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Accueil du site > Actualités > Economie > Ce n’est pas LA crise mais un changement d’organisation

Ce n’est pas LA crise mais un changement d’organisation

Alors que les médias et les "dirigeants" politiques nous rejouent pour la énième fois le film de "La crise", l'amplitude de cette crise et le manques de solutions ne sont-elles pas le signe qu'il s'agit en fait d'autre chose .. comme par exemple le changement d' organisation du monde ?

Jusqu'à présent, le monde était organisé "verticalement", en pays. On naissait et on appartenait à un pays, une zone géographique. Les pays déterminaient en grande partie les sauces économiques et culturelles auxquelles les membres de leur population allaient être mangés.

Et puis les moyens de transport, de communication se sont diablement améliorés.

Parallèlement, la fameuse "mondialisation" a rendu plus proches les gens qui se sont aperçus concrètement qu'ils se ressemblaient plus les uns les autres qu'ils le croyaient dans leur "imaginaire" : il existe les mêmes classes sociales dans toutes les parties du globe ; certaines strates de la population ont des intérêts culturels, économiques identiques dans toutes les parties du globe.

Les gens ont de plus en plus des accointances plus fortes avec des étrangers de même niveau social, de même type de travail. Ceci est valable pour les cadres (un cadre d' IBM en France est plus proche de son collègue aux USA ou en Chine que de l'employé de la boulangerie à 50 mètres de son logement) mais aussi pour les pauvres qui ne sont pas considérés "nationalement" mais comme "les pauvres" identiques dans leur misère de partout dans le monde (sauf dans quelques refuges culturels de l' himalaya ou autres contrées épargnées par CNN ;-)).

Qu'est-ce que le printemps arabe si ce n 'est le "soulèvement" de pauvres qui avaient les mêmes revendications dans différents pays et dont la prise de conscience d'avoir les mêmes problèmes (prise de conscience qui a donné l' énergie de le clamer) a pu se faire sans la logistique qui aurait été nécessaire il y a peu pour créer ces soulèvements dans différents endroits ?

Les dirigeants eux aussi sont "mondialisés" et ont la même culture, les mêmes normes (à savoir souvent des normes anglo-saxonnes qui déterminent la façon de penser uniforme et notamment celle dont on "doit" considérer les peuples et les problèmes). Ils raisonnent de la même façon et renforcent donc les réactions identiques, donc les liens "transzones" des citoyens.

Economiquement, les pays ont été affaiblis par rapport aux sociétés multinationales car les pays doivent prendre en compte leurs "pauvres" et leurs "anciens" alors que les multinationales sélectionnent leurs membres.

Logiquement, les pays deviennent moins forts que les sociétés et ceci d'autant plus qu'ils ont abandonné leur souveraineté économique au profit d'ensembles où personne ne décide vraiment, ce qui avantage les multinationales surfant sur cette indécision.

Sur les fameux "marchés" (qui n' imposent rien mais reflètent une certaine réalité tout aussi légitime qu'un mode de pensée politique), des sociétés comme LVMH, Microsoft, Google ont des ratings meilleurs que des pays.

Les pays sont donc des entités économiques comme les autres et sont donc maintenant en concurrence avec des multinationales.

Les pays sont aussi devenus des entités comme les autres, en concurrence avec d'autres "groupes" comme les religions, les grosses sociétés où l'on travaille ou les secteurs d' activité.

Un geek allemand est plus proche d'un geek japonais que de beaucoup d'allemands.

Un moniteur de ski chilien sera plus proche d'un moniteur de ski français que d'un commerçant de sa capitale.

Des retraités "français" se reconstruisent une communauté au Maroc, sans aucun énchage réel avec des marocains, juste pour l' intérêt financier.

Avant les frontières physiques et difficultés de communications empêchaient le développement de ces "prochitudes". Les réseaux internet, le coût faible des voyages les font exploser.

Dans cette optique, comment le monde "vertical", organisés par pays, pourrait-il, devrait-il tenir encore ?

N' est-il pas condamné à disparaître dans sa forme actuelle pour renaître sous une autre forme, compatible avec la prédominance du monde transversal, organisé par centre d' intérêts, religions ou sociétés ?

On nous répète que nous vivons au dessus de nos moyens.. Mais dans une lecture transversale, cela ne veut rien dire car "nous", c'est-à-dire la France (ou un autre pays occidental) n' existe plus dans sa forme actuelle.

Le riche de Neuilly sur Seine ne va plus vouloir payer pour le banlieusard des "quartiers". Le retraité en pavillon de Clermont-Ferrand n' a rien à secouer des pôles de compétitivité mis en place à Grenoble ou Montpellier.

