Depuis quelques jours, il y a un concert de tamtam dans la volière et c’est la panique à bord. Il n’est plus possible d’avoir la moindre petite connexion médiatique (journaux, radio, TV, web) sans se retrouver littéralement submergé par un tsunami de hurlements échevelés : c’est la crise, c’est la crise, c’est la crise !
Ça a l’air de franchement chier dans le ventilo, vu comme cela...
Sans rire, vous n’en avez pas marre de vous faire dicter vos actions et émotions par les mêmes guignols, ceux-là mêmes qui ont rabâché sans rire pendant des années que le libéralisme et la dérégulation sont bons pour notre poil, qu’un bon citoyen est un citoyen qui se vautre comme un goret dans la consommation à outrance et à crédit, s’il vous plaît, qu’il faut aimer les riches et les patrons, parce que ce sont eux les forces vives, eux qui créent la richesse, laquelle, si elle est assez abondante au sommet finira par ruisseler doucement jusqu’aux assoiffés parqués sous la table du banquet ? Cette agitation à la limite du Tourette viral serait drôle si elle n’était aussi pathétique.
Mais, putain, c’est la crise !
À les écouter, on va tous se retrouver dans une galère pire que dans un roman qui aurait été écrit par Steinbeck, Dickens et Zola réunis. Il ne nous reste qu’une issue : les écouter, approuver leurs plans de relance et filer sans moufter le blé que nous avons épargné, mois après mois, année après année, péniblement, sur les maigres subsides qui nous tiennent lieu de salaires. Car ce sont les mêmes, qui se foutaient de la gueule des Cassandre qui prétendaient que les arbres de l’immobilier ne peuvent monter jusqu’au ciel, qui ramènent leur science aujourd’hui pour nous expliquer qu’ils nous l’avaient bien dit (même pas le courage de leurs erreurs et aveuglements, ces faisans !) et que, pour s’en sortir, il faut filer plein, plein de pognon à leurs petits copains qui se sont bien gavés, jusqu’à vidanger le système et nous précipiter dans... la récession.
Ouf, voilà, le gros mot est lâché.
C’est pire qu’une crise, ce qui nous arrive, c’est une putain de récession, avec des millions de chômeurs, des boîtes qui ferment partout, des cantines compassionnelles pour pauvres et des SDF plein les rues des villes... comme d’hab’, quoi !
Parce qu’en fait, la crise n’est pas le problème, elle est le mode normal de fonctionnement du capitalisme. Le scénario est toujours le même : des mecs qui ont l’argent et qui avec veulent en gagner toujours plus, des montages financiers qui reposent sur du vent, l’emballement de la machine, le mythe de la croissance infinie dans un monde parfaitement fini, la prédation de tous contre tous, la montée des inégalités, le déferlement de la misère, encore plus de concentration de pouvoir et d’argent, le blanc-seing des politiques à cette curée hargneuse, la collaboration féroce des porte-flingues, des traîtres à leur classe, des sans-grade qui prennent les strapontins pour des marchepieds, des politicards qui vont à la soupe avec la même avidité qu’ils envoient leurs électeurs benêts à l’équarrissage et, au bout du compte et des mauvais calculs, le château de cartes s’effondre sur la piétaille pendant que les nantis organisent la faillite des nations pour se refaire avant le prochain tour de poker menteur.
Personnellement, je n’en ai rien à cirer de leur crise : je suis tombée dedans quand j’étais petite. Un soir, mon père est rentré du boulot avec une 4L. Il avait revendu, pour cause de crise du pétrole, la Commodore, la belle américaine morfale à la gigantesque banquette arrière où je m’allongeais pour les longs trajets.
Depuis ce moment-là, ça a toujours été la crise : éteindre la lumière en sortant d’une pièce, pour économiser, mettre un gilet en hiver plutôt que de monter le thermostat, bosser dur à l’école pour échapper au chômage galopant, collectionner les diplômes et les emplois de merde sous-payés, des loyers qui grimpent avec des revenus qui stagnent au mieux, toujours rogner, accepter le Smic comme plafond de verre et renoncer, petit à petit, à toujours plus de choses : les sorties, les restos, les loisirs, les journaux (ça, ça a été facile !), les fringues, les déplacements, les livres (ça, ça a été vraiment dur !), les soins, le chauffage... Là, il ne reste plus grand-chose à rogner en dehors de la bouffe et du logement, mais, même ce peu, ça fait encore envie aux charognards.
La récession guette les classes moyennes prévoyantes qui avaient placé leur éconocroques dans des PEA pour leur faire gicler au moins du 15 % par an ? Vont-ils devoir renoncer à la résidence tertiaire ? Aux vacances d’entre saisons à Saint-Domingue (là où la vie des larbins est moins chère). Nous sommes des millions en face à nous être serrés la ceinture cran après cran, depuis des années, pour leur servir leur putain de 15 %, puis 20 %, puis 30 %... jamais assez et jamais envie de savoir d’où vient le fric. C’est bien connu, quand tu ne sais pas, tu n’es pas coupable, même pas complice. Suffit de regarder ailleurs, de prendre l’oseille et d’en profiter à fond les ballons, comme Louis, le gentil retraité que décrit François Ruffin dans son livre La Guerre des classes. Tout content d’avoir triplé sa mise en PEA en dix ans et refusant de voir le lien avec l’explosion des bas salaires, des temps partiels, du chômage, des Smicards. Pas voir, tout prendre.
L’économie Gillette
Bref, la crise, c’est la leur. La récession, c’est un petit coup de canif dans le bling-bling, c’est juste un nouvel écrémage de vainqueurs dans le petit lot de ceux qui pensaient avoir réussi à s’extraire au-dessus de la masse laborieuse et souffrante, c’est un réajustement de compteurs. Il ne faut pas croire que le fric a disparu. L’argent ne s’est pas évaporé, ce sont les promesses de gains anticipés sur notre travail réel qui ont été réétalonnées, un temps, sur l’économie réelle. Parce qu’ils ne peuvent finalement pas nous prendre plus de fric que celui qu’ils consentent encore à nous lâcher, fort parcimonieusement, par ailleurs. C’est ça, la crise des subprimes. L’étonnement de voir que les pauvres payés au lance-pierre n’allaient pas pouvoir payer deux fois leur valeur des baraques qui coûtent déjà plus d’une vie de labeur.
C’est sûr, quelle surprise !
La vraie surprise, pourtant, pour les loqueteux, ça aurait dû être de découvrir que l’argent qui manquait connement il y a quelques jours pour leur éviter de crever la bouche ouverte, cet argent aujourd’hui sort de partout pour colmater les dettes de jeu de ceux qui avaient pourtant déjà tout. Pas de fric pour l’école, la recherche, la santé, les retraites, les banlieues, les chômeurs, les fonctionnaires. Mais 10 fois, 100 fois, 1 000 fois plus de fric, comme ça, au débotté, pour combler les fouilles des banquiers. Ça, ça devrait être la putain de surprise, la vraie leçon de la crise. Et où comptent-ils trouver tout ce pognon qui leur faisait si cruellement défaut quand on en avait besoin pour honorer de simples engagements de l’État devant les citoyens ? Ils hésitent : le livret A, le LEP... les petits bas de laine des gagne-petit. Plus une dette supplémentaire qu’il n’est plus subitement honteux de faire peser sur notre descendance. La dette pour les investissements humains, c’est mauvais. La dette pour nourrir l’ogre financier, c’est bien.
Le capitalisme, c’est comme les rasoirs Gillette : une première lame pour bien choper le pauvre et une seconde pour lui faire les poches. Puis une troisième, au cas où la seconde aurait oublié du pèze dans les coins inaccessibles. Et pourquoi pas une quatrième, pendant qu’on y est ? Pour finir d’essorer le pauvre avant qu’il ne se rétracte. Directement dans le vif.
