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Accueil du site > Actualités > Economie > BCE : De la stupidité des taux à 0% à l’incurie des taux (...)

BCE : De la stupidité des taux à 0% à l’incurie des taux négatifs

La Banque Centrale Européenne poursuit sa trajectoire en fixant des taux directeurs toujours plus bas, devenant aujourd’hui une banalité, une sorte d’évidence. Qui aurait pensé il y a seulement 2 ou 3 ans que des taux d’intérêt puissent devenir négatifs et ce sur des durées d’emprunts relativement longues (supérieur à 5 ou 7 ans). Le prêteur paye pour prêter et l’emprunteur gagne de l’argent en empruntant. Soyons rassurés, au moins pour la bonne logique économique, cette irrationalité ne concerne pas le commun des mortels, mais principalement les états émetteurs de dettes. Or, cela n’a rien d’une évidence et n’a rien de très rassurant. Il s’agit d’un ajustement monétaire très particulier, comme on dit « non conventionnel », puisqu’il se positionne à une extrémité d’une fenêtre de réglage qui d’ordinaire va de 0% à 5 ou 6%. Ajoutons à cela que la politique monétaire actuelle, dite « accommodante » de par sa souplesse, son audace et sa générosité, se veut être exceptionnelle par rapport à une situation dite exceptionnelle, alors que cela fait déjà plusieurs années que l’exception dure, devenant de fait une normalité.

Dans cet article, je vais essayer de démontrer par A+B, si je puis dire, que la politique des taux zéro (et négatifs) est une aberration, une incongruité et un non-sens économique, une force inégalitaire, même un danger pour la stabilité future de nos économies.

Petit rappel historique aux Etats-Unis

Rappelons qu’un certain Mr Greenspan, ancien président de la FED, grand maître du libéralisme financier porté aux nues en son temps en menant une politique très accommodante de l’argent facile, obtint si je puis dire quelques prix d’honneur pour sa contribution à l’émergence d’une des plus graves crises économiques de l’histoire. L’argent gratuit ou quasi-gratuit planté dans son cadre théorique du « moins d’état », avait permis un endettement privé sans limite, la formation de gigantesques bulles financières et immobilières, qui par le souffle de leurs explosions ont provoqué les dégâts que l’on connait. Les adorateurs du maître ont vite déchanté pour ensuite le vouer aux gémonies et jeter ce qu’ils avaient adoré. L’histoire sait parfois être ironique et cinglante !

La BCE n’atteint pas ses objectifs

Jusqu’à présent, on ne peut pas dire que les objectifs de la banque centrale soient vraiment au rendez-vous, que ce soit l’inflation (objectif 2%) ou la croissance en zone euro, même si son mandat n’en fait pas état (on sait bien que la BCE se donne cet objectif sans le dire). Mais comme souvent, la logique de tout exécutif nous rappelle que quand une politique ne marche pas, c’est qu’on n’en a pas fait assez. Un peu comme les déficits budgétaires censés relancer la croissance … si la croissance n’est pas là, c’est que les déficits n’étaient pas assez élevés. On comprend alors cette fuite en avant confirmée et accentuée par les annonces du jeudi 10 mars 2016.

Le non-sens économique des taux à 0 et négatifs

Les taux à 0% et à fortiori les taux négatifs constituent un non-sens, une incongruité presque désolante. Tout d’abord, le point 0 dans une échelle de valeurs a des particularités que n’ont pas les autres points. Il y a de grandes différences de propriétés entre une fenêtre de taux qui va de 1 à 5%, par rapport à une fenêtre qui irait de 0 à 1%. La particularité du point 0 tient principalement au fait que :

  • X/0 = infini. En traduction pratique, un taux à 0% permet à un agent économique (comme l’état) d’emprunter en théorie une somme illimitée avec un coût nul. Une petite bizarrerie économique qui n’a jamais été enseignée dans nos plus grandes écoles ! Je reviendrai sur cet aspect.
  • Le point 0 évoque évidemment la notion de gratuité, faisant naître un facteur psychologique appréciable dans la tête des investisseurs. La BCE introduit l’idée que le risque devient nul ou inexistant et que la valeur du temps vaut zéro. Or, le temps a nécessairement une valeur, un prix (souvent à notre défaveur), ne serait-ce que pour quantifier l’érosion, l’effacement, l’usure, l’oubli, la distance.

Il faut rappeler que l’appréciation des taux d’intérêt se fait en tenant compte de l’inflation. Même en prenant en compte les taux réels (taux nominal – inflation), le point zéro reste un point particulier pour les raisons évoquées ci-dessus.

