Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Bilan de la crise, du socialisme et du sarkozisme

Bilan de la crise, du socialisme et du sarkozisme

J'écris cet article à quelques jour des élections présidentielles pour m'expliquer plus en profondeur sur plusieurs des points de mon article précédent, article qui précisait ce qu'il fallait faire pour redresser la France, qui n'avait pas été bien compris et qui n'a malheureusement pas eu de suite. Le but est d'abord didactique, pour pallier à certains déficits en termes de connaissance des réalités économiques, mais aussi qu'il puisse y avoir, suite à ce texte, une discussion constructive, avec des objections raisonnables et argumentées. Pour ce faire j'ai listé plusieurs points d'économie particulièrement sensibles dans le contexte actuel, pour en donner une explication pédagogique selon une vision du droit initiée par les philosophes scolastiques espagnols, les grands penseurs libéraux des Lumières, la tradition libérale française et la tradition de l'école autrichienne. La plupart sont des thèmes d'actualité et visent à tirer un bilan de ce qui s'est passé, principalement de ces 5 dernières années (mais aussi bien avant ...), pour en déduire les conséquences dans les décisions qui vont être prises, éclairer en temps réel mes lecteurs sur ce qui est en train de se passer ... et surtout afin d'éviter de reproduire à l'avenir les erreurs grossières qui ont pu être commises, mais cela restera à mon avis un voeu pieux.

JPEG - 40 ko
http://raymondpronk.files.wordpress.com/2012/03/friedrich-hayek.jpg

Marx

Penser l'économie aujourd'hui de façon correcte, implique en premier lieu de se défaire des idées fausses qui continuent à inspirer nos pensées et nos actes malgré la chute de l'URSS voici 21 ans. Il n'existe pas une économie marxiste et une économie libérale, ni même un compromis mixte entre les deux. Il y a simplement une façon correcte de concevoir la science économique d'un côté, des visions erronées du réel, des fragments de dogmes et du charlatanisme de l'autre. Il ne peut pas au plan théorique y avoir de juste milieu cohérent et compréhensif entre le marxsme et le libéralisme. Prétendre que les entreprises publiques sont plus morales que les entreprises privées, ou que l'état est omniscient et est un meilleur garant de l'intérêt général que le maintien vigilant du Droit et de la liberté, ou encore que le secteur privé tend à exploiter les gens, tout en tolérant des espaces pour la liberté économique dans un but utilitariste, ce n'est pas être un libéral modéré pragmatique ou réaliste, mais c'est fondamentalement raisonner comme un marxiste et cela empêche de comprendre le monde de façon pertinente. Dans les pays modernes, en dehors de la France, il y a consensus sur l'échiquier politique entre le centre droit et le centre gauche sur la moralité et l'efficacité d'une économie fondée sur le droit de la propriété privée, ensuite seulement un social-démocrate moderne infléchira plus ou moins fortement cette vision en y ajoutant des éléments de redistribution, mais sans faire campagne sur la lutte des classes et récupérer la vieille conception marxiste du tissu social pour autant. En réalité, les gouvernements dits de gauche à avoir accompli des réformes libérales indispensables sont nombreux dans le monde.

Le libéralisme n'est de plus pas avant tout une doctrine économique, mais une philosophie du droit qui se veut normative, fournissant les axiomes vrais découlant de la nature de l'être humain vivant en société (liberté, responsabilité et propriété). Ces droits : résistance à l'oppression, liberté de parole, de circuler, d'entreprendre, de contracter, sont découverts et approfondis dans leurs conséquences au cours de l'histoire par la raison humaine. Ils peuvent être résumés aux commandements bibliques régissant la vie en société demandant de ne pas tuer, de ne pas voler, et de ne pas porter de regard envieux sur la propriété d'autrui. Ceux-ci s'appliquant tout autant aux individus privés qu'aux hommes de l'état. La transcendance du Droit, qui peut posée comme principe dans une constitution intangible, est la meilleure garantie contre l'arbitraire des tyrans tout comme des lois scélérates venant d'une majorité opprimant une minorité. Sur l'édifice jamais achevé du droit naturel, viennent se greffer les lois décrites par les économistes qui sont vues comme les conséquences déduites des actions individuelles d'hommes plus ou moins libres et responsables de leurs actes, et qui expliquent ce qui se passe dans tel ou tel cas, et peut aussi se greffer un droit positif venant du législateur, celui-ci ne devant pas tendre vers l'arbitraire mais relève de l'application concrète du droit dans tel ou tel cas particulier.

Le marxisme s'est lui révélé faux et criminel dans ses applications pratiques, mais avant même cela au plan de la philosophie morale et de la philosophie du droit, car il viole les droits naturels de l'être humain, en réduisant celui-ci à un statu de fourmi et d'esclave. Le socialisme est donc intrinsèquement agresseur. L'état de droit libéral, théorisé par les philosophes des lumières comme Locke et Montesquieu, pose lui les droits naturels attachés à tout homme comme présupposés à l'existence même de toute association politique (ou état), et leur respect comme préalable à l'existence même d'un état qui prétend mériter le respect. Le libéralisme classique (non anarchiste), qu'on dirait teinté de conservatisme, admet donc l'existence d'un état régalien, état minimal ou état de droit lockéen, sorte de prestataire de services de sécurité et de justice dont le but est de fournir un cadre de vie permettant l'épanouissement de ce que John Locke appelle le règne du Droit. C'est ce que disent les articles de la DDHC sur la résistance à l'oppression et les associations politiques. Le communisme, le socialisme à la française ou l'étatisme à la française, posent l'état ou la démocratie comme un absolu supérieur aux individus ou à des catégories définies comme ennemis de classe. Cette inversion rend possible leur broyage à l'occasion par le bon plaisir des hommes de l'état ou de la majorité, au nom du bien commun.

Keynes

De Keynes on retient plusieurs graves erreurs économiques qui l'avaient évincé des politiques conjoncturelles dans les années 1980 mais qui malheureusement ont fait leur grand retour et causent le malheur de nombreux peuples aujourd'hui. D'abord, l'idée qu'un état a les moyens de stimuler la demande globale, ce qui est faux. La demande n'est pas une variable exogène manipulable ; car on ne demande que ce qui est produit. La demande est toujours potentiellement infinie, mais elle se heurte au problème de la rareté. Les entrepreneurs n'ont pas intérêt à répondre à une demande infinie, ou même tout simplement à une demande qui ne serait pas rentable pour eux, en réalité, ils n'y sont tout simplement pas incités. Il n'y a donc jamais de problème de demande globale, mais seulement des problèmes d'incitations à produire, et les restaurer passe toujours par la baisse des prélèvement obligatoires et des réglementations étouffantes.

Une deuxième manière de s'en convaincre, c'est de considérer de façon pratique comment un état s'y prend pour augmenter la demande. Il se met à dépenser plus, et il ne peut pas le faire de 50 façons différentes. Soit il augmente les impôts et il prend d'une main ce qu'il donne de l'autre, augmente la dépense publique au détriment de la dépense et de l'investissement privé ; soit il fait du déficit et assèche le marché de l'épargne et du crédit et donc pénalise l'investissement privé, en reportant de plus des impôts à plus tard, soit il créée de la monnaie, et donc déprécie ce que les gens possèdent dans leur poche par l'inflation, car ces gens pourront eux même moins dépenser et investir. Bref le keynésianisme n'est pas un problème économique mais un pur problème d'arithmétique mal posé, dont le résultat pratique est toujours une collectivisation plus poussée de la société et une emprise plus grande de l'état, vu qu'on substitue à une dépense privée une dépense publique, sans que le montant total de la dépense soit accru. A long terme, comme il y a un affaiblissement des incitations productives par plus de dépenses et plus d'impôts, c'est un jeu à somme négative qui conduit d'une crise ponctuelle à une crise chronique. De plus, lorsqu'on substitue de façon discrétionnaire un type de dépense à un autre, de privé à public, il y a modification des structures productives (les dépenses ne correspondent plus à celles qu'auraient choisi les individus, induisant des prix faussés et donc une distorsion) qui pave la voie à une nouvelle crise.

De Keynes il y a aussi l'idée que l'épargne est stérile et qu'il faut la diminuer pour relancer l'économie, idée funeste reprise par les politiques conjoncturelles qui visent à diminuer l'épargne pour la consommation. Or si la consommation correspond à une destruction définitive des richesses, l'épargne n'est pas stérile. L'épargne est fondamentalement une réallocation des ressources du consommateur vers l'investisseur. Un individu seul sur une île peut choisir de vivre au jour le jour, en consommant tout ce qu'il ramasse, ou de se priver en faisant des réserves et travaillant plus. Ces réserves lui permettront de dégager du temps pour investir avec un certain risque dans des outils d'agriculture, de chasse et de pêche lui permettant d'augmenter sa productivité et son bien être. Dans une économie complexe comme la notre, cette réallocation des ressources est permise par la monnaie et le jeu du marché. Le prix de l'épargne est donnée par le taux d'intérêt, celui-ci permet de déterminer quels projets pourront être financés et quels projets ne seront pas rentables, aboutissant de façon harmonieuse à de nouvelles accumulations de capital sans que les droits de quiconque ne soient violés. Trafiquer le taux d'intérêt par des décisions discrétionnaires (ce qu'on appelle par euphémisme la politique monétaire) est une destruction massive de l'information et est donc potentiellement très grave.

Si Keynes a autant de succès aujourd'hui, ce n'est pas parce que c'est un grand économiste qui a dit la vérité, mais parce qu'il est très utile aux professionnels de la politique, c'est à dire la caste exploiteuse, pour trouver des prétextes à intervenir toujours plus, donc à se sentir toujours plus indispensables et à accroitre toujours plus leur pouvoir.



La crise de 2008 et la théorie autrichienne des cycles

Les causes de la crise sont multiples mais se ramènent tous à une seule : le caractère déstabilisateur de l’intervention étatique. Un élément commun qui sert de toile de fond à toutes les crises : la politique monétaire, qui a conduit les libéraux de l'école autrichienne à proposer une théorie explicative des crises économiques à partir de cycles liés à l'émission de faux crédit.

La première des causes, ce sont les réglementations sur le secteur du logement et de l'urbanisme, dans la plupart des grandes villes des Etats-Unis, qui ont eu pour effet de créer un rationnement artificiel et de fausser les prix.

La réglementation CRA (Acte de Réinvestissement Commun) de Carter à laquelle Clinton a "mis des dents", qui a eu pour effet de pousser les ménages américains au surendettement en forcant les banques à prêter à des gens insolvables sur critères éthniques et sociaux.

Le rachat de ces crédits pourris (sousprimes) par deux organismes paraétatiques garantis par l'état US, "trop gros pour faire faillite", la "Federal Home Loan Mortgage Corporation" (Freddi Mac) et la Federal National Mortgage Association (Fanny Mae)

Le fait que les banques ne risquent pas la faillite (sauvetage des états, renflouage par la FED et les banques centrales) les poussent à prendre des risques trop grands, le prétexte étant le pseudo "risque systémique". Le fait que les fonds propres des banques soient trop faibles et que les actionnaires soient trop dispersés a renforcé l'irresponsabilité.

