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Accueil du site > Actualités > Economie > C’est la Crise finale !

C’est la Crise finale !

En dépit des propos rassurants des experts, le système financier planétaire touche à sa fin… Une seule solution pour les États : reprendre le pouvoir de la monnaie.

Nous vivons depuis trois ans la crise de la dette et on ne s’en sortira pas sans changer de système monétaire. Le système actuel de création monétaire fonctionne selon le principe de la monétarisation des actifs présent et futur. Ce système qui enrichit les rentiers et les intermédiaires (banquiers, spéculateurs et traders), qui appauvrit les plus pauvres par différents processus (socialisation des pertes, rigueur budgétaire, taxes supplémentaires, loyer sur les prêts, répercussion des emprunts des entreprises sur le prix des produits) est totalement irrationnel. Comme il a déjà été expliqué dans de précédents numéros de NEXUS, l’argent est créé par la dette, mais l’argent pour payer l’intérêt lui n’est jamais créé. Pour pouvoir continuer à payer leurs annuités de dettes toujours plus élevées, il faut que les entreprises augmentent sans cesse leur production de marchandises et leur productivité en limitant les salaires. En fait, la somme d’argent que l’on doit aux banques (tout acteurs économiques confondus) est supérieure à la monnaie en circulation. Ce qui fait que si l’on actualisait les remboursements des annuités futures au temps « t », aujourd’hui par exemple, il n’y aurait tout simplement pas assez d’argent pour couvrir les dettes. Donc pour pouvoir continuer à fonctionner, ce système a besoin d’une croissance infinie des PIB, sinon il s’écroule !

 Création de l’argent-dette

Dès que la croissance faiblit, les entreprises et les ménages réduisent leurs investissements et donc leurs emprunts, ce qui réduit la masse monétaire et accentue donc la récession. Pour éviter cela, les États facilitent alors les crédits, au besoin en renflouant les banques mises en difficulté par la faillite de leurs débiteurs. Les financiers sont les premiers bénéficiaires de cette stratégie. Mais le comble de l’absurdité c’est que l’État ne fait pas vraiment marcher la planche à billet parce qu’il se l’est interdit par l’Article 104 du Traité de Maastricht, alors il crée de l’argent en émettant des titres publics de dette et donc en empruntant cet argent aux banques et autres financiers, souvent internationaux. Par exemple, les banques françaises ont des milliards d’euros de titres Grecs.

Pour ne pas dévoiler le « pot aux roses » au grand public, on envoie des « experts » sur les plateaux TV, mais ces experts présentés comme neutres sont en réalité des banquiers, et on a inventé de nouveaux produits financiers comme les subprimes grâce à l’ingénierie de l’escroquerie : l’ingénierie financière – ce qui pour un ingénieur est un blasphème. Évidemment, les États ne pourront pas rembourser leurs dettes, parce que pour respecter les « lois » de l’orthodoxie libérale, il faut réduire les dépenses, imposer la rigueur ce qui a pour conséquence d’appauvrir les citoyens et de compromettre la sacro-sainte croissance indispensable pour que les acteurs économiques continuent de payer leurs annuités afin que les banques ne fassent pas faillites et que tout le système ne s’écroule pas alors qu’il concentre une part de plus en plus importante des richesses entre quelques mains ! En clair le système se mord la queue, le ressort du profit est cassé. Alors pour repousser l’échéance de la crise finale du capitalisme, on fait marcher la planche à billet à plein régime (750 milliards d’euros pour l’union Européenne) ce qui risque de créer de l’inflation.

Parce que la crise finale cela veut dire que tout cet argent créé en échange de dettes incroyablement importantes perdrait sa valeur, ce qui ruinerait ceux qui le possèdent (les rentiers) et ceux qui le créent (les banques). Ceux qui détiennent le moyen d’échange (les banques), les grands moyens de production (les multinationales) et les grands moyens de propagandes (la presse), seraient ruinés et perdraient toute légitimité à diriger, à dominer la société et, cela, il n’en est bien sûr pas question (pour eux !).

Mobiliser la création humaine

Contrairement à ce que l’on pourrait croire, la monnaie n’est pas simplement un moyen d’échange, c’est avant tout un outil, un symbole qui permet à une toute petite minorité de manipuler l’énergie, le travail humain. Marx a dénoncé à juste titre la captation de la plus-value par la classe bourgeoise, mais ce n’est que la pointe de l’iceberg de l’escroquerie capitaliste.

La seule richesse d’une société, d’une communauté, outre les richesses naturelles du sol et du sous-sol du territoire où cette communauté est installée, est sa capacité à mobiliser, à organiser le travail, l’activité productrice. Pour mobiliser la création humaine à grande échelle, il avait autrefois deux moyens : la coercition et la foi. Les guerriers vainqueurs font travailler les vaincus, c’est l’esclavage puis le servage. Certains peuvent promettre une vie au paradis et la foi s’exprime par l’envie de réaliser collectivement de grandes choses qui nous dépassent.

 L’escroquerie capitaliste

L’innovation du capitalisme, la monnaie fiduciaire puis la monnaie-dette, a permis de mobiliser l’énergie humaine avec une efficacité sans précédent dans l’histoire de l’humanité. La mystification bancaire repose sur le fait que la monnaie fiduciaire n’a aucune réalité autre que la confiance que l’on a en l’émetteur. Le scandale, évidemment, c’est de payer un loyer (un intérêt) sur cette monnaie qui est créé ex-nihilo. Le « génie » du capitalisme c’est d’avoir trouvé le moyen de créer autant de monnaie que l’activité humaine en a besoin à condition que cette activité génère du profit. Le problème c’est que les inventeurs de ce « moyen » ont perdu ou n’ont jamais eu (au choix !) le sens du bien commun.

Une élite bancaire internationale détient le pouvoir suprême de création monétaire. Cela lui donne le contrôle des destinées des nations et de l’économie mondiale. En fait, tous nos problèmes viennent de là. C’est parce que l’argent est prêté avec intérêt et avec pour seul objectif de faire des profits que nous observons l’absurdité d’investissement dans des technologies « gadget » alors que des besoins de base ne sont pas satisfaits. En abandonnant leur droit de produire la monnaie, les peuples se sont mis dans une situation de servage vis-à-vis des banques.

 Qui doit créer la monnaie ?

Depuis l’invention de la monnaie fiduciaire au XVIIe siècle et d’autant plus depuis l’abandon en 1971 de la référence à l’étalon or (35$/once d’or), un simple jeu d’écriture suffit à créer la monnaie. Mais qui doit créer la monnaie ? Si la monnaie est créée par un organisme public comme la banque centrale, la monnaie est propriété publique, la société civile est bénéficiaire directe de l’émission, ce qui est justifié puisque c’est elle qui est à l’origine de toutes les richesses disponibles sur le marché. Si la monnaie est créée par un organisme privé comme les banques commerciales, la monnaie devient propriété des actionnaires, elle est alors prêtée à la société civile qui verse en retour des intérêts considérables aux actionnaires.

Pour en finir avec l’escroquerie monétaire il faudrait donner la fonction d’émetteur aux banques centrale de 100 % de la masse monétaire en circulation et pas simplement la fonction d’émettre la monnaie « centrale d’endettement » qui sert de garantie pour les banques privées comme c’est le cas actuellement. Le contrôle de la masse monétaire en circulation et donc la création des crédits nécessaires aux activités bénéfiques est le droit régalien du pouvoir politique issu du débat démocratique. La capacité de battre monnaie sur un territoire et donc la création de la confiance dans l’échange marchand est le premier devoir de tout gouvernement souverain. Pourquoi le gouvernement devrait-il payer de l’intérêt à un système bancaire privé pour l’usage de sa propre monnaie qu’il peut émettre lui-même sans intérêt et sans dette ?

