Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Bertrand et les socialo-communistes, le bénéfice ne détermine pas (...)

Bertrand et les socialo-communistes, le bénéfice ne détermine pas l’emploi

 Bertrand est entrepreneur. C’est un ancien commercial salarié de la métallurgie. En 2000, il avait remarqué dans sa prospection en clientèle que le créneau du rayonnage des réserves de grandes surfaces était intéressant, mais son employeur de l’époque ne s’intéressait qu’à l’automobile, et jugeait que le créneau était trop petit, et la diversification de ce coté hasardeuse. La grande distribution c’était pas pour eux. Alors Bertrand a démissionné. 

Terminé le salaire de cadre, le 13eme mois, les tickets resto de la multinationale, le CE et la relative sécurité de l’emploi. Il s’est lancé seul. il a pris tous les risques, et quitté une carrière toute tracée.

Pour créer son entreprise spécialisée en rayonnages des réserves pour la grande distribution, il a gagé sa maison pour disposer des fonds d’amorçage. Pour compléter il a demandé à sa famille. Mais en France devenir actionnaire d’une entreprise privée et encore plus nouvelle, n’attire pas grand monde. En plus sa famille est à gauche, tendance « alter mondialiste », pourtant, ils ont bien intégré le fait qu’un actionnaire peut perdre son capital en cas d’échec, bien que leurs représentants politiques insistent sur le coté évident de dividendes des investisseurs. Ils préfèrent assurer avec des placements étatiques. Et pourtant ils ont tous bien plus de 50 000€ d’économie dans des bas de laine sécurisés.

magasin-driveAlors Bertrand a trouvé son meilleur ami, qui a mis 50 000€. Contrairement à la famille, il n’avait pas l’argent. Il a emprunté pour Bertrand. Sans garanties d’un retour. Rare et exceptionnel en France. On avait dit à Bertrand qu’il y avait des « aides » pour les créateurs. Effectivement, il a eu droit à l’ADIE, un petit prêt. Juste de quoi acheter la valeur du tapis de la porte d’entrée de son entreprise. Il a vite laissé tomber les aides. Les obtenir c’est un emploi à plein temps, et quand on démarre, le temps on l’a pas.

Fin 2000, Bertrand est devenu « patron ». Il a créé son entreprise spécialisée en rayonnages des réserves pour la grande distribution. Pendant 20 mois, il n’a reçu absolument aucun revenu. Ça lui fera de la « décote » de pension quand l’heure de sa retraite viendra. Prendre son indépendance, ça donne pas des bonifications, que des malus dans le social clientélisme à la Française.

Dans les années 2000, le marché Français a vu l’expansion de nouvelles surfaces, les « hard discount ». Il a eu la chance qu’une chaîne lui laisse sa chance et lui permette de démarrer et le faire décoller en 2001-2003. D’autres clients sont venus compléter son chiffre d’affaire. La croissance a été tranquille et constante jusque la crise de 2008-2009.

En janvier 2008, Bertrand avait dans son entreprise 26 personnes, dont Didier, le fils du Cégétiste Chalux. L’année 2007 avait été une très bonne année, et 2008 démarrait sur les chapeaux de roue. Bertrand a décidé en début 2008 d’investir lourdement dans du matériel de production en ce début d’année, en janvier 2008. Une belle somme, 1 million d’€uros. Payable en 4 annuités à raison de 250 000€ par an chaque 15 décembre sur 2008, 2009, 2010, 2011. Un quart par années. De janvier à septembre 2008, le carnet de commande fut au delà de toutes espérances. Une croissance de +30% par mois. Et fut venu le mois de …..septembre 2008. Un choc ! La crise des supprimes, un arrêt brutal et violent des commandes….De septembre 2008 à décembre 2008, l’entreprise de Bertrand est passée de +30% par mois à -40%, 2009 annonçant aucune amélioration du carnet de commande.

Bertrand tient une comptabilité, il remet la totalité des chiffres de janvier 2008 à décembre 2008 dans les mains d’un comptable. Le comptable a 3 mois pour sortir le bilan. Il doit être ensuite validé par un commissaire aux comptes C’est comme cela en France. Le bilan validé de 2008 sortira le 20 mars 2009. Un beau bénéfice sur le papier pour Bertrand. 11% avant impôts. Mais en mars 2009, Bertrand a d’autres soucis. Le monde a changé. Les commandes n’arrivent plus avec la crise des supprimes qui vient de démarrer. Il faut payer les investissements de 2008. Les nouvelles commandes qui arrivent sont signées à perte, Bertrand les prend pour maintenir l’activité, mais elles entament les réserves financières de l’entreprise. Lorsqu’il envoie son personnel sur un nouveau chantier, il perd plus d’argent qu’il en gagne. Bertrand ne peut continuer à signer les mauvais contrats proposés par le marché, à perte pour faire travailler le personnel. S’acharner dans cette voie, c’est tuer l’entreprise.

