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Accueil du site > Actualités > Economie > Barroso : Non, Hollande ne l’a pas rêvé !

Barroso : Non, Hollande ne l’a pas rêvé !

Hollande ne veut pas croire une telle chose nous dit-on !

Barroso, un homme si courtois, si policé, se serait mouché dans les rideaux !….

C’est un peu la même sidération qu’au lendemain de l’affaire Strauss-Kahn, ou celle de Cahuzac.

Sauf qu’il est à craindre que cette fois l’homme assume, et ne baisse pas le regard, se sentant protégé par plus fort…A moins qu’il ne se perde encore une fois dans ses circonvolutions habituelles levantines, propres à vous endormir. C’est ainsi qu’il a fait son petit bonhomme de chemin, sur le chemin de Bruxelles qui n’est pas celui de Compostelle. Rien d’un Saint-Just ou d’un Robespierre, mais plutôt un de ces exemples carriéristes que l’on vit fleurir sous la restauration.

Une déclaration en tout cas, intéressante, pour ce qu’elle nous révèle, et qui nous fait nous demander qui sont les véritables intérêts, et maîtres de cet homme !

De quoi s’agit-il ?…De quelle crime notre pays s’est-il rendu coupable pour que ce fonctionnaire sorte enfin de ses gonds, et en arrive presque à imiter Kroutchev, martelant de sa godasse, sur la table de L’ONU, le droit indescriptible de son pays à s’inscrire dans l’histoire.

Dans un entretien publié lundi par l’International Herald Tribune, José Manuel Barroso a en effet violemment critiqué la volonté française d’exclure le secteur audiovisuel du mandat de négociations commerciales de la Commission avec les États-Unis, qualifiant cette attitude de« réactionnaire ».

On accuse souvent la commission européenne d’être tiède, ou timorée, mais voilà bien l’exemple du contraire. Cet homme, tant vanté souvent pour son esprit consensuel vient de nous montrer que cette assemblée savait trouver de nouveaux éléments de langage… Le mot réactionnaire, cette pince multiprise venant de surgir de la main du plombier de toutes les europes libérales est en effet fort de café, et nous réveille sérieux, nous faisant loucher du coté du passé !

Diable, cette chose existerait-elle encore à Bruxelles, ce palais du neuf sans aspérités, où les drapeaux nationaux ressemblent à des pots de géraniums de toutes les couleurs ?

Une réaction désigne la politique prônant et mettant en œuvre un retour à une situation passée, réelle ou fictive. Le terme est opposé à révolutionnaire, celui qui est ouvert aux idées, à la modernité, et va de l’avant…..

Barroso deviendrait-il révolutionnaire ?

S’est il rallié à la pensée de Marx, ce grand décodeur ? Dans le manifeste du parti communiste, Karl Marx nous dit que les classes moyennes combattent la bourgeoisie, qui est une menace pour leur existence en tant que classe moyenne. « Elles ne sont donc pas révolutionnaires, mais conservatrices ; bien plus, elles sont réactionnaires : Elles cherchent à faire tourner à l’envers la roue de l’histoire. ».

Mais dans quel sens ? La roue de l’histoire ressemble de plus en plus à celle d’une cage d’écureuil, baptisé « le marché « ! On nous dit qu’on a intérêt à en mettre un coup, si l’on ne veut pas se faire doubler par les écureuils américains ou asiatiques, beaucoup plus gros, hardis et voraces, pas des feignants peureux comme nous se cachant dans les arbres au moindre bruit !

Du coup, le matériel logistique propre à opérer, s'est bigrement rétréci sur le terrain des opérations, au fur et à mesure que le monde curieusement se complexait. En plus de la pince mutiprise, ajoutez dans la fameuse boite à outils un bon vieux marteau, comme au temps de l'union soviétique. Ca suffira pour la feuille de route, autre régal sémantique qui nous révèle l'improvisation de ces élites, quand elles doivent agir au niveau politique. La feuille de route est à la politique, ce que la liste des commissions est au commerce....

Pas besoin de lire Tocqueville et Keynes, pour appréhender cet univers.

Plutôt qu'à Marx, intéressez-vous plutôt aux Marx Brothers, et à la limite à Milton Friedman, celui dont la pensée éclairante comme le phare de Rhodes à permis aux généraux Chilien de sabler ce nouveau genre de démocratie qui a fait florès, et qui nous ramène, par un curieux retournement des valeurs, l'accusation de "réactionnaire" !. 

