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Bienvenue au bal des vampires

Le bal des vampires

C’est sans vergogne que les banquiers, tout juste sauvés de la faillite par les deniers publics, ont réussi à transférer leurs mauvaises dettes privées, en dettes d’Etats. Forts de cet incroyable privilège ils spéculent maintenant sur les dettes de ces mêmes nations. Leurs discrètes succursales plus connues sous le nom de Hedges Funds(1), cachées aux iles Caïmans, mènent la curée.

 La ruine des particuliers étant consommée, ce sont dorénavant sur les nations et autour de leurs dettes souveraines que ces vautours se rassemblent. La piétaille a droit à un mea culpa savamment orchestré par la déesse aux cent bouches, histoire de patienter quelques heures dans les files d’attente de la Soupe Populaire(2). Les débats au sénat américain affichent complet, c’eut été une faute de goût électorale de ne pas participer à une telle pantomime ! On aurait aimé voir ces élus un peu plus assidus à l’audition de l’inspecteur général de la réserve fédérale américaine(3), incapable d’expliquer la disparition de 9000 milliards de $.

Quand les médias braquent leur objectif sur un scandale financier, quand un sénateur accuse une banque d’avoir vendu « des produits de merde », ne vous imaginez pas informés, mais juste anesthésiés. Ce qui se joue en coulisse, vous le comprendrez encore une fois trop tard. Mieux encore, Goldman Sachs s’est déjà entendu avec la police financière pour payer une amende et fermer toutes enquêtes…………Les aigles du Capitole vous ont juste offert un concert de psittacismes. Cette mise en scène ressemble à s’y méprendre au bon mot de Tristan Bernard, remplacez juste le mot femmes par citoyens :

 Avec les femmes, il faudrait que les paroles soient d’autant plus respectueuses, quand les gestes le deviennent de moins en moins.

Les réformes bancaires sur l’air de l’arlésienne.

Alors que la spéculation bat son plein sur les dettes d’Etats, les dirigeants du G20 au dernier sommet de Washington n’ont réussi à s’entendre que sur la qualité du champagne et des petit fours(4). La crise systémique deviendra inévitable si aucune décision n’est prise de toute urgence. L’équation à résoudre est du niveau primaire. Plus la dette d’un état est dégradée plus il doit payer d’intérêts à ses prêteurs, et plus les Hedges funds gagnent des sommes colossales sur les CDS qui y sont adossés(5). Les agences de notation corrompues peuvent poser l’estocade(6), elles savent à l’avance que nos gouvernants se cantonneront à des déclarations d’indignation sans effets(7).

Comment peut-on permettre qu’une banque puisse aider un pays comme la Grèce à cacher ses déficits, quand dans le même temps elle spécule sur l’effondrement de sa dette souveraine ! J’ai nommé encore une fois Goldman Sachs.

 L’Europe est en train de brûler, avec tous les sacrifices qu’ont coûté sa construction. Nos dirigeants l’emmènent de charybde en scylla !

Après avoir laissé les spéculateurs faire des profits indécents pendant des mois, les responsables de la BCE, en décidant de prendre en pension les actifs dégradés de la Grèce, ont ouvert la boite de pandore(8)……On ne voit pas comment les pays en crise de la zone euro n’auraient pas le droit de réclamer le même privilège.

 La BCE a emboité le pas à la FED qui regorge d’actifs illiquides, a cette différence près qu’elle ne détient pas le droit de battre monnaie. Chacun sait que la Grèce sera dans l’incapacité d’honorer ses engagements financiers(9).Divisez les sommes à rembourser sur trois ans par 4 millions de travailleurs gagnant en moyenne un salaire mensuel de 750 euro ! La messe est déjà dite.

Encore une fois, nos gouvernants n’ont agit qu’au profit des banquiers privés, empêtrés dans des mauvaises créances. L’engagement des banques françaises dans la dette grecque est d’environ 75 milliards d’euro. Espérez que les sacrifices imposés au peuple Grec aujourd’hui ne vous seront pas également demandés demain.

 Les tenants d’un Nouvel Ordre Monétaire peuvent se frotter les mains, le HASARD leur donne raison : la ruine des particuliers, des nations, des banques centrales, conduiront inéluctablement à une refonte du système monétaire et à la création d’une banque mondiale ; reste à savoir au profit de qui ? Il est des moments où l’on comprend mieux les vaticinations de certains, quant à l’avènement de ce « machin »(10).

Investissez dans l’avenir…immédiat :

Il appartient aux vautours, aux requins et aux vampires…Ne ratez pas l’apprentissage ! Ce sera très rapide, les postulants recalés finiront en pâture, mais qu’importe, 100% des gagnants auront tenté leur chance.

