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Accueil du site > Actualités > Economie > Ceci n’est pas une crise

Ceci n’est pas une crise

Depuis quelques jours, il y a un concert de tamtam dans la volière et c’est la panique à bord. Il n’est plus possible d’avoir la moindre petite connexion médiatique (journaux, radio, TV, web) sans se retrouver littéralement submergé par un tsunami de hurlements échevelés : c’est la crise, c’est la crise, c’est la crise !
Ça a l’air de franchement chier dans le ventilo, vu comme cela...

Sans rire, vous n’en avez pas marre de vous faire dicter vos actions et émotions par les mêmes guignols, ceux-là mêmes qui ont rabâché sans rire pendant des années que le libéralisme et la dérégulation sont bons pour notre poil, qu’un bon citoyen est un citoyen qui se vautre comme un goret dans la consommation à outrance et à crédit, s’il vous plaît, qu’il faut aimer les riches et les patrons, parce que ce sont eux les forces vives, eux qui créent la richesse, laquelle, si elle est assez abondante au sommet finira par ruisseler doucement jusqu’aux assoiffés parqués sous la table du banquet ? Cette agitation à la limite du Tourette viral serait drôle si elle n’était aussi pathétique.

Mais, putain, c’est la crise !


À les écouter, on va tous se retrouver dans une galère pire que dans un roman qui aurait été écrit par Steinbeck, Dickens et Zola réunis. Il ne nous reste qu’une issue : les écouter, approuver leurs plans de relance et filer sans moufter le blé que nous avons épargné, mois après mois, année après année, péniblement, sur les maigres subsides qui nous tiennent lieu de salaires. Car ce sont les mêmes, qui se foutaient de la gueule des Cassandre qui prétendaient que les arbres de l’immobilier ne peuvent monter jusqu’au ciel, qui ramènent leur science aujourd’hui pour nous expliquer qu’ils nous l’avaient bien dit (même pas le courage de leurs erreurs et aveuglements, ces faisans !) et que, pour s’en sortir, il faut filer plein, plein de pognon à leurs petits copains qui se sont bien gavés, jusqu’à vidanger le système et nous précipiter dans... la récession.
Ouf, voilà, le gros mot est lâché.

C’est pire qu’une crise, ce qui nous arrive, c’est une putain de récession, avec des millions de chômeurs, des boîtes qui ferment partout, des cantines compassionnelles pour pauvres et des SDF plein les rues des villes... comme d’hab’, quoi !

Parce qu’en fait, la crise n’est pas le problème, elle est le mode normal de fonctionnement du capitalisme. Le scénario est toujours le même : des mecs qui ont l’argent et qui avec veulent en gagner toujours plus, des montages financiers qui reposent sur du vent, l’emballement de la machine, le mythe de la croissance infinie dans un monde parfaitement fini, la prédation de tous contre tous, la montée des inégalités, le déferlement de la misère, encore plus de concentration de pouvoir et d’argent, le blanc-seing des politiques à cette curée hargneuse, la collaboration féroce des porte-flingues, des traîtres à leur classe, des sans-grade qui prennent les strapontins pour des marchepieds, des politicards qui vont à la soupe avec la même avidité qu’ils envoient leurs électeurs benêts à l’équarrissage et, au bout du compte et des mauvais calculs, le château de cartes s’effondre sur la piétaille pendant que les nantis organisent la faillite des nations pour se refaire avant le prochain tour de poker menteur.

Personnellement, je n’en ai rien à cirer de leur crise : je suis tombée dedans quand j’étais petite. Un soir, mon père est rentré du boulot avec une 4L. Il avait revendu, pour cause de crise du pétrole, la Commodore, la belle américaine morfale à la gigantesque banquette arrière où je m’allongeais pour les longs trajets.
Depuis ce moment-là, ça a toujours été la crise : éteindre la lumière en sortant d’une pièce, pour économiser, mettre un gilet en hiver plutôt que de monter le thermostat, bosser dur à l’école pour échapper au chômage galopant, collectionner les diplômes et les emplois de merde sous-payés, des loyers qui grimpent avec des revenus qui stagnent au mieux, toujours rogner, accepter le Smic comme plafond de verre et renoncer, petit à petit, à toujours plus de choses : les sorties, les restos, les loisirs, les journaux (ça, ça a été facile !), les fringues, les déplacements, les livres (ça, ça a été vraiment dur !), les soins, le chauffage... Là, il ne reste plus grand-chose à rogner en dehors de la bouffe et du logement, mais, même ce peu, ça fait encore envie aux charognards.

La récession guette les classes moyennes prévoyantes qui avaient placé leur éconocroques dans des PEA pour leur faire gicler au moins du 15 % par an ? Vont-ils devoir renoncer à la résidence tertiaire ? Aux vacances d’entre saisons à Saint-Domingue (là où la vie des larbins est moins chère). Nous sommes des millions en face à nous être serrés la ceinture cran après cran, depuis des années, pour leur servir leur putain de 15 %, puis 20 %, puis 30 %... jamais assez et jamais envie de savoir d’où vient le fric. C’est bien connu, quand tu ne sais pas, tu n’es pas coupable, même pas complice. Suffit de regarder ailleurs, de prendre l’oseille et d’en profiter à fond les ballons, comme Louis, le gentil retraité que décrit François Ruffin dans son livre La Guerre des classes. Tout content d’avoir triplé sa mise en PEA en dix ans et refusant de voir le lien avec l’explosion des bas salaires, des temps partiels, du chômage, des Smicards. Pas voir, tout prendre.

