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Accueil du site > Actualités > Economie > Cette crise de l’euro qui n’en finit plus

Cette crise de l’euro qui n’en finit plus

Cette semaine, le CAC 40 a touché un nouveau plus bas depuis le printemps 2009 avant de rebondir. Les cours des banques jouent au yoyo, baissant de 10 à 15% le lundi avant de remonter dans de mêmes proportions le lendemain. La crise terminale de la zone euro est-elle pour demain ?

Une situation qui se tend dangereusement

Tout d’abord, il n’est pas inutile de préciser que cette crise est bien une crise de la zone euro et de la monnaie unique. En effet, les pays européens qui n’en font pas partie sont pour l’instant relativement protégés des tumultes financiers. La Grande-Bretagne emprunte désormais moins cher que la France alors qu’objectivement sa situation est moins bonne que l’Espagne, dont la dette et les déficits publics sont moins importants qu’ils ne le sont à Londres. Idem pour les pays nordiques.

Deux fronts dangereux sont ouverts. Tout d’abord, la Grèce, où le déficit et la dette sont hors de contrôle malgré le plan du 21 juillet. L’effondrement du PIB (-10% depuis 2010) fait plus que compenser les économies réalisées par les différents plans d’austérité. La troïka doit très prochainement décider si la dernière tranche du plan du printemps 2010 sera accordée, faute de quoi le pays serait en cessation de paiement, option désormais ouvertement évoquée à Berlin.

Pour l’instant les autorités grecques n’évoquent pas cette option mais la saignée du pays pourrait bien un jour mettre cette alternative sur la table. Le second front, peut-être le plus dangereux est italien. Si la BCE avait réussi à faire tomber les taux longs à 5% après un pic largement supérieur à 6% cet été, ils sont repartis à la hausse, à 5.6%. S’ils dépassent le cap des 7%, alors la situation serait hors de contrôle du fait de la taille de la dette Italienne (1900 milliards d’euros).

Vers la fin de l’euro

En effet, l’Allemagne peut accepter d’aider la Grèce car le coût est finalement relativement modéré par rapport aux enjeux et à l’effet domino que cela produirait. L’engagement du pays au sein du FESF représente environ 8% du PIB tout de même, mais cela peut éviter un effondrement complet du système financier. Malgré tout, on constate déjà qu’Angela Merkel a le plus grand mal à faire passer les différents plans qui sont pourtant les produits du FESF.

C’est pourquoi il est aujourd’hui quasiment certain que si l’Italie n’arrivait plus à se financer sur les marchés du fait d’une explosion des taux longs, il serait impossible de trouver des financements à la hauteur des enjeux, le coût (non négligeable) d’une explosion de l’euro devenant alors nettement moins important pour l’Allemagne que le coût de son maintien. Cela est d’autant plus clair que le récent arbitrage de la Cour de Karlsruhe interdit explicitement les euro obligations.

Bref, la bataille finale de l’euro approche. Elle pourrait avoir lieu dans quelques jours ou quelques semaines, ce qui confirmerait les prévisions de Jacques Sapir et Emmanuel Todd, pour qui la monnaie unique ne passera pas l’année. A moins que les interventions de la BCE et le retour du calme sur les marchés (du fait de cours objectivement très bas) n’aboutissent à une pause relativement durable mais qui n’en sera pas moins illusoire tant les ingrédients d’une crise terminale sont réunis.

Cette crise perpétuelle de la zone euro depuis trois ans a un mérite : elle démontre que la monnaie unique est profondément dysfonctionnelle. Et il faut sans doute en passer par là pour faire comprendre que le retour aux monnaies nationales ne pourra pas être plus terrible que ce que nous fait vivre l’euro…


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34 réactions à cet article    


  • Le Yeti Le Yeti 15 septembre 2011 12:14

    Jusqu’au faudra-t-il que la finance descende pour que les gens acceptent de ne plus parler de « crise » mais de déclin  !!?


    • sparte sparte 15 septembre 2011 18:22

      Par Le Yeti (xxx.xxx.xxx.240) 15 septembre 12:14 
      Jusqu’au faudra-t-il que la finance descende pour que les gens acceptent de ne plus parler de « crise » mais de déclin  !!?
      _____________

      A mon avis il s’agit moins de déclin que d’une guerre à mort qui est faite par les banksters de l’empire à l’Europe, pour la soumettre comme un simple état américain l’est à l’état fédéral de Washington et celui ci l’est à la F E D

      Le problême - français, italien, et espagnol, - est celui des déficits et de la ruine des économies, France en tête.
       
       


    • lesdiguières lesdiguières 16 septembre 2011 00:29

      Tout à fait d’accord avec cet article de Pinsolle
      "Cette crise perpétuelle de la zone euro depuis trois ans a un mérite : elle démontre que la monnaie unique est profondément dysfonctionnelle. Et il faut sans doute en passer par là pour faire comprendre que le retour aux monnaies nationales ne pourra pas être plus terrible que ce que nous fait vivre l’euro…"

      Avec un peu d’humour :

      http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre37241.html


    • Gandalf Claude Simon 15 septembre 2011 14:28

      "Bref, la bataille finale de l’euro approche. Elle pourrait avoir lieu dans quelques jours ou quelques semaines, ce qui confirmerait les prévisions de Jacques Sapir et Emmanuel Todd, pour qui la monnaie unique ne passera pas l’année. A moins que les interventions de la BCE et le retour du calme sur les marchés (du fait de cours objectivement très bas) n’aboutissent à une pause relativement durable mais qui n’en sera pas moins illusoire tant les ingrédients d’une crise terminale sont réunis."