Le fait que la politique sociale ait été acccompagnée par la FED au début des années 2000, avec la baisse des taux directeurs ; la FED a innondé le marché de l'immobilier d'argent gratuit et a donc fourni le combustible à la bulle immobilière qui aurait très vite plafonné sans cela ; c'est là qu'il faut aller plus en profondeur et relire les analyses des autrichiens sur la survenue des crises pour eux toujours liées à des causes monétaires. En effet d'après cette analyse, la crise n'est pas un phénomène global (qui peut donc être résolue par les théories keynésiennes habituelles de la macro-économie politique), mais un phénomène structurel. En trafiquant le prix du temps, on distort toute la structure des prix relatifs. Plus d'argent court après des biens de capitaux plus rares => pas plus d'investissement, mais inflation sur les produits concernés, information faussées des acteurs économiques, mésinvestissements et mauvaise allocation du capital. Quand le marché reprend la main et qu'il devient évident qu'on a investi dans de mauvaises directions, que ce qui a été fait ne correspond pas à des désirs réels, la crise éclate au grand jour.

La crise aurait pu être résolue facilement si on avait laissé les prix se réajuster et les entreprises (banques y compris) faire faillite proprement, au lieu de ça, on continue à agir comme des pompiers pyromanes, en mettant les taux au plancher et en exacerbant les dépenses publiques, de là, la crise devient chronique.

De manière analogue, on a affaire à une crise mondiale car la mauvaise politique de la FED a été copiée de façon moutonniière par toutes les banques centrales de la planète, par paresse ou conformisme intellectuel. Les mêmes causes produisent les mêmes effets.

Régulation et réglementation

Un système capitaliste est régulé parce que le Droit y règne et que le principe de responsabilité est respecté. Chacun assume les conséquences de ces actes. La sanction ultime inévitable dans tout système capitaliste, c'est la faillite. Ce risque pousse le capitaliste à éviter de prendre des risques trop grands. Quans la responsabilité est attaquée, par exemple quand on subventionne des activités ou qu'on refloue les banques pour éviter un soi disant risque systémique qu'entrainerait leur faillite, l'irresponsabilité apparait. C'est alors que les hommes de l'état qui ont affaibli la responsabilité se posent en recours et prétendre remédier aux problèmes qui ne manques par d'apparaitre, par la réglementation. A la différence de la régulation capitaliste qui est évolutive (personne ne peut prévoir à l'avance le système qui prévaudra suite à une déréglementation) celle-ci est un cadre rigide et figé une fois pour toutes, et ne résulte pas de décision d'individus responsables. La propriété est donc amoindrie et on substitue aux décisions des propriétaires légitimes des décisions technocratiques sur ce qu'il faut faire, comment il faut construire, comment contracter.

Dans un système capitaliste déréglementé, par exemple, les banques pourraient faire faillite. Les actionnaires seraient en première ligne pour supporter les pertes, ensuite les créditeurs, ensuite les déposants. Une faillite de banque ou d'entreprise n'implique pas la disparition des moyens de production ou des comptes en banque, mais simplement de nouveaux propriétaires mettant en place une réorganisation des structures pour aboutir à une utilisation du capital qui soit rentable. Mais chercher à imposer un risque 0 comme dans le système bancaire actuel, ou dans l'organisation de la sécurité sociale étatisée, est une utopie, car les risques sont simplement transférés sur d'autres. La réglementation est du reste toujours contournée. Dans le système capitaliste déréglementé du XIXème siècle, les banques avaient plus de 60% de fonds propres (la réglementation impose 8% aujourd'hui), la monnaie était incroyablement stable et les crises économiques inexistantes, une monnaie fondée solidement sur l'or imposant un financement de l'économie par de l'épargne réelle et non du crédit ne correspondant à rien, et ne permet pas non plus l'apparition de cycles économiques.

La dette des états

Alors que comme les autres acteurs économiques, l'état aurait dû se désendetter suite à la crise, les politiques keynésiennes catastrophiques mises en place après la crise ont contribué à accélérer le mouvement vers une crise de la dette publique, mais la dette elle même n'est que la conséquence logique d'un mécanisme pervers qui est celle du marché politique décrit par un économiste comme Buchanan. La politique monétaire expansionniste permet les déficits faciles, résorbés par la création de monnaie ne correspondant à rien. L'état a toujours la possibilité d'augmenter les impôts, et le marché politique conduit, dans une situation où la population est peu cultivée en économie, à maximiser les promesses démagogiques, les gadgets sociaux et les dépenses publiques. Les conséquences perverses justifiant d'autres interventions, et les impôts nouveaux suivent nécessairement avec un temps de retard. Les états, de par leur position de force leur permettant de vendre des placements sûrs, trouveront toujours des complices pour acheter leurs obligations. Mais arrive un moment où augmenter les impôts n'est plus possible, parce que la dépense publique est telle qu'on a tué la croissance et que toute hausse des impôts produirait le contraire du but visé, c'est à dire une baisse des recettes, selon la courbe popularisée par Arthur Laffer (trop d'impôts tue l'impôt, les hauts taux tuent les totaux). Les complices habituels de l'état, qui avaient l'habitude d'acheter leur dette ne le veulent plus, où bien seulement à des conditions exorbitantes se traduisant par des hausses de taux d'intérêt. La seule solution est donc la baisse des dépenses publiques. Mais les hommes politiques auront systématiquement tendance par démagogie à retarder cette échéance en choisissant l'inflation, c'est à dire rembourser la dette publique en monnaie de singe, quitte à saccager ce qui reste debout dans l'économie.

Je mets ici une explication autrichienne de la crise par Pascal Salin, qui développe de façon plus poussée ce que j'ai dit :



L'inflation

Comme il a été dit dans l'explication de la crise, l'inflation monétaire est une des causes essentielles de l'existence des cycles économiques qui ne peuvent pas avoir lieu dans une situation où la monnaie est saine. La création de crédits à partir de rien par les banques centrales conduit à l'abaissement des taux d'intérêts, qui peuvent donc devenir négatifs en termes réels, à des mauvais investissements et donc la création de bulles financières, et à de nouveaux cycles économiques et de nouvelles crises, ou une chronicité de la crise par destruction durable de l'information économique. Dans la situation présente, les banques privées pêtent peu et la masse monétaire totale ne croît pas, mais la monnaie de base créée par les banques centrales a d'ores et déjà explosé (environ multiplié par 3), que ce soit aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne ou en zone euro. Le rapport masse monétaire centrale/monnaie banque centrale n'a donc jamais été aussi bas. Les banques centrales vont continuer à imprimer du papier parce qu'elles ne peuvent pas faire autrement que de faire ce que les hommes politiques qui ont nommé leurs dirigeants attendent d'elles, à un moment où elles ont déjà commencé à racheter de la dette publique en masse et à voler au secours des banques, et cela ne peut que s'accélérer. Le jour où le rapport masse monétaire totale/monnaie banque centrale va tendre à revenir à la normale, c'est à dire quand les banques se remettront à prêter, l'inflation ressentie va exploser, à commencer dans les biens de production. La conséquence de cela sera une destruction du capital, un écroulement des monnaies papier et une forte récession, des retraités et des épargnants ruinés, analogue à ce qui se passerait en cas de défaut de paiement officiel.

On voit au passage, que contrairement à ce que prétendent les démagogues socialistes, une banque publique d'investissements n'est en aucun cas une réponse au manque de crédits distribués par les banques. Le jour où les banques redistribueront des crédits alors que l'épargne disponible reste la même, la seule conséquence possible prévisible en bonne économie est l'augmentation des prix des biens de capitaux puis des biens de consommation, grevant la rentabilité fantasmée de tels investissements. Le problème, on le constate encore, est que ce n'est pas rentable actuellement ni pour les entreprises d'emprunter ni pour les banques de créer des crédits dans les conditions actuelles, à cause de la rareté du capital tenant au manque d'épargne responsable qui tient à son tour à des motifs essentiellement fiscaux.

La proposition de l'inflation relève en fait d'une forme de populisme de gauche, c'est à dire un populisme inversé particulièrement détestable. Elle consiste de la part de parasites sociaux-institutionnels (Mélenchon, Dupont Aignan, Marine Le Pen, mais aussi Sarkozy et Hollande) à faire croire au peuple que si tout va mal pour eux, c'est parce que l'état ne les vole pas encore assez.

La liberté des échanges

C'est la liberté des échanges qui est la vraie marque de la création de valeur dans la conception de l'école autrichienne d'économie. Elle repose en effet sur un principe simple : si un échange n'est pas profitable aux deux parties et n'est pas désiré, il n'a pas lieu. L'échange libre augmente donc nécessairement les satisfactions subjectives, donc est créateur de richesses. Il n'existe pas d'autre moyen respectant la personnalité des êtres humains de s'assurer que tel ou tel moyen de produire est ou non créateur de richesse. Il s'ensuit de façon inverse que tout acte de contrainte ou toute réglementation qui frappe l'acte d'échange, comme le droit du travail ou le protectionnisme, est en puissance destructeur de valeur. De même tous les impôts détruisent de la valeur car ils frappent tous l'acte d'échange, notamment l'acte d'échange entre un offreur et un demandeur de travail.

Il y a des conséquences pratiques de ça : la division du travail, y compris à une échelle internationale. Tout pays a intérêt à ouvrir ses frontières afin de se procurer ce qu'elle utilise au meilleur coût, dégageant des possibilités de pouvoir d'achat, de consommation, d'épargne et d'investissement pour d'autres activités ; c'est comme ça que Taïwan est passé de la misère à la richesse. Cela est facilement démontrable par un petit raisonnement montrant que chacun a intérêt à se spécialiser dans le domaine où il est relativement plus doué. Une autre conséquence pratique, c'est que la finance est une sorte de cerveau indissociable de l'économie réelle et des décisions des individus responsables, et qu'elle est nécessairement créatrice de valeur.

La finance

La finance est en quête de la meilleure allocation possible du capital, le financier s'intéresse à la rentabilité de son investissement, là où une entreprise publique est incitée à faire du déficit pour maximiser ses dépenses. La finance n'est en rien responsable de la crise. Les financiers font simplement leur métier qui est de gérer l'épargne qui leur est confiée dans les buts les plus productifs possibles, toujours à l'affut des perles rares. La bourse n'est que le résultat de cette recherche : comme dans un marché, les gens se réussissent pour pouvoir réaliser leurs échanges plus rapidement et plus efficacement. Tout cela permet un meilleur contrôle de la qualité des dirigeants d'entreprise, permet aux épargnants des placements plus liquides et aux secteurs marchands perçus comme les plus prometteurs, de trouver facilement des financements. La finance est donc un jeu à somme positive. Ce n'est pas la faute des financiers si la dette des états n'est pas perçue comme un actif particulièrement productif. Les obligations souveraines, fondamentalement, ne sont rien d'autre que des promesses d'argent volé (l'état ne produit rien, il se contente de prélever l'impôt) vendues à des complices, qui y trouvent leur compte tant que ce placement leur parait sûr. Et cela n'a été le cas non parce que l'état est productif, puisqu'on a dit qu'il ne produisait rien, mais que parce que l'état, bénéficiaire du monopole de la contrainte légale, dispose d'une force exorbitante par rapport aux autres agents économiques, en pouvant lever des impôts, confisquer l'épargne de ses administrés et imprimer de la monnaie à partir de rien. Mais ce genre d'illusion et de viol de la morale ne peut durer qu'un temps, comme toutes les illusions.