Beaucoup de bruit pour rien, aurait dit Shakespeare, dans ce palais du silence où l'on fait plus souvent les comptes d'apothicaire, que de tenter de mettre les idées à plat. 

Tout cela sera-t-il une tempête dans un verre d’eau, un lapin sorti du chapeau européen et repeint vite fait aux couleur de l’union américaine ?

Mais qu’est donc l’objet du délit ?

 La France refuserait de se soumettre au marché, qui soi-disant sauve de tout, et avant tout de la faillite. On voudrait bien le croire et l’essayer à la limite, pour le mettre à l’épreuve du réel, quand les faits vous indiquent la nécessité d’un changement de paragdime.

Mais pour le coup on s’interroge ! Cette exception culturelle que la France a mise en place lui a permis justement de défendre vaillamment son cinéma sur le marché de l’export, de permettre à des producteurs et des artistes de vivre, tout en défendant des valeurs, une philosophie culturelle et une place dans le monde…Du moins, pour ce qu’il en reste. 

Ce régime, que tant de pays nous envie, nous a permis d’être sur le podium de tête de la production cinématographique.

On aurait donc pu s’attendre à ce que notre homme justement encourage un système qui marche si bien, et promotionne des initiatives allant dans le même sens, dans d’autres domaines, afin que les gens puissent retrouver travail, dignité, richesse.... Et sens.... Un mot qui manque dans la fameuse boite à outils..... Pourtant le pied à coulisse indispensable que tout artisan chérit.

Je vois très bien la scène : La France, via Hollande, "voulant bien le croire", recevant des palmes à Bruxelles, au nom de la commission européenne reconnaissante.

Les chiffres de retour sur intérêts de cette exception que l'on a su défendre, sont à mettre dans la même poche que celle de nos spiritueux, dans la balance du commerce.

Mais a priori les chiffres et les statistiques n’intéressent les libéraux que quand ils peuvent les exploiter pour illustrer une doctrine totalitaire.

Cette exemple surréaliste c’est un peu, comme s’ils voulaient imposer à un champion de course à pied de se mettre des chaînes aux pieds pour courir plus libre. Entendez plus libéral, le mot détourné de son sens commun d’émancipation, pour sa vulgarisation la plus ville, celle d’une porte ouverte à tous les courants d’air et à tous les prédateurs.

S’il y avait justement un exemple pour illustrer que le protectionnisme était une source de richesse et de profit, c’est bien cette exemple de l’exception culturelle française dont il faudrait se servir.

Faudrait-il soumettre le cinéma et la culture en général à la même moulinette libérale qui a permis à Mittal d’éteindre les hauts fourneaux de Florange pour son plus grand profit ?

On le savait, mais on le voit comme jamais : En dehors de cette affaire ahurissante, et ce qu’elle révèle, il y a tout le sort du monde, dans ses différences qui est représenté.

Vous pouvez dire ce que vous voulez, vous égosiller, et prouver que votre affaire est judicieuse et rentable, le totalitarisme en place n’a que faire de vos belles paroles, contre lesquelles il répond à un dogme, une caricature de sens.

Ces ultra libéraux ressemblent comme deux gouttes d’eau à vendre aux inquisiteurs du moyen âge, qui répondaient à l’esprit des lumières naissant par leurs vérités toutes faites, elles mêmes issues d’un livre qui leur disait que la terre était plate, comme une pièce de monnaie justement.

L’argent, toujours lui. Incapable de répondre aux grands défis.

Ces gens sont habiles en tous sophismes, et vous diraient d’abandonner vos vêtements sur la banquise, afin de relancer le marché et la concurrence.

« Un renard libre pour un poulailler libre, avec des poules libres ! » Disait Orwell, pour se moquer….Il semble bien que son fameux livre « La ferme des animaux » soit toujours d’une actualité urgente. Cette novlangue n'admet que les flux d'argent, toujours plus intenses, survolant les frontières, s'en moquant, pour un but qui n'appartient qu'à cette aristrocratie autoproclamée, et dont la suffisance nous étouffe. 

Il y a deux ou trois ans, Regis Debray, dans un autre livre plein d’esprit et de sens intitulé « Eloge des frontières » livrait une réflexion toujours plus actuelle sur cette soi-disant « ouverture » qui en est bien justement le contraire.