      Jean-Claude Trichet a orienté la BCE vers une monnaie unique, mais à la carte. Cela peut tendre vers le mouvement perpétuel, si évidemment cela devient inscrit dans des traités, invalidant les prévisions de Sapir et Todd.

      A suivre donc


      • Robert GIL ROBERT GIL 15 septembre 2011 14:58

        A qui donc a profité le système euro ? Aux spéculateurs aux banquiers et aux
        multinationales qui ont pu déplacer plus facilement leurs usines et leurs
        capitaux. Les banquiers ont investi des millions d’euros dans des pays qu’ils
        ont encouragé à s’endetter . Les seuls bénéficiaires de ce système sont donc les
        financiers et le seul avantage des citoyens c’est de pouvoir voyager en zone
        euro sans avoir besoin de changer la monnaie. Enfin, voyager, pour ceux qui
        en ont encore les moyens !Voir :
        http://2ccr.unblog.fr/2010/10/20/sortir-de-leuro/


        • Le Yeti Le Yeti 15 septembre 2011 15:10

          « A qui donc a profité le système euro ?  »

          Bonne question !
          Qui d’ailleurs se pose depuis « Deux heures moins le quart avant Jesus Christ. » ...


        • Jason Jason 15 septembre 2011 15:54

          Plusieurs scénarios (on devrait dire scénari, mais tant pis) sont possibles.

          Paiera ? Paiera pas ?

          En effeuillant la marguerite : un peu (défaut partiel), beaucoup (re-défaut partiel), passionnément (à éviter), à la folie (c’est quoi ?), pas du tout (sortie de l’Euro).

          Le tout en gagnant autant de temps que possible. Car depuis la réunion magique du 21 juillet, il ne s’est rien passé.

          Il faut donc laisser du temps aux créanciers, et ça se comprend car la pilule est amère.

          Chacun protège ses banques. Il va falloir provisionner en vue des pertes dont on ne connaît pas encore le montant exact. Schéma de la marguerite, ci-dessus.

          Les gouvernements concernés font tourner fébrilement les ordianteurs. Que sortira-t-il de tout cela ? 

          Nul ne le sait. Pendant trente ans les pays européens ont hypothéqué l’avenir sur la base de croissances et autres plans autistes qui ne se sont pas réalisés. Mais, pour être honnête, tout cela n’était-il pas à prévoir ?

          Et, d’un seul coup, l’avenir est devenu le présent. Surprise !!!

          Beaucoup risquent de se retrouver au chômage, sauf les gourous, bien entendu.


          • lechoux 15 septembre 2011 16:56

            En italien, le « o » devient « i » au pluriel, donc : scenarii, mot à demi français car il n’y a pas d’accents en italien.


          • alphapolaris alphapolaris 15 septembre 2011 23:35

            bah non... il faut tordre le cou a cet usage qui n’est rien d’autre qu’une marque de pédanterie.

            Quelle règle de français précise que le pluriel des noms empruntés aux langues étrangères doit suivre la règle de la langue d’emprunt ? aucune, et c’est tant mieux !. Car sinon, je vous mets au défi de trouver le pluriel des noms suivants : baobab, kayak, kimono, mocassin... Connaissez-vous les régles de formation du pluriel de l’arabe, de l’inuktitut, du japonais, de l’algonquin ? et j’en passe d’autres.

            Que dire alors de « spaghetti » qui est déjà un pluriel italien ? J’ai aspiré un spaghetto de mon assiette de spaghetti ?
            Quid de piano ? Avez-vous déjà assisté à un concert de pianii ?

            Je me permet de citer wiktionary au sujet de ce mot [lien] : «  scénarii le pluriel italianisant est considéré comme affecté et légèrement pédant. Le Conseil supérieur de la langue française, via le journal officiel du 6 décembre 1990, en déconseille l’usage dans les documents officiels de la République française »

            J’ajouterai également que pour scénario, si on met le pluriel à l’italienne, doit on écrire « des scénarii », forme bâtarde franco-italienne avec l’accent français et le pluriel italien, ou rester uniquement italien en écrivant « des scenarii », sans accent ? Mais alors, si on considère ce mot comme purement italien, on doit rester logique jusqu’au bout et écrire au singulier « un scenario », sans accent... n’est ce pas ?

            Donc, pas pitié, non ! on dit un scénario, et des scénarios, tout comme on dit un piano et des pianon, un baobab et des baobabs, un spaghetti et des spaghettis et puis c’est tout ! Le français est bien assez compliqué comme ça pour lui ajouter artificiellement des exceptions.