 À L’État de reprendre son droit

Le gouvernement se refuse à lui-même un privilège qu’il a accordé aux banques par la loi, il se fait le serviteur des banquiers et méprise le peuple. L’objectif des banques privées n’est pas d’émettre l’argent en fonction des besoins de la population, mais de faire le plus de profits possibles, et d’amener gouvernements, collectivités locales, entreprises et individus à s’endetter. Pour qu’un gouvernement soit vraiment souverain, il faut qu’il reprenne son droit de créer un argent libre de dette. Deux problèmes sont liés :

1 - malgré les possibilités d’action de la Banque Centrale sur le refinancement et sur les taux d’intérêts de la monnaie émise par les banques commerciales, la quantité de monnaie en circulation lui échappe ce qui implique l’inflation des actifs et les bulles.

2 - l’interdiction faite au niveau de la Banque de France en 1973 et ensuite confirmée en 1992 par le Traité de Maastricht (Article 104) de financer directement notre propre économie, coûte à la population française presque 1 milliard d’euros par semaine pour les seuls intérêts, sous forme d’un transfert vers les plus riches, détenteurs des obligations d’État.

 La solution : le « 100 % money »

La solution de remplacement, c’est la réforme du « 100 % money » dite Robertson/Allais qui correspond à un système bancaire à réserves pleines, au contraire du système bancaire actuel dit « à réserves fractionnaires » (voir ci-dessous). Elle consiste en un transfert de la création monétaire depuis les banques privées vers la banque centrale revenue dans le giron public et contrôlé par les élus de la nation. Cette solution consiste en deux mesures qui doivent être prises simultanément :

- Autoriser la banque centrale à faire de la création monétaire par simple jeu d’écriture au profit du Trésor Public.

- Faire augmenter le taux de réserves obligatoires (actuellement 2 %) jusqu’à 100 %. Ceci revient à interdire la création de monnaie scripturale par les banques commerciales, qui deviennent de simples intermédiaires entre la Banque Centrale et l’économie réelle, et ainsi à contrôler efficacement ces banques qui ne réaliseront des profits qu’en fonction des services rendus à la société.

Cette réforme permettrait :

- À l’État, donc au peuple dans son ensemble, de bénéficier intégralement des bienfaits des émissions monétaires, aussi bien concernant le choix de la quantité de monnaie en circulation, sa répartition et les intérêts qui représentent des sommes considérables sur les créances détenues par les banques (environ 100 à 120 milliards d’euros par an, pour la France).

- De mettre fin au chaos monétaire que nos économies capitalistes subissent depuis des siècles.

- De détruire le lien artificiel et pervers entre création et destruction de monnaie et le mécanisme de crédit bancaire.

- De permettre à nos économies de procéder à l’inévitable processus de désendettement public et privé sans passer par une phase destructrice de déflation subie ou d’hyperinflation organisée.

- Que le taux d’intérêt puisse enfin jouer son rôle autorégulateur sur les marchés financiers et ainsi freiner les phénomènes de boom et de dépression.

 Contrôler la monnaie

Une telle organisation du système bancaire et financier permettrait la réalisation simultanée de conditions tout à fait fondamentales :

1 - l’impossibilité de toute création monétaire et de pouvoir d’achat en dehors de celle de la monnaie de base par les autorités monétaires ;

2 - la suppression de tout déséquilibre potentiel résultant du financement d’investissements à long terme à partir d’emprunts à court ou à moyen terme ;

3 - l’expansion de la masse monétaire globale, constituée uniquement par la monnaie de base, au taux souhaité par les autorités monétaires ;

4 - une réduction majeure, sinon totale, de l’amplitude des fluctuations conjoncturelles ;

5 - l’attribution à l’État, c’est-à-dire à la collectivité, des gains provenant de la création monétaire, et l’allégement voir la suppression des impôts actuels ;

6 - un contrôle aisé par l’opinion publique et par le Parlement de la création monétaire et de ses implications.

Ce projet – défendre ce qui devrait être une prérogative de l’État et seulement de l’État : l’émission de toute nouvelle monnaie – a été proposé par les économistes Maurice Allais, Irving Fisher, Ricardo et d’autres. Si la France adoptait un tel schéma et que nos partenaires européens le refusaient, la France se devrait d’en tirer les conséquences. Car il apparaît de plus en plus évident que la construction européenne s’est faite jusqu’à présent, dans le but de réaliser une oligarchie des transnationales et des institutions financières. C’est pourquoi l’Union européenne de 2010 impose la libéralisation des services, l’indépendance de la BCE, l’endettement des États et des collectivités territoriales, la perte des droits régaliens et de la souveraineté du peuple. Pour mettre fin à cet état de fait, il faut que les peuples, par l’intermédiaire de leurs représentants élus, contrôlent leurs propres énergies, et donc, aient le contrôle de leur monnaie.

 Abolir les privilèges

En fait, une crise économique et financière globale serait un bienfait pour l’humanité. D’abord, on arrêterait de travailler, consommer et polluer en toute inconscience, et ensuite, ce pourrait être l’occasion d’une émancipation extraordinaire. Concrètement, matériellement, rien ne serait perdu. Seule la possibilité de mobiliser l’énergie humaine, le pouvoir sur l’autre est aboli. C’est une vraie révolution, une réelle abolition des privilèges.

Les grands perdants seront les grands manipulateurs de finances. Pour 95 à 99 % de la population, cela ne sera pas bien grave. L’énergie de tout un chacun sera libérée du carcan, des chaînes de la finance internationale et de ses geôliers : les financiers. Certains pourraient se sentir un peu déboussolé et sans l’État et les processus démocratiques, les choses pourraient dégénérer. Mais restons calmes : la richesse, la vraie, notre énergie, n’aura pas disparu. Il n’y a pas eu de guerre en Europe depuis des dizaines d’années et grâce au travail et au génie humain nous avons des moyens de production d’une extraordinaire efficacité ; en fait, nous n’avons jamais été aussi riches. Le jour où les peuples réaliseront cela, nous pourrons enfin mettre en place une société de convivialité, de temps choisi, d’harmonie et de respect.

 Plusieurs types de monnaies

La monnaie « permanente », empruntée par l’État à sa Banque Centrale dont il est le propriétaire (donc en réalité fabriquée par l’État). Cette forme de monnaie est interdite dans toute la zone Euro depuis le traité de Maastricht, ce qui interdit aux gouvernements de rembourser leurs dettes en émettant de la monnaie.

La monnaie « centrale d’endettement », créée par la Banque Centrale et prêtée aux banques commerciales. Elle comprend surtout les espèces (pièces et billets), mais aussi les « réserves obligatoires » que les banques doivent détenir dans une certaine proportion (2 %, dans la zone Euro) du montant des dépôts qu’elles gèrent. Dans la zone Euro, la BCE ne peut prêter qu’aux établissements financiers, à un taux d’intérêt qu’elle ajuste en fonction de la conjoncture (1 % actuellement), mais la monnaie centrale peut ensuite être confiée aux particuliers (sous forme d’espèces) ou à l’État.

