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Capitalisme et démographie

Le capitalisme sombrera-t-il sous la population qu’il a fait croître ?

En 1820, 84% de la population mondiale vivait dans la misère, avec une espérance de vie courte et sans éducation ; en 2000 ce taux est tombé à 20%. En 1820 la population mondiale était de l’ordre du milliard d’individus : la pauvreté de masse concernait donc 840 millions de gens. Aujourd’hui nous sommes 6,5 milliards et donc 1,3 milliards gens vivent sous le seuil de pauvreté. C’est dire que, du fait du développement technologique – et donc du système capitaliste –, le nombre de damnés de la terre a été multiplié par 1,5 pendant ces deux cent dernières années. Symétriquement la population vivant au-dessus du seuil de pauvreté (que nous désignerons par le mot de « nantis » par commodité) est passée, elle, de 160 millions à 5,2 milliards d’individus - multipliée par 32,5 ! Le pouvoir d’achat (des « nantis » bien sûr) a été multiplié par 100 depuis 1900, et le taux mesurant les inégalités n’a pas, globalement, sensiblement varié. (les variations sont régionales).
 
Le système capitaliste a donc permis à la population de la planète d’être multiplié par 6,5 en deux siècles, le nombre de pauvres étant multiplié par 1,5 et le nombre de « nantis » par 32,5. (A chacun d’en tirer ses propres conclusions : plus de pauvres, c’est un signe d’échec ; la multiplication des riches est un signe de succès... Etc. Mais beaucoup penseront qu’il faut conserver un système qui, malgré les crises, a bien marché.)
 
Partant de ce constat est-il possible d’extrapoler ces données pour éclairer notre avenir ? A vue humaine le doublement de la population mondiale est une hypothèse assez solide. Le développement scientifique et technologique devra donc se poursuivre pour continuer à réduire la pauvreté de masse d’une part, et d’autre part pour satisfaire les nouveaux besoins qui résulteront de ce doublement de la population. Mais le système de production pourra-t-il répondre à la demande de quelques 12 milliards de « nantis » ? L’épuisement des ressources naturelles, les pollutions engendrées par la production des biens et des services – et sa conséquence sur le climat - seront-ils compatibles avec ce scénario heureux ? En d’autres termes l’équation : « ressources naturelles, pollutions, réchauffement climatique, démographie » a-t-elle une solution ? On peut en douter...
 
Cela ne revient-il pas alors à admettre que les ratios actuels (80% de « nantis » - 20% de pauvres) ne seront pas maintenus ? Le second terme, après avoir baissé pendant deux siècles, n’aura-t-il pas une forte tendance haussière ? C’est une hypothèse que l’on ne peut rayer d’un trait de plume. Elle est non seulement possible mais fortement probable. N’a-t-on pas le sentiment que la Terre ne peut assurer un niveau de vie élevé qu’à 5 à 7 milliards d’individus, les autres étant condamnés à la pauvreté de masse ? Mais il n’est pas correct de le dire... (pas encore).
 
Cette augmentation de la pauvreté de masse, seule une baisse de la population serait donc en mesure de la contenir. Mais quand et comment se fera cette correction, il nous est impossible de répondre aujourd’hui à cette question. (D’autant qu’on se refuse à la poser, les démographes restant d’un optimisme béat : « on peut les nourrir » disent-ils devant cette perspective d’un doublement de la population, façon d’éluder la question.)
 
L’hypothèse selon laquelle nous nous dirigeons vers des temps difficiles, pleins de bruits et de fureur, au cours desquels le système Terre subira une régulation forte n’est pas une simple expérience intellectuelle. Sera-ce le climat qui fera baisser la population de la planète pour la ramener à ce qu’elle peut supporter ? c’est possible (le climat se venge ! tel pourrait être le cri lancé par de nouveaux prophètes de l’apocalypse). Que 80% des hommes vivent à nouveau dans la misère noire, c’est aussi possible. Deux hypothèses terrifiantes – mais non certaines - quand on se laisser aller à imaginer les hécatombes qu’elles sous entendent.
 
Ce que l’on peut par contre considérer comme certain, c’est que les tendances enregistrées depuis deux siècles, tant en terme de croissance scientifique et technique que d’accroissement des richesses produites et de croissance démographique, ne seront pas maintenues. Une vraie rupture s’annonce - malgré nos efforts dérisoires pour modifier nos modes de vie -, fruit de notre aveuglement en matière de démographie.
 