          • Jason Jason 16 septembre 2011 09:10


            @Lechoux et Alphapolaris

            Merci, Lechoux et Alphapolaris pour ces précisions. J’ai pratiqué l’italien autrefois et c’est par inattention que j’ai écorché le mot en question. Mais les experts veillent, et c’est tant mieux.

            Sur ces terrains glissants des mots étrangers l’usager est tiraillé entre la liberté d’en user librement à sa façon (scénarios) et l’orthodoxie (scenarii). A part ça, j’ai entendu M. Jean-Claude Juncker, du Luxembourg parler de « référenda » comme pluriel de référendum.

            Le mieux est de contourner l’obstacle et de parler de plans, de cas de figure, ou d’hypothèses de travail. Et le tour est joué.


          • lechoux 16 septembre 2011 13:12

            Bien dit alphapolaris.

            Et que pensez-vous des « amours » utilisés au féminin ?


          • easy easy 15 septembre 2011 15:54

            Il y a indiscutablement une crise de confiance en l’Euro.

            Mais tous les Terriens doutent également (avant ou après nous, oeuf ou poule c’est à voir) de toutes les monnaies.

            On peut considérer que s’i l’euro ne plonge pas plus que ça alors qu’il est tellement question de sa fin, c’est parce que toutes les autres monnaies du monde auront égaglement baissé aux yeux de tous les Terriens.

            Dire où a commencé la crise de confiance dans le papier (avec toutes ses problématiques d’adossements incluses) c’est difficile mais mettons que ça ait commencé aux USA en 2008. Peu importe ce détail.


            La première chose à dire, en cas de crise, c’est que la survenue de crises est archi normale. C’est archi humain (ça ne relève pas de la météo) mais oui, dans tout édifice, dans toute transcendance, il y a des crises.

            Et il n’est pas prouvé qu’il soit indispensable de solutionner des crises. Passons sur ce point bien difficile.

            En dehors donc d’une production de riz catastrophique en raison de la météo ou de quelque vermine, l’être humain, organisé en société, ne devrait jamais se rerouver en crise. Mais comme il a la bonne idée d’avoir inventé des transcendances, des énormes pyramides de transcendances, toutes posées les unes sur les autres. Le doute posé sur une des croyances, retentit soit en refuge soit en doute aussi, sur une autre valeur virtuelle.

            En ce moment, il ne faut pas croire que seule notre confiance en l’Euro est entamée. L’édifice des transcendances est tel que nous sommes en train de douter-réfugier de toutes les autres valeurs (les plus sûres de toutes étant les stocks de riz ou de pâtes)



            Primo il n’est pas prouvé qu’en intervenant sur l’objet d’une crise on la résolve (on dit qu’un bon médecin guérit en 3 jours ce que la nature guérit en 5) ou qu’on la résolve plus vite, plus profondément

            Deuxio, il se pourrait bien qu’en soutenant notre foi dans les autres transcendances de l’édifice, nous rétablissions notre gnose en l’Euro.

            En fait, c’est un peu ce qui est en train de se passer. L’air de rien, toutes les autres transcendances étant débattues (Louis Vuitton compris) nous déplaçons nos fois, nous réorganisons nos jeux de cartes et déjà, regénérés par une foi plus forte en quelques autres valeurs de l’édifice : la patrie, la nation, la main sur la Lybie, notre force militaire(c’est quasiment la première fois depuis des siècles qu’on presque-gagne une presque-guerre et surtout qu’on a réussi avec nos sous ; Je signale ici que la guerre d’Indochine avait été financée jusqu’à 80% par les EU. Oui, Dien Bien Phu avait été financé à 80% par les Américains)

            Et c’est parce que nous sommes rassurés sur quelques autres points que soudain la sortie de l’euro ne nous semble plus taboue. Et puis, quelle belle affaire d’abandonner les Grecs au lieu d’avoir à adosser leurs risques !
             
            Si la sortie de l’Euro nous avait semblé catastrophique, c’est simple, nous n’en aurions jamais parlé. C’est ça les tabous.

            Comme nous en parlons, c’est que ça ne nous fait plus peur, et si nous n’avons pas peur, y compris de revenir au Franc isolé, c’est que nous avons repris confiance sur d’autres de nos valeurs (plus nationales of course)

            Mais, bien ou mal je n’en juge pas, tout regain de confiance nationaliste fait le lit d’une confiance en sa capacité à soutenir une guerre.

            Or il y a deux sortes de guerres possibles, interne ou externe.

            Il y a quelques années, à la faveur de quelques feux de poubelles, il avait été envisagé une guerre civile.
            Il se pourrait bien que la défiance sur l’Euro ait provoqué chez nous un déplacement de la rancoeur. Elle serait devenue moins interne et plus externe.



            A part ça, une monnaie, surtout de nos jours, n’est plus adossée à grand chose de dur. Elle repose surtout sur la transcendance qu’on a réussi à installer dessous à son lancement (c’est rare les lancements de monnaie) ou sur celle qu’on a réussi à entretenir dessus au fil des siècles (Nos amiricains étant champions du genre)

            L’Euro avait été lancé sur une énorme opération de marketing avec, pour fonds premier, la paix entre européens.

