un Nuremberg de nos élus ?


              • Lisa SION 2 Lisa SION 3 juin 2008 14:33

                La spéculation est déconnectée physiquement du marché, de la même manière que spéculer sur le résultat du prochain match de foot n’a aucun impact sur les résultat du match ni n’enrichit ou n’appauvrit les gagnants ou perdants de ce match...avez vous écrit, Bulgroz.

                Apparemment, vous avez raté une excellente émission sur le monde du tennis, dimanche soir. La Mafia chinoise, en misant des millions d’euros sur un outsider qui affrontera Davidenko, après l’avoir payé d’une enveloppe, l’incite à perdre le match, notemment par arrêt pour bobo...

                Vous ne semblez pas avoir tout bien cerné sur le moteur de la spéculation et les compromissions externes... 


              • Disjecta Disjecta 4 juin 2008 12:47

                Le prix des matières premières est effectivement décidé sur un marché. Pour les matières agricoles, il s’agit du Chicago commodity stock exchange, qui fonctionne selon le même principe qu’une bourse. Plus un titre est acheté, plus son prix va grimper ; et inversement : c’est effectivement, Bulgroz, le principe de l’offre et de la demande ; plus on demande un titre, plus il coûte cher ; plus on en vend, moins il coûte cher.

                Or, comme dans toute bourse, il y a des spéculateurs, dont le principe n’est pas de détenir un titre sur une longue durée mais sur un temps parfois très court, juste pour réaliser une marge : on n’a rien produit de ses mains, on a juste quelques ordinateurs et des traders et on essaye d’empocher sa part du magot. On peut à juste titre parler de "corsaires" ou de "pirates de la finance".

                La World Bank (Banque internationale pour la reconstruction et le développement) estime à 37% l’influence de la spéculation sur l’augmentation des prix des matières agricoles. Pour Heiner Flassbeck, directeur à l’UNCTAD (United Conference on trade developpement) ce pourcentage pourrait être doublé. (source : Il Manifesto, Jean Ziegler, traduit par Mondialisation.ca).

                Voilà Bulgroz : contre les idées reçues, c’est aussi bon de ne pas se référer toujours aux mêmes médias et à leur nauséeuse défense de principes ultralibéraux dont ils ne saisissent rien (sauf que ça rapporte toujours plus aux mêmes et que ça n’est pas plus mal).


              • chmoll chmoll 3 juin 2008 11:41

                dans les affaires ,si il y a de la morale ,il ni a pas de profit

                logique nan ?

                 


                • claude claude 3 juin 2008 20:28

                  @ schmoll,

                  pas d’accord,

                  les affaires peuvent s’effectuer dans le respect des contrats et le profit être réparti. c’est un peu le capitalisme que de gaulle avait essayé d’instituer.

                  aujourd’hui, les entreprises ne sont plus menées par des hommes, mais par des consortiums...

                  ce n’est plus le travail qui est la valeur de base de l’entreprise, mais les dividendes des actions.

                  c’est à cause de cela que l’on ferme des entreprises rentables pour les rendre encore plus juteuses en les délocalisant...

                  il serait peut-être bon de réhabiliter le contrat signé par une poignée de main et la parole donnée...c’est à dire le respect de l’autre !


                • Bulgroz 3 juin 2008 12:07

                  On peut effectivement trépigner des pieds, crier des incantations, haro sur la vile spéculation ! haro sur le vil argent  !, sans que cela ne fasse avancer d’un hiatus la solution aux problèmes. On peut mêm insulter des gens.

                  Si cela vous fait plaisir et si vous pensez que vous allez par des incantations modifier la nature des choses, faites vous plaisir.

                  Moinssez, moinssez, Messieurs, les créve la faim qui ne peuvent accéder aux ressources alimentaires vous en seront redevables.

                  La spéculation est déconnectée physiquement des poduits sur lesquels elle est exercée, elle n’a aucune influence sur la tendance d’un marché : si le produit devient rare face à l’auglnetation de la clientèle, il devient cher, si le produit est abondant, le prix baisse.

                  On peut regarder un feu des heures sans rien comprendre au phénomène de la combustion.


                  • ze_katt 3 juin 2008 12:23

                    Le fait que des gens achètent massivement des stocks de nourriture pour les revendre plus cher n’a aucune influence sur la flambée des prix ?


