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Capitaliste... anticapitaliste ?

La crise est là, en France, profonde depuis plusieurs trimestres ! Elle touche un grand nombre d’agents économiques et notamment les plus fragiles. Beaucoup crient haro sur le capitalisme, car il serait à la base de tous les maux de notre société. Alors, certains rebondissent sur cela pour créer un parti anticapitaliste. Quand on parle d’anticapitaliste et donc aussi de son contraire, le capitaliste, de quoi parle-t-on ?

Le capitaliste ?

 
Le terme de capitaliste trouve sa racine dans le mot capital qui exprime l’ensemble des biens possédés par un agent économique et principalement, dans le langage courant, les biens monétaires, c’est-à-dire ceux en monnaie sonnante et trébuchante. Dans le détail, il s’agit aussi des biens matériels et immatériels, mais … passons, pour simplifier le propos.
 
Donc, le capitaliste est l’agent économique qui dispose de capitaux. Et, comme toute personne disposant de capitaux, de fonds, si minimes soient-ils, il se doit de les faire fructifier s’il ne veut pas les voir rogner, mois après mois, par la simple usure du temps qui s’écoule et par l’inflation.
 
Parmi les nombreux moyens que le capitaliste a de tirer un revenu de ses capitaux, il y a celui qui consiste à les apporter à une entreprise pour lui permettre de se développer, d’acquérir des moyens de production et, in fine, de créer des postes de travail et … des emplois. C’est dans ce cas très précis que la société parle de capitaliste et aussi de son corollaire en termes de modèle économique, le capitalisme.
 
Jamais le terme de capitaliste n’est employé pour désigner un agent économique qui place ses capitaux sur des comptes à terme ou des comptes d’épargne réglementée.
 
Donc, soyons clairs, le capitaliste est bien celui qui a l’appropriation, grâce à ses moyens financiers, du capital technique, c’est-à-dire du capital fixe de l’entreprise, représenté par des moyens de production tels que : les bâtiments, les terrains, les machines, les matériels divers, les brevets, etc. Au niveau comptable, le capitaliste est celui qui permet de financer l’actif immobilisé et aussi … le fonds de roulement.
 
A partir de ce postulat – largement développé par Karl Marx dans le livre I de Capital en 1867 et aussi, bien avant lui, par Adam Smith dans Richesse des nations, cent ans avant, en 1776 – on peut admettre facilement que, pour qu’une entreprise fonctionne, il lui faut nécessairement un minimum de capital technique, immobilisé, et donc un capitaliste pour le lui financer. Ne serait-ce que pour acheter un téléphone, un bloc de papier, une gomme et un crayon.
 
Le bourgeois ou l’Etat ?
 
Personne physique ou personne morale, qui se cache derrière l’agent économique dénommé capitaliste ? 
 
Selon le modèle de société dans lequel on se trouve, le capitaliste sera issu :
 
1° soit de la sphère privée et portera alors le nom de capitaliste, tout simplement ou d’apporteur de capitaux ou de capitaliste risqueur. Mais, pour certains, il sera quand même affublé du terme péjoratif de capitaliste suppôt du grand capital.
 
2° soit de la sphère étatique et sera alors le symbole d’un système dirigiste ou collectiviste. Pour certains, il sera représentatif de l’appropriation normale, par le prolétariat, des moyens de production, comme dans les Etats communément appelés : démocraties populaires.
 
3° soit d’un mixte des deux. Il sera alors la pierre angulaire d’un modèle nommé : économie moderne et sociale de marché. Pour certains aussi, ce sera le symbole de l’Etat providence. Mais, pour d’autres, partisans d’un Etat omniprésent dans le financement du capital technique de l’entreprise, ce modèle sera quand même celui d’un capitalisme pur et dur.
 
Alors, prôné un anticapitalisme, cela veut dire quoi ? Etre contre le capitalisme privé ? Etre contre le capitalisme d’Etat ?
 
Anticapitalisme, comment ce modèle fonctionne sans capitaux ?
 
