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Accueil du site > Actualités > Economie > Chômage de masse : une fatalité inavouable

Chômage de masse : une fatalité inavouable

Lorsqu’en 1993, le Président Mitterrand affirme qu’« on a tout essayé » contre le chômage, il devient la cible des railleries de la droite et, avec lui, toute la gauche. Dix-neuf ans plus tard, les faits lui donnent raison, la droite ayant eu, à son tour, l’occasion de « tout essayer ». En vain. Mais elle ne fera jamais le terrible aveu, devenu depuis politiquement incorrect, malgré le bilan catastrophique de l’UMP sur le terrain de l’emploi. En tout cas, les derniers chiffres du chômage sont passés comme une lettre à la poste. Une énième augmentation que l’opinion a accueillie avec un mélange de résignation et d’indifférence. En effet, après des décennies d’espoir, on ne se fait plus d’illusion : le plein emploi, c’est du passé !

Et pourtant, il y a juste cinq ans, tous les espoirs étaient permis. Le candidat Sarkozy avait pris l’engagement de ramener les chiffres du chômage à hauteur du plein emploi (5%) à la fin de son quinquennat. Personne ne savait comment il s’y prendrait, mais c’était l’époque des rêves, l’époque du retour du politique puisque tout était destiné à « devenir possible ». Cinq ans après, c’est la consternation. Un million de chômeurs en plus ! Et à l’allure où vont les choses, son successeur au Palais de l’Elysée ne risque pas de présenter une copie plus flatteuse.

En effet, contrairement à son prédécesseur, François Hollande s’est montré plus prudent sur la question du chômage. On s’en rend compte en examinant les mesures qu’il s’est engagé à mettre en œuvre, par décret, en attendant l’issue des législatives. La baisse de la rémunération des membres de l’exécutif, l’augmentation de l’allocation de rentrée scolaire, le blocage des prix à la pompe,… Pendant ce temps, l’érosion des emplois se poursuit et le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg, ne peut que constater les dégâts. Impuissant. Il a même reconnu que le chiffre de 45.000 destructions d’emplois lui paraissait tout à fait crédible. Il y a donc urgence, mais le gouvernement n’est pas loin d’avouer son impuissance.

Il est pourtant possible, sans nécessairement passer pour un communiste, de décréter un moratoire sur certains licenciements en attendant qu’une nouvelle législation sur la fin des contrats de travail soit adoptée. Il s’agit, en particulier, des licenciements dans les entreprises qui ne sont pas menacées de faillite imminente et qui procèdent à des plans sociaux (plans de sauvegarde de l’emploi) uniquement en réaction aux fluctuations de la bourse ou aux prévisions défavorables. Mais rien de tout cela n’est mis en œuvre, et à juste titre. Car même le moratoire ne peut être qu’une solution provisoire. Il faudrait agir en profondeur sur les facteurs du chômage, ce qu’aucun exécutif n’a pu faire, en tout cas pas efficacement, depuis les chocs pétroliers des années 70.

D’une manière générale, une nation parvient à réduire massivement le chômage en période de reconstruction grâce à un investissement massif, d’où l’idée des « Project bonds », des emprunts mutualisés destinés à financer des grands projets d’infrastructure continentaux, une occasion de recrutements de main-d’œuvre en masse.

Mais il n’y a raisonnablement plus de grandes infrastructures à bâtir, en Europe. Nos infrastructures n’ont en réalité besoin que de quelques travaux d’entretien et pourraient encore servir longtemps. Pas la peine d’alourdir la dette pour reconstruire ce qui existe déjà. En revanche, on estime que le passage à l’énergie verte pourrait créer un environnement propice à l’emploi comparable au contexte d’une reconstruction de grande ampleur. Mais tout cela n’est qu’illusion tant l’énergie fossile (pétrole, gaz, charbon,…) est l’enjeu d’intérêts colossaux face auxquels les politiques n’ont que peu de prise. Les grands travaux ne sont donc pas pour demain et les fameux « Project bonds » risquent à leur tour d’alourdir une dette des Etats déjà abyssale comme l’a été le « grand emprunt » dont on attend encore les retombées. Pendant ce temps, le chômage continue sa progression.