Le delaer de la Courneuve ne va même pas essayer de dealer à Neuilly sur Seine.

Le manifestant de Marseille n'ira jamais encombrer les beaux quartiers où se décident les choses.

Or là est le problème qui va précipiter la fin du système actuel. Pour résorber une dette, chemin unique vers une continuation du système actuel, les impôts et économies ne suffisent pas.

De l'avis de la plupart des experts sérieux, pour enlever 100 de dettes, on peut au maximum compter sur 33 d' impôts ou d' économies. Le reste, 66, doit venir de croissance, de nouveaux contrats. or comment cela est-il possible si un peuple n' appartient plus en priorité à un pays mais est composé de diverses couches qui sont plus attachées transversalement que verticalement ?

Une possibilité pour lentité "pays" est de devenir une sorte d' arsenal, à savoir un organisme multi-activités qui fournit des prestations "de base" à ses "citoyens", devenus simplement ceux qui par hasard naissent ou habitent sur son territoire.

Les conséquences ?

- uniquement des impôts locaux, c' est-à-dire justifiés exclusivement par la résidence ou l'activité dans le pays

- réduction de la diplomatie et des représentations extérieures (et plutôt mise en réseau des antennes de représentation comme le font les syndicats professionnels)

- traitement des multinationales comme partenaires, fournisseurs ou clients et non plus comme "société du pays" (chose complètement idiote car qui peut donner la nationalité d'une multinationale) avec comme conséquences concrètes la mise au pied du mur des sociétés qui devront assumer certaines responsabilités et en plus compter sur des aides détournées ou directes des états sauf dans le cas d'un échange de services

- abandon du système de notation traditionnelle des états et donc d'une partie des dettes publiques puisque les états négocieront celles-ci directement avec leurs créanciers qui n'ont aucun intérêt à des faillites, comme dans le cas d'un mandat ad hoc

Alors vous pouvez dire : et les retraites ? et l' éducation ?

Les multinationales, ayant de toutes façons besoin de personnel devront prendre en partie le relai, notamment au niveau de ce que l' état ne pourra pas financer avec son nouveau système d' impôts.

Au delà des multinationales, certains types d'activités, et donc les groupements professionnels co-financeront aussi certaines choses si le pays et son état sont propices à leur développement.

AInsi par exemple, l'activité de tourisme, ses syndicats, ses sociétés financeront une partie de la France de la même manière que la télé finance le foot. L'un est utile à l'autre sans d'autres alternatives.

Charge au pays de former des citoyens pour les activités qui lui permettent de se développer économiquement en fonction de ses aouts et de ses partenaires économiques.

Ainsi déjà vivent certains "immigrés" en France, ni algériens, ni maliens, ni français mais bien plus "travailleurs dans une activité comme la restauration ou le balayage des rues".

Ainsi vivent déjà tous ces "français" de la finance qui vivent à Londres, avec des comptes en banque non déclarés en France.

AInsi vivent aux USA ou en Espagne, ces russes qu'on croit nationalistes et qui vont là où leur argent peut leur permettre de bien vivre tout en faisant des affaires dans un environnement qui leur plaît.

Ainsi fonctionne Monaco.

AInsi fonctionnaient les villes italiennes au 18ème siècle.

Le principal changement de cette façon de voir les choses ? Les "gouvernants" ou "dirigeants" devront être vraiment au service des citoyens sous peine de voir ceux-ci aller ailleurs ou devenir "apatride" (sans utilisation des services de l' état et qui ne paie pas d' impôts).

Fini alors le système inauguré en 2002 et perfectionné en 2007 lors dela présidentielle en France, à savoir se faire élire par un groupe social spécifique (les + de 65 ans ont voté aux 2/3 pour Nicolas Sarkozy) en divisant les autres groupes et en ayant comme objectif unique d'être le groupe le plus votant.

Vous rigolez à l'"utopie" qui précède ?

Posez-vous ces quelques questions :

- êtes vous plus en relation avec vos amis, votre bande ou avec ceux qui habitent à côté de chez-vous ?

- êtes vous plus proche de ceux qui font le même métier que vous ou ont les mêmes passions dans le monde ou de ceux qui habitent dans votre immeuble ou dans un périmètre de 200 mètres autour de chez vous ?

- dans la rue en 2011, les gens découvrent-ils de nouvelles personnes ou téléphonent-ils ou envoient-ils sms et mails à des gens qui'ils connaissent déjà ? (renforçant ainsi leurs "déjà" liens et rendant impossible la rencontre d'"autres" gens ?)