« Les éminents sociologues qui ont pris la distinction pour de la morgue ont ouvert les vannes de l’argent, que toute barrière en colère et que l’exception culturelle insupporte. La frontière a mauvaise presse ; elle défend les contre pouvoirs. N’attendons pas des pouvoirs établis, et en position de force, qu’ils fassent sa promo. Ni que ces passe-murailles, que sont évadés fiscaux, membres de la jet-set, stars du ballon rond, trafiquants de main d’œuvre, conférenciers à 500 000 dollars, multinationales adeptes des prix de transfert déclarent leur amour à ce qui leur fait barrage. »

Barroso finalement tombe à pic. On pourrait presque le féliciter d’avoir réouvert le débat. Bien des révolutions ont commencé par des paroles plus ou moins heureuses :

« S’ils n’ont pas de pain, qu’ils mangent de la brioche ! »

Et bien sûr Barroso, tapi derrière Marie-Antoinette, aurait ajouté :

« Et en plus ils sont libres de l’acheter où ils veulent !


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77 réactions à cet article    


  • ZEN ZEN 18 juin 2013 09:12

    Bonjour bakerstreet

    Comment s’étonner, quand on connaît un peu cet homme et son passé, qui n’a même pas un mot de pitié pour son pays d’origine en déshérence ?

    José Manuel Barroso, qui a donné ces dernières années le ton néolibéral à la zône euro, devenue, la crise aidant, moribonde , qui a continué à subordonner la politique européenne aux exigences des intérêts anglo-saxons, des marchés financiers internationaux.
    Une Europe vassalisée. Résutat de la victoire des thatchériens, où les passages de nombreux commissaires au secteur privé, à la pratique du lobbying, font apparaître les collusions d’intérêts
    . Dans ces conditions, cette Europe-là semble irréparable...


    "Le 23 novembre 2004, José Manuel Durão Barroso prenait la présidence de la Commission. Le conservateur The Daily Telegraph s’exclame triomphalement : « la Commission européenne passe sous le contrôle des Thatchériens  ». La référence à l’ancienne Premier-ministre britannique pourrait sembler anachronique, plus de dix ans après son retrait de la vie politique. Et pourtant. L’ancien maoïste Barroso aurait véritablement eu de quoi séduire la « dame de fer » : anticommuniste, atlantiste et libéral patenté, il a su rassembler autour de lui une équipe de choc à même de poursuivre le travail déjà réalisé par ses illustres prédécesseurs.__Sans renier pour autant son mérite, Barroso avait de qui tenir. Nous avions déjà évoqué le bilan flatteur de certains de ces « hommes de main de la dame de fer  » qui ont façonné l’UE. Tout le long des décennies 80 et 90, les Cockfield, Sutherland, Brittan, avec le soutien de Davignon et Delors, ont contribué à abattre une à une les « barrières réglementaires » au libre-échange et entamer la libéralisation de nombreux secteurs de l’économie européenne (télécom, transport aérien, énergie)..."


    • bakerstreet bakerstreet 18 juin 2013 09:48

      Bonjour Zen


      Merci pour ce supplément judicieux et révélateur
      Vous avez tout à fait raison. 

      Cet homme n’est pas plus Portuguais que Tatcher n’était anglaise, hormis pour le gout des robes et ce semblant de colère épidermique que fut la guerre des malouines. 
      Cette diapora de la finance internationale qui s’est construite sur les thérories du marché ouvert, n’a que faire des frontières, dont elles se servent pourtant avec opportunité, pour le grand bien des paradis fiscaux. 
      Un journal, sur papier ou sur internet, comme agoravox aussi, est divisé en segments : Economie, actualités, loisirs, religions, et tutti quanti....Là aussi les frontières et les divisions ont volé en éclat, tant la vision unique et totalitaire du monde a réussi à imposer dans sa pire caricature, et dans ces conséquence, à ce que les philosophes espéraient : l’unicité, la complémentarité et la richesse......
       



    • ZEN ZEN 18 juin 2013 13:34

      Heureusement qu’il y a  Juncker et son optimisme à toute épreuve
       la Grèce est sur le bon chemin, dit-il
      Si, si !


    • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 18 juin 2013 17:04

      qu’attend le peuple d’europe pour faire une maxi pètition et virer le MAFIEUX BARRRROSO SES

      COLLEGUES VON PAMPUY ET LA BARONNE ASHTON....

      ils nous donnent des ORDRES N ONT PAS ETE ELUS

      MONTONS UNE PETITION ET VIRONS CES 3 MAFIEUX


    • bakerstreet bakerstreet 18 juin 2013 21:34

      Entre copains de tous les totalitarismes, l’amitié innefable et le soutien irrationne qu’apporta Miss Tatcher à Pinochet, et surtout à Pol Pot sont remarquables, et interrogent !

