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Accueil du site > Actualités > Economie > Bénéfices : 50% pour les actionnaires et 0% pour les salariés

Bénéfices : 50% pour les actionnaires et 0% pour les salariés

La crise a nourri les appétits des riches et du patronat. Pierre Gattaz, président du Medef, se vante même d’être à l’ origine du « Pacte de Responsabilité », renommé ironiquement « Pacte de Rentabilité » ! Encore une fois ce sont les salariés qui payent les pots cassés, car les rémunérations, primes et actions des dirigeants se chiffrent en millions d’euros et les actionnaires se partagent la moitié des bénéfices qui se chiffrent en milliards ! Ainsi, en 3 décennies, le nombre de jours travaillés par salarié pour rémunérer les actionnaires est passé de 11 à 45 jours par an.

Chez Sanofi, par exemple, un des leaders de la pharmacie, on a supprimé 4000 emplois et 2000 autres devraient suivre, alors que le patron du groupe a vu entre 2010 et 2012 sa rémunération passer de 16 700 euros par jour à 20 500 euros, ce qui lui fait une rémunération de 7,481 millions d’euros annuelle. Quant aux actionnaires, les dividendes distribués ont plus que doublé en 10 ans pour atteindre 50% des bénéfices ! Et ensuite on nous dira que le travail coûte cher …

Sanofi consacre trois fois moins pour l’investissement que pour les dividendes distribués aux actionnaires. Le secteur « Recherche et Développement » du groupe fait également les frais du choix de privilégiés, les actionnaires, au détriment de l’investissement, notamment interne. Le schéma est classique, l’argent généré par le travail des salariés est utilisé pour augmenter la richesse des actionnaires en comprimant l’emploi, les salaires et donc également l’investissement.

Le comble, c’est que le groupe encaissera bientôt 20 millions d’euros au titre du CICE (crédit impôt compétitivité emploi). Sachant qu’en 2012 il a également touché 130 millions par le biais du fameux CIR (crédit impôt recherche), alors que l’entreprise n’a eu de cesse de détruire ses centres de recherche. Sanofi bénéficiera bientôt également de la suppression des cotisations familiales, soit encore un allégement de 86 millions d’euros. Et Sanofi n’est pas un cas isolé, Auchan par exemple touchera au titre du CICE près de 120 millions d’euros, et son patron, pour faire bonne mesure, vit en Belgique pour ne pas payer d’impôts en France ! Chercher l’erreur…

Ces grands groupes procèdent aussi au rachat d’actions. En 2013, Sanofi a consacré prés de 1,7 milliards d’euros pour racheter ses propres actions. Racheter ses actions permet d’augmenter mécaniquement les bénéfices par actions de l’entreprise et de réduire le nombre de titres en circulation. Autrement dit, c’est un bon moyen de distribuer du cash aux actionnaires. La redistribution des dividendes atteint donc en 2014 50% des bénéfices, alors qu’elle était de 35% en 2010 ! Et après on veut nous faire croire que le problème de compétitivité c’est le coût du travail !

De toute l’histoire du capitalisme, jamais le coût du capital n’a autant pesé sur les entreprises, et l’avidité des actionnaires et du patronat ne s’arrête pas pour autant. Ces dernières années on a distribué à tout va des crédits de toutes sortes, voté des allégements fiscaux et diminué les cotisations sociales, on a généreusement donné à ces vautours des dizaines et des dizaines de milliards pour le résultat que l’on sait : NUL ! Il est donc grand temps d’inverser la tendance, de financer l’investissement public, d’augmenter les salaires de ceux qui travaillent et produisent les richesses, de combattre la précarité, et de revenir aux 37, 5 années de cotisation pour une retraite à taux plein.

Voici un petit exemple très édifiant pour se faire une idée de la rapacité de nos capitalistes nationaux : entre 1999 et 2008, les entreprises allemandes ont réduit leur taux de dividende de 10%. Pendant ce temps, les entreprises françaises l’augmentaient de 50%. Le problème de la compétitivité des entreprises françaises vient donc surtout du coût du capital, et aussi du patronat français qui voudrait être payé comme des milliardaires américains pendant que leurs salariés touchent le salaire d’un ouvrier chinois… et même dans ce cas là, vous pouvez être sûr qu’ils viendront encore pleurer dans le gilet de l’état pour dire qu’ils ne s’en sortent pas !

http://2ccr.unblog.fr/2014/03/11/benefices-50-pour-les-actionnaires-et-0-pour-les-salaries/

« Les forts font comme ils l’entendent et les faibles souffrent comme il se doit »…THUCYDIDE


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27 réactions à cet article    


  • oncle archibald 12 mars 2014 10:46

    Vous mélangez la problématique de l’aide à la compétitivité des entreprises qui en ont besoin pour survivre et les cadeaux fiscaux faits aux entreprises les plus rentables dans l’espoir qu’elles ne délocalisent pas.