            A part donc cette grande valeur qu’est la pacification, l’Euro n’était pas soutenu par grand chose d’autre. D’autant que bien des pays européens l’ont boudé et s’en sont très bien portés.

            Au fur et à mesure que la paix nous aura semblé être acquise en Europe, qu’on sera devenu cul et chemise avec Poutine, L’Euro aura semblé ne plus être porté par quelque autre transcendance relais. Pire, il aura semblé être constitué ou adossé à des valeurs américaines pourries.

            Nous aurons eu l’impression que si nos banques se sont fait avoir par les junk bonds, l’euro l’était aussi.

            C’est comme si on disait au proprio d’une maison en bois qu’il y avait des termites dans son jardin.

            A part Kerviel, nous avons l’impression que les trucs les plus pourris du monde, sur le plan financier, viennent des EU. L’Euro nous semblant contaminé par les pourritures US, nous sommes assez disposés à revenir au franc tellement plus franc.

            Pourtant, après onze ans d’absence, le retrour du franc, en tant que transcendance, pourrait s’avérer douteux. Sur quoi serait-il adossé ?

            Sur Areva ?
            Sur Moët & Chandon ?
            Sur Versailles ?
            Sur l’Histoire de France ?

            Une monnaie, à défaut d’être adossée sur les valeurs sûres, devrait être au moins adossée sur la probité de ses promoteurs, disons de nos Chefs, de nos politiques.
            Avons-nous confiance en eux ?

            Hein, cher Imhotep ?









            • lechoux 15 septembre 2011 16:58

              Deuxio+gnose cela me gène beaucoup.


            • easy easy 15 septembre 2011 17:37

              Généralement, on laisse gnose aux questions religieuses.

              Mais je trouve -ce n’est pas spécifique aux Français- que les gens ont conscience d’être des croyants sur le sujet de Dieu mais n’ont pas conscience de l’être aussi sur l’huile de protection solaire dont ils s’enduisent.

              Or, il n’y a pas que les croyances religieuses qui conduisent à des attitudes délirantes.


              Gnose ou pas sur l’huile solaire, sur le surimi, cela peut se vérifier au cas par cas.

              Exemple : concernant le 11 9, je suis à croire que ce sont des islamistes qui ont fait le coup, que des services US savaient vaguement mais ont foiré leurs recoupements puis, une fois la cata arrivée, les Chefs US ont utilisé à fond l’attaque pour faire ce qu’ils voulaient. En mentant alors.
              Pour moi les 7 tours sont tombées suite à des incendies + casses (car la 7 aussi a été cassée sur une façade, par des retombées).
              Mais je n’en fais pas une gnose. Alors j’écoute volontiers les complotistes. J’adore les écouter. Je trouve que c’est sain de douter des chefs US puisque de toutes manières ils ont au moins menti après.
              Alors que Laurent Joffrin en fait une gnose et il voudrait interdire de parole les anti VO. Il en fait une affaire de religion alors que moi, j’en parle comme des radis ou carottes.

              Même croyance pour nous deux mais gnose pour Joffrin et banalité pour moi.


            • lechoux 16 septembre 2011 13:16

              Ce qui me gène le plus, c’est que vous utilisiez le crachat « deuxio ».

              Concernant la chute du batiment N°7, il y avait une photo, qui circulait à l’époque, qui montrait deux IPN du bâtiment sectionnés à 45 °, proprement, dirait-on. Surprenant comme sectionnement, non ?


            • Marc JUTIER Marc JUTIER 15 septembre 2011 16:00

              Pour compléter cet article :

              MONNAIE - Histoire, escroquerie actuelle et solution de remplacement + sites, articles, vidéos et citations en 108 000 signes et 108 liens : http://bit.ly/otqNVV . Cette publication a pour but de contribuer à la réflexion sur le fait monétaire, de faire un petit historique de l’histoire monétaire, d’expliquer le principe de la création monétaire et le fonctionnement du système monétaire mondial pour finalement présenter une solution de remplacement au système actuel, le 100 % Money, adapté à la France et au monde d’aujourd’hui. 1 / Réflexion générale sur le capitalisme et son moyen de manipulation - 2 / Histoire - 3 / La création monétaire actuelle - 4 / La réforme monétaire proposée par Fraternité Citoyenne (Le 100% Money). En abandonnant leur droit de produire la monnaie, les peuples se sont mis dans une situation de servage vis à vis des banques. Une gigantesque escroquerie monétaire met en difficulté les finances des états et diminue gravement le niveau de vie des citoyens. 


              • Le Yeti Le Yeti 15 septembre 2011 16:25

                (bis)

                L’argent n’est que la représentation valorisée d’un avoir ; c’est une convention.
                Le commerce vise à faire de l’argent sur du réel (bien ou service) ; la finance consiste à faire de l’argent sur du virtuel.

                La crise financière n’est rien d’autre qu’une dichotomie entre ceux qui parviennent encore à jouer ce jeu de dupes et ceux qui n’y parviennent plus.