La monnaie « scripturale » créée par les banques commerciales, par simple jeu d’écriture lorsqu’elles accordent un prêt à une administration, un particulier ou une entreprise, et qu’elles inscrivent le montant correspondant sur le compte de leur client, sans disposer nécessairement de monnaie centrale ni de dépôts d’épargne. Cette forme (parfaitement légale) de monnaie représente plus de 92 % du montant total des euros comptabilisés en tant que monnaie.


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74 réactions à cet article    


  • Ferdinand_Pecora 21 février 2011 10:49

    "La seule richesse d’une société, d’une communauté, outre les richesses naturelles du sol et du sous-sol du territoire où cette communauté est installée, est sa capacité à mobiliser, à organiser le travail, l’activité productrice."

    C’est tout l’enjeu des projets d’aménagements de la biosphère à l’échelle continentale de type NAWAPA, sur le point d’être lancés, dès que le système monétaire international aura été mis en banqueroute organisée via la procédure Glass-Steagall.


    • zadig 21 février 2011 11:03

      A Marc Jutier,

      Bonjour et merci pour cet article trés DIDACTIQUE ;
      Je ne trouve rien à redire.
      Cet article indiscutablement achevé est forcément le fruit d’un travail considérable.

      Avec toutes mes félicitations.

      Cordialement


      • Catherine Segurane Catherine Segurane 21 février 2011 11:19

        Félicitations à l’auteur.


        • Robert GIL ROBERT GIL 21 février 2011 11:24

          Pour comprendre l’arnaque de la dette public et de la creation monetaire, voici un lien pour ceux que ça interressent, il y a divers articles sur la question...

          http://2ccr.unblog.fr/tag/finance/


          • fwed fwed 21 février 2011 12:30

            très bon article,
            VIve la monnaie démocratique.
            Vive le peuple
            Vive la France


            • Slim GAIGI Slim GAIGI 21 février 2011 12:33

              Je suis partagé par cette analyse...

              Je trouve que le propos se tient et est bien exposé ; en effet, le système et sa perversité sont décrits et l’on ne peut que rejeter ce système pour peu que l’on se soucie du bien être de l’humanité et de la planète qui l’héberge.

              Là où je suis plus mitigé c’est sur l’idée qu’il y aurait la bonne solution de basculer vers un système monétaire fiable.
              Mon propos n’est pas tant de discréditer cette solution qui est probablement très intéressante et protectrice que notre système fiduciaire actuel (réserve fractionnaire), mais de dire que c’est un système post-adolescent (là où le capitalisme est un système humain en crise d’adolescence).

              A mon sens, l’humanité doit envisager de terminer sa crise d’adolescence et basculer rapidement dans l’âge adulte. Et qu’est ce que l’âge adulte sinon celui de la conscience de ses responsabilités ?
              Nous prenons conscience que nous formons une population globale, malgré ses différences, sur une petite planète qui a de la peine à subvenir à nos besoins dans le mode dans lequel nous fonctionnons.
              Pourtant, si nous faisons un bilan, nous savons que nous avons de quoi nourrir et soigner toute la planète (pour ceux qui en doutent, revoyez les interventions de Jean ZIEGLER).
              Si nous ne le faisons pas c’est juste pour entretenir ce fameux système idiot et injuste, tout ça en tentant de le justifier par quelconque théorie ou quelconque foi en une suprématie divine ou raciale...

              Bref, pour prendre la mesure de son potentiel, l’humanité doit prendre ses responsabilités, penser un système pérenne et sain, et l’appliquer.
              Je ne pense pas que simplement remplacer de la monnaie fiduciaire par un autre type de monnaie changera profondément le problème ; tant qu’il y a un marché, il y aura des tentatives d’accumuler les richesses à son avantage. Qui dit marché dit monnaie d’échange (symbolique ou réelle).

              J’encourage donc l’auteur de cet article, à mettre sa matière grise performante à une tâche plus ambitieuse, celle de proposer des solutions adultes hors système mercantile.
              Et aux étroits d’esprit qui se diraient que c’est soit le capitalisme soit le communisme je dirais qu’ils ont désormais plein de solutions systémiques qui proposent autre chose.
              Il suffit de vraiment chercher pour trouver (Venus Project, Décroissance, etc...).

              Sinon bon boulot ; c’est juste dommage de s’arrêter en si bon chemin...


              • Julien Julien 21 février 2011 13:22

                100% d’accord avec Marc Gelone.


                Tout comme on ne ne peut planifier les découvertes scientifiques, contrairement aux évolutions techniques qui sont déjà plus maîtrisables.

              • Cocasse cocasse 21 février 2011 13:53

                Oui, et sans vouloir être pessimiste, je crois que cette transition va encore avoir besoin de quelques dizaines de milliers d’années, si ce n’est plus.
                En tout cas, ces 40 dernières années, j’ai plus l’impression d’une régression en la matière.


              • Slim GAIGI Slim GAIGI 21 février 2011 22:35

                En effet, en utilisant le paradigme de l’évolution dans l’âge de l’humanité implique la critique que passer àl’âge adulte ne se décrète pas !
                Et pourtant...
                Il y a des adultes qui restent adolescents dans leur comportement et des enfants qui se comportent comme des adultes. Comme quoi, même en restant dans cette analogie il y a des marges de manœuvre.

                Bref, tout paradigme a ses limites et celui que j’ai utilisé a les siens aussi ; je ne sais pas si l’humanité peut passer volontairement ou naturellement àl’âge adulte.
                Ce que je sais et qui est aussi dit dans l’article, c’est que certains groupes, peu nombreux mais puissants, tentent activement de prendre an main le destin de l’humanité et il est difficile de nier qu’ils arrivent àl’influencer (négativement).

                C’est pourquoi j’encourage tous ceux qui se sentent concernés, moi le premier, àtenter de proposer une marche active et volontaire vers un destin choisi qui respecte le cahier des charges du bien être de l’humanité. A ce titre, l’auteur fait une proposition qui est, quoiqu’intéressante àcourt terme, limitée pour répondre aux besoins àmoyen et long terme.

                Donc soyons plus ambitieux et arrêtons de croire que nous n’y pouvons rien ; d’autres peuvent et le prouvent mais nous imposent une perversité qui doit cesser. Il y a mieux àfaire.


              • robin 21 février 2011 12:34

                Excellent article, mais dont les solutions resteront comme d’habitude lettre morte pour les raisons indiquées dans l’article lui même : L’oligarchie fera tout y compris le pire pour ne pas renoncer à ses pouvoirs.

                On se gausse de ce que fait le Barein ou la Lybie à ses peuples, mais ne nous y trompons pas ce qui nous attend tous, peut être de façon plus feutrée et insidieuse  : empoisonnement général des populations par toutes sortes de moyens pervers, virus diverses, guerres mondiales pour des raisons bidons etc..

                Même si il faut laisser sur le carreau les 3/4 de la population mondiale (L’élite l’a d’ailleurs prévu dans les Georgia Stones) les banksters n’hésiteront pas une seconde.


                • Morpheus Morpheus 21 février 2011 12:38

                  Bonjour,

                  Très bon article, dont je partage l’analyse critique du système financier.

                  Je vais toutefois plus loin encore dans l’analyse critique, et j’aimerais vous inviter à en faire autant, en appliquant la méthode scientifique (vous êtes ingénieur, cela devrait vous être plus familier qu’à beaucoup smiley ).