Et le capitalisme n’y est pour rien ! A moins de considérer que la croissance démographique ne soit un pur produit du système capitaliste auquel cette croissance n’a pu que profiter ! Le capitalisme s’effondrerait donc sous le poids de ses propres œuvres (la population mondiale) – comme certains ne manqueront pas de le souligner avec satisfaction, à défaut de trouver dans les « œuvres saintes » marxistes les références appropriées.

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31 réactions à cet article    


  • plancherDesVaches 22 avril 2009 10:25

    Je me permets de compléter vos informations...
    - les 250 personnes les plus riches de la planète possèdent autant que les 2,5 milliards les plus pauvres (d’où une répartition qui n’a rien à voir avec la loi des 20/80)
    - vous vous croyez « nantis » avec quelques millions de richesse personnelle : dites-moi ce que cette somme représente face aux 40 milliards « officiels » des plus grosses fortunes.
    - nous sommes mieux soignés par les avancées des sciences appliquées à la médecine (et par la PART de richesse consacrée qui aurait pu être plus ou moins importante, sans rapport avec la masse de richesse totale)
    - l’« argent » virtuel créé par simple impression de papier nous a permis d’augmenter la production de biens matériels... mais voyez ce qui ce passe lorsque ce virtuel ne peut plus être valorisé.

    Enfin, ne vous inquiétez pas pour la démographie. 1929 a donné 1939. Il n’y a pas de raison qu’on ne sache pas faire moins bien que la dernière fois.


    • GéraldCursoux Cursoux Gérald 22 avril 2009 10:48

      Je vous suggère de lire mes autres articles parus sur AgoraVox.


      • Kalki Kalki 22 avril 2009 11:14

        C’est quoi le seuil de pauvreté ?

        C’est quoi le seuil de richesse ?

        Avoir un boulot ? perdre sa vie à la gagner et ne pas avoir le temps pour sa vie ?

        Franchement il faudrait un peu de ce coté là, croyait vous qu’on « Travaille » , que l’humanité à toujours travaillé depuis toujours autant que de nos jours...

        J’aimerais bien une petite étude concrète.

        Cela ne m’étonerrais pas voyez vous que c’est dans notre aire que l’on travaille le plus en heure par semaine réél, absolu, sous d’autre condition inhumaine.

        Une sorte d’esclavagisme mondial ... c’est beau le progrès.

        Alors c’est quoi la pauvreté ou la richesse ?
        Etre ou ne pas être ? un rouage deshumanisé, dépersonnifié ?

        Un etre humain robot, qui ne doit faire que comme les robots, produire, c’est son seul but, et c’est tout ce que l’élite, la caste supérieur lui demande et lui impose.


        • Kalki Kalki 22 avril 2009 11:16

          La pauvreté peut etre humaine, social, sociétal, spirituel culturel.

          A quoi bon vivre plus longtemps si c’est pour travailler a plein temps, à pleine vie.


        • Kalki Kalki 22 avril 2009 11:20

          On pourra jamais battre le Capitalisme,  : c’est sur c’est le meilleur système pour PRODUIRE et faire PRODUIRE, et faire croire au rouage que PRODUIRE c’est la vie.

          Est ce que c’est le but de la vie et de la société ?

          Est ce que c’est le critère de richesse d’une société ? ( a ne pas confondre avec la richesse des individu qui la composent)

          Est ce que c’est le critère de richesse et de bien-etre des individus vivant dans la société ?


        • marcel 22 avril 2009 11:27

          ("D’autant qu’on se refuse à la poser, les démographes restant d’un optimisme béat : « on peut les nourrir » disent-ils devant cette perspective d’un doublement de la population, façon d’éluder la question.)« 

          Vous parlez sûrement de cette vieille pleureuse onusienne de Ziegler porte parole de la FAO
          ( division de la très »crédible " ONU) affirmant que l’agriculture biologique pourrait nourrir 12 miliards d’habitants ou du démographe bisounoursien Lebras .

          L’avenir s’annonce malthusien (population trop nombreuse et cressources en diminution ).


