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Accueil du site > Actualités > Economie > Chômage : Le gouvernement toujours sans réponse pour les « fin de droits » (...)

Chômage : Le gouvernement toujours sans réponse pour les « fin de droits » !

Deux heures et demie de discussion pour pas grand-chose », résumait hier le représentant de la CGT, au sortir de la rencontre tripartite entre syndicats, patronat et le directeur de cabinet du secrétaire d’État à l’Emploi, Laurent Wauquiez, sur la question des chômeurs en fin de droits 

C’est vrai qu’il s’était fait assez discret sur le sujet, Laurent Wauquiez, pendant la campagne des élections régionales, sauf à déclarer en toute mauvaise foi : "L’emploi est la première préoccupation des Français, mais pas des régions socialistes. Qu’ont-elles fait ? Rien ou pas grand-chose"

Les élections régionales ayant montré que même la malhonnêteté intellectuelle ne pouvait éviter la déroute électorale et comme monsieur Wauquiez a été reconduit à son ministère, il est de bonne guerre de lui demander de de faire le point, sur ses dossiers et promesses, mises sous le boisseau, pour cause de campagne électorale.

Le 25 février 2010, Laurent Wauquiez sur BFM TV, (où il reconnaissait avoir fait une fausse déclaration sur les chiffres du chômage de décembre 2009) affirmait voir : "la sortie de crise"et que les offres d’emploi repartaient à la hausse !
 
 
Outre le fait qu’il était incapable de donner les chiffres exacts du nombre de chômeur de longue durée, il hésitait sur le nombre de celui de ceux qui risquaient de se retrouver sans indemnité ! Poussé dans ses dernier retranchements, il avouait : de 350 à 400 000 personnes.

A la question : "A quelle hauteur l’état va s’engager" (Bourdin), Laurent Wauquiez répondait que : "l’Etat et l’Assurance-chômage (Unedic) allaient allouer ensemble "plusieurs centaines de millions d’euros" pour les chômeurs en fin de droits"

Aujourd’hui, où en est-on ?

Le Monde nous apprend que : "Une étude de la Direction générale du trésor et de la politique économique dresse le profil du million de chômeurs arrivant en fin de droits en 2010. Selon ces travaux, les deux tiers devraient passer à d’autres revenus : 90 000 pourraient escompter une reprise d’activité, 60 000 une activité réduite, 420 000 une prise en charge par la solidarité nationale via l’allocation de solidarité spécifique (ASS) ou le revenu de solidarité active (RSA) et 10 000 une pension de retraite.

Resteraient donc 360 000 personnes qui basculeraient dans "une situation non connue" de Pôle emploi. Pour le gouvernement, 250 000 d’entre elles pourraient bénéficier d’un revenu via un conjoint, quand une partie passerait au RSA. Ce qui, selon le gouvernement, ne laisserait officiellement "que" 145 000 chômeurs en fin de droits sans solution. Soit 2,5 fois moins que les évaluations syndicales qui plaident elles la cause de 360 000 personnes ... / ... " - source Le Monde

Or, Laurent Wauquiez dans son interview à BFM TV s’engageait à avoir trouvé des solutions avant fin mars 2010.

Et pourtant, le 23 mars, on était au point mort !

" Hier, la réunion entre les partenaires sociaux et le cabinet du secrétaire d’Etat à l’Emploi n’a pas permis de réelles avancées. L’exécutif y a rappelé sa volonté de miser sur des mesures favorisant le retour à l’emploi, comme les formations rémunérées et les contrats aidés. Mais il a renvoyé la configuration précise du dispositif et les arbitrages à plus tard. Une autre réunion se tiendra en fin de semaine prochaine et Laurent Wauquiez va associer les exécutifs régionaux, qui prennent en charge de nombreuses formations, aux réflexions"

Il est amusant, si l’on peut dire, de constater, que les régions socialistes deviennent fréquentables lorsque notre secrétaire d’état a besoin de tenir ses promesses !

Il serait d’ailleurs intéressant de lui demander de confirmer ses propos lors d’un des soirées électorales : "... / ... les électeurs ont dit : cela ne nous intéresse pas, et localement pour les présidents de région, parce qu’en six ans ils ont été incapables de démontrer l’importance des régions" - Source L’Express

Au fait, où en est-on de la "sortie de crise" en ce qui concerne l’emploi ?