                  Si vous y songez bien, c’est le principe même du système monétariste qui est la cause fondamentale de tous les maux de l’humanité. L’analyse ultime est bien entendu difficile, car ce sont toutes nos croyances qui sont à remettre en question, croyances inculquées depuis notre plus jeune âge, et depuis des centaines de générations.

                  Il fût un temps ou la civilisation, encore fragile, vivait effectivement dans un paradigme où la pénurie était un problème, et donc, l’argent fût inventé. Dans une certaine mesure, il fût un outil pour la progression de cette civilisation.

                  La situation a aujourd’hui considérablement évolué, et ce système monétaire n’est plus un outil de progrès, mais un handicap sérieux, et pire : il nous empêche de faire le saut quantique nécessaire à notre survie en tant que civilisation, et peut-être en tant qu’espèce.

                  Nous avons les connaissances scientifiques et technologiques pour gérer intelligemment - c’est-à-dire en respectant l’ensemble des cycles naturels - les ressources de la planète et procurer une abondance réelle et un bon niveau de vie à TOUS les humains de la planète.

                  La seule chose qui empêche cela : l’argent !

                  Nous n’avons plus besoin de l’argent. Songez-y : si demain, l’argent disparaissait, qu’aurions-nous réellement perdu ? Rien ! Nous disposerions encore de tous ce qui est vraiment nécessaire : les ressources, les moyens de production et les connaissances scientifiques et techniques. L’argent n’est PAS une ressource. Le commerce n’est PAS une nécessité.

                  En adoptant une économie basée sur les ressources, nous pouvons procurer à TOUS l’abondance et cela en respectant l’ écosystème. La condition sine qua non : nous débarrasser de l’économie basée sur la monnaie et le commerce. Bref : tout ce sur quoi repose la société actuelle.

                  Utopie ? Non, car comme je le disais plus haut, nous avons les moyens techniques, les connaissances scientifiques et les moyens de production pour réaliser cela AUJOURD’HUI. La seule chose qu’il faut, c’est la volonté.

                  En cela, nous avons deux options : soit NOUS avons cette volonté, et en tant que citoyens, nous exigeons cette évolution, soit nous espérons naïvement que les décideurs le fassent, ce qui est vain, puisqu’ils sont ceux qui ont le plus d’intérêt à maintenir le statu quo et le système monétaire en place (ils en dépendent).

                  Des questions ? Des réponses.

                  Analyse détaillée ? Conférences.

                  Cordialement.


                  • xbrossard 21 février 2011 15:27

                    @Morpheus

                    « La seule chose qu’il faut, c’est la volonté »

                    A oui...la volonté...tout comme pour le communisme : si tout le monde avait voulu travaillé pour tout le monde, ça aurait très bien marché....malheureusement, quand on dit au gens que le système est alimenté par tout le monde, chacun de son coté se dit : « si tout le monde bosse, personne ne verra que je ne travaille pas... » sauf que TOUT LE MONDE se dit la même chose, et résultat, tout se casse la gueule...

                    Personnellement je crois beaucoup plus à un système basé sur les coopératives ; chacun au sein de chaque entreprise est responsable et participe à la production de son entreprise ; s’il ne veut pas participer activement, les autres salariés décident collectivement de le virer ; il n’y a plus de dictature du patron ou de la direction, mais une concertation démocratique de l’ensemble des agents économiques


                  • Morpheus Morpheus 21 février 2011 16:01

                    Dans le cadre d’un système marchand (économie monétariste), je suis également favorable à 100% au principe des coopératives.

                    Ce dont je parle va beaucoup plus loin : un système où il n’y a pas d’argent, et où tous ont accès libre aux produits.

                    Du rêve, direz-vous ? Penchez-vous sur les arguments détaillés de la proposition (voir liens dans mon intervention), et vous verrez que c’est faisable techniquement, et que les seuls freins sont :

                    - les détenteurs du capital (et ceux qui détiennent le pouvoir sur le système)
                    - nous-mêmes, dans la mesure où nos esprits sont conditionnés à penser dans le seul cadre de ce système (arguments pour démontrer ce que je dis ici dans le lien des conférences), c’est pourquoi je parle bien de volonté

                    Cordialement


                  • Hermes Hermes 21 février 2011 18:00

                    Bonsoir Morphéus

                    j’apprécie cette analyse, et ce constat ne date pas d’hier. Déjà à la fin du 19eme siècle, avec une technologie beaucoup moins évoluée il était déjà possible d’imaginer un monde ou les hommes vivraient en paix en ayant un mode de vie décent au regard de ce que l’on considérait comme décent à cette époque bien sûr. A noter que la qeuestion ne se posait pas encore dans certaines contrées non encore visitées par l’occident.

                    La technologie produit autant d’effets négatifs (dans les stratégies d’accumulation de pouvoir ou les stratégies guerrières) que d ’effets positifs (soins, moyens techniques a disposition de tout un chacun... si on est au bon endroit sur la planète).

                    Les moyens techniques et la science ont progressé de façon spectaculaire, mais la conscience de chacun ( c.a.d. la connaissance de soi-même et de sa place dans le monde entre la naissance et la mort) n’ayant pas évoluée, le passage à un autre mode de fonctionnement tel que celui que vous évoquez est encore plus problématique.

                    Un des points cruciaux de cette problématique : la science peut se capitaliser gràce à des théories et des procédés, mais je n’en connais pas pour la conscience, car elle repose sur la capacité dans l’instant à abandonner toute idée pour tenir compte de la réalité. En cela la politique véhicule une illusion importante (tacite) : que l’organisation sociale puisse garantir par ses différents rouages (éducation, police, etc.) un comportement corrects des personnes en leur permettant d’avoir conscience de leur place et de leur humanité.
                     A noter que les religions aussi tentent d’en revendiquer la responsabilité.

                    Je m’explique : en effet l’homme est à la fois être social et individu : son développement passe par celui de sa personnalité et l’identification à des aspirations individuelles à travers le jeu social. La réconciliation avec sa conscience au delà de ses aspirations égoistes est un travail à refaire génération après génération.

                    On pourrait dire pour simplifier que l’être humain n’est pas fini, et qu’il est destiné à découvrir de par sa vie les chemins futurs de son évoluton, tout comme il en vit le passé dans la vie intra-utérine.

                    La forme sociale reflétera toujours le niveau d’evolution de la conscience de l’ensemble des individus qui composent la société, quel que soit la fome choisie, je ne vois pas comment il peut en être autrement.

                    Pour être pragmatique, aujourd’hui, ici des idées se rencontrent. Dans les modalités de ces rencontres on peut mesurer la capacité de chacun à établir un dialogue et à prendre une direction qui n’exclut personne, sans violence.
                    Croire que l’on se diriger vers un monde conscient et humainement acceptable avec violence, est-ce possible ? On peut le croire en tout cas. Mais si on pense honnêtement à son propre passé personnel et à ce que la violence a produit sur soi même et son propre entourage, sa propre violence comme celle des autres, on sait que ce n’est pas possible. L’enfer est pavé de bonnes intentions dit-on.

                    Compte tenu du niveau de violence contenu dans certaines affirmations, on peut sans trop s etromper affirmer que le processus global sera très long, même s’il adviendra des surgissements ponctuels et isolés de conscience et dhumanisation du tissus social (comme cela a déjà eu lieu par endroits, mais que l’histoire officielle s’empresse de nous faire oublier).