L’économie Gillette


Bref, la crise, c’est la leur. La récession, c’est un petit coup de canif dans le bling-bling, c’est juste un nouvel écrémage de vainqueurs dans le petit lot de ceux qui pensaient avoir réussi à s’extraire au-dessus de la masse laborieuse et souffrante, c’est un réajustement de compteurs. Il ne faut pas croire que le fric a disparu. L’argent ne s’est pas évaporé, ce sont les promesses de gains anticipés sur notre travail réel qui ont été réétalonnées, un temps, sur l’économie réelle. Parce qu’ils ne peuvent finalement pas nous prendre plus de fric que celui qu’ils consentent encore à nous lâcher, fort parcimonieusement, par ailleurs. C’est ça, la crise des subprimes. L’étonnement de voir que les pauvres payés au lance-pierre n’allaient pas pouvoir payer deux fois leur valeur des baraques qui coûtent déjà plus d’une vie de labeur.
C’est sûr, quelle surprise !

La vraie surprise, pourtant, pour les loqueteux, ça aurait dû être de découvrir que l’argent qui manquait connement il y a quelques jours pour leur éviter de crever la bouche ouverte, cet argent aujourd’hui sort de partout pour colmater les dettes de jeu de ceux qui avaient pourtant déjà tout. Pas de fric pour l’école, la recherche, la santé, les retraites, les banlieues, les chômeurs, les fonctionnaires. Mais 10 fois, 100 fois, 1 000 fois plus de fric, comme ça, au débotté, pour combler les fouilles des banquiers. Ça, ça devrait être la putain de surprise, la vraie leçon de la crise. Et où comptent-ils trouver tout ce pognon qui leur faisait si cruellement défaut quand on en avait besoin pour honorer de simples engagements de l’État devant les citoyens ? Ils hésitent : le livret A, le LEP... les petits bas de laine des gagne-petit. Plus une dette supplémentaire qu’il n’est plus subitement honteux de faire peser sur notre descendance. La dette pour les investissements humains, c’est mauvais. La dette pour nourrir l’ogre financier, c’est bien.

Le capitalisme, c’est comme les rasoirs Gillette : une première lame pour bien choper le pauvre et une seconde pour lui faire les poches. Puis une troisième, au cas où la seconde aurait oublié du pèze dans les coins inaccessibles. Et pourquoi pas une quatrième, pendant qu’on y est ? Pour finir d’essorer le pauvre avant qu’il ne se rétracte. Directement dans le vif.

Tout ce qui compte, c’est de nous maintenir dans un état de panique permanent : le chômage, les talibans, la crise. Qu’on ait bien peur et que l’on soit prêt à suivre n’importe quel dogme, du moment qu’il sort de la bouche d’un homme providentiel. Pour que l’on soit dans l’urgence, pas dans la réflexion : vite, on est dans la merde, videz vos poches... heu, mais pas vos comptes en banque (on en a encore besoin !). Il nous faut avoir peur de la misère noire qu’annonce la crise qui déferle. Cette crise qu’ils nous agitent sous le nez comme une muleta pour que nous ne voyons pas que les seuls perdants, c’est nous, que le fric qui est aspiré goulûment par les boîtes noires commodément opaques des chambres de compensation, c’est le nôtre, que leur richesse, c’est notre pauvreté, qu’ils ont absolument besoin de nous pour continuer de la même manière alors que nous n’avons pas du tout besoin d’eux pour vivre mieux.

Parce que nous n’avons pas besoin d’eux et de leur système confiscatoire mortifère, alors qu’eux colonisent nos vies pour bâtir leurs fortunes.
Pas besoin d’eux pour construire autre chose, ici et maintenant.
Et les laisser dans leur merde.

Ce n’est pas une crise, c’est une révélation. Ce n’est pas le chaos, c’est la revanche du réel. Ce n’est pas la fin, mais peut-être bien le début.
Ils vont tenter de nous vendre au prix du sang leur monnaie de singe et leurs rêves de pierre, pour perpétuer le système. Le leur. Celui qui leur profite.
La vraie révolution, c’est de cesser de les croire, ne plus avoir peur et passer à autre chose, maintenant, ici et partout.

C’est pour cela que l’âge de la critique se termine ici et que commence enfin l’âge de faire.

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209 réactions à cet article    


  • Yvance77 10 octobre 2008 10:12

    Bon le jour ou vous êtes libre, je me mettrais le premier sur la liste d’attente smiley

    Merci pour ce rafraichissant billet d’humeur dont vous avez le coutumier secret. C’est toujours une bon moment à passer que de vous lire.

    La seule tristesse, c’est que vous ayez raison dans votre approche, mais Dieu que votre âme est jolie.

