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Accueil du site > Actualités > Economie > Bitcoin : à vendre, et surtout à interdire !

Bitcoin : à vendre, et surtout à interdire !

En début d’année, les Bitcoin valaient moins de 15 dollars. Aujourd’hui, le cap des 1000 dollars a été franchi ! Mais le plus incroyable, quand on prend un peu de recul, c’est que les gouvernements laissent faire ce qui est de facto de la fausse monnaie, et pire, parfois, l’autorisent, comme en Allemagne.

Un produit de l’anarchie économique
 
Certes, le processus de création des Bitcoins est extrêmement sophistiqué, comme le rapporte ce papier qu’Olaf m’avait indiqué lors de mon précédent article sur le sujet. Il ne repose, semble-t-il, que sur des particuliers et présenterait un haut niveau de sécurité. Néanmoins, la sécurité du système a été mise en défaut, comme le rapporte The Economist, pourtant soutien du système. Un million de dollars ont été récemment volés de BIPS, une plateforme d’échange européenne et GBL, une plateforme d’échange asiatique a disparu avec 4,1 millions de dollars. Ensuite, comme The Economist le notait également il y a six mois, l’anonymat du système attire logiquement l’argent sale.
 
 
Après un premier krach au printemps, qui avait vu la valeur du Bitcoin divisée par trois en quelques jours, la marche en avant des cours a repris en début d’été, amenant la valeur du Bitcoin à plus de 1000 dollars, contre un peu plus de 200 lors du pic printanier et 15 en début d’année. Sa valeur a été multipliée par 60 en moins d’un an, amenant même The Economist à recommander de vendre ! Il semblerait que ce soit la demande chinoise qui ait porté le prix à ses plus hauts, révélant le statut hybride, entre (fausse) monnaie et actif ultra-spéculatif. Car le Bitcoin est un peu les deux à la fois. C’est une sorte d’actif virtuel échangeable et discret, à l’usage limité mais sans les garanties d’usage d’une monnaie.
 
En réalité, de la fausse monnaie

Les partisans du système avancent en général deux arguments en sa faveur. Tout d’abord, ils soulignent que les Bitcoins reposent sur de la puissance de calcul. Mais certains affirment que le coût de la puissance de calcul pour « miner » un Bitcoin est inférieur à 1 dollar. Dès lors, comment justifier des valorisations supérieures ? Pourquoi ceux qui « minent » les Bitcoins pourraient empocher un tel bénéfice ? Qui est vraiment derrière ce système ? Pire, comme le rapporte ce papier, cette puissance de calcul ne servirait qu’à faire fonctionner le système. Du coup, cela ressemble à un schéma de Ponzi, où les entrants ne créent aucune valeur. Le système ne tient que parce que les prix montent.

Ensuite, ils avancent que le fait que sa gestion soit décentralisée éviterait la concentration traditionnelle du pouvoir au sein d’une banque centrale, argument les libéraux libertaires en faveur de la banque libre, un système monétaire du 19ème siècle où chacun pourrait créer sa monnaie. Mais le problème est que la monnaie est un pilier de nos sociétés. Elle repose normalement sur un Etat, qui la fondait jadis sur les réserves métalliques de sa banque centrale, et aujourd’hui sur un rapport de confiance avec les citoyens. Et cette confiance repose les actifs de l’Etat et le fait qu’il a le pouvoir de lever des impôts assurant donc un flux de recettes. Les deux étant, de facto, informellement, le gage de la monnaie.
 
Les Bitcoins posent un triple problème. Ils ne reposent sur rien de concret, à part une puissance de calcul dont le coût est négligeable par rapport à la valeur actuelle. Cette valeur ne repose donc sur rien et n’est que le énième exemple des bulles produites par un marché dérégulé. Ensuite, se pose fondamentalement la question des bénéfices réalisés par cette création. Plus de dix millions de Bitcoins doivent encore être « minés ». Au bénéfice de qui ? Comment se repartira le profit ? Enfin, la monnaie est un service public. Il revient donc à l’Etat d’en avoir la seule responsabilité, dans un cadre démocratique (d’où le scandale des banques centrales dites indépendantes) et d’interdire toute alternative.
 

Dans quelques années, après quelques bulles et krachs, il est probable que les monnaies virtuelles seront reconnues pour ce qu’elles sont, à savoir de la fausse monnaie, qui vise aussi à soustraire l’économie du contrôle étatique, et donc démocratique. Alors, les Etats les interdiront, malheureusement avec retard.


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62 réactions à cet article    


  • Le Yeti Le Yeti 5 décembre 2013 10:52

    « [Le bitcoin] qui est de facto de la fausse monnaie »
    Dès lors qu’il a été officiellement reconnu (ce qui est le cas) et que des personnes on confiance en lui, le Bitcoin n’est pas une plus fausse monnaie que le dollar ou l’euro.
    Son cours c’est envollé ? Ou bien est-ce l’inverse : le dollar (dont les Chinois ne veulent plus) qui s’est effondré ?