Et bien, on obtient des réponses pas très encourageantes

Nouvel Obs : "La hausse du chômage s’atténuera nettement cette année mais il faudra attendre 2011 pour voir la courbe s’inverser, selon des prévisions de Pôle emploi. Le nombre de demandeurs d’emplois en catégorie A a augmenté de 418.000 sur l’ensemble de 2009 pour atteindre 2,74 millions, soit une hausse de 18,7% sur l’année. Le service public de l’emploi le voit encore augmenter de 94.000 cette année, avant une baisse de 38.000 en 2011.

... / ... Les réductions d’effectifs ne sont pas terminées, même si l’hémorragie sera moindre au cours des prochains mois", prévient le département Prévisions et Conjoncture de Pôle emploi dans un communiqué. .. / ... Pôle emploi prévoit une croissance économique de 1,6% cette année, soit une estimation supérieure à celle du gouvernement (1,4%), mais n’attend pas mieux que 1,4% en 2011 ... / ... "

La Tribune : "La reprise s’essouffle déjà dans les services ; les entreprises interrogées s’attendant même à un ralentissement de leur activité au cours des prochains mois. Les réductions d’effectifs ne sont donc pas terminées, même si l’hémorragie sera moindre au cours des prochains mois » écrit Sylvie Clément, l’auteur de cette étude mise en ligne sur le site de Pôle Emploi.

Pôle emploi estime que la France comptera fin 2010, 135.000 demandeurs d’emplois (catégories A, B et C) de plus qu’un an plus tôt. Le cap symbolique des 4 millions de demandeurs d’emplois hors DOM-TOM sera alors quasiment atteint (3.984.000). . ... / ... "

En bref, pas de quoi s’extasier sur l’efficacité du gouvernement et surtout celle du Secrétaire d’Etat, qui pourtant, semble avoir des dispositions dans le domaine de ... l’humour !

En effet, il vient d’être distingué par le "Press club, humour et politique" pour 2010, pour avoir déclaré : "Il n’a pas fallu 35 heures à Martine Aubry pour virer sa cuti sur Georges Frêche" - Source France Info

C’est dommage pour lui, mais il n’est pas certain, que ces "bons mots" arrivent à dérider les quelques 360 000 personnes toujours sans issue ni réponse !

Crédit Photo
E24

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42 réactions à cet article    


  • JL JL 25 mars 2010 10:03

    La saga de la « lutte contre le chômage » ressemble à s’y méprendre à celle du « processus de paix au Moyen Orient ».

    Le slogan qui a permis au roi du bonneteau de s’installer aux manettes de nos destinées, « travailler plus pour gagner plus » fait partie des épisodes les plus rocambolesques de cette saga !

    Il faut dire te redire que le chômage institutionnalisé n’est rien d’autre qu’une forme de partage du travail imposé, au profit des entreprises et au détriment des salariés et chômeurs - autrement dit, le chômage est un partage du travail organisé au détriment des citoyens de ce pays, au profit des capitalistes cosmopolites !

    Non au partage subi du travail, oui au partage choisi : il faut instaurer un temps de travail inversement proportionnel au taux de chômage.

    Autre piste : faire l’inverse de ce qu’à fait le roi du bonneteau : taxer lourdement les heures supplémentaires, embaucher des inspecteurs du travail, et leur donner des moyens.


    • JL JL 25 mars 2010 10:09

      La meilleure preuve que le chômage est une forme instituée du partage du travail en est fournie par toutes ces lois et disposition qui favorisent l’accès à l’emploi pour des catégories de chômeurs au détriment d’autres. Comme c’est un jeu à somme nulle, ce partage du chômage n’est ni plus ni moins qu’une forme déguisée d’un partage du travail.


    • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 25 mars 2010 12:02

      Très bonne analyse JL , j’avais loupé votre article,je me suis rattrapé.
      On va plus loin dans les heures sup’,mais là c’est du travailler plus pour gagner moins :

      Petite dialogue avec ma conseillère RSA :

      « -monsieur ......,pourquoi ce contrat ne c’est pas convertit en CDi ??

      -c’est qu’en 6 mois j’en ai travaillé 9 !!

      -Comment ça ??

      -beh je tournais à 55 heures par semaine,au début c’était bien,défiscalisé le salaire était très intéressant.Mais ma vie privé
      a disparue et j’ai vite atteints les »quota« d’heures sup’ de l’années.Pour pallier à ça mon employeur ne declarait plus,il payé en primes imposables.

      -où est le problème ??

      -c’est illegal, et dangereux pour ma santé.Je lui en ai parlé et il a embauché quelqu’un d’autre,c’est tout.

      -Oui mais vous savez aujourd’hui faut pas faire la fine bouche.

      -je veut juste que l’on respect le droit du travail.