          • Marsupilami Marsupilami 22 avril 2009 11:28

            @ L’auteur

            Il y a quelque chose que je ne pige pas : comment peux-tu écrire en préambule que « du fait du développement technologique - donc du système capitaliste », etc., et conclure par « Et le capitalisme n’y est pour rien ». Si c’est lui qui est à l’origine de ce ratio nantis/pauvres, il est pour quelque chose dans le cataclysme démographique qui nous guette, il en est même la cause principale... Sinon, intéressant article.


            • LE CHAT LE CHAT 22 avril 2009 11:41

              ceux que tu appele des nantis dans certains pays sont au niveau de crève la faim pour d’autres , il n’y a pas de moyenne mondiale pour ça !


              • Mycroft 22 avril 2009 11:42

                J’aimerai bien une preuve que le capitalisme est source de progré technologique ( l’éducation de masse associé à un déclin des religions parait être une hypothèse plus crédible).

                Sinon, vous estimez à 5 milliard le nombre de nati que la terre peut porter, vous faites fausses route, divisez donc par 2 ou 3 ce chiffre, sachant qu’actuellement, la terre nous « fais crédit » (mais finiraun jour ou l’autre par être en faillite). Certes, comme toujours, les scientifiques vont tout faire pour nous sortir du mauvais pas dans lequel on se trouve, mais il faut éviter de faire preuve d’un optimiste stupide et de faire le paris qu’ils vont y arriver à temps sans que nous n’ayons à faire des sacrifices. A commencer par restreindre la natalité et par mettre fin à l’acharnement thérapeutique.


                • plancherDesVaches 22 avril 2009 12:02

                  « la terre nous « fait crédit » »
                  Effectivement. Mais il n’y a pas QUE la terre.
                  Les gouvernements sont en train d’endetter les générations futures. Ainsi, nous vivons sur le dos de nos enfants.
                  Principe libéral : gain immédiat privé sur endettement de la population déjà pauvre.

                  « A commencer par restreindre la natalité et par mettre fin à l’acharnement thérapeutique. »
                  Ouais : tous Chinois.
                  On sent bien dans cette réflexion une envie d’avoir la planète pour soi. Mais dites-moi... : vos parents pensaient ça aussi en vous concevant.. ???


                • Mycroft 22 avril 2009 14:53

                  Sous entendez vous que c’est une faveur qu’on fait au génération future en leur imposant la vie ? Que d’avoir un enfant, acte égoïste et irresponsable s’il en est, est une bonne chose pour l’enfant en question ? Car c’est un peu la seule interprétation qui me vient à l’esprit en lisant votre poste. Et elle me choque, je dois vous l’avouer.

                  Les enfants non née ne demandent pas à vivre. Ne pas les faire naître n’est donc pas une volonté égoïste de s’approprier la planète, mais simplement du pragmatisme. On a pas de place pour eux, et eux n’ont aucune raison de venir. Limiter la natalité, c’est du gagnant-gagnant, les seuls perdant étant les fanatique de la natalité, organisation religieuse en tête. 

                  Les chinois appliquent en effet une bonne mesure en limitant les naissance (même s’il faut être près à assumer les conséquence, notamment en terme de retraite). Ce n’est pas parce qu’une dictature applique une loi que la loi en question est mauvaise.

                  Pour la dette vis à vis de nos enfant, je n’aime pas vraiment cette façon de diviser l’humanité, que ce soit en génération, en nation ou autre. De plus, il est un peu absurde de considérer qu’on peut avoir une dette vis à vis d’un groupe de personne qui n’existe pas, et qui pourrait ne pas exister.


                • plancherDesVaches 22 avril 2009 15:07

                  Veuillez ne pas suivre votre raisonnement jusqu’au bout. Car vous l’appliquez sur vous-même vous porterait préjudice.
                  « et qui pourrait ne pas exister »
                  Ite, missa est.


                • Mycroft 22 avril 2009 15:36

                  Pouvez vous préciser votre intervention, elle n’a rien de claire ou d’explicite.


                • plancherDesVaches 22 avril 2009 17:14

                  Vous, par contre, c’est trés clair :

                  « Ce n’est pas parce qu’une dictature applique une loi que la loi en question est mauvaise »

                  Allez vivre en dictature, vous m’en direz des ... oui, non, vous ne pourrez rien dire. Excusez-moi par avance.