    90% de la monnaie n’est que numérique et sur l’ensemble de la masse monétaire mondiale (monnaie centrale + monnaie scripturale + monnaie fiduciaire), moins de 1% est « sonnant » et 99% « trébuchant ».
    De plus 86% des transaction boursière sont aites par des ordinateurs (Trading haute fréquence) et donc sans que la confiance qui est l’un des piliers de la monnaie, n’entre en jeux.

    Alors préférer des dollars ou des Euros sur sont « conte en branque » plutôt que des bitcoins ...
    C’est comme choisir le parfum d’une capote ; les coups et les douleurs, ça ne discute pas.


    • anomail 5 décembre 2013 17:13

      @ l’auteur

      Commencez par apprendre comment Bitcoin fonctionne
      http://bitcoin.org/fr/comment-ca-marche


    • anomail 5 décembre 2013 17:54

      « Ils ne reposent sur rien de concret, à part une puissance de calcul »

      Faux. Ils reposent sur la cryptographie et donc les mathématiques.

      « dont le coût est négligeable par rapport à la valeur actuelle ».

      Ca dépend des moments. Ce n’était pas le cas il y a trois semaines, mais beaucoup font le pari de miner même à perte.

      En fait il est impossible d’estimer la valeur à long terme du minage.
      Si vous minez pour gagner de l’argent en changeant les unités minées en monnaie officielle, c’est un pari (qui s’est avéré gagnant jusqu’ici).

      « Cette valeur ne repose donc sur rien »

      La puissance de calcul en elle même (qui est devenue monstrueuse tout en baissant la consommation électrique depuis l’appartition des circuits ASIC dédiés) assure qu’aucun tiers ne peut prendre le contrôle de la chaine de blocs.

      En effet, il faudrait pour cela détenir 51% de la puissance de calcul mondiale pour s’attribuer l’ensemble de la création monétaire pendant un temps donné, ce qui est probablement impossible maintenant.

      Voilà où réside la confiance : personne ne peut prendre le contrôle de la création monétaire. Pas de planche à billets.

      « se pose fondamentalement la question des bénéfices réalisés par cette création »

      Premier arrivé, premier servi.
      Il y a effectivement de l’injustice dans la répartition de la monnaie créée.

      Ce sont donc les « early adopters » visionnaires qui se sont attribué la plus grande part du gâteau, probablement sans le savoir.

      Il fallait être visionnaire pour investir dans Bitcoin lors de son apparition, mais les sommes à engager pour en produire une quantité raisonnable étaient très modiques il y a encore deux ans (un PC avec une bonne carte graphique).

      Au départ, le logiciel de minage était même inclus dans le client. Maintenant il est inutile car totalement inefficace face aux ASICS.

      « Plus de dix millions de Bitcoins doivent encore être « minés ». Au bénéfice de qui ? Comment se repartira le profit ? »

      Au bénéfice de tout ceux qui souhaitent en avoir, et au plus grand bénéfice des plus audacieux, mais comme je le disais plus haut les cartes sont déjà en grande partie distribuées.

      Rappel : Il se crée 50 unités toutes les 10 minutes, quelle que soit la puissance de calcul de l’ensemble du réseau, et ce rythme est programmé pour ralentir.

      La création de Bitcoin est appelée « minage », car ses auteurs voulaient une répartition initiale similaire à celle des métaux précieux, abondants au début puis de plus en plus rares au fur qu’on se rend compte de leur valeur.

      Lisez la FAQ :
      http://www.bitcoin.fr/pages/FAQ#main


    • jako jako 5 décembre 2013 11:07

      Bonjour, effectivement « à savoir de la fausse monnaie, qui vise aussi à soustraire l’économie du contrôle étatique, et donc démocratique. » c’est pour cela que ce système est promu et defendu par hayek. Ce qui est ultralibéral ne peut être bon.


      • JL JL 5 décembre 2013 11:29

        Vous n’ignorez pas que les producteurs de lessive sont infiniment moins nombreux que la quantité de marques soi-disant concurrentes que l’on trouve sur le marché : le but étant d’occuper le maximum d’imaginaires de consommateurs, donc de niches sur le marché du produit.

        Cela est vrai pour toutes les industries. Pourquoi cela échapperait-il aux industriels de la finance ?


        • spartacus spartacus 5 décembre 2013 11:33

          Le Bitcoin est FORMIDABLE. GENIAL !!!!!!


          Comme a l’habitude de l’auteur totalitariste, interventionniste et étatiste, il ne peut laisser perdurer quelque chose de libre et que l’état totalitariste ne saurait dominer. 
          Vous imaginez que des socialos coco éduqués Ena Et Science Po ne puissent plus mettre en servitude monétaire les gens ?

          Si t’en veux t’en prend pas coco ! Vient pas faire chier ceux qui en veulent !
           
          Dégoutte pas ceux qui en veulent. Garde ta merde socialo coco de Franc, Dollar, Yen ou Marc. Ta merde de monnaie publique. Vive la monnaie privée ! 
          L’indépendance de la banque d’état. 

          Les cocos et autres socialistes et autres post Keynésiens ne peuvent que haïr une concurrence à l’état. Ca les dépassent. 