              • Jason Jason 15 septembre 2011 16:22

                Donc, cher Easy, l’Euro connaîtrait une crise de foi. Transcendance ou pas, et pour revenir à votre exemple médical, la mort traite en cinq minutes ce que le médecin mettrait 5 jours à guérir.

                L’Euro étant en très grande partie une monnaie scripturale, il suffit de remettre le compteur à zéro, et une nouvelle transcendance s’opérerait ipso-facto. éléméntaire, non ?. Les monnaies sont des conventions, et les conventions, ça se change, non ?

                Un peu loufoque, j’en conviens.


                • easy easy 15 septembre 2011 17:22

                  Euh, j’espère avoir écrit « Un bon médecin guérit en 3 jours ce que la nature guérit en 5 »

                  L’Euro, comme toutes les monnaies, n’est acceptée (et cette acceptation reste toujours relative) que si elle est portée par fides. Et cette foi ou confiance, est très souvent mais pas toujours, appuyée sur un peu de ratio (sur de l’or, sur des coquillages, sur un canal incontournable, sur des rizières, sur le courage au travail, à combattre...

                  Et une rizière, un canal, une pépite, sont des choses qui sont regardées, une à une, toujours avec un plus de transcendance. (C’est ce qui fait qu’un type préfère crever sur place pour cultiver son terrain asséché que de partir ailleurs. C’est ce qui fait l’attachement à la terre, c’est ce qui fait qu’on est prêt à tuer et à se faire tuer pour conserver un lopin, un vieux nounours, une relique)

                  Concernant par exemple une rizière, chacun des observateurs va ajouter à la part de ratio qu’il voit en elle (avec déjà des écarts d’avis sur ce ratio) et aussi une part de fides (et là ce sera très différent d’un individu à un autre. L’un verra que c’est la terre de son grand-père adoré, l’autre verra que c’est la couleur qui convient parfaitement pour le tournage de son film)

                  Tous les soubassements d’une monnaie comprenant leur part de ratio et de fides, chaque monnaie est elle-même bourrée de ratio et de fides (depuis un siècle, surtout de fides)

                  Je dis ici que la part de fides qui a soutenu l’Euro (part chantée par ses promoteurs) s’articulait beaucoup sur la paix.
                  Je dis que cette paix étant devenue ordinaire (alors qu’elle était précieuse aux générations qui s’étaient farcies deux guerres) il manque de la foi autour de l’Euro.


                  Mais je dis que le retour du Franc, qui sera automatiquement fondé sur d’autres transcendances que la paix entre européens, bien plus nationalistes (grâce à notre presque-guerre presque-gagnée), pourrait bien manquer lui aussi de fides. 
                  Pour que le Franc de 2012 inspire confiance il faut qu’il soit adossé à des valeurs anciennes en manière de continuum et d’héritage + des valeurs nouvelles 

                  Quelles sont les valeurs nouvelles dont nous disposons ?
                  Avons nous eu, depuis 2000, des présidents honnêtes ?
                  Avons-nous eu des entreprises disposant de nouvelles énergies ?
                  Avons-nous eu de nouveaux philosophes ?
                  Avons-nous de nouveaux Bac + 5 fantastiques ?
                  Avons-nous trouvé une solution aux mille problèmes qui se posent à nous ?
                  Avons-nous déposé des brevets formidables ?

                  Petit plus à signaler du côté d’Ariane espace qui se retrouve en tête après les coups de fatigue des EU et des russes.



                  (Car, nous n’avons évidemment pas trouvé de nouvelles mines d’or sur notre territoire)


                  Je rappelle ici quelque choise dont j’ai déjà parlé hier

                  Concernant la seule France, son PIB est de 2500 milliards de dollars. Le PIB c’est ce qui rentre et sort d’une usine, pour réaliser ce mouvement, il faut du sang financier. Chaque année, les Français ont besoin de 2500 milliards de $ en sang financier (heureusement pas sous forme de papier)
                  Mettons qu’on adosse notre monnaie nationale à 10% de dur, disons à 10% d’or véritable
                  Il nous faudrait déjà, à raison de 50 000 $ le kilo, un trésor de 50 000 Tonnes d’or

                  Que nous n’avons pas.

                  De plus, parce que nous avons besoin d’une croissance de 3% par an pour maintenir notre train de vie, il faut que ce sang financier soit augmenté de 3% chaque année soit 1500 T d’or de plus

                  Or la planète produit 2300 T d’or par an.

                  Rien que pour notre croissance, et pour adosser ces 3% de plus sur 10% de fonds dur, il nous faudrait quasiment toute la production d’or du monde.


                  Conclusion, notre monnaie, comme toutes les monnaies, et parce que nous sommes 7 milliards à vouloir posséder 1 M€, nous devons adosser nos monnaies sur n’importe quoi mais pas sur l’or car il y en a bien trop peu.


                  Toutes les monnaies sont adossées à des choses considérées comme dures (un peu d’or, des immeubles, des vins, du riz...) puis sur des choses moins dures (des titres, des hypothèques) puis sur des choses encore moins dures (des contrats d’assurance, des CDS...)

                  Notre future monnaie devra donc s’adosser sur 95% de choses pas bien dures, sur des transcendances auxquelles nous devrons croire et auxquelles nos partenaires commerciaux devront croire.