Quand les complices des états pour acheter les promesses d'argent volé se font plus rares, évidemment, la conséquence logique du marché politique est la stratégie du bouc émissaire, c'est-à-dire qu'on se retourne contre les complices dociles et on se met à diaboliser la finance dans son ensemble, ce qu'a fait Sarkozy dans ses discours haineux à partir de 2008.

Politique industrielle ou marchés financiers

L'alternative au marché financier, c'est la planification par l'état, qui repose sur le principe qu'il faut diriger la production pour l'intérêt général et non pour le profit. Mais c'est une idée radicalement fausse, illustrée par l'échec du communisme ou des nationalisations. En effet, la planification implique l'utilisation d'une somme d'information qui dépasse toutes les facultés de n'importe quel cerveau humain, et de plus ce genre d'information (l'utilité subjective ressentie par les individus) n'est pas quantifiable comme on l'a montré dans le paragraphe sur la liberté des échanges. Un exemple est la fabrication d'une simple souris d'ordinateur (ou même d'un crayon de papier). Celle-ci implique la coopération et le travail de millions de personnes de compétences très diverses (ouvriers de spécialité diverses, techniciens, ingénieurs, publicitaires, capitalistes, manadgeurs, logisticiens, prestataires de service et d'infrastructures) quêtant leurs propres fins, qui ne se connaissent même pas et qui ont des motivations et des finalités de vie très diverses, et qu'aucun homme de l'état ou organisme planificateur ne peut prétendre connaitre à moins de vouloir les bafouer. Cette coopération et cette utilisation optimale de toute l'information désirable sera rendue possible par le système des prix, c'est à dire des prix des biens de production, du produit fini, des taux d'intérêt, des salaires et des profits. Le profit, par exemple, envoie une information fondamentale au capitaliste et lui dit ce qu'il faut faire s'il veut servir au mieux sa communauté : si vous voulez être utile aux autres, produisez pour le profit. Le système des prix reposant sur des droits de propriété légitimes permettra ainsi le respect des droits de chacun et la satisfaction des désirs, alors que la planification ne pourra que violer les droits individuels, sans arriver au résultat voulu en termes de production. C'est pour ça que les déclarations de Hollande sur la volonté de faire la guerre à la finance, ou de Sarkozy qui montre du doigt comme responsables les marchés (ce qui n'est qu'une abstraction collective), sont potentiellement totalitaires et à ce titre particulièrement inquiétantes et dangereuses.



La spéculation

Le spéculateur est en réalité chacun de nous. La caractéristique de l'être humain, en effet, c'est de se projeter dans l'avenir. La spéculation, c'est appliquer son intelligence à un objet, c'est tenter de prévoir ce qui va se passer, à ce titre, c'est une activité particulièrement morale et noble. Le spéculateur, si tant est qu'il soit possible de définir une telle catégorie, joue un rôle indispensable au fonctionnement des marchés, en contribuant à accélérer leur évolution. Les spéculateurs ont un rôle stabilisateur en jouant sur l'utilité relative des ressources. Un bon spéculateur va acheter à un moment où les cours sont bas et vendre à un moment où les cours sont hauts, un mauvais va faire l'inverse et se verra éliminé du marché. Dit autrement, il met à disposition de tous quelque chose qui aurait dû normalement être plus rare à un moment donné, comme quelqu'un qui fait des réserves pour les mauvais jours. Les spéculateurs sont très utiles, entre autres, sur le marché des matières premières, ou sur le marché des devises, où ils prennent en charge respectivement le risque de fluctuation et le risque de change, et permettent à d'autres acteurs économiques (comme les compagnies aériennes pour l'achat de kérosène plusieurs mois à l'avance dans le prix de leurs billets) de leur acheter de la sécurité à moyen et long terme.

Une autre manière de voir la spéculation, c'est que ce sont les charognards des marchés. Cela ne doit pas être compris dans un sens péjoratif. Les charognards font un boulot indispensable dans la nature en la nettoyant très rapidement. De même, les spéculateurs qui utilisent énormément d'information et qui savent bien prévoir les évolutions financières, accélèrent l'évolution naturelle des marchés financiers et par là mettent une information jusque là implicite à disposition de tous. Ils sont aussi en première ligne quand il s'agit de haïr les financiers et de désigner des boucs émissaires.

Une partie des gens spéculent de manière féconde sur les marchés, et d'autres spéculent en politique. Un homme politique qui parvient à se faire élire est quelqu'un qui a très bien anticipé ce que les gens attendaient, mais à la différence du spéculateur de marché, cette activité est la plupart du temps un immense gaspillage de capital humain, car c'est une activité perdue pour la production. Plus la politique joue un grand rôle, plus les spéculateurs politiques abondent en vertu de la loi de bitur-camember. Cette dernière affirme que plus la redistribution politique socialiste est importante, plus il faut consacrer de moyen à s'emparer du butin ou à éviter d'être volé. La réglementation tout comme la politique monétaire qui attaquent les principes de propriété et de responsabilité, diffusent en masse des informations faussées dans la finance. C'est là qu'il faut rechercher les causes de l'instabilité des marchés financiers. Les spéculateurs ne font que tenter de se prémunir contre les risques que font peser sur eux les hommes de l'état. Mais diaboliser les spéculateurs comme responsable de la crise, c'est ne rien comprendre du tout à la cause réelle.

Les paradis fiscaux

Ils ne sont pas la cause de nos malheurs. On a vu que la finance n'était pas un jeu à somme nulle mais correspond à de la création de richesses. La conséquence est que si des paradis fiscaux sont supprimés, en fin de compte, moins de richesse sera créée au total. En fait ils servent de boucs émissaires faciles aux politiciens et démagogues de tous bords. Ils sont aussi le prétexte rêvé pour la caste exploiteuse pour étendre encore plus l'emprise bureaucratique non plus à un échelon national, mais à un niveau mondial, via une inquisition fiscale planétaire, une taxe redistributive mondiale, bref en fin de compte un état policier mondial. De plus, le monde étant ce qu'il est, avec des états non seulement tentaculaires mais aussi totalitaires en de nombreux endroits du monde, le secret bancaire pratiqué par certains paradis fiscaux est en réalité souvent une nécessité pour la protection de la vie et des biens de nombreuses personnes.

Une autre voie, serait pour les états obèses et non compétitifs, de capitaliser sur les meilleures expériences pour s'en inspirer, de copier ce qui se fait là où il y a du dynamisme, de la confiance envers l'avenir et de la croissance, au lieu de les diaboliser au nom d'une morale de l'envie et de vouloir les interdire. Les gens vivant dans les enfers fiscaux (comme la France) n'en seraient que plus heureux.

Le bouclier fiscal et les impôts de la haine


C'est bien sûr un nom grotesque et une mesure étatiste qui semble née dans le cerveau d'un technocrate voulant redistribuer la richesse, envoyer des chèques dans le but de protéger quelques nantis. Il pave la voie à la notion de cadeau fiscal chère à une gauche sectaire. Mais surtout, la suppression du bouclier fiscal, c'est un signal catastrophique au plan moral et économique, la nullité idéologique sidérale de la droite française, et l'aveu même de la part de la caste exploiteuse que le semi-esclavagisme représenté par la règle des 50%, ce n'est pas encore assez. Une reculade d'un gouvernement de droite qui aime à se situer systématiquement après chaque élection sur le terrain de la gauche idéologique pour le plus grand malheur des Français. Pour des motifs complètement bidons, parce que ce serait inadapté en période de crise, alors précisément que la France est en crise chronique depuis 40 ans car complètement enlisée par des impôts démentiels ...

En réalité, le principe d'égalité en droit devrait conduire à supprimer tous les impôts de la haine, c'est à dire les impôts qui visent non pas à augmenter les recettes de l'état, mais à punir l'initiative, la richesse, l'entreprise, l'épargne et le travail : ISF, IS, droits de succession, impôt sur les plus values, impôt sur les bénéfices, et la progressivité de l'IR et des charges sociales. Tous ces impôts nous coûtent plus cher que ce qu'ils rapportent, et sont en fin de compte payés par la classe moyenne, quand on sait que la sécurité sociale à elle seule vole plus du tiers du salaire d'un smicard. Il n'y a pas de croissance économique sans capital, et pas d'accumulation de capital productif sans effort d'épargne préalable. Aujourd'hui, l'impôt sur le revenu punit le travail, et si un individu fait le choix d'épargner, cette épargne sera taxée une deuxième fois, puis une troisième, etc, puis rognée par l'inflation, aboutissant à des taux marginaux de prélèvement obligatoires en réalité proches de 100%. Or ceux qui ont tendance à épargner la plus grande partie de leur revenu, ce sont les riches. Il se trouve que surtaxer les riches comme le préconise Hollande ne marche pas et ne peut pas marcher, car un riche a plus que les autres les capacités de se défendre, de fuir ou d'attaquer. C'est à dire en pratique, le choix de faire disparaitre la matière fiscale en menant une vie dispendieuse, il a aussi parfaitement la possibilité de travailler moins, de pseudo-investir dans la politique (ploutocratie) au lieu d'investir dans la création de richesses, ou en dernier lieu, de s'expatrier vers des cieux fiscaux plus cléments. Si on ajoute à ça que l'épargne populaire est dirigée par l'état vers des emplois improductifs (logement social, livret de développement durable, livret A, assurance vie), ne cherchons pas plus loin les raisons du marasme économique en France.

Redistribution des profits

Le profit est une rémunération résiduelle et une information essentielle pour le capitaliste comme on l'a vu dans le paragraphe sur les marchés financiers. Cette rémunération représente ce qui reste quand tous les contrats ont été honorés : les intérêts dus aux prêteurs, les salaires, les prix dus aux fournisseurs. L'appropriation du profit par le capitaliste est profondément morale et juste, car elle présuppose que tous les engagements contractuels ont été honorés selon des modalités prévues à l'avance. Le capitaliste, lui, n'a pas de salaire fixe prévu à l'avance, mais a pour rôle de prendre le risque en charge et il est heureusement rémunéré pour cela par le profit. Supprimer le profit revient à remettre en question toute l'organisation et la division du travail préalable qui l'ont rendu possible. Le profit peut du reste être négatif, cela s'appelle une perte, car il est le reflet du fait que le capitaliste est responsable et qu'il peut être sanctionné s'il a pris de mauvaises décisions. Si les hommes de l'état, irresponsables par nature, peuvent décider de l'attribution des profits, toute incitation à produire est détruite. La décision de Sarkozy qui n'a rien compris, sur la prime de 1000 euros, est digne de Mitterrand ou de Marchais. L'idée qu'il n'est pas juste que le capitaliste perçoive la totalité du profit est complètement absurde et arbitraire. La seule façon pour que les salariés aient un meilleur pouvoir d'achat réside dans un travail associé à une plus grande quantité de capital et une meilleure division du travail engendrant une meilleure productivité. Cette mesure est donc totalement démagogique et viole de façon manifeste le droit de propriété. De plus le plus grave est la rétroactivité de cette loi, ce qui est contraire à toutes les règles d'un état de droit non arbitraire et qui illustre la totale insécurité juridique dans laquelle se trouvent les entrepreneurs en France.