La BCE déstructure et désorganise

La BCE a donc décidé arbitrairement que le temps ne valait plus rien et ne jouerait plus aucun rôle dans l’évolution du monde. Mr Draghi et ses disciples auraient inventé une forme de négationnisme vis-à-vis des forces entropiques qui désorganisent, qui flèchent la vie de l’ordre vers le désordre. Et c’est bien parce qu’il faut réorganiser qu’il faut payer. Tout ceci paraît peut-être théorique, mais l’économie fait parfois penser à la thermodynamique. Quand un état doit payer pour se financer, il fait attention à son budget (je devrais dire : « un peu plus attention », d’où une certaine organisation) ; à contrario, si le financement d’un déficit est gratuit, à quoi bon « s’embêter » à chercher l’équilibre (tendance à la désorganisation). Il y a bien la notion d’ordre, de désordre, d’organisation ou de désorganisation à travers le prix de l’argent. Le prix « organise », la gratuité « désorganise ». L’entropie (la tendance naturelle d’un système à évoluer vers le désordre, pour simplifier à l’extrême) n’est donc jamais très loin, même en économie et peut-être surtout en économie ! Allez expliquer cela au monde du vivant, qui connaît trop bien la valeur du temps, qui chaque jour doit lutter contre les forces entropiques désorganisatrices. Comme on dit « tout se paie », « tout a un prix » sauf pour une BCE qui entend défier les lois les plus élémentaires de la vie.

L’état qui emprunte à 0% attribue d’un coup une autre valeur au temps ; le temps s’allonge ; rien ne devient urgent ; l’état a donc tout son temps ; inutile de s’empresser à réduire les déficits quand leurs financements est à coût nul. Pire encore, pourquoi ne pas les augmenter dans un contexte de gratuité ? Inversement, le coût, la non-gratuité rétrécit le temps en le renchérissant (mieux vaut rembourser un prêt rapidement quand les taux sont élevés). On pourrait presque lier une forme d’élasticité du temps au prix de l’argent.

Revenons sur l’aspect « risque ». Le risque est lié au temps, mais pas uniquement, car plus l’horizon temporel est éloigné plus le risque est élevé. C’est pour cela que les taux ont toujours été positifs et que les taux à 10 ans sont plus élevés que les taux à 5 ans, une logique économique qui ne s’était jamais démentie jusqu’à ce que des théoriciens apprentis-sorciers décident à travers des schémas absurdes de renverser les évidences.

Résumons : Pour nos banquiers centraux, le temps vaut zéro, le risque vaut zéro ou n’existe pas, la valeur d’usage de l’argent (ou locative) vaut zéro, le futur devient plus certain que le présent. Honneur à leur imagination ! Imaginez votre banquier qui vous appelle en vous disant : « Mr X, j’ai une offre intéressante à vous proposer : je vous fais cadeau de 1000 euros par an si vous contractez un emprunt à votre banque de 100000 euros sur 10 ans ; bien entendu vous n’aurez rien à payer, qu’en dites-vous, est-ce que cela vous convient ? ».

Etudions à présent certains avantages et inconvénients de cet aspect de la politique monétaire

INCONVENIENTS ET EFFETS PERVERS

  1. Déséquilibre des marchés financiers

Les taux bas provoquent un déséquilibre entre les marchés actions et obligations en forçant un rendement obligataire réduit au profit des investissements en actions. On a observé dans un passé récent une santé arrogante des principales places financières (record du Dow Jones, S&P500). Les obligations d’état offrent un piteux rendement, et contrairement à ce que « dit » le marché en proposant des taux d’intérêts toujours plus bas, le risque est loin d’être nul. N’oublions pas qu’aux yeux des mêmes marchés le risque était proche de zéro pour la Grèce. La survalorisation est problématique pour la stabilité financière et donc la stabilité économique. Une économie ne doit pas fonctionner sur des chocs répétitifs, amplifiés par des banques centrales qui aujourd’hui provoquent les crises plus qu’elles ne les résolvent. Les crises ne sont plus si je puis dire naturelles, inscrites dans des logiques et des cycles économiques, mais bien provoquées par un interventionnisme toujours plus puissant et déstabilisant.

  1. Mauvaise rémunération de l’épargne

L’argent ou le capital en général (et cela concerne bien entendu les petits épargnants qui disposent d’un capital sur livret A ou assurance vie) doit être rémunéré à juste valeur. Le prêteur au sens large ne doit pas « payer » la crise en voyant son capital dévalorisé et rongé au profit d’un système financier noyé par des liquidités et avantagé par des taux proches de 0%. Même s’il faut raisonner en taux réel, l’injection massive de liquidités par la BCE fait baisser mécaniquement et artificiellement les taux d’intérêt à la faveur d’un argent abondant (comme une surproduction alimentaire ou de matières premières), et au détriment de l’épargne.

  1. Phénomènes d’emballement

Les banques centrales, par la baisse des taux, prennent le risque d’initier des boucles de rétroaction dites positives (phénomène d’emballement), dangereuses à long terme pour l’économie, en l’occurrence les risques liés à un retour de l’inflation, à la dévalorisation de la monnaie, à la constitution de bulles de crédit. Outre la faiblesse des taux qui appelle la liquidité via le crédit, la BCE crée en parallèle d’autres formes de liquidités par des opérations de rachats d’actifs, de prêts moyen terme (LTRO), que certains bénéficiaires ont placé sur de la dette d’état en proposant des taux de rémunération toujours à la baisse (problème de l’offre abondante), provoquant en retour une nouvelle baisse des taux directeurs (car la cible des investissements productifs est ratée).

