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Accueil du site > Actualités > Economie > Ceci n’est pas une crise...

Ceci n’est pas une crise...

Les prix du marché immobilier ne cessant de grimper aux Etats-Unis depuis la Grande Dépression pour des raisons notamment démographiques, la crise financière actuelle ne peut être attribuée à la seule implosion d’une bulle immobilière. Pourtant, c’est la spéculation immobilière qui est couramment accusée d’être aux sources de tous nos maux principalement depuis les épisodes dramatiques de Septembre 2008 même si cette période cruciale démontre que la crise immobilière se doublait d’une crise bancaire.

La majorité des établissements financiers étaient certes lourdement investis dans des titres subprimes - bénéficiant de la notation AAA - adossés à des opérations hypothécaires qui virent leur valorisation fondre à mesure que le marché immobilier sous jacent s’effondrait entraînant l’insolvabilité de ces Banques...La dégringolade immobilière était certes le détonateur de la crise bancaire. Pour autant, comme ces mêmes Banquiers heureux détenteurs de ces titres n’étaient même pas en mesure de quantifier la masse de subprimes dans leurs propres livres, tout crédit interbancaire fut en conséquence interrompu, aboutissant au gel complet de ce marché fondamental pour l’économie. La négligence et le manque de rigueur bancaires provoquaient donc directement la récession.

La responsabilité de ces Banquiers qui se livraient une compétition aux clients et aux profits était ainsi posée dans toute son acuité, ces professionnels mus par le seul appât du gain à court terme et qui avaient peu scrupuleusement et massivement investi dans des titres à la transparence hautement douteuse...Ce comportement coupable de nos Banquiers pouvait-il être expliqué autrement que par des bonus proportionnels aux profits générés à leurs employeurs ? Motivés par le seul attrait d’une gratification pécuniaire, ces Banquiers avaient opté d’investir dans des titres - dont ils ne pouvaient ignorer la dangerosité intrinsèque - mais qui avaient toutefois le mérite de produire sur le court terme des bénéfices qui se refléteraient nécessairement dans leur bonus de fin d’année.

L’occasion était trop belle de trouver un seul et unique bouc émissaire à sacrifier à l’autel de la démagogie car cette théorie du bonus comme instrument de corruption du Banquier pervers aux doigts crochus fut savamment exploitée par des responsables politiques soucieux de détourner l’attention de leurs propres turpitudes. 

Pourtant, si l’intérêt personnel était leur seule préoccupation, pourquoi ces Banquiers avaient-ils quasi exclusivement opté pour des titres subprimes AAA mais qui produisaient une rentabilité inférieure à d’autres valeurs moins bien notées AA ou BBB mais qui offraient, elles, un rendement plus élevé ? Par ailleurs, ces mêmes Banquiers soucieux du seul résultat à court terme n’étaient-ils pas eux-même le plus souvent rémunérés dans des stock options - dont les valorisations ont du reste fondu - dont le rôle fondamental est d’impliquer le salarié sur le long terme et dans l’intérêt de l’employeur et dans celui des marchés financiers où sont cotées les actions de leurs propres Banques ? 

Marché immobilier euphorique, dérèglement du marché du crédit, perversion des bonus, capitalisme débridé et arrogant sont certes des motifs intelligibles et crédibles de la crise mais ces motifs sont également opportuns car ils exonèrent nos autorités politiques et économiques de leurs responsabilités patentes dans le déclenchement de cette crise.

Pourquoi ces Banquiers intéressés par placer dans des titres sécuritaires notés AAA n’avaient-ils pas plutôt choisi les Bons du Trésor ? Pourquoi n’avaient-ils privilégié les papiers valeurs moins bien notés si la rentabilité était leur seule obsession ? Et comment expliquer cet attrait pour des titres adossés à des hypothèques ?