En Mai 2009, Bertrand décide alors à la vu du carnet de commandes vides, de licencier 10 personnes. Se sera son premier conflit social. Didier, la fils de Chalux le Cégétiste, au lieu de négocier les départs, utilisera le conflit politiquement et l’exportera vers les médias. L’effet sera désastreux pour l’entreprise. Les palettes brûlées devant l’entreprise, et le « sitting-up merguez » devant l’entreprise sera vu au 20h de France3 région, vu par les clients, l’image aggravera la baisse des commandes.

Bertrand n’était jamais passé à la TV avant, bien qu’il a réussit a créer une activité qui emploie 26 personnes La réussite n’est pas médiatique, la chute d’un entrepreneur au contraire attire les médias. Il appris plus tard que France 3 région était phagocyté par le syndicat CGT. Une sorte de succursale de l’info du PCF. Les patrons, les employeurs, sur cette chaîne sont toujours présentés partialement comme sur tous les services publics. On apprend toujours à ses dépends.

La CGT dans une chaîne du raisonnement socialiste de mauvaise foix exposera des poncifs,« une entreprise qui fait des bénéfices ne doit pas licencier », accompagné de slogans du type « licenciement boursier, ». L’entreprise de Bertrand n’est même pas cotée.

L’entreprise bénéficiaire, Bertrand ne peut garder des salariés avec un carnet de commande vide….

En 2010 l’entreprise de Bertrand n’a plus que 12 personnes. Les effectifs comme le chiffre d’affaire ont fondu comme neige au soleil. 2010 fut une année terrible de janvier à septembre. Il a encore du licencier. La concurrence malmenée sur le marché automobile est arrivé sur son marché pour trouver une diversification. Bertrand, a perdu des clients, les commandes sont maigrelettes. Les dernières échéances des investissement de 2008, on passé le compte bancaire de Bertrand dans le rouge, la banque c’est servie de ce prétexte pour lui limiter les autorisations de découvert et facturer une montagne d’agios débiteurs. A l’été 2010, Bertrand c’est posé la question de fermer. Gérer de la décroissance, on n’en voit pas le bout. Sa maison est toujours gagée, il pensait la perdre. Moralement, Bertrand a été touché…Licencier des salariés, pour partager avec ce qui restent un gâteau de plus en plus petit, mine le moral et le physique. Jusqu’au mois de septembre 2010.

Septembre 2010 la sortie de crise !

En septembre 2010, une chaîne de magasin alimentaire de plusieurs centaines d’hypermarché vient le voir en délégation. Ils ouvrent un nouveau concept, les « drives ». C’est un local aménagé dépendant du supermarché ou l’hypermarché local avec un principe de commande par Internet. En plus, chaque magasin peut en ouvrir plusieurs. Ce client à succursales multiples lui remettra un cahier des charges de plusieurs dizaines d’ouvertures par mois sur 2011, 2012, 2013.

leclerc drive constructionBertrand a bien eu une commande d’un magasin de la chaîne en province d’un drive d’un nouveau type, mais il l’avait traité comme les autres commandes classiquement avec sérieux. Le client a apprécié le travail et se trouve très satisfait. Pour le client, c’était un test grandeur nature pour un drive devenu étalon et référence de sa chaîne d’hypermarchés. Ce client a un objectif de création impressionnant sur les 3 années qui viennent, et ce client a choisit Bertrand et le professionnalisme de son entreprise pour l’accompagner dans cette expansion. De octobre 2011 à décembre 2011, Bertrand collectionnera plusieurs bons de commande par jour. Deux mois auparavant, il en avait difficilement un par semaine voir pas du tout. Largement plus fort et impressionnant que 2008. En plus, les concurrents de ce client sont venu aussi le voir, pour lui demander les mêmes services. Le bouche à oreille ça marche encore.

En Mars 2012 Bertrand sort le bilan définitif correspondant à 2011. Une perte globale de 80% du capital. Un passif pulvérisé. Sur le papier l’entreprise ne produit plus grand chose, mais se sont les chiffres de 2011, et nous sommes en 2012, le vent a tourné quand il a le bilan dans les mains. Bertrand passe en 2012 de 10 à 110 salariés, un déménagement du siège social, le parking ne suffisant plus à garer les voitures du personnel. Il aménage 4 à 6 drives par semaine. Vous imaginez ? De 10 à 110 personnes. Une dizaine d’embauches par mois.

France 3 n’est pas venu le voir. Les médias préfèrent montrer les licenciements. La réussite, c’est pas vendeur en 2012. La mode est plutôt la chasse et la stigmatisation des patrons.

