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Ce cher nucléaire

Au moment où les opinions mondiales se détournent petit à petit de l’option nucléaire, sous la pression populaire suite à la catastrophe de Fukushima, il serait temps de s’interroger sur le vrai prix du kilowatt nucléaire.

A la lumière d’un article paru dans « le Canard Enchaîné », qui évoquait le démantèlement de « super » Phénix, à Creys Malville, on apprenait que la facture allait être salée.

Cette installation prévue pour être révolutionnaire n’aura fonctionné que 176 jours en dix ans, avec un parcours parsemé de fuites et d’accidents divers.

Ce surgénérateur, heureusement abandonné en 1997, est en cours de « déconstruction » et celle-ci parait complexe puisque depuis 12 ans on n’a pas encore réussi à le vider totalement de son sodium, produit très instable puisqu’il s’enflamme spontanément au contact de l’air, et explose au contact de l’eau.

Sur cette vidéo on peut constater le résultat plutôt détonnant de quelques grammes de sodium mis en contact avec l’eau.

A Malville, il y en a 5500 tonnes, et aucun pompier dans le monde ne peut éteindre un feu de plus d’une tonne de sodium. lien

Alors pour neutraliser le sodium, on le fait tomber goutte à goutte dans un environnement d’azote afin de le neutraliser.

Aujourd’hui, au rythme de 5 tonnes par jour, le sodium est transformé en soude, puis coulé dans des cubes de béton, dont EDF nous assure qu’ils ne seront pas plus radioactifs qu’un bloc de granit.

On ne demande qu’à le croire.

Cela représente un millier de jours de travail, soit en comptant les jours fériés, au moins 4 à 5 ans de travail, si tout se passe bien.

En effet, s’il y avait un départ de feu de sodium on n’imagine pas ce qui pourrait se passer car tout le combustible nucléaire étant resté sur place, (14 tonnes de plutonium) la situation deviendrait délicate.

En avril 1994, à Cadarache le prototype de Superphénix, « Rhapsodie », que l’on tentait de vidanger, avait joué une bien mauvaise partition, provoquant la mort d’un homme. lien

Revenons à Malville.

Sa construction a couté 9 milliards d’euros, et le démantèlement, prévu pour finir en 2026, coutera entre 9 et 18 milliards d’euros, alors qu’à l’époque, comme le rappelle Isabelle Barré dans son article du « Canard », il était estimé à 900 millions d’euros. lien

Certes, cette centrale nucléaire n’est pas une centrale ordinaire, mais à la lumière des 58 autres réacteurs, on commence à deviner le prix du démantèlement de l’ensemble du parc nucléaire français.

Aujourd’hui EDF estime le démantèlement d’une centrale nucléaire à 260 millions d’euros, (lien) mais à la lumière de ce qui se passe à Malville, on serait tenté de rajouter un zéro au chiffre estimé, soit 2,6 milliards d’euros, pour une facture totale de 150 milliards d’euros pour tout le parc français.

Mais démanteler n’est pas tout, il faut encore s’occuper des déchets.

Rien qu’à Malville, il y aura 70 000 tonnes de béton plus ou moins radioactif, sans oublier les 14 tonnes de plutonium stockées sur place dans une piscine de refroidissement, plutonium dont 1 millionième de gramme inhalé suffit à provoquer un cancer.

En France, annuellement, ce sont 840 millions de tonnes de déchets qui sont produits, et 0,05 % de ceux-ci sont des déchets radioactifs, ce qui représente tout de même annuellement 16 800 tonnes, soit pour 40 ans  au moins 672 000 tonnes de déchets radioactifs. lien

A la fin 2007, l’Andra estime à 1 153 000 m3 la quantité de déchets radioactifs. lien

Bien sur, ils n’ont pas tous la même dangerosité, et il faut séparer les déchets issus du cœur des réacteurs, des autres déchets de faible à moyenne activité (matériaux contaminés). lien

La première centrale nucléaire française est celle de Chinon, dont l’exploitation a commencé en 1963, cela fait donc près de 50 ans que l’industrie nucléaire produit des déchets dont nous ne savons que faire.