Si l’on supprime le capitalisme privé, il faut dire comment, celui restant, le capitalisme d’Etat, fait pour faire des profits et disposer des capitaux nécessaires à la modernisation de son outil de production, sans parler de son achat initial ?
 
Il semble, a priori, difficile de vivre dans un système économique où l’achat, comme le renouvellement de l’outil de travail et sa modernisation, n’existent pas. Ceux qui sont allés à Cuba, ont pu constater, in situ, où conduit le capitalisme d’Etat. Une grande partie de l’actif immobilisé de ce pays, n’a pas été changé depuis presque un demi-siècle.
 
Malgré ce constat peu rassurant sur le capitalisme d’Etat, il semble entendu que, quand on parle d’anticapitalisme, il faille comprendre, bien que cela semble absurde, la suppression totale du capitalisme privé. Sinon, les mots n’ont plus de sens !
 
Sans profit, les capitaux doivent forcément tomber du ciel !
 
La question précédente conserve toute son actualité : comment le nouveau capitaliste, qui veut se passer du privé, fait-il pour acquérir puis ensuite maintenir son outil de production compétitif, sans prendre une part du profit … de ceux qui sont chargés de le faire fonctionner ? Profit que Marx appelle "plus-value" et attribue d’ailleurs aux seules forces du prolétariat. Forces, qui doivent en être les uniques bénéficiaires, selon lui.

Absence de capitalistes : ni Marx, ni Engels n’ont vraiment apporté de réponse pour y remédier sur le long terme.
 
Marx a longuement posé et détaillé la question dans le premier livre de Capital, publié en 1867. Mais, malgré les seize années qu’il vécut ensuite, il n’y a jamais répondu. Il laissa le soin à Engels de le faire, tout seul comme un grand, dans les trois autres livres de Capital. Et, Engels n’a pas, lui non plus, apporté de réponse.
 
Ce qui est sûr c’est que, quand Marx dit "le capitaliste se condamne lui-même" il ne dit jamais vraiment de quel capitaliste il s’agit : du capitaliste privé bourgeois ou le capitaliste bourgeois d’Etat ? On sait aujourd’hui que le capitalisme bourgeois d’Etat n’a pas su répondre de manière optimale aux besoins de ses peuples et, il s’est effondré, laissant la place à l’autre modèle capitaliste.
 
L’ignorance des peuples est-elle une raison suffisante ?
 
Le capitalisme privé, bourgeois ou pas, même imparfait, reste le modèle vers lequel tous les pays désirent aller, quand leur peuple est libre de s’exprimer et de faire connaître son choix par les urnes, naturellement. Ce modèle ne subira pas, du moins à l’horizon visible, le même sort que le capitalisme d’Etat, car il est avant tout démocratique, flexible, diversifié, très atomisé et, n’est pas du tout monolithique, rigide et dogmatique. Même si, contrairement à Spinoza, l’anticapitaliste croit toujours que "l’ignorance des peuples est une raison suffisante" pour imposer son modèle !
 
Ainsi, le capitalisme privé, malgré une ou deux grandes crises par siècle, s’adaptera et se régulera comme il a toujours su le faire et, il continuera à attirer les peuples à la recherche d’outils qui créent de la richesse et non qui la détruisent plus ou moins lentement.

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Capitaliste... anticapitaliste ? Capitaliste... anticapitaliste ? Capitaliste... anticapitaliste ?



par Aimé FAY mardi 18 novembre 2008 - 188 réactions
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  • Par Michel Maugis (---.---.---.126) 18 novembre 2008 17:15
    Michel Maugis
    @ L´auteur

    Vous avez tout faux. Pourquoi ? Parce que votre finalité n´est pas la défense de la société, mais celle de votre petit boulot .
     
    L´utilisation d´un terme "racine" suivi du suffixe "isme" constitue une doctrine qui tourne autour d´une finalité, d´une raison d´être, d´un moteur qui régit la marche économique d´une société et de la planète dans ce cas prècis.
     