Harmonisation européenne ?

La concurrence est un processus de découverte, c'est la seule façon de capitaliser sur les expériences les meilleures et donc de découvrir les meilleures façons de produire de la richesse. L'harmonisation semble lui ressembler mais va en fait directement contre le principe de la concurrence dans sa version autrichienne (liberté d'entrer sur un marché). Cette soi disant coopération internationale ou européenne, en fait coopération entre gangs de criminels exploiteurs, est en réalité un cartel d'état (concept diabolisé dans le cadre de l'entreprise capitaliste mais loué s'il s'agit d'états) qui a pout but d'exploiter de façon concertée de la façon la plus efficace possible. Les hommes de l'état mettent en avant cette harmonisation sous des prétextes fumeux (nécessité de se grouper pour peser face à la mondialisation), mais c'est en fait pour empêcher les conséquences inévitables de leurs actes d'advenir, en forçant les autres à s'aligner sur les plus mauvais, en diabolisant de façon haineuse le dopage fiscal (comme lorsque l'Irlande a mis en place un taux bas d'IS ou quand les pays de l'est ex-communistes ont mis en place l'impôt sur le revenu proportionnel), en mettant en avant la nécessité d'une lutte contre les paradis fiscaux ou d'une taxe sur les transactions financières dont le but inavoué est de parvenir à la mise en place d'un système de contrôle fiscal à l'échelle mondiale. L'état mondial est en effet l'étape indispensable dans l'avènement du socialisme qui est un objectif impossible à atteindre dans le cadre de l'état national, du fait précisément de la concurrence. Or la concurrence entre les états est précisément un moyen de contrôle externe des prétentions des états à bafouer les droits individuels, en complément de la démocratie, et c'est un processus fécond dans le sens où chacun doit petit à petit tendre vers le meilleur. Dans le cas de l'harmonisation, on aligne tout le monde sur les plus médiocres, les plus nuisibles (forts politiquement) et les plus irresponsables.

Les mécanismes d'aide aux pays en difficulté, via la solidarité européenne ou le FMI, avec des aides conditionnelles, ont le même effet, en récompensant la gestion la plus mauvaise, et en offrant un défouloir aux populations qui se croient déchargées de leur propre responsabilité dans la résolution de la crise. Les sanctions du marché sans intervention ni aide politiques sont plus efficaces et morales.

Taxe Tobin


Comme on l'a dit, c'est un simple tremplin idéologique dans le but de parvenir à un état mondial. Elle consiste à punir les spéculateurs et les investisseurs pour mettre en place une politique redistributive à l'échelle mondiale, c'est à dire voler les faibles des pays riches pour récompenser les forts des pays pauvres (exploiteurs, mafias et politiciens), donc récompenser des politiques socialistes et criminelles, et ainsi maintenir de façon durable ces pays dans le sous développement. Tout cela sous des prétextes totalement fumeux, comme réduire la volatilité des échanges, motif invoqué par son concepteur initial James Tobin, économiste néo-keynésien anglais (qui s'est désolidarisé par la suite des utilisations de son idée par les mouvements de gauche radicale altermondialiste) ; mais en réalité tout ce qu'une telle taxe peut faire, c'est diminuer le volume des échanges en chassant les acteurs économiques de la zone concernée, en aucun cas assurer davantage de stabilité par un quelconque mécanisme non explicité et qui reste bien mystérieux (l'obscurité légendaire des étatistes keynésiens). Sarkozy le soi disant ultralibéral qui n'a en fait rien compris, s'est fait le chantre de cette proposition d'Attac à l'échelle européenne et mondiale de façon très arrogante.

Pseudo concept de rigueur

La notion de rigueur, qui fourre dans le même sac l'augmentation des impôts et la baisse des dépenses, n'a aucun sens en économie. En réalité, la baisse des dépenses et l'augmentation des impôts, c'est comme le jour et la nuit. Les impôts élevés sont précisément la raison pour laquelle notre pays se trouve avec une croissance faible et décline depuis 40 ans, surtout depuis Mitterrand avec le secteur marchand qui est en croissance de 0,8% en moyenne, alors que le poids du secteur public a été multiplié par 4. De plus on est arrivé à un stade où monter les impôts aura un effet exactement inverse à celui recherché, surtout avec les préconisations de Hollande d'augmenter les impôts de la haine et la progressivité. Inversement, baisser les dépenses de l'état de seulement 5% permettrait de se sortir directement du problème budgétaire. Baisser les dépenses, qui sont à 56% du PIB, ce n'est pas baisser la dépense totale, c'est simplement baisser la dépense publique ce qui se fait toujours en augmentant d'une façon ou d'une autre la dépense privée (notamment en terme de crédits pour les entreprises si on retrouve des excédents budgétaires). A moyen terme, c'est un jeu à somme positive car on restaure par là des incitations à produire et à entreprendre.

De plus, baisser les dépenses est moral, alors qu'augmenter les impôts est immoral. Un état qui dépense 56% de ce qui est produit est un état dont 56% des décisions sont des décisions collectives qui sont substituées à des décisions individuelles. Ne pas pouvoir bénéficier de 56% du produit de son travail, cela s'appelle du semi-esclavagisme.

Non seulement les dépenses doivent être diminuées, mais si on veut retrouver de la croissance, il faut aussi supprimer les impôts de la haine comme on l'a expliqué plus haut. C'est à dire faire exactement l'inverse de ce que préconise Hollande dont tout le projet repose sur de nouvelles dépenses publiques et de nouvelles hausses des impôts progressifs.


En conclusion : il n'y a bien sûr rien à attendre des élections à venir. Certains d'entre nous pourront continuer à profiter du système un certains temps et ont intérêt à ce que ça dure le plus longtemps possible, d'autres pourront partir, la plupart d'entre nous devront subir ce qui arrive en essayant de tirer leur épingle du jeu, par exemple grâce à des investissements judicieux sur eux même ou sur leurs biens. En raison du niveau affligeant de la campagne et des idées dans l'air dans notre pays, il est tout à fait probable que dans un avenir proche nous en serons réduits en France à manger la vaisselle comme en Grèce. La plupart des pays occidentaux sont aussi dans une situation très délicate, y compris les Etats-Unis d'Obama, sur lesquels nous sommes très mal informés en France et qui mériteraient de faire l'objet d'un autre article. Mais c'est une évolution qui se fait contre la volonté d'une majorité relative de la population, car ceux-ci ont bien davantage d'anticorps que nous, 40% des américains se revendiquant du conservatisme, c'est à dire en gros ce qui correspond chez nous au libéralisme classique. Chez nous, les gens sont largement complices du déclin et de l'esclavagisme qui s'installe, ce qui est le signe d'un climat intellectuel d'ignorance, de conformisme, d'envie et de haine de la réussite qui me semble très préoccupant. Enfin je soulignerai que la morale et les valeurs ont ici de l'importance. Une société où une frange importante de la population reste attachée aux valeurs conservatrices, telles que celles héritées du judéo-christianisme (comme l'est la société israélienne ou la société américaine), et où les gens sont attachés à la recherche de la vérité, aura beaucoup plus de facilité à s'en sortir et à se réinventer qu'une société où la morale se perd, où on se met à penser sur un mode tribal et où les gens ont besoin d'une démonstration économique pour se persuader que le vol est un mal.

Moyenne des avis sur cet article :  2.06/5   (34 votes)




Réagissez à l'article

52 réactions à cet article    


  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 5 avril 2012 09:56

    À l’auteur :
    Régulation et réglementation
    Un système capitaliste est régulé parce que le Droit y règne et que le principe de responsabilité est respecté.

    La régulation du capitalisme participe de la Refondation du Capitalisme.

    Le Dividende Universel.

    Le Parti Capitaliste Français ( PCF ) propose une synthèse socio-économique permettant d’instaurer une authentique compatibilité entre compétitivité et cohésion sociale ; entre compétitivité et solidarité.

    Ce projet de « Dividende Universel » se compose d’un Objectif Principal et de deux Objectifs Spécifiques qui découlent de l’objectif principal.

    Objectif Principal :
    Acquisition Citoyenne & Collective du Pouvoir Économique

    Objectifs Spécifiques :
    I)
    Transformer le « capitalisme ordinaire » en un authentique Capitalisme Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.
    II)
    Faire bénéficier chaque citoyen, même mineur, d’un Dividende Universel évolutif qui, de facto, éradiquera définitivement le concept même de chômage.



    • Wàng 5 avril 2012 20:49

      Je connais la notion de revenu universel. Pour moi l’idéal serait quand même une société qui s’organise d’elle même, y compris pour le problème de l’assurance, de la charité et de l’aide pour les plus démunis. Je ne nie pas que cela peut être une solution intermédiaire ou de compromis (comme le chèque éducation), mais je n’en parle pas car je n’ai pas creusé le sujet et que je ne me sens pas vraiment compétent là dessus. Hayek dont j’ai mis la photo en parle. Mais c’est un sujet qui fait débat chez les libéraux.


    • Pandy Pandy 5 avril 2012 10:01

      Et pendant ce temps là, la France est en plein déni économique...
      —>
      http://www.youtube.com/watch?v=Hl8-v9r0tZI

      La France va finir avec une troïka d’ici peu, commencez à préparer vos valises.


      • Wàng 5 avril 2012 20:08

        Tout à fait d’accord, on va se ramasser tout ça en plein dans la tronche. Le niveau de la campagne est affligeant, comme le rappelle la presse étrangère. Tout l’enjeu des présidentielles, c’est de choisir entre différentes vitesses de déclin.

        Sortir la France du déclin impliquerait le retour à la responsabilité individuelle et à l’esprit d’entreprise, libérer la France des mammouths étatiques, des réglementations délirantes et des impôts, et parler de l’avenir dans le monde tel qu’il est, au lieu de promettre force gadgets sociaux et de faire le tour des usines qui ferment pour distribuer des subventions.

        Je rappelle que dans les annnées 70 la Grande-Bretagne était dans uns situation encore pire que la notre, semblable à la Grèce. Margaret Thatcher est arrivée avec ses convictions et son courage, elle a réussi un authentique miracle est elle a été réélue 3 fois par son peupl pour le plus long mandat d’un premier ministre Britannique ; seule une coallition de lâches au sein du Parti Conservateur, cherchant plus de conciliationen politique étrangère avec le monstre bureaucratique européen, a pu l’éjecter.