Jusqu’en 1973, la France a rejeté à la mer 770 tonnes de déchets nucléaires. lien

Ils étaient dans des conteneurs en béton censés rester étanches pendant 500 ans, mais d’une part, certains déchets, notamment ceux contenant du plutonium ont une période (demi vie) de 24 000 ans, et la protection de béton parait bien illusoire, d’autant qu’il a été constaté que certains étaient fissurés ou ouverts 29 ans après leur immersion. lien

Après le tsunami de décembre 2004, des containers nucléaires ont refait surface en Somalie provoquant des « saignements de la bouche, hémorragies abdominales, infections dermatologiques, difficultés respiratoires…, tout cela porte la signature du nucléaire » lien

Ceux qui sont stockés à La Hague, sont dans d’immenses hangars qui ne résisteraient pas à la chute d’un avion (photos) avec, comme l’ont constaté des enquêteurs, des piscines de « refroidissement » peu ragoûtantes. lien

En 1981 un incendie s’était déclaré dans un silo de l’usine de retraitement. lien

Pour garantir le meilleur résultat possible, il faudrait limiter à 2 ou 3 kilos la matière radioactive dans une enveloppe de verre de quelques millimètres, au cœur d’une masse de béton d’un mètre cube, ce qui rend illusoire toute solution raisonnable lorsque l’on songe aux 672 000 tonnes de déchets à traiter.

Si l’on s’en tenait aux règles évoquées plus haut (3 kg de matière radioactive pour un mètre cube de béton) cela ferait théoriquement 224 millions de mètres cubes à stocker…mais ou ?

Certains préconisent l’enfouissement.

Mais, même en superposant ces cubes d’un mètre cube empilés par couches de 10, cela représente une superficie de 224 hectares définitivement perdus, soit une surface de près de 5 km de coté uniquement pour stocker des déchets de combustible nucléaire usé.

Comme certains déchets ont une période de 24 000 ans, ils seront dangereux pendant 100 000 ans et dans quel état sera le béton au bout de quelques milliers d’années ?

A cela, il faut ajouter les déchets du démantèlement : du béton, de l’acier plus ou moins contaminés…ce qui est une masse au moins 10 fois plus importante.

Le site d’enfouissement profond de Bure a déjà couté plus de 35 milliards d’euros. lien

Alors certains on évoqué la solution d’envoyer les déchets les plus dangereux dans l’espace.

Mais est-ce bien raisonnable ?

La fusée Ariane 5 peut charger près de 10 tonnes en orbite de transfert géostationnaire lien et chaque vol coute 160 millions d’euros. lien

Il faudrait donc plus de 67 000 envois dans l’espace afin d’évacuer le combustible usagé, soit une facture de 10 720 milliards d’euros, ce qui est totalement irréaliste.

Mais c’est sur le prix de la santé qu’il faut aussi se pencher.

En France, plus de 500 000 personnes meurent tous les ans, et pour un français sur trois, le cancer en est la cause, ce qui représente annuellement  150 000 français. lien

Or s’il est vrai qu’on ne peut pas imputer tous les cancers à la radioactivité, une étude internationale réalisée en 2003 par le CERR (comité européen sur le risque de l’irradiation) affirme que, depuis 1945, sur 123 millions de cancers dans le monde, la moitié d’entre eux est imputable au nucléaire. lien

On constate par exemple que le taux de leucémie autour de La Hague est en augmentation, même si officiellement ce résultat est attribué au hasard. lien

Selon une étude parue en 2007, l’impact de la maladie se situe dans une large fourchette entre 35 et 88 milliards d’euros. lien

Soigner un cancer coute entre 3000 et 6000 euros mensuellement et la sécurité sociale estime que le cancer lui coute 11 milliards d’euros (lien), ce qui n’arrange pas son déficit lequel a atteint en 2010 plus de 20 milliards d’euros. lien

Voila donc la facture théorique du nucléaire en France : 150 milliards d’euros pour le démantèlement, 10 720 milliards pour se débarrasser des déchets dans l’espace, et 11 milliards pour traiter les cancers, soit un total de 10 881 milliards d’euros.

Pour faire bon poids, il faut y ajouter le prix de fabrication de l’électricité nucléaire, qui est pour l’instant quasiment le seul à être répercuté sur nos factures d’électricité.