    Or, dès le départ vous évacuez la signification réel de ce "isme" pour faire du capitalisme une chose banale. Vous parlez de la racine "capital" pour éviter le pourquoi de sa concaténation au suffixe "isme" qui donne toute sa signification au mot "capitalisme".
     
    Le capital est l´ensemble des biens de productions, distributions et financiers d´une société. Ce capital existera toujours dans n´importe quel type de société qui se chargera de le maintenir à sa valeur constante, au minimum, de le transformer à valeur constante et de l´augmenter dans le but d´améliorer la productivité.
     
    Le capitalisme ne peut donc être ce que vous en dîtes, sinon il serait inéluctablement aussi les autres modes, comme le féodalisme, l´esclavagisme, "le socialisme" et même le "communisme" qui n´a encore jamais existé sous sa forme moderne. Car dans tous ces modes existait forcément un CAPITAL productif
     
    Il en est de même du suffixe "iste".
     
    Le capitaliste n´est pas celui qui "dispose de capitaux", mais celui qui possède des capitaux et en fera usage pour son intérêt personnel, indépendamment de savoir si cet intérêt personnel est bénéfique ou préjudiciable pour la société. C´est la raison de ce "isme".

    Votre choix du verbe "disposer" au lieu de "posséder" n´est pas innocente et témoigne d´une volonté de tromper, car dans toute société des hommes disposent du capital. Et le problème est si ils en disposent à leurs volontés ou non !!.
     
     Mode de production dont le fondement est la recherche de la maximisation de l´intérêt privé.
    Voilà une des définitions la plus exacte et concise du capitalisme, et qui contient en elle même la raison principale des maux de notre société que vous voulez maintenir par manque de conscience.

    Appelez cela par l´euphémisme "liberté" ne change absolument rien sinon à confondre et tromper les gens.
     
    C´est vraiment de la foutaise de dire que le capitaliste crée des emplois comme si cela serait sa finalité.  

    D´ailleurs la finalité d´une société n´est pas de travailler, mais de se subvenir, c´est à dire de se nourrir, d´être en bonne santé, de se loger, de se vêtir, de se distraire Le travail n´étant que le moyen propre à l´espèce humaine pour agir sur la nature afin d´améliorer en permanence ses conditions de vie.

    La finalité n´est pas de travailler plus, mais de travailler moins. Et une société qui parle " de travailler plus pour gagner plus" est une société qui avoue son incompétence, après des siècles de capitalisme et saccage des peuples à coups de meurtres et tortures. 

    Vous inverser les choses pour justifier le capitalisme que vous n´avez en rien défini en tante que "isme", c´est à dire mode de production.
     
    Si les principaux moyens de productions retournent à la nation, alors le "SUR TRAVAIL" qui est le terme général véritable et indépendant des "isme", est utilisé par la société en fonction des intérêts biens compris de celle-ci, et sous un control de celle-ci. Cela tient du constat que l´homme après des millénaires de communisme (primitif) avait atteint, sous celui ci, la capacité de produire plus que pour sa propre subsistance.

    Il est évident que dans le socialisme des hommes compétents élus pour leurs probité et dévouement , et non par leurs appartenance à une classe de possédants et chosis par les partis, DISPOSENT de ce sur travail pour l´utiliser en redistribution ou en investissement. C´est la démocratie véritable, c´est à dire socialiste et non bourgeoise, cette dernière étant celle de ceux qui se disent "démocrates" à tout bout de champ pour confondre les prélétaires, c´est à dire de ceux qui ne disposent pour tout capital que leurs propres forces de travail, générateur de "surtravail".
     
    Vous avez escamoté sciemment l´origine de la création de valeur, pour éviter de parler de l´éthique intrinsèque du capitalisme et du socialisme, et de la signification véritable de la démocratie.
     