Tout ce qui compte, c’est de nous maintenir dans un état de panique permanent : le chômage, les talibans, la crise. Qu’on ait bien peur et que l’on soit prêt à suivre n’importe quel dogme, du moment qu’il sort de la bouche d’un homme providentiel. Pour que l’on soit dans l’urgence, pas dans la réflexion : vite, on est dans la merde, videz vos poches... heu, mais pas vos comptes en banque (on en a encore besoin !). Il nous faut avoir peur de la misère noire qu’annonce la crise qui déferle. Cette crise qu’ils nous agitent sous le nez comme une muleta pour que nous ne voyons pas que les seuls perdants, c’est nous, que le fric qui est aspiré goulûment par les boîtes noires commodément opaques des chambres de compensation, c’est le nôtre, que leur richesse, c’est notre pauvreté, qu’ils ont absolument besoin de nous pour continuer de la même manière alors que nous n’avons pas du tout besoin d’eux pour vivre mieux.
Parce que nous n’avons pas besoin d’eux et de leur système confiscatoire mortifère, alors qu’eux colonisent nos vies pour bâtir leurs fortunes.
Pas besoin d’eux pour construire autre chose, ici et maintenant.
Et les laisser dans leur merde.
Ce n’est pas une crise, c’est une révélation. Ce n’est pas le chaos, c’est la revanche du réel. Ce n’est pas la fin, mais peut-être bien le début.
Ils vont tenter de nous vendre au prix du sang leur monnaie de singe et leurs rêves de pierre, pour perpétuer le système. Le leur. Celui qui leur profite.
La vraie révolution, c’est de cesser de les croire, ne plus avoir peur et passer à autre chose, maintenant, ici et partout.
C’est pour cela que l’âge de la critique se termine ici et que commence enfin l’âge de faire.
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"La dette pour les investissements humains" ?...
On verra plus tard , peut-être
Mais d’où viennent donc les dettes ?
"Il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire et monétaire, car si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin" (Henri Ford)___
"Celui qui contrôle le volume de la monnaie dans notre pays est maître absolu de toute l’industrie et tout le commerce... et quand vous réalisez que le système entier est très facilement contrôlé, d’une manière ou d’une autre, par une très petite élite de puissants, vous n’aurez pas besoin qu’on vous explique comment les périodes d’inflation et de déflation apparaissent" (James A Garfield , Président des USA)_________
"Permettez-moi d’émettre et de contrôler les ressources monétaires d’un pays et je me moque de celui qui écrit ses lois" (Rothschild) ___________ "Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents"( Maurice Allais)___________
C’est pire qu’une crise ! C’est la faillite du néo-libéralisme libre échangiste anglo-saxon piloté par l’oligarchie financière anglo-saxonne qui réalise en direct des casses du siecle un peu partout dans le monde car les gouvernementts sous influence de l’oligarchie financière sont incapables de dire STOP.
Youpiiii !!!
Je signe à deux mains, chère monolecte.
Que les responsables prennent leurs responsabilités ! Comme l’ânonne si bien le nain putride, sans se rendre compte qu’il devrait démissionner sur le champ en remboursant ses 120% d’augmentation.
Ne nous laissons pas avoir une fois de plus par la peur. Demandons des comptes puisque c’est nous qui payons.
Et méditons avec la voix de Karl Kraus :
"Ce qui rend nos grandes horreurs si insupportables est le fait que la responsabilité en incombe à des exemplaires d’humanité si minuscules".
@ Philippe Reneve : Vous avez raison et le défi n’est plus de faire le diagnostic, mais de soigner le patient. L’onde de choc n’est pas encore arrivée, mais elle arrive... Il n’y a que l’Islande, à ce jour, qui a fait ce qu’il fallait faire : gérer le réel. Comme le dit l’auteur, "Il ne faut pas croire que le fric a disparu. L’argent ne s’est pas évaporé... " En fait cet argent n’a jamais existé comme symbole d’une valeur réelle ; c’était un jouet pour les riches. Il ne faut pas perdre trop de temps à leur enlever ce hochat
Par Bernard Dugué(xxx.xxx.xxx.199)10 octobre 2008 21:08
Comme le dit le très facétieux et intutif JL plus bas, il y a quelque chose de la servitide volontaire dans l’état de notre société et aussi un déficit en sens vertueux. Stiegler dirait vergogne, Ortega y Gasset parlait du sens moral, présent chez les Russes et Soviets en 1930 mais absent du monde capitaliste libéral. Il avait raison.
Les classes moyennes et les pauvres ne veulent pas penser. Les plus négatifs sont tentés par les extrêmes. Le Pen ou Besancenot, ce Rastignac de petite envergure qui sait causer et flatter le bon sens des individus épris de ressentiment. Il manque un grand élan et je sais moi-même que quand on tente de proposer des alternatives, on se fait ricaner au nez. Le résultat, les cons écoutent Besancenot, dans 20 ans, ils auront vieilli, comme Besancenot, qui comme Laguiller se représentera aux présidentielles une 6 ème fois sans avoir jamais participé à un gouvernement.
Par sisyphe (xxx.xxx.xxx.215)11 octobre 2008 00:33
Oui ; merci Monolecte, pour cet article totalement pertinent, et délicieusement écrit.
Pour les solutions à inventer, et surtout à appliquer, tout comme Yvance, je suis des votres ; c’est quand vous voulez.
Certains riches vont maintenant déclarer leur amour au petit peuple et confirmer que les revendications de ce dernier n’étaient que bien fondées, regardez les bien, tour à tour, devant la tribune publique.
’’Ils vont se saouler de bonnes paroles et ils vont se réveiller demain avec une bonne gueule de bois ’’ Danton
"La dette pour les investissements humains" ?...
On verra plus tard , peut-être
Mais d’où viennent donc les dettes ?
"Il est appréciable que le peuple de cette nation ne comprenne rien au système bancaire et monétaire, car si tel était le cas, je pense que nous serions confrontés à une révolution avant demain matin" (Henri Ford)___
"Celui qui contrôle le volume de la monnaie dans notre pays est maître absolu de toute l’industrie et tout le commerce... et quand vous réalisez que le système entier est très facilement contrôlé, d’une manière ou d’une autre, par une très petite élite de puissants, vous n’aurez pas besoin qu’on vous explique comment les périodes d’inflation et de déflation apparaissent" (James A Garfield , Président des USA)_________
"Permettez-moi d’émettre et de contrôler les ressources monétaires d’un pays et je me moque de celui qui écrit ses lois" (Rothschild) ___________ "Par essence, la création monétaire ex nihilo que pratiquent les banques est semblable, je n’hésite pas à le dire pour que les gens comprennent bien ce qui est en jeu ici, à la fabrication de monnaie par des faux-monnayeurs, si justement réprimée par la loi. Concrètement elle aboutit aux mêmes résultats. La seule différence est que ceux qui en profitent sont différents"( Maurice Allais)___________
A cet excellent article du Monolecte, que j’ai toujours plaisir à lire, j’ajouterais celui-ci qui me semble tenir la même thèse.