    Certaines très grosses entreprises peuvent faire du chantage au gouvernement alors que d’autres, des PME, des PMI, des artisans, des professions libérales, aimeraient pouvoir embaucher et se développer et ont besoin d’aides pour cela.

    Les aides du gouvernement sont nécessaires pour certains et inutiles pour d’autres. C’est cette problématique que Monsieur Hollande a été incapable de traiter proprement. Un chef de PME lambda a très bien expliqué son problème : il est impossible de faire une équation diminution des charges égale embauche immédiate. 

    Le processus est le suivant : diminution des charges égale meilleure compétitivité des entreprises, égale peut être conquête de nouveaux marchés, et si oui égale nouvelles embauches pour traiter davantage de commandes. 

    C’est évident mais c’est difficile à dire alors qu’on a présenté les choses autrement juste pour se mettre en valeur : moi Président je ferai baisser le chômage. Ou c’est un âne ou c’est un manipulateur. Chacun sait qu’il n’est pas un âne .... Concluez !

    Une mesure bien plus efficace était celle proposée par François Bayrou en 2007 : dispense de charges pour les deux premiers emplois d’une entreprise quelle qu’elle soit. Pour le menuisier du coin de ma rue qui a deux salariés absolument non délocalisables cela fait 100% d’exonération. Pour le garagiste du bas de ma rue qui a trois salariés et qui voudrait bien un quatrième mais qui craint de ne pas pouvoir le supporter, ça fait une embauche et 50% d’exonération. 

    Pour Sanofi avec 40 000 employés ça fait 0,005 % de subventions. La pour sûr la mesure n’augmenterait pas beaucoup le profit des actionnaires. L’aide du gouvernement aux entreprises est très mal ciblée ! Il y a énormément de petites entreprises qui tournent en sous effectif parce qu’elle n’arrivent pas à s’en sortir ou qu’elle craignent de devoir licencier parce que la commande est très fluctuante. 

    C’est sur ces emplois de proximité que le gouvernement devrait faire son effort. L’inconvénient c’est que lorsque SANOFI dit que sans aide publique il va « être obligé » de faire fabriquer ses médocs en Inde ce qui d’un seul coup mettra 5000 salariés au tapis juste avant des élections, le gouvernement cède au chantage.

    • zygzornifle zygzornifle 12 mars 2014 10:59

      Les victimes : tous les employés et ouvriers et suivra ensuite l’économie , les ministres Ayrault, Sapin et autres essayeront à grand coup de mensonges de nous faire croire que c’est bon pour l’emploi et bon pour la France et tordant quelques chiffres au passage et le MEDEF gonflé de subventions qu’il détournera pour financer indirectement l’UMP se tordra de rire en regardant les pitreries de ce gouvernement de Fauxcialistes ridicule comme à son habitude tourner comme une mouche sur une vitre mais ce gouvernement balancera indirectement une nouvelle affaire à scandale politique à ce moment précis pour détourner l’attention des Français et des médias sur autre chose.....


      • zygzornifle zygzornifle 12 mars 2014 16:51

        je te laisse l’imagination constructive, je n’ai pas de temps à perdre en salamalec dont personne ne tiendras compte, je garde mon énergie pour une éventuelle révolution destructoconstructive ....


      • eric 12 mars 2014 11:21

        Je propose qu’on se cotisent pour acheter a l’auteur un précis de comptabilité, un manuel d’économie et un annuaire statistique.


        • spartacus spartacus 12 mars 2014 12:25

          On voit bien que l’auteur ne comprend pas son copié-collé.

          Une confusion entre dividendes et coût du capital...C’est dommage car avec les exagérations il y aurait des choses a développer qui ne l’on pas été.

          Mais en soit elle révèle le non-sens de beaucoup de la formation économique de l’éducation nationale qui forme une France des ignorants du raisonnement économique.

          L’auteur dans ses fantasmes ignore que les « dividendes » ne vont pas a des vils capitalistes qu’il aime stigmatiser, mais plutôt a des placements de familles, retraités et trésoreries d’entreprises et fond de pension de retraités. 
          Une action Sanofi rapporte en tout et pour tout comme dividende 2,8€ pour un prix d’achat moyen de 70€....soit une moyenne de 4% avant impôts...Correct mais pas transcendant.

