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Accueil du site > Actualités > Economie > Certains reverdiront après la crise. Nous, pas...

Certains reverdiront après la crise. Nous, pas...

La crise actuelle n’est rien comparée à la crise profonde que traverse notre pays depuis plus de 10 ans, statistiques à l’appui. Et le plan de relance européen, français en particulier fait pâle figure face au dynamisme américain, qui devrait encore une fois sauver le rêve américain. Description d’une mort annoncée dont le monde politique se moque.

J’y réfléchis depuis quelque temps : que fait notre pays face à la crise ? où en est-on vraiment ? que peut-on espérer de la sortie de crise ? quelle sera la place de la France d’ici 5 ans, une fois l’économie (on espère) remise sur pied ? C’est en cherchant des bouts de réponses à ces questions que je me suis rendu un peu plus à l’évidence : c’est encore pire que ce que l’on pourrait penser, et pourtant je n’ai pas tendance à verser dans l’alarmisme et le défaitisme. J’élargis la problématique de la crise actuelle à une crise plus durable pour notre pays, un glissement lent mais certain vers un pays de seconde zone, qui ne pourra qu’être un suiveur dans la première partie du XXIé et non plus un initiateur. Voici ce qui alimente mes craintes :

  1. Les statistiques de l’INSEE, qui sont dans ma blogroll, et que je n’avais pas consulté depuis quelques temps. Rien ne va plus ou presque, et encore, les statistiques de la Nation mettant toujours du temps à paraître, celles-ci datent de l’automne ou de l’hiver, et l’on sait que celles à venir, au printemps, seront plus marquées encore par la crise.

    gfiche8g1_350.jpgVoici les principaux tableaux et indicateurs de la fin de 2008. Ce premier tableau nous indique l’évolution des salaires mensuels et horaires en France depuis 1999, c’est à dire depuis 10 ans, bien avant la crise, et même avant la crise précédente de 2001-2002, celle qui avait fait suite au 11 septembre. On voit bien que la baisse des salaires date d’avant ces crises. Quel type de pays espère faire croître sa population, ses envies, sa puissance, en suivant ce type de courbe ?

    Le second tableau, à droite, montre l’évolution de l’opinion des ménages. Face à quoi ? A tout ou presque : à l’évolution future de leur niveau de vie (belle anticipation, ou crise de confiance généralisée ?), à l’évolution future de leur situation financière personnelle (en vert ici), et l’indicateur synthétique en bleu sur le graphique comprend aussi l’opportunité de faire des achats importants (on voit aujourd’hui que lafiche8g5_350.jpg "prime à la casse" tente tant bien que mal d’enrayer le report de l’achat de voitures neuves), la capacité des ménages à épargner, et leur opinion concernant l’évolution passée des prix et leur évolution future. Que du bonheur, comme on le voit sur ces courbes qui ne font que plonger. Encore une fois, l’intérêt de ces graphiques est de nous montrer que cette tendance ne date pas de l’été 2008, début de la crise économique (l’été 2007 servant de date anniversaire à la crise financière), mais que depuis une décénnie au moins, notre pays n’y croit plus.

  2. Les moyens mis en oeuvre pour contrer la crise. Ils reflètent tout à fait l’incompétence de l’Etat en matière de visée à long terme et de redressement d’une économie qui va avoir du mal à s’inscrire dans le cadre du XXIe siècle. Selon le Monde du 25 novembre (archives), "La France envisage de mobiliser 1 % de son PIB, en conformité avec le plan de Bruxelles, qui suggère également d’allonger les indemnités de chômage. La France envisage de mobiliser près de 19 milliards d’euros pour son plan de relance de l’activité économique.". Entretemps, le déficit public, limité en principe à 3% par l’UE, passera de 2,9% actuellement à presque 4% (Le Figaro). Pas de quoi sauter au plafond. Mais le pire réside dans la comparaison avec les autres pays industrialisés.