      -oui mais d’autre ne se rebelle pas,il faut se mettre dans le moule monsieur..... si vous voulez retrouver du travail.

      .... »

      le reste est vulgaire.

      Moi je serais pour qu’on remplace une partie des « conseillers,aux 35h avec 14 eme mois » par des inspecteurs du travail.


    • JL JL 25 mars 2010 13:25

      Merci Mr.K pour cet avis éclairé.


    • Traroth Traroth 25 mars 2010 18:29

      Un avis intéressant, JL. Je n’avais pas encore vu les choses sous cet angle. Bien vu !


    • Traroth Traroth 25 mars 2010 18:32

      Ca place l’opposition forcenée (10 ans pour réussir à convaincre les Français que c’était pas bien, par un matraquage incessant. Et ils ne voulaient pas, au début ! Pendant au moins 5 ans, les sondages démontraient que les Français soutenaient les 35 heures. Ben oui, ça a fait baisser le chômage, ça a libérer du temps libre. Tout le monde était content, en fait. Ah non, pas les gens du 6 mai 2007 au Fouquet’s...) de l’UMP aux 35 heures sous un éclairage totalement nouveau !


    • Gemini Gemini 25 mars 2010 10:14

      Si le gouvernement comptait réellement faire quelque chose pour le chômage, ça ferait longtemps qu’il l’aurait fait ! Bien naïf celui qui s’imagine le contraire.
      Mais le chômage arrange bien trop ses amis les patrons, ce qui leur permet de faire toujours travailler plus pour gagner moins ceux qui ont encore un travail, tandis qu’il peut embaucher, toujours pour des salaires de plus en plus faibles au vu du rapport de force existant entre les demandeurs d’emploi en nombre et le peu d’offres. Il n’est pas question de remédier à cette situation confortable, ce serait se tirer une balle dans le pied ( pour eux bien entendu … )
      De toutes les façons, tant que le véritable pouvoir restera aux mains des actionnaires et du capital, on ne pourra pas espérer grand changement par nos « politiques ». Ils sont pieds et poings liés, serviles volontaires de la cause de l’argent. Ils ont eux même confiés les clés de notre pays à ces esclavagistes modernes.

      Les propositions de JL sont intéressantes. Mais que le grand cric me croque si jamais elles sont mises en œuvre par les serviteurs du grand capital (UMP et PS à minima)


      • Yohan Yohan 25 mars 2010 13:21

        Gemini
        Votre commentaire est caricatural et affilgeant, et il reflète malheureusement l’ignorance des français en matière d’économie.
        Les entreprises ne font pas ce genre de calcul, sauf exception. En général elles embauchent quand elles ont des besoins et elles payent d’autant mieux qu’elles ont du mal a trouver la bonne personne. Elles licencient quand elles ne peuvent faire autrement et celles qui le font pour faire des profits ne sont pas majoritaires, loin de là
        Il ne vous a pas échappé que nous traversons une crise majeure et que bon nombre d’entreprises sont exangues et en grand danger. Rien que pour prendre un domaine de l’hôtellerie que je connais bien, les « centres internationaux de séjour » L’année dernière leur chiffre d’affaires a chuté de plus de 30% à cause de la crise car les étrangers ne sont pas venus visiter notre capitale, pour cause de crise chez eux. C’est déjà heureux que les patrons aient fait le gros dos sans tailler dans les effectifs. Le jour où les français comprendrons ça, on aurait fait un grand pas en avant...
        L’emploi ne se décrète pas par décision des hommes politiques. Pour créer de l’emploi, il faut un contexte favorable et des entreprises qui se génèrent en nombre et se développent Or, les entrepreneurs potentiels ne courrent pas les rues et ceux qui ont des projets réfléchissent avant de monter leur boîte en France, pays champion en matière de taxes et de prélèvements.
        Commençons par donner envie au patrons d’embaucher, seul moyen d’améliorer la situation en attendant. Il serait temps de cesser de tout mettre sur le paletot du seigneur talonnette, que chacun balaye devant sa propre porte... Sa vie, il faut d’abord la gagner, et le droit à l’emploi garanti n’existe pas.
        En matière de niveau et de durée d’indemnisation chômage, la France est dans le peloton de tête, donner plus n’est pas possible et ce n’est pas sérieux de donner de faux espoirs au gens