          « Pour votre bien » ils veulent légiférer et surtout que vous ne puissiez réfléchir et comprendre. Pour eux vous devez rester en servitude pleine et entière de l’état et leurs règlements ubuesques. Ne pas que vous compreniez les bénéfices que vous aurez tous a disposer du choix de votre monnaie et de votre argent. Vous délivrer des choix politiques inflationniste. Vous délivrer des Keynésiens.

          Pour ces étatistes c’est un affront, vous imaginez que des gens pourraient se passer de l’état et de la servitude étatique ? 
          Pour c’est la mort intellectuelle ! Vous rendez vous compte que vous pouvez échanger une monnaie qui n’est pas engendrée par un état ? La libre concurrence face au collectivisme de la monnaie.

          La préfiguration du futur. Demain chacun paiera dans la monnaie de son choix. La monnaie de singe manipulée par l’état TERMINE
          Vous aurez le choix entre plusieurs monnaies. 
          Vous pourrez envoyer chier la Banque de France. Vous comprenez que les socialos de droite étatiste bornés et gauche n’en veulent pas. Ils prendrons les quelques désagréments du début pour asseoir leurs totalitarismes. Ca commence déjà comme cet article.

          • jako jako 5 décembre 2013 11:42

            Et en voilà la confirmation. Merci spartacus


          • Le Yeti Le Yeti 5 décembre 2013 13:43

            « Triple idiot » c’est pour le moins borderline ; « Salopard » c’est carrément de trop.

            Par contre ...
            "Pourtant, si [l’auteur de l’article] réfléchissait un tant soit peu à la fonction du BiTcoin, qu’il comparait avec le fonctionnement des monnaies ’ contrôlées ’ non plus par les états ( à quelques très rares exceptions près, et pas en quantité suffisante pour inquiéter le système financier mondial... ) , mais par les créanciers de ces mêmes états, il pourrait peut-être comprendre en quoi les différences sont plus qu’intéressantes."

            Merci ! Carton plein. C’est plus ou moins ce à quoi je voulais en venir dans mes commentaires.


          • wesson wesson 5 décembre 2013 16:36

            « étatiste  »


            traduction littérale de « statism », un néologisme Anglo-Saxon qui a été lancé et popularisé par le Tea Party et ses financiers. 

            C’est aux éléments de langage utilisé que l’on voit bien où vous prenez vos ordres. Vous êtes probablement une petite entreprise de Com’ du Minnesota dont le client unique est le cato institute, et qui vous paie pour faire de l’astroturfing.

          • bubu123 5 décembre 2013 19:32

            cher Spartacus, sa deviens maladif votre obsession des « cocos et autres socialistes »

            des coco à l’ENA, je me marre 

            D’autre part, ça fait un petit moment déjà que la création monétaire n’est plus dans les mains des Etats....

          • Pyrathome Pyrathome 5 décembre 2013 22:02

            Le Bitcoin est FORMIDABLE. GENIAL !!!!!!

            .
            Ah ah ah !!
            Achètes-en autant que tu pourras !! Spartempafeur
            Mais je tiens à être là quand la bulle explosera, histoire de rigoler un bon coup....
            Ah ah ah !!!
            Punaise que les moutons adorent se faire plumer..... smiley


          • wesson wesson 5 décembre 2013 11:44

            Bonjour l’auteur, 

            le bitcoin n’est pas à proprement parler une fausse monnaie, mais c’est une monnaie privée, qui présente d’ailleurs une troublante similitude avec le papier monnaie que les fermiers généraux avaient commencés à émettre sous l’ancien régime.

            Et d’ailleurs je fait le pari que leur destin en sera globalement lié.

            Tout le monde pense que le Bitcoin a une valeur intrinsèque, mais ne se rendent pas compte du fait que sa valeur provient avant tout de sa convertibilité vers les autres monnaies. 

            Pour être encore plus clair, la valeur du bitcoin provient de la capacité des quelques plateformes d’échange (dont la plus connue est MtGox) à convertir le bitcoin en $ ou €. 

            Il s’agit d’officines tout à fait privées, qui ne disposent d’aucune des garanties d’un état, et qui dont en temps que telle peuvent disparaître très rapidement .

            Quand à la caractéristique fortement déflationniste du bitcoin (qui provient de sa limitation mathématique), qu’on se rassure à bon compte : si cet aspect limitant de la monnaie a été abandonné par des gens que l’on ne peut guère suspecter d’être des collectivistes, c’est parce qu’il pose des problèmes insurmontables sur un plan social. Sinon, croyez-moi que la référence or, on se la serait gardée !

            • JL JL 5 décembre 2013 12:02

              C’est intéressant, ce que vous dites là, Wesson : mais, n’est-ce pas cela, la spécificité, et je dirai même plus, la définition des fausses monnaies ?

              Ce qui m’amène à m’interroger : on dit que la mauvaise monnaie chasse la bonne. De fait, jamais aucune fausse monnaie n’a chassé la bonne. La différence entre une fausse monnaie et une mauvaise monnaie, c’est que la première est un parasite alors que la seconde est une sorte d’intrus sinon un ennemi.


            • JL JL 5 décembre 2013 12:14

              Pour être plus précis, je dirai : la spécificité d’une fausse monnaie c’est de n’être adossée qu’à sa capacité capacité avec une, voire plusieurs monnaies.