Un autre levier sur lequel compte la nation pour réduire significativement le chômage, c’est le marché. A l’époque où le protectionnisme était une option, le marché intérieur était acquis aux producteurs nationaux. Ils pouvaient en plus grappiller quelques parts sur le marché à l’internationale pour des produits que seuls les pays industrialisés étaient en mesure de fournir grâce à une confortable avancée technologique. Cette époque est définitivement révolue. Toute la technologie occidentale est, pour ainsi dire, à la portée de tout le monde. Les outils et les machines se fabriquent dans quasiment tous les pays du monde. Et sur un marché international ouvert à la concurrence, même le marché intérieur n’est plus acquis. Bien de nos industriels baissent les bras et mettent la clé sous la porte. La globalisation, au départ profitable aux pays riches s’est progressivement transformée en monstre de Frankenstein qui aujourd’hui dévore leurs économies.

Parmi les réactions des Etats face à un chômage galopant il y a la création des emplois aidés, pour l’essentiel « artificiels ». Mais puisque les rentrées fiscales ne suivent pas, les emplois aidés sont financés par la dette et ne sont donc pas destinés à durer. Que faire des chômeurs ? La Constitution affirme un « droit au travail » et le modèle social français garantit le « droit à un revenu ». Aucun responsable politique n’osera revenir sur ces acquis, mais le contexte économique n’offre aucune perspective. On a perdu la bataille de la compétitivité, surtout à l’internationale (75 milliards d’euros de déficit commercial) et nos usines ferment l’une après l’autre. Faut-il maintenir coûte que coûte l’activité ? Faut-il emprunter pour relancer la fabrication d’un produit que les Chinois, sans emprunter, fabriquent déjà et vendent deux fois moins cher aux quatre coins du monde, y compris chez nous, ouverture des marchés oblige ? C’est un non sens !

Seulement voilà ! Les ouvriers sont là, devant « leur » usine et exigent qu’on relance l’activité. Pour produire quoi ? Qu’on vendra où ? Les politiques se relayent à leur chevet pour se faire filmer et pleurer avec ceux qui pleurent. Ça fait solidaire, mais le problème reste entier. Même dans les rangs des grévistes ont prend conscience que le chômage devient une fatalité, individuellement et collectivement. Très souvent d’ailleurs, le conflit porte sur le montant des indemnités de licenciement, puisque l’embauche à un certain âge (40 ans)… il ne faut pas rêver ! Même Pôle Emploi se dérobe. 

  Boniface MUSAVULI


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58 réactions à cet article    


  • jef88 jef88 5 juin 2012 11:14

    En 1983 60% des fabriques de meubles ont déposé leur bilan !
    Crise ? non !
    Juste une préférence donnée aux groooses boites et une guerre (populiste) aux (petits) patrons....
    La confection et l’ensemble des PME manufacturières ont vécu les mêmes problèmes d’ailleurs débutés par Giscard-Barre

    Pas touche au CAC 40  !!!!!

    C’est le refrain de nos gouvernants depuis 35 ans.
    Les syndicats vont éventuellement défendre la grosse boite mais jamais non plus la PME.....

    Cherchez l’erreur ...............


    • Le Yeti Le Yeti 5 juin 2012 12:12

      les 2 règles d’or de l’enquèteur :
      - A qui profite le crime ?
      - Pour le savoir il faut suivre la piste de l’argent.

      Et prouvez moi que nos dirigeants des tous poils ont encore les pieds sur Terre !
      Intéressez vous à Hitler ... Il aurait pu et même probablement dû gagner la guerre. Dieu merci il était trop « allumé » pour ça et totalement barré dans le délire. L’argent et le pouvoir corrompent même les plus solides et ce rapidement. (1 à 2 ans).