                  Lesquelles ?

                  Il y a déjà plein de choses sur lesquelles compter et Versailles, les Champs Elysées, Lara Fabian en font partie
                  Mais quoi de neuf ou de plus depuis 2000 ?
                  Quoi de neuf chaque année prochaine pour faire ces 3% ?


                • lechoux 15 septembre 2011 17:10

                  La dette est un élément d’une bonne gestion économique lorsque celle-ci est mesurée et cohérente par rapport aux rentrées d’argent pour couvrir ladite dette.

                  Retirer l’échelle, c’est à dire retirer brusquement l’endettement à la zone Euro mène inévitablement au chaos. Cela n’a rien à voir avec la définition de la monnaie.

                  Que les pays soient obligés d’emprunter à des acteurs privés ( banques, fonds, particuliers) à un taux supérieur auquel la BCE prête aux banques est un non sens. Sans les pays qui alimentent la BCE donc l’Euro, que deviendrait la BCE et l’Euro ?

                  Il n’y a que la règle à changer : les Eurobonds pourraient fournir des liquidités aux états à un taux identique pour toute la zone euro, comme un monnaie nationale dans un pays.

                  C’est un non sens de dissocier une monnaie d’une fiscalité donc d’un état.

                  La dette de la Grèce aujourd’hui représente les intérêts des prêts accordés à des taux usuriers. Le refus du gouvernement grec à obéir aux dictats de la triade BCE-FMI-Deutch Bank est fondé.
                  Grâce aux grecs, nous aurons les Eurobonds.


                  • John Foster 15 septembre 2011 17:30

                    Monsieur Pinsolle, deux questions pour vous, que vous éludez en permanence :

                    • Vous proposez de sortir de l’euro pour revenir au franc. Comment comptez-vous vous y prendre sans par la même dénoncer les traités européens ? Vous savez que dans les faits, c’est juridiquement impossible (cf http://www.u-p-r.fr/vos-questions-nos-reponses/l_euro/pourquoi-on-ne-peut-pas-sortir-de-l-euro-sans-sortir-de-l-union-europeenne). Vous savez très bien que seule une sortie unilatérale de la construction européen en vertue de l’article 50 du traité de Maastricht est de nature à nous permettre de sortir de l’euro. Est-ce que vous proposez ?
                    • Vous pronez une « autre Europe », « une Europe confédérale des nations et des projets ». Comment evisagez-vous de changer cette Europe pour la transformer en celle que vous voudriez ? Dois-je vous rappeler que nous sommes 27 et que chacun voudrait une Europe plus ceci, une Europe plus cela ? Quels sont les 13 autres pays que vous allez convaincre de vous suivre dans cette démarche, comment allez vous vous y prendre et combien de temps cela va t-il prendre ?

                    Je vote pour NDA si vous répondez sans détour sur ces deux points.



                    • Le Yeti Le Yeti 15 septembre 2011 17:56

                      Pour ce qui est de cette « autre Europe », je rappelle qu’à l’époque les dirigeants européens nous ont vantée une Europe UNIE, c’est à dire des nations -définies en tant que telles- marchant la main dans la main. Or c’est une Europe UNIFIÉE et marchand au pas que l’on a vendue !

                      A la rigueur, l’argent étant le nerf de la guerre, que l’on mette en place une monnaie unique afin de renforcer et faciliter cette cohésion, je peut le comprendre. Mais que l’on nous impose désormais un fonctionnement global unique et irréversible est une immonde arnaque illégitime !

                      Autrement dit, c’est déjà une « autre Europe » que nous avons et qui y est pour beaucoup dans cette « crise » financière actuelle.

                      Comment espérer qu’un tel bloc ne se casse pas la margoulette si on demande à de nations aussi variées à tous point de vue, telles que l’Allemagne, la France, l’Italie ou la Grèce de marcher au même rythme ?