  1. Mauvais signal envoyé aux gouvernements

La politique monétaire actuelle ne délivre pas un message de prudence ou de raison, et c’est le moins que l’on puisse dire, à l’adresse de nos gouvernants qui sont très heureux aujourd’hui de voir des taux très bas sur la dette française. Effectivement, un taux à 10 ans autour de 0,5% et des taux négatifs sur du court et moyen terme allègent sensiblement la charge de la dette, un bien inespéré pour les finances publiques. Mais le bien d’aujourd’hui est le mal de demain. Les états se voient ainsi offrir du temps pour procéder aux ajustements structurels, un temps que la France ne met pas à profit autant qu’il le faudrait pour engager les réformes indispensables. A contrario, lorsque le coût de la dette augmente, les dirigeants et les comptables de Bercy se doivent évidemment d’être plus vigilants. La baisse des taux n’incite pas à procéder à la réduction des déficits et c’est une manière d’encourager la fameuse fuite en avant qui opère son œuvre dévastatrice depuis plusieurs décennies. Cette situation ne devrait donc pas dédouaner les gouvernements à initier les réformes sans cesse repoussées. (cas du serpent de mer des retraites, de la grande réforme fiscale, etc.).

  1. Le danger du « non conventionnel »

Il est rare qu’un système complexe (cas de l’économie) soit correctement régulé lorsque des paramètres importants sont fixés sur des valeurs maximales ou minimales trop longtemps. Les taux à 0% ne peuvent qu’engendrer des instabilités dans le système économique, tout en constituant un piège duquel il est difficile de s’extraire. La FED a communiqué pendant plus de 2 ans sur son intention de remonter les taux, repoussant sans cesse la décision, pour enfin les relever de 25 points de base en décembre 2015, au prix d’une petite perte de crédibilité.

AVANTAGES

  1. Taux d’emprunt réduit. Gain de pouvoir d’achat pour les emprunteurs

Les taux réduits favorisent les emprunteurs, aussi bien les entreprises que les particuliers. Ces opportunités sont loin d’être négligeables pour le pouvoir d’achat lorsqu’un ménage emprunte pour une opération immobilière, ou pour les résultats des entreprises qui décident d’investir. Et si ce n’est pas le pouvoir d’achat qui est privilégié dans le cas d’un particulier qui achète un logement, c’est la surface acquise.

  1. Réduction de la charge de la dette

La charge de la dette de la France baisse chaque année grâce au refinancement d’une dette qui coûte de moins en moins cher. Poussé à son maximum, ce mécanisme de baisse des taux pourrait permettre à un état de détenir une quantité illimitée de dettes sans que cela ne lui coûte un seul euro.

Conclusion

Il est toujours difficile de comprendre cette facette de la politique monétaire qui vise à relancer le crédit et d’une certaine manière à favoriser l’endettement des états par un coût quasi nul, alors qu’on nous a souvent alertés sur les niveaux insupportables des dettes publiques et privées, nous plaçant dans une situation où le désendettement s’impose, alors que le cadre ne s’y prête plus.

Les banques centrales sont-elles empêtrées dans leurs erreurs originelles, aveuglées par des positions dogmatiques rappelant les schémas humains classiques de « répétition des scénarios de vie » : on ne tient pas compte des échecs passés, on répète les mêmes erreurs, résultat de processus mentaux par lesquels on reproduit ce que l’on a déjà fait en croyant que les résultats seront différents.

Il faut rapidement revenir à des niveaux de taux d’intérêt plus cohérents, s’inscrivant dans une fenêtre plus normalisée. Est-ce que la BCE définit une politique en prenant en compte l’ensemble des acteurs économiques, la dimension globale, les objectifs de stabilité, ou juste un sous-ensemble sans se soucieux des points d’équilibre ? C’est vraiment là la question, car selon le cas, le paramétrage optimum des taux directeurs me paraît être sensiblement différent.

Je noterais pour terminer, que des économistes de plus en plus nombreux, qui hier étaient plutôt ravis des politiques monétaires accommodantes, révisent aujourd’hui leurs positions en exprimant des inquiétudes sur les effets pervers et leurs natures désormais contre-productives. 

Alain Desert


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48 réactions à cet article    


  • armand 11 mars 11:55

    Les prêts à taux négatifs sont une incongruité, une aberration totale , je me demande d’où cela sort t’il ?


    • wesson wesson 11 mars 12:45

      @armand

      Lorsque un état émets un bon à taux négatif, c’est en réalité homogène à un impôt sur le capital dormant, en échange de la stabilité qu’apporte justement un état - car faut-il le rappeler, un état ne peut pas faire faillite (ou alors pour procéder aux saisies, on lui livre une guerre).

      Par contre, le fait que la BCE - qui n’est pas un état - pratique elle aussi des taux négatifs est effectivement une incongruité : c’est tout simplement une subvention déguisée aux banques.

    • La Voix De Ton Maître La Voix De Ton Maître 11 mars 13:31

      @armand

      Il suffit d’une date et d’un calcul :

      -> Les taux d’intérêts ont été mis au plancher dès fin 2008, à cette date, les banques étaient dans un sale état.
      A ce moment, les finances publiques étaient encore dans un état relativement bon. L’économie réelle relativement aussi.