      Les entreprises font des bénéfices financiers et non pas économiques !
      Elles bradent leurs actifs et débauchent à tour de bras. Autrement dit elle sont dans une logique pile poil inverse de l’investissement, condition sine qua non au développement ou du moins à la pérennité.

      Mais bon, tant qu’je gagne, je joue. Même si à « quitte ou double », cela peut être fatal.


      • MUSAVULI MUSAVULI 5 juin 2012 15:08

        A Edelweiss. Si si ! Il faut faire revenir nos usines, mais à une condition : qu’elles redeviennent rentables. Toute la question est de savoir comment produire, et surtout quoi produire en destination d’un marché international aussi rude, en termes de concurrence. Quant au « protectionnisme », il faudrait l’envisager à l’échelle européenne, ce qui n’est pas gagné. Impossible de l’envisager à l’échelle d’un seul pays, France, soit-elle.


      • foufouille foufouille 5 juin 2012 15:46

        il faut surtout vendre en direct ou juste avec un vendeur
        et connaitre le prix sortie d’usine


      • jef88 jef88 5 juin 2012 15:52

        Protectionnisme européen c’est la bonne formule ! la seule !
        Même les champions du libre échange (pour les autres) sont protectionnistes ; exemple les USA ...
        Si nous produisions tout ce que nous consommons il manquerait des bras dans les usines !

        MAIS.....
        Le travail en usine ! pouahhhhhhh ! c’est dégradant ! La preuve ?? Notre système éducatif est contre !!!!!
        Ensuite notre boulet c’est la bureaucratie.
        On a multiplié la productivité par 6 dans les ateliers (ou l’on se créve pour pas grand chose) et on l’a divisé par 4 dans les bureaux (ou l’on bulle avec un beau virement mensuel)....

        Mais
        Je ne suis pas politiquement correct !


      • MUSAVULI MUSAVULI 5 juin 2012 16:06

        A Foufouille. Vendre en direct signifie condamner les « entreprises intermédiaires » à la faillite.


      • MUSAVULI MUSAVULI 5 juin 2012 16:19

        A Jef. Le protectionnisme européen peut permettre de résoudre une partie du problème. Mais comment décider de le mettre en place à 27 ? Par ailleurs, n’oubliez pas que techniquement, on n’est pas en mesure de produire tout ce que nous consommons. Rien que la question des « matières premières » dont nous aurions besoin pour produire ce que nous consommons nous obligera à alléger notre « protectionnisme ». Il faut importer du gaz de Russie et d’Algérie pour produire notre chauffage. Il faut importer de l’uranium du Niger pour produire notre électricité. Il faut importer du cacao de la Cote d’Ivoire pour produire notre chocolat, et notre café ? Et quoi encore. Regardez autour de vous... Même la bouteille en plastique a besoin d’une importation de pétrole d’Arabie pour sortir de nos usines. On a poussé l’interdépendance des économies à l’extrême. Le protectionnisme, finalement, ne peut concerner qu’un tout petit nombre de produits.


      • foufouille foufouille 5 juin 2012 16:55

        « Vendre en direct signifie condamner les »entreprises intermédiaires« à la faillite. »

        ce sont eux qui achetent ou font produire en asie
        et se goinfrent
        le tee shirt vaut 10c a l’usine chinoise
        on peut aussi limiter les marges brut


      • titi 5 juin 2012 17:42

        «  »Vendre en direct signifie condamner les « entreprises intermédiaires » à la faillite"

        J’ajoute que vendre en direct condame le producteur à la faillite. Sans intermédiaire pas de volumes. Sans volumes pas de survie.


      • jef88 jef88 5 juin 2012 19:33

        Vendre en direct permet au contraire l’émergence de PME qui couvrent des secteurs peut-être restreints mais proches du consommateur .


      • foufouille foufouille 5 juin 2012 20:28

        "J’ajoute que vendre en direct condame le producteur à la faillite. Sans intermédiaire pas de volumes. Sans volumes pas de survie."
        ben si
        ca empeches pas le super d’acheter
        en general c’est du demi gros


      • nicolas_d nicolas_d 6 juin 2012 11:55

        Le protectionnisme est un mauvais mot. Tout droit sorti de la propagande libérale.
        Quand on se « protège » c’est qu’on a « peur ». La peur est le moteur de notre système.