extrait : "Contrairement à ce que les éditorialistes larmoyants à la solde du marché mettent le paquet pour vous faire croire et ce que les politiques en appelant à "l’unité nationale" essayent de vous faire gober, la dégringolade des bourses depuis 2 semaines est normale. Elle n’a rien de dramatique pour l’économie"
Il me parait évident que cette pseudo crise va enrichir les banquiers, les "élites" forcément au parfum des bonnes affaires, et affaiblir les Etats. Dans les liens cités par Zen on peut lire ceci :
"Nous sommes reconnaissants au Washington Post, au New York Times, au Time Magazine et aux autres grandes publications dont les dirigeants ont assisté à nos réunions et ont respecté leurs promesses de discrétion pendant presque 40 ans. Il nous aurait été impossible de développer notre plan d’action pour le monde si nous avions été sous les projecteurs pendant toutes ces années. Mais maintenant le monde est plus sophistiqué et mieux préparé à la marche vers un gvt mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est sûrement préférable à l’autodétermination nationale pratiquée au cours des siècles passés." (David Rockefeller, discours à la commission trilatérale, juin 1991
JL "La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est sûrement préférable à l’autodétermination nationale pratiquée au cours des siècles passés." (David Rockefeller, discours à la commission trilatérale, juin 1991"
Par Bernard Dugué(xxx.xxx.xxx.199)10 octobre 2008 21:39
Bravo Zen, tu as parfaitement saisi le nerf de la domination, comme d’hab
Le pouvoir s’exerce parce que les gens ignorent tout des rouages du système. Mais ils captent facilement les incantations d’un Besancenot, d’une Royal ou d’un journaleux parisien. Demain, si tout se passe bien, je propose une idée simple, un plan monéthique pour limiter la récession. Eh bien je suis certain de me faire taper dessus alors que c’est une vraie idée pour rééquilibrer le système. Au bout d’un moment, on en a plein le cul des gens et on se dit, tant mieux si ça dure, que les financiers poursuivent leur profit, les gens sont prêts à se faire mettre.
Ils feront la fête sur nos cadavres, avec la caution des états. D’ailleurs, pourquoi ne pas commencer de suite ?
"Les scandaleuses « vacances » des dirigeants d’"AIG" dans Le Figaro : Près de 200.000 dollars ont servi à payer les chambres (à 1.000 dollars la nuit ou plus), plus de 150.000 dollars les repas, et 23.000 dollars les soins de remise en forme.
Apeurés et sans mémoire, les électeurs se rendront aux urnes pour renforcer les mandats de leurs capitalistes gouvernants sans scrupules. Scénario déjà vu et revu...
Par Lisa SION(xxx.xxx.xxx.116)10 octobre 2008 10:58
Ouahh, que ça fait du bien ! Monolecte,
" ceux-là mêmes qui ont rabâché sans rire pendant des années que le libéralisme et la dérégulation sont bons pour notre poil, " Avez vous écrit. En l’absence de règles précises, point de tricheurs ! Ce matin, aux infos, on apprend qu’une prime pourrait être versée à ceux qui voudraient rappatrier l’argent qu’ils ont exporté vers les paradis fiscaux, ceux-là même auxquels les Etats feraient appel pour reprendre le contrôle de la situation... ! N’est-ce pas la meilleure...
C’est pire qu’une crise ! C’est la faillite du néo-libéralisme libre échangiste anglo-saxon piloté par l’oligarchie financière anglo-saxonne qui réalise en direct des casses du siecle un peu partout dans le monde car les gouvernementts sous influence de l’oligarchie financière sont incapables de dire STOP.
Par Forest Ent(xxx.xxx.xxx.205)10 octobre 2008 11:25
"The life of Brian" est une de mes comédies préférées, surtout le discours du "prophète" :
Le prophète : "You do not have to follow leaders"
La foule en choeur : "We do not have to follow leaders"
Le prophète : "You are all individuals"
La foule en choeur : "We are all individuals"
Un passant : "I am not"
La foule en choeur : "Shut up"
Contrairement à Noah, Béard et Zidane, j’ai fait la connerie de rapatrier ma fortune mobilière un 20 Décembre 2006 en France pour être taxé à l’ISF sur la base des avoirs de fin 2006.
En Mai dernier, j’ai donc payé mon 2ième ISF.
Ca sera la dernière fois : au 31 Décembre 2008, ma fortune ne sera pas localisée en France pour payer cet impôt stupide.
"Je ne pense pas que l’ISF soit le danger que les français craignent le plus désormais"
Exact, c’est plus son principe.
Ceci dit, je pense à ceux qui ont été obligés de payer en Mai l’ISF sur la base d’une valeur des avoirs fixée au 31/12 de l’année précédente et qui avait fondue de 30-40% depuis.
et ce n’est pas fini, je souhaite bonne année 2009 pour le RMI financé à 90% par l’ISF.
Je ne connais pas la situation de Johnny (qui semble s’être exité depuis 1 ans après avoir versé plus de 100 millions d’arrièrés au fisc), ce que je sais c’est que Zidane qui doit sa notoriété à la France n’y paie plus d’impôts depuis plus de 10 ans.
Est-ce que cela vous fait plaisir de voir que, ce que l’état vous aurait piqué et qui se serait traduit pour bonne part en route devant votre porte ou en école pour vos enfants, est-ce que vous êtes fier que en une journée, une semaine, la bourse vous en piques 10 fois plus, sans que cela ne débouche sur rien.
vous êtes riche et vous voulez que l’on vous aimes ? n’en demandez pas trop, et compensez en amassant toujours et encore plus de thunes.
Votre point de vue est intéressant, mais pourriez-vous répondre aux questions suivantes :
* ne croyez-vous pas que plus des gens comme vous partiront, plus ceux qui restent payeront de charges, et donc seront tentés de partir, et ainsi de suite. Et que ce cercle vicieux n’a rien de bon pour ce qui est la source de votre richesse personnelle, à court, moyen et surtout long terme(i) ?
* acceptez-vous au moins que si l’Etat a "volé" 100 millions d’€ à Jonnhy, c’est que l’état global de son revenu est grotesque ? et de plus totalement inutile pour lui et la société (production de masse), à part pour s’en venter ? Contestez-vous au moins cette idée qu’une fortune puisse être acceptable, raisonnable, ou OUTRAGEUSE ?!
Le but n’est pas ici d’"exterminer" les riches, mais de s’assurer que riches et moins riches puisse cohabiter sans menace sur l’un ou l’autre. Votre avis a donc de l’intérêt.
Merci d’avance
(i) une population mal éduquée produira mal de quoi fournir votre richesse. Et vous savez très bien qu’une système éducatif privé produira de quoi vous plaire et plaire aux parents...
Je ne comprends pas vos inquiétudes concernant l’exil fiscal.
Pour un exilé fiscal (4600 en 10 ans pour 20 milliards de patrimoine), on compte 347 nouveaux émigrés (1 600 000 en 10 ans dont 63% en provenance d’Afrique et dont 76% au titre du regroupement familial) et 1 800 000 naturalisations (dont 67% en provenance d’Afrrique).
Il ne faut pas oublier non plus tous les travailleurs clandestins qui, nous le savons tous, paient rubis sur ongle, tous les impôts sans jamais recevoir quoique ce soit en retour de l’état. Ils vont même jusqu’à s’inventer des identités et des adresse fictives pour que le fisc puisse aisément les retrouver.
En 2006 (derniers chiffres connus), 843 contribuables ont pris le chemin de l’exil, 200 sont revenus (peut être ais je fait partie de ces 200 ?), mais tout cela est largement compensé fiscalement, n’est ce pas ?
Voyez vous, Eloi, le problème n’est pas de payer des impôts, mais de voir comment l’argent des impôts est dépensé et la société dans laquelle cet argent est dépensé.
Dernier point : quand on parle de RSA, RMI, APL, API, on nous montre toujours des cas de femmes séparées ou divorcées ou d’Africaines avec une ribambelle d’enfants (une chance pour la France ?), je me pose la question concernant la douleur engendrée par ces séparations subies ou désirées : est ce à la collectivité de prendre en charge ces problèmes personnels ? Qui est responsable ?
Pourquoi, moi, qui n’ai pas eu la chance de balancer ma tendre et chère épouse, devrais payer pour ceux et celles qui n’ont pas mesuré les conséquences de leurs actes ?