              Je dirai par opposition à la fausse monnaie habituelmlement désignée ainsi et qui avance masquée, que le Bitcoin qui s’affiche tête haute, est une vraie fausse monnaie.

              Comme on peut dire d’un acteur qu’il est un vrai faux personnage (de roman, de scénario, ...).

              Cela me rappelle cette blague bien connue :

              Le Président au prévenu : ’’Ainsi, vous aves imprimé de la fausse monnaie ?’’

              Et le prévenu : ’’Non, Mr le Président, je faisais de la vraie monnaie’’.


            • Le Yeti Le Yeti 5 décembre 2013 12:22

              « De fait, jamais aucune fausse monnaie n’a chassé la bonne. »

              MDR. (J’avoue, elle était bonne !) Et le 15 aout 1971, il s’est passé quoi à ton avis ?


            • JL JL 5 décembre 2013 12:40

              Le yéti,

              Il faut lire attentivement, les mots ont un sens.

              Et je crois que vous n’avez pas saisi la différence que je fais entre fausse monnaie et vraie fausse monnaie.

              Le 15 août 1971, que je sache, le dollar n’est pas mort !? Il a seulement changé de nature mais est demeuré adossé à la puissance de la nation américaine. Et ce nouveau dollar n’était pas une fausse monnaie, ni même une vraie fausse monnaie. Peut-être une monnaie de singe, mais ça, c’est différent.

              Riez si vous voulez, mais si vous en mourez, je n’y serai pour rien.


            • Le Yeti Le Yeti 5 décembre 2013 13:31

              Les griefs fait ici au Bitcoin -et qui ne sont pas forcément faux !- s’appliquent autant sinon plus au dollar et à l’euro.
              Les arguments expliquant que le Bitcoin est une « fausse » monnaie sont tout aussi valable pour les monnaies locales.

              « Et cette confiance [En la monnaie officielle] repose les actifs de l’Etat ».
              Bullshit. En théorie, oui, en réalité il est plus que manifeste que c’est archi-faux. Elles sont où les contreparties des 85 milliards de dollars émis chaque mois ? Weimar, ça te parles ?
              (J’avais une photo où l’on voyait une femme âgée alimenter son poêle avec des liasses de billets car cela coûtait moins cher que le bois qu’elle aurait plus acheter avec !)

              « Cette valeur ne repose donc sur rien et n’est que le énième exemple des bulles produites par un marché dérégulé. »
              Bullshit. Le propre d’une bulle est précisément un accroissement illimité et dérégulé jusqu’à provoquer un éclatement ; le Bitcoin est au contraire régulé et sa disponibilité figée. C’est comme si tu disais : « Le feu, ça mouille. ».

              « Le scandale des banques centrales dites indépendantes. »
              Tu connais les statuts de la FED et de la BCE !!!? Parce que elles, pour être indépendantes, le fait est qu’elle sont indépendantes ! Du moins par rapports aux peuples et à leur représentants élus.
              Le congrès Américain n’a strictement aucun pouvoir ni droit de regard sur la FED et pour la BCE, même si ça prend une autre forme, c’est à peu près pareil.

              Mais le fait est qu’avoir confiance dans le Bitcoin, c’est peut-être mettre la charrue avant les bœufs.


            • JL JL 5 décembre 2013 13:56

              Le yéti,

              Une chose est de dénoncer un système. En dire n’importe quoi en est une autre.

              Si tout est fausse monnaie, alors rien n’est fausse monnaie.

              Avec les libéraux, les mots n’ont plus de sens. Vous faites pareil.

              ps. On se vouvoie, je préfère.


            • wesson wesson 5 décembre 2013 14:24

              bonjour JL,


              « mais, n’est-ce pas cela, la spécificité, et je dirai même plus, la définition des fausses monnaies ? »

              je vous renvoie à l’histoire là encore. Une monnaie ne peut en définitive fonctionner que si un organisme de contrôle - aussi appelé Etat - en assure l’intégrité des paiement, et surtout l’honnêteté des échanges - c’est à dire tout simplement s’assurer que contre votre « monnaie » vous recevrez une contre-partie de même valeur. 

              Alors effectivement, dès lors que un état s’engage à cette garantie, votre monnaie devient véritable.

              Pour l’histoire ce qu’il s’est passé avec les fermiers généraux, c’est que l’état qui les avait un temps autorisé a fini par leur retirer « la délégation de service public » qu’ils détenaient, et surtout se dégageaient de toutes les rentes souscrites auprès de ces délégataires. ça veut dire que cette monnaie parallèle fut toléré un temps, le gouvernement de l’époque dû y mettre un terme brutal, ce qui fut fait d’ailleurs par Joseph Marie Terray, contrôleur des finances sous Louis XV qui avait entrepris de remettre les compte de l’état au carré. Il fut viré par Louis XVI qui y mit à la place un libéral pur jus (Jacques Necker) , et faute de ne pas avoir voulu en son temps faire une véritable réforme fiscale, il allait se retrouver avec une révolution qui lui coûtera la tête.

              Pour en revenir au bitcoins, ils seront tolérés jusqu’à un certain point, puis les gouvernements vont se mettre tous ensemble à siffler la fin de la récré, ce qui se traduira par la destruction totale de toute la valeur investie dans les bitcoins (une bonne chose d’ailleurs à mon avis).