    Merci

    A peluche


    • abelard 10 octobre 2008 11:30

      Youpiiii !!!
      Je signe à deux mains, chère monolecte.
      Que les responsables prennent leurs responsabilités ! Comme l’ânonne si bien le nain putride, sans se rendre compte qu’il devrait démissionner sur le champ en remboursant ses 120% d’augmentation.

      Ne nous laissons pas avoir une fois de plus par la peur. Demandons des comptes puisque c’est nous qui payons.
      Et méditons avec la voix de Karl Kraus :

      "Ce qui rend nos grandes horreurs si insupportables est le fait que la responsabilité en incombe à des exemplaires d’humanité si minuscules".


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 10 octobre 2008 16:21

      @ Philippe Reneve : Vous avez raison et le défi n’est plus de faire le diagnostic, mais de soigner le patient. L’onde de choc n’est pas encore arrivée, mais elle arrive... Il n’y a que l’Islande, à ce jour, qui a fait ce qu’il fallait faire : gérer le réel. Comme le dit l’auteur, "Il ne faut pas croire que le fric a disparu. L’argent ne s’est pas évaporé... " En fait cet argent n’a jamais existé comme symbole d’une valeur réelle ; c’était un jouet pour les riches. Il ne faut pas perdre trop de temps à leur enlever ce hochat

      Pierre JC Allard

      Pssst... le beaujolais nouveau est arrivé, un grand cru DW. Avertissez Morice et Pfiffard...
      http://www.centpapiers.com/OPINION-Du-risque-d-evoquer-les,4428


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 10 octobre 2008 21:08

      Comme le dit le très facétieux et intutif JL plus bas, il y a quelque chose de la servitide volontaire dans l’état de notre société et aussi un déficit en sens vertueux. Stiegler dirait vergogne, Ortega y Gasset parlait du sens moral, présent chez les Russes et Soviets en 1930 mais absent du monde capitaliste libéral. Il avait raison.

      Les classes moyennes et les pauvres ne veulent pas penser. Les plus négatifs sont tentés par les extrêmes. Le Pen ou Besancenot, ce Rastignac de petite envergure qui sait causer et flatter le bon sens des individus épris de ressentiment. Il manque un grand élan et je sais moi-même que quand on tente de proposer des alternatives, on se fait ricaner au nez. Le résultat, les cons écoutent Besancenot, dans 20 ans, ils auront vieilli, comme Besancenot, qui comme Laguiller se représentera aux présidentielles une 6 ème fois sans avoir jamais participé à un gouvernement.


    • sisyphe sisyphe 11 octobre 2008 00:33

      Oui ; merci Monolecte, pour cet article totalement pertinent, et délicieusement écrit. 
      Pour les solutions à inventer, et surtout à appliquer, tout comme Yvance, je suis des votres ; c’est quand vous voulez.


    • OmegaDG OmegaDG 11 octobre 2008 06:11

      Merci pour l’article, vous résumez bien notre réflection sans en contenir la colère par contre.

      Collapses ? It’s a bird ? It’s a plane ? no... it’s Depression.

      Certains riches vont maintenant déclarer leur amour au petit peuple et confirmer que les revendications de ce dernier n’étaient que bien fondées, regardez les bien, tour à tour, devant la tribune publique.
      ’’Ils vont se saouler de bonnes paroles et ils vont se réveiller demain avec une bonne gueule de bois ’’ Danton


       


    • ZEN ZEN 10 octobre 2008 10:36

      "La dette pour les investissements humains" ?...
      On verra plus tard , peut-être
      Mais d’où viennent donc les dettes ?

      "Il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire et monétaire, car si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin" (Henri Ford)___

      "Celui qui contrôle le volume de la monnaie dans notre pays est maître absolu de toute l’industrie et tout le commerce... et quand vous réalisez que le système entier est très facilement contrôlé, d’une manière ou d’une autre, par une très petite élite de puissants, vous n’aurez pas besoin qu’on vous explique comment les périodes d’inflation et de déflation apparaissent" (James A Garfield , Président des USA)_________


      "Permettez-moi d’émettre et de contrôler les ressources monétaires d’un pays et je me moque de celui qui écrit ses lois
      " (Rothschild) ___________

      "Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents"( Maurice Allais)___________

      Argent- Dette - Le peuple souverain pour son droit régalien a la création monetaire

      Argent Dette


      FAUX MONNAYEURS


      • JL JL 10 octobre 2008 10:55

        Merci Zen pour ces liens très utiles.