      • Hermes Hermes 5 avril 2012 12:06

        Bonjour,

        La contradiction de vos définition se résumé en une phrase : la liberté du libéralisme économique s’arrête si les citoyens décident d’échanger librement sans monnayer leurs biens. Horreur !! smiley

         Au cas où certains ne l’aureaint pas compris, l’AGCS au niveau Européen va même jusqu’à interdire explicitement la fourniture gratuite de services à autrui sous couvert de concurrence déloyale. Bien sûr cette directive n’est pas appliquée à la lettre car il ya une résistance, mais elle avance....

        Le libéralisme c’est seulement la liberté de se soumettre au système monétaire et financier, système qui brandit la concurrence comme arme de soumission par effet de bord. C’est très astucieux puisque tant que les hommes sont occupés à la guerre économique, il ne soucient pas d’équité et de partage........sauf si le système déraille.

        Bonne journée à vous.


        • Wàng 5 avril 2012 20:41

          Bonsoir chez vous,

          la liberté du libéralisme économique s’arrête si les citoyens décident d’échanger librement sans monnayer leurs biens. Horreur !

          J’ai dit ça moi ? L’échange libre, c’est un des cœurs de la pensée libérale, la monnaie n’est qu’un moyen de faciliter ça, elle n’est en fait pas indispensable.

          Au cas où certains ne l’aureaint pas compris, l’AGCS au niveau Européen va même jusqu’à interdire explicitement la fourniture gratuite de services à autrui sous couvert de concurrence déloyale. Bien sûr cette directive n’est pas appliquée à la lettre car il ya une résistance, mais elle avance....

          Justement je suis radicalement anti-européen pour des raisons qu’il serait long d’expliquer, notamment l’absolutisme technocratique et le caractère pyramidal de l’ensemble, qui est un mode de fonctionnement inadapté à l’heure de l’hétararchie et de l’entreprise plateforme. Je déteste les bureaucraties européennes du type Commission ou BCE.

          Pour moi la notion de « concurrence déloyale » n’a aucun sens, tout comme la notion de concurrence pure et parfaite. La concurrence n’existe que parce que vous êtes différent de votre voisin, y compris dans le contexte fiscal, social, réglementaire, géographique ou même climatique. Tuer cette différence par la réglementation, c’est en fait tuer la concurrence.

          Le libéralisme c’est seulement la liberté de se soumettre au système monétaire et financier, système qui brandit la concurrence comme arme de soumission par effet de bord.

          Là vous déraillez : le libéralisme, c’est d’abord la responsabilité et le respect de la parole donnée. Si vous ne concluez pas de contrats idiots par démagogie (ce que l’état fait en notre nom en s’endettant), et si vous ne dépensez pas plus que ce que vous gagnez, vous n’aurez jamais de problème avec personne.

          Et si vous contestez la notion même de contrat volontaire (qui est au coeur de la finance), vous détruisez les conditions même tout ce qui a rendu la prospérité relative dont nous bénéficions aujourd’hui possible.

          C’est très astucieux puisque tant que les hommes sont occupés à la guerre économique, il ne soucient pas d’équité et de partage

          Il n’y a pas de guerre économique dans un monde capitaliste, il y a juste des finalités diverses et irréductibles qui sont rendues compatibles entre elles par le miracle du respect des droits de propriété, et le contrat volontaire. Quand au partage, tout dépend si vous voulez partager l’argent des autres comme les socialistes, ou si vous donnez votre propre argent librement ; je rappelle que c’est dans les sociétés libérales que la charité privée est la plus développée.


        • kemilein 6 avril 2012 03:24

          l’économie moderne c’est le communisme de l’effort et le capitalisme des fruits
          le capitalisme est un monde féodal, je le redis, avant la noblesse possédait terre, bâti, outil et même les serfs, c’était leur capital, leur propriété.
          la seule chose qui a changé c’est que tu crois que tu n’appartiens qu’a toi même sauf que tu es l’esclave d’un système de proxénétisme-du-travail-forcé, t’as pas le meme patron normal ils se sont « mutualisé » la main d’oeuvre, une sorte d’échangisme de force productive.

          réjouie toi un jour peut être t’auras assez de matière grise pour voir le monde tel qu’il est, et non ta fiction fantasmatique et cette hallucination collective chimérique.


        • Wàng 6 avril 2012 12:55

          Vous savez, vous pouvez dire ce que vous voulez, que vous êtes un esclave et tout, si vous n’êtes pas content de votre sort, vous n’avez qu’à changer de boulot ou mieux, créer votre boîte.


        • Hermes Hermes 6 avril 2012 13:18

          @Wang.

          vous avez raison, et je ne nie pas la pertinence de vos remarques, qui me semblent le reflet d’une intelligence remarquable, mais dans la réalité, le libéralisme idéal n’existe pas, et c’est à son application que je m’intéresse dans mes objections.

          Il en va de même pour toutes les autres idéologies. Elle ne servent pour la plupart du temps qu’à faire passer la pillule d’une caste dirigeante ou à faire rêver ceux qui souhaitent la renverser.... J’ai assez vécu pour ne plus y croire non plus !

          Il n’y a pas de bonne idéologie car elles sont toutes détournées par les mécanismes d’avidité et de pouvoir d’individus enfermés dans leurs cauchemards. ce qui m’intéresse c’est avant tout d’avancer dans le sens du réveil, au niveau individuel, puis pour d’autres si c’est possible...

          Je suis hors sujet alors ? Oui je l’admet, mais c’est juste l’aspect somnifère de ces théories que je réfute. La réalité est tout autre.

          Merci de votre réponse, et j’espère que vous ne me tiendrez pas rigueur de ce positionnement que vous pourriez (à tort) considérer comme une attaque. je suis sûr que vous êtes une personne remarquable, et la qualité de votre texte en témoigne.

          Bon WE.


        • Wàng 6 avril 2012 13:35

          Pas de problème, merci pour votre message. Vous avez raison de pointer du doigt le danger de tout système dogmatique, qui se veut un ensemble cohérent se suffisant à lui même, c’est effectivement une tentation présente chez beaucoup de libéraux, notamment les anarcho-capitalistes.


        • Iren-Nao 5 avril 2012 13:52

          Quoi qu’en dise cet article il semble que l’analyse de Marx soit beaucoup plus pertinente en sa conclusion fatale de l’écroulement en cours du capitalisme, que les insanites de l’auteur.

          A la lanterne !!

          Iren-Nao


          • Wàng 5 avril 2012 20:43

            Marx avait prévu l’effondrement du capitalisme, mais pas l’effondrement du communisme : on ne peut pas être lucide sur tout. smiley


          • epicure 5 avril 2012 22:18

            @wang,

            c’est bien de rigoler quand on démontre qu’on ne dit pas la vérité :
            soit tu te moques volontairement des gens, soit tu es comme un benêt.
            Parce que les régimes dits communistes, n’avaient rien de communistes selon les critères marxistes, ils n’étaient même pas socialistes, puisqu’ils ne répondent pas aux définitions du socialisme non plus.

            Donc ce qui a échoué n’est ni le communisme , ni le socialisme. Et donc ce n’est pas amrx qui a été mis en échec, mais Staline et ses clones.


          • Wàng 5 avril 2012 23:02

            Évidemment, puisque le socialisme est par définition impossible. smiley

            Cf citation de Von Mises dans mon profil : le socialisme total est une destruction pure de l’ordre existant, donc une voie sans issue. Ce n’est donc pas un hasard tous les régimes voulant mettre en place le communisme réel se sont révélés génocidaires.

            Par contre, si le socialisme est impossible, toute politique qui s’en réclame pour le mettre en place est intrinsèquement agresseuse, même si en social démocratie cela ne va pas jusqu’aux meurtres politiques de masse. Par exemple, ce qui pose problème en droit dans le national socialisme, c’est plus le socialisme que le racisme en tant qu’opinion (même si je n’aime pas le racisme).


          • epicure 6 avril 2012 01:54

            @Par Wàng (xxx.xxx.xxx.16) 5 avril 23:02 

            Évidemment, puisque le socialisme est par définition impossible. 

            Cf citation de Von Mises dans mon profil : le socialisme total est une destruction pure de l’ordre existant, donc une voie sans issue. Ce n’est donc pas un hasard tous les régimes voulant mettre en place le communisme réel se sont révélés génocidaires.

            Par contre, si le socialisme est impossible, toute politique qui s’en réclame pour le mettre en place est intrinsèquement agresseuse, même si en social démocratie cela ne va pas jusqu’aux meurtres politiques de masse. Par exemple, ce qui pose problème en droit dans le national socialisme, c’est plus le socialisme que le racisme en tant qu’opinion (même si je n’aime pas le racisme).

            ------------------------------------------------------------------------------------------

            Mais le libéralisme idéal tel que voulu par les penseurs libéraux est impossible aussi.

            Une citation n’est pas une preuve. Je peux te sortir plein de citation sur n’importe quel sujet où les avis s’opposent.

            Quand l’ordre établi est générateur d’oppression, il n’y aucun mal à ce qu’il soit détruit, le résultat ne peut être que meilleur. Par exemple l’abolition de l’esclavage a été une bonne chose, et ça a détruit l’ordre établi par l’esclavage.

            Comme déjà dit ce n’était pas du communisme réel, et les gars qui restent au pouvoir personnel jusqu’à la mort ou à être trop vieux n’ont rien à faire du communisme réel ou du socialisme, parce que ceux ci reposent sur un pouvoir démocratique collectif et non le pouvoir d’un chef. Donc tous les dictateurs aux quels tu peux te référer ne sont pas valide concernant le socialisme, ils ne le sont que pour critiquer le système qu’ils ont établi : le collectivisme autoritaire. Si on devait situer les régimes sur une carte politique, le stalinisme serait aussi éloigné du socialisme idéal que par exemple l’amérique de Bush.

            Les régimes agressifs sont : les régimes hiérarchiques, inégalitaires, ce que n’est pas le socialisme. Le capitalisme est un système économique agressif, d’ailleurs il repose sur al lutte entre les entreprise, mais la première violence du capitalisme a été contre ses travailleurs , les luttes socialistes et apparentées ont permis de rendre meilleures les conditions de travail

            Ce qui rendait nuisible le nazisme c’est bien son racisme qui faisait partie de sa vision globale transcendante et hiérarchique, donc qui lui faisait mépriser une partie de l’humanité au statut de sous être, et générer des politiques répressives et guerrières, et bien sûr le rejet de l’humanisme, des idées des Lumières en général, les droits de l’homme en particulier. Aucun rapport avec le socialisme qui repose sur des principes tout opposés Ce qui pose problème en droit dans le nazisme c’est la différence des droits et leur nature arbitraire sans tenir compte des besoins humains, dont ces problèmes sont à l’opposé du vrai socialisme, ,c’est pourquoi la vrai gauche est antifasciste viscéralement.