Et puis, dans ces calculs théoriques, les conséquences des accidents prévisibles ne sont pas prises en compte, et depuis Tchernobyl et Fukushima, on a une idée plus précise du prix d’une catastrophe.

Tchernobyl a couté plus de 500 milliards de dollars, et la catastrophe de Fukushima estimée, pour l’instant, à 130 milliards devant dépasser largement Tchernobyl, l’addition nucléaire commence à être lourde, et on sait d’avance qui devra la payer. lien

Ce qui n’empêche pas Eric Besson d’affirmer sans la moindre hésitation : « sortir du nucléaire coûterait cher, très cher à la France  ».

En attendant, les séismes récents qu’a connu le sud de l’Ardèche, entre Marcoule, le Tricastin, et Cruas-Meysse (lien) ont provoqué des fissures dans les murs de l’enceinte de confinement de la centrale nucléaire de Cruas Meysse (lien) et au Japon, le corium des trois réacteurs continue son petit bonhomme de chemin contaminant toujours plus l’eau, l’air, et la chaine alimentaire…

Comme dit mon vieil ami africain :

« je ne sais pas si Dieu existe, mais s’il existe, j’espère qu’il a une bonne excuse  » à moins que ce ne soit de Woody Allen ?

L’image illustrant l’article provient de « gilblog.fr »


Moyenne des avis sur cet article :  4.03/5   (62 votes)




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225 réactions à cet article    


  • stefreggae stefreggae 10 août 2011 09:03

    http://www.mobypicture.com/user/biofoodparis/map

    bonjour Olivier,

    un japonais qui a fait des mesures,certaines sont inqietantes

     


    • olivier cabanel olivier cabanel 10 août 2011 09:52

      stef
      oui j’en ai vu au moins deux qui sont graves...
      merci de ce lien.


    • xray 10 août 2011 22:17


      Énergies 

      Nucléaire ou autres, le véritable problème se situe dans la croissance démographique imposée par les curés. 

      D’ailleurs, les curés sont optimistes ! Ils affirment que 20 milliards d’habitants sur la planète,  c’est possible. (Les curés vivent de la misère qu’ils produisent.) 

      L’hypocrisie religieuse 
      http://echo-athees.over-blog.com/ 

      L’EUROPE des curés
      http://mondehypocrite.midiblogs.com/ 

      DEPUIS 5 000 ANS ! QUOI DE NEUF ? 
      http://echo-agnostiques.over-blog.com/article-depuis-5-000-ans-quoi-de-neuf-55838469.html 



    • olivier cabanel olivier cabanel 11 août 2011 06:01

      xray
      dites moi si je me trompe : vous n’aimez pas les curés ?
       smiley


    • Marco07 10 août 2011 09:10

      Et bonjour Olivier :)


      Cette installation prévue pour être révolutionnaire n’aura fonctionné que 176 jours en dix ans, avec un parcours parsemé de fuites et d’accidents divers.

      • olivier cabanel olivier cabanel 10 août 2011 09:56

        marco
        je connais ce vieux débat,
        de quel bout que l’on le prenne, l’information réelle est bien de 176 jours de fonctionnement en dix ans.
        que ce soit pour des raisons administratives, ou des réparations, ne change pas grand chose.
        la cuve etait parsemée de multitudes de micro-fissures : il aurait fallu carrément la changer.
        un poids de plus d’une tonne était tombé sur le dome du réacteur, et avait manifestement provoqué des faiblesses dans le béton,
        il aurait fallu le refaire.
        il était plus que temps d’arrêter le gâchis.


      • SergeL SergeL 10 août 2011 10:43

        @marco007

        En 2011,polémiquer sur Superphénix,il faut oser.mais alors imaginer 6 Superphénix à Fukushima Daiichi et sa vague : 30 000 t de soduim liquide à 500° ...


      • Marco07 10 août 2011 11:12

        Je ne parle pas de polémique, de sodium liquide, fissures ou autre, juste de jour de fonctionnement.

        51 mois ça fait 1590 jours (grosso modo) de fonctionnement et pas 176 jours.