Une entreprise qui fait des pertes, et qui multiplie par 11 ses emplois. Ça pouvait pourtant faire un beau titre.

Les signatures des clients de Bertrand valent de l’or. Les banquiers qui sont en réalité des vendeurs d’argent, ne se sont pas arrêté à la lecture du bénéfice, mais à la valeur de la signature des bons de commande. L’entreprise a un nouveau découvert autorisé impressionnant. Preuve que au moins pour eux le bénéfice ou la perte sur un bilan n’est pas aussi important que les médias et la pensée socialiste dominante, comme le croit la majorité de la population.

cora driveEn 2011, le bénéfice de l’entreprise de Bertrand publié en 2012 sera un « super-bénéfice ». L’ami qui lui avait prêté 50 000€ il y a 12 ans avait reçu deux fois des sommes symboliques en 2007 et 2008 en dividendes, mais là il a écarquillé les yeux avec le virement de Bertrand. Il a reçu de quoi s’acheter un appartement cash. La famille de Bertrand, ne veut toujours pas investir. Leur idole Mélenchon fustige à la TV les actionnaires, ils vont quand même pas jouer les capitalistes. Permettre a une entreprise de trouver du cash, pour eux c’est immoral. N’oublions pas qu’ils sont altermondialistes fonctionnarisés. La croissance ou la décroissance d’une entreprise fusse t-elle d’un membre de la famille ne leur empêche jamais à la fin du mois de recevoir leur salaire. En plus ça ne leur a même jamais venu à l’esprit de se proposer de devenir actionnaire.

Bertrand en 2012 effacera plusieurs années de dettes, fera des investissements. En 2013, les clients de Bertrand semblent toujours satisfait de la qualité des prestations qu’il offre. Il faut dire que c’est devenu la référence du drive « clé en main ». L’année 2012 l’a rendu extrêmement professionnel dans cette niche de marché. Les concurrents de Bertrand n’ont pas cette expérience et l’avance professionnelle spécialisée de Bertrand et son équipe.

Pourtant, derrière se « super bénéfice », Bertrand estime aujourd’hui en 2013 qu’il a assez de personnel maintenant. Les drives se construisent toujours, mais, le marché un moment ou un autre arrivera à son maximum. Le bouche à oreille agit aussi dans le mauvais sens, des concurrents vont pas tarder à montrer le bout de leur nez. On reste rarement seul sur un créneau porteur. Bertrand au delà de 2013, naviguera à vue. C’est un gestionnaire prudent.

La ministre du commerce, Sylvia Pinel, toujours en mal d’interventionnisme sur l’économie, comme toute socialiste sorti des grandes écoles n’ayant jamais travaillé dans une entreprise de sa vie, pour se donner une contenance et exister politiquement, toujours à l’affût d’un lobby, a déjà commencé a envisager des taxes sur les drives. Comme quoi ces gens là dès qu'ils voient que quelque chose commence a fonctionner, ils s'empressent de le détruire.

Cela fait maintenant 13 ans que Bertrand est chef d’entreprise. Cela fait 13 ans qu’il gère une entreprise et qu’il constate que le bénéfice n’a aucun effet sur l’embauche. Une entreprise peut afficher des pertes et embaucher comme l'inverse.

Il y a une certitude économique qui découle de l’histoire de Bertrand.

Le bénéfice est simplement une photo de l’entreprise sur des activités passées N-1, l’embauche se fait sur les perspectives futures de l’entreprise jamais sur son passé. Le bénéfice c’est le passé.

L'emploi dépend du carnet de commande ou des perspectives. Si elle sont bonnes, l'intéret de l'entreprise est de créer des emplois. Bénéfice ou pas. 

Alors quand vous entendrez un politicien, un syndicaliste, un journaliste, quand vous lirez votre journal ou écoutez les commentateurs à la TV ou à la radio, expliquer qu’une entreprise débauche alors qu’elle fait des bénéfices, vous analyserez que c’est une construction sémantique socialiste, une habitude de pensée instinctive. Car au moins vous avez appris ce que 90% de la France ne sait pas.

Il n’y a pas corrélation entre le bénéfice et l’emploi.


Moyenne des avis sur cet article :  2.56/5   (54 votes)




Réagissez à l'article

80 réactions à cet article    


  • foufouille foufouille 19 juillet 2013 14:21

    « Alors Bertrand a démissionné. »

    assez nul
    quand un projet est viable, il est possible d’avoir des prêts d’honneur, etc
    bien sur il faut montrer un bilan prévisionnel et une étude de marché
    faire un crédit de 1000 000 sur 4 ans, faut être nul ou con

    p’t’être il devrait regarder le JT de la 3. deux embauches en CDD est merveilleux


    • titi 20 juillet 2013 17:44

      « bien sur il faut montrer un bilan prévisionnel et une étude de marché »

      Ha ! ha ! ha !