                • Mycroft 22 avril 2009 17:26

                  J’ai passé un certains temps au Vietnam, qui est une dictature comparable à la Chine, je crois. Et on peut y dire des choses. Moins qu’en France, je le reconnais. Néanmoins, ce n’est pas parce que le Vietnam est une dictature que tout, là bas, est à jeter.

                  La question n’est pas de savoir si il faut défendre les dictatures (à mon avis, non, ce n’est pas une bonne façon de gouverner) mais bien de savoir si, sous prétexte qu’une dictature applique une loi, cela rend la loi mauvaise. La réponse, de toute évidence, est bien sur non. Vous bottez en touche par votre remarque, mais n’attaquez pas le fond du problème.

                  Pouvez vous donc éclaircir vos propos et montrer en quoi une telle mesure est mauvaise (l’argument « les chinois le font » étant assez peut recevable, je pense l’avoir montré).


                • thomy03 22 avril 2009 12:01

                  J’ai entendu récemment des scientifiques expliquait que d’ici 2020-2030, les ressources naturelles disponibles sur notre planète seront insuffisantes pour subvenir à nos besoins. Dans ce cas là qu’advientra-t-il de notre espèce ?
                  @ l’auteur,
                  Je pense que tous les systèmes politiques ou bien économique comme marxiste investissent dans la recherche et le développement. Donc le développement technologique n’est pas nécessairement le résultat du capitalisme. Le capitalisme a accéléré ce développement.
                  Personnellement les avancés technologiques qui se profilent à l’horizon vont remettre en cause les modèles économique actuels. Notamment le cas des nanotechnologies. Les questions que le monde devrait se poser est : Dans quel direction allons nous ? Que voulons nous ? Que cherche-t-on ? Des questions simples et pourtant complexes à en trouver des réponses.


                    • frédéric lyon 22 avril 2009 13:41

                      Ce qu’on appelle « capitalisme » c’est en fait l’élan vital, et quand on le débride on obtient des résultat parfois étonnants.

                      Demandez aux Chinois, ce qu’ils ont accompli depuis l’abandon de l’économie dirigée est phénoménal. Le développement de l’Economie Chinoise depuis le changement de pied effectué, sans crier gare, par les enfants de Den Xiao Ping est la preuve la plus récente de la supériorité du système de l’économie de marchés, que l’on nomme trop souvent par ce barbarisme qu’est le mot « capitalisme ».

                      Bon et maintenant, ce n’est pas parce que l’économie de marchés a révélé son incontestable supériorité, qu’il faut se lancer ausitôt dans des prévisions à la Madame Soleil.

                      Il est en effet à prévoir que l’économie de marchés, grace à sa souplesse et à son adaptibilité, saura trouver son chemin.

                      Ceux qui prévoit sa chute sont comme les Témoins de Jehova, qui annoncent la fin du monde pour demain, mais qui doivent sans cesse repousser l’échéance.

                      Les prophètes de malheur ne sont jamais assez prudent !

                      Mais il est vrai qu’ils s’en fichent car, dans le fond, il ne s’agit pas pour eux d’avoir raison, il s’agit pour eux de se repaitre de leurs fantasmes et ce qu’ils cherchent ce n’est pas la vérité, mais une jouissance masochiste. 


                      • GéraldCursoux Cursoux Gérald 22 avril 2009 18:48

                        Le capitalisme c’est de répartir une richesse entre consommation et investissement pour obtenir avec cet investissement de nouvelles richesses. C’est comme l’agriculture : il ne faut pas tout consommer pour pouvoir planter... La question de savoir qui détient le capital relève de choix politiques, mais capitalisme d’Etat ou capitalisme privé, c’est toujours du capitalisme. La question du marché ou de l’économie planifiée est encore une autre question. Mais on sait que la planification totale est impossible (système soviétique), et que le marché doit être régulé (crise actuelle).
                        On est devant une problématique nouvelle avec les contraintes écologiques et démographiques. Les premières sont prises en compte, pas les secondes. D’où mon papier.