              Et cela sera valable évidemment aussi pour les clones du bitcoin (plus d’une 40aine) qui sont en train de se monter.

            • JL JL 5 décembre 2013 14:36

              @ Wesson,

              c’est bien ainsi que je le comprends. Ces monnaies sont d’une certaine manière, des pyramides de Ponzi.

              je m’aperçois que j’ai mangé ci-dessus, une partie de ma définition de ce qu’est selon moi, une vraie fausse monnaie : la spécificité d’une vraie fausse monnaie c’est de n’être adossée qu’à sa capacité à être échangée avec une, voire plusieurs monnaies authentiques.

              Et bien sûr, cette capacité ne dépend que du bon vouloir des propriétaires de la monnaie authentique et peut donc faire défaut à tout instant.


            • Le Yeti Le Yeti 5 décembre 2013 15:00

              (JL, pour le vouvoiement, je comprends ; pas de soucis.
              Désolé si cela vous a heurté, ce n’était pas du tout le but. Je corrige derechef le tir.
              )


              « Une chose est de dénoncer un système. En dire n’importe quoi en est une autre. »

              C’est exactement ce que je pense de l’article mais je doute que ce soit ce que vous ayez voulu dire.

              Merci d’éclairer ma lanterne parce que là je ne vois sincèrement pas.
              Si ce sont certaines de mes assertions qui vous chiffonnent, expliquez et argumentez.
              Mon objectif n’est pas la querelle des bacs à sable (non pas que je vous prête cette intention) mais bien de faire avancer une question et d’enrichir un raisonnement. , Je chercher juste à ouvrir un dialogue constructif (Ce que beaucoup, sur d’autre articles, ont beaucoup de mal ne serait-ce qu’à concevoir !)


            • JL JL 5 décembre 2013 18:55

              Le Yéti,

              N’oublions pas que nous parlons de, disons pour faire court, l’argent-dette. Ce type de monnaie, que l’on peut qualifier de vraie monnaie, est basée à la fois sur la violence et sur la confiance. Il faut pour que la monnaie soit fiable, un pouvoir suffisamment fort pour imposer une discipline monétaire implacable, notamment les assurances données aux créanciers qu’ils seront remboursés.

              En Libéralie, ce point est tellement ancré à la fois dans les têtes et dans le Système, que l’État peut bien trahir toutes ses promesses mais pas ses reconnaissances de dette envers ceux à qui il a cédé son pouvoir régalien qu’il détient du peuple souverain. En ce sans, il a trahi le souverain, mais il ne trahira jamais ses acolytes.

              Une monnaie comme le bitcoin en revanche et par opposition à l’euro, le dollar, le yen ..., est basée elle, sur sa seule convertibilité avec d’autres monnaies. En ce sens, c’est une sous-monnaie. Je la qualifie de  ’vraie fausse monnaie’ : vraie en ce sens qu’elle ne ne se fait pas passer pour une autre (euro, dollar, yen ...) ; fausse en ce sens qu’elle n’est pas une vraie monnaie.

              L’expression ’vraie fausse monnaie’ vient de ce que je fais une différence avec les ’fausses monnaies’ qui sont aux monnaies ce que les ’fausses clés’ sont aux clés.

              Personne ne parle de ’vraie fausse clé’, ça n’a pas de sens, ça ne servirait à rien. En revanche, les vraies fausses monnaies ça existe bel et bien, comme existent bel et bien les pyramides de Ponzi.


            • Le Yeti Le Yeti 6 décembre 2013 09:56

              « Il faut pour que la monnaie soit fiable, un pouvoir suffisamment fort »

              Consternant ...

              1) Une monnaie ne peut demeurer fiable que lorsqu’elle est la représentation pertinente d’une valeur (« contrepartie ») réelle.

              2) Les Américains sont dominants et même écrasant militairement, finacièrement (grâce à la planche à billet justement !) et politiquement (Peugeot en Iran ...) et pourtant leur doller « garanti par le gouvernement » et mort-vivant ; il ne vaut plus rien. (16 opu 17cts par rapport à 1913 je crois ... Si quelqu’un à le chiffre exact en tête, merci de me corriger.

              3) L’argent dette que vous présentez comme une vraie-fausse monnaie (autrement dit ’valable’) est précisément LA plus grosse Ponzi (que vous reprochez d’ailleurs au Bitcoin) de toute l’histoire de l’Humanité. (Et encore une fois, cela ne veut pas dire que le Bitcoin soit fiable pour autant !)

              Vous me rapellez un vieux commentaire que j’avais fait ...


            • JL JL 6 décembre 2013 10:46

              Désolé, Le Yéti,

              je crois que vous ne comprenez rien à ce que je dis.

              La preuve, selon vous j’aurais présenté l’argent dette comme étant une vraie fausse monnaie !