          Le vil capitaliste lui gagnera ou perdra bien plus que 4% sur le risque de la spéculation de l’action. Le dividende étant l’accessoire du profit. Mais allez expliquer cela à un gauchiste qui veut absolument sortir son ineptie récurrente de la coco sphère, que le capital pèse sur le coût du travail.
          Peut être dans son monde les entreprises s’auto-financent ? Ou empruntent aux banques même sur de projets risqués ? 

          L’auteur veut présenter les revenus des dirigeants en face du Français moyen. C’est comme si on présentait les revenus du percepteur Français à un balayeur Pakistanais. Il n’en reviendrait pas. 
          Le chiffre d’affaire de SANOFI est réalisé à 93% hors de France. Les revenus des dirigeant sont impressionnant mais confrontés aux dirigeants des groupes mondiaux américains dans la norme. Evidemment l’auteur c’est senti obligé d’exagérer les chiffres et se décrédibilise.

          La seule chose vraie dans ce mélange est de stopper le socialisme économique, c’est à dire les subventions de tout genre.

          • samuel 12 mars 2014 15:38

            «  2,8€ pour un prix d’achat moyen de 70 »

            C’est sûr que pour le gus qui a acheté 1000€ d’action à partir de ses petites économies, c’est pas grand chose en terme d’achat et il ne pourra pas en vivre.

            Pour le très gros porteur qui ont des stocks-options suite ) à un petit cadeau(i.e, il ne les a pas acheté), c’est peu risqué et tout bénef.

            Nous ne sommes pas tous égaux devant le capital !


          • spartacus spartacus 12 mars 2014 17:13

            Moins CSG, CRDS et impôts et frais bancaires, c’est du 2.5% ....

            Comme quoi c’est pas une douche a billets.

          • Gandalf Claude Simon 12 mars 2014 20:57

            Oui, enfin, 2,5%, c’est mieux que l’augmentation des salaires. Sans parler des effets de levier...


            Si les entreprises rachètent leurs actions, c’est essentiellement pour améliorer les bonus des dirigeants.
            Aux US, qui ont toujours une longueur d’avance sur nous, les dirigeants empruntent pour racheter leurs actions et ainsi dégager de meilleurs bonus.


          • titi 12 mars 2014 22:01

            « Oui, enfin, 2,5%, c’est mieux que l’augmentation des salaires. Sans parler des effets de levier... »

            Mais c’est beaucoup moins que ce qui peut être obtenu sur des produits purement financiers.
            Et c’est bien là le problème : aujourd’hui le plus intéressant, que ce soit pour la famille Peugeot, ou pour la famille Bettencourt, ce serait de tout liquider : usine, brevet, etc... au premier chinois venu et de tout placer sur des produits financiers.


          • G.L. Geoffroy Laville 12 mars 2014 23:01

            Comme Spartacus, je suis toujours navré de certaines « incorrections » et « raccourcis » trompeurs.... Faut pas s’étonner, on ne nous enseigne pas l’économie à l’Ecole Publique...

            Ces actionnaires qui se goinfrent de leurs dividendes, sont ce que nos amis anglo-saxons appellent affectueusement des « fat cats ».

            Ils sont une toute petite poignée, administrateurs de ces sociétés côtés en bourse. Cette poignée de « fat cats » détiennent effectivement une part non négligeable du Capital d’une société côté en bourse.

            Beaucoup d’actionnaires sont « petits porteurs » qui, comme moi par exemple, détiennent un PEA, une assurance-vie, un compte-titres. Ces petits porteurs sont des salariés.

            Le petit actionnaire, à la base, il dépense, investit, place, SON argent avec HONNETEMENT, l’espoir d’un taux d’intérêt de 3% ! sur une durée minimum de 8 ans ! Et ça si tout ne se casse pas la gueule.

            Le salarié 0%.... Le salarié touche un salaire. Et je serais d’accord pour que le salaire soit fiscalisé comme le revenu du Capital (et non l’inverse), très raisonnablement.

            Rappel qu’il y a dividendes, s’il y a bénéfices. Dividendes versés après que l’ETAT se soit goinfrés (certes les grosses boites du CAC 40 savent « optimiser...) sur les bénéfices ! Dividendes versés si approuvés par l’assemblée générale des actionnaires. Là on en revient aux fameux »Fat Cats« qui détiennent le réel pouvoir.