                  • Deneb Deneb 3 juin 2008 12:35

                    Le fait que certains amassent et retiennent un produit, pour qu’il devient rare, et chér du coup, ça n’a évidemment aucune incidence sur le marché... Pour qui vous nous prenez, Bulgroz ?


                  • Bulgroz 3 juin 2008 12:48

                    Deneb,

                    Où voyez vous des stocks de nourriture ?

                    L’Inde, la Thaïlande ou la Birmanie ont décidé de ne plus exporter de riz et de le garder pour eux.

                    Le stockage des denrées alimentaires ne dépasse pas 6 mois à 1 an, au delà, le coût exorbitant et trop risqué.

                    La spéculateurs financiers dont on parle ne stockent rien. Ils parient sur des évolutions de prix de marché comme on parie sur les résultats des courses de chevaux.


                  • Laurent_K 3 juin 2008 13:01

                    Bien sûr que si, la spéculation influe sur les marchés. Qu’elle suive des tendances imprimées par le marché "naturel" est vrai mais n’empêche pas qu’elle a un impact.

                    C’est vrai par contre qu’un simple article et ses commentaires ne changeront rien à la situation actuelle. ils aident simplement à expliquer un phénomène et à souligner l’hypocrisie de certains. 

                     


                  • Deneb Deneb 3 juin 2008 13:29

                    bulgroz, et le petrole, necessaire à la production et le transport ?


                  • JL JL 3 juin 2008 15:44

                    Bulgroz confond spéculation et loi du marché. Autrement dit, si le TCE avait énoncé que l’UE met en oeuvre une spéculation hautement compétitive, Bulgroz n’aurait pas moufté ! 


                  • Bulgroz 3 juin 2008 16:56

                    Deneb,

                    Où voyez vous des stocks de nourriture ?

                    L’Inde, la Thaïlande ou la Birmanie ont décidé de ne plus ou de moins exporter de riz et de le garder pour eux.

                    Le stockage des denrées alimentaires ne dépasse pas 6 mois à 1 an, au delà, le coût est exorbitant et trop risqué.

                    La spéculateurs financiers dont on parle ne stockent rien. Ils parient sur des évolutions de prix de marché comme on parie sur les résultats des courses de chevaux.


                  • Deneb Deneb 3 juin 2008 17:59

                    bulgroz, vous pouvez poster votre commentaire autant de fois que vous voulez , il ne sera pas moins nul pour autant. Serait-ce à cause de votre grand âge que vous radotez ?


                  • Bulgroz 3 juin 2008 18:15

                    Oui, Deneb, vous avez deviné, je suis âgé et je radote et je fais des posts nuls. Comment vous avez fait pour me mettre à jour ? Je suis aussi con, mais çà vous n’en êtes pas sur et vous vous êtes retenu.

                    Par ailleurs, vous nous avez toujours pas dit où étaient les stocks de nourriture cachés par les spéculateurs ?

                    Moi aussi je vais vous faire un procès d’intention qui alimentera le débat de manière efficace : vous êtes beau, jeune et vous faites d’excellents commentaires.


                  • claude claude 3 juin 2008 20:33

                    @ bulgroz,

                    les dictateurs birmans privent leur peuple du riz pour le revendre à leur profit à l’inde, la thaïlande, la corée...

                    la spéculation fait le lit de la révolte et de la guerre... prennons garde qu’un de ces jours, il n’y ai pas un fort retour de bâton... car un peuple qui a faim, n’a pas d’oreille et ne peut être raisonné...


                  • Bulgroz 3 juin 2008 21:02

                    Oui, Claude, mais il ne sagit pas de spéculation financière,

                    Mais de manipulation des marchés à des fins politiques.

                    Peu de pays se risquent à stocker au delà d’un an des produits alimentaires, peu de pays ont cette capacité. Cela coûte très cher, consomme beaucoup d’énergie et les risques de pertes sont énomes.

                    La spéculation financière est un jeu à somme nulle, tout le ponde gagne et perd de l’argent et est déconnectée du produit sur lequel elle est gagée..

                    Il serait autrempent pkus intéressant de savoir comment faire pour que les énormes masses financières au lieu de s’épuiser dans de vaines opérations de spéculation, s’investissent dans des projets de coopérative au Mali, Niger, Sénégal, Zimbabwe, Vietnam...

                    Le jour où l’intérêt financier d’un projet de cultures vivrières au Tchad sera aussi sur (je ne dis pas supérieur) aux aléas de la spéculation financière sur les bourses de commerce occidentales, alors on pourra dire que le monde aura gagné.