       

      J’ai bien ris. Merci.


    • foufouille foufouille 19 juillet 2013 14:22

      "Pendant 20 mois, il n’a reçu absolument aucun revenu. Ça lui fera de la « décote » de pension quand l’heure de sa retraite viendra."

      ben oui. pas de cotisations = pas de prise en compte


      • spartacus spartacus 20 juillet 2013 10:35

        pas de cotisations = pas de prise en compte


        Oui mais « décote »....Donc sanction !

      • foufouille foufouille 20 juillet 2013 12:17

        c’est pas une « sanction » puisque tu cotises pas
        dans le privé, c’est pareil : pas de cotisations pas d’assurances


      • amiaplacidus amiaplacidus 19 juillet 2013 14:29

        Spartacus, il y a quelque chose que je ne comprends pas. Vous passez passablement de temps sur internet, alors, permettez-moi d’émettre deux hypothèses :

        1) Vous êtes pauvre et alors, pourquoi ne créez-vous pas votre entreprise dans ce monde libre (comme le renard libre dans un poulailler libre) pour vous enrichir ? Au moins vous seriez occupé et vous ne viendriez plus nous casser les co*illes ici.

        2) Vous êtes riche et chef d’entreprise. Alors, c’est que votre entreprise marche grâce à vos employés et vous n’êtes qu’un vulgaire profiteur sans aucun justificatif pour venir ici débiter vos fadaises.


        • vesjem vesjem 20 juillet 2013 10:07

           je suis peut-être naïf , mais je n’ai vu ni l’embrouille ni le mal dans ce récit ;
          l’auteur nous montre un épiphénomène ou le système et ses clivages peuvent « ruiner » le dynamisme d’un individu ; il n’y a pas matière à polémique partisane ;
          salutations


        • non667 20 juillet 2013 10:19

          à vesjem
           oui mais il a dit du mal de merluchon ! et ça sur av où les merlugogo sont majoritaires ça pardonne pas !  smiley smiley smiley smiley


        • ekarlate 20 juillet 2013 11:00

          Combien de dynamisme individuel sont ruinés chez les SALARIES par la mauvaise gestion du personnel par des types sans capacités réelles ou des patrons sans grande formation ?


        • Robert GIL ROBERT GIL 19 juillet 2013 14:29

          le benefice determine seulement la renumeration des actionnaires, l’emploi y z’en on rien a foutre....voir : COUT DU TRAVAIL OU COUT DU CAPITAL

          et voici aussi une astuce pour creer de l’emploi plutot que toujours compter sur les aides de l’etat : CREER DE L’EMPLOI GRATUITEMENT


          • Robert GIL ROBERT GIL 19 juillet 2013 14:59

            encore un article de sparagus le partisan de la pensée unique.

            L’idée fixe qui sévit sous son casque le condamne à n’ecrire que des articles de droite, jusqu’ la caricature. Il s’agit, pour lui de mettre en place une espece de protectionnisme, afin d’essayer d’ecarter de son point de vue, les idées qui ne sont pas de droite liberale, qui sont jugées néfastes, nuisibles pour sa communauté sectaire.

            Cette forme d’ostracisme a largement été utilisée par les régimes nazis pour manipuler l’opinion publique. Le but étant de forcer la population, d’en faire des moutons bien dociles, et de deverser sans cesse de la propagande a la façon de goebbels.... 


            Ainsi, vous trouverez dans ces articles exclusivement de droite, vantant le liberalisme debridé, une caricature meprisante de tout ce qui ne pense pas comme lui. Et lorsqu’il se sent acculé, alors a bout d’arguments (ce qui n’est pas difficile) il nous ressort les 100 MILLIONS DE MORTS et toute sa panoplie D’ ANTICOMMUNISME primaire.


            • spartacus spartacus 19 juillet 2013 15:07

              @ Bob la bile jaune

              Champion du copié collé dans les articles comme dans les commentaires...

            • Robert GIL ROBERT GIL 19 juillet 2013 15:48

              ha oui, j’oubliais tes fameux copier/coller, tu tourne en rond mon gars...quoi que vu la diversité de tes articles ça ne m’etonne pas !


            • devphil30 devphil30 19 juillet 2013 15:16

              Pourquoi avoir mis des moins ?


              Cette histoire est une belle histoire de réussite et d’implication personnelle.
              Réussir et avoir des idées n’est pas une mauvaise chose 

              Philippe 

              • sleeping-zombie 19 juillet 2013 15:36

                Le moinssage, c’est parce que c’est un article de spartacus, c’est une sorte de réflexe, on moinsse d’abord, on réfléchit après.