            Ils sont le problème, le cancer du marché libre et concurrentiel. Le Côté obscur de la Force Jedi-Libéral. Le »Mister Hyde« du Capitalisme.

            Et on devrait inciter les entreprises de toutes tailles à »intéresser« les salariés sur les résultats de l’entreprise.

            Certaines entreprises pourraient même inciter les salariés à être »participataire".

            J’appelle ça Capitalisme Social ou Coopératif, Mutualiste mais ça reste du Capitalisme...


          • titi 13 mars 2014 00:05

            « Certaines entreprises pourraient même inciter les salariés à être »participataire ».

            J’appelle ça Capitalisme Social ou Coopératif, Mutualiste mais ça reste du Capitalisme..."

            Sauf que ca peut pas fonctionner...
            On ne peut pas combiner le statut rigide du salariat, avec la nécessité d’agilité de l’entreprenariat. Un salarié-actionnaire c’est un schizophrène.


          • epicure 13 mars 2014 18:08

            Vous avez oublié la revente et l’achat de titres dans les activités financières, en dehors du simple dividende.
            Pourquoi tabler sur 3% au bout d’un an si on peut avoir 10-15% en quelques mois en revendant des actions qui ont augmenté.

            C’est comme ça qu’on finit avec des krachs.

            Que dire des fonds qui demandent des taux de rendement faramineux par rapport à ce que peut fournir l’entreprise selon son marché. Donc l’entreprise doit sacrifier au profit de ces fonds une partie de ses revenus qui n’iront pas à l’emploi, à l’investissement etc...


          • epicure 13 mars 2014 19:18

            @Par Geoffroy Laville (---.---.122.132) 12 mars 23:01

            mais le capitalisme international, c’est avant tout les fats cats comme tu les appelles, je retrouve plus l’article, mais il disait que 700 à 800 personnes détenaient environ 80% des actions du capital international. Et c’est eux qui font donc tourner la boutique. et je suppose que parmi ces 700 se retrouvent les 85 milliardaires qui cumulent une richesse équivalent à celle des 3,5 milliards les plus pauvres (la moitié de l’humanité).
            Mais ces 80% ce n’est pas juste des titre nominatifs, mais aussi par d’autre société interposées, des sociétés écrans.
            J’avais lu qu’en détenant chaque fois 51% de chaque entreprise, ils pouvaient avoir le contrôle sur une valeur très supérieure à ce qu’il investissaient. Par exemple en investissant 1 milliard ils pouvaient contrôler des société d’une valeur totale de 10 milliards par exemple, quelque chose de cette grandeur.

            Les petits actionnaires c’est le paravent à tes fats cats, parce que le système capitaliste roule avant tout pour les fat cats.


          • Daniel Roux Daniel Roux 12 mars 2014 13:58

            Ne pas confondre les riches, 0,1% de la population et les autres, vous, moi, et même ces pauvres bougres sans cervelle à la mentalité d’esclave qui défendent leurs oppresseurs.

            Les riches ont gagné la guerre et les pauvres l’ont perdue.

            Les riches contrôles les politiques et non l’inverse. Les pauvres participent à l’hégémonie politique des riches en votant massivement pour les candidats favorisés par les médias.

            Les riches, si vous leur cherchez des noises, peuvent vous pourrir la vie en utilisant les lois faites pour eux par leurs hommes de main, en instrumentant la justice (souvenez vous des persécutions qu’a subis Denis Robert pour avoir révélé le système Clearstream), la police (garde à vue), les médias (campagnes de dénigrement voire de diffamation).

            Les riches sont une classe active et solidaire lorsqu’il s’agit de défendre, becs et ongles, ses acquis.

            Les riches ne paient pas d’impôts ou très peu, le poids fiscal repose principalement sur les plus pauvres.

            Un exemple pour les béotiens : les dividendes obtenus en dormant, bénéficient d’un abattement de 40% alors que les salaires obtenus par le travail sont lourdement imposés. Les loyers ne sont pas, même en partie, des charges déductibles pour les locataires qui ne sont pas invités à les déclarer à l’administration fiscale, laissant aux propriétaires le soin de le faire (et ainsi, pas de recoupement). 

            Et tant d’autres choses...


            • kalagan75 13 mars 2014 09:37

              le dividende subit un abattement de 40% car l’impôt est déjà prélevé à la source ( l’état en prélève 33% en is + 15.5 % en csg lorsqu’il est distribué )


            • Daniel Roux Daniel Roux 13 mars 2014 11:24

              Ce prélèvement à la source est en partie remboursé par le crédit d’impôt (ou avoir fiscal) crédité sur l’avis d’imposition du bienheureux contribuable.