        A cet excellent article du Monolecte, que j’ai toujours plaisir à lire, j’ajouterais celui-ci qui me semble tenir la même thèse. 

        extrait : "Contrairement à ce que les éditorialistes larmoyants à la solde du marché mettent le paquet pour vous faire croire et ce que les politiques en appelant à "l’unité nationale" essayent de vous faire gober, la dégringolade des bourses depuis 2 semaines est normale. Elle n’a rien de dramatique pour l’économie"


      • JL JL 10 octobre 2008 11:23

        Il me parait évident que cette pseudo crise va enrichir les banquiers, les "élites" forcément au parfum des bonnes affaires, et affaiblir les Etats. Dans les liens cités par Zen on peut lire ceci :

        "Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au Time Magazine et aux autres grandes publications dont les dirigeants ont assisté à nos réunions et ont respecté leurs promesses de discrétion pendant presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer notre plan d’action pour le monde si nous avions été sous les projecteurs pendant toutes ces années. Mais maintenant le monde est plus sophistiqué et mieux préparé à la marche vers un gvt mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est sûrement préférable à l’autodétermination nationale pratiquée au cours des siècles passés." (David Rockefeller, discours à la commission trilatérale, juin 1991

        )


      • ZEN ZEN 10 octobre 2008 11:42

        JL
        "La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est sûrement préférable à l’autodétermination nationale pratiquée au cours des siècles passés." (David Rockefeller, discours à la commission trilatérale, juin 1991"

        Bis repetita... !


      • Eloi Eloi 10 octobre 2008 19:13

        cette citation n’a rien de choquant concernant le bonhomme et de nombreuses autres pistes autour de ce "nouvel ordre mondial"

        Je ne crois pas forcément wikipédia, mais voilà ce que je trouve :
        fr.wikiquote.org/wiki/Discuter:David_Rockefeller

        auriez-vous plus d’informations ?


      • Bernard Dugué Bernard Dugué 10 octobre 2008 21:39

        Bravo Zen, tu as parfaitement saisi le nerf de la domination, comme d’hab

        Le pouvoir s’exerce parce que les gens ignorent tout des rouages du système. Mais ils captent facilement les incantations d’un Besancenot, d’une Royal ou d’un journaleux parisien. Demain, si tout se passe bien, je propose une idée simple, un plan monéthique pour limiter la récession. Eh bien je suis certain de me faire taper dessus alors que c’est une vraie idée pour rééquilibrer le système. Au bout d’un moment, on en a plein le cul des gens et on se dit, tant mieux si ça dure, que les financiers poursuivent leur profit, les gens sont prêts à se faire mettre.


      • La Taverne des Poètes 10 octobre 2008 10:41

        Ils feront la fête sur nos cadavres, avec la caution des états. D’ailleurs, pourquoi ne pas commencer de suite ?

        "Les scandaleuses « vacances » des dirigeants d’"AIG" dans Le Figaro : Près de 200.000 dollars ont servi à payer les chambres (à 1.000 dollars la nuit ou plus), plus de 150.000 dollars les repas, et 23.000 dollars les soins de remise en forme.

        Apeurés et sans mémoire, les électeurs se rendront aux urnes pour renforcer les mandats de leurs capitalistes gouvernants sans scrupules. Scénario déjà vu et revu...


        • ZEN ZEN 10 octobre 2008 11:44

          Taverne
          Ne trouves-tu pas que le silence de ton camarade Bayrou commence à être assourdissant ?
          Parti en vacances ?


        • Τυφῶν בעל Perkele borntofrag 10 octobre 2008 15:57

          Bayrou est mort politiquement, il a sabordé sa "victoire" aux élections. R.I.P.

          Typhon


        • Lisa SION 2 Lisa SION 10 octobre 2008 10:58

          Ouahh, que ça fait du bien ! Monolecte,

          " ceux-là mêmes qui ont rabâché sans rire pendant des années que le libéralisme et la dérégulation sont bons pour notre poil, " Avez vous écrit. En l’absence de règles précises, point de tricheurs  ! Ce matin, aux infos, on apprend qu’une prime pourrait être versée à ceux qui voudraient rappatrier l’argent qu’ils ont exporté vers les paradis fiscaux, ceux-là même auxquels les Etats feraient appel pour reprendre le contrôle de la situation... ! N’est-ce pas la meilleure...


          • La Taverne des Poètes 10 octobre 2008 11:03

            A force de dire que c’est bon pour notre poil, ils nous mettront tous à poil ! Et, eux, ils resteront près du poêle.


          • ddacoudre ddacoudre 10 octobre 2008 21:44

            bonjour lisa sion

            content de lire que tu es sur le site.

            cordialement.


          • Cug Cug 10 octobre 2008 11:05

             Bravo Monolecte ... mais

             C’est pire qu’une crise ! C’est la faillite du néo-libéralisme libre échangiste anglo-saxon piloté par l’oligarchie financière anglo-saxonne qui réalise en direct des casses du siecle un peu partout dans le monde car les gouvernementts sous influence de l’oligarchie financière sont incapables de dire STOP.



            • Bulgroz 10 octobre 2008 11:14

              Monty Python - Always Look on the Bright Side of Life

              http://fr.youtube.com/watch?v=jHPOzQzk9Qo


              • Forest Ent Forest Ent 10 octobre 2008 11:25

                "The life of Brian" est une de mes comédies préférées, surtout le discours du "prophète" :

                Le prophète : "You do not have to follow leaders"
                La foule en choeur : "We do not have to follow leaders"
                Le prophète : "You are all individuals"
                La foule en choeur : "We are all individuals"
                Un passant : "I am not"
                La foule en choeur : "Shut up
                "


              • Bulgroz 10 octobre 2008 11:32

                Nous nous retrouverons tous en slip.