      -> Le calcul est simple : les banques créent du crédit moins cher mais ne répercutent totalement sur les crédits qu’elles offrent. Elles ont été tout simplement autorisées à plus de bénef.

      La baisse des taux a été une combine pour sauver les banques en leur permettant de se renflouer vite fait bien fait (en plus des aides accordées)

      Le petit problème imprévu dans cette sécurisation du bénéfice, c’est que les banques ont aussi joué sur la limitation du risque et n’accordent des crédits qu’aux des candidats sûrs.
      Ce qui a entrainé la contagion de la crise financière de 2008 sur l’économie réelle puis sur les finances publiques.

      Les taux négatifs c’est la caricature du sauvetage sans fin.


    • Fergus Fergus 11 mars 17:37

      Bonjour, wesson

      « c’est tout simplement une subvention déguisée aux banques. »

      Ce peut être également une mesure de protection contre une tendance déflationniste, ce motif n’étant en l’occurrence pas exclusif de l’autre.


    • flourens flourens 11 mars 12:51

      juste une petite erreur, il n’y a pas plus de pouvoir d’achat pour les ménages puisque c’est à crédit, et l’adage qui dit « moins tu peux payer, plus tu payes » se confirme
      si le marché a besoin que les ménages consomment, je vois une bonne solution, augmenter les salaires, mais c’est ringard, archaïque et passéiste, non, le top du top c’est presser le citron jusqu’à la dernière goutte, pour qu’il emprunte d’autres gouttes pour s’en sortir
      c’est le serpent qui se mange la queue, ça va coincer, mais ça, ils s’en foutent car comme en 14 et en 40, c’est le peuple qui va s’en prendre plein la poire


      • Mowgli 13 mars 09:05

        @flourens

        si le marché a besoin que les ménages consomment, je vois une bonne solution, augmenter les salaires

        J’en ai une meilleure. Leur dire de rajouter un zéro sur tous leurs billets de banque.

        — Chérie, il ne me restait plus que 20 euros dans mon larfeuille, mais je vois maintenant que j’en ai 200 ! Qu’est-ce qu’on en fait ?


      • Doume65 11 mars 13:49

        « à contrario, si le financement d’un déficit est gratuit, à quoi bon « s’embêter » à chercher l’équilibre »

        M’enfin, de quoi parles-vous ? Un financement sans intérêt n’est en rien gratuit ! Il faut bien le rembourser, l’emprunt. La différence entre un emprunt à taux zéro ou avec un faible taux ne se fait qu’à la marge. Le taux zéro n’implique absolument pas qu’on puisse emprunter autant qu’on veut. Avez-vous oublié tous les prêts à taux zéro accordés aux particuliers pour telle ou telle mesure du gouvernement. Est-ce que les gens se sont mis à emprunter à tort et à travers pour ça ?


        • alain-desert alain-desert 11 mars 16:28

          @Doume65
          Bonjour, Je pense que vous m’avez compris. Financement gratuit = pas d’intérêts à payer. Un peu comme si je louais une voiture gratuitement : je la prends et je la restitue comme le capital. Je n’ai pas parlé des particuliers sur les taux 0, mais plutôt des états où là les sommes en jeu sont sensiblement différentes


        • alain-desert alain-desert 11 mars 16:29

          @Doume65
          Bonjour, Je pense que vous m’avez compris. Financement gratuit = pas d’intérêts à payer. Un peu comme si je louais une voiture gratuitement : je la prends et je la restitue comme le capital. Je n’ai pas parlé des particuliers sur les taux 0, mais plutôt des états où là les sommes en jeu sont sensiblement différentes


        • chantecler chantecler 11 mars 17:09

          @alain-desert

          Comprends pas : tu achètes une voiture à taux zéro :
          certes pas d’intérêt à payer mais le capital à rembourser tout de même ...

          Tu la rends disons 2 ans plus tard .
          Tu auras payé disons 15 ou 20 % de sa valeur .
          Taux zéro, ça veut pas dire gratis .
          Sont pas fous dans la corporation .

          Et puis on peut supposer qu’ils vont se rattraper sur l’entretien ,les assurances , les pièces , les taxes, le carburant .

          Pareil pour un état : de l’argent « fluctuant » en vrac , il y en a des trilliards qui viennent d’ailleurs d’on ne sait où et dont les détenteurs ne savent plus quoi faire.

          Tu empruntes à taux zéro : ça fait de facto du blanchiment .
          Mais tu auras évidemment à rembourser le capital .
          De plus c’est un appel pour emprunter et un jour tu auras le rappel .
          Mais de là à affirmer que c’est gratis , il y a une sacrée marge .

          Dans tous les cas ça prouve que la machine est grippée .
          Les voitures ne se vendent plus sauf à crédit et à taux zéro .
          Sinon , on ferme les usines .
          Et là on amorce la dégringolade .

          C’est la contre partie d’un argent fort mais rare : qui peut claquer actuellement sur son budget 10 ou 12000 € ?

          Le revenu moyen dans notre pays c’est combien ?
          Et encore il faut s’entendre sur ce qu’on dénomme le revenu moyen ....

          Quant aux chomdus : ceinture !

          Mais po grave : on trouve des bagnoles facilement à 1000 € et moins...
          Et encore !
          Gratos on trouve aussi !