        C’est le genre de détails qui plombent un article. Un article, c’est long à écrire, à faire et à corriger et agoravox ne donne pas la possibilité d’éditer. Autant rectifier pour les prochains.

      • olivier cabanel olivier cabanel 10 août 2011 11:43

        marco
        wiki fait parfois des erreurs,
        tous les autres liens que vous trouverez donneront le même chiffre que le mien
        la preuve des erreurs de wiki ?
        ici :
        « La production d’électricité aurait dû rapporter 12 milliards de francs, elle n’en a fourni que 2 milliards »
        en fait, aujourd’hui, les comptes de malville sont négatifs : depuis sa fermeture, elle consomme l’énergie d’une ville de 20 000 habitants...
        et oser dire qu’elle a fourni 2 milliards est totalement farfelu.


      • Marco07 10 août 2011 13:39

        Oser tenter de dresser un bilan comptable d’un prototype qui a été interrompu presque de moitié sur la durée de fonctionnement est assez farfelu....


        C’est un prototype. Vous voulez qu’on s’amuse à juger les prototypes solaires/autre sur la même base ?

         smiley

      • Marco07 10 août 2011 13:42

        D’ailleurs en parlant disponibilité, il me semble avoir lu sur diverses sources que superphénix a fait sa meilleur année juste avant sa fermeture... Mais peut-être des problèmes de mémoire, dans ce cas vous m’excuserez.



         smiley

      • olivier cabanel olivier cabanel 10 août 2011 16:22

        marco
        super (?) phénix a fonctionné la plupart du temps en très basse activité, et je pense que les 176 jours (en dix ans) sont ceux qui sont comptés lorsque la centrale fonctionnait à plein régime,
        il est donc normal de retenir ce chiffre.
        n’est-ce pas...
         smiley


      • olivier cabanel olivier cabanel 10 août 2011 16:25

        marco,
        le coup du « prototype » on nous l’a déjà fait.
        le prototype était a cadarache, et s’appelait rapsodie
        super (?) phénix etait le premier d’une chaine qui s’est arrêtée assez rapidement comme on sait mais en tout cas pas un prototype,
        c’est lorsque les ennuis ont commencé que le terme de « prototype » a été utilisé
        juste de la com, rien de plus.
         smiley


      • Marco07 10 août 2011 16:45

        Dommage, vous admettiez tout à l’heure une erreur, vous auriez pu admettre celle-ci. Mais je constate une amélioration :)


        J’ai d’autres sources qui donnent 18 mois de couplage au réseau (540 jours) sur les 53 mois de fonctionnement, et sur une machine en test, soit vous comptabilisez le temps de fonctionnement, soit vous ne comptabilisez pas, mais ne soyez pas mauvais joueur au point d’amputer une partie des faits. (7,7TWH d’injecté sur le réseau, soit 7700 GWH soit 7 700 000 MWH, la centrale avait une puissance de 1200 MW électrique, à pleine puissance ça nous fait du 6416h à 100% soit 267 jours de fonctionnement 24/24 à 100%, soit presque 9 mois) dites-moi si j’ai foiré les calculs, mais quoiqu’il arrive, que ce soit niveau fonctionnement global ou fonctionnement global en production (en revente), vous êtes en dessous de la réalité.

      • olivier cabanel olivier cabanel 10 août 2011 16:50

        marco
        d’accord, je prends votre calcul.
        sur le fond ça ne change pas grand chose,
        on peut ergoter sur les jours ou super(?) phénix a fonctionné normalement, mais de toutes façons en dix ans, il a été prouvé que c’était une grosse erreur technologique, et que ce qui semblait fonctionner a petite échelle a été un échec à taille normale.
        outre le risque du feu de sodium, au lieu de « manger » des déchets radioactifs (ce qui était prévu) on a hérité d’encore plus de déchets, et pas des moindres puisqu’il s’agit des plus dangereux (plutonium), et que la plaisanterie nous a couté quelques milliards d’euros, et ce n’est pas fini.
         smiley


      • Eloi Eloi 10 août 2011 19:43

        @ Marco07

        Cabanel a dit : « je pense que les 176 jours (en dix ans) sont ceux qui sont comptés lorsque la centrale fonctionnait à plein régime, il est donc normal de retenir ce chiffre. »

        Le jour où Cabanel se met à concevoir des centrales nucléaires, je deviens antinuke !