Si Krach advenait, la misérable piétaille pourrait chercher sa pitance dans les poubelles de l’Occident. Cette société consumériste se révélerait elle plus intéressante que Calcutta ? Apprenez chers spéculateurs en herbes que les vampires (Hedges funds) spéculent déjà sur les bons du trésor américains, qui eux bénéficient de la meilleure notation. La dette anglaise moribonde, ne trouve plus guère que la banque d’Angleterre pour l’acheter. 

Que certains se félicitent du rebond des marchés, parce qu’ils ont suivi les adulateurs hystériques de la reprise, tant mieux. Des millions de petites gens ont été ruinés, mis à la rue, dans cette immense mascarade qu’à été la crise des subprime, tant pis. Seuls les profits comptent…. Ce rebond des marchés a été initié par ce qui ne tardera pas à être la ruine des nations. Vous étiez invité au bal des vampires, il va falloir maintenant boire la coupe de sang jusqu’à l’hallali.

Denissto

 

(1) http://www.dailymotion.com/video/x270z0_jacques-attali-parle-des-hedge-fund_politics

(2) http://www.lesmotsontunsens.com/35-millions-d-americains-vivent-de-bons-alimentaires-5663

(3) http://www.dailymotion.com/video/x9vnu2_9000-milliards-de-egares-par-la-res_news

(4) http://www.lesechos.fr/info/inter/020499745590-regulation-financiere-constat-de-desaccord-au-g20.htm

(5) http://fr.wikipedia.org/wiki/Credit_default_swap

(6) http://www.marianne2.fr/Plus-scandaleux-que-Goldman-Sachs-les-agences-de-notation_a192263.html

(7) http://www.leparisien.fr/flash-actualite-economie/l-elysee-denonce-les-agences-de-notation-qui-font-la-pluie-et-le-beau-temps-01-05-2010-905904.php

(8) http://www.latribune.fr/actualites/economie/international/20100429trib000503964/aide-a-la-grece-les-banques-appelees-a-contribuer-la-bce-fait-un-geste-inedit-sur-les-titres-grecs.html

(9) http://www.lefigaro.fr/flash-eco/2010/05/04/97002-20100504FILWWW00340-grece-moody-s-toujours-vigilante.php

(10)http://www.dailymotion.com/video/x86jvy_sarkozy-l-avenement-du-nouvel-ordre_news?start=2


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32 réactions à cet article    


  • BA 8 mai 2010 09:24

    La zone euro traverse une « crise systémique », selon Nicolas Sarkozy.

    Eviter l’effet domino. Le président français Nicolas Sarkozy a estimé vendredi que la zone euro traversait une « crise systémique » et que cela nécessitait une « mobilisation générale » à l’issue d’un sommet des dirigeants de la zone euro à Bruxelles.
    « Cette crise est systémique, la réponse doit être systémique », a estimé Nicolas Sarkozy à l’issue d’un sommet consacré intialement à la crise grecque mais qui s’est transformé en conclave pour défendre toute la zone euro contre les attaques des marchés.
    « Nous sommes maintenant dans des mécanismes communautaires, c’est toute la zone euro qui a décidé de se défendre » et il s’agit donc « d’une mobilisation absolument générale », a déclaré le président français.
    Selon lui, « il faut doter la zone euro d’une véritable gouvernance économique ». Car « la zone euro traverse sans doute la crise la plus grave depuis sa création » et « désormais les spéculateurs doivent savoir qu’ils en seront pour leurs frais », a-t-il ajouté.
    Auparavant, les dirigeants ont annoncé la mise en place prochaine d’« un mécanisme de stabilisation », un fonds pour aider leurs pays qui seraient confrontés à des difficultés financières et validé le plan d’aide à la Grèce.

    http://www.20minutes.fr/article/403231/Economie-La-zone-euro-traverse-une-crise-systemique-selon-Nicolas-Sarkozy.php

    Il y a donc deux questions qui se posent :

    1- Première question : avec quel argent les pays européens vont-ils créer ce fonds ?

    Avec quel argent ?

    Est-ce que chaque Etat européen va devoir verser plusieurs milliards d’euros pour abonder ce fonds ?

    2- Seconde question : est-ce que la Banque Centrale Européenne va faire tourner la planche à billets à plein régime ?

    Concrètement : est-ce que la Banque Centrale Européenne va faire tourner la planche à billets pour acheter les dettes souveraines des Etats européens ?


    • Capone13000 Capone13000 8 mai 2010 09:40

      Après avoir ruiné les états et donc leurs peuples, la spéculation se dirige à présent sur les matières premières, attendez vous à une hyperinflation.

      Comment le contribuable pourrait il payer et la dette et l’augmention des prix qui va survenir d’ici peu, avec un salaire qui ne décolle pas, et/ou sans emploi ?
      Il n’y aura plus de retour à la croissance !