                    Vous voulez aller vite, mais on n’impose pas la conscience. Morphéus, la victoire totale du réel sur l’ilusion, on ne le verra sans doute pas de notre vivant smiley

                    La silence est d’or, mais la patience est sans doute de diamant. Faire un pas soi-même à chaque instant sans attente particulière influe sur la direction globale. Appelons ça l’effet papilllon de la conscience.

                    Sincèrement.


                  • perlseb 21 février 2011 20:13

                    Effectivement Hermes, la plupart des gens sont prêts à tout pour leurs proches, y compris le vol des autres (profits scandaleux sur des produits bénéficiant de matraquage publicitaire obligatoire, production dont l’obsolescence est planifiée par la qualité volontairement rendue faible...). Bref, tout le monde est souvent directement responsable dans son travail de cette société qui se marche sur la tête.

                    Tant qu’on en reste à ce niveau de conscience (« moi et mes proches »), il n’y a pas de civilisation possible, juste des comportements mafieux que l’on juxtapose, mais on ne peut pas faire une société pour le bénéfice du plus grand nombre avec cet esprit tribal.

                    Pour être libre, il faut être courageux, y compris être capable de refuser un travail qui n’est pas en accord avec sa conscience (quand on en a), même par temps de fort chômage volontairement entretenu (diviser pour régner).


                  • xbrossard 21 février 2011 23:20

                    @perlseb

                    pas d’accord avec vous perseb, il me paraît normal que l’on privilégie ses proches avant les autres, c’est même certainement un des principaux moteurs qui nous donnent envie d’en faire, de ces proches....vous ne pouvez aller contre la génétique qui pousse à la transmission des gènes.

                    Par contre, il est tout à fait vrai que le problème vient de la concentration de pouvoir que l’on ne retrouve nulle part ailleurs dans le règne animal ; tout simplement parce que les animaux n’ayant pas de loi, ils sont limités par leur capacités physiques ; un lion chef de tribut ne pourra gouverner 1000 lions, car il n’aurait pas la force de les contrôler. Tandis que nous, avec les systèmes économiques existants, qui permettent l’accaparement du pouvoir par un petit groupe appuyé par la loi qui menace tout récalcitrant, nous avons crée de formidables effets de levier qui permettent ainsi à un homme comme Bill Gates d’avoir plus d’argent et de pouvoir qu’un pays de plusieurs millions d’habitants.

                    Si la démocratie existait dans les entreprises, vous croyez qu’un Bill Gates aurait pu toucher autant ? impossible, son poids de vote aurait été noyé au fur et à mesure que son entreprise aurait grossi, et aurait donc partager son pouvoir avec plusieurs milliers d’autres salariés...et il y aurait alors de fortes chances que Microsoft n’aurait jamais autant grandi...

                    La vérité, c’est que la grande force de la démocratie, c’est d’affaiblir les trop puissants...c’est même sa qualité principale...le pire système à l’exception de tout les autres


                  • Morpheus Morpheus 22 février 2011 12:08

                    @ Hermes

                    Vous avez raison, la science et la technologie « ne nous font pas progresser d’un pouce vers une meilleure qualité d’être », comme l’exprime Matthieu Ricard, mais il complète en précisant « à moins que nous ne décidions de porter spécifiquement nos efforts en ce sens », et c’est dans cette optique que l’EBR est envisagé.

                    La science est abordée comme un outil neutre, et c’est sa méthode qui est préconisée, méthode qui peut se résumer ainsi : "La méthode scientifique s’oppose aux partis pris, aux préjugés et aux idées préconçues. Cette méthode exige que toute déclaration soit vérifiée et que les chercheurs découvrent au moyen de l’expérimentation ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas. Les scientifiques posent la question suivante : « De quoi s’agit-il ? » Puis ils pratiquent des expériences pour déterminer la nature du monde physique.« 

                    En appliquant cette méthode dans le mode d’organisation de l’EBR, on assurerait certainement une façon infiniment plus rationnelle et efficace que par les seules méthodes partisanes, idéologiques et fondées sur des présupposés et des a priori, quand ce n’est pas sur nos émotions. Je crois que Spock ne me démentirait pas sur ce point  smiley

                    Ce qu’il faut pouvoir faire (ce n’est pas facile, je vous l’accorde), c’est jauger la proposition, non à l’aune de ce que produit la science et la technologie dans le cadre de notre société monétariste (paradigme de compétition, individualisme, profit, prédation et darwinisme social) : il est évident que dans un tel paradigme, la science produise des instruments pour renforcer compétition (conflits, guerres, violence, ...) ; il serait donc avantageux d’essayer de jauger la proposition dans un cadre où l’argent serait supprimé et les produits et ressources mis à disposition équitablement, avec tout ce que cela implique : on supprime la cause fondamentale de tous nos maux : l’argent, qui n’est pas une ressource, mais qui est rendu indispensable pour y a voir accès, et qui est lui-même rendu rare.

                    L’argent, c’est le paradigme de la rareté, il a besoin de créer et entretenir la pénurie, c’est donc un système complètement aberrant dans un monde où existe l’abondance !

                    En ce qui concerne le comportement des gens, c’est un point intéressant qui est abordé dans l’analyse faite dans le cadre de l’EBR. Nos comportements ne sont pas une fatalité : ils sont conditionnés par notre environnement, et donc, si l’on change l’environnement, on peut agir sur le comportement, bien plus efficacement qu’en mettant des gens en prison, par exemple : si l’on supprime les causes fondamentales qui mènent au crime, on a une action sérieuse pour diminuer celui-ci. Les lois et les sanctions ne résolvent strictement rien, on en a une expérience suffisante pour le constater.

                    Vous dites que je veux aller vite. Oui, vous avez certainement raison. Il y a peut-être une raison à cela : nous sommes, en tant que société, au bord du gouffre, et tous nous pousse encore vers ce gouffre. Il y a donc bel et bien urgence. Ne rien dire, ne rien tenter, ne rien proposer, serait pire que prendre le risque d’essuyer adversité, incompréhension, dépit ou indifférence.

                    Beaucoup ne cesse de dire »vous êtes fort pour critiquer le système, mais vous ne proposez rien de mieux". Ici, on a une proposition, et souvent, je vois une réaction de rejet. Réaction typique de la victime dans le trio infernal < bourreau - victime - sauveur > : la victime se plaint de son sort, mais refuse les solutions proposées, car ce n’est pas cela qu’elle souhaite ; ce qu’elle souhaite, c’est pouvoir continuer à se plaindre, car cela justifie l’attention que certains lui portent. Cercle vicieux inconscient, il est temps de se réveiller et cesser ces petits jeux.

                    Cordialement.


                  • perlseb 22 février 2011 20:11

                    @ xbrossard,

                    Vous n’allez pas assez loin dans votre raisonnement. Pourquoi tout système que l’homme invente dérive en oligarchie (ou système hautement pyramidal) ? Et bien justement parce que chacun considère normal de favoriser ses proches : que son fils reprenne l’entreprise familiale (Bouygues, Dassault) même si d’autres auraient plus de mérite. La « démocratie » représentative n’est qu’à l’image de ce que l’homme peut faire, avec son désir de favoriser ses proches.

                    Ce que vous imaginez (limitation volontaire du pouvoir, hiérarchie limitée ou démocratie en entreprise) ne pourrait être mis en pratique que par des gens impartiaux, qui n’avantagent pas leurs proches.