              Écoutez : pour mieux vous faire comprendre, je fais l’analogie suivante :

              - euro <=> clé
              - faux billet libellé en euro <=> fausses clés
              - bitcoins <=> vraies fausses clés <=> ’passes’, pinces Monseigneurs, crochets, etc

              Une monnaie comme l’euro, c’est de largent dette en ce sens que les billets libellés en euro sont des créances à valoir sur la Banque centrale, autrement dit, le Pouvoir politique. C’est par le fait d’exiger le paiement de l’impôt dans une devise donnée que l’État lui confère sa valeur d’argent dette. Aucune Banque Centrale ne garantit les bitcoins. Vous ne pouvez pas payer vos impôts en bitcoins.

              Le patrimoine de la France, c’est une valeur qui vaut bien de l’or, non ? On nous parle de la dette de la France ? Savez vous que le patrimoine national vaut plus que la dette ?

              Nb. Celui qui fabrique de faux billets est un faussaire et susceptible d’être emprisonné, même s’il ne se sert pas de ses billets. A contrario, on a le droit de fabriquer des bitcoins ou de la monnaie de Monopoly, et de l’échanger contre de euros, si on trouve des gens qui acceptent la transaction. Vous saisissez la nuance ?

              Ne confondez la nature de la monnaie avec la confiance que vous en avez., vous mélangeriez les genres.


            • Le Yeti Le Yeti 6 décembre 2013 11:30

              Je pense effectivement que nous avons un gros soucis de compréhension mutuelle et je pense également que dans le fond, nous voulons tous deux en venir plus ou moins au même point.

              J’en resterai donc là mais je préciserai juste qu’il ne faut pas confondre les statuts des monnaies officielles et de la finance (et bien d’autres domaines également) avec ce qu’elles sont devenues.


            • gaijin gaijin 5 décembre 2013 11:57

              " Dans quelques années, après quelques bulles et krachs, il est probable que les monnaies virtuelles seront reconnues pour ce qu’elles sont, à savoir de la fausse monnaie, qui vise aussi à soustraire l’économie du contrôle étatique, et donc démocratique."
              mort de rire !
               il n’ y à qu’un politique pour essayer de faire croire encore que la monnaie est controlée par quoi que soit de démocratique
              le bitcoin marche exactement comme le reste de l’ économie ( spéculation, argent sale, etc ) ce qui est d’ailleurs très bien expliqué dans l’article.
              il ne sert donc a rien, ne change rien .......la seule critique que l’on puisse lui faire c’est que c’est une monnaie


              • Gnaffron 5 décembre 2013 12:06

                Si vous vouliez passer pour un zozo qui ne sait pas de quoi il cause, bravo, c’est réussi.


                Je n’ai moi-même pas de grandes lumières en économie. Heureusement, il n’y en a point besoin pour se faire une opinion sur votre gloubi-boulga

                Pour votre édification et celle des malheureux lecteurs qui tomberaient sur votre papelard, voilà la définition légale de la fausse monnaie (source : légifrance)

                La contrefaçon ou la falsification des pièces de monnaie ou des billets de banque ayant cours légal en France ou émis par les institutions étrangères ou internationales habilitées à cette fin est punie de trente ans de réclusion criminelle et de 450000 euros d’amende.

                Est punie des mêmes peines la fabrication des pièces de monnaie et des billets de banque mentionnés à l’alinéa précédent réalisée à l’aide d’installations ou de matériels autorisés destinés à cette fin, lorsqu’elle est effectuée en violation des conditions fixées par les institutions habilitées à émettre ces signes monétaires et sans l’accord de ces institutions.

                Les deux premiers alinéas de l’article 132-23 relatif à la période de sûreté sont applicables aux infractions prévues par le présent article.

                Comme vous pouvez le lire, la fausse monnaie est la contrefaçon de pièces ou billets d’une monnaie ayant cours légal en France ou étant émis par des institutions habilitées. Vous surprendrai-je en vous révélant que le bitcoin ne satisfait aucune des deux conditions graissées ci-dessus ?

                Enfin, vous parlez de trois problèmes qui justifieraient l’interdiction de cette monnaie : Qu’elle « ne repose sur rien » et que cela favoriserait le risque d’une bulle spéculative, que l’on ne peut prédire comment les futurs éventuels bénéfices seront répartis et que ce système échappe au contrôle étatique.

                Pour le premier point, je vous rétorquerais que le fait que des actifs « repose sur quelque chose » n’a jamais protégé quoi que ce soit de la spéculation. Que je sache, les bulles immobilières concernent des biens réels, à savoir de vraies maisons avec de vrais gens dedans. Cela n’a pas empêché la crise des « subprime ». De plus, c’est un faux problème. La volatilité des cours convaincra quiconque qu’il s’agit là d’un actif très spéculatif. Celui qui achète des Bitcoin est donc au courant du risque. S’il se plante et qu’il se retrouve en slip, c’est bien dommage. Mais qu’il ne vienne pas chouiner comme quoi un tel système aurait du être interdit et qu’on ne l’avait pas prévenu.

                Ensuite, les bénéfices (pour autant qu’il y en ait) ne peuvent pas être prédits à l’avance, encore moins l’identité de ceux qui les toucheront. Mazette, que voilà un problème poignant ! Pour votre gouverne, cette situation est le cas de tous les marchés financiers. Vous croyez qu’à la bourse les gens savent par avance qui va gagner quoi ? Ou bien souhaitez-vous interdire tout échange de bien dont la valeur n’est pas connue en avance (actions, obligations, etc etc etc) ?