      Mais finalement à qui la faute ? A ces banques dont le métier est de gagner de l’argent ou bien aux politiques de tous bords, corrompus et prêt à vendre leur âme au diable pour quelques heures de gloire, de pouvoir et d’argent ?

      Nous allons tous avoir la gueule de bois d’ici peu.


      • jose maria el tempranillo 8 mai 2010 11:46

        Hyperinflation, en effet. Voici ce qu’écrivent des auteurs de la Bank for International settlements dans un rapport récent (mars 2010) http://www.bis.org/publ/work300.pdf?noframes=1 (p18) :
        « La détérioration des finances publiques peut déclencher une augmentation soudaine de l’inflation attendue » et expliquent plus loin que la réaction gouvernementale sera la planche à billets, ce qui chez les investisseurs provoquera un ajustement du risque. Cercle vicieux...


      • darius 8 mai 2010 17:47

        Une inflation par une hausse exogene des matiere premiere, se transmet a la totalité de l’economie.En 1973 on a eu deux exemple de reaction :
        Soit compenser la hausse du petrole et des autres mp par une baisse des autres produits en faisant une politique deflationiste de telle facon que l indice des prix bouge peu et que la hausse du petrole soit compensée par la baisse du reste, c’est ce qu a fait l allemagne.
        Soit on paye cette hausse en creant de la monnaie et tout les prix augmente de la meme facon que les matieres premeiers, pour ramener leurs couts relatifs au meme niveau , ce qu’a fait la france.
        Le probleme dans ce cas, c’est que les epargnants sont ruines, leur depots perdants de la valeur(en contreparie les endettes s’enrichissent car leurs dettes fondent d’autant) et surtout ca induit un comportement de fuite de la monnaie, les gens depensent tout ce qu ils ont, et meme s’endettent en pariant que la franc qu ils ont vaudra de toute facon moins demain.
        La« speculation va vers les matieres premieres », selon mon lexique marxiste/economiste, ca veut dire que les gens ont la trouille que les euros de leurs compte en banque ne valent bientot plus rien, et preferent les utiliser contre quelquechose qui vaudra encore quelquechose, c’est a dire, bien reel, or, immobilier, etc, et surtout pas biens financiers cotés en euros.

        Et si ce sont les banquiers qui font ca c’est que monsieur tous le monde n’a pas encore bien compris(la faute a la télé) que l euro est foutu et qu ’il ne devrait pas en garder.
        D’apres les contacts que j’ai autour de moi, monsieur tout le monde n’est pas si naif et il comprend qu il faut se tirer.


      • denissto 8 mai 2010 09:51

        bonjour BA

        quand on voit le Portugal, prêter de l’argent a la Grèce, c’est a se demander s’il faut en rire ou en pleurer !

        la banque centrale européenne ne peut pas faire tourner la planche a billet, en vertu de l’article 123 du traité de Lisbonne, rejeté par les urnes et imposé par la nomenklatura politique française , de droite et de gauche............. : http://www.consultations-europeennes-des-citoyens.eu/fr/proposal/2581

        les prêts d’urgences accordés a la Grèce, ne servent que les banques privées européennes empêtrées dans des mauvaises créances...........


        • Alpo47 Alpo47 8 mai 2010 11:19

          D’autant qu’il semble que le Portugal emprunte à 5,25% pour re-préter à ... 5% aux Grecs.
          On rit ou on pleure ?


        • JL JL 8 mai 2010 15:14

          Je te tiens, tu me tiens par la barbichette ...

          Je te prête, tu me prêtes, ça fait des intérêts ... Non, c’est pas ça !

          Je prête au Portugal, le Portugal prête à la Grèce qui rembourse Dupont et Pondu, qui prêtent au Portugal ... ou comment alimenter la pompe à phynances qui crée de l’argent ex-nihilo !


        • darius 8 mai 2010 17:51

          ben non, pas de l argent ex nihilo.
          L’argent de dupont va etre prete au portugal qui le prete a la grece, dupont prend le risque portugal et le portugal prend le risque grece, et en plus ca lui coute des sous.Pauvre portuguais, ils devraient vite se tirer de l euro car ils se font vraiment avoir.
          En fait c’est l’epargne de dupont, qui en fait doit s’appeler ming vu que il n’y a guere que les chinois qui ont des sous a preter.


        • JL JL 8 mai 2010 19:22

          @ Darius : cet argent créé ex-nihilo, à savoir, les intérêts sur un capital virtuel - si la banque possède 1000 euros de fonds propres, elle peut prêter 10 000 euros, il y a donc 9000 euros virtuels - c’est la captation de la croissance sans laquelle la monnaie se dévaluerait dans ce contexte de « création monétaire à la marge ». Cette captation de la croissance explique comment les revenus du capital sont passés de 30 à 40% du PIB, faisant par conséquent que le pouvoir d’achat de la rente augmentait de 50 % pendant que celui du travail demeurait constant.