          Sans parler du nombre de voitures volées , des traffics internationaux dans les pays riches , et qui sont revendues à bas coût dans les pays de l’est et d’ailleurs ....


        • JL JL 11 mars 16:29

          Je n’ai pas étudié la question, mais ces prêts à taux zéro, voire intérêts négatifs, ça ressemble à la réponse du berger à la bergère.

           
          Je m’explique : nous avons tous râlé contre la charge de la dette, disant que si l’Etat avait emprunté à taux zéro, elle n’existerait pas.
           
          La question n’est pas de savoir si les taux négatifs sont ou non une aberration, mais de montrer où sont les aberrations d’un système dans lequel l’on ne sait plus qui prête à qui, et à quels taux !
           
           ps, pour Doume65 : est-ce que quelqu’un a parlé ici de ne pas rembourser le capital ? Un prêt où l’on ne rembourse pas le capital, ça n’existe pas, ça s’appelle un don !

          • Le421 Le421 11 mars 18:43

            @JL
            Disons que le fait qu’il devienne impossible que les états remboursent un jour leur dette, du moins pour la plupart, et surtout que cette idée fait son chemin, fait que nous sommes face à une situation critique.
            La valeur de la BCE, par exemple, tient beaucoup du capital du par les états européens.
            Si il devient patent que le remboursement ne sera jamais effectué, cette valeur sera réduite à néant !!
            Et comme, dans ces cas-là, ceux qui souffriront le plus sont ceux qui ont quelque chose à perdre, l’inquiétude monte chez les grands...


          • cathy cathy 11 mars 17:36

            Il n’y aurait pas une clause écrite en tout petit dans le contrat ?


            • Gabriel Gabriel 11 mars 18:06

              Encore un cadeau aux banques privées qui spéculeront et créeront des bulles financières qui nous pèteront à la gueule. Où sont passés les 15 700 milliard de $ offert aux banques privées par la BCE depuis 2008 pour relancer l’économie ? Pas un copeck dans l’économie réelle tout au casino boursier … Et dire qu’il y a des idiots qui croient que c’est en licenciant et en cassant le code du travail qu’on relancera l’économie. Le casse du siècle continu, les banques privatisent leurs bénéfices et nationalisent leurs pertes. Champagne, c’est la fête du slip chez les banksters !!! 


              • chantecler chantecler 12 mars 06:59

                @Gabriel

                Oui, d’autant que ces taux négatifs ou même à taux zéro n’existent pas pour les quidam , les gentils clients ...

                Je résume : sauf erreur les banques empruntent à la BCE ou sur les marchés à des taux très bas voire négatifs .

                Si toi, le particulier tu as besoin d’un prêt : tu vas trouver les responsables et « conseillers » de ta banque ...

                Au mieux ils te proposaient , il y a 15 mois du 3,8 % environ ...

                Et même smiley

                Pendant des années j’ai cotisé à BFM sans rien leur demander .
                Il y a 15 mois j’ai du emprunter pour payer un déménagement et une réparation importante sur ma 306 ...
                Le dossier a été si bien monté , alors même que j’avais averti qu’il était très important , , qu’il a été refusé .

                Avec auparavant une erreur de « mon conseiller » qui avait envoyé par fax le dossier en se trompant de N° et qui ne s’était pas étonné de ne pas recevoir ni un AR ni de nouvelles ...

                Du coup , pris à la gorge , j’ai du accepté un prêt à un taux pas intéressant , le même que l’on trouve partout dans les organismes de crédit qui font de la pub partout .

                Ca valait le coup d’être client des dizaines d’années dans cette banque et d’y avoir laissé le différentiel de mes entrées/ sorties en dépôts, car à l’époque j’étais trop fatigué pour dépenser ou pour chercher à placer de l’argent en dehors du livret A .
                J’ajouterais que ce n’est pas ma mentalité .

                Et encore , même sur ce type de compte , au départ à la caisse d’épargne , avant la fusion Pérol , j’ai eu toutes les difficultés à remettre la main dessus et à le faire transiter ailleurs ...

                C’est pourquoi il n’y a pas si longtemps en parlant avec un « banquier » j’ai affirmé que pour déposer de l’argent dans une banque il n’y avait aucun problème , tout bénef pour lui, mais pour le retirer et en faire usage ,c’était comme si on lui arrachait un oeil... !

                Par contre , avec les « conseillers » , pas de problème : ils te contactent en permanence pour placer leurs merveilleux produits maison.

                Alors même que tu leur as expliqué qu’à cours terme tu avais besoin de tes économies pour trouver un logement  !


              • BOBW BOBW 12 mars 09:37

                @Gabriel : Et quand « un petit casseur » ose braquer un banque Ils le déclarent « Ennemi public »et le font assassiner par les policiers à leurs bottes sans sommations ! smiley


              • Daniel Roux Daniel Roux 11 mars 18:12

                La BCE est une banque extraordinaire dont les états sont les actionnaires en pourcentage de leur poids économique. Les états touchent donc des dividendes sur les bénéfices de la BCE.