                  • xbrossard 22 février 2011 20:56

                    @perlseb

                    "Ce que vous imaginez (limitation volontaire du pouvoir, hiérarchie limitée ou démocratie en entreprise) ne pourrait être mis en pratique que par des gens impartiaux, qui n’avantagent pas leurs proches« 

                    à ce que je sache, la constitution de 1789 n’a pas été décidé par des gens qui privilégiaient leurs proches non ? »
                    C’est le principe de base des lois, qui sont censées être faites en dehors de toute personne


                  • perlseb 22 février 2011 22:31

                    @ xbrossard

                    C’est le principe de base des lois : alors pourquoi a-t-on abrogé le Glass Steagall, pourquoi Giscard a soumis en 1973 l’état français aux banques ? Dans les 2 cas, pour favoriser leurs proches, et contre l’intérêt du plus grand nombre. Tous les systèmes sont mafieux et seul le peuple en colère peut remettre les pendules à l’heure un moment, avant que de nouvelles mafias se remettent en place (c’est normal d’aider ses proches, non ?, alors c’est normal d’avoir des systèmes mafieux). 1789, pendules remises à l’heure avant de trouver normal d’aider ses proches et d’en arriver là où nous sommes.

                    La démocratie n’est pas à la portée d’un homme tribal.


                  • SamAgora95 SAMAGORA95 27 février 2011 11:00

                    Comme le dit l’article, la monnaie n’est pas un problème en soit, le prêt avec intérêt ne me choc pas, par contre le fait que l’état empreinte à des banques privées est une arnaque.


                    Qu’est ce qu’un prêt finalement ? c’est tout simplement un pari positif sur la réussite de son projet, c’est parier sur un avenir prospère en quelque sorte. c’est ce qui à crée la société moderne dans laquelle nous vivons, l’intérêt finance simplement la prise de risque de celui qui prête.

                    La plupart d’entre nous n’ont pas eu l’argent nécessaire pour acheter leur maison, Nous avons simplement fait le pari avec notre banquier que nous serions capable de fournir l’énergie (travail) nécessaire à la réalisation de ce projet, c’est ce qui fait progresser la société en obligeant les individus que nous sommes à faire des paris positif sur l’avenir ce qui nous force a être inventif et créatif (La nécessité est mère de l’invention).
                     
                    Par contre le système monétaire dans lequel nous vivons actuellement est corrompu par les banques privées devenues tellement énormes qu’elles avalent et pervertissent tout sur leur passage (Etats, Entreprises, Individus).

                    Une société sans système monétaire et sans mécanisme d’empreint ne progressera pas ! c’est un leur, à moins d’avoir une boule de cristal pour savoir si un projet sera une réussite ou un échec et des individus dont la morale et l’intelligence est à des millions d’années de la notre.
                     
                    Je pense que vous vous faites des illusion sur l’humanité en particulier et la nature en général.

                    PS : Je le paie comment mon dentiste ? en poule, en oeufs, en poignée de main ?






                  • riorim riorim 28 février 2011 00:44

                    Bravo, Morpheus,
                    c’est exactement l’idée que j’ai eu voici plus de vingt ans et qui ne m’a pas encore sorti d’affaire, car je vis encore dans le monde de l’argent. Il faut être nombreux à comprendre de quoi il s’agit pour le mettre en oeuvre.

                    Donnons nous au moins le temps de répandre cette idée avant qu’autre chose ne surgisse qui verrouillerait pour longtemps tout espoir d’évoluer !


                  • Hermes Hermes 22 mars 2011 15:44

                    Bonjour Morphéus,

                    L’argent est certes un des outils centraux de notre conditionnement. Il n’est pas le seul. L’homme cherche à se rassurer par rapport à sa propre importance, et l’idée de sa propre importance n’est qu’une des faces de la médaille, l’autre c’est la peur.

                    L’idée de sa propre importance, (quel personnage sommes nous ?), si bien mise en scène dans les joutes agoravoxiennes, se nourrit en général de multiples canaux : l’argent le sexe, la position sociale, le prestige sont les plus profond et « simples » (au sens de modèles primaires)... Il existe des modèles secondaires basés sur nos idées, nos principes, notre appartenance à une catégorie... Si on creuse, ces modèles secondaires son en réalité bien moins profonds et souvent des modèles dérivés ou compensatoires. Cela demande pas mal de travail pour le débusquer.

                    Bref si on accepte de voir que ce n’est pas seulement un rapport à l’argent (ou au sexe, ou au prestige, ...) mais un rapport au sentiment de sa propre importance qui est en jeu, que se passe t-il quand on essaie de cesser de le nourrir ? Que cache t’il au fond de nous ?

                    A quoi doit-on faire face ? A t’on seulement appris à faire face à sa propre réalité ?

                    Nous connaissons le chemin de la science, mais pas celui de la connaissance de soi.

                    Du coup vouloir se séparer de l’argent sans prendre ce chemin, c’est comme demander à un malade incurable imaginaire qui croit survire gràce au placebo qui lui est administré, de cesser de prendre son médicament.

                    Nous devons réapprendre à vivre, en acceptant l’expérience du présent., et en nous faisant confiance quand à notre capacité à pouvoir la vivre simplement, ludiquement, sans avoir besoin de s’abriter derrière les artifices de notre propre importance, qu’ils soient basés sur l’argent ou autre chose.

                    C’est un long travail et bien peu l’entreprennent encore. Mais si les hommes changent la société change. Depuis le stemps les plus anciens l’ancienne génération le craint, la nouvelle l’espère... mais ne connais pas encore le piège de sa prore importance, pourtant inévitable car elle place toujours le combat vital à l’extérieur d’elle même.

                    Revenir à sa propre réalité au présent et voir la possession dans l’idée de notre importance est un pas à faire et à refaire sans cesse.

                    Aucune idée ne peut remplacer ce combat du présent contre l’illusion, de la simplicité et de la fluidité, contre l’importance et la violence.

                    Bonne soirée.


                  • Ferdinand_Pecora 21 février 2011 12:50

                    C’est tout l’intérêt du principe des traités de Westphalie appliqué au crédit productif public.


                  • Alpo47 Alpo47 21 février 2011 12:42

                    Belle analyse exhaustive, un seul souci ... ce sont nos « prédateurs », les banksters, qui détiennent le pouvoir au travers de leurs « hommes-liges », les politiques.
                    Et il est totalement irréaliste de penser qu’ils vont le céder, juste « parce que c’est mieux »...

                    Il va falloir le leur reprendre. Reste juste à trouver COMMENT ?


                    • Ferdinand_Pecora 21 février 2011 12:53

                      1) Il ne faut pas s’attendre à ce qu’ils le fassent eux -mêmes, ce qui implique

                      2) qu’il faut se considérer en guerre contre eux. Or, pour gagner une guerre, il faut s’engager

                      Comment ? En leur imposant la procédure du Glass-Steagall Global.

                      Où ? En rejoignant le combat international qui a remporté une première énorme victoire avec la bombe du Rapport Angelides qui a fait hurler Wall Street a semaine dernière.


                    • Alpo47 Alpo47 21 février 2011 14:03

                      Ah ... oui... et ... comment vous faites pour faire voter la procédure « Glass-Segal » ????
                      Oh, zut ... ce sont les élus, aux ordres des banksters, qui doivent la voter ...
                      Amusant, non ?