  3. Car c’est là que le bât blesse. Si la crise touche tout le monde, tout le monde ne réagit pas pareil, et force est de constater qu’en Allemagne ou aux Etats-Unis, pour ne prendre que les exemples les plus frappants, on prépare avec plus de sérieux la sortie de crise. L’Allemagne va consacrer de son côté une première relance de 50 milliards d’euros (Le Monde). C’est plus de deux fois plus que la France, et la taille de l’économie allemande est un peu supérieure à la nôtre, pas deux fois plus. Du côté des Etats-Unis, "là où est née la crise", même si ce triste constat ne change rien à la donne, ce n’est pas un misérable 1% du PIB qui sera consacré à la relance mais bien 6%, soit 700 milliards de dollars. La conclusion de ce point est extrêmement simple : l’Union Européenne met 200 milliards d’euros sur la table pour 450 millions d’habitants, les Etats-Unis mettent 700 milliards de dollars (510 milliards d’euros) pour 300 millions d’habitants. (France 24 et Libération)
  4. Au-delà des chiffres, il importe aussi de savoir ce que l’on en fait. La France lâche donc quelques 20 milliards d’euros, une poussière, dont une bonne partie ira où ? Sponsoriser la prime à la casse, aider les sous-traitants de l’automobile, bref, mettre quelques pansements sur une industrie vieillissante, qui fait déjà partie du siècle passé en terme de prospective. Aux Etats-Unis, la relance des 3 grands constructeurs de Detroit est soumise à l’impératif qu’ils sortent rapidement la voiture "verte", celle qui ne roulera pas au pétrole, une ressource qu’on sait déclinante et polluante depuis un certain temps. L’Usine Nouvelle nous donne d’ailleurs des chiffres accablants : L’Europe donne 5 de ses 200 milliards dans du "green business", les Etats-Unis près de 200 milliards de dollars... Sachant qu’il faut dix ans pour imaginer, rechercher, concevoir, produire et mettre sur le marché une voiture, je vois d’ici le panorama des années 2020. Les Etats-Unis, toujours si réactifs et mené par une "Dream Team" au gouvernement (Obama en président, Steven Chu, prix Nobel, au département de l’Energie, Clinton aux Affaires Etrangères, et le reste du gouvernement est à l’avenant), auront réussi à tirer parti de la crise en modifiant profondément leur économie et en en faisant un fer de lance du XXIè. La Chine, dont les scooters sont déjà au tout-électrique (à Shanghaï, il paraît qu’on ne les entend plus, quand on sait le vacarme que causent les deux-roues en France, on se croirait au XIXe), sera également très avancée. La France, elle, regardera d’un oeil hagard sa production automobile mourir à petit feu faute d’avoir su prendre le virage vert lors de la crise des années 2007-2009.

A vous de me dire si je nage en plein délire ou si vous aussi, vous vous souciez sérieusement de l’avenir de notre pays. Encore une fois, la crise actuelle n’est qu’un prétexte pour parler d’un mal plus profond, celui d’un pays qui n’a plus confiance, dont les élites sont systématiquement coupées de leur population (imagine t-on une ferveur à la Obama pour un Sarkozy, une Aubry, un Copé, un Dray ?), et dont l’incompétence en terme d’économie politique est criante. Heureusement, nous avons le joli sourire de Mme Lagarde et l’"heureux évenement" de Mme Dati pour nous changer les idées.

Luc, Consommaction


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24 réactions à cet article    


  • PtitLudo PtitLudo 9 janvier 2009 17:28

    Tout à fait. C’est d’ailleurs marrant de constater que nombre de mes connaissances qui me traitaient volontiers de paranoïaque il y a encore un an de cela ont beaucoup changé dans leur jugement en quelques semaines, et en viennent même parfois à m’étonner dans leur analyse.

    J’aurai mieux préféré avoir tort, ce qui arrive ne me fait pas plaisir mais cela prouve une chose, quand bien même on a l’impression de ramer à contre-courant du monde entier, il ne faut jamais laisser tomber ses convictions.

    Enfin, une chose est d’anticiper ce qui va arriver par une analyse un peu approfondie des informations, maintenant ce que je regrette c’est cette sensation d’impuissance à changer les choses.

    Les sujets qui m’inquiètent tout particulièrement actuellement sont la prise de contrôle des médias et de la justice par le pouvoir et donc un risque fort de glissement vers un régime totalitaire, et j’ai l’impression de revivre de nouveau la même chose, et on s’en rend compte actuellement, quand on se réveille, il est trop tard, le mal est déjà fait...


  • Absurde Absurde 9 janvier 2009 21:10

    Excellent article qui a le mérite d’ouvrir les yeux... à quiconque aura le courage de ne pas les garder fermés. 

    Une remarque : il faut avoir pas mal bourlingué à l’intérieur de nos frontières pour prendre conscience de ce que si la France a un jour compté au regard des autres nations, si elle a eu un renom international, si elle a existé en tant que nation-phare économiquement et culturellement parlant, si elle a existé en tant que modèle social, cela s’est fait sans son peuple, à son insu, je dirais même à son corps défendant. Car il y a une immense cassure entre ce qu’a pu représenter la France à l’extérieur de ses frontières et l’idée que se font les français de leur propre pays. Il y a un gouffre entre ce que représente encore ce pays dans l’imaginaire de l’Américain, de l’Allemand, de l’Italien, du Britannique, du Danois, de l’Australien, de l’Irlandais moyens... et ce qu’est le Français dans son milieu naturel, ou ce qu’il prend pour tel. 

    Un peuple qu’il faut bien reconnaître comme majoritairement assis sur ses vieilles certitudes, incapable d’ouverture sur le monde extérieur, pire que ça : méprisant du monde extérieur jusqu’à la xénophobie. Un peuple majoritairement incapable de s’exprimer dans une langue étrangère, et quelquefois même dans sa propre langue. Un peuple majoritairement sans culture, ni littéraire ni musicale, n’entendant rien aux Beaux-Arts, ignorant tout de l’architecture, plus enclin à s’intéresser à l’astrologie qu’aux sciences exactes, à l’anecdote qu’à l’Histoire, au cliché qu’à l’examen approfondi, au dénigrement systématique de tout et du reste qu’à leur critique éventuellement constructive. 