Pour un exilé fiscal (4600 en 10 ans pour 20 milliards de patrimoine), on compte 347 nouveaux émigrés (1 600 000 en 10 ans dont 63% en provenance d’Afrique et dont 76% au titre du regroupement familial) et 1 800 000 naturalisations (dont 67% en provenance d’Afrrique).
Ecoutez je pense que vous déviez du sujet : je parle bien sûr des exilés fiscaux : moins il y aura de gens capables de payer l’impôt plus ces gens payeront d’impôts individuellement. Vous en êtes probablement victime, d’ailleurs. Ce problème est d’ailleurs concourrant avec d’autres choses : pourquoi tant de personnes ne peuvent pas payer d’impôt ? Il est évident que la réduction des salaires au niveau juste acceptable de la survie (ou la hausse du coût de la survie, c’est pareil) fait que de nombreuses personnes ne peuvent s’en aquitter. Là est une partie du problème.
La justification ou non de l’immigration est un autre problème, qui mérite débat, mais pas dans le cadre de notre discussion.
En 2006 (derniers chiffres connus), 843 contribuables ont pris le chemin de l’exil, 200 sont revenus (peut être ais je fait partie de ces 200 ?), mais tout cela est largement compensé fiscalement, n’est ce pas ?
Je ne comprends pas votre remarque : en quoi la somme globale peut être égale, si plus de gens "riches" partent que reviennent ?
Voyez vous, Eloi, le problème n’est pas de payer des impôts, mais de voir comment l’argent des impôts est dépensé et la société dans laquelle cet argent est dépensé
Entièrement d’accord avec vous. Mais ce n’est pas en fuyant que vous résoudrez ce problème...
Pourquoi, moi, qui n’ai pas eu la chance de balancer ma tendre et chère épouse, devrais payer pour ceux et celles qui n’ont pas mesuré les conséquences de leurs actes ?
Pourquoi devrais-je payer pour les autres ? Ca c’est une question vraiment récurrente, et qui va un peu plus loin que notre débat : si payer pour les autres est considéré comme bon pour la société dans son ensemble (meilleure efficacité) alors vous devriez accepter de payer pour les autres, car vos propres bénéfices seront plus grands à long terme. De plus, où est-il écrit dans la société que les gens nés ou grandis intelligents et forts n’auraient pas le devoir de l’utiliser pour protéger et aider les plus faibles ?
Si votre propre frère, ou meilleur ami, est dans une merde noire, ne l’aideriez-vous pas ? Une société humaine est un cercle élargie de frères : des collaborateurs. Des collaborateurs efficaces sont certainement meilleurs pour vous qu’une bande de miséreux qui ne se font pas confiance...
Cette question peut être liée à une loi plus générale : ne pas faire ce qu’on n’aimerait pas qu’on nous fasse. Vous êtes probablement quelqu’un de "fort", mais je ne croirais jamais en votre infaillibilité. En cas d’erreur de votre part, peut-être seriez-vous heureux d’avoir de l’aide. Et même si ce n’est pas le cas, envisagez que d’autres pourraient être heureux de vous venir en aide. Si votre fierté vous interdit de recevoir de l’aide des autres, je préfère nettement que vous le soyiez moins, même si cela me coûte : un humain fier et aculé est extrêmement dangereux pour les autres. Et le coût pourrait bien être supérieur à celui de l’aide.
Peut-être trouvez-vous cela "faible", mais le monde est tel qu’il est en cet instant. La meilleure manière d’agir est d’identifier les causes et de les modifier, pour apporter un peu de mieux. Mais le monde à l’instant t n’est pas modifiable. Il faut l’accepter, éviter de se morfondre de regret, et travailler pour éviter que toutes ces choses bien dommages, toutes ces erreurs, se reproduisent.
Votre commentaire me semble bien aigre... Payer pour les autres, c’est quelque chose qui est quotidien. Probablement certains payent pour vous, d’ailleurs, puisque vous partez. mes impôts seront probablement plus élevés (d’un chouille, mais bon). de plus quelqu’un de "fort" comme vous a probablement beaucoup à apporter. Si vous en faites le don, vous serez quelqu’un de respectable. Si vous le négocier, vous n’êtes qu’un mercenaire, utile, mais en rien respectable. Si tous les "riches" négocient ce qu’ils apportent à la société, pourquoi vous étonnez-vous du mépris à leur égard ?
Votre meilleure rémunération pour ce que vous accomplissez est nécessairement la fierté que vous en retirez. Les autres, eux, embourbés comme vous dans leur propre vie passionnante (suivre ma vie est beaucoup plus passionnant que suivre la votre, et inversement, vous en conviendrez), resteront, par principe, profondément ingrats par rapport à ce que vous pourriez attendre d’eux.
Dites le moi, SVP.
Pourriez-vous me répondre, concernant l’indécence de certains salaires ? Il me semble qu’un salaire maximum fixé à 10-15 SMIC est LARGEMENT suffisant pour réaliser à peu près tout ce qu’il est intéressant de faire dans la vie. Le reste n’est qu’artificiel, car artificiellement créé par un monde abstrait et terriblement concurrentiel : le monde du luxe. personne n’en a vraiment besoin, pour sa survie et son bonheur.
pour la mode, concurrentiel n’est pas vraiment le bon mot : je dirais implicitement inflationiste : je veux dire que le luxe se doit d’être le sommet, et comme la course au luxe est permanente, cela pousse la surenchère de la dépense toujours plus haut. D’autant plus que les salaires des plus puissants sont plus ou moins indexés sur cette inflation. D’où l’explosion... Et l’absurdité des Rolex, Ferrari, villas à plusieurs dizaines de millions et autres paires de chaussettes à plus de 100€
Un bel objet est cher, et c’est normal, mais il faut le mériter pour l’avoir : le mériter par l’attente, par la participation à sa fabrication. Et pas seulement dépenser un salaire indexé sur le prix de l’objet. Car dans ce cas-là, il ne sera pas beau, comme objet. Il sera terriblement banal, au final...
Exemple : quelqu’un qui travaille d’arrache pied pendant 10 ans, ne se paye que peu de vacances et de fioritures, pour s’acheter une belle bagnole. n’en a-t-il pas plus le droit qu’un "riche" capable de la payer en une semaine de boulot ? Vous n’allez pas me dire que le travail fourni pour l’obtenir est équivalent... Et dans notre monde, seul le travail crée les objets...
En 2006 (derniers chiffres connus), 843 contribuables ont pris le chemin de l’exil, 200 sont revenus (peut être ais je fait partie de ces 200 ?), mais tout cela est largement compensé fiscalement, n’est ce pas ?
Je ne comprends pas votre remarque : en quoi la somme globale peut être égale, si plus de gens "riches" partent que reviennent ?
mais tout cela est largement compensé fiscalement par les émigrés, n’est ce pas ?
Le coût de l’immigration dans une rare étude faite sur le sujet a été estimé à 23 milliards d’euros/an.
Sans compter les dégats collatéraux : islamisation, délinquence, criminalité, inciviltés, dégradations de biens publics, bligation de retirer ses enfants des écoles trop mixtes....
Pour la solidarité fiscale, merci d’en parler à Ségolène qui via une SCI à 3 parts déclare une valeur de 250 000 euros (total des 3 parts) pour sa villa dans le domaine clos de Saint Basile à Mougins quand le prix du terrain seul est au moins de 1 million.
D’ailleurs, regardez cette offre exclusive sur ce même domaine. Un de ses voisins qui vend .
Hé Bulgroz, il n’y a donc rien d’autre à contredire et à discuter dans mes posts, que cela ?
Vous êtes jaloux que la France s’occupe mieux des immigrés que des "riches" ? Je ne comprends pas votre propos !
Mettons de côté la question de l’immigration qui est importante, mais concentrons-nous sur ce cas de l’exode fiscal.
A mon tour de vous exhorter à répondre !
* Pourquoi partez-vous plutôt que vous battre pour changer les choses ?