                    • Ferdinand_Pecora 21 février 2011 14:16

                      Argh, zut j’y avais pas pensé à ça, heureusement que vous êtes là pour me le rappeler ! MDR :)


                    • Morpheus Morpheus 22 février 2011 12:19

                      Il serait bien plus efficace d’agir sur les causes, non sur les symptômes.

                      Les causes, c’est le système monétariste lui-même.

                      Vos propositions n’ont de sens que dans le cadre stricte et limité d’un système monétariste. Et si c’était la monnaie elle-même la cause de tous les problèmes ? Réfléchissons à cela : l’argent - qui n’est pas une ressource, est rendu indispensable pour accéder aux ressources, mais le système ne crée délibérément pas assez d’argent, donc il crée lui-même l’inégalité et le manque et donc la criminalité et tous les « comportements déviants ».

                      Comme l’article le démontre parfaitement, le système CRÉE et ENTRETIENT artificiellement la pénurie, car sans pénurie, rien n’a de valeur, et rien ne se vend ; si rien ne se vend, la croissance est impossible, et le système s’écroule. Vous saisissez l’absurdité de ce système ?

                      Si oui, alors vous devez admettre que votre proposition ne fonctionnera pas, puisqu’elle pérennise l’argent et le commerce. Le commerce ne peut pas fonctionner sans rareté. C’est la clef !!!


                    • Ferdinand_Pecora 22 février 2011 17:03

                      @ Morpheus

                      "Il serait bien plus efficace d’agir sur les causes, non sur les symptômes.

                      Les causes, c’est le système monétariste lui-même.

                      Vos propositions n’ont de sens que dans le cadre stricte et limité d’un système monétariste."

                      Le Glass-Steagall Global c’est la fin définitive au niveau international du système monétariste, c’est à dire de toute notion de pénurie que vous dénoncez à juste titre comme cause du problème. Le Glass-Steagall Global c’est l’ennemi même du système monétariste impérialiste : il introduit le système de crédit productif public.

                      A lire pour comprendre ce qui est en train d’être instauré au niveau international pour remplacer le système monétariste.


                    • Morpheus Morpheus 22 février 2011 20:35

                      @ Ferdinand_Pecora

                      Un système de crédit ne se conçoit que dans un système monétariste, sommes-nous d’accord ?

                      Considérant qu’un système monétariste a pour fonction de gérer les échanges de marchandises, et donc le commerce, nous nous inscrivons donc toujours bien dans un principe monétaire et commerçant, oui ?

                      Pour fonctionner, un système monétaire et commerçant, quel qu’il soit, doit reposer sur un principe de valeur attribuée à tel ou tel produit, ressource, etc. Toujours d’accord ?

                      De là, il n’est pas difficile de comprendre que ce qui donne de la valeur à un produit, une ressource, un service, c’est sa rareté. La pénurie donne une plus-value aux produits, ressources, services, etc.

                      Qui dit rareté et pénurie, dit manque, or, qui dit manque dit nécessité de protéger ses biens (notion de propriété), de thésauriser, et d’accroître son pouvoir d’achat. Cela dit aussi qu’il n’y a pas assez pour tout le monde.

                      Donc, rien ne change, et les causes fondamentales de tous les problèmes de l’humanité perdurent.

                      Je considère donc cette proposition de Glass-Steagall act global comme une fausse solution : « tout changer pour que rien ne change ».


                    • Ferdinand_Pecora 22 février 2011 23:47

                      @ Morpheus

                      Vous dites : "Ce qui donne de la valeur à un produit, une ressource, un service, c’est sa rareté."

                      Je vous propose de visionner deux vidéos qui sont la preuve vivante du contraire, puis d’en discuter :

                      L’Alliance des Quatre Puissances pour le principe, et le Transaqua pour l’exemple le plus proche de nous géographiquement.


                    • Marc JUTIER Marc JUTIER 23 février 2011 10:31

                      J’ai lu la totalité des interventions et je vous en remercie.

                      Il a beaucoup de choses à dire et le débat peut et doit continuer ici sur le net et ailleurs dans des réunions de citoyens.

                      Quelques points :

                       Les propositions du mvt Zeitgeist sont intéressantes mais je crains une dérive totalitaire, un manque de démocratie et un règne d’une oligarchie de scientifiques.

                       Le capitalisme est « efficace » pour gérer la rareté. Tant que la demande dépasse l’offre cela a fonctionné, les trente « glorieuses » … La civilisation de la marchandise nous a apporté tant et plus de marchandise. Il ne faut pas oublier que sa grande crise (1929) est une crise de surproduction et que depuis le capitalisme tente de survivre en « organisant » la rareté. PAC en Europe, obsolescence organisée des produits manufacturés, société de consommation, publicité …

                       Je n’aime pas le mot « économie », c’est une escroquerie intellectuelle, voir à ce sujet le livre de S. Latouche : L’invention de l’économie .

                      Cela dit, il va de soi qu’il nous faut rapidement envisager une économie basée sur les ressources ou, autrement dit une gestion raisonnée, raisonnable, des ressources naturelles. Une éducation qui mettent l’emphase sur l’être plutôt que l’avoir, l’émulation plutôt que la compétition, l’activité bénéfique à l’ensemble de la collectivité plutôt que le travail purement productif, … Et ce projet de société peut être exposé dans un programme politique soutenu par des citoyens qui se retrouve dans des Comité Citoyen Locaux !

                       CNCCL (Coordination nationale des Comités Citoyens Locaux)

                       http://www.facebook.com/pages/Coordination-nationale-des-comites-citoyens-locaux-CNCCL/103385179731655

                      Une force populaire et décentralisée, un projet de société alternatif au capitalisme, une réforme monétaire radicale.

                      Version 3 du texte en ligne ici : http://www.facebook.com/note.php?note_id=202429909774342

                      et ici  : http://www.lepost.fr/article/2011/02/16/2407690_une-force-populaire-et-decentralisee-un-projet-de-societe-alternatif-au-capitalisme-une-reforme-monetaire-radicale-v3.html (Version modifiable).

                       Fraternité Citoyenne http://www.fraternitecitoyenne.org 

                      . Vidéo de présentation 

                      http://www.youtube.com/watch?v=aQBax_M8Fvo

                      . Groupe sur fb – 1730 membres 

                      http://www.facebook.com/group.php?gid=166710522100

                      . Réforme monétaire (système bancaire à réserves pleines Allais/Robertson) 

                      http://www.fraternitecitoyenne.org/index.php?option=com_content&view=article&id=60&Itemid=82 

                       Marc Jutier s’invite à la primaire d’EE-LV

                      http://blogelection2012.blogspot.com/2011/02/marc-jutier-sinvite-la-primaire-dee-lv.html

                      Déclaration de candidature à la primaire d’EELV pour les élections présidentielles de 2012

                      . Sur fb : http://www.facebook.com/video/video.php?v=148622615192266

                      . sur blog (texte de la déclaration et son plus fort) : http://marcjutier.over-blog.fr/

                      . sur YouTube : http://www.youtube.com/watch?v=oeIEqHtBzM8

                      . Page officielle de soutien à l’élection présidentielle – 840 personnes aiment ça.

                      http://www.facebook.com/pages/Marc-JUTIER/135883499757467?ref=ts

                      . Les 5 candidats de tendance écologiste :

                      http://www.election-politique.com/presidentielle2012.php?cle=c&cle1=%E9cologiste 

                      . Discours prononcé au colloque « Nouveau paradigme pour une nouvelle civilisation » – 3100 vues 

                      http://www.dailymotion.com/video/xaphl3_colloque-du-19092009-nouvelle-civil_news 

                      . Débat : L’écologie est-elle une pensée dominante  ? 

                      http://www.enquete-debat.fr/archives/lecologie-est-elle-une-pensee-dominante  


                    • Ferdinand_Pecora 23 février 2011 10:47

                      @ Marc JUTIER

                      Vous dites : "Le capitalisme est « efficace » pour gérer la rareté. Tant que la demande dépasse l’offre cela a fonctionné, les trente « glorieuses  »

                      Créer 56 réacteurs nucléaires n’a rien à voir avec « gérer de la rareté », mais avec « créer de la richesse ». En d’autres termes de mars 1933 à sa mort en avril 1945, Franklin Roosevelt a émis du crédit productif public pour l’équipement des Etats-Unis. Modèle qui a été repris ensuite en France jusqu’en 1973.