    Certes, on débat beaucoup, en France. On ne fait même que ça, persuadé que l’on est de ce que le bavardage, pardon, le dialogue, peut tout résoudre. Comme forcément il ne se passe rien, alors on débat sur le rien. Pendant ce temps, les prédateurs que l’on aura élu sur d’éternelles promesses, leur verbiage "accessible au plus grand nombre" ou même leur talent à savoir porter le costard, pendant ce temps les prédateurs agissent, forts de la légitimité d’un suffrage universel qui, nous sommes en train de le vérifier, est dans un tel contexte une véritable arme de destruction massive. 

    De l’ignorance à l’impuissance, le peuple de France mène sa barque au naufrage. Nous sommes quelques-uns à nous en rendre compte mais pas d’inquiétude pour tous les autres : du moment qu’ils ont leur ration de variétés à deux balles, leurs footeux, leur pastaga, leurs amuseurs patentés, leurs journaleux vendus et leurs siliconnasses télévisuelles pour les distraire, ils n’en ont rien à fiche de savoir que nous basculons jour après jours vers le totalitarisme. D’ailleurs, si vous leur demandez ce que c’est que le totalitarisme, la plupart vous répondront que ça doit avoir un rapport avec le pétrolier Total. A part ça... ils descendront peut-être dans la rue si on les empêche de sortir la bagnole le dimanche, si on leur augmente la redevance télé, ou pour protester contre les allocations versées aux étrangers. Mais pour le reste, la précarité, les pauvres types qui crèvent à la rue, les milliards d’argent public dilapidés par la sinistre clique de leur cher président depuis qu’ils l’ont élu, la mise sous surveillance de nos gosses dissipés, l’omniprésence des flics qui font de nos rues le pendant de celles de Bucarest sous Ceaucescu, ils ferment leur gueule. 

    Personne dans ce pays, ou si peu, pour s’étonner de ce que le nombre de morts de sans-abris et de suicides dans les prisons françaises n’entraîne pas la venue d’observateurs d’organismes supra-nationaux. Personne dans ce pays, ou si peu, pour s’inquiéter de la nomination prochaine d’un Brice Hortefeux aux affaires sociales. Personne dans ce pays, ou si peu, pour mettre en avant le passé d’un Devedjian, ou d’un Hortefeux, déjà nommé, au regard des responsabilités qui leur sont confiées. 

    Mais une immense déprime, paraît-il. De la morosité. Pourquoi, au juste ? De très mal gagner sa vie dans un pays que l’on dit riche ? De ne plus pouvoir s’acheter de bagnole neuve et de pavillon en parpaing pour faire le propriétaire ? Ou de piger enfin que si on en est là, c’est qu’on n’y est peut-être pas pour rien ? 


    • Redj Redj 9 janvier 2009 23:12

      @Absurde
      Merci pour ce commentaire, je n’aurais pas dit mieux.
      Pour tout vous dire, Sarkozy je l’ai vu venir depuis au moins 2001, mais pour tout le monde je n’étais qu’un parano, un sale gauchiste etc etc...


    • Absurde Absurde 10 janvier 2009 10:32

      On ne va pas réécrire l’Histoire, mais je partage votre point de vue. Les dés étaient jetés au pitoyable scrutin du premier tour des Présidentielles 2002. La majorité qui se dessinait là, qui à la fois privilégiait l’extrême-droite et la vieille droite sénile Gogaullo-post-giscardienne, présageait la montée de cette droite extrême qui tient aujourd’hui les rènes. 


    • Yannick Harrel Yannick Harrel 10 janvier 2009 12:31

      @Absurde,

      Bonjour,

      Votre réquisitoire est sévère mais il contient nombre de points sur lesquels je ne puis qu’être d’accord (hélas suis-je même tenter d’ajouter).
      Le fait de voyager à l’étranger est effectivement une excellente occasion d’en apprendre davantage sur le pays dans lequel on vit et de mieux comprendre où il en est par rapport au reste du monde.

      Elites fatiguées, déconnectées, indifférentes, cupides... peu importe les raisons non exclusives les unes des autres, toujours est-il qu’elles n’ont pas su gérer convenablement le bateau France et que la crise qui frappe actuellement le monde et même le pays (n’en déplaise à notre inénarrable ministre de l’économie et des finances) risque de le laisser encore plus exsangue qu’auparavant. Après des années de libéralisme où la France s’est délestée de ses joyaux en laissant ses industries et son savoir-faire se délocaliser, voire en les revendant pour une bouchée de pain à des "copains" alors que le contribuable avait tout financé ou renfloué selon les cas : il est clair que nous jouons actuellement à l’équilibriste en dansant sur un pied au bord de la falaise...
      Même si la crise se passe, il y a un fort risque que ceux qui n’ont su ou pas voulu prévenir la crise seront toujours au pouvoir, ainsi que leurs affidés ou leur descendance (avez-vous remarqué combien le système politique devient de plus héréditaire ?). J’en accepte je dois vous l’avouer de moins en moins l’idée.