                Finalement, vous déplorez que l’émission de ces Bitcoins ne soit pas sous contrôle étatique. Quel drame ! D’autant que l’on est admiratif de la rigueur dont les gouvernements font preuve pour réguler le reste des échanges financiers. Avant de hurler à la lune, pourriez-vous au moins nous faire entrevoir quel genre des règles vous voudriez voir imposées à cette monnaie ?


                • Mycroft 5 décembre 2013 14:26

                  Si cette monnaie n’a pas les caractéristique d’une fausse monnaie il a par contre bien toutes les caractéristiques d’un schéma de Ponzi. C’est une escroquerie caractérisée.


                • bibou1324 bibou1324 5 décembre 2013 13:38

                  « contrôle étatique, et donc démocratique »


                  C’est une blague ?

                  Vous n’avez strictement rien compris. Actuellement, nous sommes en monarchie, où les financiers règnent en maîtres absolus. Ils sont représentés par quelques politiques, corrompus tous sans aucune exception, de droite comme de gauche. L’ensemble de tous les partis politiques français, c’est 0.8% de la population française. Donc il n’y a rien de représentatif, rien de démocratique à l’élection d’un représentant d’un parti politique. Ce qui nous asservit, les 99.2% de la population restante, ce sont les lois et la monnaie. Ici nous avons une monnaie qui par définition ne peut être asservi, chacun peut en posséder, chacun peut créer un banque, et ce sans procédure et tout à fait gratuitement, avec bitcoin.

                  Vous faites l’apologie du système actuel, vous parlez de l’Etat, avec un grand E, et de la finance, comme si c’était des notions que les gens aimaient. Sortez de votre bulle. L’état, c’est une bureaucratie qui fait tout pour asservir le peuple, la finance c’est des salopards qui font tout pour s’enrichir, et peu importe si d’autres crèvent à leurs pieds.

                  • wesson wesson 5 décembre 2013 14:11

                    Si l’on cherche à se convaincre du caractère assez fondamentalement casse-gueule du Bitcoin, il suffit pour cela de regarder la saga « Silk Road ».


                    Comme chacun le sait, ce site vendait de la drogue contre des bitcoins (et qui était tenu au passage par une personne qui se revendiquait libertarienne, mais a commandité sur son propre site 2 assassinats, l’un a un dealer, et l’autre à un agent FBI). 

                    Ce site a été donc fermé et son webmestre emprisonné. Mais évidemment, dans les 48H, un site successeur s’est immédiatement monté, proposant de remplacer et même dépasser le Silk Road original.

                    Et nous venons d’en avoir l’épilogue. Le mec qui a remonté le clone du site a pris le pognon (les bitcoins) que tous les clients lui ont envoyé, et a tout simplement fermé le site. Tous ces mecs se sont fait tout simplement avoir, et on transféré leur bitcoin en pure perte.

                    Ce qui illustre bien que ce que l’on présente comme une des qualité fondamentale du bitcoin se révèle être en fait une énorme faiblesse : en aucune manière une transaction Bitcoin ne peut être annulé si celui qui les reçoit refuse de les rembourser. 

                    C’est à dire que le bitcoin possède en lui toute les dérives qui rendront en pratique impossible son utilisation : sans autorité capable de sévir contre les abus, il n’y aura au final que des abus. 



                    • spartacus spartacus 5 décembre 2013 15:14

                      @Weston


                      Comme toute chose nouvelle, les détracteurs sont les plus nombreux. Le mimétisme et la peur des changements amènent toujours des réticences. La demande va se créer. 
                      Le Bitcoin essuie les plâtres puisqu’il ouvre le chemin. Il a fallut a Edison des années avant que le monde accepte la lampe à incandescence. En France elle fut interdite par des arguments obscurantistes avant de s’imposer après les autres pays.

                      Il est a prévoir une concurrence des monnaies basées sur des blockbusters financiers. Des assurances, des banques des multinationales. Pourquoi pas Paypal-coins ou Western union coins ?
                      Amazon-coins arrive déja par des moyens détournés (voir lien) depuis le mois de mai en Angleterre https://developer.amazon.com/post/Tx27HGE9BTNTARM/Amazon-Coins-are-Now-Available-to-Customers.html, Microsoftt coins arrive, demain certainement google coins ou Facebook coins arriveront. 

                      Il est a prévoir qu’avec des gugus gauchistes sortis de l’ENA de la banque de France abonné au 15 heures la semaine et les 15 semaines de congés payés annuels, Entraîneneront la France vers l’autarcie et l’obscurantisme des nouvelles monnaies au lieu de les laisser se développer. Ils pourront tout au plus ralentir, mais pas arrêter un mouvement mondial et le besoin qui va se créer avec.

                      Ils nous obligeront la France à passer à coté d’un leader mondial de la monnaie internationale comme ils l’ont fait pour rater le train des échanges mondiaux comme Paypal, Western union ou Moneybookers....