                Ca m’étonne d’ailleurs que quelqu’un continue de prêter attention à cet espèce de système + / -....


              • devphil30 devphil30 19 juillet 2013 15:50

                Visiblement , je suis à contre courant de la pensée donc je prend un moins...


                Je n’apprécie pas toujours les commentaires de Spartacus mais je n’ai rien à dire contre son article , peut être teinté de politique mais c’est l’histoire humaine que j’ai retenue et non certaines allusions à la gauche.

                Il faut aussi savoir faire la part des choses 

                Philippe 

              • sleeping-zombie 19 juillet 2013 16:11

                C’est aussi comme ça que je prends les choses. Mais c’est pas comme ça que le système « d’appréciation » fonctionne. Je le déplore, mais c’est surtout comme ça qu’il marche...


              • spartacus spartacus 20 juillet 2013 09:14

                Comme quoi tous les systèmes collectifs sont toujours détournés par des groupes de pression en fonction de leurs intérêts. 


              • L'enfoiré L’enfoiré 20 juillet 2013 14:21

                Bien vu devphil30,


                 Bien expliqué cet article.
                 Très éclairant de l’esprit français d’aujourd’hui.

                 « Les médias préfèrent montrer les licenciements. La réussite, c’est pas vendeur en 2012. »
                  En fait ce n’est pas uniquement en 2012. C’est très rarement vendeur.
                 Ah, si vous pouviez avoir quelques émissions télé « Made in Belgium » comme chez nous qui reprennent les réussites... (Exemple ici à partir de la minute 25)

              • sleeping-zombie 19 juillet 2013 15:35

                Jolie histoire, mais c’est marrant que même dans une histoire d’entreprise qui marche, tu arrives encore à cracher sur les socialistes, la gauche, mélenchon et que sais-je encore.

                Surtout si on considère qu’un épargnant ne fait que laisser son argent en banque (l’époque des bas de laine c’est fini), et que la banque investit pour lui. Le crétin de l’histoire, c’est le banquier qu’il est allé voir après avoir vainement sollicité sa famille, qui, lui, aurait du faire son boulot et reconnaitre l’opportunité.
                Tiens ? t’en dis pas un mot de ce crétin-là. Il est pas de gauche ?
                Bref, le banquier lui a refusé un prêt pour monter sa boîte, et c’est pour ça qu’il a du solliciter son ami. Le reste de l’histoire, c’est juste une histoire d’une entreprise qui réussit, c’est vrai que ça change.

                Par contre, sur ta conclusion, Il n’y a pas corrélation entre le bénéfice et l’emploi.
                J’observe quand même qu’il y a une corrélation entre les pertes et les licenciements. Mais là encore, c’est pas si simple.
                Regarde donc « Roger et moi », de Michael Moore (un immonde gauchiste syndicaliste) qui arrive à faire dire aux RH d’une multinationale que s’ils avaient fait plus de bénéfices aux Etats Unis, ils auraient juste délocalisés plus tôt...


                • demosoluce 19 juillet 2013 15:38

                  Spartacus,

                  Bon le fond est un peu meilleur cette fois-ci. je me reconnais dans Bertrand période 2008-2011. Sur la création aussi. Effectivement, chercher des aides équivaut à un travail à plein temps, ce qui est impossible en période de démarrage. La classe riche, elle, a les soutiens, les avocats de famille pour faire la taf et c’est la raiosn pour laquelle les aides ne vont pas réellement à ceux qui en ont vraiment besoin.

                  En revanche, comme toujours des simplifications qui frisent la malhonnêteté. J’avoue que j’ai du mal à savoir si c’est vraiment malhonnête ou maladroit. Les membres de la familles de bertrand qui sont fonctionnaires et qui ont 50.000 € de bas de laine, ben putain (excusez la vulgarité), je ne sais pas dans quel département vous vivez. Dans tous les cas, vous êtes libéral donc vous devez accepter le choix d’investissement de chacun. C’est leur liberté.

                  Ensuite, les grèves avec occupation et pneus brûlés concernent quasiment uniquement les grands groupes qui délocalisent après avoir fermé une usine qui fait des bénéfices pour maximiser la rentabilité. Systématiquement, c’est après la période où ce grand groupe a profité des aides locales. Dans le cas d’Arcelor Mittal, c’est pour détruire les capacités de production de l’acier en Europe (depuis le début : achat pour acquérir les capacités existantes et limiter la concurrence, fonctionnement pendant la période d’aides locales puis démantellement afin de valider la destruction de capacités potentiellement concurrentes : d’où la non volonté de AM de vendre les usines, ben non, c’était l’objectif de départ).