                      Regardez ce qu’il est prévu de faire aujourd’hui sur les 50 ans à venir en émettant du crédit productif public une fois que Wall Street aura fermé ses portes, et vous comprendrez aisément que la valeur économique 1) n’a rien à voir avec la notion de rareté ni 2) avec l’arnaque de « l’offre et de la demande ».


                    • Julien Julien 21 février 2011 13:27

                      «  »« 

                      Ce qui fait que si l’on actualisait les remboursements des annuités futures au temps « t », aujourd’hui par exemple, il n’y aurait tout simplement pas assez d’argent pour couvrir les dettes. Donc pour pouvoir continuer à fonctionner, ce système a besoin d’une croissance infinie des PIB, sinon il s’écroule !
                       »«  »

                      Voilà le point principal.
                      Mais complètement ignoré des journalistes, des politiciens, et sûrement de certains économistes (certains n’en parlent jamais !).
                      Faut-il être ingénieur pour se poser des questions ?
                      En tant qu’ingénieur, cela me fout hors de moi.
                      Egalement quand je lis ceci :


                      Un élément intéressant : la part très importante des intérêts cumulés dans le prix des objets :

                      « Dans une étude des années 1985, l’économiste allemande Margrit Kennedy démontre qu’il y a, en moyenne, 40% d’intérêts cumulés dans les prix hors taxes de TOUTES les consommations, en analysant des comptabilités en cascade (donc y compris celles des fournisseurs). Elle arrivait par exemple à :
                      - 12% d’intérêts financiers cumulés dans le ramasse public des ordures.
                      - 38% dans le prix de vente de l’eau.
                      - 77% dans le prix des loyers des habitations sociales.
                      Dans une autre étude plus récente (2001), Ralf Becker, par une méthode totalement différente, celle de l’analyse des postes des comptes nationaux allemands, arrive à une moyenne de 46% ».
                      (« Les 10 plus grands mensonges sur l’économie » par AJ Holbecq et P. Derudder)

                      Cela va dans le sens de votre article.

                      • Cocasse cocasse 21 février 2011 13:46

                        « le système financier planétaire touche à sa fin… »

                        Combien même, il serait remplacé par un autre, servant les mêmes intérêts que ceux servis par le système actuel.


                      • Hétérodoxe 21 février 2011 23:00

                        « La monnaie étant un outil complexe » ...
                        Ce genre d’affirmation mérite d’être développé.

                        Sinon, ça ressemble terriblement à de l’esbroufe (ou branlette intellectuelle).

                        Les « Experts » en question sont autant experts que ma grand-mère. Ce sont juste les « fils de » de la bourgeoisie qui, de par leur héritage, captent les richesses sans avoir la moindre compétence en quoi que ce soit. Ils s’inventent donc un langage composé de borborygmes inbitables pour se donner une consistance qu’ils n’ont absolument pas.

                        En principe, la langue française est suffisamment riche et subtile pour exprimer une quantité conséquente de « concepts » ... mais comme ils ne la maitrisent pas. Le serpent se mord la queue.

                        On dira que les « experts » en économie valent autant que les « experts » en bondieuseries.

                        Le pire, c’est qu’en effet le peuple est assez irresponsable pour leur donner une quelconque importance.


                      • gloc 22 février 2011 14:13


                        « La monnaie étant un outil complexe , il serait dangereux d’en laisser la gestion à un peuple irresponsable. »

                        C’est sûr ! y’a qu’à contempler l’état dans lequel la finance dégénérée à plongé le monde ! Vous n’êtes vraiment pas observateur.

                        Si on rentre dans les détails, effectivement la finance devient complexe. Tellement complexe même que ça en devient absurde : les économistes ne peuvent même plus se mettre d’accord entre eux, et trouver un consensus qui contente tout le monde et soit capable de rendre compte de ce qui se passe réellement dans l’économie. On ne peut donc pas reprocher au citoyen de ne rien y comprendre et de s’en désintéresser.

                        Mais pour les grand principes de la création monétaire, il n’y a aucune complexité, et pourtant c’est là que se trouve l’imposture. Mais cela ne fait jamais l’objet de débats publique et médiatisés, raison pour laquelle le pot aux roses a du mal à être démasqué. Au lieu de passer son temps à seriner que les français sont nul en économie, ce qui vous en conviendrez ne saurait être un argument recevable, ces fameux experts autoproclamés, tels que ceux qui s’auto-montent le bourrichon sur BFM, en s’auto-congratulant et en se gaussant de la nullité de leur concitoyens, feraient mieux d’inviter des détracteurs qui ne pensent pas comme eux, afin de confronter leur arguments à autre chose qu’un miroir.


                      • Cocasse cocasse 21 février 2011 13:44

                        Article excellent, que je vais glisser dans mes favoris pour le transmettre à d’autres.

                        L’innovation du capitalisme, la monnaie fiduciaire puis la monnaie-dette, a permis de mobiliser l’énergie humaine avec une efficacité sans précédent dans l’histoire de l’humanité

                        Je ne suis sur que le terme « efficacité » soit le plus adapté.
                        Mobiliser l’énergie humaine (je dirais même vampiriser), et presser l’être humain comme un citron, oui.
                        Pour obtenir un résultat efficace, non.
                        Et pour permettre à chacun de donner le meilleur de soi, et d’être plus efficace, non plus.

                        La monnaie dette est un piège qui mène à la prédation de chacun envers chacun.
                        Concurrence mortelle, gaspillage, utilisation de tous moyens (immoraux ou illégaux) pour parvenir aux fins, refus du partage des connaissances, flatterie des égoïsmes et de la cupidité.
                        Normal, puisque l’argent n’y est pas fait pour accompagner l’essort, mais pour demeurer une denrée de plus en plus rare et de plus en plus chère.


                        • Lutin Lutin 21 février 2011 14:06

                          Très bon article, très explicite.

                          Le seul travail qui est bien rémunéré dans la société actuelle est le travail de l’argent

                          Le retour, si on peut appeler ça ainsi, vers une monnaie d’état se fera avec quelques sacrifices certainement. Pour ma part je suis tout à fait prêt à changer ma façon de consommer et à renoncer à un pseudo confort que cette société financière nous fait miroiter.

                           Je m’y essaye déjà bien entendu, mais le système est si pervers et tant tourné vers le crédit à la consommation que pour y échapper entièrement sans être à l’abri financièrement est de l’ordre de l’impossible. C’est un combat de tous les jours, les sirènes du conso-crédit chantent partout.

                          Qu’on les décapite, et on bouffera la queue pour rien perdre

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