        • darius 9 mai 2010 09:37

          Il n’y a pas de banque, monsieur dupont prete au portugal qui prete a la grece
          ou est la banque ?


          • jose maria el tempranillo 8 mai 2010 10:24

            Que reste-t-il de souverain à la dette dite souveraine, quand les événements actuels démontrent s’il le fallait encore qu’elle est la vassale des marchés financiers ? On peut se demander ce qu’il reste de la démocratie, comme en discute Paul Jorion sur son blog http://www.pauljorion.com/blog/ , ceux que nous avons élus se retrouvant finalement asservis à des systèmes financiers totalement opaques. S’il en fallait une illustration, la disparition des paradis fiscaux décidée et programmée après la crise de 2008 démontre la puissance de nos gouvernants smiley


            • darius 8 mai 2010 17:54

              La dette est souveraine, les etats sont specialistes des dettes, et si on supprimais les marches financiers, a qui emprunteraient les etats ? ils ne pourraient pas, donc plus de subventions , plus d allocations plus de super retraites des fonks, alors que la on a pu la payer 25 ans a crédit.Bon maintenant on ne va plus pouvoir depenser l argent qu on a pas mais peut etre va on eviter de le rembourser trop vite


            • darius 15 mai 2010 17:57

              Les dettes souveraines repose sur le pouvoir souverain qu’ont les etats a racketter les particulier sous forme d’impot pour trouver l’argent pour rembourser les dettes.
              Les dettes sont donc garanti par le pouvoir de cohercision des etats sur le pauvre peuple.
              Seulement les preteurs savent que le peuple au dela d’un certain niveau de dette ne paye plus et se revolte, donc ils arretent de preter a ce niveau.
              L’arret des prets veut dire que les impots sont a saturation et que les preteurs pensent que les contribuable ne peuvent psas etre plus exploites.
              Il est donc temps de diminuer les impots


            • jose maria el tempranillo 8 mai 2010 10:30

              Cette crise n’est pas celle de 29, on nous l’a assez répété. C’est vrai, l’histoire ne se répète jamais, en tout cas jamais sous la même forme, parce que l’arrière-plan n’est jamais identique. Claude Lévi-Strauss comparait l’humanité à des vers de farine, qui sécrètent leur propre fin en consommant toutes les ressources. Reste à espérer que la finance cannibale fera de même, en nous laissant au moins de quoi survivre après sa mort...


              • Alpo47 Alpo47 8 mai 2010 11:17

                Ce qui est en train de se passer au USA pourrait bien être un argument en faveur du très mauvais calcul des banksters.
                Privés de leur emploi, des millions d’américains ne peuvent plus rembourser leurs crédits, notamment immobiliers. Dès lors les banques saisissent les biens et ... se retrouvent avec des millions de maisons invendables qui font s’écrouler le marché immobilier.
                On voit que la paupérisation de la population conduit à une diminution de la consommation, donc des remboursements ou ... recettes pour les banques et ... les Etats.

                Conclusion, le système économique est bien en train d’imploser. Les banques ne devraient pas y survivre.


                • jose maria el tempranillo 8 mai 2010 11:52

                  Nous vivons des moments historiques, c’est clair. Le problème, c’est que nous sommes maintenant tellement imprégnés de la vulgate économique qu’il est difficile d’imaginer ce que sera le monde après les banques. Enfin un salutaire retour aux lois physiques fondamentales, dont le fameux « rien ne se crée, rien ne se perd » de Lavoisier, occulté par les dogmes économiques ?


                • ddacoudre ddacoudre 8 mai 2010 12:35

                  bonjour

                  bon article,mais les vampires ne sont pas toujours ou l’on crois.

                  Une catastrophe économique est en train de se dérouler :
                  elle va réduire à néant l’épargne de millions de Français...

                  ... alors que d’autres doubleront leur patrimoine
                  dans le même temps

                  Nos spécialistes avaient vu venir la catastrophe des subprime... la hausse
                  spectaculaire de l’or... l’effondrement du système bancaire et financier...

                  A présent, ils vous révèlent comment sortir gagnant
                  d’une crise telle que nous n’en avions pas connu
                  depuis les années 20

                  Cher Investisseur,

                  Je ne vous écris pas pour vous parler du chômage qui continue de grimper. Ou de la crise de la dette grecque. Ou de la faillite de l’Europe et de la nouvelle ère qui s’annonce.

                  Je vous écris parce que tous ces éléments ne sont que les pièces d’un événement bien plus vaste que quiconque, qu’il s’agisse des médias ou des autorités, ne le laisse entendre.