                  Le problème ne vient pas du fait que les licenciements sont réels afin d’anticiper une situation future, mais parce que ces licenciements ont pour but de maximiser le rendement du capital (et donc mathématiquement tarissement de votre fameux ruissellement) et pour délocalisation (même objectif).

                  Il n’y a quasiment pas de grèves dans le cas de figure que vous présentez car les patrons de ce type communiquent avec leurs ouvriers. dans ce genre de structure, il y a d’ailleurs souvent un technicien supérieur agé qui accompagne votre bertrand dans la gestion,lui faisant profiter de son expérience et qui rassure et le personnel et les clients et prospects.

                  Votre exemple n’explique donc pas les points de vue « socialo-communiste » que vous voulez dénoncer. Encore taper à côté, dommage


                  • spartacus spartacus 19 juillet 2013 16:13

                    @demosoluce

                    Pour les aides, principalement régionales, le clientélisme joue encore plus. Je conseille par expérience, ne prendre que celles qui viennent à vous. Celles qu’on va chercher vous donnent des « obligations » implicites, de dépendance. Quand on aime sa liberté, on la garde.
                    Les pneus « brûlés » concerne les entreprises « visibles ». La taille importe peu, l’important est la visibilité et l’intérêt pour des syndicats croupions d’en tirer profit médiatiquement pour montrer qu’ils existent.

                    Le licenciement « boursier » est une chimère dogmatique exagérée socialo communiste. 
                    Les socialistes n’ont qu’une force en économie, inventer des concepts, pour palier au manque d’éducation de l’économie de marché des Français. 

                  • demosoluce 19 juillet 2013 16:23

                    non ce n’est pas un chimère même si limiter à l’aspect boursier est effectivement réducteur.

                    Mais limiter les licenciements à une simple adaptation à une situation économique est faux aussi. Cela pouvait s’adapter à il y a 50-60 ans mais la globalisation et la financiarisation ont changé la donne.

                    Comme vous le dites, la médiatisation est lié à la visibilité et c’est aussi évident que la visibilité est en relation avec la taille.


                  • Bracam Bracam 21 juillet 2013 02:29

                    De toute manière, écrire à tout bout de champ « ... socialo communiste » est foncièrement affligeant. Mais aussi excédant. A l’inverse, présentons par principe tout « patron » comme appartenant à la clique sarko-lepéniste, pour rester dans le ton. Nul doute que le débat va devenir ultra libéral, très ouvert et constructif : c’est, je n’en doute pas, ce que vous recherchez à longueur de journée. J’essaie de comprendre comment on peut mépriser ainsi la moitié, peut-être les deux tiers ou les neuf dixièmes de son entourage à divers titres idéologiques, sociaux, religieux, lorsque l’on partage (!), de gré ou de force, une planète, un pays avec le reste de l’humanité. Je dois être resté très bête, car il me semble que la voie choisie par vous n’est pas la meilleure.


                  • gaijin gaijin 19 juillet 2013 15:55

                    encore raté
                    c’était bien jusqu’ a la fin .......
                    assimiler une pme a une filliale d’une grosse boite internationale cotée en bourse c’est n’importe quoi même si on est de droite

                    essaie encore ....... smiley


                    • stepht 19 juillet 2013 15:57

                      Il faudrait peut-être arrêter de mouler sous forme de monuments d’airain des « certitudes » et autres « lois » économiques dans ces carcasses d’argile même pas sèches que sont ces historiettes purement fictionnelles au réalisme hautement fantasmé...
                      Mais quelle forme d’activité rémunérée peut-elle laisser ce qui apparait manifestement comme un quasi temps plein pour rédiger autant « d’articles » et de commentaire sur AV ?


                      • sleeping-zombie 19 juillet 2013 16:17

                        T’as les parasites qui vivent des aides sociales
                        T’as les parasites qui vivent des rentes foncières
                        T’as les parasites qui vivent des rentes économiques
                        T’as les parasites qui vivent aux crochets de leur familles
                        T’as les parasites qui occupent un boulot fantôme
                        T’as les parasites à la retraite
                        ....
                        Et puis t’as ceux qui sont directement payés pour faire de la propagande. Comme Mr Dupont.

                        Dans le cas de Spart, je pense qu’il occupe l’une des 6 formes de « parasite ». J’hésite entre la 3eme et la 4eme :)


                      • spartacus spartacus 19 juillet 2013 16:17

                        C’est vrai que y’en a qui sont « dé-bor-dés » dans la vie avec pas grand chose. Limités aux 35h, et à la pause café....


                      • Robert GIL ROBERT GIL 19 juillet 2013 17:02

                        sparagus,
                        je me pose une question, est-ce que tu a deja travaillé dans ta vie...parce que tes idées toutes faites sur le travail, l’entreprise ou la fonction publique me semble toutes sorties d’articles, de commentaires ou de discussion au bistrot du coin, mais pas vraiment de ton experience !


