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Bilan Zone Euro Novembre 2009

La Banque Centrale Européenne (BCE) publie son bulletin du mois de Novembre, chiffres, informations, et commentaires sur la création monétaire en zone Euro de 2000 à 2009. Les citoyens sont toujours exclus de tout pouvoir monétaire sur leur monnaie.

La BCE vient de publier son bulletin mensuel du mois de Novembre. Nous retrouvons page 127 un des indicateur qui nous intéresse, la croissance comparée de l’agrégat monétaire M1 (l’argent liquide, immédiatement disponible), et de M3 (masse monétaire totale, comprenant M1, et toute la monnaie "à terme", non immédiatement disponible, les crédits etc...).

Il est très clair sur le graphique que M1 croît de façon vertigineuse (sauvetage des Banques par renflouage massif en liquidités, et renflouage inexistant des citoyens de la zone monétaire, dernière roue du carrosse aristocratique monétaire), alors que M3 voit sa croissance toujours en chute libre... La politique monétaire fait que la BCE, les Etats, les Banques, feront tout pour empêcher M3 de chuter sous zéro, puis tout pour que ça reparte à la hausse.

Pour ce faire les Etats augmentent leurs déficits autorisés très au delà des 3% négociés à Maastricht, les citoyens étant soit les spectateurs outragés de la manoeuvre à sens unique, soit les ignorants involontaire d’une mécanique monétaire instrument de pouvoir suffisamment subtil pour ne pas pouvoir être compris par ceux qui, avant tout, supposent que cet aspect essentiel de la vie en communauté est géré dans l’intérêt de tous par leurs représentants démocratiques...

Voyons maintenant un condensé des informations de la masse monétaire de la zone Euro, sur ce graphique condensé, depuis l’an 2000.


La croissance de la masse monétaire en zone Euro a été de 7,6% / an en moyenne depuis l’an 2000, et marque le pas lors de la "crise du crédit" (les clients se faisant rares par excès d’offre et rareté de la monnaie, les entreprises voient leurs ventes s’effondrer, et n’augmentent plus leurs dettes)...

Et alors que l’Etat a vu sa croissance de dette (le déficit annuel) allouée, cantonnée à 3% (équilibrage Banques Privées / Etats, accords entre gouvernements et secteur financier), la part allouée aux citoyens de la zone Euro n’est toujours pas définie, qui se limitent à obtenir leur part de la création monétaire en travaillant pour les deux affreux au choix.

Les deux affreux se partagent donc le pouvoir par la création monétaire, de façon non équitable, car comme on peut le voir, le secteur privé s’est forcément alloué 4,6% / an d’augmentation des encours de crédits pour les Banques, contre 3% pour les Etats, et donc 0% pour les citoyens de dernier rang de la pyramide... C’est même pire comme équilibre puisque les Banques obtiennent des intérêts pour leur création monétaire, alors que l’Etat paye des intérêts pour son encours. Les entreprises payant plus cher, et enfin le citoyen encore plus cher.

Et ça continue... La réclamation pour le Dividende Universel ou Revenu de Vie n’atteint toujours pas le débat public... Les Banques consolident leurs fonds propres avec le soutien de l’argent public, le temps qu’il faut pour avoir le potentiel de création monétaire renouvelé et refait à neuf pour un nouveau cycle. Bientôt...
 

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3 réactions à cet article    


  • BA 14 novembre 2009 18:56

    Jusqu’en 2008, une gigantesque bulle d’endettement des ménages américains s’est formée.

    En 2008, cette gigantesque bulle d’endettement des ménages américains a explosé.

    Les pays occidentaux sont confrontés à un chômage qui ne cesse d’augmenter. Aux Etats-Unis, le chômage a atteint 10,2 % en octobre. Conséquence : la consommation baisse, et la consommation va continuer à baisser.

    Problème supplémentaire : les ménages sont incapables d’emprunter pour consommer car ils sont fauchés et surendettés. Le nombre de crédits accordés par les banques s’effondre.

    Etats-Unis :

    Variation annuelle de l’encours : crédits revolving accordés aux ménages américains :

    http://www.crisedusiecle.fr/usa-credits-menages-detail-REV.html

    Variation annuelle de l’encours : crédits non-revolving accordés aux ménages américains :

    http://www.crisedusiecle.fr/usa-credits-menages-detail-NREV.html

    Variation annuelle de l’encours : total des crédits accordés aux ménages américains :

    http://www.crisedusiecle.fr/usa-credits-menages-detail-TOTAL.html

    Aux Etats-Unis, comme en France, comme dans d’autres pays occidentaux, les problèmes s’accumulent  : le chômage explose, la consommation chute, les ménages sont surendettés, et donc les ménages empruntent de moins en moins.