      Tatcher a t’elle eu une époque Mao, comme Barroso ?
      Il faudrait regarder son autobiographie.

      N’y a t’il pas un trou dans son CV, comme Agatha Christie,une pèriode cachée de son histoire où elle entreprit de sortir de la gangue bourgeoise, l’homme révolutionnaire et nouveau comme un sous neuf, comme ils le firent, là bas, au cambodge ?

      En tout cas ce soutien que l’on pourrait qualifier d’irrationnel au vue des valeurs a sans doute une signification que bien peu ont tenté d’expliquer. 
      Le sadisme commun, la perversion, l’amour de la domination et du mal pour tout dire, dans lesquels ils se reconnurent tous deux.

      Il faut bien nommer cette chose étrange qui corrompt la planète et questionne, dont le libéralisme fou est bien le dernier avatar.. 
      L’homme a acquis des techniques, résolu des problèmes insolubles, et pourtant se comporte au niveau politique exactement de la même façon qu’à la préhistoire : Craner, assouvir, spolier, thésauriser......La loi du marché, du plus fort, du plus malin, du plus magouilleur ! 

      Seuls les mots et l’enveloppe ont changé
      Le problème est qu’on est passé du local au total, et que les conséquences sont terribles !

    • Mr Dupont 19 juin 2013 02:50

      Pas étonnant que Mr Barroso se permette des réflexions sur Mr Hollande

      Il est la risée du monde entier

      Regardez le regard de Mr Poutine sur le Président de la France

      http://www.lefigaro.fr/international/2013/06/18/01003-20130618ARTFIG00669-g8-poutine-resiste-aux-occidentaux-sur-la-syrie.php

      Tout est dit


    • jako jako 18 juin 2013 09:26

      J’hésite toujours entre ordure, incompétent, cynique, ou les trois ? apparement lui a un bon shampoing, merci bakerstreet


      • BOBW BOBW 18 juin 2013 21:41

        Barroso en portugais rime avec Bandido smiley


      • TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE TOUSENSEMBLE OU L ECUREUIL ROUGE 19 juin 2013 09:17

        @SCHWEIZEIR LES TROIS EN ++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++++


      • bakerstreet bakerstreet 18 juin 2013 09:32

        Aie, voilà que je m’aperçois que j’ai affublé Holland d’un E. 

        En plus dans le titre. 
        La tache !
        Ce lapsus est il une concession au marché européen. 
        Holland avec son air de gouda moelleux s’apparente bien à ces marchands de la Hanse, qui autrefois faisaient leurs affaires en ne voulant choquer personne. 

        Quand à Barroso je le vois davantage au palais des doges de venise, en éminence grise, dans la salle des cartes, faisant marner les autres à la richesse de soi disant l’état, plutot qu’en conquistador, ou alors derrière, restant dans la caravelle à compter l’or volé aux indiens

        • Aldous Aldous 18 juin 2013 12:12

          Barroso deviendrait-il révolutionnaire ? S’est il rallié à la pensée de Marx, ce grand décodeur ? 

          Ben. Il était juste un peu membre du Mouvement pour la Réorganisation du Parti du Prolétariat (MRPP, maoïstes) portugais dans les années 70 !

          Ici Barroso en pleine réthorique anti-bourgeoise en 74... 

          http://www.youtube.com/watch?v=gmTOo6avlZ0

          Une prestation qui lui a ensuite valu d’etre contacté par l’ambassadeur américain F. Carlucci qui le lancera (formation universitaire à Genève avant de revenir fonder en 1979, l’association universitaire d’études européennes et de connaitre un promotion politique miraculeuse au SPD)

          Bref notre eurodictateur ne vient pas de découvrir le marxisme-leninisme hier...


        • Daniel Roux Daniel Roux 18 juin 2013 11:03

          J’aime beaucoup le style de cet article : humour et déco - dage (et pas -nage).

          Baroso comme Van R-en-pire et les autres membres du staf de l’UE ont été choisi par les chefs d’états de l’union. N’oublions pas que l’UE a été créé par et pour les intérêts américains.

          La plupart de ces chefs d’état sont des libéraux à la mode anglo saxonne, c’est à dire des conservateurs qui servent les intérêts des multinationales à travers une mondialisation sauvage basée sur l’exploitation des pays pauvres et leurs matières premières.