                    • wesson wesson 5 décembre 2013 16:19

                      Bonsoir Spartacus,


                      t’as pas aussi un petit laius concernant les banquiers chinois qui seraient un trop des sales fonctionnaires eux aussi... parce que ils ont pas l’air d’apprécier le bitcoin non plus.

                      Allez, vas-y, investit à fond dessus. Tu vas y gagner c’est sûr !

                    • wesson wesson 5 décembre 2013 16:45

                      j’avais oublié la référence pour le bitcoin en chine.


                      Résumé : la + grosse plateforme chinoise de bitcoin (BTC China) vient d’être techniquement déclaré illégale par le gouvernement.



                    • anomail 5 décembre 2013 17:02

                      Aucune importance, les monnaies cryptographique n’ont besoin de l’accord d’aucun gouvernements pour exister.

                      Ils peuvent fermer les points d’échanges, mais ça n’empêchera absolument pas les gens d’échanger des biens et des services, et à mon avis ces monnaies alternatives en sortiront renforcées.

                      Quand à la fermeture de SilkRoad, vous avez vu l’impact sur le taux de change btc/usd ?
                      Non ? C’est normal, il n’y en a pas eu.


                    • wesson wesson 5 décembre 2013 18:00
                      bonjour anomail,

                      « Ils peuvent fermer les points d’échanges, mais ça n’empêchera absolument pas les gens d’échanger des biens et des services, et à mon avis ces monnaies alternatives en sortiront renforcées. »

                      Bien entendu que si. Car ces points d’échanges permettent d’industrialiser et d’atteindre des volumes de transaction sans aucune commune mesure avec ce qui est à la portée de particuliers. 

                      Silk road ferme, et contrairement à ce que vous racontez ça a fait baisser un peu le bitcoin, car en définitive, ce site permettait une contrepartie réelle au bitcoin, essentiellement en drogue ou faux papiers. Mais son volume d’affaire (de l’ordre de 15 millions de $ par mois) n’était en fait pas très gros par rapport au chiffre d’affaire total du Bitcoin, ce qui explique que la baisse fut au final assez faible.

                      Aujourd’hui la Chine annonce que le Bitcoin est illégal sur son territoire, ce qui vise assez directement le site d’échange « BTC China », et dans la journée même, le Bitcoin s’effondre de 30%

                      La valeur du Bitcoin est intrinsèquement liée à la valeur des contreparties que l’on peut obtenir sur les sites où on en fait le commerce. Si un de ces site d’échange disparaît ou est empêché, c’est effectivement toute la valeur de la contrepartie globale qui s’en retrouve grevé .

                    • Pyrathome Pyrathome 5 décembre 2013 22:04

                      Allez, vas-y, investit à fond dessus. Tu vas y gagner c’est sûr !
                      .
                      Oui, il va gagner...mais en slip !! ah ah ah !!!


                    • wesson wesson 5 décembre 2013 22:46

                      « qui seraient un trop des sales fonctionnaires eux aussi. »


                      je suis parfois effaré par mon propre charabia... 

                      qui seraient un peu trop des « sales fonctionnaires » eux aussi.



                    • anomail 6 décembre 2013 19:22

                      Bonjour Wesson,

                      Bien sûr, si les points d’échange sont fermés il y aura probablement de grosses fluctuation de la valeur du...

                      Hé mais attendez, des fluctuations par rapport à quoi d’ailleurs smiley

                      Plus sérieusement, depuis 2008 la masse monétaire en dollar a été triplée par la FED pour maintenir la tête des banques hors de l’eau, bien qu’une grande partie de cette monnaie tourne en circuit fermé.

                      Une fois que les gens auront constaté que la quantité d’argent en circulation de reflète aucunement les richesses disponibles sur la planète (les vraies richesses, celles qui permettent de manger, de construire, de se déplacer...).

                      Bref, quand la pyramide de ponzi géante que constitue la finance mondiale se se sera effondrée et que plus personne n’aura confiance dans les monnaies étatiques.

                      Vers quoi se tournera-t-on pour continuer à échanger des biens et des services en dehors du troc ? Vers une monnaie cryptographique mondiale comme Bitcoin.

                      Comme vous le soulignez, Bitcoin a beaucoup de défauts (lenteur, difficultés d’utilisation, non réversibilité des transactions). En gros tout le travail technique que font normalement les banques, c’est maintenant à l’utilisateur de l’assumer. C’est un apprentissage qui peut être douloureux, mais c’est le prix à payer pour s’affranchir des faux-monnayeurs mondiaux.

                      Je ne dis pas que Bitcoin est LA solution, je dis simplement qu’il nous montre une voie alternative, alors qu’on pensait qu’il n’y en avait pas.

                      Bien sûr, plein de petits malins profitent des failles de ce système imparfait, mais ce n’est pas pour autant qu’il faut jeter le bébé avec l’eau du bain.


                    • Baarek Baarek 5 décembre 2013 15:02

                      Les Argentins ont tellement d’inflation, et si peu confiance dans la monnaie « officiel » qu’ils échangent leurs salaires contre des jetons de casinos Mexicains... Je vois le même type de raisonnement avec ce cas Bitcoin.

                      Merci à l’auteur et aux participants, ma connaissance du sujet est vague, je vais tenter d’en apprendre un peu plus grâce à vous.

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