* Gagnez-vous donc si peu que ce que vous "prend" l’Etat fait que vous êtes juste au-dessus de la survie ?
* Sur quel critère basez-vous votre auto-évaluation de vos actes pour justifier votre opinion qu’"on vous prend trop" ou que "vous ne gagnez pas assez" ?
* Votre vie est-elle difficile au point que la mauvaise gestion de l’Etat vous mette en condition de survie ?
* Envisagez-vous qu’aider les autres puisse vous servir plus tard à être aidé ? Comprenez-vous qu’on puisse tirer de la fierté d’aider les autres, surtout s’ils sont "plus faibles" ?
* Comprenez-vous qu’on puisse vous considérer comme un mercenaire ?
* Peut-on envisager que de trop hauts salaires soient "indécents" ?
Votre avis, en tant que futur exilé fiscal est intéressant. Il permet de comprendre !!!
Oui, vous en déviez largement car vous ne m’expliquez toujours pas pourquoi vous préférez fuir devant une difficulté, plutôt que la prendre à bras le corps, avec toute votre force et votre intelligence, simplement pour montrer à tout le monde ce qu’un riche est capable de faire. Si dans un bateau qui a une voie d’eau, les officiers, ceux qui ont le meilleur salaire s’en servent pour acheter leur barque plutôt que réparer le bateau, croyez bien que je ne pourrais comprendre les matelots qui se mutinent et de l’exécutent, rien que pour l’exemple. (pas les excuser de leurs actes illégaux, mais au moins les comprendre). Un riche qui fuit ne mérite pas son énorme avantage par rapport aux autres. Normal qu’on lui prenne sa richesse. C’est tout. Méritez votre richesse et restez, avancez des arguments pour ou contre l’immigration, en toute raison et sans haine, et battez-vous pour votre cause !
Pour la solidarité fiscale, merci d’en parler à Ségolène qui via une SCI à 3 parts déclare une valeur de 250 000 euros (total des 3 parts) pour sa villa dans le domaine clos de Saint Basile à Mougins quand le prix du terrain seul est au moins de 1 million.
Ecoutez, je ne suis pas socialiste, et cette candidate m’a particulièrement attristée pendant l’élection présidentielle. Le niveau de nos élites est effrayant. Cela montre d’ailleurs qu’ils ne méritent pas leur richesse et leurs énormes avantages.
Votre argument dévie largement du sujet.
Le fait qu’on crève de faim en large proportion dans d’autre pays n’empêche pas de constater et de se battre pour des gens courageux en France qui sortent à peine la tête de l’eau. De même, Royal est un très mauvais exemple de solidarité.
Pourquoi cette tendance terrible à toujours s’aligner sur le plus médiocre dénominateur commun ?
Répondez à mes questions, Bulgroz... Elles me semblent précises, mais si vous avez besoin de plus de précisions, je veux bien les clarifier. Suffit de demander...
D’ailleurs, regardez cette offre exclusive sur ce même domaine. Un de ses voisins qui vend .
"Vous êtes jaloux que la France s’occupe mieux des immigrés que des "riches" ?"
Bulgroz, qui de son propre aveu a choisi l’exil fiscal, a perdu ce faisant toute légitimité à juger la politique de la France. En ce sens, ses propos ne sont même pas digne de considération.
Qu’il revienne payer ses impots en France et ça lui donnera le droit de fustiger les immigrés.
De plus, je constate que étant lui-même un immigré là où il est allé se planquer, il pourrait s’appliquer à lui même les solutions qu’il préconise.
J’avais donner pour instruction à mon assistant particulier de me préparer des éléments de réponse à vos très passionnantes questions.
Malheureusement, celui ci m’informe que, compte tenu de leur complexité ; il est dans l’incapacité de répondre de manière appropriée.
En conséquence, je vous demanderai de vous mettre en relation directement avec mon conseiller fiscaliste à la : LGT Bank in Liechtenstein & Swindler (Cayman) Ltd, Box 852 UBS Hse 227 Elgin Ave G T Grand Cayman KY1-1103 -(Tel 956-785)
Demander John Crook (extension 404) en précisant « Bulgroz » nom de code de mon compte à la Banque.
Vous pourrez aussi aller directement sur place, c’est assez facile à trouver, c’est en face du Domino’s Pizza , de West Bay road, au deuxième étage.
Faire bien attention de bien prendre la porte de droite, car à gauche, il y a un autre avocat fiscaliste du nom de Wesson, mais lui c’est un vrai connard !!
Je ne sais comment prendre votre réponse, mais dans tous les cas, elle est décevante.
Je ne vois toujours pas de réponses à mes questions :
Si ces questions sont stupides, il vous sera facile d’y répondre, et ca ne vous prendra pas longtemps pour les laminer. Un peu de temps pour me faire paraître un imbécile ne sera pas très cher payé, non, pour votre fierté ?
Si ces questions sont trop complexes, vous ne méritez probablement pas votre frisc défiscalisé. On clôt la boucle.
Si ces questions sont gênantes pour vous, elle vous permettront alors peut-être une légère introspection qui ne sera peut-être pas exempte pour vous de bénéfices personnels
Par lassitude et devant votre insistance, je voulais vous répondre point par point mais quand je lis :
"Un riche qui fuit ne mérite pas son énorme avantage par rapport aux autres."
Je me dis que cela n’en vaut pas la peine.
Qui êtes vous pour marteler de telles sonneries ?
Savez vous les diverses manières de devenir riche ?
Quel dommage de ne se concentrer sur une seule phrase pour éviter de répondre !
Bulgroz, écoutez, que vous soyez intelligent et travailleur, je n’en doute pas. Vous méritez probablement votre richesse. Cependant, si, quand les temps sont durs, ou que quelque chose ne va pas, vous nous faites du chantage à l’exit, non vous ne la méritez PLUS.
On n’est pas capitaine pour la gloire que quand tout va bien. Vos responsabilités, votre avantage (votre richesse) méritez-là, maintenant que c’est plus difficile pour tout le monde
Après, vous avez le droit d’être un mercenaire. mais ne vous attendez pas à du respect
Cordialement
J’aimerai reprendre cette discussion sur un bon pied. Si cela va dit...
ça c’est bien parlé Monolecte ! et dire que ces nantis vont être étonné quand la France d’en bas va voter
pour Marine ou Olivier ! je suis certain qu’ils diront que les électeurs ont été ABUSES !
Excellent article qui se lit très agréablement de par le style et les évidences qu’il expose. Les conséquences positives de cette crise seront au moins que nombre de gens (comme moi) vont s’interesser aux mécanismes financiers, bancaires et monétaires. Et sans vouloir tomber dans la parano, il semble réel que l’immense majorité de la population se fait gruger par ce système de la création monétaire privée, de l’expansion illimitée de la masse monétaire, de la dette de l’Etat ou du paiement frauduleux des interêts.
Il suffit de regarder comment cela fonctionne pour s’apercevoir très vite que cet ensemble est une véritable machine à sucer le sang des véritables créateurs de richesses que nous sommes aux seuls profits d’une infime minorité de parasites que l’on enscence pourtant dans la presse dominante.
Effectivement la dernière de bernard Acoyer ce matin devrait faire descendre tout le monde dans la rue , amnistie fiscale , là c’est plus se foutre de la gueule du monde , c’est carrément vomir sur les citoyens :
Signez un chèque en blanc à tous les escrocs et trafiquants de la planète , franchement même Bush et ses néocons n’avaient osé en parler .
Une solution , passer toute cette pourriture au Karcher ...
Cet article tout en verve cache en fait une reflexion niveau "ma concierge".