      Cordialement


    • Absurde Absurde 10 janvier 2009 14:28

      Bonjour Yannick,

      C’est tout le système français qui est héréditaire et népotique, et pas depuis hier. Disons qu’en politique cela commence à se voir (le fils-de remplaçant papa à Neuilly, le frère-de dans les instances dirigeantes du Medef, le père Dassault, le fils Dassault, la fille Le Pen, la fille Delors...), quand ailleurs ça ne se discute même plus, c’est une telle évidence qu’on n’y fait même plus attention. En fait c’est une poignée de familles qui en France se partagent les pouvoirs, placent qui ils veulent à la tête de ce qu’ils veulent, font et défont les élites de passage (j’entends par là les Dati, Amara, Yade, Laporte et consorts...), couvrent les plus turbulents de leurs courtisans (Tapie, Balkany and co...) histoire de bénéficier de leurs réseaux occultes, bref c’est une perpétuation de la féodalité et j’y vois là le produit de cette vieille politique de centralisation jacobine à la française, héritage en ligne directe de de la royauté... et sans doute l’une des causes majeures de la logique d’échec qui caractérise notre brave vieux pays. 
      Du potentiel, de l’énergie, des idées, de la volonté, de la créativté, il y en a autant chez nous qu’ailleurs mais c’est en vain si on n’est pas dans les papiers de qui il faut, c’est en pure perte si ça se passe en province et sans un sou en poche, c’est foutu d’avance si on n’a pas ses entrées à la loge du coin... 
      Vous savez, Yannick, quand j’évoque ici ou là le pessimisme du Français, peut-être caricaturalement et avec une certaine dureté, je crois que ce pessimisme s’explique en partie par la lassitude de nos compatriotes de voir tout ce qui nous passe sous le nez et qui va se concrétiser ailleurs pendant qu’ici on attend que se tienne telle commission, que tel "comité de sage" rende son rapport, que telle décision éclairée sorte d’un de ces tours de table dont nous avons le secret. 
      Lassitude de la politique politicienne, lassitude d’une classe politique qui se réduit désormais à un gang mafieux, lassitude aussi d’une bureaucratie parmi les plus lourdes et les plus impuissantes qui puisse être entretenue depuis la chute du bloc soviétique.Lassitude d’une incompétence crasse à tous les niveaux, qu’aggravent tous les copinages qui en même temps l’entretiennent. 
      Lassitude de voir que rien ne change jamais. Disons que depuis un peu plus de deux ans, la situation va empirant. 


    • Marco Marco 15 janvier 2009 05:21

      Un peuple qu’il faut bien reconnaître comme majoritairement assis sur ses vieilles certitudes, incapable d’ouverture sur le monde extérieur, pire que ça : méprisant du monde extérieur jusqu’à la xénophobie

      Vous avez un peu voyagé dans le monde ? non parce que là je me pose vraiment la question...

      Allez donc au Japon, en Corée, en Russie, en Chine et dites moi si eux sont ouverts sur l’internationalisme et le multucuturalisme, ah oui mais c’est vrai il n’y a que les horrrrrrrrribles français pour être de méchants xénophobes ne sachant pas parler une autre langue que la leur...


    • jfbiz 9 janvier 2009 21:11

      D’accord sur les conclusions, mais quelques remarques sur l’analyse :

      1) les statistiques ne sont que des chiffres ; réduire notre rayonnement internationnal à l’évolution des salaires, je pense qu’il faut mitiger..
      L’opinion des ménages : une grande constante en France depuis des décennies : on n’est pas content, on n’est pas confiant, chaque changement est une régression,...
      2) Les moyens mis en oeuvre reflètent l’incompétence.... le mot est un peu fort, tout au moins prématuré...
      3) et 4) c’est mieux ailleurs : je ne partage pas votre opinion sur les US. Je pense qu’ils ont tellement usé des recettes qui ont fait leur succès, qu’ils vont peut-être connaitre un vrai revirement. Le peuple américain a toujours fait preuve de dynamisme c’est vrai, mais qu’adviendra-t-il si une partie du reste du monde ouvre les yeux et arrête de tout accepter des US ?

      Sur l’avenir du pays, là il y a des choses à dire c’est sûr ; notre gouvernement actuel n’a pas forcement une vision à long terme, mais, en avons-nous les moyens ?
      Notre dette colossale limite grandement les actions possibles.

      Notre pays, souvent à la pointe de l’innovation tant qu’elle est au stade de la recherche, se révèle bien incompétent lorsqu’il s’agit de concrétiser dans le monde économique : par cette analyse, je vous rejoins largement sur l’avenir de notre nation.

      Que les gens réfléchissent en lisant ce type d’article : c’est bien ; qu’ils se posent les bonnes questions pour trouver des réponses, voilà le voeu que l’on peut faire (on peut toujours rêver, non ?)


      • Atlantis Atlantis 9 janvier 2009 22:56

        S’appuyer sur des stats INSEE est très douteux : la réalité est bien pire que ce qu’il présentent, ils changent régulièrement leurs méthodes pour cacher la poussière sous le tapis (quitte à virer manumilitari le directeur si il est pas d’accord avec une nouvelle approche de mensonge)

        Mais penser que les USA sont un exemple, quel humour ! autant la france va devenir un pays d’arrière plan (voir un tiers monde quand on aura plus accès à l’énergie pas chère), autant les USA vont plongerencore plus vite que nous.

        L’exposé des faits est déjà très douteux, mais il n’y a aucune recherche dans cet article des causes à cet état de fait : l’auteur n’est qu’au tout début de sa réflexion, il a un long chemin devant lui.