                Ca m’est égal, j’en ai toujours un de rechange avec moi.


              • Bulgroz 10 octobre 2008 11:42

                Contrairement à Noah, Béard et Zidane, j’ai fait la connerie de rapatrier ma fortune mobilière un 20 Décembre 2006 en France pour être taxé à l’ISF sur la base des avoirs de fin 2006.

                En Mai dernier, j’ai donc payé mon 2ième ISF.

                Ca sera la dernière fois : au 31 Décembre 2008, ma fortune ne sera pas localisée en France pour payer cet impôt stupide.

                et j’ai même pas besoin de changer de banque.


              • Forest Ent Forest Ent 10 octobre 2008 11:55

                ma fortune ne sera pas localisée en France

                Tu va racheter des actions de banques US ? smiley

                Ou rejoindre Johnny en Suisse ou Ducasse à Monaco ? smiley

                Je ne pense pas que l’ISF soit le danger que les français craignent le plus désormais. smiley smiley


              • Bulgroz 10 octobre 2008 12:32

                Forest ;

                "Je ne pense pas que l’ISF soit le danger que les français craignent le plus désormais"

                Exact, c’est plus son principe.

                Ceci dit, je pense à ceux qui ont été obligés de payer en Mai l’ISF sur la base d’une valeur des avoirs fixée au 31/12 de l’année précédente et qui avait fondue de 30-40% depuis.

                et ce n’est pas fini, je souhaite bonne année 2009 pour le RMI financé à 90% par l’ISF.

                Je ne connais pas la situation de Johnny (qui semble s’être exité depuis 1 ans après avoir versé plus de 100 millions d’arrièrés au fisc), ce que je sais c’est que Zidane qui doit sa notoriété à la France n’y paie plus d’impôts depuis plus de 10 ans.


              • ZEN ZEN 10 octobre 2008 12:37

                @ bulgroz

                Je me fais moi aussi de gros soucis pour mon ISF
                Je n’en dors plus... smiley


              • wesson wesson 10 octobre 2008 15:48

                @ Bulgroz

                Bonjour mon ami riche et fiscalement exilé.

                Est-ce que cela vous fait plaisir de voir que, ce que l’état vous aurait piqué et qui se serait traduit pour bonne part en route devant votre porte ou en école pour vos enfants, est-ce que vous êtes fier que en une journée, une semaine, la bourse vous en piques 10 fois plus, sans que cela ne débouche sur rien.

                vous êtes riche et vous voulez que l’on vous aimes ? n’en demandez pas trop, et compensez en amassant toujours et encore plus de thunes.





              • Bulgroz 10 octobre 2008 17:38

                Mon cher ami Wesson,

                "vous êtes riche et vous voulez que l’on vous aimes ? "

                Je ne vois pas ce que l’amour fait là.

                L’amour, cela se vit entre proches, pas pour vous ?

                Comme Hollande, vous n’aimez pas les riches, c’est votre approche de l’amour. Pas la mienne.

                Par ailleurs, j’entérine une situation de fait, je vis moins de 6 mois en France.


              • Eloi Eloi 10 octobre 2008 19:30

                Bulgroz,

                Votre point de vue est intéressant, mais pourriez-vous répondre aux questions suivantes :

                * ne croyez-vous pas que plus des gens comme vous partiront, plus ceux qui restent payeront de charges, et donc seront tentés de partir, et ainsi de suite. Et que ce cercle vicieux n’a rien de bon pour ce qui est la source de votre richesse personnelle, à court, moyen et surtout long terme(i) ?

                * acceptez-vous au moins que si l’Etat a "volé" 100 millions d’€ à Jonnhy, c’est que l’état global de son revenu est grotesque ? et de plus totalement inutile pour lui et la société (production de masse), à part pour s’en venter ? Contestez-vous au moins cette idée qu’une fortune puisse être acceptable, raisonnable, ou OUTRAGEUSE ?!

                Le but n’est pas ici d’"exterminer" les riches, mais de s’assurer que riches et moins riches puisse cohabiter sans menace sur l’un ou l’autre. Votre avis a donc de l’intérêt.

                Merci d’avance

                (i) une population mal éduquée produira mal de quoi fournir votre richesse. Et vous savez très bien qu’une système éducatif privé produira de quoi vous plaire et plaire aux parents...




              • Bulgroz 11 octobre 2008 11:15

                @ Eloi,

                Je ne comprends pas vos inquiétudes concernant l’exil fiscal.

                Pour un exilé fiscal (4600 en 10 ans pour 20 milliards de patrimoine), on compte 347 nouveaux émigrés (1 600 000 en 10 ans dont 63% en provenance d’Afrique et dont 76% au titre du regroupement familial) et 1 800 000 naturalisations (dont 67% en provenance d’Afrrique).

                Il ne faut pas oublier non plus tous les travailleurs clandestins qui, nous le savons tous, paient rubis sur ongle, tous les impôts sans jamais recevoir quoique ce soit en retour de l’état. Ils vont même jusqu’à s’inventer des identités et des adresse fictives pour que le fisc puisse aisément les retrouver. 