            Tu te laisse juste berner par des étiquettes que tu prends au premier degrés, tu es victime de la propagande nazi sans le savoir. Si le nazisme est socialiste, alors la Corée du nord a un régime démocratique et populaire, s’appuyant sur la volonté du peuple de crever de faim.

            Un nom c’est jjuste des mots, la seule chose qui peut valider l’appartenance à une famille idéologique, c’est les idées mises en places.


          • Iren-Nao 6 avril 2012 02:21

            Wang

            Marx est mort en 1883 et le communisme lui est étranger. Il est probable qu’il n’en entendit même jamais parler.
            Marx c’est avant tout une méthode d’analyse historique dont la pertinence est toujours bien vivante.

            Iren-Nao


          • Wàng 6 avril 2012 22:45

            @ Epicure : justement, je ne crois pas qu’il existe de libéralisme idéal. Le libéralisme ne doit pas être compris comme l’opposé du socialisme, et ne se veut pas un système parfait. Le libéralisme en soi ne donne pas le bonheur. La démarche de gens comme Adam Smith ou des penseurs du droit naturel, c’est d’apporter une connaissance, qui est toujours relative et entourée par l’ignorance, donc consciente par le fait même de ses limites (à l’opposée du rationalisme cartésien ou de l’idéologie qui est totale). Seule une telle démarche peut parvenir à quelque chose de fécond, qui doit ensuite être approfondi et préservé soigneusement.

            Quand l’ordre établi est générateur d’oppression, il n’y aucun mal à ce qu’il soit détruit, le résultat ne peut être que meilleur. Par exemple l’abolition de l’esclavage a été une bonne chose, et ça a détruit l’ordre établi par l’esclavage.

            Certes mais le socialisme n’envisage pas l’abolition d’un tel ordre, et vous le savez.

            Comme déjà dit ce n’était pas du communisme réel, et les gars qui restent au pouvoir personnel jusqu’à la mort ou à être trop vieux n’ont rien à faire du communisme réel ou du socialisme, parce que ceux ci reposent sur un pouvoir démocratique collectif et non le pouvoir d’un chef.

            Le communisme parle de dictature du prolétariat. La démocratie, c’est autre chose, et ce n’est pas la même chose que la liberté. Disons que la dictature permet l’oppression d’une majorité par une minorité, et que la démocratie absolue permet l’oppression d’une minorité par une majorité.

            Mais croire que l’on peut violer les droits légitimes d’une minorité (par exemple les « riches ») sans que cela aie des répercussions négatives sur toute la société est un raisonnement de crétin, ou d’homme politique. La raison : comme je l’ai expliqué, les hommes sont solidaires dans la société, et non dans un rapport d’exploitation. Si nous en sommes là aujourd’hui, malgré notre diversité et nos finalités différentes, c’est parce que nous avons pu coopérer librement entre nous de façon volontaire, par le contrat et l’échange. Seul le contrat permet de rendre des finalités différentes compatibles (permettant l’enrichissement de tous) sans que les droits de chacun ne soient violés.

            Les régimes agressifs sont : les régimes hiérarchiques, inégalitaires, ce que n’est pas le socialisme.

            Le socialisme est agressif, parce qu’il part du principe que « ce qui est à toi » peut être partagé par la force.

            Le capitalisme est un système économique agressif, d’ailleurs il repose sur al lutte entre les entreprise, mais la première violence du capitalisme a été contre ses travailleurs , les luttes socialistes et apparentées ont permis de rendre meilleures les conditions de travail

            Il y a un grand mythe qui s’appelle les conquêtes sociales, mais en réalité, l’accroissement du niveau de vie vient du fait que le travail des ouvriers est associé à une plus grande quantité de capital et une meilleure division du travail. Un ouvrier qui fabrique une bougie à la main en une journée en 1730 ne peut pas gagner autant qu’un ouvrier qui actionne une machine électronique qui voit passer 500 voitures par jour.

            Le capitalisme ne repose pas d’abord sur la lutte envers les entreprises, mais la concurrence pacifique (essayer d’être meilleur). La lutte non pacifique, agressive, c’est le protecitonnisme, les monopoles ou les passe droits, ces méthodes qui visent à interdire par la force les autres de venir vous concurrencer. Dans un système capitaliste, avec une bonne idée, vous êtes traité comme n’importe quelle multinationale, et vous pouvez faire fortune à partir de rien. Ce n’est pas le cas en France car la réglementation en place favorise nettement les plus gros.


          • olivierchen 21 novembre 2012 17:42

            @iren @ wang @ epicure 


            Marx est certes un visionnaire mais qui n`as pas la double vision de prevoir le systeme communiste qui va s`effondrer, meme si Stalline ou Mao ces dictateurs se sont servi les theories marxistes ppur avoir le pouvoir...

            il me semble que le marxisme existait deja avant que Marx ait ecrit ces theories ? Merci de me confirmer 

            Karl Popper celebre logicien scientifque episthemologue ecole de Vienne reproche a Marx pour son « historicisme moral »



            Marx as raison sur l`analyse du Capital l`effondrement du capitalisme, pauperisation de richesse ,exploiteur qui asservissent les exploites ...


            Aujourd`hui ce sont les oligarchies fiancieres les sbirs au service des banksters , et entite occultes qui exploitent le peuple et asservissent le peuple , Marx n`as pas prevu ca ...


            Je pense pas que Marx soit un genie visionnaire comme albert Einstein , il n`as pas apporte de solution pour l`humanite , il est reste assez reducteur ds son raisonnement en se referant qu`a l`histoire ...

            Pour moi ,« le vrai socialisme »n`est pas une ideologie, ds tous toute societe humaine de toute culture , il y a des forts, des faibles sur le plan physique , capacites intellectuelles , des beaux des moches,genetiquement certainnes personnes sont nees avec de maladies, ou handicapes,geographiquement ds certains endroits il ya plus de matieres premieres,l`europe du nord est riche en matieres premieres comme en moyen orient quatar, asie plus peuple , etc...Donc pour il est normal d`aider les pauvres les faibles...




          • Wàng 24 novembre 2012 20:16

            Effectivement le socialisme existait déjà, on en voit même une application dans la République de Platon et les Actes des Apôtres de Saint Luc. Mais il a surtout été théorisé par des intellectuels français à la suite de Rousseau, d’Auguste Conte, de gracchus baboeuf et il est un héritier des révolutionnaires au pouvoir en 1793.

            Marx est certes un socialiste, mais le marxisme n’est en lui même qu’un courant du socialisme.

            La théorie de Marx repose sur de nombreuses confusions et falsifications, et effectivement Marx n’a pas prévu de nombreuses choses. Une de ses confusions est sa théorie de la lutte des classes. Dans une société, l’intérêt de tous est que personne ne vole personne, mais Marx a posé que entre les puissants et les riches il y avait identité (alors que ce n’est qu’une tendance à l’œuvre, et qui se réalise bien plus sûrement dans une société socialiste qui justifie le pillage des faibles par les puissants), ce qui légitime l’essence de la falsfification marxiste de la spoliation des riches par les puissants soi disqant au profit des pauvres. Permettant entre autres l’acceptation des impôts de la haine, au premier rang duquel l’impôt sur le revenu dans les sociétés occidentales à partir de la Grande Guerre.


          • musashi 5 avril 2012 18:24

            lutte contre les paradis fiscaux/fraude fiscale et régulation de la finance (notamment lutte contre la spéculation et les transactions économiquement inutiles) me semblent les 2 seules solutions qui pourront empercher que le système de s’écrouler sur lui même...


            • Wàng 5 avril 2012 20:10

              Dans mon article, j’explique précisément pourquoi la lutte contre la finance ou les paradis fiscaux n’est pas le sujet, en plus d’être nuisible.


            • rhea 1481971 5 avril 2012 19:13

              Beaucoup de vent dans cet article car le problème est que la planète terre est matériellement fini, de ce fait les matières premières coutent de plus en plus chères la quantité étant limitée, il fraudra dans l’avenir passé d’une économie libérale à une économie de répartition par individu imposée si l’on veut éviter les conflits. Il faut toujours se rappelez que l’homo sapiens est inconsciemment un prédateur pour pouvoir maintenir en homéostasie son organisme.


              • Wàng 5 avril 2012 20:22

                C’est une conception de la richesse qui est fondamentalement fausse. La richesse est toujours créée par l’esprit humain. Il n’y a pas de ressources naturelles en soi, avant que l’esprit humain ne leur invente un usage. Ainsi le pétrôle était une boue visqueuse qui ne valait rien avant qu’on invente le moteur à explosion. De plus, nous ne connaissons le montant des ressources que pour un prix donné (prix qui est détruit par la planification écologique), si le prix monte, les incitations à trouver d’autres gisements ou des énergies de substitution augmentent.

                Regardez le Vénézuéla, riche en pétrole mais socialiste, est un pays très pauvre. Inversement la Suisse libérale ou le Japon n’ont pas de ressources mais sont très riches. Un pays qui ne comprend pas ce qu’est le capital humain ne peut tirer que peu de valeur de ses ressources naturelles. Et ce sera de plus en plus le cas dans l’avenir, la cration de richesses devioendra toujours plus ce qu’elle a toujours été, car nous entrons dans une économie de l’information et de la connaissance. Nous aurons de plus inventé des nouvelles façons de produire de l’énergie bien avant de venir à bout des ressources en pétrole.


              • Gandalf Claude Simon 5 avril 2012 21:09

                Le libéralisme s’était illustré en dénonçant le royalisme, les libéraux actuels l’ont complètement fourvoyé en rejetant tout état, en ne proposant qu’un modèle bon pour cow-boys du XIXème.


                Il est notoirement inutile de lire l’argumentation d’un libéral, qui est l’un des rares à élever l’économie au rang de science exacte car l’on connait par avance sa conclusion : c’est bel et bien la preuve que son économie n’est pas une science, mais une idéologie.

                C’est dommage, il n’y a strictement plus rien à attendre de la philosophie qui a quand même un bilan positif, mais est resté lettre morte depuis le XVIIIème, et n’apporte plus que sa pierre à l’édifice de la neuneuification générale.

                • Wàng 5 avril 2012 21:19

                  Bonjour, à titre personnel je ne rejette pas toue forme d’état, je suis pour un état régalien, un état de Droit libéral sur le modèle de ce que John Locke a théorisé dans two treatises of governement (deux traités sur le gouvernement).

                  Sinon quelle est ma conclusion ? Effectivement qu’il faut moins d’état en France, pas seulement pour des raisons économiques, mais pour des raisons éthiques. L’état en France est non seulement une machine à racketter et à broyer l’esprit d’entreprise, mais en plus, un Léviathan abominable qui prétend imposer une volonté unique au peuple via ses satellites que sont l’Education Nationale et les Médias. L’état providence induit aussi une modification profonde des mentalités, un affaiblissement des défenses, et un viol des consciences (ex : remboursement de l’IVG).