                La BCE achète des obligations d’état, et maintenant, d’entreprises de qualité aux banques. Pour cela, elle émet (imprime) des euros par milliers de milliards. Ces euros viennent de nulle part. En théorie, lorsque les obligations arriveront à terme, elles seront remboursées par les émetteurs (états et entreprises) en euros. Ces derniers retourneront alors au néant dont ils sont issus.

                En théorie, car en pratique, la BCE achètera la même valeur pour maintenir ses actifs et donc son passif, au même niveau. La valeur des euros que nous possédons est donc diluée. Nos économies perdent du pouvoir d’achat. C’est inique mais ceux qui décident s’en fiche, eux touchent de confortables revenus.

                Les états s’endettent et versent des intérêts pour les anciennes obligations qui ont encore des intérêts positifs, celles qu’achètent la BCE. Nous avons vu que ce sont les états qui touchent les bénéfices, les coupons, de ses obligations. La boucle est bouclée.

                Une question se pose cependant : Quel intérêt a une banque, qui ne serait pas en faillite, à vendre à la BCE des obligations entre 2 et 10% ? Pourquoi vendre ce qui rapporte encore pour placer le produit de cette vente à un taux négatif ?

                Il y a quelque chose qui cloche là-dedans.


                • eau-du-robinet eau-du-robinet 11 mars 19:27

                  Bonjour Daniel Roux,
                  .
                  " Une question se pose cependant : Quel intérêt a une banque, qui ne serait pas en faillite, à vendre à la BCE des obligations entre 2 et 10% ? Pourquoi vendre ce qui rapporte encore pour placer le produit de cette vente à un taux négatif ? "
                  .
                  Les taux d’intérêt des obligations vont baisser, poussant les banques à placer leur argent ailleurs .... !
                  http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/a-quoi-va-servir-le-plan-de-rachat-massif-de-dettes-publiques-de-la-bce_1659252.html
                  .


                • Daniel Roux Daniel Roux 12 mars 10:04

                  @eau-du-robinet

                  Cette explication n’est pas satisfaisante.

                  Ce n’est pas une bonne pratique de vendre ce qui rapporte en 2 et 10% pour placer le produit de sa vente sur des produits qui rapporte moins.

                  Sauf si on est près de la faillite et qu’il faut sauver les meubles.


                • alain-desert alain-desert 12 mars 14:25

                  @Daniel Roux
                  Bonjour. Dans un précédent article j’avais évoqué le « renversement » des causalités. On ne peut plus rien comprendre. Les banques ont le pouvoir de création monétaire. Pourquoi vendent-elles des actifs qui rapportent ? Tout est perturbé par cette politique de fuite en avant.


                • raymond 11 mars 18:44

                  Oui mais attendez, vous ne semblez pas savoir ce qu’il va se passer très bientôt, la BCE exige des états qu’ils suppriment le plancher d’intérêts pour les particuliers qui est aujourd’hui à 0,11%.....
                  une fois supprimé vous aurez donc un loyer à payer chaque année pour votre épargne, non mais vous imaginez que vos économies vont donc diminuer ? donc il ne reste qu’une solution mais très dangereuse, c’est de conserver son épargne à la maison en cash.


                  • HELIOS HELIOS 12 mars 21:38

                    @raymond
                    ...ben non, puisque les etats menacent de supprimer l’argent liquide !



                  • Aristide 11 mars 19:29

                    On parle bien de la BCE. L’auteur parle DES taux qui seraient négatifs ?


                    Il en existe trois :
                     - le taux principal ou de refinancement (semaine) est à 0 % pas négatif donc,
                     - le taux de prêt marginal ( jour le jour) est à 0,25 % pas négatif aussi
                     - le taux de dépot est passée lui à -0,4% là c’est négatif.

                    Le taux de dépôt est le taux que perçoivent les banques sur les fonds déposés à la BCE. Cela me semble pas être particulièrement au bénéfice des banques. 

                    Enfin, la baisse des taux se veut un encouragement à l’activité économique, plutôt qu’à favoriser la rente. 

                     

                    • alain-desert alain-desert 12 mars 14:28

                      @Aristide
                      Jusqu’à présent les taux bas n’ont pas vraiment favorisé le crédit. Comme on dit on ne fait pas boire un âne qui n’a pas soif. Les masses d’argent mises en jeu pour soi-disant relancer la croissance par le crédit posent quand même le problème de la confiance en la monnaie


                    • JDCONSEIL 13 mars 22:35

                      @Aristide
                      Sauf que les entreprises qui empruntent à taux zéro n’investissent pas pour le plaisir surtout qu’elles (comme nous tous) ont peur de l’avenir... Elles empruntent pour améliorer leur bilans à très court terme et ainsi devenir plus attrayantes pour leur actionnaires dont les dividendes alimentent la spéculation... Des bulles dans la grande bulle. Les emprunteurs à 0% ne sont effectivement pas ceux qui mettraient l’économie d’intérêts ainsi procurée dans l’économie réelle, mais dans le grand casino spéculatif... Les plus gros emprunteurs à taux zéro sont aussi les prêteurs à taux supérieurs et ce ne sont pas seulement les banques. Autant arroser le désert en espérant y récolter du blé ! 