                En 2006 (derniers chiffres connus), 843 contribuables ont pris le chemin de l’exil, 200 sont revenus (peut être ais je fait partie de ces 200 ?), mais tout cela est largement compensé fiscalement, n’est ce pas ?

                Voyez vous, Eloi, le problème n’est pas de payer des impôts, mais de voir comment l’argent des impôts est dépensé et la société dans laquelle cet argent est dépensé.

                Dernier point : quand on parle de RSA, RMI, APL, API, on nous montre toujours des cas de femmes séparées ou divorcées ou d’Africaines avec une ribambelle d’enfants (une chance pour la France ?), je me pose la question concernant la douleur engendrée par ces séparations subies ou désirées : est ce à la collectivité de prendre en charge ces problèmes personnels ? Qui est responsable ?

                Pourquoi, moi, qui n’ai pas eu la chance de balancer ma tendre et chère épouse, devrais payer pour ceux et celles qui n’ont pas mesuré les conséquences de leurs actes ?

                Dites le moi, SVP.


              • Eloi Eloi 11 octobre 2008 13:20

                @ Bulgroz

                Pour un exilé fiscal (4600 en 10 ans pour 20 milliards de patrimoine), on compte 347 nouveaux émigrés (1 600 000 en 10 ans dont 63% en provenance d’Afrique et dont 76% au titre du regroupement familial) et 1 800 000 naturalisations (dont 67% en provenance d’Afrrique).

                Ecoutez je pense que vous déviez du sujet : je parle bien sûr des exilés fiscaux : moins il y aura de gens capables de payer l’impôt plus ces gens payeront d’impôts individuellement. Vous en êtes probablement victime, d’ailleurs. Ce problème est d’ailleurs concourrant avec d’autres choses : pourquoi tant de personnes ne peuvent pas payer d’impôt ? Il est évident que la réduction des salaires au niveau juste acceptable de la survie (ou la hausse du coût de la survie, c’est pareil) fait que de nombreuses personnes ne peuvent s’en aquitter. Là est une partie du problème.

                La justification ou non de l’immigration est un autre problème, qui mérite débat, mais pas dans le cadre de notre discussion.

                En 2006 (derniers chiffres connus), 843 contribuables ont pris le chemin de l’exil, 200 sont revenus (peut être ais je fait partie de ces 200 ?), mais tout cela est largement compensé fiscalement, n’est ce pas ?

                Je ne comprends pas votre remarque : en quoi la somme globale peut être égale, si plus de gens "riches" partent que reviennent ?

                Voyez vous, Eloi, le problème n’est pas de payer des impôts, mais de voir comment l’argent des impôts est dépensé et la société dans laquelle cet argent est dépensé

                Entièrement d’accord avec vous. Mais ce n’est pas en fuyant que vous résoudrez ce problème...

                Pourquoi, moi, qui n’ai pas eu la chance de balancer ma tendre et chère épouse, devrais payer pour ceux et celles qui n’ont pas mesuré les conséquences de leurs actes ?

                Pourquoi devrais-je payer pour les autres ? Ca c’est une question vraiment récurrente, et qui va un peu plus loin que notre débat : si payer pour les autres est considéré comme bon pour la société dans son ensemble (meilleure efficacité) alors vous devriez accepter de payer pour les autres, car vos propres bénéfices seront plus grands à long terme. De plus, où est-il écrit dans la société que les gens nés ou grandis intelligents et forts n’auraient pas le devoir de l’utiliser pour protéger et aider les plus faibles ?

                Si votre propre frère, ou meilleur ami, est dans une merde noire, ne l’aideriez-vous pas ? Une société humaine est un cercle élargie de frères : des collaborateurs. Des collaborateurs efficaces sont certainement meilleurs pour vous qu’une bande de miséreux qui ne se font pas confiance...

                Cette question peut être liée à une loi plus générale : ne pas faire ce qu’on n’aimerait pas qu’on nous fasse. Vous êtes probablement quelqu’un de "fort", mais je ne croirais jamais en votre infaillibilité. En cas d’erreur de votre part, peut-être seriez-vous heureux d’avoir de l’aide. Et même si ce n’est pas le cas, envisagez que d’autres pourraient être heureux de vous venir en aide. Si votre fierté vous interdit de recevoir de l’aide des autres, je préfère nettement que vous le soyiez moins, même si cela me coûte : un humain fier et aculé est extrêmement dangereux pour les autres. Et le coût pourrait bien être supérieur à celui de l’aide.

                Peut-être trouvez-vous cela "faible", mais le monde est tel qu’il est en cet instant. La meilleure manière d’agir est d’identifier les causes et de les modifier, pour apporter un peu de mieux. Mais le monde à l’instant t n’est pas modifiable. Il faut l’accepter, éviter de se morfondre de regret, et travailler pour éviter que toutes ces choses bien dommages, toutes ces erreurs, se reproduisent.