Les ratios capitalistiques des Banques définis par le règlement dits de Bâle I ont été amendés en 2001 par la Réserve Fédérale US dans le sens d’un assouplissement puisque le "Recourse Rule" autorisait les Banques à ne détenir que 20% de réserves en capital pour des titres AA- ou AAA adossés à des actifs immobiliers. En comparaison, cette même pondération s’élevait à 50% dans le cas de titres non garantis par des actifs immobiliers tandis que la pondération était nulle pour du cash...

Ainsi, la solvabilité du débiteur ultime n’étant pas une considération, les établissements bancaires commerciaux vendaient en toute légalité leurs hypothèques en cours à des banques d’investissement qui les titrisaient avant de les revendre aux mêmes établissements commerciaux initiaux dorénavant soulagés du point de vue de leurs ratios capitalistiques...Et pour cause puisque, le capital d’une Banque n’étant par définition pas disponible pour générer des profits, ces établissements bénéficiaient subitement d’un excédent en capital à investir sur les marchés, dans d’autres titrisations ou sur encore plus de prêts immobiliers ! 

La mise en place de ce Recourse Rule eut donc pour conséquence directe d’augmenter considérablement l’intérêt des Banques pour ces titrisations immobilières qui, tout en accentuant leur vulnérabilité, gonflait néanmoins artificiellement leurs résultats dans un contexte où la réglementation était scrupuleusement respectée. Cependant, l’effet dévastateur du Recourse allait bien au-delà de cet assouplissement en terme de ratios capitalistiques.

Le propre d’un marché relativement déréglementé est effectivement de faire coexister différents points de vue et stratégies - reflétant diverses perceptions du risque - et de permettre en définitive l’émergence d’un gagnant et d’un perdant, l’équilibre étant ainsi respecté. Néanmoins, cette règle essentielle du capitalisme était faussée par ce Recourse Rule qui, du coup, induisait un comportement homogène à toute la sphère bancaire consistant en une ruée sur un actif unique, à savoir les titres adossés à des actifs immobiliers ! Les titres subprimes, qui élevaient ainsi les profits bancaires à un seuil inédit jusqu’à présent et définissaient en même temps un nouveau "benchmark" auquel toutes les Banques devaient se conformer faute de perdre en compétitivité, étaient ainsi plébiscités par l’ensemble de la profession : la nature même du marché était altérée car il n’y avait plus que des gagnants ... qui se sont tous transformés en perdants avec la crise !

C’était ainsi le régulateur qui contribuait activement à fragiliser le système bancaire et à mettre en place les pions du risque systémique. La crise actuelle n’est donc pas une crise immobilière pas plus qu’elle n’est une crise du système financier ou un symptôme de la décadence du capitalisme : C’est d’abord une crise de la réglementation. 


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16 réactions à cet article    


  • blitz 23 septembre 2009 10:22

    Et bien sûr les banquiers n’ont absolument pas fait pression pour que soient assouplies les règles et allègés les ratios.... ça a dû être réalisé à l’insu de leur plein gré...


    • yoananda 23 septembre 2009 11:39

      C’est une crise immobilière, financière, capitaliste, de réglementation, écologique, militaire, politique, sociale, etc...
      En un mot, c’est une crise systémique.
      A force de trop regarder un seul rouage défaillant on en oubli le tableau d’ensemble.
      Pour aller plus loin se renseigner sur la politique extérieure américaine, sur l’origine et la formation du capitalisme, sur la révolution verte, la manière dont l’occident est perçu par les autres pays, sur les mensonges d’états, sur l’impact de la crise écologique sur les mentalités (consommatrices notamment), sur les implications et les causes religieuses, sur la dérégulation de l’école de Chicago, etc...


      • fwed fwed 23 septembre 2009 11:44

        Les politiques accusent les banquiers privés.
        Les banquiers privés accusent les politiques.

        Bien entendu les deux entités ne s’accordent pas et ne se rencontrent jamais pour décider d’enfumer conjointement la majorité des travailleurs de l’économie réelle.