Elle mélange allègrement les notions de capitalisme avec le libéralisme tout en omettant de préciser que le capitalisme qui sévit actuellement est ni plus ni moins une politique économique et donc de facto l’enfant légitime des Etats. Par ailleurs, le libéralisme quand on s’est à minima interessé aux doctrines le régissant dénonce les enrichissements basés sur du vent (comprendre de la spéculation).
Je comprends ton aigreur, mon pauvre type, à ton âge, se retrouver dans la peau d’un stalinien qui découvre la réalité du goulag, ou d’un témoin de Jéhova à qui dieu n’a pas fait la grâce d’accorder la fin du monde. C’est d’un pathétique...
Cet article tout en verve cache en fait une reflexion niveau "ma concierge".
Toujours ce bon vieux racisme social, cette arrogance de dégénéré...
Jusque là, quand nous criions haro sur le capitalisme nous ne faisions que tirer sur une ambulance, le blessé n’ayant aucune conscience de la gravité de son état.
C’est avec joie aujourd’hui que je crache sur un corbillard.
Pour satisfaire votre bonne conscience, je vais remplacer "concierge" par "café du commerce". Ca faisait trop prolo et personne ici ne veut voir les adeptes de la fête de l’huma - que vous êtes - entrer en dépression.
malheureusement le capitalisme n’est pas mort avec l’effondrement des rivaux de la réserve fédérale amerloque... ils ont juste apporté le climax de la guerre jusqu’à la bourse pour racheter les actifs de leurs adversaires je penses.
Monolecte, j’aime bien vos articles. Est-ce vous qui demandez d’où vient tout à coup l’argent nouvellement prêté pour renflouer les abyssés ou était-ce un commentaire ? Peu importe. Il provient de nouvelles dettes, parce que ce que nous ne savions pas non plus et que nous découvrons avec une noirceur certaine est que les monnaies sont imprimées par des établissemtns bancaires privés et que pour chaque billet imprimé il est une dette + intérets envers son état. Donc ils renflouent avec ce qui n’existe pas, de nouveaux beaux billets imprimés... et des dettes colossales des états envers eux puisque ce sont les états qui décident d’aider des banques en faillite.
sympa n’est-ce pas ?
voici un bien utile document pour mieux comprendre ce qui se trame. Sans racisme aucun et dans le sens de la recherche de vérité historique. ... Oui peut-être vous le connaissez déjà. C’est long mais ça vaut la peine, très instructif.
J’adore votre style original et bien enlevé. De la vraie littérature.
Ceux qui possèdent la « science » économique (dont les applications sont exactes et reproductibles à l’identique bien entendu !) parlent aujourd’hui de régulation, d’une nouvelle législation pour encadrer les dérives. C’est un leurre complet. Il y aura toujours des petits malins qui trouveront des failles et contourner les mécanismes régulateurs, comme ils l’ont fait dans le passé récent.
A mon sens, la seule solution pour qu’une telle crise ne se renouvelle pas est de plafonner les rémunérations et les richesses, en laissant ce plafond suffisamment haut pour ne pas décourager les initiatives individuelles et les récompenser comme il se doit. Mais ce plafond doit être trop bas pour permettre à des individus ou à des organisations de détenir un pouvoir trop important. Ce ne sont donc pas les riches qui posent problème, mais les très riches.
Les personnes qui nous dirigent établissent leur légitimité et leur pouvoir sur une vision malthusienne de l’élite. Celle-ci prend naissance sur les bancs de l’école (notes et diplômes) et se poursuit dans la vie professionnelle (statistiques et emploi), avec le concours des médias (publicité et film) où l’on présente toujours un monde idéalisé (belles femmes, beaux paysages, gens exceptionnels…) qui sert de cadre de référence et renvoie à chacun l’image de son échec relatif à tendre vers ce modèle optimal… et illusoire ! Tout cela pour que chacun accepte mieux sa soumission et développe sa culpabilité qui est une émotion paralysante. Et ces élites, pour mieux encore justifier leur pouvoir et en exclure les autres, s’enferment dans un jargon et des rites. Elles parlent de ce qu’elles sont, de ce qu’elles font, sans jamais instruire des moyens employés, conservant jalousement leur secret. Cela est aussi vrai du bon élève.
Il faut donc se débarrasser de cette vision malthusienne de l’élite et prendre son destin en main ; ne pas s’en remettre à une minorité qui croit savoir. Chacun doit se dire qu’il est important, qu’il peut faire.
On m’objectera que plafonner les rémunérations, même en laissant ce plafond suffisamment haut demeurera un obstacle à la motivation de certains. Je m’inscris en faux. Cette idée s’appuie à l’origine sur une conception erronée : la croyance en un don, d’où la vision malthusienne de l’élite. D’autre part, la psychologie de la motivation ne se limite pas à des facteurs extrinsèques comme la récompense ; cela crée surtout un réflexe pavlovien. La motivation est avant tout l’anticipation d’une réussite. C’est parce que je vis ma réussite future que je vais entreprendre et mobiliser mes ressources et mon énergie pour concrétiser mon projet.
J’invite donc chacun à ne pas avoir peur, à croire en lui et à entreprendre dans un sens constructif.
Tristan Valmour, comment ne pas être d’accord avec ce que vous dites. Mais vous écrivez : ""Les personnes qui nous dirigent ""
Ne peut-on voir dans le nous de cette expression le signe de la servitude volontaire qu’a si bien décrit La Boëtie il y a maintenant plus d’un demi millénaire ?
En réponse aux nombreuses questions que mon post ci-dessus a suscitées, je précise que ces gens qui s’autoproclament "élites qui nous gouvernent", ne sont en réalité que des affranchis qui nous exploitent (référence évidente aux mafias).
Ces gens ne sont pas plus élites que ma cousine. La seule différence c’est que depuis leurs tours d’ivoires, ils nous jugent inférieurs à eux, ce qui serait en effet une excuse pour le mépris dans lequel ils nous tiennent, et s’ils avaient raison. Mais sur ce point comme sur bien d’autres, ils n’ont de raisons que celles que vous voulez bien leur accorder.
Prenez une heure de votre temps, je vous promet que vous ne serez pas déçu.
Voici une vidéo très très bien faite sous la forme de dessins animés qui explique ce qu’est l’argent. Je l’ai découvert hier sur Agoravox. C’est énorme !
Par ddacoudre(xxx.xxx.xxx.13)10 octobre 2008 23:06
bonjour alain
c’est une bonneinitiaive d’avoir mis ce lien, j’espère qu’il poursuivra sa route éducative.
Au cours d’un échangeavec ZIN (pas Zen) il nous était arriver de discuter des phénomènes de création de monaie comme le Sel ou la Pomme et je lui disais que lamise en circulation de cette monnaie, pourrai être une réponse des populations, à l’égémonie des banques et de l’abandon de son pouvoir régalien de l’état pour réguler la paupérisation croissante.
Un bout de papier derrière lequel il y a tout le pouvoir politique que nous lui conférons, au-delà de sa seule fonction de moyen d’échange. Celui qui le possède est puissant, celui qui le désire est soumis, et il faut ajouter les rêves qu’il suscite, y compris le rêve de ceux qui voudraient bien modifier sa répartition, mais qui espèrent en un renversement du destin : « Et si je modifie un processus qui peut me rendre puissant » ? Pourtant, du pouvoir régalien de battre monnaie, nous sommes passés à une organisation qui enverrait en prison pour escroquerie, tout particulier qui s’y livreraient. Organisation du pouvoir des banques d’émettre de la monnaie, en prêtant de l’argent qu’elles n’ont pas, sous réserve qu’elles se garantissent auprès de la banque centrale, et que tout le monde ne la convertisse pas en de la monnaie fiduciaire.
N’est-ce pas merveilleux la confiance ?
N’est-ce pas la le sommet de la « créativité » ?
Au début les hommes n’avaient rien. Ils créèrent, le troc, puis la monnaie métallique, puis fiduciaire en papier normalisé, puis scripturale, un peu d’encre sur un bout de papier, demain une puce, autant dire plus rien.