                    • bigglop bigglop 15 septembre 2011 17:50

                      Bonjour,
                      Je suis partiellement d’accord avec l’auteur de l’article sauf que la mort de l’Euro n’est pas « programmée » à court terme pour les raisons suivantes :
                      1) vote du 7 septembre 2011 de la loi rectificative de la loi de finances 2011(1), qui étend les prérogatives du FESF et MESF(Mécanisme Européen de Stabilité Financière) au niveau :
                      - recapitalisation des banques européennes sur les budgets des états donc des citoyens.
                      - intervention plus importante de FESF en matière d’aide financière auprès de la Grèce, du Portugal, de l’Espagne, de l’Italie, peut-être encore de l’Irlande.
                      Ceci avec une solidarité de responsabilité quasi illimitée des états membres, par des achats de titres « pourris » sur le marché secondaire. La bonne affaire !!!
                      2) modification en profondeur de contrat de « Banque-MESF »(2), qui conduira à une gouvernance supranationale car cette « banque » aura la capacité d’appeler des fonds suivant son bon vouloir auprès de tous les états, et de se financer sur la marché secondaire.
                      Cette modification implique une « mutualisation » de la dette sans limite de montant, ni de durée. Autrement dit, une dette éternelle, sans possibilité de se retirer de cette entité.
                      A terme, le FESF sera intégré dans le système MES.
                      3) la Grèce est un laboratoire de la déconstruction européenne. Actuellement, la Grèce n’existe plus car elle est sous la tutelle du FMI, du FESF, de la BCE et des marchés financiers
                      Papandréou, Président de l’Internationale Socialiste, n’est plus qu’un porteur des ordres des tuteurs. L’agonie de la Grèce va encore durer (on parle de l’intervention de l’armée pour « maintenir la paix civile » et qui sait d’une intervention « humanitaire » de l’OTAN).
                      4) Le Portugal, l’Espagne et l’Italie sont, quoique qu’on en dise sous tutelle, surveillance du FMI, BCE... et commencent à connaître les « joies » des plans d’austérité.
                      5) dans les « tuyaux », le projet de création d’un Fonds Monétaire Européen (3) et d’une Agence du Trésor Européen qui remplaceront le FMI tout en maintenant une collaboration. Ce projet est complexe et serait en contradiction avec la philosophie de la construction européenne.
                      5) cette crise va se poursuivre par une stratégie de « choc », de sidération des populations qui accepteront des changements radicaux de leurs conditions de vie dont une complète intégration financière européenne dans le cadre du Traité de Grand Marché Transatlantique (Amérique du Nord - Europe occidentale) (4)

                      Pour la Grande-Bretagne avec la City, elle est l’alliée objective des marchés financiers US tout en étant aussi actrice.
                      Son cas est particulier, car elle ne fait pas partie la zone euro tout en influençant les décisions des politiques économiques et financières de la zone euro.
                      Sa situation économique et financière n’est pas merveilleuse après la sévère cure d’austérité subie par les Britanniques et ne comptez pas sur les « politiques » qui donnent « l’impression » de ne rien contrôler.

                      Nous sommes à une période charnière de la reconfiguration de la construction européenne en faveur de certains acteurs des marchés financiers(5). Référez-vous aux ouvrages et vidéos de Pierre Hillard.

                      (1)http://www.assemblee-nationale.fr/13/projets/pl3713.asp&nbsp ;&nbsp ;&nbsp ;&nbsp ;
                      (2)http://www.agoravox.fr/actualites/europe/article/le-fesf-l-ue-et-la-banque-mes-le-97421
                      (3)http://www.fahayek.org/index.php?option=com_content&task=view&id=150&Itemid=50
                      (4)http://www.voltairenet.org/Le-futur-grand-marche
                      (5)http://www.mecanopolis.org/?p=24040


                      • sparte sparte 15 septembre 2011 18:18

                        L’auteur écrit  : ... que le récent arbitrage de la Cour de Karlsruhe interdit explicitement les euro obligations.

                        Ce n’est à mon avis pas cela : d’une part la Cour allemande ( elle bosse ... pas comme le C E en France ) a jugé que les projets de Merkel du21 juillet sont conformes à la « loi fondamentale » de 1949, et d’autre part elle a rappelé la nécessité démocratique pour les engagements à venir ... on aimerait pouvoir en dire autant chez nous !
                        lire l’ article de JGM  : http://www.insolent.fr/2011/09/coup-de-semonce-en-allemagne.html

                        *
                        Je suis - hélas - d’accord avec bigglop en ce qu’il dit que la Grèce est un laboratoire de la déconstruction européenne : le cinéma de cet été fut de la spéculation et de la désinformation en ce sens !

                        Une intervention « humanitaire » de l’OTAN ne m’étonnerait pas ... mais plus tard ... faut attendre que ça brûle ( dans le 9-3 français par exemple lorsque les alloc. ne pourront plus être versées et que les HLM seront en feu ... et que nos keufs refuseront d’aller prendre des balles de guerre ).

                        Le projet de création d’une Agence du Trésor Européen est effectivement un projet américain - auquel j’ai consacré un article : http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/vers-un-conseiller-europeen-au-100221&nbsp ; Il serait en contradiction avec la construction européenne car pensé en dehors de toute unification politique préalable !

                        cette crise va se poursuivre par une stratégie de sidération des populations  : je pense que l’ ATTENTAT NORVEGIEN est la 1ère manifestation de petits 9-11 ciblé pays par pays européens ; de cela personne n’en fait l’hypothèse alors que les banksters ont fait siffler par l’empire la fin de la partie 9-11 ...


                        • Mohammed MADJOUR Mohammed MADJOUR 15 septembre 2011 18:35

                          Non, ce n’est pas une crise de l’Euro !

                          C’est une crise de l’Europe et plus ...C’est une crise de l’Occident ! L’Europe de l’Ouest qui avait conduit et conduit encore aujourd’hui (avec sa Super-Colonie américaine) les affaires du Monde est au bout du rouleau. L’Europe a crée un monde faux qui est aujourd’hui face à la Vérité, il se passera longtemps avant que cette confrontation puisse dégager une issue !

                          La vraie science n’est pas celle qui préconise que l’homme descend du singe et la technologie n’est pas celle qui permet d’aller pisser sur la Lune...Quel est l’intérêt ?

