@ Linz
"Les incidents et les
défaillances qui ont marqué la centrale Superphénix depuis son démarrage
ont limité à 30 mois au total la durée de son fonctionnement entre 1986
et 1994, et le réacteur n’a été couplé au reseau que durant environ 10
mois ."
Ecoutez je vous propose d’effectuer une recherche avec votre navigateur sur ce lien (rien de moins officiel) pour retrouver les passages suivants :
"Les périodes d’exploitation sont en
conclusion les suivantes : de janvier 1986 à mai 1987 (17 mois), d’avril
1989 à juillet 1990 (15 mois), d’août à décembre 1994 (5 mois) et de
septembre 1995 à décembre 1996 (16 mois), soit, au total 53 mois,
pendant lesquels la production cumulée d’électricité atteint 8 milliards
de kWh."
"Le bilan d’exploitation établi par NERSA
sur 11 ans, de janvier 1986 à décembre 1996, fait état de 25 mois
d’arrêt pour remise en état suite à des incidents"
"Nous considérons, par contre, que c’est un
déni de justice que d’imputer aux défaillances de l’installation les
54 mois d’arrêt dus aux procédures administratives, ce qui ramène les
difficultés de cette installation prototype à des valeurs plus
raisonnables."
Ces passages sont des copiers/collers du texte.
Bilan :
* 53 mois d’exploitation, 25 mois de réparation et 54 mois de procédures administratives
Une remarque : pour un prototype, il est prévisible que le taux de disponibilité augmente avec le temps, au fur et à mesure de la résolution des problèmes. Tronquer les résultats comme vous le faites est soit une erreur, soit de la manipulation.
"Libre à vous d’y voir une vision enthousiasmante du
futur du réacteur ! Vous noterez que sa pérennité est entachée de
doutes, son utilité aussi. Embêtant pour une centrale présentée par
ses constructeurs comme une tête de série industrielle !"
Mais oui, c’est enthousiasmant. Ses problèmes enfin réglés en 1997, il allait produire 1200 MWe, surgénérer le combustible, voire même consommer des actinides mineurs.
D’ailleurs, je ne suis pas le seul à être enthousiaste : les japonais, les indiens, les chinois utilisent et construisent leur propre superphénix. Ne pas le voir, c’est ca l’aveuglement.
"Il était si
peu crédible en tant que réacteur électrogène pour nos dirigeants que le
Premier Ministre M. E Balladur produisait un décret le 12 Juin 1994
transformant Superphénix en "réacteur prototype de recherche" , son rôle
électrogène devenant marginal. De plus il cessait d’être surgénérateur
devant fonctionner à terme en sous générateur . "
Linz, Linz, serais-je en train d’encenser Balladur ? Ou encore Beregovoy ?
Je cite, encore et toujours le même document :
"C’est pourquoi, en juin 1992, le Premier
ministre, Pierre Bérégovoy, subordonne le redémarrage de Superphénix,
bien que cela ne soit pas juridiquement nécessaire, à la réalisation
d’une nouvelle enquête publique et à l’étude par M. Hubert Curien de la
contribution que pourrait apporter Superphénix à l’incinération des
déchets."
"Le décret Balladur était ainsi le commencement de
la fin de ce réacteur raté, une étape vers son démantellement
inévitable."
Vous êtes magnifique Linz, dans vos contradictions. Un réacteur capable de produire 1200 MWe (l’équivalent de 7200 éoliennes de 2 MW, en prenant en compte la disponibilité et la durée de vie, ca en fait des tonnes d’acier à miner et transformer) en brûlant les actinides mineurs, c’est un échec
??? Un opposant antinuc tel que vous devrait se réjouir de cette possibilité qu’une fois "sorti du nucléaire" on puisse se débarrasser des déchets ????
Vous êtes décidément incompréhensible !
"A 60
milliards de F au moins."
Je cite :
Or, il faut rappeler les chiffres fournis
par la Cour des comptes : les charges liées à l’arrêt s’élèvent à 27,4
milliards de francs sur un coût global, comprenant l’arrêt, allant selon
les hypothèses connues de 59,8 à 63,5 milliards de francs.
En gros le coût de l’arrêt (perte d’investissement, électricité à fournir aux clients étrangers) se chiffre à la moitié de ce prix. Ceux qui ont décidé de la perte de la moitié des 60 milliards de F sont exactement ceux (suscités) qui ont décidé l’arrêt du réacteur. S’il y a un reproche à faire, il est à ceux qui, pour des raisons électorales ont accepter le chantage aux voix des Verts.
Cette citation mot pour mot de la cour des comptes montre qu’en arrêtant le réacteur, ont doublé le prix du réacteur. Assumez-le ! Assumez ce gâchis ! Ca ne devrait pas être difficile, d’assumer, si c’est pour une "noble cause" non ?
Pourquoi n’arrivez-vous pas à accepter que cette décision a coûté la majeure partie du prix du réacteur ???
"Votre haine de tout ce qui
est vert vous aveugle, Eloi. "
Oulah il y a plein de choses que j’aime dans l’écologie : le respect des générations futures, le contrôle de nos déchets, l’optimisation de l’utilisation des ressources, la conservation d’une belle planète vivante. Mais sûrement pas dans ce qui "est vert". Car ce qui "est vert", la définition est donnée par des personnes parfaitement non objectives et surfant sur la vague. Je ne les hais pas, vous savez, Linz : "ce qui est vert" m’attriste car il est triste de notre pays entraîné dans cette spirale de superficialité.