          Il n’y a donc rien de surprenant à ce que Baroso s’énerve devant la résistance de Hollande.

          Ce qui est surprenant est que Hollande résiste.

          On doit en effet se demander : Pourquoi la culture et pas le reste ?


          • Cocasse Cocasse 18 juin 2013 11:10

            Bonne question. J’esquisserais bien une réponse. La culture, subventionée, est souvent redevable au PS, et propage ses idées. Renvois d’ascenceur. Votes contre salaires.

            Regarde le nombre de pseudo artistes bobo-gochos, ou toutes les assos à la con de la diversité métissée plurielle et leurs festivals.

            Quant au cinéma, il suffit de voir la palme d’or et son réalisateur...


          • SuperGigaTony Upoz 18 juin 2013 17:28



            L’ Exception culturelle française :

            En France, le principe de « diversité culturelle » est lié à celui d’exception culturelle française, bien que ce dernier consiste plus en une défense des arts (en particulier la musique et le cinéma) nationaux vis-à-vis d’une « industrie américanisée » considérée comme dangereuse pour la diversité. L’un des outils majeurs utilisés par la France pour lutter contre ce danger est la mise en place de quotas :

            • Le décret TASCA du 17/01/1990 pose deux types de quotas pour le cinéma et l’audiovisuel :
            1. des quotas de production qui imposent aux chaînes de télévision d’investir 3,2 % de leur chiffre d’affaires annuel à la production d’œuvres cinématographiques ou audiovisuelles françaises et européennes. 2,5 % de ces 3,2 % doivent être alloués à des œuvres d’expression originale française (EOF). Exception de 9 % pour Canal+.
            2. des quotas de diffusion qui imposent aux chaînes de consacrer 60 % de leur temps d’antenne pour des œuvres européennes, dont 40 % d’œuvres EOF (initialement le texte prévoyait 50 %, mais sera modifié en 1992 à la suite du mécontentement d’autres pays européens par rapport à ce décret).
            • La loi en date du 01/02/1994 applicable dès le 01/01/1996 impose des quotas aux radios françaises quant à la diffusion des titres francophones. Cette loi fixe un taux de 40 % de programmation d’œuvres créées ou interprétées par des francophones, dont 20 % sont des nouveaux talents durant les heures d’écoute significative

            Dans chaque branche (cinéma, théâtre, télévision, ou autres moyens de communications), il y a un système d’aide automatique à la création. C’est ainsi que le Centre national de la cinématographie prélève un pourcentage sur tout billet de cinéma (10,72 % du prix du billet)

            Dans le lien sur l’ Exception culturelle française vous remarquerez les 166 festivals de films contre 20 en Allemagne ou bien 6 au Royaume-uni, tout ça, plus ou moins financé par nos impôts, je préfèrerais que l’on finance des festoches de musiques ou autres projets sociaux, les festivals de cinéma, perso j’en ai quasi jamais fait .

            En gros, il faudrait garder une certaine forme d’exception culturelle, mais elle est totalement démesurée en terme de cinéma français, surtout lorsqu’on voit la qualité de ce dernier..., et à l’heure d’ internet et de la dématérialisation/délocalisation de la consommation « culturelle » , l’on comprend que c’est bien le point le moins important de l’accord transatlantique .

            Pour les américains, la « culture » européenne ou française, ils s’en moquent, la leur est la meilleure, la notre déjà bien américanisée, et elle se consomme largement aujourd’hui, sur internet ...

            Au pire, ce petit point de l’accord finira bien, lui aussi, par tomber .


          • vesjem vesjem 18 juin 2013 19:17

            daniel , je crois savoir que tu le sais bien


          • sam turlupine sam turlupine 18 juin 2013 19:18

            Par Cocasse (---.---.---.36) 18 juin 11:10

            Bonne question. J’esquisserais bien une réponse. La culture, subventionée, est souvent redevable au PS, et propage ses idées. Renvois d’ascenceur. Votes contre salaires.

            Regarde le nombre de pseudo artistes bobo-gochos, ou toutes les assos à la con de la diversité métissée plurielle et leurs festivals.

            Bah bien sûr : toussa, c’est la fôte aux gauchos-bobos-assos-salauds : vive Barroso, pas vrai Cocasse ? 

            Mondialisation de la zique militaire ! La musique aux français de souche !