                          La vraie science est celle qui empêche l’homme de (re) devenir un singe et la technologie devrait le libérer et non l’asservir !

                          Regardez l’état du monde, un vrai gâchis humain à cause d’une Europe dont on connait sa véritable histoire depuis qu’elle avait transformé son Zeus en Taureau docile...

                          C’est une crise qui ne finira pas !

                          Mohammed MADJOUR.


                          • logan 15 septembre 2011 19:53

                            Ce texte illustre à très bien à quel point le débat sur l’Euro sert de diversion et permet ainsi aux vrais responsables de s’en tirer en bon compte, et aux vrais problèmes de rester éttouffés et non débattus.

                            Prendre cette crise sous l’angle d’une sortie ou non de l’Euro, c’est tenir sous silence le fait qu’il se déroule en Grèce, et bientôt à l’échelle de toute la zone Euro, l’un des pillages les plus impressionnant de tous les temps.

                            C’est éviter de se poser la question des origines des dettes et donc des responsabilités ou encore des enjeux que tout cela dissimule.

                            C’est éviter de mettre à la lumière du jour la socialisation des pertes des banques qui se déroule sous nos yeux, et qui en conséquence détruit nos emplois.

                            C’est enfin éviter de parler du coup d’état politique, et en l’occurence de la privatisation de l’état, qui résultent de l’instrumentalisation de cette crise.

                            Bienvenu dans le monde de Laurent Pinsole, où tout est tellement simple, un peu comme le monde de Yoyo, et où tout finalement se résume à cette question, pour ou contre la sortie de l’euro, le parfait bouquémissaire pour tous les mots de ce monde.


                            • Caveman Caveman 15 septembre 2011 20:44

                              L’euro vacille mais ils donne encore des signes de vie grâce la BCE, qui lui fait la respiration artificielle grâce aux dollar injectés

                              La tribune


                              • ykpaiha ykpaiha 16 septembre 2011 01:27

                                Je rebondis sur ce que dit Logan
                                Tout dépend de quel point de vue on se place.
                                Si c’est d’un point de vue US-city et la on a notre lot de tromperies quotidienne.
                                Ou si on se place du point de vue Eurpoéen, lorsque je dis Europe, je parle du continent pas de le Zone Euro comme tel.
                                Or nous avons devant nous 2 capitaines cosmonautes qui sont les enfants (voire plus) de l"axe dollar-roi, qui doivent piloter un navire au gouvernail duquel un débat de fond est en train de se produire et de la rebelion des passagers.
                                Ces 2 capitaines vont probablement disparaitre au prochain port (2012) d’ou l’intencification des arguties sur la grece, qui soit dit en passant est diablement puissante pour creer ce cataclysme.
                                Or ces 2 capitaines (qui au demeurant ne peuvent pas se blairer) tentent de raccrocher le navire au wagon anglo-klaxon,( renflouement des banques, mesures d’aides héteroclites, nombre d’or cabalistique_) en bref ils font du touche pipi,
                                Ils se doutent bien que rien ne va plus d’autant que leurs modeles sont en plus piteux état que leur navire a eux ,alors pour se prémunir ils envoient leurs petits esclaves vider les cabines pendant que les passagers discutent, normal quoi.
                                Mais voila cette crise moins violente que overseas, a permi et permet, malgré les tentatives autoritaristes des2 sbires , de se dire qu’un ailleurs existe et voire meme de se passer d’eux !! c’est grave.
                                Il est patent de voire comment ici le discours est polyvalent, voire meme virulent allant de l’abandon du navire a un changement de cap salutaire. (mais quel cap !!), face a cela le modele ancien ou l’autre si vous préférez, n’a meme pas pu se subvenir a lui-meme ni de prendre queconque décision quand a l’augmentation meme du plafond de leur dette (dont il faut dire qu’ils en ont déja bouffé les 3/4, alors je ne vous dit pas quand ils faudra en rediscuter).

                                De notre coté la seule chose a faire, au prochain port est de choisir quelqu’un a meme de continuer la reflexion, et d’en entériner les choix, qu’ils soient au pire (ou au mieux au choix) d’abandonner le navire.
                                Parce que ailleurs la-bas certes aujourd’hui il est noir, demain peut etre vert mais au fond c’a ne changera rien, le gouffre est devant eux, et la city leur embleme de ce coté ci, nous enverra des signaux de détresse.
                                Alors la Grece un probleme oui, et non, non pour avoir permi enfin d’ouvrir des possibles.


                                • goc goc 16 septembre 2011 05:27

                                  Et pendant que le Titanic coulait, l’orchestre continuait de jouer

                                  nous avons eu le droit au neuneu Gaillard (pas remy, mais Jipé), qui nous a expliqué que l’or c’est nul et qu’il faut acheter des actions... Société Générale, si si
                                  le chasseur de gogos a encore frappé !!

                                  pour son info : en 2007, en vendant 4 actions SG, on pouvait acheter 1 once d’or
                                  si aujourd’hui on vend cette once d’or, on peut racheter... 107 actions SG

                                  t’as raison coco, toi tu défend le petit porteur, et SG c’est plus solide que l’or !!

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