      • olivier cabanel olivier cabanel 10 août 2011 10:02

        Scalpa
        ce fonctionnement à faible niveau de puissance était du à des fuites à répétition.
        des micro-fissures en réalité.
        il a fallu d’abord plus d’un mois pour que la direction de l’usine réalise qu’il y avait réellement une fuite de sodium, car ils ont cru pendant des semaines que c’était seulement un défaut d’électricité et que les alarmes qui se déclenchaient n’étaient pas du à une éventuelle fuite.
        lorsqu’ils ont réalisé leur erreur, il y avait des tonnes de sodium dans l’espace intercuve.
        lorsqu’ils arrêtaient l’installation, les fuites s’arrêtaient, car les fissures se resseraient.
        et lorsqu’ils remettaient en route, les fuites reprenaient de plus belle.
        des fuites surégénératrices en quelque sorte.
         smiley
        il semble que l’acier de la cuve n’était pas de la meilleure qualité.
        merci de ton commentaire.


      • olivier cabanel olivier cabanel 10 août 2011 11:45

        Scalpa,
        il faudrait que je retrouve l’article, mais à l’époque ils avaient admis que l’acier de la cuve aurait du être de meilleure qualité...
        si quelqu’un le retrouve, merci d’avance.
         smiley


      • Eloi Eloi 10 août 2011 19:47

        Salut Olivier, je travaillais a l’ époque dans la filiale nucléaire et il y avait des discussions a ce sujet d’ ou il ressortait que la moindre micro fuite était problématique en raison des pression élevées du circuit, on savait deja que ca plomberait l’ exploitation de ce type de centrale.

        Par curiosité, vous y avez travaillé où ? Parce que pour trouver de la haute pression dans le circuit primaire de Superphénix, il a fallu vous tromper de centrale.

        Pour information le circuit sodium d’un réacteur à neutrons rapide est entre 1 et 1,2 atmosphère absolus.


      • gaijin gaijin 10 août 2011 09:36

        salut olivier
        je connaissais pas les détails de l’histoire du sodium
        c’est tellement incroyable que ça ressemble a de l’humour .....

        ces mecs sont des malades juste bons pour la camisole de force et la chambre capitonnée
        là ils pourraient concevoir de nouveaux trucs

        par exemple
        pour pallier le problème d’un éventuel feu de sodium on pourrait envisager de construire la centrale sur un lac de nitroglycérine ( si c’est bien : l’effet de souffle éteint les incendies ) comme ça en cas de pépin paf on fait tout sauter
        en plus en en mettant assez ça devrait pulvériser suffisamment la matière radioactive pour « étaler le problème »
        où encore envoyer directement la centrale dans l’espace .... ça ce serait le top
        quand au risque de tremblement de terre il suffit de faire une loi pour les interdire .... et hop
        putain j’aurais du être ingénieur
        bon excusez moi mais c’est l’heure de ma piqure


        • olivier cabanel olivier cabanel 10 août 2011 10:04

          gaijin
          c’est a peu pres ça !
          il n’y avait qu’une parade à un feu de sodium de moins d’une tonne, une poudre appelée marcalina (je crois) et elle pouvait éteindre le feu à condition que le sodium ne s’étale pas !
          de grands malades !
           smiley


        • Clojea Clojea 10 août 2011 10:06

          Bonjour Olivier : Pas cher le nucléaire ! Bien joué ta démonstration, comme quoi quand on aligne les chiffres, le nuc revient hyper cher sans compter la pollution, et les morts. A propos, il y a eu un mort lors de la manifestation contre l’installation du superphénix, il s’agissait d’un prof de philo venu manifester. Merci pour les infos sur le sodium, je ne connaissais pas.