                      • thomy03 22 avril 2009 14:27

                        @ frédéric
                        Je suis tout à fait d’accord avec toi. Il est vrai q’un retour au proctectionnisme mettrai à mal l’économie chinoise. Celle-ci d’ailleurs fait l’éloge du libre échange, elle qui auparavant prônait un communisme sans faille, « un comble ». Dès lors la Chine qui n’exportera plus devra se tourner vers son économie intérieur. Un investissement considérable qui renforcera la haine envers l’occident. Voilà le danger
                        Maintenant au sujet du « capitalisme », la question est de savoir si nous devons passer d’un capitalisme sauvage, producteur, industriel et rentier vers un capitalisme cognitif, sur la base capital-savoir ?
                        En effet, les nouvelles technologies permettent des rendements croissant et non décroissant. Cela bouleverserai les lois économiques actuelles (http://www.internetactu.net/2008/11/04/prospectic-212-strategies-pour-les-nanosciences-et-les-nanotechnologies/).


                        • Mycroft 22 avril 2009 14:52

                          Heuuu, en quoi communisme et protectionnisme sont il liés ? Une des base même du communisme, c’est l’international, donc l’ouverture au monde.

                          D’ailleurs, il est logique de penser que, bien plus que le succès du capitalisme, l’amélioration de la situation en chine est due à l’arrêt du protectionnisme.


                        • GéraldCursoux Cursoux Gérald 22 avril 2009 15:11

                          Il n’y a pas de différence entre économie capitaliste et économie socialiste : ce sont les mêmes mécanisme d’investissement et de retour sur investissement pour produire des biens et des services. Le système soviétique ce n’était que du capitalisme, avec le capital détenu par l’Etat. Et comme l’Etat était aux mains de communistes ignorants et cupides le système s’est cassé la figure. Les dirigeants Chinois sont de vrais capitalistes.


                          • thomy03 22 avril 2009 15:38

                            Je me suis effectivement trompé, je voulais dire capitalisme d’état et non communisme. En effet, le communisme une belle idée mais utopique dans un monde tel que le notre, où l’homme et bien trop égoiste pour partager ses richesses.


                          • bobbygre bobbygre 22 avril 2009 16:27

                            Vous partez du postulat que les gens comme Ziegler et bien d’autres nous racontent des fadaises. Pour ma part, je n’en sais rien.

                            Peut-être que si un jour, les citoyens, ou du moins une organisation transparente, mondiale et démocratique, se penchait sérieusement sur la question, on pourrait obtenir une réponse définitive mais en tout cas, sur le principe, je ne vois pas en quoi l’hypothèse de Ziegler est absurde.
                            Nos ressources agricoles sont actuellement trés MAL gérés, c’est un fait : on épuise les terres, on ne gère pas les ressources écologiques, on pollue et on stérilise des surfaces de terre cultivable par régions entières, on gaspille des quantités invraisemblable de nourriture à tous les maillons de la chaine de production/distribution donc oui, en continuant comme on le fait, il est certain qu’on va vers une grosse pénurie alimentaire mondiale mais il est dommage dans votre article, de ne pas envisager la possibilité d’une refonte totale de notre agriculture.

                            Par les temps qui courent, il ne faut éliminer aucune hypothèse et peut-être que Ziegler a raison : le problème, ce n’est pas la démographie, mais la gestion de nos ressources agricoles !


                            • Mycroft 22 avril 2009 17:18

                              En même temps, la nourriture n’est absolument pas la seule chose dont on a besoin. On doit pouvoir vivre, non simplement survivre. Pour cela, on a pas seulement besoin de nourriture, mais aussi d’autre ressource qu’on consomme en trop grande quantité.

                              Nous avons tout à gagner (et quand je dis nous, je parles de l’humanité dans son ensemble) en acceptant de limiter l’accroissement de la population, voir en la réduisant petit à petit par non renouvellement des génération. En parallèle, il faut évidement que le but de la médecine soit de prolonger la vie (c’est à dire la période durant laquelle le corps et l’esprit son en phase) et non la simple survie (augmenter l’espérance de vie quitte à faire de nous des légume tout juste bon , ce qui se fait actuellement).

                              Ce qui ne signifie pas évidement qu’on ne doit pas non plus améliorer nos méthode de production et modifier nos façons de consommer, pour ainsi vivre en ayant une marge de manœuvre.

                              En dessous d’une certaine masse critique, l’humanité ne maîtrise pas réellement son environnement. Il n’y a alors pas assez de personne pour réaliser tout les travaux nécessaires. Cette masse critique est dépassée depuis longtemps, et même largement dépassée. L’idéal serait de s’en rapprocher (en se laissant évidement une marge de manœuvre histoire de ne pas risquer de tomber en dessous de la masse critique en cas d’épidémie).