        @ PtitLudo : l’europe n’a jamais connu 100 ans sans guerre. le dernier poilu est mort, on va pouvoir resortir les armes chimiques ...


        • Absurde Absurde 10 janvier 2009 10:37

          La quart-mondisation de notre pays est engagée depuis le tournant de la rigueur de 1983 (traduit de la langue de bois socialiste, c’est l’adhésion aveugle aux diktats ultralibéraux de l’Europe), où sont apparus ces "nouveaux pauvres" qui étaient les prototypes de nos actuels précaires. La soumission de l’Etat français aux directives ultralibérales de Bruxelles est à 100% responsable de la quart-mondisation de la France. Le pessimisme chronique du Français, et son incapacité à faire valoir de manière autre que verbale ses attentes et ses droits légitimes, contribueront à achever le sale boulot. 


        • bumpdat 9 janvier 2009 23:14

          "Aux Etats-Unis, la relance des 3 grands constructeurs de Detroit est soumise à l’impératif qu’ils sortent rapidement la voiture "verte", celle qui ne roulera pas au pétrole, une ressource qu’on sait déclinante et polluante depuis un certain temps. "

          J’aimerais bien le voir le nouveau Hummer vert... 25 litres d’éthanol aux 100 km ? Les américains ont des siècles de retard sur nous dans l’automobile, et il ne pourront jamais rattraper leur retard. Les financements qui ont été accordés aux contructeurs américains (quelques petits milliards, c’est pas grand chose de nos jours vous savez...), c’est uniquement pour leurs besoins en trésorerie, faute de quoi ils seraient déjà en faillite ! Et vous imaginez qu’ils peuvent encore nous faire de l’ombre ! Il faut quand même se dire qu’un V6 aux states c’est un moteur de Twingo chez nous, et le diesel ça n’existe pas ! Non franchement là je ne vous suis pas, on a quand même beaucoup moins de chemin à faire concernant les économies d’énergies (je ne parle même pas des transports en commun, sans compter qu’on n’a pas les mêmes échelles de distance). Ils font de très beaux prototypes tout comme nous, mais ça ne change strictement rien aux données du problème, la production en série c’est un autre monde.

          Je ne suis pas particulièrement optimiste concernant l’avenir dans notre beau pays, mais je pense que vous sous-estimez beaucoup l’impact de cette crise sur les économies des pays que vous citez en exemple... Il se peut même que vous sous-estimiez l’ampleur et les conséquences futures de la crise elle-même. Sachant que la cause de celle-ci est l’océan de dettes dans lequel se noit la finance mondiale, entrainant au passage toute l’économie, je doute fortement que les plans de relance des différents pays qui seront financés pour la plupart par de nouvelles dettes soit une solution viable mais plutôt une fuite en avant qui ne fera que repousser l’échéance.

          L’économie allemande étant fortement dépendante de l’industrie et des exportations (tout comme la Chine à une autre échelle), on peut comprendre que leurs efforts de relance soient si importants, faute de quoi leur situation risque de se dégrader beaucoup plus rapidement que la nôtre.

          Concernant le plan américain, il faut déjà se poser la question de son financement... Beaucoup estiment que le dollar, en tant que monnaie de réserve et d’échanges internationaux, ne devrait pas survivre aux prochaines opérations du gouvernement et de la FED. Le plan de relance n’est encore qu’à l’état de projet et son efficacité est déjà mise en doute par certains démocrates, il ne faut donc pas se faire trop d’illusions...






          • Absurde Absurde 10 janvier 2009 10:18

            Le diesel existe aux Etats-Unis, et l’usage du GPL y est infiniment plus répandu que chez nous, où il a été diabolisé au même titre que toute espèce d’innovation par les Inquisiteurs du Sacré-Collège du Plantage à la franchouille, à qui l’on doit la fuite de nombreux cerveaux et tous les arriérismes qui nous ont conduits là où nous en sommes, de l’anachronisme de nos connexions internet à fil de cuivre au retard singulier que nous avons pris sur la plupart des autres autres pays européens en matière de production et d’exploitation des énergies renouvelables... 

            Les bus et véhicules de voirie de Chicago sont équipés depuis déjà un certain temps de propulsion à pile à combustible, et un construction californien a mis au point une voiture de sport tout électrique dont les performances ne sont pas loin d’égaler celles d’une Cobra. Par ailleurs, il est faux de dire que l’industrie automobile américaine est en retard par rapport à la nôtre : ce sont deux modèles si différents qu’ils ne sont en rien comparables. Il est aussi faux d’assurer, comme vous le faites, qu’un V8 là-bas est comme un moteur de Twingo ici ! D’abord parce que la majorité des véhicules US (SUV compris), tournent depuis belle lurette sur des six cylindres, ensuite parce qu’il a toujours existé dans les gammes GM, Mopar et Ford Motors des modèles de base, dits économiques, assez comparables à nos voitures urbaines, et pour certains ce sont ou c’étaient des modèles européens à la base, restylés pour coller aux schémas et aux règles de sécurité en vigueur outre-Atlantique. 