          • olivier cabanel olivier cabanel 10 août 2011 16:25

            merci Clojea
            j’apprécie et partage
             smiley


          • Harfang Harfang 10 août 2011 10:07

            En parlant de Superphoenix, rappelons que les japonais ont aussi un surrégénérateur à Monjou lancé en 1993 et qui a fonctionné... 2 ans, avant d’être stoppé pendant 14 ans suite à une fuite de sodium. Relancé en mai 2010... puis re-stoppé suite à la chute d’une partie du couvercle de la cuve...
            A l’heure actuelle, cette centrale présenterait des risques suite au séisme qui a provoqué la catastrophe de Fukushima. Rappelons que tout comme Superphoenix, le réacteur de Monjou contient des centaines de tonnes de sodium (liquide de refroidissement) et du plutonium.


            • Harfang Harfang 10 août 2011 10:08

              erratum : le sodium est en fait plutôt le fluide caloporteur si je ne m’abuse, mais ça ne change rien aux quantités présentes.


            • olivier cabanel olivier cabanel 10 août 2011 10:26

              Harfang
              effectivement Monju a connu une grave fuite de sodium sur le circuit secondaire (2m3) en 1995 et il faut lire le détail de l’accident sur le lien qui suit pour se rendre compte de ce qui s’est passé,
              http://www.dissident-media.org/infonucleaire/accident_monju.html
              une fois de plus, il y a eu des manoeuvres destinées à cacher l’accident.
              par contre pour l’affaire de la barre de combustible et de la grue, il semble qu’ils aient réussi à s’en sortir au bout de 24 tentatives.
              mais pas sur que nous sachions tout !
              http://www.fallout-3.com/forum/showthread.php?t=5265&page=29


            • Harfang Harfang 10 août 2011 12:01

              C’est rigolo, j’arrive à me faire moinsser en ne faisant que donner des informations qui sont tout à fait officielles... Je n’ai pas exprimé à proprement parler une opinion dans mon commentaire. Hu hu hu... ^^


            • olivier cabanel olivier cabanel 10 août 2011 16:27

              Harfang
              c’est pas grave, c’est le 2 ou 3 lobbyste pro nuke qui sont énervés, rien de plus.
              faut pas faire attention.
              ils sont tombés du coté obscur de la force.
               smiley


            • boris boris 10 août 2011 10:23

              Même si on arretait le nucléaire demain matin, vu toutes les saloperies de déchets laissaient ici et là, nous avons du souçis à nous faire pour quelques milliers d’années encore.

              Les plus grosses conneries ont jalonnées de dernier demie-siécle. Les pires de toutes depuis la grotte de Lascaux il y a trente mille ans.


              • joletaxi 10 août 2011 10:31

                Salut marco



                Il ne cesse de rabacher les mêmes sornettes.

                J’avais fait remarquer que selon moi, il s’agit d’une technique délibérée:répéter sans cesse le mantra,qui peut séduire des gens non informés,quitte à se faire passer pour un ..... vis-à-vis des autres.

                D’autres semblent arriver à la même conclusion.Perseus l’autre jour ,lors d’un autre article,le rappelait.
                Les publicitaires l’ont compris depuis longtemps et vous pouvez avaler 10 tonnes de leur yaourt miracle, cela ne changera rien à votre santé,mais cela se vend.

                Sur cet article,je ne dirai rien car ils est tellement idiot, que cela ne vaut pas la peine.

                Et puis ce matin, j’ai trouvé une autre « perle », qui ravale l’article ici au rang de vieux mode d’emploi antinuc des années 60.


                Comme quoi, quand on veut battre son chien....



                ,bonjour le coriumcabanelclub,les Robespierre de pacotille

                Sinon, pas de nouvelles du corium ? Toujours à la recherche du corium perdu ?
                Pas de nouvelles du couvercles du 3 ? à la recherche du couvercle perdu.
                Le batiment 4 penche toujours ? à la recherche d’un fil à plomb
                Et la poche de méthane du golfe du Mexique ?à la recherche du pet géant.

                Allez les gars, les révolutionnaires en pantoufles,faites bouillir le net.

                • gaijin gaijin 10 août 2011 10:36

                  salut jo
                  toujours a la recherche d’un cerveau en état de marche ?


                • Marco07 10 août 2011 11:30

                  Salut Jo, vous attaquez fort !