- êtes-vous prêt ou prête à financer par vos impôts un quartier où vous n'habitez pas ou une activité qui n'est pas la votre ?

- avez-vous l' impression que les "élus" actuels sont responsables devant vous de leurs actes ou qu'ils forment un monde à part qui n' est pas à votre service ?

- si vous travaillez, êtes vous plus français ou membre de votre société ou de votre corporation ?

- si vous ne travaillez pas, êtes vous plus chômeur ou français ?

- si vous étiez grecs, auriez-vous vraiment envie de payer pour des dettes qu'ont faites d'autres personnes et d'autres gouvernements ou auriez-vous envie de travailler au noir ?

- pensez-vous que les 30% de l'économie italienne qui sont "du black" vont servir à payer la dette du pays ?

- en qui avez-vous le + confiance pour assurer votre avenir et votre présent : si vous travaillez votre pays ou votre société ? si vous êtes au chômage, votre pays ou votre métier ?


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14 réactions à cet article    


  • lemouton lemouton 9 août 2011 13:46

    A chaque fois que j’entends l’expression :
    La crise financière... smiley

    Me vient une réflexion egoiste, mais peut etre pas si fausse :
    M’en fout ch’uis pas financier ! !.. smiley

    Je travaille —> suis payé —> j’achète et sans aucun emprunt —> en quoi la crise me concerne t-elle ??

    donc suis d’accord sur votre idée de réorganisation.. smiley


    • Login Login 9 août 2011 14:08
      Le problème n’est pas de payer pour Pierre mais de devoir le faire parce que Nicolas l’a volé....

      • jakback jakback 9 août 2011 14:11

        Explication limpide, mais qui ne concerne que les personnes au minimum instruites.
         Quid des transversales religieuses, communautaires, raciales ?
        Dans une société transversale, elle seront considérées comme barbares !
        Dans les faits nous y sommes, reste les faits, qui eux sont têtus. Londres en autre, est l’exemple le plus actuel de ces nouveaux barbares.
        Verticale ou transversale, une société doit prendre en perspective et en charge, dans son propre intérêt , les laissés compte de toute organisation humaine.


        • BA 9 août 2011 14:35
          Dépêche Reuters :

          Les rendements des emprunts italiens et espagnols sont en repli mardi en matinée, les investisseurs s’attendant à de nouveaux rachats de la part de la Banque centrale européenne (BCE), tandis que la France et la Belgique pourraient à leur tour être sous pression.

          « Nous n’avons pas encore vu de rachats de la BCE, mais on s’attend à ce qu’elle s’implique à nouveau, et dans des volumes importants », explique un trader.

          La BCE a élargi lundi son programme de rachat à l’Italie et l’Espagne, troisième et quatrième économies de la zone euro, intervenant de façon importante sur les marchés obligataires.

          Mardi, le rendement du papier italien à 10 ans reculait de 19,7 points de base (pdb) en matinée, à 5,134%, tandis que son homologue espagnol se détendait de 16,3 pdb à 5,05%.

          Le marché obligataire pourrait tester la détermination de la zone euro à affronter la crise de la dette en mettant sous pression d’autres pays en délicatesse avec leurs finances.

          « En fin de compte, l’Italie et l’Espagne sont sorties du jeu, donc nous allons regarder ensuite du côté de la Belgique et de la France - des pays qui sont sans protection », prévient un autre trader.

          Le rendement des obligations françaises à 10 ans grimpait de 7,5 pdb sur la séance à 3,22 %, soit la plus mauvaise performance parmi les pays de la zone euro.

          (Dépêche Reuters)

          Alerte !

          La France et la Belgique sont attaquées !

          Alerte !


          • lesdiguières lesdiguières 9 août 2011 15:18

            Et pour ne pas perdre complètement le moral :

            Haro sur les bourses ;

            http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre36868.html

            Merci


            • suumcuique suumcuique 9 août 2011 16:23

              Un « changement d’organisation », traduit du sabir HEC en bon français, c’est : le chaos.


              • sisyphe sisyphe 9 août 2011 20:53

                Ah bon !?! 


                Donc, le monde est, depuis l’apparition de l’homme, dans la même « organisation » ? 
                .... ou dans le chaos ? 

                Vous pouvez développer ? 