                  Cet événement pourrait réduire à néant le système économique mondial tel que nous le connaissons. Si vous ne vous protégez pas en agissant maintenant, il pourrait réduire en fumée votre épargne durement gagnée.

                  Mais comme nous le verrons dans un instant, ce phénomène a aussi mis en marche des rouages très profitables — qui pourraient vous permettre de doubler votre capital alors que les marchés et les économies de la planète sombrent dans le chaos.

                  Et croyez-moi, quand je parle de chaos, je pèse mes mots. Même les récentes baisses boursières et la crise financière — que le légendaire investisseur George Soros compare en gravité à la Grande Dépression de 1929 — ne sont rien en comparaison.

                  Si l’on ne résout pas cette crise, l’idée même de l’Occident pourrait prendre fin. Comme ça. Je n’exagère pas le moins du monde. Les richesses qui se sont évaporées jusqu’à présent pourraient n’être qu’une goutte d’eau à côté de l’océan de dommages que cette crise provoquera.

                  Lorsque cette bombe explosera, les difficultés actuelles du marché ressembleront à un goûter d’école maternelle. Et lorsqu’on en sera là, je doute que Sarkozy, Obama, J.-C. Trichet ou qui que ce soit puisse faire quoi que ce soit pour y mettre fin.


                  • sisyphe sisyphe 8 mai 2010 14:12

                    Il est clair que nous sommes en état de GUERRE.

                    Guerre déclenchée par les « marchés » (financiers, spéculateurs, hedge funds, banques) contre les états et les citoyens.

                    De l’issue de cette guerre va dépendre le sort du monde : ou la victoire des vampires, et la mise sous le joug des citoyens du monde, garrotés par la dictature sanglante du système mafieux financier,
                    soit la remise à plat du système, par le biais de la vitale réforme monétaire, qui supprimerait leur pouvoir de nuisance et d’oppression aux prédateurs financiers.

                    On va voir si les dirigeants politiques prennent réellement la mesure du problème, et agissent dans l’intérêt des citoyens qui les ont élus, et qu’ils sont censés représenter, ou bien s’ils continuent à défendre ceux à qui ils ont donné, déjà, toutes les manettes du pouvoir, et dont ils ne sont, jusqu’ici, que les serviles exécutants.

                    En cas de renoncement à la défense des droits élémentaires des citoyens du monde, il ne restera plus à ceux-ci que la révolte, sous toutes ses formes possibles.

                    Mobilisation.


                    • darius 8 mai 2010 18:01

                       A ces mots on cria haros sur le baudet....
                      Entre les 2 guerre il etait meme caricaturé le banquier speculateur hedge fund que les agitateurs de l ’epoque voulaient presenter a la vindicte publique comme bouc emissaire de toutes les co...eries faites par les politiques.
                      J’espere que l’histoire ne se repettera pas.
                      Quand on s’endette et qu on ne peut plus payer c’est la faute au banquier.
                      Mais quand on a besoin d ’argent le banquier devient tres sympa.
                      Que le francais moyen ne comprenne pas qu un credit se rembourse, c’est deja limite, a moins de douter de son QI on peut conclure facilement que c’est de la mauvaise foi, mais nos dirigeants seraient ils aussi nuls ?


                    • sisyphe sisyphe 8 mai 2010 18:41

                      Le problème, c’est, justement, que les banquiers jouissent du pouvoir exorbitant que leur ont cédé les politiques.

                      Et quand ils font, par leurs jeux spéculatifs pourris, partir l’économie du monde en couilles, ils viennent pleurer pour que les ETATS (donc les citoyens) les renflouent !
                      Et, renfloués, repartent à la spéculation sur la faillite des états qu’ils viennent de saigner.

                      Ça ne vous met pas un instant la puce à l’oreille que TOUS les pays occidentaux soient surendettés ? Les USA, la Grande Bretagne, la Grèce, le Portugal, mais aussi l’Allemagne, la France, l’Espagne, l’Italie ??

                      Comme par hasard, les rares pays épargnés sont, en gros, la Chine communiste (qui ne laisse pas les banques fabriquer l’argent), et d’autres pays « émergents » à forte croissance, parce qu’à coût de main d’oeuvre ridicule ?

                      Ça signifierait, pour vous, que TOUS les dirigeants de TOUS les pays occidentaux sont donc corrompus, ou incapables, ou que TOUS les pays vivent au dessus de leurs moyens ?

                      Et les financiers n’y sont, évidemment, pour rien ; dont les gentils banquiers qui ne sont là que pour aider les gens en leur prêtant de l’argent (qu’ils n’ont PAS !).

                      L’économie mondiale a été sinistrée par les jeux spéculatifs, les actifs pourris et les bulles financières des mafias financières et bancaires, mais vous continuez à les défendre ?