              Par contre une partie de la CSG et certains des prélèvements obligatoires imposés aux salariés restent imposables.

              Ceux qui ont des revenus inférieures à un certain montant, et ceux qui se débrouillent pour se limiter officiellement à ce revenu (leurs principaux capitaux sont placés dans des hedge-fund dans des paradis fiscaux), ne subissent que 15,5% de prélèvement à la source + la CSG.


            • colere48 colere48 12 mars 2014 15:55

              CYNIQUE : en 1 an la fortune de Liliane B femme la plus riche de France a vue sa fortune augmenter de 4 milliards en 2013, sans rien faire, juste effet mécanique du système !!!

              STOP de se foutre de notre gueule !!! Basta

              et pendant ce temps on tape sur les plus faibles : 15 millions de retraités pour 800 millions « d’économie » ... 


              • titi 12 mars 2014 16:41

                Vous confondez liquidité et capital.

                Vous avez chez vous un PC, une télé, un lecteur DVD, un grille pain : ca a une valeur c’est du capital, ce sont des éléments de richesse. Disons 2000 euros tout compris.
                Maintenant aller chez leclerc faire vos course et essayez de payer à la caisse avec votre « richesse ».

                Ca marche pas.
                Il faut d’abord que vous trouviez un blaireau qui vous rachète tout votre fourbi contre du bon argent.


              • colere48 colere48 12 mars 2014 21:29

                @titi
                le seul blaireau que je présens par ici c’est vous !
                sachez mon petit monsieur que dans la zone de richesse on se trouve cette dame les problèmes de liquidité n’existent pas
                continuez donc à aller chez leclerc où on vous y attend avec votre « bon » argent !!!


              • titi 12 mars 2014 21:57

                Ben colere48...

                C’est votre vision du débat d’idée ?
                Au bout de la première réponse on balance les noms d’oiseaux ?
                C’est très évocateur des gens de votre bord.

                En plus le reste de votre réponse est complétement à coté de la plaque.
                Qui a dit qu’elle manquait de liquidité ?

                Mais bon je me doute bien que bien engoncé dans votre haine du salaud de riche et dans vos certitudes, vous avez du mal à votre rendre compte que vous comparez des choux et des navets.


              • epicure 13 mars 2014 18:14

                bon c’est vrai c’est pas une fortune en liquide, juste en actions, etc.... mais tout ça c’est toujours dans des comptes de banque.
                C’est pas 4 milliards en voitures, bateaux et châteaux qui lui sont tombé dans les mains par hasard, qu’elle a gagné.
                Même si elle les avait transformé en voiture, châteaux, bateaux, avions etc..., ces 4 milliards viennent bien de ses comptes en banques pour pouvoir les payer.


              • Denzo75018 12 mars 2014 17:28

                Je ne pense pas que tu possèdes un portefeuille d’actions en bourse, parce que si tu en avais tu ne raconterais pas ces inepties, et tu pleurerais d’avoir vu fondre tes économies en 2001-2002 et puis 2008-2009. Pour rappel le CAC40 était à 6.500 points en 2001 ! Enfin les comparatifs sont difficiles car des sociétés de part leurs résultats sont sortis du CAC40 qui est rappelons le, flottant sur les 40 premières sociétés...Tu peux ravaler ta « soupe » syndicale !


                • epicure 13 mars 2014 19:51

                  faut pas être futé pour ne pas comprendre que si la bourse gonfle trop rapidement par rapport aux richesses crées, c’est qu’il y a un problème.
                  Et que ce problème c’est les petites bourses qui vont le payer bien sûr, lors du krach.

                  les soros, betancourt etc... ils n’ont pas été ruinés par les divers krach, comme par hasard.

                  La bourse c’est la loterie quand tu n’y connais rien et que tu l’utilise comme un compte épargne, donc il ne faut pas se plaindre d’avoir joué et perdu.
                  Quand les actions montent beaucoup c’est plus rentable de les revendre que d’attendre les dividendes. Et c’est ce que font certains traders, jouer avec les cours pour s’enrichir.
                  Surtout que la valeur des cours n’est pas liée à une richesse réelle, mais avant tout à la rumeur, à la panique etc.... donc les cours peuvent faire le yoyo. Et quand le yoyo redescend alors qu’on a investit il n’y a pas longtemps, c’est sûr ça fait mal.