    Vous avez donc tout faux quand vous dîtes "C’est dans ce cas très précis que la société parle de capitaliste et aussi de son corollaire en termes de modèle économique, le capitalisme"
     
    Le mode de production qui doit substituer le capitalisme est le socialisme.
    Dans ce mode, le CAPITAL existe toujours, mais ses moyens essentiels sont propriétés de la collectivité, de la nation qui se charge d´en redistribuer le "SUR TRAVAIL" pour les intérêts de la société et non de quelques individus dont le nombre est de plus en plus restreint. C´est la raison pour laquelle le suffixe "isme" est attaché à SOCIAL.
     
    Dans les deux modes de production, le capital et le social coexistent. La différence est "qui commande sur l´autre". Qui est le moteur ? Le social ou le capital ? Voilà la raison du "isme"
     
    Votre exemple de Cuba est non seulement biaisé mais faux.
     
    Car comme je l´ai dit, ce qui compte ce n´est pas le Capital qui est un moyen, mais la VIE des gens. Et Cuba qui subit un blocus terroriste depuis 50 ans et qui lui a coûté plus de 200 milliard de dollars, est classée la première au monde en terme de développement humaine en relation avec son produit national brut par habitant, par le PNUD. Cuba est classé comme le seul pays a économie soutenable et à meilleur niveau de vie qui permetterait que 0,9 planète terre suffirait pour que le monde entier ait ce même niveau.
     
    La logique et la bonne foi, ainsi que l´intelligence élémentaire, auraient dû vous contraindre à prendre des précautions en prenant Cuba comme exemple pour défendre votre capitalisme. Vous auriez pu aussi prendre d´autres pays de la région, qui au lieu de subir un blocus terroriste depuis 50 ans, reçurent des milliards de dollars d´investissements pour en sortir les richesses, mais qui ne peuvent toujours pas subvenir aux besoins élémentaires de ces habitants. Quels sont ces pays ? Des pays capitalistes en Amérique Latine, centrale et Caraibes. Comme Haiti, Nicaragua, Guatemala, Honduras, Bolivie etc..
     Pourquoi ne prenez vous pas ces pays pour votre démonstration de la nécessité de remplacer le capitalisme ? rassurez vous, les peuples de ces pays s´en charge, sans demander conseils à ces grands technocrates qui ne pensent qu´à leurs bénéfices à eux.
     
    Je vous prie de reprendre votre étude de ces grands hommes que furent Marx et Engels.

    Mais cette fois, en prenant comme finalité l´idée de s´instruire, de connaître la vérité, même si elle nuit à votre petit intérêt de larbin qui a vendu son âme au Grand Capital
     
    En un mot avec une éthique sociale.
     
    Michel Maugis
  • Par Michel Maugis (---.---.---.49) 18 novembre 2008 21:47
    Michel Maugis
    @ Gilles
     
    "Vous reprochez à l’auteur l’exemple de Cuba."
     
    Je reproche à l´auteur d´avoir pris Cuba comme exemple de la valeur du capitalisme par rapport au socialisme, alors qu´il aurait dû conclure exactement le contraire s´il n´avait pas été poussé par ses préjugés de technocrate du capitalisme qui se fout comme d´une guigne de la seule réalité qui compte : le Social.

    Que le capitalisme valorise le capital et le socialisme non, n´est pas une preuve de la supériorité du capitalisme.
    Il aurait pu prendre la valorisation du SOCIAL à Cuba par rapport au CAPITAL pour en déduire selon la même démarche intellectuelle, la supériorité du socialisme.
     
    Or cette valorisation eut été infiniment plus juste, puisque c´est la finalité objective de toute économie depuis le début de l´humanité. Non celle de construire des pyramides. Si cela était alors l´esclavagisme serait le meilleur mode de production.
     
    On en revient à la finalité de l´économie : SATISFAIRE LES BESOINS BASIQUES DU PEUPLE.
    Et seule l ´économie socialiste se propose de le faire en orientant les forces productives vers ce but.
    En fonction des ressources disponibles, et dans l´adversité du système capitaliste mondial et de sa presse idéologique qui envenime les esprits
     
    Et dans le contexte historique de Cuba, soumis à une guerre économique et souvent militaire depuis 50 ans, et en comparant sa performance sociale, la seule qui vaille, par rapport à des pays de la région, beaucoup plus riche en ressources naturelles, et beaucoup plus récepteurs du capital externe, on ne peut que reconnaître la victoire du socialisme sur le capitalisme.
     