                      Ok ! Dans un état de guerre, il n’y a pas de position neutre ; on est, soit du côté des agresseurs, des oppresseurs, de ceux qui veulent mettre le monde entier à genoux, pour le profit d’une caste de vampires ; soit du côté de 99% de la population mondiale qui a à se défendre contre cette agression, d’une ampleur jamais connue jusqu’ici.

                      Vous vous situez donc du côté des forces de l’oppression et des mafias  : dont acte !
                      J’espère que, comme les banquiers et spéculateurs, vous aurez à payer pour ça ; et le prix fort !


                    • darius 9 mai 2010 09:46

                      premiere nouvelle

                      « Comme par hasard, les rares pays épargnés sont, en gros, la Chine communiste (qui ne laisse pas les banques fabriquer l’argent), et d’autres pays »émergents« à forte croissance, parce qu’à coût de main d’oeuvre ridicule ? »

                      C’est du grand n’importe quoi
                      Le systeme bancaire en chine fonctionne comme partout, les banques pretent les depots .
                      La meilleure preuve en est que encore recemment la banque de chine a augmenté le coefficient de reserve obligatoire des banques afin de limiter cette croissance monetaire et eviter une surchauffe a l’americaine.
                      Vous n’allez pas apprendre aux chinois la creation monetaires ils connaissent depuis lengtemps le papier monnaie, par contre ils sont plus responsables que les ricains car ils ne laissent pas creer de monnaie a des fins electoralistes comme les subprimes, vu que chez eux pas franchement d’éléctions.
                      http://www.ambafrance-cn.org/La-politique-monetaire-chinoise-entre-t-elle-dans-un-nouveau-cycle.html?lang=fr


                    • sisyphe sisyphe 9 mai 2010 10:30

                      @ darius

                      Intéressant, votre lien... quelques extraits ..

                      A partir de l’été 2008, avec la dissipation des pressions inflationnistes, l’effort de stérilisation des entrées de capitaux a progressivement diminué avant de s’interrompre tout à fait en décembre. En janvier 2009, la PBoC a annoncé qu’elle suspendait toutes ses émissions de titres à 1 an et 3 ans. Par ailleurs, depuis septembre 2008, le RRR a été abaissé de 200pb pour les grandes banques et de 400pb pour les petites (beaucoup plus affectées par le cycle de resserrement en raison de leur part relativement faible du marché des dépôts des ménages). De ce fait, la base monétaire a progressé rapidement au 4e trimestre, atteignant même un taux inhabituellement élevé en décembre (+40 %), les autorités injectant massivement des liquidités dans le système financier en réponse à la crise.

                      (...)

                       Illusionnisme monétaire

                      Comment la croissance de la base monétaire s’est-elle transmise au reste de l’économie ? Les statistiques concernant l’encours de crédit bancaire font apparaître une progression exceptionnellement soutenue au cours des derniers mois. En décembre, 765 mds RMB (88 mds EUR) de nouveaux crédits nets avaient été octroyés par les banques contre 310 mds RMB par mois en moyenne sur les 11 premiers mois 2008. Le chiffre a encore bondi en janvier, à 1651 mds RMB (190 mds EUR), soit, en un mois, l’équivalent de 40 % des nouveaux crédits accordés sur l’ensemble de l’année 2008. L’analyse officielle attribue cette hausse record au démarrage des projets prévus par le plan de relance gouvernemental dont le financement repose en partie sur le crédit bancaire.

                      En creux, cette interprétation laisse penser que le policy-mix mis en œuvre depuis la crise donne déjà ses premiers résultats : l’assouplissement monétaire aurait permis d’associer efficacement les acteurs économiques au stimulus budgétaire. Mais s’il semble avéré que le plan de relance a accéléré les mises en chantiers de grands projets contribuant sans doute à de nouveaux crédits bancaires (d’autant que, en la matière, les banques publiques sont aux ordres du gouvernement)

                      L’idée même que les baisses de taux d’intérêt se soient déjà traduites par un rebond du crédit est peu plausible : elle supposerait que les canaux de transmission de la politique de taux de la banque centrale soient opérants, ce qui n’a jamais été le cas, même avant la crise. L’augmentation de la base monétaire s’est d’ailleurs accompagnée d’une accélération des dépôts à terme (M2) aux dépens des dépôts à vue (M1), traduisant le ralentissement de l’activité ainsi qu’une plus grande prudence des entreprises et des ménages dans le contexte de la crise. Or, historiquement, la corrélation entre la croissance de M1 et celle du crédit est assez forte (voir graphique infra) : leur évolution en sens inverse depuis le dernier trimestre 2008 est donc surprenante et suggère que la reprise du crédit n’est pas non plus la conséquence directe des injections de liquidités.