                • epicure 5 avril 2012 22:13

                  @wang
                  Pour un libéral tu oublies bizarrement les individus, pas ta personne isolée, mais l’ensemble des individus qui forment la population du pays.
                  Pour que les individus soient vraiment des individus ( puissent être capable de décider de leurs propres choix ), il faut que leur vie dépasse la simple survie, l’état d’ignorance, la maladies, etc...
                  Et ça, un système libéral avec l’état régalien minimal ne peut l’offrir à tout le monde, mais seulement à ceux qui disposent d’une certaine richesse leur permettant de payer els divers services privés, les autres devant sacrifier certains ou tous les services qui pleur permettrait et à leurs enfants d’avoir les moyens de devenir des individus et non des personnes soumises à la survie.
                  Donc le système libéral économique, ne défend pas l’autonomie des individus, mais uniquement l’autonomie des possédants, des propriétaires, et la soumission des autres à la hiérarchie par la possession de richesses.


                • Wàng 5 avril 2012 22:55

                  @ Epicure :

                  la santé et l’éducation ds masses est mieux garantie dans les enfers capitalistes que sont la Suisse ou Hong-Kong que dans les paradis socialistes que sont Cuba ou la Corée du Nord ...

                  Sinon vous confondez capitalisme (système de droits de proipriété légitime) et ploutocratie, le pouvoir aux mains des riches arrive quand la notion de droit est affaiblie, et qu’il y a un état mammouth arbitraire qui fait qu’il y a plus d’intérêt à acheter le pouvoir pour bénéficier de la redistribution, qu’à produire des richesses réelles.

                  Il y a des inégalités dans un système capitaliste, c’est ce sur quoi mettent l’accent les socialistes, mais en réalité les statistiques cachent le fait que pour un individu donné, les possibilités d’ascension dans l’échelle sociale sont immenses. Les pauvres de l’Angleterre de 1979 ne sont pas du tout les mêmes que ceux de 1990, entre temps, les premiers ont pu s’enrichir et sortir de la pauvreté. Ils ont été remplacés par des nouveaux pauvres (jeunes et immigrés) à qui le capitalisme peut à eux aussi donner la chance de réussir leur vie.

                  Inversement, un système socialiste favorise la corruption (car tout dépend non de vos efforts mais de la façon dont l’argent est distribué), l’élitisme bureaucratique, et empêche les gens de s’accomplir, car le socialisme correspond à une photographie de la société et une vision du bonheur des hommes devant être valable pour toujours.


                • Gandalf Claude Simon 6 avril 2012 15:19

                  Le libéralisme que vous défendez est celui qui affirme que « tout droit découle du droit de propriété », c’est le propriétarisme. C’est à dire que l’absence de propriété n’induit pas de droits. C’est à dire que la liberté découle de la propriété, et la servitude de son absence. Seul l’espoir de s’enrichir, que vous vantez dans votre modèle, permet de jouir pleinement de votre morale. L’âne même devant la carotte au bout d’un bâton, en quelque sorte.


                  Les socialistes se sont affranchis de cela.
                  Le socialisme que vous pourfendez stipule que la capacité de l’individu préempte sur la propriété, celle-ci n’induisant plus la liberté.

                  Ils ont donc une vision humaniste du libéralisme pendant que vous défendez une vision propriétariste du libéralisme.

                  Ils défendent donc une morale largement préférable à la votre, qui date du XIXème ou hérite de la culture anglo-saxonne la plus regrettable.

                  D’autant que vous pourfendez l’usurpation de propriété qu"est la fiscalité sans pourfendre l’usurpation de propriété qu’est la réserve fractionnaire ou la monnaie d’endettement.

                  Il est souhaitable de rediscuter l’évolution du libéralisme du XXème, par exemple à travers ce fil :

                • Wàng 6 avril 2012 23:23

                  Le libéralisme que vous défendez est celui qui affirme que "tout droit découle du droit de propriété", c’est le propriétarisme. C’est à dire que l’absence de propriété n’induit pas de droits.

                  C’est pas vrai car il y a toujours le droit à la vie. Ce qui est condamné par le libéralisme, en fait c’est l’agression. Les libertariens font d’ailleurs du principe de non agression un absolu duquel ils déduisent toute leur morale.

                  En fait, le droit de propriété n’est qu’une extension du droit à la vie (propriété de soi même)

                  C’est à dire que la liberté découle de la propriété, et la servitude de son absence. Seul l’espoir de s’enrichir, que vous vantez dans votre modèle, permet de jouir pleinement de votre morale.

                  On peut tout aussi bien inverser votre raisonnement : c’est parce que la vie matérielle est nécessaire à la vie que la propriété doit être reconnue.

                  Après, comme je l’ai dit, le libéralisme n’est pas un dogme ; certains libéraux tiennent compte de votre argumentation, d’où les débats qui ont lieu entre libéraux sur le revenu universel.


                • Wàng 6 avril 2012 23:27

                  D’autant que vous pourfendez l’usurpation de propriété qu"est la fiscalité sans pourfendre l’usurpation de propriété qu’est la réserve fractionnaire ou la monnaie d’endettement.

                  Si, relisez moi : je suis pour la fin des banques centrales, pour la monnaie saine, et pour la liberté bancaire. C’est à dire pas forcément l’interdiction des réserves fractionnaires, mais d’abord le droit de chacun à choisir la meilleure monnaie qui soit.

                  Donc de fait ça revient à empêcher l’inflation et les réserves fractionnaires.


                • Gandalf Claude Simon 7 avril 2012 09:52

                  La gauche, de type française ou suédoise, ne considère pas la notion anthropocentrique de propriété de soi, qui est aujourd’hui une tautologie, mais défend les capacités de l’individu (santé, instruction, subsistance). L’être n’est donc pas dépendant de l’avoir, l’être prime sur l’avoir, là où le libéral ne pestifère que contre les taxes, le protectionnisme.






                • Gandalf Claude Simon 7 avril 2012 12:04

                  « Si, relisez moi : je suis pour la fin des banques centrales, pour la monnaie saine, et pour la liberté bancaire. C’est à dire pas forcément l’interdiction des réserves fractionnaires, mais d’abord le droit de chacun à choisir la meilleure monnaie qui soit.

                  Donc de fait ça revient à empêcher l’inflation et les réserves fractionnaires. »

                  Je ne suis pas sûr que le système monétaire US du XIXème siècle soit très enviable, le XIXème étant la source historique de l’idéologie libertarienne.

                  Et il faut arrêter avec cette argutie de dire que la compétition libérale apporte de meilleurs produits et services. Le fait est que nos concitoyens souhaitent d’abord de meilleurs emplois. Et ce n’est pas à une idéologie (aujourd’hui monopole idéologique de l’intérêt individuel à Bruxelles, comme le Kremlin incarnait le monopole de l’intérêt collectif, pour reprendre buchovski) de faire l’arbitrage, mais bel et bien aux individus eux-même.



                • Wàng 7 avril 2012 16:19

                  La gauche, de type française ou suédoise, ne considère pas la notion anthropocentrique de propriété de soi, qui est aujourd’hui une tautologie, mais défend les capacités de l’individu (santé, instruction, subsistance). L’être n’est donc pas dépendant de l’avoir, l’être prime sur l’avoir, là où le libéral ne pestifère que contre les taxes, le protectionnisme.

                  L’erreur de la gauche est de faire croire que ce genre de biens (santé, éducation) ne coûte rien et ne doit pas être livré au marché ; en fait, tout a un coût, et il n’y a que le système des prix qui permet aux gens d’arbitrer eux même entre deux choses qu’ils désirent, et donc où il faut allouer les ressources. Même si on défend un certain type de redistribution, cela ne justifie pas que l’on prive les pauvres de leur liberté de choix et que l’on impose, par exemple, le même type d’assurance santé ou la même école pour tous.

                  Je ne suis pas sûr que le système monétaire US du XIXème siècle soit très enviable, le XIXème étant la source historique de l’idéologie libertarienne.

                  Le système de banque libre aux Etats-Unis au XIXème siècle est une chose, le libertarianisme en est une autre. On peut être conservateur et en faveur de la banque libre. A l’époque de la banque libre, effectivement l’état ne pouvait pas dépenser comme aujourd’hui (3% de dépenses publiques fédérales aux Etats-Unis au XIXème siècle), il n’y avait pas de crises cycliques, les gens pouvaient épargner avec confiance pour leurs vieux jours, et la croissance était financée de façon saine par une épargne réelle.

                  Et il faut arrêter avec cette argutie de dire que la compétition libérale apporte de meilleurs produits et services. Le fait est que nos concitoyens souhaitent d’abord de meilleurs emplois.

                  Les gens souhaitent les deux : de meilleurs produits et services, et de meilleurs emplois. Pour cette dernière chose, encore faut il avoir un environnement fiscal et réglemnentaire suffisamment attractif et stable pour les entrepreneurs afin que les salariés puissent avoir le choix de changer si leur boulot ne leur plait pas.


                • Gandalf Claude Simon 7 avril 2012 18:51

                  « L’erreur de la gauche est de faire croire que ce genre de biens (santé, éducation) ne coûte rien et ne doit pas être livré au marché ; »

                  Voila pourquoi elle se fait tirer les oreilles par la droite. Sa limite se trouve dans la volonté de poursuivre la création de richesses par les entrepreneurs privés, voire une limite de tolérance de l’inflation par les rentiers.

                   « en fait, tout a un coût »

                  Faux, l’économie du bénévolat, les services familiaux ne sont pas réciproques. Le marché est loin d’être tout. Considérez les féministes qui valorisent leur travail familial à tant de milliards, et vous constaterez votre erreur. De même, un médecin ou un professeur uniquement interessé par le profit et sans sens altruiste, finira déconsidéré (ex : Mediator).

                  « et il n’y a que le système des prix qui permet aux gens d’arbitrer eux même entre deux choses qu’ils désirent, et donc où il faut allouer les ressources. » 

                  Le bon sens populaire, lors des voeux de nouvel an, mettra la santé avant la richesse.

                  « Même si on défend un certain type de redistribution, cela ne justifie pas que l’on prive les pauvres de leur liberté de choix et que l’on impose, par exemple, le même type d’assurance santé ou la même école pour tous. »

                  Vous mentez, le système social français impose une sécurité sociale et une instruction ad minima, et autorise l’enseignement privé et les mutuelles. Par ouï dire, la situation au Brésil serait ce que vous décrivez, et c’est regrettable.

                  « Le système de banque libre aux Etats-Unis au XIXème siècle est une chose, le libertarianisme en est une autre. On peut être conservateur et en faveur de la banque libre. A l’époque de la banque libre, effectivement l’état ne pouvait pas dépenser comme aujourd’hui (3% de dépenses publiques fédérales aux Etats-Unis au XIXème siècle), il n’y avait pas de crises cycliques, les gens pouvaient épargner avec confiance pour leurs vieux jours, et la croissance était financée de façon saine par une épargne réelle. »

                  Les crises cycliques sont, dans une autre lecture, dû au fait que le système financier réclame à l’économie réelle des rendements qu’il ne peut satisfaire, d’où crash régulier.