        Ceci n’est pas une crise : c’est une arnaque des classes supérieures.

        Vous voulez comprendre où la crise prend ses racines ?
        Lisez cet autre article
        http://www.agoravox.fr/actualites/economie/article/a-propos-de-la-monnaie-et-de-la-61708


        • Internaute Internaute 23 septembre 2009 16:10

          J’ajouterai, pour aller dans le sens de l’article que les agence d’Etat Freddy Mac et Fannie Mae ont poussé en avant ce système en rachetant aux banques leurs crédits hypothécaires subprime de façon à ce qu’elles puissent continuer à prêter tout en respectant les règles des ratios de fonds-propres. C’est donc bien l’Etat qui est l’instigateur de cette mécanique qui a débouché sur la titrisation.

          En fait, ce sont les mesures socialistes qui une fois de plus ont exacerbé la recherche du profit. Sans les socialistes, pas de super-bonus et pas de banquiers aux doigts crochus.


          • Gandalf Tzecoatl 23 septembre 2009 16:21

            Michel Santi essaye de nous expliquer que si le voleur, volant un oeuf, est sanctionné, et que de ce fait il se mette à voler des boeufs pour se refaire, c’est de la faute de celui qui l’a blamé la première fois

            C’ est bel et bien révélateur de son milieu d’irresponsables, où tout est négociable, sauf les revenues exorbitants.

            S’il nous avouait qu’il prêche pour que les banquiers prêtent 12-20 fois ce qu’ils possèdent et en tirent 12-20 des revenus, pendant que le petit épargnant que je suis touche la moitié des intérêts de son capital, dévalué sans aucune forme de procès par la création monétaire d’origine bancaire, il nous éclairerait tous sur le monde qu’il souhaite réellement, à savoir une économie casino.


            • Michel Santi Michel Santi 23 septembre 2009 16:33

              Ne vous emportez pas : j’essayais de décrire la crise sous un autre angle et d’insister sur les lourdes responsabilités du régulateur 


            • Gandalf Tzecoatl 23 septembre 2009 17:21

              Veuillez alors m’expliquer pourquoi Lehman Brothers a chû avec un ratio de 1:30, loin des règles prudentielles établis par la crypto-socialiste BRI à en croire ci-dessus l’internaute.

              Non, Lehman Brothers, en plus de la course à l’immédiateté des profits au détriment de quelque moyen terme, est tombé pour quelques sombres raisons :
              - Paulson ne pouvait voir Fuld ;
              - Paulson n’a jamais joué que le jeu de Morgan Stanley, bref un concurrent de moins pour celle-çi ;
              - peut-être une tentative désespérée de s’en tenir à une idiologie libérale où l’état n’a pas à intervenir en cas de faillite ;

              Je sais que vous essayez de réécrire l’histoire économique récente, et quand bien même je constate que vous marquez des points auprès de votre lectorat, l’entreprise que vous menez sur agoravox, sous couvert d’analyse économique, ne sert in fine qu’à défendre les revenus des détenteurs de capitaux, bref, votre activité.


            • Gandalf Tzecoatl 23 septembre 2009 17:28

              Goldman Sachs je voulais dire


            • sisyphe sisyphe 23 septembre 2009 17:33

              Le propre d’un marché relativement déréglementé est effectivement de faire coexister différents points de vue et stratégies - reflétant diverses perceptions du risque - et de permettre en définitive l’émergence d’un gagnant et d’un perdant, l’équilibre étant ainsi respecté. Néanmoins, cette règle essentielle du capitalisme

              Bel aveu de l’auteur : une des règles essentielles du capitalisme étant donc qu’il y ait des gagnants et des perdants.
              Peu de gagnants pour beaucoup de perdants ; ce qui permet aux gagnants de gagner beaucoup.