            Ce qui peut sauver les US c’est leur tradition d’ouverture à l’innovation, conjointe à un optimisme qui en France, je le reconnais, passe pour puéril. 

            Chez nous, on préfère partir perdants sur toute la ligne pour éviter d’avoir à se bouger le cul. Ensuite, on passera des années et des années à s’interroger autour d’une table pour essayer de savoir pourquoi et comment on est au fond du trou, et quelles solutions il faudrait, je dis bien faudrait, envisager, pour en sortir. Sans jamais passer au concret, bien évidemment. Le concret on le laisse aux autres, et on préfère baver d’envie sur leurs réussites ou présager leur chute inexorable à longueur de savants débats.... 



          • Marc Bruxman 10 janvier 2009 03:14

            Votre courbe sur les salaires motre l’illusion des 35 heures. 

            Au début, bulle salariale vers l’an 2000 liée à la fois à la bulle internet (je peux vous dire que nous informaticiens nous goinfrions à cette époque, comme on ne se goinfrera jamais plus) mais surtout au 35 heures sans baisse de salaire qui fait que le salaire mensuel augmente peu mais le salaire horraire augmente. 

            Ca c’est ce qu’ont voulu les politiques et au début ca marche. Mais le politique est con et il a oublié que c’est le marché qui donne son prix au travail pas le politique. Et les fondamentaux n’ayant pas changé, le salaire horraire diminue pour se remettre a un niveau économiquement raisonable. L’ajustement aura pris du temps et couté très cher à l’économie française. 



            • chmoll chmoll 10 janvier 2009 10:35

              tous les pays subissent la crise,mais n’ont pas c’est énorme blème en moins que vous

              comme g déjà écrit ici,c’est que vous avez sarko,et lagarde (miss la ramasse) au dessus d’vot tète

              concernat miss la ramasse,j’me suis di c pas possible ,elle doit ètre sous trait’ment médical

              quand à l’autre (l’routard des airs) c’est plus j’vole plus j’plane


              • Absurde Absurde 10 janvier 2009 10:40

                Traduit du chmoll moderne, ça veut dire quoi ? 


              • chmoll chmoll 11 janvier 2009 10:46

                à s’point là ??

                c sur c’est foutu


              • jjwaDal marcoB12 10 janvier 2009 13:40

                Il y aurait pas mal à dire...
                Je ne pense pas que les élites soient coupés de leur population. La population
                générale pas plus que les pouvoirs n’a conscience des directions à explorer ou
                prendre pour sortir de l’ornière. Ce ne sont pas des minorités qui ont élus Mitterrand
                Chirac et Sarkozy, tous trois sans aucune vision ni stratégie pour le pays.
                Côté positif la France (comme l’Europe) ont énormément d’atouts en mains (et semble-t’il
                une molle intension de s’en servir).
                Dans le contexte actuel et à venir (10 ans) la 1ère stratégie est de réduire dramatiquement
                nos importations énergétiques (donc nos dépenses) par un vaste plan d’isolation haut de gamme
                de l’habitat, un développement des transport publics électriques, un passage à la voiture électrique
                un développement massif des renouvelables (tous) et de l’efficacité énergétique.
                Derrière cette crise majeure, le pic de pétrole est en embuscade et la dépression nous donne juste
                un répit pour nous y préparer.
                Il faut changer d’ère agricole en basculant massivement vers l’agrobiologie. Notre agriculture
                a de gros besoins énergétiques, est peu efficace, polluante, crée peu d’emplois locaux.
                Subventionnons la qualité et la sobriété plutôt que la pollution, les excédents, la dépendance.
                Il faut changer d’ère financière et a minima autoriser (un comble !) les Etats à créer leurs moyens
                de financement en particulier d’infrastructures diminuant nos frais énergétiques et de matières 1ères
                sans emprunter avec taux d’intérêt sur les marchés financiers.
                Il faudra revoir (au moins en partie) les mécanismes de la création monétaire qui actuellement
                saignent particuliers, entreprises et Etats au profit d’une minorité de "vampires de l’espèce humaine".
                Ce ne sont que quelques points, mais par rapport au menu qu’on nous propose...


                • Terminatux 10 janvier 2009 14:52

                  "Voici les principaux tableaux et indicateurs de la fin de 2008. Ce premier tableau nous indique l’évolution des salaires mensuels et horaires en France depuis 1999, c’est à dire depuis 10 ans, bien avant la crise, et même avant la crise précédente de 2001-2002, celle qui avait fait suite au 11 septembre. On voit bien que la baisse des salaires date d’avant ces crises. Quel type de pays espère faire croître sa population, ses envies, sa puissance, en suivant ce type de courbe ?"

                  Sur ce graphique on voit parfaitement ont toujours crû de 1999 à 2008 et ce, sans la moindre interruption.
                  Je crois qu’avant de vouloir faire une analyse économique un tant soi peu crésible il faut déjà apprendre à lire un graphique. Or, en réfléchissant un minimum on s’aperçoit que ce graphique présente l’évolution des salaires (salaire mensuel de base et salaire horaire de base des ouvriers), et qu’en l’occurence ce document indique que les salaires augmentent continuellement mais moins rapidement depuis quelques années.