              • aobc 9 août 2011 16:24

                Bonjour Mr. Mechentel,

                merci pour votre article. J´espère faire un rajout constructif ( notamment pas pour ouvrir une porte idéologique – au contraire ) et aller vers le sens de votre message.... (?)
                qu´il appartient à la nature de l´être humain (majorité écrasante) de vouloir vivre avec - et être apprécier/aimer par - ceux qui lui ressemblent – sur tout les niveaux en commencant - oui - par le physique, la langue, culture, religion etc. et que pour ceci il préférera, si on ne le force pas en lui prenant/volent/détruisant tous ses moyens pour faire ainsi, même vivre avec „moins“ de „confort matériel“ mais en pouvant se respecter soi-même tout d´abord en étant respecté de son environnement, sa region, sa „patrie“, et non pas de dépendre d´une „grâce“ venant „d´extérieur“.  ? Cordialement aobc


                • chlegoff 9 août 2011 19:00

                  Vous êtes sérieux ou bien faut-il prendre votre article au second degré ? Comment des multinationales pourraient-elles fonctionner de façon horizontale ? Mises à part les armées, il n’existe pas d’organisations humaines plus pyramidales que les entreprises. Au sommet de celles-ci sont les sociétés trans-nationales. Le but d’une entreprise étant de faire du bénéfice, je ne comprend pas comment elles pourraient servir l’intérêt général.


                  Contrairement à ce qui s’est imposé aujourd’hui avec la mondialisation, il me semble indispensable que la politique reprenne l’ascendant sur le pouvoir financier. La libre circulation des personnes est très bien mais surtout usitée par des personnes qui sont en position sociale ou économique favorable. Il est évident que l’absence de contrôle de la circulation des capitaux, la suppression des frontières (qui protègent les plus faibles d’entre nous), la suppression du pouvoir de battre monnaie, la suppression du contrôle des changes, etc. sont les causes de faillite actuelle.

                  Votre analyse aurait pu être féconde, concernant la neutralité des réseaux, le libre accès à l’information (une presse libre), le partage culturel, etc. Contrairement à cela vous promouvez l’asservissement total aux féodalités économiques. Comme l’avait si bien exprimé De Gaulle « Ce n’est à l’humanité d’être au service de l’économie, mais à l’économie d’être au service de l’humanité. »

                  En gros, votre lumineuse idée serait d’instaurer une société corporatiste à l’échelle planétaire. Mussolini en rêvait déjà en son temps pour les italiens.

                  • bigglop bigglop 10 août 2011 01:28

                    Bonsoir,
                    Je vous ai moinssé par erreur et je vais offrir un 357 S&W à notre Wesson Smith pour qu’il refasse son brushing


                  • Winston Smith 9 août 2011 19:06

                    « Parallèlement, la fameuse »mondialisation« a rendu plus proches les gens qui se sont aperçus concrètement qu’ils se ressemblaient plus les uns les autres qu’ils le croyaient dans leur »imaginaire«  : il existe les mêmes classes sociales dans toutes les parties du globe ; certaines strates de la population ont des intérêts culturels, économiques identiques dans toutes les parties du globe. »


                    Ca n’a rien de neuf. Voltaire lui même avait constaté qu’il était plus proche des Nobles et Bourgeois Anglais que des paysans français -qu’évidement il ne fréquentait de toute façon jamais.

                    C’est pour cela qu’à notre époque, depuis Mai 81, on assiste au plus grand exode de français de toute l’histoire, pour éviter des payer les impôts, pour être libre aussi.
                    Ce n’est qu’un début : les diplômés de la classe moyenne commence maintenant à quitter cette « URSS qui a réussi ». Par ailleurs, inutile d’ajouter qu’ils n’en ont rien à faire des immigrés, des fonctionnaire et des 68 hard -bref, rien à faire de la gauche. En conséquence, l’Etat ne pourra pas durablement maintenir d’impôts écrasant sur les plus riches (Culturellement, donc rapidement, $$$ : un diplômé Anglais touche 2 ou 3 fois plus que son collègue français... Et oui, moins de redistribution mais, plus d’égalité réel, paradoxalement, mais c’est un autre sujet).


                    « Fini alors le système inauguré en 2002 et perfectionné en 2007 lors dela présidentielle en France, à savoir se faire élire par un groupe social spécifique (les + de 65 ans ont voté aux 2/3 pour Nicolas Sarkozy) en divisant les autres groupes et en ayant comme objectif unique d’être le groupe le plus votant. »

                    Vous devez être jeune ! Qui hurle sa haine des riches, des bourgeois, des patrons, des juifs, des banquiers, des pétrolier, des Grand distributeur, et des financier depuis, heu, au moins un siècle ?
                    Il y a même des tarlouzes qui admirent la Commune, c’est vous dire le nombre de nazi qu’ils restent encore en France, même s’ils n’osent pas le revendiquer ouvertement..
                    Qui séme le vent...