              On laisse le soin à chacun, vu les résultats de la crise, de situer qui sont les gagnants et qui sont les perdants ; mais, quoiqu’il en soit, cet aveu illustre parfaitement la perversion fondamentale, intrinsèque, systémique, du capitalisme, et du « marché ».

              A quand un système gagnant-gagnant ?


              • Gandalf Tzecoatl 23 septembre 2009 17:58

                « A quand un système gagnant-gagnant ? »

                Sans être définitivement défaitiste, c’est pour l’heure semble-t-il hors du champ des possibles humain, où, après des décennies de formatage médiatico-capitalistique, beauté, richesse et célébrité sont devenues le coeur de la raison et de la hiérarchisation de nos sociétés.

                La crise ne semble pas réellement remettre en question cet ordre bien établi, mais semble-t-il le rend plus virulent.


              • sisyphe sisyphe 23 septembre 2009 18:18

                Hélas d’accord avec ce diagnostic...

                Mais ça n’empêche pas de lutter pour essayer de changer la donne ; c’est même une urgente nécessité...


                • wesson wesson 24 septembre 2009 00:42

                  Monsieur Santi,

                  je n’intervenait pratiquement plus dans vos articles tant ils sont ceux d’une personne à la fois intelligente en ce sens que vous aviez compris assez vite où les engouements collectifs de la finance allaient nous emmener, mais aussi comme un défenseur de la configuration actuelle du capitalisme, en ceci que vous en êtes un des bénéficiaires objectif.

                  La première réaction d’un être de gauche normalement constitué comme moi, c’est de vous suspendre à un croc de boucher comme cela semble être en vogue maintenant. Mais à la réflexion, vous ne faites que défendre et profiter d’un système que vous n’avez pas mis en place, pas plus que vous ne contribuez à le maintenir eut égard à l’extraordinaire arrogance avec laquelle vous et les vôtres ont maintenu leur privilèges dans une situation de déliquescence sociale généralisée. Car oui, dans cette crise vous les traders n’êtes finalement que des petites mains, des seconds couteaux, des boucs émissaires grassement nourris que l’on viendra égorger si toutefois les choses se mettent à tourner très mal.

                  Mais foin de digression, si j’ai décidé e commenter cette fois, c’est quand même pour vous dire que plus personne ne croit à cette fable comme quoi le politique et le financier sont deux entités séparées qui se font contrepouvoir.

                  Partout dans le monde, et plus particulièrement dans les pays riches, vous trouvez aux même postes les mêmes parcours : Les banquiers deviennent ministres des finances puis redeviennent banquiers, et ainsi de suite. Les états sont totalement noyautés par la finance, rendant la frontière entre eux toute théorique.

                  Prenons un exemple concret, français pour tout dire : François Pérol. Enarque, inspecteur des finances, il a le bon moule. Il commence directeur du cabinet de M. Sarkozy lorsqu’il était ministre des finances (2004). Puis en 2005 il quiite le ministère pour devenir associé gérant chez Rotschild et Compagnie ou il crée la glorieuse « natexis » (un des plus beau gadin dans les subprimes). Puis il commence le rapprochement de la caisse d’épargne avec la banque populaire, qui promet de succulent développements. Puis il quitte Rotschild pour prendre le poste de secrétaire général de l’élysée, ou il va piloter le plan de secours au banques Françaises. Et puis cette année, il quitte l’élysée pour prendre la tête de l’entité fusionnée banque populaire-caisse d’épargne.
                  Ce gars là passe son temps à faire des aller-retours entre les conseils d’administration des banques, et les ministères pour faire passer la loi qui l’intéresse.

                  Voila pour tout dire un exemple type de l’interpénétration finance/politique, avec conflit d’intérêts à tous les étages. Comment-voulez-vous dans ces conditions là qu’une quelconque régulation puisse s’exercer, sachant que aux USA par exemple, ce genre de collusion est encore pire !

                  je vais l’écrire plus simplement pour que tout le monde comprenne : ceux qui dirigent la finance sont ceux qui font les loi dans les gouvernement. Dans ce contexte là, croire en l’émergence d’une législation réellement contraignante relève du domaine de l’utopie.