                  Intéressant comme article, ça change des points de vue habituels.

                   smiley

                • Renaud Bouchard Renaud Bouchard 10 août 2011 10:34

                  Cher Olivier,


                  Je me prends parfois à imaginer que ce qui pourrait conduire à la fin du nucléaire sera tout simplement la crise financière mondiale qui finira par révéler ( à l’image d’efforts de guerre ruineux que l’on conduit en écartant les règles de prudence comptable) son coût insupportable et l’effondrement financier , sans cesse artificiellement écarté ou repoussé, qui s’ensuivra inéluctablement.

                  La question est très sérieuse, d’ailleurs traitée dans un ouvrage dont on trouvera ci-après les références :


                  On lira avec intérêt les notices qui suivent :



                  • olivier cabanel olivier cabanel 10 août 2011 11:08

                    Renaud
                    merci d’avoir rappelé la décision de Jospin...
                    en effet, il semble qu’on s’achemine vers une sorte de privatisation en matière d’énergie,
                    déjà edf n’a plus le monopole.
                    le risque, concernant le nucléaire, c’est que « pour une meilleure rentabilité » on prenne encore moins de précautions en matière de sécurité ;
                    on l’a vu en grande Bretagne avec la privatisation du chemin de fer, et le nombre plus important d’accidents.
                    edf, lorsqu’elle fait de la sous-traitance surtout en ce qui concerne « les sacrifiés intérimaires », a décidé ça depuis assez longtemps.
                    depuis l’accident de Nogent, dans lequel des employés edf avaient été irradiés.
                    du coup « les intérimaires » ce n’est plus « son affaire », et elle s’en lave les mains.
                    en tout cas merci de tous ces liens, pleins d’informations, et qui auront de graves conséquences, à moins qu’on ne sorte enfin de cette énergie si dangereuse.
                     smiley


                  • Julius Julius 10 août 2011 10:53

                    L’article est tellement absurde qu’il ne même pas besoin d’une réaction.

                    Juste une chose concernant le coût : Oui, la centrale nucléaire coûte plus cher que la central charbon ou pétrole. Mais le combustible (uranium) est beaucoup moins cher. Ainsi, la répartition des coûts est différent : Dans le nucléaire, vous payez pour la construction, dans thermiques vous payez pour le charbon / pétrole. Et il est préférable de payer pour la construction parce que nous sommes capables de faire nous-mêmes. Et combustibles doivent être importés, souvent à partir des etats instables ou agressifs. (Il est un autre avantage connexe de l’uranium en comparaison à petrol : l’uranium est assez bien répartie sur Terre et il est facile à transporter.)


                    • SergeL SergeL 10 août 2011 10:58

                      Rassurer nous votre intervention c’est un fake...


                    • Harfang Harfang 10 août 2011 11:08

                      Hu hu hu...

                      "Il est un autre avantage connexe de l’uranium en comparaison à petrol : l’uranium est assez bien répartie sur Terre et il est facile à transporter."

                      S’il est si bien réparti, pourquoi Areva doit-il aller le chercher au Niger (état pas du tout instable ou agressif, n’est-ce pas ?) plutôt que d’exploiter des mines en France ou dans un pays proche ? En outre, son abondance est assez restreinte, la pénurie d’uranium fissile ne devrait pas beaucoup tarder après celle du pétrole d’après les études sur la question...


                    • olivier cabanel olivier cabanel 10 août 2011 11:11

                      julius
                      merci du compliment,
                      je me permet aimablement de vous le retourner, car vous semblez oublier que l’argument majeur pour se tourner vers le nucléaire était de nous donner une « indépendance énergétique »
                      on voit ce qu’il en est, puisqu’aujourd’hui, il vient du Niger, et d’ailleurs,
                      et dire que l’uranium est moins cher est une absurdité,
                      d’abord parce que c’est une énergie qui n’est pas inépuisable, et dont les prix, comme pour le pétrole, finiront par monter eux aussi,
                      d’autre part, parce que les pays africains qui le bradent aujourd’hui, pourraient bien demain changer d’avis...
                      on en reparle ?
                       smiley


                    • Julius Julius 10 août 2011 11:17

                      Parce que l’uranium du Niger est aujourd’hui moins chère et plus simple à obtenir (aussi à cause de « relation spéciale entre la France et le Niger »). Mais il ya assez d’uranium aux Etats-Unis + Canada et même en Europe.

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