Si ! Un capital confiance dans une valeur fictive qui ne vaut que par la crédibilité du fonctionnement de sa structure, et qui constitue un paradoxe, car elle réduit le capital confiance des hommes entre eux.
Par Monolecte(xxx.xxx.xxx.175)11 octobre 2008 10:27
Intervention très pertinente : face au gel des liquidités (probablement dans les paradis fiscaux, ces pourrisoirs de l’humanité bien pourvue en tout, sauf peut-être... en humanité) et au ralentissement de l’économie dont nous allons subir les effets, je compte bien préconiser la création d’une monnaie alternative fonctionnant de manière tout à fait différente car fondée sur le travail et non le capital, le travail au sens large et non seulement l’épreuve de subordination de nos bras et de nos intelligences aux caprices du marché.
La vraie richesse de ce monde, c’est notre travail. cette richesse-là ne s’épuise pas, ne se stocke pas, ne se spécule pas. Elle permet d’échanger des idées, des objets, des coups de main. Il faudra bien sûr quelques ajustements, mais une monnaie d’échange fondée sur le travail ou plus précisément le temps, élimine de facto la plupart des inégalités. L’heure de travail du Philippin vaut celle du Haïtien, de l’Allemand ou de l’Américain... déroulez le fil de votre pensée et voyez ce à quoi nous pouvons arriver.
Très belle envolée qui met du baume au coeur de beaucoup.
Je n’ai pas peur du lendemain, mais il ne suffit pas de ne pas avoir peur pour affronter la liberté, il faut aussi croire en ses propres capacités et ne plus sous-traiter sa propre confiance / crédit à autrui.
Ainsi, il me semble qu’il va falloir beaucoup de courage et d’abnégation pour continuer à montrer à des aveugles de naissance que désormais, ils peuvent/doivent voir.
Quelle plume !!!
Merci Agnès... c’est la première fois que je relis une deuxième fois en entier un article !... rien que pour le plaisir !
Dommage qu’on ne puisse pas plussé deux fois.
Rappel : N’oubliez pas d’aller regarder "L’argent-dette" la vidéo citée plus haut par JL, Zen et moi-même...
C’est un très beau texte... Je te découvre aujourd’hui... je ne me serai pas levé pour rien ce matin, j’ai mis ton blog dans mes favoris. De te lire réchauffe l’âme.
Par François51(xxx.xxx.xxx.65)10 octobre 2008 15:40
cette crise en fait va aranger tous ces squales de la finance.
il vont s’en remettre et créer, un système financier mondiale. pour mieux tout controler. malheur au pays qui ne rentreront pas dans la danse.. tout sera sous controle d’une sorte de banque fédérale mondiale.
les nouvelles ordres mondialistes s’en frottent déjà les mimines.
par contre, rien ne changera vraiment en bien pour ceux et celles qui vivent parfois avec a peine un peu plus d’un dollar par jour ! pour eux la crise ? ils l’a vivent tous les jours. !!. ils sont presque 800 millions dans le monde il parait..
pareil pour les autres.un peu moins "crève la faim" ils vont en profiter pour liquider encore plus les "acquis" des citoyens en prétexant que c’est a cause de la crise si le chômage en Europe et US monte en flèche.
que le cout du travail est trop cher.. etc..etc..etc..
en fait après le contre coup, c’est une bonne nouvelle pour eux. ils vont s’en remettre plus vite, que nous citoyens lambda. c’est pour nous que les années noires vont commencer bientôt ........
Mmmmmmmm !!!!!
Cela fait tellement du bien de se mettre en colère, même si c’est par personne interposée. La référence aux lames gillette m’a fait grincer des dents comme le ferait un ongle qui accroche le tableau noir
Merci
"la crise n’est pas le problème, elle est le mode normal de fonctionnement du capitalisme"... vous vous trompez ; la crise par définition ne peut pas etre le mode normal de fonctionnement du capitalisme ou d’un systéme quel qu’il soit. La crise caractérise le moment d’une rupture du mode de fonctionnement normal, un moment décisif...
"C’est donc que la panique de la bourse des médias ne prend pas"... vous aussi vous niez la crise, ce serait une invention des médias qui nous manipulent. Pour d’autre la crise c’est la normalité. S’il n’y a pas de crise c’est que tout va trés bien
Par Ephemeria34(xxx.xxx.xxx.184)10 octobre 2008 17:15
La crise n’est peut-être pas le mode normal de fonctionnement du capitalisme, mais c’est certainement le mode de régulation d’un système par nature instable et qui ne peut pas persister plus que quelques décennies. Crise de 29, crise de 74, crise de 2008... Autant changer de système quand le système est incapable de vivre sans crise.
"Tout ce qui compte, c’est de nous maintenir dans un état de panique permanent : le chômage, les talibans, la crise."
Je vous invite à lire cet excellent article illustrant parfaitement cet état de fait.
Par Loïc Decrauze(xxx.xxx.xxx.46)10 octobre 2008 16:21
...commence ici et maintenant : Crise économique, débâcle humaine. Rien d’étonnant en effet, mais sans doute pas avec les mêmes présupposés que les vôtres.
Précisons tout de même que j’ai toujours eu en horreur ces arriérations boursicotières, mais ni plus ni moins que cette saloperie de loto à laquelle s’adonne votre si adorée classe populaire, détentrice de la vérité et de l’éthique à suivre. A chacun ses bourses !
Par sisyphe (xxx.xxx.xxx.215)11 octobre 2008 13:39
par Loïc Decrauze (IP:xxx.x8.108.46) le 10 octobre 2008 à 16H21 				
				
								
				
					 Précisons tout de même que j’ai toujours eu en horreur ces arriérations boursicotières, mais ni plus ni moins que cette saloperie de loto à laquelle s’adonne votre si adorée classe populaire, détentrice de la vérité et de l’éthique à suivre. A chacun ses bourses !
Ah !
Le loto en parallelle avec la spéculation et les opérations "boursicotières" !
Fallait oser !
Monsieur Decrauze nous expliquera certainement les points communs entre une activité de jeux, où l’on ne risque que son propre argent, et une activité spéculatrice, où l’on risque surtout l’argent des autres, leur travail, leurs conditions de travail, leurs salaires, en un mot, leur survie.
A chacun ses bourses, certes, et celles de monsieur Decrauze, ne se mèlent pas à la populace de la "si peu adorée (pouah-beurk-)classe populaire" : elles restent bien remontées dans son slip et dans son estime de lui-même, entre gens loin du populaire...
Souhaitons à monsieur Decrauze que le cours de ses bourses ne connaisse pas, lui aussi, un krach, qui risquerait de le laisser sans voix... 				
Par Loïc Decrauze(xxx.xxx.xxx.22)11 octobre 2008 22:11
@ au rocher de Sisyphe :
il va falloir laisser les gonades du monsieur, car il ne roule pas rond... Je vais donc préciser le parallèle, pour qu’il saisisse : Rapprocher les comportements pour cesser les anathèmes incohérents. La démarche du trader confirmé, de l’amateur boursicoteur comme du joueur de Loto révèle la même tendance qui pousse à s’en remettre à d’irrationnelles données ou intuitions. Le culte de la rumeur pour tout indicateur doit-il être descendu si l’on ne décrie pas cette obsession du retour immodéré sur modeste investissement, le fondement même qui capte l’accoutumance des modestes à ce jeu de hasard ? Confiez quelque fortune à ces cohortes de joueurs de la classe moyenne, et vous multiplierez l’activité des bourses, pour une chute encore plus abyssale…
Je confirme donc : le processus psychologique est exactement le même entre le boursicoteur et le joueur. Faire une différence par le critère des conséquences engendrées est une simple hypocrisie, une propension à ne pas voir pour ne pas avoir à critiquer un trop grand nombre de gens.