                            • bobbygre bobbygre 22 avril 2009 17:43

                              Je comprends l’essentiel de vos arguments mais là où je décroche c’est sur ce point : « Cette masse critique est dépassée depuis longtemps, et même largement dépassée »
                              Comment pouvez-vous l’affirmer ? Il me semble qu’on est incapable d’évaluer une telle chose car (je me répète dsl) nos méthodes de production/distibution actuelle ne sont absolument pas raisonnables et optimisées (enfin, optimisée si mais seulement du point de vue financier).


                            • Mycroft 23 avril 2009 01:29

                              Je parlais de masse critique en dessous de laquelle nous ne sommes pas assez nombreux, c’est à dire le nombre de personne nécessaire pour faire tourner la planète. Je pense que cette masse critique est dépassé, sinon, on aurait pas de chômage. Actuellement, on est suffisamment nombreux pour que certains ne fassent rien sans que ça pause problème.

                              Je ne peux en effet pas affirmer que la masse critique supérieur a été dépassée, même s’il est vrai que dans l’état actuelle de nos technologie, on consomme plusieurs terre en occident. On peut en effet parier sur un progrès technologique et scientifique, mais c’est faire preuve de trop d’optimisme à mon gout, mieux vaux prévoir au pire cas et donc prendre des mesures en parallèle de la recherche scientifique.


                            • donino30 donino30 22 avril 2009 20:54

                              Cela m’a toujours stupéfait de voir les médias et politiques de tous bords se réjouir avec un large sourire de la bonne courbe démographique de ces dernières années pour notre pays. Bonne pour qui ? Bonne pour quoi ? Pour l’avenir des ressources de la planète, certes non. En quoi cela peut il être bon pour la communauté ? Pour l’équilibre des comptes sociaux peut être, c’est la seule explication. Une sorte de pyramide de ponzi avant madoff, le système a un besoin vital de renouvellement voir d’accroissement de la population pour subsister. Car sans cela, franchement qu’est ce qu’on s’en tamponne que la population d’un pays stagne ou régresse...

                              On en vient à cette triste conclusion, que la seule motivation d’un encouragement de la démographie est de payer les retraites à venir, et de manière générale de s’occuper de se propre génération quand elle ne pourra plus subvenir à ses besoins. Donc un sentiment purement égoïste, loin de toute considération écologique ou même économique.


                              • paul muadhib 23 avril 2009 11:38

                                quelques chiffres de densite de population.
                                place ----- pays---------------habitants/km2
                                -1 monaco 16235
                                -3 vatican 2093
                                -7 bangladesh 1002
                                14 pays bas 395
                                17 japon 335
                                18 inde 329
                                32 royaume uni 247
                                33 allemagne 231
                                53 chine 136
                                65 france 112
                                121 iran 41
                                142 USA 31
                                177 russie 8.4
                                voila..........
                                le capitalisme dans ma vision du monde est la depuis le debut, malgre les complexitees intellectuelles pour nous cacher l essentiel, il s agit simplement du profit comme motivation unique impose a tout le monde. ce capitalisme , cette notion de profit est partage par l immense majorite des humains,je dirais 99% sauf si l on n est pas gagnant. en disant cela je veux etre dans le constat pas dans la dualite bien/mal qui ,selon ma vision, ne fait rien avancer.
                                bcp d articles sur le nombre d humain sur cette planete. probablement cree par la peur.
                                et oui l occidental est en perte de vitesse en nombre.
                                Sachant la sagesse millenaire de l humain , on peut se poser des questions sur un futur genocide...
                                plancher des vaches et kalki me semblent avoir dit l essentiel de ce que je ressens ,je les plussois donc.
                                salutations.


                                • GéraldCursoux Cursoux Gérald 5 mai 2009 12:11

                                  Oui. Nous sommes devant deu x défis : le défi écologique (au sens le plus large), et le défi démographique. On ne peut pas faire face au premier en ignorant le second. D’autant que c’est la démographie qui commande tout. Mais aujourd’hui, parler de démographie n’est pas politiquement porteur. On a l’air d’un vieux con admirateur de Malthus...

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