        En gardant l’idée mais en changeant de mot se pose donc la question de l’échelle ?
        Nationale ? Européenne ? L’une est mal vu donc on prend l’autre ? Pourquoi Européenne c’est mieux ? Parce qu’on est « copains » avec les européens ? Et on n’est pas copains avec les autres pays ?

        Définir une échelle c’est définir une frontière, ça ne résout rien. Si vous raisonnez à l’échelle de l’Europe ça veut dire que vous trouvez ça bien de manger des fraises d’Espagne, donc que vous trouvez ça bien que l’Espagne épuise son eau, ses terres pour inonder l’Europe de mauvais produits.

        Il faut un « protectionnisme » à toutes les échelles. Manger les fraises de la commune, utiliser l’électricité du département, acheter les outils de la région, les machines nationales, les grosses machines européennes et aller dans l’espace à l’échelle mondiale.


      • MUSAVULI MUSAVULI 6 juin 2012 13:55

        A Nicolas. Assez d’accord avec le dernier paragraphe, même si, concrètement, cela est loin d’être réalisable. La conquête spatiale n’a fait des progrès que lorsqu’elle symbolisait la rivalité entre puissance géostratégiques (URSS, USA). Depuis qu’on la mène « copain-copain », on avance à pas de tortue. Les Chinois menacent de nous dépasser, ce qui va peut-être nous booster. Quant aux fraises de la commune, moi, je veux en manger toute l’année. Il faut donc en importer d’Australie ou je ne sais d’où quand ça gèle dans la commune. Peu importe, du moment où je paie, il me les faut. Une autre donnée du problème donc : le client est roi ! 


      • Nums Nums 5 juin 2012 15:13

        Le chômage ne peut que continuer d’augmenter.


        Ok, il y a la mondialisation et des transferts d’emplois mais il y a surtout et toujours eu des gains de productivité. Entre 1890 et 1960, la productivité a été multipliée par deux. Entre 1960 et aujourd’hui, elle a été multipliée par 6. « Merci » le progrès technique. Mécanisation, informatisation, robotisation et concernant cette dernière, on n’en est encore aux balbutiements.

        Une spécificité bien Française : la productivité dans notre pays est une des plus élevée au Monde. « Il faut remettre la France au travail. » disait Raffarin. « Les 35h ceci, les 35h cela. » ont dit et continuent de dire de nombreuses personnes...

        Alors que le chômage devrait être une avancée sociale dans le sens où la société n’a plus besoin d’employer tout le monde pour fonctionner et SUR-produire, il est considéré comme un mal, une tare. Et le chômeur, stigmatisé par « le système » et mis à l’écart de celui-ci, en vient à culpabiliser et au handicap du chômage viennent se greffer d’autres handicaps que je n’énumérerai pas, ce serait un peu long mais vous en devinez quelques uns.

        Puisque le chômage est désormais devenu inéluctable et irréversible, un bon début consisterait à ce que les mentalités évoluent quant à sa perception et que tout le monde se mette dans la tête que ça va empirer.
        La suite consisterait à repenser notre modèle de société dans son ensemble. Il en va même de notre survie : la Planète dit STOP depuis un bon moment déjà.




        • MUSAVULI MUSAVULI 5 juin 2012 16:03

          Assez d’accord avec la dernière partie de votre réaction. Il va falloir s’habituer à vivre avec une bonne partie de nos proches et parents au chômage. S’il avait été possible de fournir un travail à chacun, cela aurait déjà été fait. Au bout de 40 ans d’effort, il faut bien admettre qu’on a tout essayé. Et les avancées technologiques ne serviront qu’à aggraver une situation déjà compromise. Les automates privent nécessairement une poignée d’ouvrier de travail. Et les emplois exigeant des compétences technologiques avancées ne sont pas à la portée de la grande masse. En gros, c’est foutu pour très longtemps.