                    En attendant, inutile de taper sur les spéculateurs, vaut mieux chercher à faire en sorte qu’ils investissent dans le développement. Là et quand, ils trouveront la garantie de pouvoir, au pire, espérer recouvrer la mise en ayant l’impression que tout a été fait pour que le projet réussisse.


                  • Ecométa Ecométa 5 juin 2008 11:21

                     

                    @Bulgroz

                     

                     

                    "On peut regarder un feu des heures sans rien comprendre au phénomène de la combustion"

                     

                     

                    Pour un homme préhistorique peut-être ; mais de nos jours tout le monde connaît le principe de la combustion ! En matière d’économie, et de spéculation, seriez vous un homme préhistorique obtus pour ne pas comprendre les méfaits de la spéculation financière ?

                     

                     

                    Petite histoire de la spéculation financière moderne :

                     

                     

                    Le premier krach des temps modernes s’est déroulé à Amsterdam en février 1637, et il concernait le marché... des tulipes ; en fait le mécanisme n’a guère changé depuis. Au départ, les tulipes, importées de Turquie, séduisaient un public restreint d’amateurs fortunés. C’était là un plaisir élitiste mais qui allait bientôt déboucher sur un mouvement de mode entraînant à son tour une spectaculaire explosion de la demande, doublée d’une envolée de la courbe des prix, portée par la spéculation. En fait, les spéculateurs se mirent à revendre au plus offrant leurs bulbes qui fleurissaient plusieurs années de suite. Avec leurs bénéfices, ils réinvestirent aussitôt, dans l’espoir de réussir un nouveau coup, et la hausse des prix s’accéléra.

                     

                     

                    Ne pouvant répondre à la demande, ils inventèrent une nouvelle technique, le contrat pour livraison future, équivalent aujourd’hui du contrat à terme, ou « future ». L’euphorie collective culmina, et, subitement, les banquiers réalisèrent que les prix étaient déconnectés de la valeur réelle de la tulipe, et qu’il s’était créé ce qu’on appelle aujourd’hui une bulle financière qui risquait alors d’exploser. Voulant sortir les premiers de cette spéculation financière artificielle les dits banquiers se mirent à vendre. Les prix s’effondrèrent, et, au final, des milliers de fortunes édifiées en quelques mois furent balayées en quelques heures, et des centaines de milliers d’épargnants perdirent toutes leurs économies. Ce fut le cas notamment d’un jeune peintre, un certain Rembrandt.

                     

                     

                     

                    Qu’il n’y ait pas que la spéculation comme problème, et qu’il faille chercher ailleurs les causes de nos difficultés économiques et sociales est une évidence, mais, dire que la spéculation financière n’est pour rien dans tout cela est un peu fort de café : un café « du commerce équitable » bien sûr !

                     

                     

                     

                    Quant à la loi du marché, la loi de l’offre et de la demande, elle relève d’un pur sophisme et une manipulation d’abstraction ! Demandez aux fabricants fournisseurs des « grandes surfaces » qui traitent avec les centrales d’achats : la loi du marché c’est la loi du plus fort économiquement parlant, qui, généralement, impose et dicte sa loi !

                     

                     

                    Que la spéculation soit un pari ne fait aucun doute, mais de là à l’assimiler à un simple pari sportif est un peu gonflé et pour tout dire légèrement simpliste ! Assez généralement l’excès de spéculation financière débouche souvent sur un krach boursier ; par contre on a jamais vu un pari sportif sur un club sportif ou un sur un autre déboucher sur le krach d’un des deux clubs ou même de tous les autres clubs !

                     

                    Ecometa

                     

                     

                     

                     


                  • Ecométa Ecométa 5 juin 2008 15:02

                    @ Bulgroz

                     

                     

                    « La spéculation financière est un jeu à somme nulle… » !

                     

                     

                    La spéculation financière, et je me retiens pour rester poli, est un « jeu de nuls », pratiqué par des « Nuls », qui ne pensent qu’à leur « tête égoïste de nuls » ! Des « gens nuls »qui transforment le monde en un vaste casino financier : une mondialisation financière ; en réalité, et pour parler plus franchement, des « conneries », qu’un jour plus très lointain, et comme déjà par le passé, il nous faudra payer au prix cher, et pas qu’au plan financier, mais plutôt économiquement et socialement et pour des gens, qui, eux, n’auront jamais spéculer financièrement !