            Marre de la -pouah- diversité : que du bon blanc 100% pur jus !

            Que des festivals de bons beaufs : dehors les nègres et leur musique de sauvage !

            Cocasse ministre de la culture !

             smiley


          • soi même 18 juin 2013 19:58

            Hollande avec son exception culturel vise la prochaine élection, car s’ y iil est mordant sur le sujet, il est sur d’avoir le soutiens des stars du showbiz et pense de se fait avoir les décerveler dans sa poche ?


          • rotule 18 juin 2013 22:47

            > Ce qui est surprenant est que Hollande résiste.
            > On doit en effet se demander : Pourquoi la culture et pas le reste ?

            Oui bizarre .... sa copine n’est même pas chanteuse ... ou alors, ayant pris le pli d’exécuter la politique de Sarkozy, il ne s’en est pas rendu compte ?


          • Proudhon Proudhon 19 juin 2013 19:15

            @Daniel Roux

            « On doit en effet se demander : Pourquoi la culture et pas le reste ? »

            C’est comme dire pourquoi écraser les peuples et pas les Banques.

            Cherchez bien qui sont les individus qui gravitent dans la culture et au sein des banques. Ce sont les mêmes ! Mais je n’en dirai pas plus !


          • S2ndreal 18 juin 2013 11:04

            Barroso, lorsqu’il était premier ministre du Portugal, pratiquait les fameuses « réformes structurelles ». Elles ne marchaient pas. Elles n’ont pas sauvé le Portugal. Voyez où ce pays en est. Par contre, le monsieur a été sauvé par sa nomination à Bruxelles. Sans cette nomination, sa carrière était finie. il sévit toujours à la même place.

            On en est à la moindre vétille de résistance à son programme fait exploser le monsieur. On est vraiment mal.


            • Cocasse Cocasse 18 juin 2013 11:05

              Ces pourris pratiquent l’inversion de sens systématique.

              Cela doit être la première règle d’or dans leur manuel de propagande.


              • soi même 18 juin 2013 11:10

                Monsieur Barroso est la caricature typique de ces jeunes qui font de la politique trop tôt,

                - en 1974, il se situe à l’extrême gauche radicale de l’échiquier politique comme président des étudiants maoïstes (MRPP)

                - en 1980, lorsqu’il devient membre du Parti social-démocrate (PPD/PSD).

                - entame sa carrière gouvernementale en 1985

                - Il est promu ministre des Affaires étrangères le 12 novembre 1992, à trente-six ans

                - Après avoir gagné les élections législatives de mars 2002, il est chargé de former le gouvernement portugais

                - Le 29 juin 2004, il est nommé président désigné de la Commission européenne, choisi à l’unanimité par les exécutifs des 25 membres de l’Union européenne

                - Attaché au libéralisme économique, il est très critiqué par une partie de la presse européenne de gauche ; pourtant, sa vision de la politique européenne se révèle en pratique très indécise selon le journaliste Jean Quatremer5 qui parle de « ligne politique totalement illisible »6. Ainsi Martin Schulz, le président du groupe socialiste au Parlement européen, déclare-t-il : « Quand il parle aux socialistes, il est socialiste. Quand il parle aux libéraux, il est libéral. Il dit aux gens ce qu’ils veulent entendre ».

                - En juin 2009, les chefs d’États et de gouvernement le nomment pour un second mandat. Cette nomination est approuvée par le parlement le 16 septembre (382 voix pour, 219 voix contre et 117 abstentions)9.

                https://fr.wikipedia.org/wiki/Jos%C3%A9_Manuel_Dur%C3%A3o_Barroso

                En bref le parfait instrument de l’oligarchie, un homme à poigne sans conscience du cœur .

                -


                • Cocasse Cocasse 18 juin 2013 11:13

                  Il n’y a pas que ça, je me rappelle vaguement avoir vu le CV du type dans une conf. d’Asselineau. Il y a eu aussi un énorme histoire de renvoi d’ascenceur, en partenariat avec les états-unis. Mais j’ai oublié quoi exactement, si une âme charitable pouvait en rendre compte, ce serait sympathique.


                • lionel 18 juin 2013 14:11

                  « Un homme à poigne, sans coeur... » Un sociopathe, un robot de bidoche dépourvu de toute forme de conscience, espérant de Kurtzweil, d’en acquérir une... Cybernétique... 


                • vesjem vesjem 18 juin 2013 19:22

                  cocasse , barosso pro américain , asselineau anti américain , bizarre ?