    C’est donc l’Etat qui va sauver le système.

    C’est donc l’Etat qui va soutenir la consommation.

    C’est l’Etat qui va se surendetter en prenant le relais des ménages.

    - En France, l’Etat distribue des primes aux ménages pour qu’ils continuent à consommer (prime de rentrée scolaire, prime à la casse, prime à la cuve, prime pour les logements économes en énergie, etc.)

    - Aux Etats-Unis, cet été, l’Etat a distribué une prime aux ménages pour qu’ils achètent une voiture neuve. Mais ça n’a pas duré. Quand l’Etat a arrêté de distribuer cette prime, les ventes de voitures se sont effondrées.

    - De même, l’aide surnommée « Cash for houses » est donnée aux primo-accédants. Quand un ménage américain achète un logement, l’Etat lui donne un crédit d’impôt de 8000 dollars. Cette aide devait se terminer en novembre. Les hommes politiques américains ont compris que les ventes de logement allaient s’effondrer si cette aide s’arrêtait. Du coup, ils ont voté une loi prolongeant ce programme d’aide jusqu’au 30 avril 2010  !

    - Conséquence  : aux Etats-Unis, comme en France, l’Etat se surendette encore plus. Les ménages sont surendettés, et l’Etat est lui-aussi surendetté.

    Dette publique de la France  : 1 428 milliards d’euros, soit 74 % du PIB.

    Selon les prévisions du gouvernement, la dette publique devrait dépasser 83 % du PIB à la fin de 2010.

    http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/09/30/01011-20090930FILWWW00422-la-dette-publique-de-la-france-en-hausse.php

    Dette publique des Etats-Unis au 13 novembre 2009  : 11 995 milliards de dollars, soit 83,87 % du PIB.

    http://usdeficit.com/

    Dans tous les pays occidentaux, l’Etat se surendette pour soutenir la consommation. Si les aides d’Etat et les primes s’arrêtaient, la consommation s’effondrerait brutalement.

    Jusqu’à quand va durer cette fuite en avant ?

    Jusqu’à quand va gonfler cette gigantesque bulle de surendettement des Etats  ?

    Jusqu’à l’explosion.

    Conclusion  : quand la bulle de surendettement des Etats explosera, CETTE FOIS-CI, il n’y aura plus personne pour sauver le système.


    • Blé 15 novembre 2009 09:07

      Si l’état U.S.A. avaient donné directement aux propriétaires de maison achetées à crédit, l’argent qu’ils ont donné aux banques, les propriétaires auraient un toit, les banques auraient leurs remboursements donc n’aurait rien perdu, le pouvoir d’achat aurait été mieux soutenu.

      Les banquiers qui dominent la finance dans le monde n’ont aucune raison de s’arrêter là. D’ici peu, tout citoyen devra payer une taxe pour le simple fait qu’il respire et cet air gratuit qu’il respire prive les banquiers d’une niche qui pourrait leur rapporter des bénefs. Les banques n’en sont pas tout à fait privées car je crois que les droits de polluer des grandes entreprises sont déjà soumises à la bourse sur les places financières.

      Après la privatisation des terres, des énergies et de l’eau, à quand la privatisation de l’air ?

      Je cite BA/
      Conclusion  : quand la bulle de sur endettement des Etats explosera, CETTE FOIS-CI, il n’y aura plus personne pour sauver le système.
      Peut-être alors que nous pourrons enfin « respirer »sans être taxé !


      • JL JL 15 novembre 2009 09:46

        « Si l’état U.S.A. avaient donné directement aux propriétaires de maison achetées à crédit, l’argent qu’ils ont donné aux banques, les propriétaires auraient un toit, les banques auraient leurs remboursements donc n’aurait rien perdu, le pouvoir d’achat aurait été mieux soutenu. » (Blé)

        Cela serait du keynesianisme. Mais la droite a inventé le keynesianisme de droite : donner l’argent de l’Etat aux riches pour relancer l’économie nationale.

        En somme, les riches sont trois fois des voleurs : une première fois en mangeant la laine sur le dos des pauvres, une deuxième fois fois par l’évasion fiscale, une troisième fois par les subventions qu’ils se font attribuer par leurs copains au pouvoir.

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