                      De fait, la politique monétaire chinoise opère en premier lieu par les mesures administratives (RRR, encadrement du crédit). D’une part, la rigidité du régime de change limite en effet l’autonomie des taux d’intérêt chinois ; d’autre part, l’épargne chinoise abondante et captive du système bancaire national assure une ample liquidité aux principaux acteurs du secteur financier chinois (les dépôts des entreprises et des ménages représentaient, en septembre 2008, 96 % du passif total des banques commerciales d’Etat). Autrement dit, le refinancement auprès de la banque centrale est une source de fonds très marginale pour les banques commerciales. Contrairement à la plupart des autres grandes économies, la Chine a d’ailleurs été largement épargnée par les tensions sur les marchés monétaires depuis septembre. L’abondance d’épargne en Chine crée une sorte de « trappe à liquidités » structurelle qui, indépendamment du régime de change, empêche la transmission des mouvements des taux directeurs au reste de l’économie. Les baisses de taux successives depuis septembre (qui ciblent la marge d’intermédiation et non le refinancement) ont surtout eu vocation à éviter que les petites banques, moins liquides, ne soient fragilisées du fait de la crise. Mais s’agissant du marché du crédit, seules les mesures administratives sont de nature à donner une impulsion et constituent, à ce titre, les instruments véritablement opérationnels de la politique monétaire chinoise.

                      Ou l’on voit donc, que, contrairement, au système occidental, les banques sont bien entièrement sous le contrôle des autorités politiques ; ie de l’état.

                      CQFD : merci de la démonstration.

                       smiley


                    • ddacoudre ddacoudre 8 mai 2010 14:37

                      bonjour denissto

                      mais les vampire e sont pas toujours là où l’on croit.

                      Une catastrophe économique est en train de se dérouler :
                      elle va réduire à néant l’épargne de millions de Français...

                      ... alors que d’autres doubleront leur patrimoine
                      dans le même temps

                      Nos spécialistes avaient vu venir la catastrophe des subprime... la hausse
                      spectaculaire de l’or... l’effondrement du système bancaire et financier...

                      A présent, ils vous révèlent comment sortir gagnant
                      d’une crise telle que nous n’en avions pas connu
                      depuis les années 20

                      Cher Investisseur,

                      Je ne vous écris pas pour vous parler du chômage qui continue de grimper. Ou de la crise de la dette grecque. Ou de la faillite de l’Europe et de la nouvelle ère qui s’annonce.

                      Je vous écris parce que tous ces éléments ne sont que les pièces d’un événement bien plus vaste que quiconque, qu’il s’agisse des médias ou des autorités, ne le laisse entendre.

                      Cet événement pourrait réduire à néant le système économique mondial tel que nous le connaissons. Si vous ne vous protégez pas en agissant maintenant, il pourrait réduire en fumée votre épargne durement gagnée.

                      Mais comme nous le verrons dans un instant, ce phénomène a aussi mis en marche des rouages très profitables — qui pourraient vous permettre de doubler votre capital alors que les marchés et les économies de la planète sombrent dans le chaos.

                      Et croyez-moi, quand je parle de chaos, je pèse mes mots. Même les récentes baisses boursières et la crise financière — que le légendaire investisseur George Soros compare en gravité à la Grande Dépression de 1929 — ne sont rien en comparaison.

                      Si l’on ne résout pas cette crise, l’idée même de l’Occident pourrait prendre fin. Comme ça. Je n’exagère pas le moins du monde. Les richesses qui se sont évaporées jusqu’à présent pourraient n’être qu’une goutte d’eau à côté de l’océan de dommages que cette crise provoquera.

                      Lorsque cette bombe explosera, les difficultés actuelles du marché ressembleront à un goûter d’école maternelle. Et lorsqu’on en sera là, je doute que Sarkozy, Obama, J.-C. Trichet ou qui que ce soit puisse faire quoi que ce soit pour y mettre fin.

                      cordialement.


                      • frédéric lyon 8 mai 2010 18:06

                        « Tous les partis corrompus se valent. Ils vous ont tous volés, ruinés, trahis [...].
                        Si vous voulez voir des scandales nouveaux empester le pays, si vous voulez être écrasés par la dictature des banksters, [...] suivez alors, comme des moutons, les politiciens profiteurs ! Vous aurez, vous-mêmes, signé votre condamnation à mort. »

                        — Léon Degrelle, Le Pays réel.


                        Ce Leon Degrelle quel génie tout de même !!!