                      • spartacus spartacus 19 juillet 2013 19:59

                        @Bob la bile

                        J’ai une force d’avoir une expérience dans pleins de domaines. J’ai travaillé avec la fonction publique comme à l’étranger.J’ai même été marié et eu des enfants avec une fonctionnaire...
                        J’ai créé des PME et les ai revendues régulièrement dans pleins de domaines d’activité très différents. En France comme à l’étranger. Aujourd’hui il me reste 2 PME en France, une en GB et une à HK.

                      • Robert GIL ROBERT GIL 19 juillet 2013 23:09

                        je crois que le pire c’est que tu crois ce que tu dit, tu ne te rends meme pas compte des absurdités que tu debite...


                      • foufouille foufouille 20 juillet 2013 10:55

                        « Aujourd’hui il me reste 2 PME en France, une en GB et une à HK. »
                        avant c’était une france. quel mytho


                      • Peretz1 Peretz1 19 juillet 2013 16:26

                        Illustrer par un cas particulier un pensée unique qui comme toujours trouve des arguments qui n’en sont pas. cela ne fait que prouver que dans le business tout est possible. Le risque d’entreprendre n’est pas nouveau. En fait dans cette histoire, on oublie l’essentiel : le tempo. Le retour sur investissement impossible à connaître à l’avance. Bien entendu il y a une corrélation entre le bénéfice et l’emploi, mais elle est moins visible que celle entre le cash et l’emploi, parce qu’il n’y a pas coincidence entre bénéfice et ce cash.¨Décidément l’auteur est un spécialiste du sophisme. Il prend en général la cause pour la conséquence et vice versa, selon les cas qui l’arrangent. Bien entendu, une grande entreprise qui « distribue » des bénéfices à ses actionnaires, pourraient faire de l’autofincement et investir en interne, ce qui permettait d’éviter des licenciements en développant son entreprise. mais comme les bénéfices à distribuer sont jugés insuffisants, on se tire. Moralité bien connue : quand on veut tuer son chien on dit qu’il a la rage. Spartacus, il faut tourner ta langue dans ta bouche avant d’essayer des arguments de petits boutiquiers.


                        • spartacus spartacus 19 juillet 2013 19:17

                          Peretz1

                          Quand tu aura compris que l’actionnariat est un « marché » et que la distribution de dividendes est fonction de la masse d’argent disponible dans le risque.
                          Si il y avait plus d’argent sur le marché de l’investissement de l’entreprise libre, les entreprises n’auraient pas besoin de donner de forts dividendes qui choquent les jaloux socialistes comme toi pour attirer les investisseurs. 
                          Malheureusement les Keynésiens socialistes avec la formidable dépense publique qu’ils affectionnent entraînent les capitaux vers les placements étatiques, dit sécurisés au détriment de l’investissement dans les entreprises.
                          Les pleurnichards des rendements élevés des actions des entreprises privées, sont en général les Keynésiens qui justement en on créé la cause.

                          Bien entendu chaque entreprise souhaite un autofinancement, mais elle doit assurer la rémunération de l’investissement comme celle qui emprunte doit assurer les remboursement d’un prêt. 
                          Difficile face à des obtus de faire comprendre que l’emploi, (l’embauche comme le licenciement) est fonction des perspectives.
                          L’investissement c’est pareil, il faut en face des perspectives. 
                          On n’investi pas pour rien ! Tout simplement parce que ça ne rapporte rien !

                          Les Keynésiens croient que payer des gens à creuser des tous le matin et d’autres les reboucher l’après midi crée de la richesse. 

                        • L'enfoiré L’enfoiré 19 juillet 2013 20:19

                          Rien ne se perd, rien ne se crée,... tout se déplace... extension de Lavoisier.... smiley


                        • vesjem vesjem 20 juillet 2013 10:25

                          je me demande où se situe la pensée unique dans ce cas là ; les histoires de « petits patrons » sont assez rares sur ce site , comparativement à celles de géopolitique , de finances etc...