                    • Thierry SALADIN Thierry SALADIN 11 mars 19:35

                      @ l’auteur,

                      J’ai apprécié votre article et vous en félicite.
                      J’ai une question à vous poser : la BCE qui a comme priorité, pour ne pas dire comme but exclusif, de veiller à limiter l’inflation dans la zone euro, ne se lance-telle pas dans les prêts à taux zéro voire négatifs tout simplement parce que sinon ce serait la déflation dans la zone euro ?
                      Merci de me dire s’il y a un rapport ou non dans cette affaire.

                      Cordialement.

                      Thierry Saladin

                      • Le421 Le421 12 mars 09:04

                        @Thierry SALADIN
                        Sur une carte de crédit standard, le prêt à la consommation (paiement à crédit) reste à plus de 18% de TEG...
                        Le rêve quoi !!
                        Ma banque n’arrête pas de me proposer de prendre 1000€ de crédit avec ma carte bleue...

                        Enfin, ils ne me le proposent plus parce que je me suis fâché tout rouge. Mais ils insistaient lourdement !!


                      • alain-desert alain-desert 12 mars 14:37

                        @Thierry SALADIN
                        Bonjour et merci ! Difficile de savoir ce qu’il y a vraiment dans la tête des gouverneurs. J’ai l’impression que la déflation devient un prétexte. Nous ne sommes pas vraiment en déflation. L’inflation est à 0 voire légèrement négative parce que les prix de l’énergie et des matières premières ont bien baisser. Le problème tient dans le fait que’on est victile de la loi des rendements décroissants. Il faut toujours injecter plus en obtenant moins. C’est comme la croissance. Fini la croissance des 30 glorieuses mais certains y croient encore. Or on voit que les déficits et les plans de relance ne font pas vraiment de la croissance. Il y a de plus en plus de pertes en ligne. Nos relances c’est la croissance des autres !


                      • JDCONSEIL 13 mars 22:42

                        @alain-desert
                        « Le problème tient dans le fait qu’on est victime de la loi des rendements décroissants. Il faut toujours injecter plus en obtenant moins. » Ne pensez-vous pas que l’argent ainsi créé va de plus en plus hors de l’économie réelle pour alimenter les jeux purement spéculatifs de la finance ? 


                      • Patrice Gibertie Patrice Gibertie 11 mars 19:59

                        l éternel discours ultra libéral, ah si je vous avais eu comme étudiant je vous aurais expliqué Keynes 


                        • alain-desert alain-desert 12 mars 14:33

                          @Patrice Gibertie
                          Pas du tout ultra libéral !!! J’ai quand même l’impression que les politiques dites keynésiennes n’ont pas fait beaucoup leurs preuves ces derniers temps. Sinon on serait des champions.


                        • Jean Keim Jean Keim 11 mars 22:57

                          Je n’ai sûrement rien compris mais si un état peut emprunter avec un intérêt négatif, il devrait donc emprunter le montant de sa dette qu’il rembourse derechef et ensuite il attend le plus longtemps possible avant de rembourser son dernier emprunt dont les intérêts négatifs lui rapportent de l’argent ...

                          Je n’ai donc vraisemblablement rien compris au film smiley

                          Ce que j’ai bien compris par contre est que la monnaie n’a pas d’autre valeur que celle que le jeu financier lui attribue.

                          Quand va-t-on se débarrasser du fric et de tous les suceurs de sang ?

                          • NastyCruncher 12 mars 01:39

                            Merci pour cet article,

                            Je ne suis pas économiste ni banquier mais si les salaires baissent alors la consommation baisse et si de l’autre coté la valeur de l’argent baisse alors demain on rase gratis ? Avant on accordait une confiance à l’argent de l’état et maintenant qui fait confiance à la BCE ?

                            La BCE (et ses sbires) n’est elle pas en train de siphonner toute l’économie, ou dirais-je le peuple, au profit d’une possible absorption lowcost par une sorte de conglomérat au gros appétit qui redessinerait l’Europe à sa convenance ? Une guerre contre le peuple qui s’abrutit ?

                            D’autre part si la valeur de l’argent baisse du fait de la planche à billets qui s’emballe alors qui détient la ’vraie’ valeur, qui détient l’or ou qui travaille ?

                            Rothschild avait raison, qui contrôle l’argent se fiche des lois, et demain, le chaos ?


                            • ALEA JACTA EST ALEA JACTA EST 12 mars 08:21

                              Je n’ y connais presque rien en économie mais cet article résume très bien ce que me disait il y a déjà 8 ans un collègue prof de macro économie sur la question.En même temps je me dis que Draghi est parfaitement au courant des inconvénients d’ une politique d’ argent à taux nul ou négatif, et il le fait quand même malgré les déconvenues du passé.Il doit avoir de solides raisons pour le faire...ou alors suis-je naïf ???...