                  Par ailleurs ce graphique ne me semble pas très pertinant car il semble qu’il ne s’intéresse qu’aux salaires nominaux et non pas aux salaires réels (qui représentent le pouvoir d’achat du salaire) ce qui est très dommage car ça aurait permis d’aller dans votre sens.

                  "Les moyens mis en oeuvre pour contrer la crise. Ils reflètent tout à fait l’incompétence de l’Etat en matière de visée à long terme et de redressement d’une économie qui va avoir du mal à s’inscrire dans le cadre du XXIe siècle. Selon le Monde du 25 novembre (archives), "La France envisage de mobiliser 1 % de son PIB, en conformité avec le plan de Bruxelles, qui suggère également d’allonger les indemnités de chômage. La France envisage de mobiliser près de 19 milliards d’euros pour son plan de relance de l’activité économique.". Entretemps, le déficit public, limité en principe à 3% par l’UE, passera de 2,9% actuellement à presque 4% (Le Figaro). Pas de quoi sauter au plafond. Mais le pire réside dans la comparaison avec les autres pays industrialisés."

                  Eh bien si vous voulez comparez, comparons.

                  Dette publique de la France : 66,1% au troisième trimestre de 2008 (Chine : 22,1% / Allemagne 63,1% / États-Unis : 65,6% / Japon : 177,6% ... tout cela en 2006)
                  http://www.insee.fr/fr/themes/conjoncture/fiche_tableau_de_bord.asp?id_tbc_the=8

                  Déficit public prévu pour 2009 en France : 3,9% (États-Unis : 8,3% sans compter le plan de relance souhaité par Obama / Chine : 2,6% / Allemagne : 0,5%)
                  http://fr.reuters.com/article/frEuroRpt/idFRL77050720090107
                  http://french.cri.cn/181/2008/11/25/45s178350.htm
                  http://www.lesechos.fr/info/inter/300310604-l-allemagne-prevoit-un-deficit-de-0-5—du-pib-en-2009.htm

                  D’ailleurs vous semblez critiquer le manque d’orthodoxie financière dans cette partie et dans la suivante critiquer le manque de soutien à l’économie ce qui me semble un brin contradictoire.

                  Le reste de l’article m’a semblé assez intéressant, c’est donc franchement dommage d’avoir commis de telles bourdes. smiley



                  • thomthom 10 janvier 2009 14:52

                    Bon, c’est vrai, on est mal barré... ca c’est sûr
                    Mais je ne penses pas que la faibelle de notre plan de relance doivent nous inquiéter outre mesure. Les autres états se lancent dans des plans de relance avec de l’argent qu’ils n’ont pas.... ils frisent et sombreront peut etre dans le surendettement, avec des conséquences telles que personne ne peut les anticiper aujourd’hui mais qui clairement seront dramatiques. Donc pour une fois, il n’est peut etre pas idiot de limiter l’intervention de l’état.. qui ne ferait que déplacer le probleme mais ne résoudrait rien sur le fond.

                    Ensuite, pour répondre à certains commentaire, je ne suis pas d’accord sur les idées d’’inculture des francais et sur l’inutilité de nos "débats" (spécificité bien francaise). Que les français soient mauvais en langue, pas assez ouverts sur le reste du monde, que notre économie soient en plein nauffrage, nos élites complètement à la ramasse... soit. Mais que l’on ne dise pas que les francais sont incultes car par raport à ce que je connais des autres pays, c’est tout simplement faux. Comme dans tout pays nous avons des personnes tres cultivées et d’autres moins, mais notre moyenne me parrait tout de meme encore largement honorable.... allez faire un tour du coté des USA pour rigoler (et je ne parle pas de tous les pays pauvres ou semi-pauvres... dans lesquels des tas de choses se passent effectivement mieux que chez nous malgré la pauvreté, certes, mais où clairement le système éducatif et l’accès à la culture sont à des années lumieres de ce qu’on peut avoir chez nous).


                    • Absurde Absurde 10 janvier 2009 16:51

                      Un peuple enclin à se cultiver est un peuple capable de critique agissante à l’endroit de ses dirigeants, capable aussi de faire la distinction entre un véritable projet politique et un suivisme aveugle à des diktats au service d’une petite élite de spéculateurs / profiteurs. 

                      L’accès à la culture existe en France à la manière d’un sentier de grande randonnée bien balisé, bien entretenu et sans barrière, où il suffit de poser le pied à condition d’accepter d’avoir à traverser des paysages parfois très beaux, parfois accidentés, et des passages ardus. C’est une randonnée ouverte à tous et qui est faite d’étapes quotidiennes, pas de refuge à l’arrivée, pas de soupe chaude, juste l’injonction de poursuivre la marche en se sentant chaque jour un peu plus libre, un peu plus curieux. 
                      Il faut seulement le vouloir. Vouloir apprendre et pratiquer une ou plusieurs langues étrangères et à travers elles, apprendre à connaître l’histoire et la vie courante des peuples qui la parlent. Vouloir s’ouvrir aux arts, aux sciences, vouloir s’ouvrir à l’économie, pas nécessairement pour devenir économiste mais pour ne pas se dire, après coup, on s’est encore laissé piéger. Vouloir dépasser le stade du spectacle, et cela les arrange que cette masse indifférenciée qu’on appelle un peuple préfère se contenter de ce qu’on lui montre à voir de plus vulgaire, de plus surfait, sans chercher à s’en émanciper. 