                        • L'enfoiré L’enfoiré 20 juillet 2013 14:40

                          Cher Peretz1,


                          « un cas particulier un pensée unique »
                          Absolument pas. J’ai lu et relu cet article, parce qu’il était intéressant à plus d’un titre.
                          Je croyais qu’étant informaticien, vous auriez compris un peu mieux le numérique comme je vous l’ai expliqué à la suite d’un de vos articles. 
                          L’esprit d’entreprendre, se mettre à son compte, investir ne sont pas des décisions faciles à prendre. Il faut avoir le goût du risque. Je ne suis pas à 100% d’accord avec les idées de Sparta, mais ici, il n’y a pas photo. S’il y a une corrélation entre le bénéfice et l’emploi, elle se trouve, à la longue, quand il y a pénurie de main d’oeuvre pour un coup de feu et des commandes qui arrivent par hasard et que des événements extérieurs non prévisibles sont entrés dans la danse. Le cash flow est une donnée comptable qu’il faut tenir en réserve. Aucun sophisme, aucune sentiment dans les affaires comptable.
                          Entre une entreprise multinationale et un autre nationale, il y a un monde de différence.
                          Les bénéfices aux actionnaires, les bonus, ce sont une sorte de compensation comme prime de risque. La différence d’une action et avec une obligation, est que l’actionnaire prend une part de l’entreprise tandis que l’obligation n’est qu’une demande près avec échéance précise qui dépendra de la conjoncture des taux des intérêts qui auront été surévalués ou sous-évalués. Faire de l’auto-financement est encore un autre compte d’exploitation. Une entreprise qui n’y pense pas, est une entreprise qui est en sursis.
                          Savez-vous que dans les grandes entreprises, il y a justement un compte de prévisions de licenciement qui doit être prévu ?
                          Je vois qu’il n’y a pas que Sparta qui doit tremper sa plume dans le bon encrier avec arguments à la clé.
                          Là, vous avez perdu une chance que je lise votre bouquin. 
                           

                        • Scual 19 juillet 2013 16:44

                          Je n’ai pas lu l’article mais j’imagine... oui puisque Spartacus passe son temps à inventer des tas de choses sur le socialisme et le communisme... et le capitalisme et le libéralisme, je ne vois pas pourquoi je ne ferais pas pareil au moins une fois, que ça soit pas toujours lui qui s’amuse.

                          Alors j’imagine l’article de Spartacus : Bertrand a été agressé, torturé et tué par une grand-mère. Elle avait l’air de rien mais en fait elle était socialo-communiste et grand-mère ou pas, ben évidement elle torture et tue et tout cela entrecoupé de ricanements stridents incontrolables. Mais heureusement Super-ultralibéral est arrivé, a fait d’évaporer la grand-mère de sa lumière divine et a ressuscité Bertrand, car le libéralisme multiplie les miracles et ressuscite évidement les morts ! Merci Super-Ultralibéral ! Tu nous sauveras des socialo-communistes assoiffés de sang.

                          La prochaine fois Spartacus vous racontera comment Super-Patron marche sur l’eau pendant que le méchant syndicaliste la transforme en boue rien qu’à son contact et si vous êtes sages ils vous racontera pour la millième fois comment Super-milliardaire déleste les sales pauvres de leur labeur pour leur propre bien parcequ’il sait bien mieux l’utiliser qu’eux, la preuve : il est pas pauvre lui !

                          Bon voila. J’espère que ce commentaire fera sourire ceux qui se sentent encore le devoir de répondre au propagandiste Spartacus.


                          • mario mario 19 juillet 2013 17:19

                            j’en ai la larme a l’œil, pauvre bertrand.

                            cela dit Spartacus, tu na pas integré une chose dans ta fable, celle ci :

                            bertrand et en bonne santé et courageux d’autant plus qu’il a reçu une éduquation a l’école de la république (gratuite que ca...sinon financée par nos impots )

                            bertrand a aussi eu le soutien de bien de service public (financé par nos impots)

                            anfin, le sieur bertrand n’a pas de crainte a avoir...en cas de pépin de santé meme les plus grave, il sera pris en charge dans les meilleurs hôpitaux de la république par nos impots encore ! on lui assurera meme une rente s’il ne peut plus travaillé ( et oui, les chrages ça sert aussi a cela ! )

                            etc....

                             


                            • spartacus spartacus 19 juillet 2013 19:31
                              L’État ne produit pas de richesse, il dépense. Tout cela est payé avec l’argent des contribuables. Dès lors, n’est-ce pas l’État qui lui doit tout ?

                              Bertrand va aussi à l’étranger, il circule sur des routes allemandes, va dans des aéroports allemands, mais jamais il n’est venu à l’esprit d’un étranger de réclamer quelque chose à Bertrand. Cette réflexion ne peut venir que d’un étatiste de gauche. 

                              Pour sa santé, Bertrand est condamné a utiliser une « assurance obligatoire collective » alors qu’il pourrait en avoir une privée.
                              La sécu n’a jamais soigné personne, c’est une vulgaire assurance qui prend de l’argent et le redistribue.

                              Les enfants de Bertrand sont étudiants cotisent à la LMDE. Une sécurité sociale étudiante qui finance le parti socialiste. Une gabegie obligatoire d’un monopole frauduleux et crapuleux de gauche. Avant c’était la MNEF. Mafia de gauche hier, mafia de gauche aujourd’hui.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON






Les thématiques de l'article


Palmarès