                Votre commentaire me semble bien aigre... Payer pour les autres, c’est quelque chose qui est quotidien. Probablement certains payent pour vous, d’ailleurs, puisque vous partez. mes impôts seront probablement plus élevés (d’un chouille, mais bon). de plus quelqu’un de "fort" comme vous a probablement beaucoup à apporter. Si vous en faites le don, vous serez quelqu’un de respectable. Si vous le négocier, vous n’êtes qu’un mercenaire, utile, mais en rien respectable. Si tous les "riches" négocient ce qu’ils apportent à la société, pourquoi vous étonnez-vous du mépris à leur égard ?

                Votre meilleure rémunération pour ce que vous accomplissez est nécessairement la fierté que vous en retirez. Les autres, eux, embourbés comme vous dans leur propre vie passionnante (suivre ma vie est beaucoup plus passionnant que suivre la votre, et inversement, vous en conviendrez), resteront, par principe, profondément ingrats par rapport à ce que vous pourriez attendre d’eux.

                Dites le moi, SVP.

                Pourriez-vous me répondre, concernant l’indécence de certains salaires ? Il me semble qu’un salaire maximum fixé à 10-15 SMIC est LARGEMENT suffisant pour réaliser à peu près tout ce qu’il est intéressant de faire dans la vie. Le reste n’est qu’artificiel, car artificiellement créé par un monde abstrait et terriblement concurrentiel : le monde du luxe. personne n’en a vraiment besoin, pour sa survie et son bonheur.


              • Eloi Eloi 11 octobre 2008 13:30

                Juste pour préciser :

                pour la mode, concurrentiel n’est pas vraiment le bon mot : je dirais implicitement inflationiste : je veux dire que le luxe se doit d’être le sommet, et comme la course au luxe est permanente, cela pousse la surenchère de la dépense toujours plus haut. D’autant plus que les salaires des plus puissants sont plus ou moins indexés sur cette inflation. D’où l’explosion... Et l’absurdité des Rolex, Ferrari, villas à plusieurs dizaines de millions et autres paires de chaussettes à plus de 100€

                Un bel objet est cher, et c’est normal, mais il faut le mériter pour l’avoir : le mériter par l’attente, par la participation à sa fabrication. Et pas seulement dépenser un salaire indexé sur le prix de l’objet. Car dans ce cas-là, il ne sera pas beau, comme objet. Il sera terriblement banal, au final...

                Exemple : quelqu’un qui travaille d’arrache pied pendant 10 ans, ne se paye que peu de vacances et de fioritures, pour s’acheter une belle bagnole. n’en a-t-il pas plus le droit qu’un "riche" capable de la payer en une semaine de boulot ? Vous n’allez pas me dire que le travail fourni pour l’obtenir est équivalent... Et dans notre monde, seul le travail crée les objets...

                L’immense contradiction du marché du luxe...




              • Bulgroz 11 octobre 2008 14:01

                En 2006 (derniers chiffres connus), 843 contribuables ont pris le chemin de l’exil, 200 sont revenus (peut être ais je fait partie de ces 200 ?), mais tout cela est largement compensé fiscalement, n’est ce pas ?

                Je ne comprends pas votre remarque : en quoi la somme globale peut être égale, si plus de gens "riches" partent que reviennent ?

                mais tout cela est largement compensé fiscalement par les émigrés, n’est ce pas ?


              • Bulgroz 11 octobre 2008 14:11

                Je dévie du sujet ?

                Le coût de l’immigration dans une rare étude faite sur le sujet a été estimé à 23 milliards d’euros/an.

                Sans compter les dégats collatéraux : islamisation, délinquence, criminalité, inciviltés, dégradations de biens publics, bligation de retirer ses enfants des écoles trop mixtes....

                Pour la solidarité fiscale, merci d’en parler à Ségolène qui via une SCI à 3 parts déclare une valeur de 250 000 euros (total des 3 parts) pour sa villa dans le domaine clos de Saint Basile à Mougins quand le prix du terrain seul est au moins de 1 million.

                D’ailleurs, regardez cette offre exclusive sur ce même domaine. Un de ses voisins qui vend .

                http://www.aici.fr/189670/39006569/detail,classic.htm?lang=fr ,


              • Eloi Eloi 11 octobre 2008 14:18

                Hé Bulgroz, il n’y a donc rien d’autre à contredire et à discuter dans mes posts, que cela ?

                Vous êtes jaloux que la France s’occupe mieux des immigrés que des "riches" ? Je ne comprends pas votre propos !

                Mettons de côté la question de l’immigration qui est importante, mais concentrons-nous sur ce cas de l’exode fiscal.

                A mon tour de vous exhorter à répondre !

                * Pourquoi partez-vous plutôt que vous battre pour changer les choses ?
                * Gagnez-vous donc si peu que ce que vous "prend" l’Etat fait que vous êtes juste au-dessus de la survie ?
                * Sur quel critère basez-vous votre auto-évaluation de vos actes pour justifier votre opinion qu’"on vous prend trop" ou que "vous ne gagnez pas assez" ?
                * Votre vie est-elle difficile au point que la mauvaise gestion de l’Etat vous mette en condition de survie ?
                * Envisagez-vous qu’aider les autres puisse vous servir plus tard à être aidé ? Comprenez-vous qu’on puisse tirer de la fierté d’aider les autres, surtout s’ils sont "plus faibles" ?
                * Comprenez-vous qu’on puisse vous considérer comme un mercenaire ?
                * Peut-on envisager que de trop hauts salaires soient "indécents" ?