                    • coli 10 janvier 2009 15:55

                      Pour avoir une bonne idée des macanismes de la crise actuelle et de son impact chez plusieurs de nos voisins, vous pouvez consulter un bon article de Jacques Sapir (trèslong, mais avec des tableaux comparatifs entre pays, commentés).

                      http://www.lhivic.org/travaux/articles/sapir_2009.pdf

                      Je suis assez d’accord avec vous sur la gravité de la situation, mais je suis par contre assez étonné que vous considériez la France comme étant beaucoup plus mal lotie que les autres pays occidentaux.
                      La chute de la part des salaires dans le total des richesses est quasi identique dans tous les pays occidentaux depuis 25 ans, environ -10 % à 1ou 2% près. C’est normal ils sont tous dans la même logique ultra-libérale, qui conduit in-fine à faire toujours plus pression sur les salaires pour favoriser les détenteurs de capitaux. Mieux vaut être rentier que travailler !!!

                      Le problème, c’est qu’à force de comprimer les salaires, et donc la demande solvable, on pousse des sociétés entière vers le sur-endettement pour continuer à faire tourner la machine. Selon la culture politique de ces pays, c’est soit l’état (comme les pays latins), soit les particuliers (comme les pays anglo-saxons), soit les entreprises (comme en allemagne) qui plongent dans le sur-endettement. Le resultat est le même, et l’endettement total, celui qui compte, est très semblable entre les pays européens. Avec une dette publique+particuliers+entreprises+financères (USA, UK) qui est entre 180% et 210 % du PIB - France 185 % - Allemagne 190 % - UK 250 % USA 380 % (le double de la France).

                      Une des raisons de la déprime des français, c’est que les habitants de ce pays sont litéralement forcés de suivre une voie qui les répugnent. Avec les discours culpabilisateurs sur leur "incapacité" qui vont avec. Je dirais que votre discours très pessimiste, est bien français lui aussi smiley

                      Mais les pays qui ont le plus été cités en exemple : USA, UK etc... risquent un reveil autrement plus terrible que le nôtre. car ils sont allés bien plus loin encore dans cette logique.
                      Ils n’ont plus d’industrie, plus d’infrastuctures (matérielles et sociales), la part de la finance dans le PIB du pays (qui faisait leur richesse), s’effondre à une vitesse incroyable. Quand le dollar ne sera plus la monnaie de reserve mondiale, les USA ne pourront plus faire tourner la planche à billets et attirer l’épargne du monde entier (un gigantesque système Madoff ?), comme ils le font depuis 60 ans, sans plonger dans une hyper-inflation.
                      Leur prétendu dynamisme venait principalement de là et de la taille de leur marché interne.

                      Si elles se débarrassent de leurs oeillères idéologiques, l’Europe continentale -et la france qui n’y fait pas si mauvaise figure - ont un peu plus de chance de s’en sortir, avec beaucoup de douleurs quand même !
                      Sous la pression énorme qui arrive, le conformisme a des chances de voler en éclat.


                      • Blackeagle 12 janvier 2009 10:59

                        Présenter des données statistiques franco françaises pour anticiper un recul internationnal de la France est incomplet.
                        Vous devriez comparer l’evolution des salaires horaires et mensuels en France avec ceux de nation comparables. GB, Allemagne, USA.
                        Sachez que que les salaires sont en contraction aux USA. Et que le revenu moyen d’un ouvrier US est revenu à la part qu’il occupait en 1945 en monnaie constante.


                        • Marco Marco 15 janvier 2009 05:02

                          Il faut dire les choses comme elles sont sans se cacher la vérité, ce qui nous menace le plus c’est le changement ethno-culturel de la population française.

                          Cette population là n’aura pas la capacité a assurer la transition qui propulsera notre pays vers le savoir, la connaissance scientifique et technologique qu’ont connu les pays européens jusqu’alors.

                          Il y a une prospective, intitulée « FRANCE 2025 », élaborée par le Conseil d’analyse économique que vous pouvez retrouver sur cae.gouv.fr, je cite un passage :

                          La France se réjouit d’avoir une meilleure fécondité. Mais est-ce suffisant ? Près de 20 % des
                          jeunes, souvent issus de l’immigration, sont en échec scolaire et relégués dans des quartiers où la
                          violence et les frustrations dominent : le taux de chômage de ces jeunes pourrait rester élevé car ils
                          sont difficilement employables pour une part d’entre eux, faute d’un minimum de « savoir être »,
                          mais pour beaucoup d’autres, faute de maîtriser les savoirs de base.


                          • phil2nim phil2nim 23 janvier 2009 08:19

                            Parler de dream team autour de Gbama me semble plutot amusant : de vieux conservateurs républicains, la Clinton, des économistes qui n’ont rien vu venir... la moitié du Bilderberg Group US en somme...
                            Ceux là même qui ont fomenté la crise actuelle pour confisquer la démocratie... Mitterrand et Chirac résistaient, mais notre hyper président est prêt à nous faire plonger dans le fascisme.

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