        • titi 5 juin 2012 17:45

          « Et les emplois exigeant des compétences technologiques avancées ne sont pas à la portée de la grande masse. »

          Et inversement les cohortes de diplomés en tout et surtout n’importe quoi sortant chaque année de l’EN, ne sont plus à la portée de la masse des emplois n’exigeant pas de compétence particulière.


        • intercepte 5 juin 2012 18:58

          La productivité française c’est de la vantardise sur les chiffres.
          Les travailleurs asiatiques sont bien plus productifs et en plus ils ne sont pas exigeants et ils ont du talent.
          Pour le prix qu’ils sont payer,si ils étaient en France la plupart mériteraient 10 fois plus.


        • foufouille foufouille 5 juin 2012 20:30

          "Pour le prix qu’ils sont payer,si ils étaient en France la plupart mériteraient 10 fois plus"
          ca doit etre pour ca les ateliers clandestins


        • MUSAVULI MUSAVULI 5 juin 2012 23:19

          A Titi. Bien vu. Mais ces diplômés ne forment pas le plus gros « contingent » de la masse de chômeurs. 


        • titi 6 juin 2012 00:04

          « . Mais ces diplômés ne forment pas le plus gros »contingent« de la masse de chômeurs. »

          Chomeur il n’empêche...

          Aujourd’hui, les entreprises de métallurgie vont, à genoux et se flagellant, sonner aux portes des CFA gérés par l’IUMM pour pouvoir recruter des apprentis.

          L’EN ne forme pas à celà. L’EN forme des Deugs Psycho Socio Chose, alors que les emplois sont chez les chaudronniers et les plaquistes.


        • MUSAVULI MUSAVULI 6 juin 2012 04:52

          Il en faut, des psychologue dans un pays. Et puis si un parent ne tient pas à ce que son fils finisse chaudronnier, ou si l’enfant lui-même n’en a pas la vocation, il ne suivra pas cette filière. On est encore dans un pays libre. En tout cas, tout le monde n’a pas vocation à exercer tous les métiers. Un ami m’a appris qu’il avait été poussé, très jeune, dans la restauration. Deux ans ont suffi pour qu’il se sente totalement dégoûté par son métier, que d’autres personnes pourtant apprécient. Il ne supporte plus le monde du travail. L’orientation professionnelle doit essentiellement tenir compte de la motivation pour le métier. Sinon on forme des gosses qui vont du jour au lendemain tout plaquer. 


        • nicolas_d nicolas_d 6 juin 2012 10:40

          « Puisque le chômage est désormais devenu inéluctable et irréversible »

          Il y a du vrai et du faux je pense.
          Ce qui est inéluctable, c’est que l’homme remplacera toujours et de plus en plus son travail par celui des machines, des outils.
          Et c’est une bonne chose. On ne va pas se forcer à travailler alors que des machines peuvent le faire.
          En revanche, le fait que ça engendre du chômage n’est pas inéluctable. Une politique n’est pas inéluctable, ni un système économique. La solution est simple, elle s’appelle le partage. Des richesses, des ressources, du travail, de tout.


        • nicolas_d nicolas_d 6 juin 2012 10:41

          Si le chômage continue d’augmenter, il va disparaître... :)

          Je m’explique.
          Si le chômage de masse (encore plus qu’aujourd’hui) est mal indemnisé, il est une source de révolte.
          S’il est bien indemnisé (genre revenu universel), alors il est un privilège (et les travailleurs seront alors « forcés »).
          Ca ne tient pas debout.

          Imaginez un seul jour de « travail » par semaine et le reste en « activité » choisie (ou pas).


        • titi 7 juin 2012 22:55

          «  Et puis si un parent ne tient pas à ce que son fils finisse chaudronnier, ou si l’enfant lui-même n’en a pas la vocation, il ne suivra pas cette filière. On est encore dans un pays libre. En tout cas, tout le monde n’a pas vocation à exercer tous les métiers. Un ami m’a appris qu’il avait été poussé, très jeune, dans la restauration. »

          Ils choisissent donc en connaissance de cause de passer et de rester dans la case chomage. C’est donc leur responsabilité.