    L´auteur n´a donc pas agi scientifiquement en jugeant le seul état du CAPITAL à Cuba, et en oubliant le capital de plus de 200.000.000.000 de dollars que Cuba n´a pas perçu par le seul fait du blocus et de ses conséquences.
    Il est d´ailleurs caractéristiques que tous les ennemis de Cuba et mêmes certains de ses amis évacuent d´un trait de plume les préjudices du Blocus. Les deux ouragans successifs qui viennent de secouer Cuba à coûté plus de 5 milliards de dollars. C´est ce que coûte le Blocus chaque année depuis près de 50 ans.

    A cela il faut ajouter la perte du marché socialiste qui à fait perdre à Cuba 70% de son marché extérieur et baisser de plus de 30% son PNB. Comment un petit pays a t´il pu survivre à une telle catastrophe ? Parce que son système social est infiniment supérieur. Les USA en ont profité pour endurcir le blocus pour étrangler le système économique.
     
    "mais prendre ce régime comme modèle induit forcément une réaction allergique qui fait le lien évident entre socialisme = oppression"
     
    Vous ne trouverez jamais dans la prose d´un marxiste, les expressions bornées de la presse bien pensante.
    Je n´ai jamais pris Cuba comme un modèle, comme je n´ai jamais pris le Guatémala de Jacob Arbertz, l´Iran de Mossa degh, l´Egypte de Nasser, le Vietnam de Hochi min , le Chili d´Allende etc.. pour des modèles qu´il faut suivre.
    Mais j´ai soutenu ou aurait soutenu tous ces processus sociaux et révolutionnaires. Pour un marxiste, la notion de modèle n´existe pas. Marx n´a jamais dit comment faire pour construire le socialisme. Il a seulement montré le critère principal qui détermine les modes de production. LA PROPRIETE !
     
    Il faut vraiment se prendre pour une sommité pour critiquer les situations intérieures de pays révolutionnaires sur la seule base de sa propre culture forcément restreinte. Vous me verrez jamais critiquer la Chine, la Russie ou tout autre pays à partir de ce que nous abreuve la presse dite "libre", c´est à dire celle enchaînée au capital US et occidental.
     
    La seule base possible pour juger les pays est leurs actions dans le cadre du droit international, la démocratie internationale, le respect des lois internationales, l´œuvre en faveur de la paix, etc…
     
    Je défends Cuba, parce qu´elle est IRREPROCHABLE sur cette seule base, comme le confirme l´ensemble de la presse à ne jamais dire où exactement elle ne le serait pas.
     
    Vous dîtes qu´a Cuba il y a de la répression !! Quelle répression ? La répression du proxénétisme ? De la Pédophilie’. De l´aide à l´ennemie terroriste ?. De quelle répression parlez vous exactement ?
     
    Je ne raisonne pas avec les tautologies du "libéralisme". Pour trouver de la répression en Amérique Latine, Cuba est bien le dernier pays où chercher. Je vis au Chili, qui n´est pas le plus répressif, et il y a infiniment plus de répression qu´à Cuba. Il y deux jours encore, j´ai été pris entre 2 "guanacos" ces espèces de "Kasher" géants qui projettent de la flotte sur les manifestants. A Cuba il n´y en a pas, car les étudiants n´ont aucune raison de manifester contre le régime.
    Quand CNN et les média occidentaux ont montré une brigade anti émeute à Cuba ?
     
    Cuba est un pays qui fait sa révolution depuis 50 ans. Le passage d´un mode économique à un autre paraît toujours répressif pour ceux , internes ou externes, qui n´acceptent pas ce changement révolutionnaire. Pour ceux qui préféreraient le capitalisme, à la condition évidente qu´ils soient de cette minorité qui en profiteraient aux dépends de l´immense majorité.
     