Excellent article. Un des meilleurs que j’ai pu lire. Du vécu (que je partage). Merci beaucoup. J’ai bien aimé le rognage sur les journaux qui a été facile. Et merci Agoravox, pour cet ton qui manque tellement à ces journaux qui ne méritent que la faillite. Voilà du coup je sort du bois pour vous féliciter et y retourne bien vite.
Par marc berger(xxx.xxx.xxx.105)10 octobre 2008 16:30
Excellent article !
Tu m’enleves les mots de la bouche donc rien a rajouter ! si ce n’est rappeler qu’effectivement ca va avoir un coté positif à savoir que les gens vont enfin découvrir les humains qu’il y a autour d’eux et que par la même les mots comme compassion, solidarité, humour, autonomie de penser etc.. vont peut être enfin avoir un sens autre que métaphorique
Pourquoi les Etats ne pouvaient pas s’endetter pour aider le peuple a mieux vivre et le peuvent pour soutenir les banques ?
Le bon peuple devrait se poser la question et comprendre que la solution proposée pour « sauver le système » n’a pas pour objectif de le sauver lui. Au contraire : on va augmenter les impôts de celui qui a pris des crédits pour sa maison, donner l’argent aux banques pour qu’elles ne fassent pas faillite et que ce bon monsieur puisse continuer a payer ses traites toute sa vie : il se fait doublement avoir dans l’hstoire.
Article bien "grincement de dent",ce sont en effet les mêmes qui hier encore vantaient les mérite du libéralisme et voulaient imposer la déréglementation qui aujourd’hui demandent la régulation,tous ces gens ont perdu tout crédit et tout éthique ! il faut les éjecter,c’est aussi simple que ça,ils n’auront même pas l’amour propre de partir d’eux-même !
Sarkosy entre autres !..qui voulait développer le crédit hypothécaire en France !......déréguler les marchés,"les caisses sont vides"disait-il,sauf pour les banques !!....les bouffons n’ont peur de rien !! sauf peut-être de la guillotine ?...leur langage sentent nauséabond et plus personne n’a confiance en ces bonnimenteurs professionnels...
Par Tzecoatl(xxx.xxx.xxx.242)10 octobre 2008 17:23
Cette crise est savamment orchestrée car tout ce qui a été caché sur la création monétaire est maintenant au grand jour sur le web. Les sub-primes, etc, sont la mèche qui ont servis de prétexte.
J’ai lu par le passé que les banques avaient peur d’Internet à ce sujet.
Ils souhaitent briser cette conscience en tentant de préserver leur seigneurage, en jouant sur la peur, en réanimant leurs privilèges auprès des états, en cassant les résistances par le chômage, mais il me semble que cela va échouer.
Par Tzecoatl(xxx.xxx.xxx.165)10 octobre 2008 20:52
Salut Gecko :
Dans les faits, cela peut fonctionner un temps, mais parmi toutes les personnes conscientes et de plus en plus nombreuses du broyage qu’on veut leur vendre, cela ne passe plus.
Pour l’heure, je constate que l’ancien système vit ses derniers spasmes, la conscience semble faire force de loi.
moi aussi je me le demande, il n’y a strictement rien de jouïssif dans ce qui se passe, juste la mise à mort d’opposants bancaires à la politque des néoconnards.
Parce que les gouvernements jouent parfaitement leur rôle de larbins des banques en continuant à s’endetter aux noms de leurs administrés. Maintenant en disant qu’ils veulent sauver des banques qui vont de toute façon s’écrouler parce qu’elle sne sont pas dans le giron des tyrans.
Et ces banquiers vont nous demander de rembourser, soyez-en certain.
On ne crée pas une dette pour rien dans les milieux financiers, même si c’est créé artificiellement de toutes pièces.
Vous avez raison Tzecoalt et c’est un point positif ! Quelles actions, d’après vous, permettraient de faire pression pour faire la "bascule" ? Parcequ’aux vues de l’histoire les hyènes ne lacheront pas l’affaire comme ça soyez en sûre !
Mon pessimisme est lié aux comportements des décideurs pour rejoindre le commentaire de dom !
"éteindre la lumière en sortant d’une pièce, pour économiser, mettre un gilet en hiver plutôt que de monter le thermostat, bosser dur à l’école" : pas besoin de crise pour ça, autour de moi on a toujours vécu ainsi, sans gaspiller même un quignon de pain. Vivre ainsi ne signifie pas mal vivre, ni même vivre chichement.
Pour le reste, je suis plutôt d’accord. J’ajouterai que cette crise va dans le sens de l’histoire : de gré ou de force la décroissance arrive. Et plus tôt elle commencera, mieux nous la vivrons. En cela la crise n’en est effectivement pas une, elle est la nouvelle norme...
Quand donc virerons nous les apôtres de la croissance qui nous gouvernent ? Ils vont à contresens et ne font qu’empirer la situation...
Nous vivons sur une planète aux ressources limitées, la décroissance est inéluctable (sauf à diminuer très sévèrement notre population). Nous avons le choix entre la vivre de façon maîtrisée ou la subir à coup de crises répétées.
D’accord avec Plum’
Les internautes auront beau ouvrir les yeux, tant qu’ils voudront un portable plus beau que celui du collègues et des vacances plus exotiques que celles du beau-frère, ils resteront les esclaves des élites qui les mèneront par le bout du nez.
Refuser la pub et la surconsommation est le seul moyen de sortir de la logique économique qui ne fait que creuser les inégalités.
Et accessoirement, cela aurait pu éviter quelques millions de morts prématurées liées au réchauffement climatique, mais c’est déjà trop tard.
Par ddacoudre(xxx.xxx.xxx.13)10 octobre 2008 23:57
bonjour plum
je suis un keynésien partisan de la décroissance sélective, mais il faut les politiques fixent à notre industrie des choix politiques pour abandonner petit à petit le jetable et remplacer l’énergie fossile. Mais cela va obligatoirement emporter une autre manière de vivre et de travailler, ainsi qu’inventer des activités nouvelles pour compenser la perte massive d’emploi que cela engendrera. Le parie sur la voiture électrique est déjà une avancé, même si elle accroitra le passage par le nucléaire qu’il faudra à son tour substituer.
la croissance actuelle présente les difficultéque nous commaissons (déchetset pollution) car elle repose sur laproduction de bien renouvelable pour maintenir l’activité économique industrielle. passer à une orientation décroissante par du durable et du recyclable, emportera une supression d’emploi.
ceci va nous obliger à comprendre que la valeur travail (au sensmarxiste) qui est la base de notre système ne se suffira plus, car nous n’aurons plus besoin du travail de tous. Déja la tecnologie nous a conduit à remplacer les pertes d’emplois dans l’agriculture par les services, et la décroissance nous entrainera d’accepter que nous n’avons pas besoin du travail de tous. et pour ceux qui se trouverons écartés ils nous faudra inventer des activités de remplacements rémunérées, ou réduire le temps de travail et compléter le manqueà gagner par un temps d’enseigement pour adulte payé de manière que le prix des produits n’augmentent pas.
ceci exigera que l’état recouvre sont pouvoir de créer de la monnaie, un tout autre monde ???
Que se passerait-il si les français, ces fameux français moyens dont on parle à longueur de temps comme futures victimes de la crise et comme futurs financiers des sommes pour sauvegarder le système (l’ appel à l’ épargne) .. que se passerait-il si ces français là se mettaient en tête de retirer leurs économies des banques en montrant ainsi non seulement leur peu de confiance dans le système opaque qu’on les oblige à supporter mais aussi leur refus de payer pour les débordements de happy yuppy few qui eux ont depuis longtemps leurs bas de laine cachés en Suisse ou ailleurs ?