                              • CN46400 CN46400 12 mars 10:17

                                 Le problème n’est pas à Bruxelles ou Francfort, mais un peu partout en Occident où les profits espérés sur la force de travail sont insuffisants pour attirer des prêts rémunérateurs (2% actuellement) de la part des banques même approvisionnées par les banques centrales (ex BCE) à 0% ou -1%, soit un taux de profit max de 3%.*

                                 La solution est dans l’approvisionnement direct des états qui, eux, ont des intérêts, politiques, à une amélioration de l’activité économique et peuvent l’obtenir par « boostage » des commandes publiques. Amélioration qui se retrouvera, dans un deuxième temps, dans le pouvoir d’achat des fournisseurs de force de travail (prolétaires de toutes espèces, salariés, paysans, PME etc...) qui, de leur coté, « reboosteront » l’activité économique générale.
                                 Les capitalistes privés qui, tous, cherchent, obstinément, des profits individuels les plus immédiats possibles sont incapables, collectivement, de prendre les risques qui pourraient enclencher ce mécanisme ! Ils attendent, font le dos rond, en espérant échapper aux prédateurs voraces qui rodent dans les sous-bois. Bref, il ne veulent pas risquer de « tomber dans le prolétariat (KM) »

                                • Marc Chinal Marc Chinal 12 mars 11:08

                                  Y’en a des intellectuels qui essayent de « sauver l’outil monnaie » alors que de toutes manières, cet outil est basé sur la rareté relative et donc que chacun ne pourra JAMAIS en avoir suffisamment pour vivre. Pour avoir un chiffre d’affaire, je dois le prendre à un autre. Quoi qu’il arrive ! smiley
                                  .
                                  Vous êtes donc tous ridicules.
                                  .
                                  Passez à une civilisation de l’après monnaie et la quasi totalité de vos prises de têtes actuelles auront trouvé leur solution.


                                  • BA 12 mars 20:59

                                    Jeudi 23 juin 2016, il y aura un référendum au Royaume-Uni. Ce jour-là, le peuple décidera de rester ou de sortir de l’Union Européenne.

                                    Mais il y aura peut-être un autre référendum.

                                    En Finlande, par référendum, le peuple finlandais décidera de rester ou de sortir de la zone euro ...

                                    … sauf si le parlement finlandais refuse d’organiser ce référendum.

                                    Alors ?

                                    Le parlement finlandais va-t-il accepter de consulter le peuple ?

                                    Ou alors le parlement finlandais va-t-il refuser de consulter le peuple ?

                                    Devinez !

                                    Vendredi 11 mars 2016 :

                                    L’abandon de l’euro a de plus en plus d’adeptes en Finlande.

                                    L’euroscepticisme gagne du terrain en Finlande. Une pétition signée par plus de 50.000 citoyens, et déposée jeudi 10 mars devant le Parlement, va forcer les députés à débattre de l’éventualité d’un référendum pour que le pays abandonne l’euro.

                                    Si un retour au mark finlandais semble complètement improbable, l’initiative a dépassé le seuil exigé pour être mise à l’ordre du jour. Elle a été lancée par le député européen Paavo Väyrynen, 69 ans, huit fois ministre, qui agit en franc-tireur dans cette affaire. Il n’est soutenu par aucun parti, ni le sien (le Centre du Premier ministre Juha Sipilä), ni même les Vrais Finlandais (eurosceptiques) membres de la coalition au pouvoir. Mais «  au sein du peuple il y a un large soutien pour que la Finlande quitte la zone euro  », a assuré Paavo Väyrynen lors d’une conférence de presse à Helsinki. Selon le dernier sondage sur la question en décembre, 31% sont pour, alors qu’ils n’étaient que 19% quatre ans auparavant.

                                    Les divers référendums tenus sur l’Union européenne dans d’autres pays membres ces dernières années ont vu la montée de l’hostilité à l’intégration européenne. Les Britanniques doivent voter le 23 juin sur l’appartenance du Royaume-Uni à l’UE, et un «  Brexit  » est une hypothèse tout à fait envisageable.

                                    http://www.lesechos.fr/monde/europe/021757794054-labandon-de-leuro-a-de-plus-en-plus-dadeptes-en-finlande-1206154.php


                                    • Mowgli 13 mars 08:47

                                      Y’a bon intérêts à taux zéro ! Mais encore mieux ceux à taux négatifs.

                                      Suivez-moi bien. Je vous emprunte aujourd’hui 1000 euros à -1%
                                       
                                      Au bout de l’an, vous m’aurez payé 10 euros d’intérêts pour le privilège de m’avoir prêté 1000 de vos euros. Si j’avais su, c’est 100.000 euros que je vous aurais empruntés, ça m’aurait fait 1000 euros de revenu.

                                      100.000 euros ? Au diable l’avarice ! Je vous en emprunte un milliard, ce qui me fait dix millions de revenu sans risquer un sou. Elle est pas belle, la vie ? Il est pas beau, le taux d’intérêt négatif ? C’est d’ailleurs la base de la monnaie fondante du bon Diafoirus Silvio Gesell (https://fr.wikipedia.org/wiki/Silvio_Gesell)


                                      • Mowgli 13 mars 09:15

                                        « ça ressemble à la réponse du berger à la bergère. »

                                        Et de la bergère au berger fidèle :

                                        Ah’fous-moi donc ta pin’ dans l’cul,
                                        Et qu’on en finisse
                                        Ah ! fous-moi donc ta pin’ dans l’cul,
                                        Et qu’on n’en parle plus
                                         

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