                    • sisyphe sisyphe 9 août 2011 21:07

                      C’est pour cela qu’à notre époque, depuis Mai 81, on assiste au plus grand exode de français de toute l’histoire, pour éviter des payer les impôts, pour être libre aussi.


                      Oui ? 
                      Des sources ? Des chiffres ? 

                      Il y a même des tarlouzes qui admirent la Commune,

                      Très fort ; dans une seule phrase exprimer : et une homophobie basique
                      le mépris d’un mouvement populaire, écrasé par un gouvernement traître qui livrait la France à l’Allemagne, après une guerre catastrophiquement menée,
                       et tous ceux qui rendent hommage au peuple parisien, massacré par l’armée des traîtres de la République, 

                      on a ici la confirmation que le bon winston smith est de la race des collabos et des traîtres ; un néo-nazi qui vient fustiger comme « nazi » les résistants

                      un spécimen caractéristique de la lie de la société : l’indignité en toute fatuité ....

                      Ça existe vraiment, ça, ou c’est de la provoc ? 


                    • mike gallantsay 10 août 2011 04:13

                      « un spécimen caractéristique de la lie de la société : l’indignité en toute fatuité ....

                      Ça existe vraiment, ça, ou c’est de la provoc ? »

                      Hélas oui, ça existe !
                      « Et son nom est légion ! »

                      Et encore ne vous révèlent-t-ils que qu’une faible partie de leur weltanschauung profonde...
                      Faut en connaître quelques-uns et leur laisser croire qu’on est de leur bord... Au 2ème whisky, à l’apéro, pour peu qu’on les chauffe, on en entend des bien pires.
                       
                      Les temps ne sont pas encore mûrs pour nous révéler tout ce qu’ils pensent. Mais ils sentent que les vents leur sont très favorables, alors ils commencent à sortir du bois.

                      En 2008, en plein crise des subprimes : un salon de thé toulousain... S’immisçant dans une conversation banale entre deux voisins de table, où il se disait que la France était plus sociale que les USA, une mémère emperlouzée ne peut se retenir et s’exclame haut et fort :
                      « Ah ! le social ! On en crève ! »

                      M’âme la baronne en avait bien pour deux ou trois smics

                      de bijoux et de fringues sur le cul...
                      Encore n’ayant eu la moindre envie de vérifier si les sous-vêtements étaient de la même classe !
                      Service/volée : je lui rétorque à la cantonade que, dans cet instant, c’était plutôt des banquiers qu’on crevait, et je quitte l’établissement sous les regards réprobateurs de la moitié de la salle et jubilant du rictus outré de Mémère.
                      Tout son visage en un cri silencieux : « Mais que fait la police ? »

                      En 40, parlant des nantis, et de ses anciens amis « nationaux », Bernanos s’était exclamé :
                       « Les consciences se sont relâchées comme des ventres ! »

                      Et forcément ça c’est mis à puer sévère...

                      Six mois plus tôt, quand la priorité des priorités pour l’État-Major français était de dresser des plans d’attaques de Bakou et la Crimée soviétique, y’avait pas plus patriotes, humanistes, et donneurs de leçons de morale que ces gens-là.
                      Honneur ! Patrie ! Défense de la Civilisation... Toussa...Toussa...
                      Leur heure n’avait pas encore sonnée. La Kommandantur ne se pavanait pas encore au Crillon, comme dira Céline...

                      L’odeur de plus en plus fétide qui se répand sur les forums devrait sérieusement

                      nous alerter  : un 4ème Reich est en marche.
                      Et il est même devant la porte !

                      Je sais bien... Comparaison n’est pas raison !
                      Mais quand-même...


                    • Croa Croa 9 août 2011 23:24

                      Cette organisation est un choix qui arrange ceux qui ont pu l’acheter. Les sujets européens se découvrent en effet des communautés d’intérêt mais pas comme le pense l’auteur : Ils se découvrent pigeonnés tous de la même façon ! smiley smiley smiley smiley smiley ...

                      Les nations restent potentiellement une alternative à la mondialisation et quoique l’auteur puisse penser, elles correspondent encore à des communautés culturelles et économiques.

                      Hors d’Europe, Il existe encore des nations libres qui ne se ressemblent en rien : Cuba, la Libye, la Suisse...
                      (Politiquement la Suisse n’est pas en Europe, ce sont juste de bons voisins. smiley )

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