    A Cuba, il n´y aucune répression de ceux qui respectent les lois . Pour les autres il y a la justice et ses conséquences.
     
    Aucune personne n´a encore été capable de critiquer ou condamner les lois cubaines, ou n´a été capable de prouver qu´elles n´étaient pas respecter.
     
     
    Juger Cuba à partir de ce qu´en disent ses véritables amis, et non de ce que vous croyez êtres les véritables "socialistes".
     
    Quant au système électif cubain, je le trouve le meilleur du monde. A Cuba aucune possibilité qu´un homme de la CIA, un arriviste, une ordure du genre de Bush ou Blair, arrive au pouvoir. Il faudrait en premier lieu qu´il se fasse élire dans une simple réunion de quartier comme candidat à un poste électif.
     
    Franchement, entre nous : pouvez me dire dans quel réunion de quartier aurait pu être désigné un Zarkosi ?
    Ou un "philbrasov ?
     
    A Cuba c´est le peuple qui gouverne à travers des personnes très compétentes et surtout d´une très haute intégrité.
     
    Michel Maugis
  • Par Gilles (---.---.---.169) 18 novembre 2008 15:33
    Gilles

    "il semble entendu que, quand on parle d’anticapitalisme, il faille comprendre, bien que cela semble absurde, la suppression totale du capitalisme privé. Sinon, les mots n’ont plus de sens !"

    On pourrait aussi voir dans l’anticapitalisme contemporain, non pas la volonté d’en finir avec le capitalisme privé, mais en finir avec sa répartition inégale, avec la spoliation de la majorité de la plus value par une infime minorité, et surtout, avec cette inertie qui pousse toujours plus loin la concentration du capital dans les mains d’une poignée de "capitalistes" bien gras.

    Quand Marx disait que "Le capitalisme porte en lui les germes de son auto destruction" il faisait référence à cette inertie concentrationaire qui pousse le capitaliste (petit ou gros) à la plus vile des rapacités en oubliant le bon sens commun et contraire même au dévelopement et à la stabilité du système capitaliste sur le long terme ; d’où les crises (économiques, écologiques), les révolutions, les destructions et même les guerres

    En ce sens le système capitaliste est par nature instable. Ce qu’on bien compris les "idéologues" de l’Etat providence dés le début du XXem, encore voici peu villipendé par ceux qui voulaient réintroduire de l’autorégulation admasmithienne partout.....

    On pourrait aussi gloser longuement sur les valeurs anti-sociales, anti-humaine véhiculées par un système capitaliste qui supplantent toutes les valeurs qui ont permis à l’humanité de sortir de ses grottes par l’unique valeur érigé en DOGME : la quête du profit.

    Parmi les plus éclairés du mouvement anticapitaliste, un partage des richesses équitable et cohérent, garantis par un etat démocratique, toujours dans un cadre capitaliste, serait amplement suffisant. Aprés tout que le capital soit réparti amplement parmi tous les acteurs (j’ai pas dit également, attention) au lieu d’être ultra concentré, ne devrait pas changer la nature et la performance du développement économique

  • Par MarcDS (---.---.---.146) 18 novembre 2008 15:52
    MarcDS

    Vous écrivez "le capitaliste est l’agent économique qui dispose de capitaux." Evidemment, en tronquant la définition du capitaliste de telle façon, la conclusion s’impose d’elle-même : le capitaliste est LE maillon essentiel de tout système économique, il est impossible de s’en passer, il fait partie de l’ordre naturel des choses.

    Une définition plus complète (et plus honnête) du capitaliste serait "le capitaliste est l’agent économique qui dispose de capitaux, et dont le but est de maximiser leur rentabilité en vue d’une accumulation de richesses personnelles". Ceci le fait sortir de la catégorie "bienfaiteur de l’humanité" pour le rapprocher de la catégorie "parasite", non ?

    Bien essayé quand même ! smiley smiley smiley

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