      • zvalief 25 mars 2010 14:43

        mon pauvre Yohan, c’est vous qui n’avez pas l’air au courant de la réalité du monde travail, pour exemple, la boite dans laquelle je travail vient de licencier plusieurs centaines de personnes en France, et non pas parce qu’elle est en difficulté (même s’il y en a quand même un peu), mais simplement pour maintenir sa marge opérationnelle et maintenir un bon dividende distribué aux actionnaires, et le pire dans tout ça c’est qu’ils ont supprimé des postes nécessaires en production et que du coup ils n’ont pas pu honorer certaines commandes, en réponse ils ont pris des intérimaires. et des entreprises comme celle-là, il y en a des tas, la majorité des entreprises qui ont licencié ou délocalisé ces dernières années n’étaient pas en difficulté, elles étaient même largement bénéfiaires. crise ou pas crise, c’est toujours les mêmes qui payent les pots cassés.
        vous dites que les entreprises ne font ce calcul sauf exception, mais c’est tout à fait le contraire, c’est les entreprises qui ne le font qui sont une exception, et la peur du chômage ne sert pas qu’à faire pression sur les salaires, aujourd’hui la majorité des gens n’osent plus ouvrir leur gueules que ce soit sur les salaires ou les conditions de travail de peur de faire parti du prochain wagon, les gens n’osent plus n’ont plus s’engager syndicalement, sont près à accepter pratiquemment tout et n’importe quoi pour conserver leur emploi et les patrons en profitent, encore l’exemple de l’entreprise où je travail, on en est plus à faire des revendications d’amélioration, on est obligé de se battre pour que soit simplement respecté le code du travail.
        et vous avez oubliez la dernière trouvaille du patronnat, bientôt en France :
        http://www.alternatives-internationales.fr/allemagne---travail-aux-encheres_fr_art_283_28057.html


      • Yohan Yohan 25 mars 2010 14:54

        Les moyennes et grandes entreprises ne représentent qu’à peine 20 % du salariat en France. On ferait bien d’arrêter de généraliser à partir des boites qui licencient pour faire du profit. Mon boulot m’amène à côtoyer des entreprises de toute sorte, des PME de moins de dix salariés et je peux témoigner qu’elles n’ont rien à voir avec les requins qui dirigent la vôtre. Ce n’est pas une raison pour caricaturer la situation et mettre toute le monde dans le même sac.


      • Mycroft 25 mars 2010 16:29

        La question est « pourquoi toujours attendre derrière les entrepreneurs pour créer des entreprises et de l’empois » ?

        On a impérativement besoin qu’une personne possède une entreprise, c’est inscrit dans nos gène, ou quoi ?

        L’état a su produire des EDF, des Thomson, des entreprises qui ont su se développer et être efficace en leur temps, avant qu’on ne les brade. Pourquoi ne refait il pas tout simplement ça ?

        La répartition du travail n’a pas à être chaotique comme maintenant, ça ne fait que permettre aux plus fort d’imposer leur volonté sur les plus faibles. Qu’on laisse les entrepreneurs entreprendre, pourquoi pas, mais qu’on arrête de croire qu’ils vont nous aider, ils ne roulent que pour leur pomme.

        Si c’est si difficile de monter des entreprises à l’heure actuelle, trouvons d’autre solution que l’entrepreneur pour créer de l’emplois, plutôt que de réduire le code du travail. On manquera peut être d’entreprneurs, mais, pour autant, on aura du travail.

        Les sucès d’état ne sont ni rares, ni marginals, ni économiquement non rentables. C’est un fait que les libéraux nient régulièrement, trop content qu’on n’envisage plus la solution d’entreprise étatique.

        Pourquoi toujours penser que les choses vont bien se passer si on laisse faire ? Il faut forcer les choses. Sinon, nous allons au déclin.

         


      • bonsens 26 mars 2010 14:18

        @ mycroft : tu sais bien que « l’europe veut pas » . Qui nous débarassera enfin de cette dictature de bruxelles ?


      • Gabriel Gabriel 25 mars 2010 10:17

        Ce gouvernement n’a aucune réponse à donner sur ce sujet, étant donné que le chômage de masse fait partie de sa politique et permet un blocage des salaires. Ci-dessous une série de mesure à étudier :

         1°) Suppression du bouclier fiscale sur les heures supplémentaires.

         2°) Forte taxe des produits venant de pays sans protections sociales.

         3°) Forte taxe sur les sociétés bénéficiaires délocalisant dans les pays sans protection sociale

         4°) Développement de la fabrication, de l’agriculture et du commerce au niveau régional (En lieu et place des produits importés et ayant parcouru des milliers de km)

         5°) Obligation aux banques de soutenir les initiatives locales par le biais de crédit préférentiels

         6°) Encouragement fiscale important sur la mise en place et l’acquisition des énergies propres.