                Votre avis, en tant que futur exilé fiscal est intéressant. Il permet de comprendre !!!


              • Eloi Eloi 11 octobre 2008 14:55

                Je dévie du sujet ?

                Oui, vous en déviez largement car vous ne m’expliquez toujours pas pourquoi vous préférez fuir devant une difficulté, plutôt que la prendre à bras le corps, avec toute votre force et votre intelligence, simplement pour montrer à tout le monde ce qu’un riche est capable de faire. Si dans un bateau qui a une voie d’eau, les officiers, ceux qui ont le meilleur salaire s’en servent pour acheter leur barque plutôt que réparer le bateau, croyez bien que je ne pourrais comprendre les matelots qui se mutinent et de l’exécutent, rien que pour l’exemple. (pas les excuser de leurs actes illégaux, mais au moins les comprendre). Un riche qui fuit ne mérite pas son énorme avantage par rapport aux autres. Normal qu’on lui prenne sa richesse. C’est tout. Méritez votre richesse et restez, avancez des arguments pour ou contre l’immigration, en toute raison et sans haine, et battez-vous pour votre cause !

                Pour la solidarité fiscale, merci d’en parler à Ségolène qui via une SCI à 3 parts déclare une valeur de 250 000 euros (total des 3 parts) pour sa villa dans le domaine clos de Saint Basile à Mougins quand le prix du terrain seul est au moins de 1 million.

                Ecoutez, je ne suis pas socialiste, et cette candidate m’a particulièrement attristée pendant l’élection présidentielle. Le niveau de nos élites est effrayant. Cela montre d’ailleurs qu’ils ne méritent pas leur richesse et leurs énormes avantages.

                Votre argument dévie largement du sujet.

                Le fait qu’on crève de faim en large proportion dans d’autre pays n’empêche pas de constater et de se battre pour des gens courageux en France qui sortent à peine la tête de l’eau. De même, Royal est un très mauvais exemple de solidarité.

                Pourquoi cette tendance terrible à toujours s’aligner sur le plus médiocre dénominateur commun ?

                Répondez à mes questions, Bulgroz... Elles me semblent précises, mais si vous avez besoin de plus de précisions, je veux bien les clarifier. Suffit de demander...

                D’ailleurs, regardez cette offre exclusive sur ce même domaine. Un de ses voisins qui vend .


              • wesson wesson 12 octobre 2008 12:48

                @Eloi
                Bonjour Eloi,

                à propos de la contribution de Bulgroz

                "Vous êtes jaloux que la France s’occupe mieux des immigrés que des "riches" ?"

                Bulgroz, qui de son propre aveu a choisi l’exil fiscal, a perdu ce faisant toute légitimité à juger la politique de la France. En ce sens, ses propos ne sont même pas digne de considération.

                Qu’il revienne payer ses impots en France et ça lui donnera le droit de fustiger les immigrés.

                De plus, je constate que étant lui-même un immigré là où il est allé se planquer, il pourrait s’appliquer à lui même les solutions qu’il préconise.



              • Bulgroz 12 octobre 2008 14:35

                Bonjour Eloi,

                J’avais donner pour instruction à mon assistant particulier de me préparer des éléments de réponse à vos très passionnantes questions.

                Malheureusement, celui ci m’informe que, compte tenu de leur complexité ; il est dans l’incapacité de répondre de manière appropriée.

                En conséquence, je vous demanderai de vous mettre en relation directement avec mon conseiller fiscaliste à la : LGT Bank in Liechtenstein & Swindler (Cayman) Ltd, Box 852 UBS Hse 227 Elgin Ave G T Grand Cayman KY1-1103 -(Tel 956-785)

                Demander John Crook (extension 404) en précisant « Bulgroz » nom de code de mon compte à la Banque.

                Vous pourrez aussi aller directement sur place, c’est assez facile à trouver, c’est en face du Domino’s Pizza , de West Bay road, au deuxième étage.

                Faire bien attention de bien prendre la porte de droite, car à gauche, il y a un autre avocat fiscaliste du nom de Wesson, mais lui c’est un vrai connard !!


              • Eloi Eloi 12 octobre 2008 20:09

                Ecoutez, Bulgroz

                Je ne sais comment prendre votre réponse, mais dans tous les cas, elle est décevante.

                Je ne vois toujours pas de réponses à mes questions :

                Si ces questions sont stupides, il vous sera facile d’y répondre, et ca ne vous prendra pas longtemps pour les laminer. Un peu de temps pour me faire paraître un imbécile ne sera pas très cher payé, non, pour votre fierté ?

                Si ces questions sont trop complexes, vous ne méritez probablement pas votre frisc défiscalisé. On clôt la boucle.

                Si ces questions sont gênantes pour vous, elle vous permettront alors peut-être une légère introspection qui ne sera peut-être pas exempte pour vous de bénéfices personnels

                Répondez, SVP

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