                • lucmentin 18 juin 2013 11:26

                  Simple.

                  Il y a urgence à déissionner cet individu vendu à qui... mais peu importe : vendu. Probablement les USA, comme si ce pays était un modèle.


                  • alinea Alinea 18 juin 2013 11:27

                    Très bien cet article ! Ces paroles m’ont tellement choquée, je peux même dire que ça m’a fait peur, que j’ai trouvé la réponse de Fillipetti superbe ; comme quoi !
                    Les ultra libéraux ne veulent voir qu’une tête ! m’enfin, c’est pourtant simple ; je me suis étonnée que la France se « rebelle » sur la question de la Culture, et sur celle-ci seulement ; Très bien ; mais au fond, j’aurais préféré qu’elle dise non au Marché tout entier, mais là, il ne faut pas rêver.
                    Donc Bakerstreet, je suis comblée que vous ayez fait cet article, car je me mettais en devoir d’en écrire un ! Voilà qui est fait, et bien fait, merci !


                    • Cocasse Cocasse 18 juin 2013 11:34

                      Ce qui est quand même drôle, c’est que d’un autre coté, et à part ça, tout lui a été cédé. Il fait un caprice de mioche qui a un énorme sac de billes, mais qui chialle pour avoir celle qui reste par terre.


                    • marco1960 18 juin 2013 12:41

                       ’’vous ne croyez pas qu’il faudrait voir comment ça va finir ?’’


                      C’est effectivement le propos qu’il convient de répondre car je ne vois pas comment la réponse à cette question ne pourrait être autre que ’’MAL’’, voire ’’TRES MAL’’ !!!
                      Il suffit, au delà de toutes les considérations qui alimentent ces commentaires, seulement de se pencher un peu sur le sujet principale et incontournable qu’est la situation économique !!! le reste n’est que du blabla pour occupé la pensée du citoyen. Et ça marche visiblement
                      La dette globale réajustée par la cour des comptes est de 3900 Mrds d’Euros !!!! déjà nous sommes loin des 1800 annoncés et le psychopathe Dragui ne cesse de déverser des sommes astronomiques, histoire de maintenir les flux et les marchés à des niveaux acceptables. Nos monarques savent très très bien que c’est plié et que de palabrer sur les propos, les choix, les idées de chacun de nos monarques devient tellement dérisoire !!!
                      Mais c’est très bien, ça occupe le ’’peuple’’, au même titre que la saga du mariage pour tous...
                      Tout ces discourts, c’est comme pisser dans un violon, et en plus on sait déjà tout ça !!!




                    • alinea Alinea 18 juin 2013 15:25

                      Vous avez peut-être raison schweizer, mais enfin, en attendant, hein, ce n’est pas si souvent, c’est même la première fois que je suis contente d’entendre des paroles venant de ce gouvernement ! Les plaisirs sont trop rares pour qu’on les néglige. J’imagine bien qu’il y aura quelques compromissions, sauf si le peuple se réveille avant ! Mais il y a sans doute plein de gens qui se foutent comme de leur première chemise de la Culture française, et européenne, qui ne bouffent déjà que du Mac do culturel ; quoique ce mot, hein...


                    • alinea Alinea 18 juin 2013 16:58

                      le plaisir d’une friandise, schweizer ; ne me prenez pas pour plus conne que je suis !


                    • spartacus spartacus 18 juin 2013 12:17

                      La France est ultra réactionnaire.

                      La culture, c’est les place de cinéma plus chères, des taxes pour engraisser les lobbys médiatiques de gauche, bien utiles sur les plateaux TV de Ruquier qui utilisent leur image pour défendre le monde réactionnaire de gauche.

                      Les sujet des examens d’hier étaient « que doit on à l’état ». On imagine la note de celui qui dit « rien » corrigé par les réactionnaires de l’état......
                      Une preuve nouvelle de cette mainmise des réactionnaires sur la créatiion des idées de gauche à l’école.

                      • Pyrathome Pyrathome 18 juin 2013 15:05

                        Vous n’en avez pas marre de vous faire traiter de connard ???

                        Au contraire, il adore, c’est un maso..... smiley


                      • tutti frutti tutti frutti 18 juin 2013 15:39

                        Une curiosité ce site . 


                        Pourtant la courtoisie existe .