                     

                     

                    Des « gens nuls » qui jouent essentiellement sur des différences sociétales entre pays car les pays qui ont le plus de croissance, au moins financière, essentiellement profitable à l’économie financière et non à l’ensemble de l’économie locale ; des pays viennent de très loin sociétalement et économiquement parlant et qui resteront encore longtemps en arrière dans le domaine simplement sociétal et aussi en économie sociétale !

                     

                     

                    La spéculation financière relève purement et simplement d’une économie de « casino » dans laquelle à coup sûr c’est précisément le casino qui gagne, en fait la banque, car les règles sont faites par elle et pour elle ! Pourquoi des banques nationales font-elles des bénéfices mirobolants totalement déconnectés des économies nationales ? La réponse est simple : les dés économiques sont tout simplement pipés financièrement parlant !

                     

                     

                    On ne réduit pas un système complexe, qu’il soit physique, physique naturel ou artificiel humain, ni métaphysique humain comme l’économie, à un des éléments qui le compose.

                    On ne peut pas réduire un moteur à son seul allumage, à sa seule carburation et encore moins au carburant qui lui est nécessaire pour fonctionner : pourquoi réduit-on l’économie au seul capital, ou encore à la seule production, voire au seul monde de l’entreprise ?

                     

                     

                    Si une partie de l’économie relève de la finance, pour autant, et à elle seule, la finance n’est pas toute l’économie ; réduire l’économie à la seule finance comme nous le faisons relève d’un raisonnement économique plutôt simpliste ! De la même façon si le capital est utile et nécessaire à l’économie, réduire l’économie au seul capital, au « capitalisme », relève d’un réductionnisme essentiellement dogmatique !  L’économie ne doit pas être raisonnée en fonction de la seule satisfaction des moyens, le « moyen pour le moyen », mais aussi et surtout en fonction de la satisfaction des besoins, certes ceux individuels mais également ceux collectifs sociétaux car il n’y a pas d’économie possible sans société !

                     

                     

                    Ecometa

                     


                  • Bulgroz 3 juin 2008 12:21

                    Je suppose que la crise mondiale de l’eau, particulièrement dans les pays sous développés est à mettre sur le dos de la vile spéculation internationale ?

                    Étonnant aussi que le site de la FAO ne remette pas en cause la vile spéculation internationale pour régler le problème de la faim.

                    Un oubli de Monsieur Diouf, sans doute ? Il devrait lire les commentaires éclairés de certains à Agoravox.

                    http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2008/1000840/index.html

                    http://www.fao.org/newsroom/fr/news/2008/1000853/index.html


                    • LE CHAT LE CHAT 3 juin 2008 12:23

                      "Ces prix se décident ailleurs",

                       

                      en l’occurence , à la bourse de Chicago, où des farmers obèses attendent de vendre leur production au milieu des traders accourus pour profiter de ce nouveau juteux terrain de jeu .

                      si j’avais un conseil à faire aux PVD , ce serait de privilégier l’autosuffisance alimentaire et développer les cultures vivrières , tant pis pour les cultures d’exportation , sinon leurs pays seront ravagés par des guerres pour le controele de l’eau et de la nourriture .


                      • Julius Julius 3 juin 2008 12:52

                        Ce qui est une spéculation ? Quand je pense qu’un prix de quelque chose va grandir, je l’acheter dès maintenant (pour le bas prix) et je l’espère, de le vendre plus tard et gagner la différence. Si une quantité importante est acheté de cette façon, il augmentera la demande et par la suite le prix. Donc, il va simplement faire de la hausse des prix plus tôt. La spéculation elle-même ne fait pas de prix plus élevé. Il permet, au contraire, à gérer le manque de ressources, car il envoyer le signal sur les problèmes avant qu’ils arrivent. De cette manière, il permet de mener des actions préventives dans le temps (la spéculation dans l’essence se traduira par la recherche d’énergies alternatives avant qu’il ne soit critique, la spéculation sur les produits agricoles se traduira par l’amélioration de la production). La spéculation n’est pas la source des problèmes, il est un régulateur.