                        • asterix asterix 8 mai 2010 19:10

                          Confiscation immédiate de tout salaire dépassant les 10.000 euros par mois. Nivellement par le haut et de la tôle s’il appert que t’as néanmoins réussi à flouer le fisc. Même une tôle de luxe, je m’en fous !
                          Revalorisation du travail avec un salaire minimum de 1.500 euros par mois. Justice sociale minimale.
                          Confiscation immédiate de tous les biens immobiliers et de production des sociétés qui délocalisent. Marre de ces petits chinois qui nous ont volé le capitalisme pour nous laisser le social. Marre de leurs collabos costard-cravate qui se contentent d’acheter, de transporter et de multiplier la valeur ajoutée par vingt. Mise des usines abandonnées à leur sort en autogestion avec un salaire égal pour tous.
                          Suppression des allocations familiales au-delà du 3ème enfant. Au-delà, c’est la Terre entière qui ne saura plus nous nourrir dans 20 ans. Maximalisation des mêmes allocations aux familles qui n’ont qu’un enfant, les charges globales sont plus importantes proportionnellement que pour trois. Mathématique humaine.
                          Droits inaliénables à la médecine pour tous. A même niveau, bien sûr !
                          Accompagnement des chômeurs qui désirent et qui prouvent leur volonté de chercher du boulot ou qui démontrent leur volonté d’apprendre, de changer de travail.
                          Obligation pour les autres de donner un jour de travail par semaine dans des activités de proximité . Tu reçois, tu donnes !
                          Et si tu ne veux rien foutre, tu reçois tes 300 euros et tu fermes ta gueule.
                          Et si en plus tu déconnes, retourne d’où tu viens et vite.
                          Et si tu veux la nationalité, démontre que tu es prêt à accepter nos règles. A défaut...
                          A défaut, il y aura des villes pour ultra-riches avec des vigiles partout.
                          Et des ghettos pour tous les autres... 
                          Classes moyennes, vous savez à quoi vous attendre !
                          Votez pour moi, vous l’avez bien fait pour Sarko !


                          • joelim joelim 8 mai 2010 20:41

                            Excellent programme. Je suis sûr qu’il y aurait une large majorité là-dessus. C’est d’ailleurs pourquoi les grands partis ne nous le proposeront pas. Intérêt de caste, quand tu nous tiens...


                            Je plaisante, c’est par pure bêtise qu’il ne le font pas. Ou plus exactement : ne pas ouvrir les yeux leur permet de profiter de leurs avantages sans avoir à culpabiliser. Le beurre et de l’argent du beurre... Psychologiquement mon argument se tient.

                            Je VEUX que les plébicites (mettons... rassemblant 2 tiers des français) SOIENT pris en compte par les chefs de partis impuissants et désorientés (sauf pour leur intérêt perso). 

                            Pris en compte ne veut pas dire suivre aveuglément, mais au minimum se positionner. Exemple : est-ce que Sarkozy serait d’accord pour prôner dans les pays développés la confiscation du salaire au delà de 10000 euros par mois, s’il s’avère que 2/3 des français sont pour ? 

                            Oui ? Non ? Si c’est non, pourquoi ? Quel journaliste (parmi leurs larves de collègues) lui posera la question ?

                          • vince733 8 mai 2010 22:19

                            @asterix
                            Bravo !!! Bravissimo !!! Les bases sont posées en peu de mots.
                            Reste à rendre ce programme accessible à la connaissance du plus grand nombre.


                          • darius 9 mai 2010 09:51

                            La france est le seul pays pour le capitalisme et contre les capitalistes.
                            Si il n’y a pas de riche pour investir, l’etat le fait, il le fait mal car ce n’est ni son metier ni son argent, et en plus comme il n’a pas de sous il s’endette.
                            Et ca fait la france actuelle.
                            La seule facon de se developper c’est la responsabilité individuelle, si tu investis ton fric, tu crée des boites qui marchent et qui enrichissent le pays, mais si les impots te piquent tout.
                            tu devients fonks ou tu t’en vas


                            Quand les riches maigrissent, les maigres meurent, proverbe chinois a mediter


                          • sisyphe sisyphe 9 mai 2010 20:31

                            Par darius (xxx.xxx.xxx.224) 9 mai 09:51

                            Quand les riches maigrissent, les maigres meurent, proverbe chinois a mediter

                            Oui.

                            Ce n’est pas tout à fait ça..

                            Quand les riches maigrissent, les pauvres meurent, en fait ..

                            Le problème, c’est que, dans le système capitaliste libéral des « marchés », les riches ne maigrissent pas du tout ; et pour cause ; ils deviennent de plus en plus riches et gros, alors que les pauvres, eux, sont de plus en plus nombreux, et meurent de plus en plus..

                            Faut sacrément être aveuglé ; soit par une idéologie, soit par cynisme, soit par connerie pour ne pas le voir, et continuer des discours totalement hors du réel...

                            Vous, c’est par quoi, darius ?

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