                      • spartacus spartacus 18 juin 2013 12:19

                        La censure et le non-respect de la liberté d’expression qui sévit en modération sur Agoravox vous condamne à ne lire que 90% d’articles de gauche. Il s’agit, pour ces personnes qui mettent en place ce type de protectionnisme, de protéger leur pensée, car de leur point de vue, les idées qui ne sont pas de gauche contre sont jugé néfastes, nuisibles pour leur communauté sectaire. 
                        Cette forme d’ostracisme a largement été utilisée par les régimes nazis et communistes pour manipuler l’opinion publique. Le but étant de forcer la population, d’en faire des moutons bien dociles, et de limiter la liberté d’expression des moutons noirs en les enfermant et les cloisonnant à des articles passage par « coup de chance ».  

                        Ainsi, vous ne trouverez pas d’articles de droite. D’articles critique de la CGT, de Chavez et toute leur chimères. 
                        Il y a quelques années Agoravox était un centre de confrontation d’idées et d’articles de toutes origines. Le respect de la liberté d’expression, ils l’on détruit par leur sur nombre. Les principaux auteurs ne sont que de gauche. En effet, un des pouvoirs, dont dispose l’individu critique, réside justement dans cette liberté de penser, de publier des idées qui, si elles peuvent heurter la sensibilité de certains, expriment la pensée de l’individu et donc sa liberté de penser. 
                         
                        L’éditeur Agoravox n’est pas en reste, le bandeau central n’est qu’un défilé d’articles partiaux de gauche depuis plusieurs années.....


                        La liberté d’expression des donneurs de leçon est limité a leur sectarisme !

                        • Cocasse Cocasse 18 juin 2013 12:28

                          Il y a quelques commentateurs qui ne sont pas de gauche.

                          Aussi, comme le ferait barosso, certains viennent à hurler qu’agoravox est désormais infesté par la peste brune. Je suis tombé sur un article de ce type un jour, sur un média appelé « slate », que je suppose socialo (avec des liens vers pas mal de trucs obscènes dont un mag appelé « respect », zyva, yo mane, respect !)

                           smiley


                        • marco1960 18 juin 2013 12:55

                          C’est pas faux tout cela SPARTACUS. Vos propos sont même plein de vérités

                          D’ailleurs aujourd’hui ll est bien plus facile d’être de gauche que de droite !!! Et c’est d’autant plus vrai quand on perçoit à travers tout ces discours la culpabilité d’un tiers (Bruxelles en l’occurrence) pour légitimer ce que j’appelle l’incompétence de tout ce troupeau d’incapables qu’est le gouvernement et son chef ’’mou du gland’’
                          Quand Flamby faisait sa campagne, nous étions déjà sous le joug de Bruxelles !!! ça ne l’a pas empêché de brandir haut son glaive pour combattre la finance, (son pire ennemi disait-il),
                          Tout ces glandus du gouvernement savaient, étaient conscients de la problématique Zone Euro !!!



                        • bakerstreet bakerstreet 18 juin 2013 15:11

                          Ma foi tous les commentaires ont leur place pourvu que les gens se respectent. 

                          L’émulation vient des avis contraires. 
                          On pourra toujours nommer l’autre l’idiot utile qui permet de mettre en avant des arguments auquels on n’avait pas penser de prime. 

                          Gauche et droite sont des valeurs relatives et qui dépendent simplement parfois de la façon de se tourner les uns par rapport aux autres.
                          Il n’y a guère que les girouettes qui suivent immanquablement le sens du vent dominant. 
                          Et nous voilà de nouveau à reparler de Barroso.
                          Ce type qui prétend faire tourner le manège
                          Mais qui ne laisse filer le pompon que vers quelques mains tendues

                          Qui veut encore faire un tour les enfants ?


                        • Pyrathome Pyrathome 18 juin 2013 15:28

                          Ce type qui prétend faire tourner le manège...

                          Spartacul a encore attrapé la queue de Mickey ?..... smiley


                        • alinea Alinea 18 juin 2013 15:34

                          spartacus, je suis réellement désolée d’avoir à énoncer une chose aussi grossière mais il semble bien que les gens de gauche aient plus de choses à dire que les gens de droite ! Je ne parle pas bien entendu de tous les domaines, les spécialités,etc, mais sur les sujets sociaux ou politiques, je trouve que la droite est bien insipide ; je n’ai jamais vu d"élan autre que focaliser la faute du tout-va-mal sur untel ou untel ! Je vous accorde que les gens de gauche s’y mettent aussi, à mon grand dam ! À nous tous d’élever le niveau !

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