                  Le paradigme de système de banque libre n’est systémiquement pas satifaisant, cela ne fait pas de moi un défenseur de notre système monétaire et financier actuel. Mais si votre idéologie bancaire venait à s’imposer, peut-être me verriez-vous tenter l’aventure d’une banque où la monnaie est créé lors du travail, et détruit lors de la consommation, qui sait ?

                  Et il faut arrêter avec cette argutie de dire que la compétition libérale apporte de meilleurs produits et services. Le fait est que nos concitoyens souhaitent d’abord de meilleurs emplois.

                  « Les gens souhaitent les deux : de meilleurs produits et services, et de meilleurs emplois. Pour cette dernière chose, encore faut il avoir un environnement fiscal et réglemnentaire suffisamment attractif et stable pour les entrepreneurs afin que les salariés puissent avoir le choix de changer si leur boulot ne leur plait pas. »

                  Pendant que Bruxelles et les libéraux (qui se gardent bien de coucher avec ce monopole idéologique qui nous sermonne de la même messe) vantent de meilleurs produits et services, ils clament, dans la rue, de meilleures conditions de travail, et pas le dernier iphone. 

                  Ce que je crois, c’est que le libéralisme, idéologie bourgeoise, doit se voir opposé une idéologie citoyenne, plus descriptive des arbitrages qu’opèrent nos citoyens (et non pas assimilable au communisme). Car si les élites ont la parole, ils ont le bon sens, qui ne manquent plus qu’à être exprimé.


                • Wàng 8 avril 2012 17:15

                  Faux, l’économie du bénévolat, les services familiaux ne sont pas réciproques. Le marché est loin d’être tout. Considérez les féministes qui valorisent leur travail familial à tant de milliards, et vous constaterez votre erreur. De même, un médecin ou un professeur uniquement interessé par le profit et sans sens altruiste, finira déconsidéré (ex : Mediator).

                  Je ne dis pas que tout est réductible au marché, mais que tout a un coût, ce qui est différent de dire que tout a un prix. Le prix existe seulement pour rendre des priorités a priori irréductibles compatibles entre elles. Le désintéressement existe, mais vous devez quand même choisir vos propres priorités, donc arbitrer. La raison est que vous n’êtes pas éternel (la même qui justifie la préférence temporelle et l’intérêt).

                  Et là encore vous faites une erreur. L’altruisme existe, et les libéraux jusnaturalistes sont les premiers à dire que les choix les plus importants ne font pas intervenir le marché (par exemple : le « choix » qui a trait aux fins dernières), même si l’existence du marché est une nécessité liée à la nature de l’homme vivant en société. Mais ce n’est certainement pas parce qu’un domaine échappe au marché qu’il relève de la juridiction de l’état !

                  Le bon sens populaire, lors des voeux de nouvel an, mettra la santé avant la richesse.

                  Oui mais vous enfoncez des portes ouvertes. Bien sûr que pour l’immense majorité des gens, la santé est plus importante que d’amasser du « superflus », ça ne remet pas en cause le fait que la santé n’est pas un bien gratuit.

                  Vous mentez, le système social français impose une sécurité sociale et une instruction ad minima, et autorise l’enseignement privé et les mutuelles. Par ouï dire, la situation au Brésil serait ce que vous décrivez, et c’est regrettable.

                  Les mutuelles ne sont pas des vraies entreprises capitalistes. Ce sont des mécanismes de collectivisations tout juste tolérés, sous l’œil bienveillant de l’état. Vous êtes assuré pour des risques que vous n’avez pas choisi (par exemple avoir un rhume), mais si vous mourrez de telle ou telle maladie, votre conjoint ou vos enfants peuvent ne pas être couverts par la solidarité obligatoire.

                  De même les écoles « privées » sous contrat ne le sont que de nom, de fait le contenu est quasi le même que pour les écoles publiques (programmes, diplômes, pédagogies, horaires, matières autorisées). Et ça n’enlève rien du caractère profondément immoral de l’éducation publique qui se résume en un kidnapping à rebours : « donnez moi vos enfants pour revoir votre argent ».

                  Bien sûr que si vous avez les moyens, vous pouvez toujours essayer d’envoyer votre enfant dans une vraie école privée, mais de toute façon vous avez déjà payé l’école publique avec vos impôts.

                  La situation de la sécurité sociale communiste est la même : celui qui fait faire des économies au système en étant raisonnable, subventionne en fait celui qui ne fait pas d’économies et qui creuse le trou de la sécu. Sans parler du fait qu’on vous impose d’assurer d’autres personnes pour des choses qui heurtent radicalement vos convictions (avortement).

                  Les crises cycliques sont, dans une autre lecture, dû au fait que le système financier réclame à l’économie réelle des rendements qu’il ne peut satisfaire, d’où crash régulier.

                  Vous savez, tant que vous pouvez emprunter à crédit avec de l’argent qui sort de nulle part pour acheter des actions, c’est un comportement normal. L’irresponsabilité institutionnelle (manque de fonds propres, décisions prises par des manadgeurs et non des capitalistes, état qui renfloue les banques) explique le reste.

                  Pendant que Bruxelles et les libéraux (qui se gardent bien de coucher avec ce monopole idéologique qui nous sermonne de la même messe) vantent de meilleurs produits et services, ils clament, dans la rue, de meilleures conditions de travail, et pas le dernier iphone.

                  Ca revient au même. Ce que les gens cherchent, c’est une vie meilleure. Avec un meilleur travail, les gens ont davantage de choix pour arbitrer entre plus de temps libre, et plus de consommation.


                • Wàng 8 avril 2012 18:17

                  ’tension à pas faire une attaque en écoutant Chift ^^

                  http://www.youtube.com/watch?v=K0r0Wz4T0mU&feature=player_embedded

                  Pour l’essentiel je partage ce qu’il dit, mais comme l’éducation relève aussi du grand contrat lié à la nationalité et à l’attachement à un pays, je pense qu’un socle minimal doit être défini par l’état.


                • Gandalf Claude Simon 9 avril 2012 09:39

                  Une éducation strictement privée ne serait tournée que vers une optique marchande, or, l’éducation n’est pas uniquement cela. Ce que propose Peter Schiff, c’est une éducation strictement matéraliste. Il en va de même pour votre libéralisme. Or, l’éducation n’est pas uniquement cela.


                  Il s’agit aussi, et le libéral du XVIIIème siècle n’y verra rien à redire, de donner un sens critique au futur citoyen.

                  Le marché ne s’intéresse pas ou peu aux sciences fondamentales, en cela la puissance publique et une éducation publique.

                  Je n’irais pas dans l’école de Peter Schiff, car il essayerait de faire de moi le meilleur ordinateur de ses profits. 
                  Au moins, l’éducation nationale se permet de faire lever la tête : elle enseigne la philosophie et l’instruction civique par exemple. 

                  Quand est-ce qu’un libéral s’élèvera contre les taxes privées, où l’état vote des lois écrites par des lobbys, à Paris, comme à Bruxelles (et pire, à Washington) ? ex : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-grande-arnaque-113960#forum3293895

                • Wàng 9 avril 2012 21:02

                  Une éducation strictement privée ne serait tournée que vers une optique marchande, or, l’éducation n’est pas uniquement cela.

                  Bien sûr que l’éducation n’a pas un but uniquement marchand, mais une composante de l’éducation l’est, elle vise à former les gens au marché du travail. Pour le reste pourquoi une éducation privée serait uniquement marchande ? Quand les parents s’occupent de leurs enfants, ils leur font faire des balades en forêt, ils leur lisent des histoires, ils leur transmettent une mémoire familiale, des valeurs, ils leur font faire de la musique. Une éducation privée rendrait tout cela encore plus efficace.

                  D’autre part j’ai dit que dans un pays donné, l’état devait définit un minimum, notamment la langue française, l’Histoire de France, la géographie, un socle en mathématiques, un socle en littérature, et un socle de base dans les sciences « popériennes » et les techniques (physique, chimie, informatique, électronique, mécanique, biologie, géologie).

                  Le marché ne s’intéresse pas ou peu aux sciences fondamentales, en cela la puissance publique et une éducation publique.

                  Le marché s’y intéresserait forcément si on le laissait jouer son rôle là dedans. C’est compliqué à clarifier vraiment, mais je pense que l’environnement institutionnel dans lequel évolue le capitalisme aujourd’hui ne lui permet pas vraiment de donner toute sa mesure.

                  Un exemple que je pourrais développer : je suis profondément convaincu les droits de succession (ou l’inflation) empêchent la plupart des gens de se projeter au delà d’une génération. Or le capitalisme ne peut pas réaliser des projets (comme la recherche fondamentale) dont les individus n’expriment pas le désir au travers de choix concrets.

                  Au moins, l’éducation nationale se permet de faire lever la tête : elle enseigne la philosophie et l’instruction civique par exemple.

                  Ben moi ce que je connais de la philosophie et de la philosophie politique, je ne l’ai certainement pas appris via l’école, mais par un choix individuel ... il est évident que j’aimerais transmettre ce capital intellectuel d’une façon ou d’une autre si j’ai des enfants.

                  Quand est-ce qu’un libéral s’élèvera contre les taxes privées, où l’état vote des lois écrites par des lobbys, à Paris, comme à Bruxelles (et pire, à Washington) ? ex : http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-grande-arnaque-113960#forum3293895

                  Si vous voulez : cette loi sur les éthylotests est une abomination. Mais ce n’est pas la seule, les automobilistes sont littéralement persécutés par les hommes de l’état qui détestent la voiture. Pourquoi imposer aux gens de mettre leur ceinture de sécurité (aux Etats-Unis, si vous ne commettez pas d’autre infraction, les flics n’ont pas le droit de vous verbaliser pour non port de ceinture), d’avoir un triangle rouge dans la voiture, de posséder un gilet fluo ? Et pourquoi pas un chapeau de cloune pour venir compléter la panoplie ?


                • Buddha-dassa 5 avril 2012 21:18

                  vous savez tout ce qui est produit est collectif ,ôtez le collectif, le libéral, le neo con n’existe plus, leur rôle est de voler ce collectif c’est tout...simple non ? ensuite le voleur arrive..au debut il pilla ceux qui cultivaient ,car le voleur est faineant, aujourd’hui une race de voleur pseudo elite vole le vrai collectif qui se laisse faire, le reste est mot, propagande,vide de sens mais le bougre du coin veut y croire..moi je dis au voleur : ami voleur pourquoi n’assumes tu pas le fait que tu voles le collectif ? il y a une seule réponse, ,ami voleur tu as honte de toi ...

                  bon ne te biles pas trop , toi aussi tu seras mort bientôt libéré de ta honte..et ton arrogance se fera alors misérable peur .


                  • Wàng 5 avril 2012 21:21

                    Si l’état se bornait à protéger les gens des voleurs et des agresseurs, au lieu de les voler lui même et de prétendre leur dicter un comportement, les gens seraient effectivement plus heureux.

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON







Palmarès