          « , que d’autres personnes pourtant apprécient. Il ne supporte plus le monde du travail. »
          On est donc dans du confort.

           


        • xray 5 juin 2012 16:29


          L’EMPLOI et le CHÔMAGE face à la PRODUCTIVITÉ 

          Depuis longtemps, la production mécanique domine sur le travail humain. 

          C’est la machine qui assume l’effort nécessaire à la production. Le plus souvent, le rôle de l’homme se limite à une activité de « pousse bouton ». 

          Conséquence : De moins en moins d’actifs dans les entreprises et de plus en plus de spectateurs dans la société. 

          HYPOCRISIE du SYSTÈME, L’emploi, et le chômage face à la productivité.
          http://echofrance36.wordpress.com/2008/10/30/hypocrisie-du-systeme/ 



          • Soi Même 5 juin 2012 16:34
            une fatalité inavouable, quand on refuse de changé de paradigme Economique.

            Cela changera du tout au tous quand l’Économie deviendra Fraternelle et solidaire.


            • Le péripate Le péripate 5 juin 2012 18:47

              Heu....

              Il n’a jamais été essayé l’abolition de milliers de règlements, de protections artificielles, quotas, salaires minimums. Il n’a jamais été essayé de donner au salarié son salaire complet à sa charge d’être prévoyant.
              Non, on a toujours au contraire alourdi cette montagne. Avec un résultat logique.

              Celui qu’on observe. Pourquoi s’en étonner ?


              • Le péripate Le péripate 5 juin 2012 18:48

                Quand on aura essayé ça, on pourra dire qu’on a tout essayé. Sinon, on se fait discret sur le sujet.... smiley


              • MUSAVULI MUSAVULI 5 juin 2012 23:32

                Chaque fois qu’on essaie d’alléger le droit du travail, on se retrouve avec un texte encore plus problématique. S’il n’est pas assez explicite, des recours vont se multiplier et c’est le juge qui devra apporter les précisions que le législateur aurait omis de mentionner. Parfois la jurisprudence (décisions des juges) va dans tous les sens. Quelques temps seulement après le texte allégeant le droit du travail, on se retrouve avec une montagne de règles dont on voulait justement se passer. Quant au salaire complet, c’est impossible. Pôle emploi ne serait plus financé, l’assurance maladie, la Caf, les mutuelles d’entreprise, l’assurance vieillesse,... Une catastrophe qu’il ne faut même pas envisager.


              • Le péripate Le péripate 6 juin 2012 03:21

                Une catastrophe qu’il ne faut même pas envisager....

                Mais si c’est parfaitement possible et ce ne serait pas une catastrophe, loin de là.


              • MUSAVULI MUSAVULI 6 juin 2012 05:06

                Et que fait-on de tout ce beau monde qui bosse à la caf, à Pôle emploi, à l’assurance maladie, dans les mutuelles,... ? Et nos médecins, comment fait-on pour les maintenir dans leurs cabinets si l’assurance maladie n’est plus là pour les payer ? Les choses sont plus complexes que vous ne les imaginiez. On continuera à nous prélever quelque chose sur nos bulletin de paie pour assurer le maintien de notre modèle social dont on sait qu’il nous a épargné de dégâts sociaux au plus fort de la crise. Si les choses sont ce qu’elles sont, c’est qu’il y a bien une bonne raison.


              • Le péripate Le péripate 6 juin 2012 10:58

                On pourrait leur suggérer de participer à la création de richesse. Oui, je sais, c’est un gros mot.


              • Le péripate Le péripate 6 juin 2012 11:03

                Et si nous avons un nez c’est bien sûr pour porter des lunettes.


              • MUSAVULI MUSAVULI 6 juin 2012 13:42

                Tout le monde n’est pas fait pour être « entrepreneur ». Vous savez par ailleurs qu’une bonne moitié de ceux qui tentent l’aventure entrepreunariale se casse la figure. Laissez chacun à sa place.