                        Il ya plusieurs causes de l’augmentation des prix dans l’agriculture. Le plus important est l’subventions agricoles en Europe et aux États-Unis. Les prix ne sont pas artificiellement élevés, mais un niveau artificiellement bas. Les gens dans les pays riches paient des impôts qui vont à l’subventions agricoles. Cela rend les produits agricoles trop bon marché et les producteurs des pays pauvres ne peuvent pas concurrencer. Ensuite, - ils ne produisent pas - qu’ils achètent. Et quand les prix augmenter (pour plusieurs raisons), les pays pauvres ne peuvent pas acheter. Et comme une conséquence de la précédente bas prix, leur agriculture est détruit et ils ne peuvent pas se nourrir.

                        Suivant le même raisonnement, la hausse des prix fera l’agriculture dans les pays les plus pauvres de nouveau rentable. Cela signifie que, dans environ deux ans, l’équilibre sera rétabli. Sans aucune manipulation artificielle. La libéralisation du commerce agricole peut créer cet équilibre encore plus vite.


                        • LE CHAT LE CHAT 3 juin 2008 13:12

                          certains état ont également subventionné les denrées alimentaires pour éviter de repercuter les prix du marché , et cela depuis des années , mais devant la facture pétrolière , les caisses sont vides et on ne peut plus payer pour sponsoriser le riz ou le blé .....


                        • Laurent_K 3 juin 2008 13:12

                          D’abord une petite remarque (constructive) sur la forme : fais attention aux conjugaisons, cela rend ton commentaire difficile à lire.

                          Sur le fond, si la spéculation suit souvent des tendances plutôt qu’elle ne les déclenche, elle pose pourtant bien un problème. Si comme tu l’indiques, elle donne un signal à l’avance -ce qui reste à démontrer-, ses conséquences immédiates en matière alimentaire sont catastrophiques pour les gens qui ne peuvent plus acheter à manger. C’est pour eux une question de vie ou de mort.

                          En ce qui concerne la libéralisation permettant de créer un équilibre, tu as raison... à long terme. Simplement, il y a un petit détail qui cloche pour les humains que nous sommes : nous avons une durée de vie limitée (surtout si nous ne mangeons plus) et cet équilibre très théorique n’est atteignable que dans un modèle où la durée de vie est infinie.

                           


                        • sisyphe sisyphe 3 juin 2008 13:33

                          par Julius (IP:xxx.x58.88.217) le 3 juin 2008 à 12H52

                           
                          Ce qui est une spéculation ? Quand je pense qu’un prix de quelque chose va grandir, je l’acheter dès maintenant (pour le bas prix) et je l’espère, de le vendre plus tard et gagner la différence. Si une quantité importante est acheté de cette façon, il augmentera la demande et par la suite le prix. Donc, il va simplement faire de la hausse des prix plus tôt. La spéculation elle-même ne fait pas de prix plus élevé. Il permet, au contraire, à gérer le manque de ressources, car il envoyer le signal sur les problèmes avant qu’ils arrivent.
                           
                          Comment dire une chose et son contraire dans le même paragraphe !
                          Très fort, Julius !
                          Vous croyez vraiment les gens assez cons pour marcher dans vos sophismes à la mords-moi-le-noeud ?
                          Quelle prétention.... et quelle bétise !!

                        • Julius Julius 3 juin 2008 14:40

                          > Comment dire une chose et son contraire dans le même paragraphe !

                          Peut-être que je n’ai pas dit cela très clairement. Mais il n’ya pas de contradiction. Les spéculations vont pas augmenter les prix lui-même - il avance la croissance future des prix. Grâce à la spéculation, les prix ne seront pas plus élevées l’an prochain, mais déjà cette année.


                        • Julius Julius 3 juin 2008 14:51

                          > Sur le fond, si la spéculation suit souvent des tendances plutôt qu’elle ne les déclenche, elle pose pourtant bien un problème. Si comme tu l’indiques, elle donne un signal à l’avance -ce qui reste à démontrer-, ses conséquences immédiates en matière alimentaire sont catastrophiques pour les gens qui ne peuvent plus acheter à manger. C’est pour eux une question de vie ou de mort.

                          Oui. Il devrait y avoir des interventions sur le marché pour éviter la catastrophe immédiate. Et nous devons aider l’agriculture dans les pays pauvres à redémarrer. Après tout, nous l’avons tué. Mais ces actions devrait être juste limitée dans le temps, ils devraient juste aider à guérir les problèmes actuels. À plus long terme, des marchés agricoles devraient être libres.

                          Et la hausse des prix du pétrole va rendre les transports plus coûteux. Cela permettra de protéger les pays pauvres parce que ce sera moins cher à produire localement.

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