                  Mais cela fait parti du jeu lui même. Y participer c’est s’imposer les règles de ce jeu.

                  Si tu voulais investir dans du solide, il ne fallait pas investir dans la bourse.
                  - Ah mais oui mais non ça rapporte moins etc....
                  - sauf quand avec les investissements à risques, plus rentables théoriquement, voient la notion de risque devenir concrète.

                  J’imagine qu’avant 2001-2002 il devait y avoir de beaux gains de rentabilité à la bourse avant qu’elle baisse.

                  Et puis maintenant il faut voir la réalité en face :
                  chaque fois que le CAC 40 a dépassé les 6000 points il y a eu un kach

                  chaque fois les gains des valeurs étaient trop élevé :
                  passant de 1000 à plus de 6000 de 1988 à 2000. soit 500% en 12 ans, alors que l’économie réelle était loin d’avoir ce gain de richesse.
                  Donc c’était destiné à craquer.

                  Pareil pour la période 2003-2007 qui a vu la bourse augmenter de 150% alors que l’économie réelle augmentait de quelques pour cent par an.

                  Et après ça vient pleurer que la bourse s’effondre.

                  Le problème comme dit au dessus, c’est qu’en général les gros qui sont au cœur du système arrivent toujours à s’en sortir.


                • Jean 12 mars 2014 18:51

                  La bourse , très simple, suite à un héritage j’ai misé 5000 ros sur tois valeurs que je ne citerais pas résultat : 600 ros en urgence de reste.....


                  • spartacus spartacus 12 mars 2014 23:09
                    La meilleure !....
                    Le dernier à avoir dit que le capital prenait l’argent des « ouvriers » c’est Benoît.
                    Pendant l’interview, il avait au poignet il avait une Geager Lecoultre à 30 000€
                    Comme quoi la rente politique fonctionarisée ça rapporte plus que l’investissement....

                    • bartneski bartneski 13 mars 2014 10:10

                      Je me permets de résumer votre écrit par un mot : CUPIDITE

                      Essence même de l’humanité. Sans cupidité, l’humanité ne serait pas ce qu’elle est.

                      La cupidité est le « mal » qui nous anime et qui nous détruit. C’est le « mal » absolu car nous avons le vif sentiment et l’intime conviction que c’est « bien » de vouloir toujours plus, vouloir aller toujours plus loin et plus haut et être toujours plus fort. Nous sommes l’espèce dominante de la planète, ce n’est pas par hasard. Nous sommes des dominants muent par notre cupidité, notre nature. Pour lutter contre la cupidité, il n’y a qu’un seul remède.

                      Pour son salut, l’humanité doit renier ce qu’elle est pour devenir son contraire. La cupidité ne peut être combattue que par son contraire, l’humilité.

                      Ceux sont les humbles qui changeront l’humanité et c’est l’humanité qui changera la société qu’elle a créé.

                      Exemple de cupidité :

                      La majorité d’entre nous se contenterait de 1500 euros/mois alors qu’une minorité pensent que 30 000 euros/mois, c’est pas assez.

                      Quelques cupides dominent les humbles mais notre nature les protège. Il est « contre nature » de lutter contre sa cupidité. Demandez à un pauvre si il veut devenir riche, nous connaissons tous la réponse. Qui renoncerait à sa nature pour se contenter de ce qu’il a ?

                      Qui est prêt à vivre plus humblement ? Qui est prêt à partager équitablement et sans autre condition ?

                      Qui est prêt à changer sa nature pour changer le monde ?

                      11% des électeurs de la présidentielle 2012 mon colonel !!!


                      • Daniel Roux Daniel Roux 13 mars 2014 11:38

                        L’homme, comme n’importe quel animal, est tenté de résoudre ses conflits par la violence jusqu’au meurtre. Les Sagas Islandaises sont particulièrement descriptives à cet égards. Les meurtres ravageaient des familles entières pendant des générations. L’Islande, comme d’autres peuples, a su évoluée dans ce domaine. Des lois ont été instituées et les peuples se sont civilisés.

                        La cupidité, comme le crime de sang, peut être combattue par des lois.

                        Exemple :

                         « Nul personne physique n’a le droit de posséder plus que nécessaire. » + « Les biens ne seront pas transmissible au delà d’un montant établit par la loi. » + « Tirage au sort sur une liste de volontaires justifiant d’un pré requis déterminé par la loi, des représentants du peuples. »

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Robert GIL

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