                  C’est pourquoi rejeter la faute de la crise uniquement sur le politique est au mieux une belle blague, au pire une vaste escroquerie. La réalité est que si l’on veut briser ce lien incestueux, il faudra probablement en pendre quelques uns de ces vrais responsables, réellement.

                  Et oui, je crois que nous en sommes là, pour que les choses changent, et pour mettre fin aux privilèges exorbitant de la finance, il faudra en passer par une phase révolutionnaire, avec son cortège de morts, d’injustices et de violence.


                  • Jean Lasson 24 septembre 2009 01:32

                    "[...] plus personne ne croit à cette fable comme quoi le politique et le financier sont deux entités séparées qui se font contrepouvoir. [...] ceux qui dirigent la finance sont ceux qui font les lois dans les gouvernements. Dans ce contexte là, croire en l’émergence d’une législation réellement contraignante relève du domaine de l’utopie.« 

                    Après ce commentaire de Wesson, que je m’apprêtais à écrire moi-même (en moins bien sûrement !), je n’ai qu’une chose à faire pour illustrer le point central du commentaire : citer l’article de Matt Taibbi qui montre comment les banquiers font changer la législation à leur profit, par les politiciens qu’ils corrompent ou qui font plus simplement parti de leur mafia.

                    Aux exemples donnés par Taibbi, on peut ajouter, entre autres, celui de la faillite frauduleuse de la Lincoln Savings en 1989, dont le responsable, Charles Keating, fut protégé par 5 politiciens véreux, les »Keating’s five" (l’un de ces corrompus étant le sénateur John McCain)...

                    Les banquiers d’affaires détiennent la réalité du pouvoir. A tout seigneur tout honneur : ce sont donc eux qui seront visés les premiers. Les politiciens et les médias seront aussi visés, mais pour ce qu’ils sont réellement : leurs valets.


                  • Michel Santi Michel Santi 24 septembre 2009 08:03

                    Bonjour
                    et merci de votre commentaire - vous devriez en refaire plus souvent à propos de mes billets...
                    Vous avez parfaitement raison : l’imbrication est évidente entre le politique et le financier et coyez-moi bien, en tant que financier et non politique, je la déplore. Etant à mille lieues de la politique et contre le mélange des genres, je condamne cette mixture qui ne peut qu’aboutir à de la duplicité et au conflit d’intérêt caractérisé.
                    Celà dit, l’ EX trader que je suis tente toujours de décortiquer cette crise et de la scruter sous différents angles : d’où ce papier.


                  • Lucrezia 24 septembre 2009 09:00

                    Les crises financières sont-elles pas avant tout les signes annonciateurs d’un mal plus profond économique ?

                    Notre modèle économique n’arrive-t-il pas à bout de souffle ?

                    Pourquoi restons-nous aveugles et argumentons-nous de faux prétextes à la crise : Les subprimes, la bulle financière, les bonus des traders etc.

                    Depuis un siècle, 5 pays ont entrainé le Monde dans une course à une croissance perpétuelle, et par conséquent une société de consommation vantant le « bonheur » procuré puis la CEE les a rejoint, puis l’Europe des 27, puis les pays en développement puis récemment la Chine, la Russie ...Et aujourd’hui la planète entière est prise dans un engrenage d’hyper-productivité et d’hyper-consommation ...

                    Mais comment peut-on croire qu’un système économique est exponentiel et sans limite !?

                    On continue a se leurrer sur les vraies raisons structurelles de la crise...Même si nous arriverons à « colmater » celle de 2008, une prochaine crise arrivera encore plus vite, encore plus forte jusqu’à ce que nous nous attaquions aux causes réelles du mal ....

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