              • Le péripate Le péripate 10 juin 2012 00:36

                Laissez chacun à sa place. Oui, c’est bien joli mais la guerre est finie, il faut démobiliser. Autrement dit personne ne peut arguer du repas servi hier pour obtenir celui d’aujourd’hui.


              • spartacus spartacus 5 juin 2012 19:24

                La pensée de gauche oublie toujours le principal

                Ce sont les entrepreneurs qui font les emplois, pas l’état.

                Bill Gates, Steves jobs, ont créé toute une industrie informatique Windows, Apple.
                Nicolas Hayek, a boosté l’industrie horlogère suisse Swatch. 
                Ferdinand Piëch a permit a Volswagen de dominer la voiture en europe.
                Richard Branson a créé un empire média, Virgin
                Forrest Mars un empire hollandais de la confiserie MARS M&M’s
                Jong Yong Yun, un monstre de la haute technologie Samsung
                Jeff Besos un employeur international de l’Internet Amazon
                Igwart Kamprad des milliers d’emplois dans l’ameublement Ikéa

                Le chomage de masse n’a qu’une solution....favoriser les entrepreneurs...mais c’est pas culturel en France. Jalousés, ils ne sont que des percepteurs ou des exploiteurs. Personne ne voit en eux le bien social qu’ils procurent.



                • Le péripate Le péripate 5 juin 2012 19:34

                  Elle feint aussi (voir dans le fil) de croire que les gains de productivité se font à besoins constants. Et de les déplorer, alors qu’ils sont la source de bienfaits pour tous.

                  Tous pauvres est l’inconscient socialoïde. Plutôt que tous perdent plutôt que un me dépasse. Réaction humaine catégorie infantile.


                • MUSAVULI MUSAVULI 5 juin 2012 23:42

                  Les entrepreneurs que vous avez cités n’ont pas eu besoin d’être favorisés pour créer les empires que nous connaissons. En France, contrairement à ce que vous affirmez, l’Etat, déjà surendetté, se prive chaque année de plusieurs dizaines de milliards d’euros d’allègements sociaux et fiscaux sans aucun effet significatif sur le chômage de masse. 


                • spartacus spartacus 6 juin 2012 00:15

                  Des déductions sur des matraquages fiscaux ? les « bobos » de gauche appellent ça des cadeaux, mais déduire sur des matraquages, c’est pas des cadeaux. Question de vocabulaire. 


                  Des déductions sur un coût social plus élevé ?

                  Par ailleurs, c’est clientéliste élitiste et chronophage administrativement. 
                  Zone franches faut éviter à cause des contrôles fiscaux tous les 3 ans. 
                  Déductions crédit recherche faut avoir label Oséo, jamais dans la bonne case. 

                  Aujourd’hui créer un emploi en France c’est s’acheter des problèmes. Vous n’imaginez pas à quel point. Et pas que financièrement !
                  Il y a 15 ans quand j’embauchais ça me faisait plaisir de permettre a quelqu’un de bosser. Aujourd’hui c’est vraiment quand je suis obligé, et si j’ai à le faire je regarde si ma boite à l’étranger si je peut le faire.

                  Australie, Canada, Israel, Hong Kong, Luxembourg, Suisse, le chômage est bas. C’est donc possible ! Dans un univers ou l’entrepreneur est roi. 

                • MUSAVULI MUSAVULI 6 juin 2012 04:59

                  « L’entrepreneur est roi ?... » Et le salarié. Il doit avoir des droits, bon sang. Je ne comprends surtout pas que vous ayez éprouvé du plaisir à embaucher quelqu’un. La relation du travail n’est pas un acte humanitaire. C’est un contrat avec des droits et des devoirs. Vous embauchez, même en France, lorsque les ouvertures sur le marché vous le permettent, vous mettez fin au contrat lorsque la rentabilité n’est plus au rendez-vous. On ne dirige pas une affaire avec des sentiments. 

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