         7°) Partage du temps de travail par la diminution de celui-ci en terme d’année. Préfère t-on payer des chômeurs ou des retraités ? (25% des gens de moins de 25 ans sans emploi !)

        Etc, etc…

         


        • Fergus Fergus 25 mars 2010 10:17

          Les « fin de de droit », Laurent Wauquier n’en a foncièrement rien à faire. Avec des dents qui rayent le parquet derrière un air plutôt avenant, ce jeune loup UMP est, en trois ans, devenu maître dans l’art de la langue de bois et du maquillage. On est bien loin du jeune premier politique qui débattait courtoisement et avec une relative fraîcheur lors de la campagne présidentielle avec la jeune (et jolie) ségolénienne Najat Belkacem. 


          • Jérôme M. 25 mars 2010 12:05

            Édifiant, et merci pour ces quelques rappels de chiffres bien utiles.
            D’un côté je me réjouis, car le chômage galopant et la situation de crise économique devraient avoir raison de l’UMP aux prochaines élections présidentielles, de l’autre, c’est également des millions de personnes dans le désarroi. J’en connais un rayon pour y avoir été un certain temps. 


              • Jean Claude BENARD Jean Claude BENARD 25 mars 2010 13:48

                @Parkway

                Merci à vous


              • Yohan Yohan 25 mars 2010 13:31

                L’auteur est un spécialiste des niaiseries ya ka fo kon. Il suffit de voir son CV, chômeur de longue durée pour comprendre que passer son temps à pleurer sur Agoravox n’est sûrement pas la bonne attitude pour sortir du chômedu...Si le web et le marketing n’ont plus rien à offrir, il faut avoir le courage et la lucidité de changer de métier....pour éviter de devoir vivre aux crochets du système


                • Jean Claude BENARD Jean Claude BENARD 25 mars 2010 13:47

                  @Yohan

                  Votre CV précise : "Me délecter en trempant un bout de pain dans l’huile d’olive crétoise, faire griller des sars sur la plage avec de bons potes en sirotant du vinho verde, plutôt qu’un safari photos au Kénya, les chutes du Niagara" C’est dire votre expertise en termes de chômage de longue durée !


                • Yohan Yohan 25 mars 2010 14:46

                  Contrairement à vous c’est mon CV de loisirs, vous devriez plutôt mentionner les vôtres ça serait plus efficace


                • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 25 mars 2010 16:02

                  yohan, l’anti-chomeur classique.« Si vous êtes au chômage c’est de votre faute..... »Avec des gens comme vous,on ira pas bien loin.
                  On cerne bien votre vision dégradante du chômeur,« pleurnicher »,« vivre aux crochet ».
                  Quel humanisme yohan.
                  Pas étonnant vu votre parcours,j’e n ai croisé des comme vous dans les centre de formatation,on y sort pas avec un métiers mais avec un tampon « bon pour la soumission »,on dirait pour la plupart des officines du liberalisme economique.
                   .« la formation professionnel »,mes amis de l’inspection du travail on une section rien que pour vous tellement ce secteur fait preuve d’éthique et de mesure avec les deniers publiques.


                • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 25 mars 2010 16:13

                  De plus le « chomeur » comme les autre à le droit de s’informer ,de débattre et d’échanger des idées.Malheureusement de nos jour on met pas 8h par jour pour repondre au annonces,presenter ces cv et démarcher en candidat libre,les emploi c’est pas bysance en ce moment, ;faudrait un peu réaliser yohan que les trente glorieuses c’est fini.


                • Yohan Yohan 25 mars 2010 22:49

                  Moi je voudrais qu’on cesse de mettre les patrons du CAC 40 et les petits patrons dans le même sac. Croyez vous que les petits patrons soient si différents de leurs salariés ?. Ils sont à l’image de la société. Il y a des bons et des pourris, en même proportion .Il y des gens qui ont pris des risques personnels pour lancer leur société (et dans ce pays dieu sait si ce n’est pas reconnu) et qui se battent pour sauvegarder les emplois alors certains (je ne dis pas tous) grands patrons ne font que pantoufler et se servir au lieu de servir. Mais si vous croyez que ce genre d’article change le système, alors continuez vos jérémiades si ça vous rassure.


                • Yohan Yohan 25 mars 2010 22:57

                  Vos amis de l’inspection du travail feraient mieux de faire leur boulot, car mon secteur est gangréné par le dumping organisé par l’Etat lui même. Sur la misère qu’il laisse et organise prospèrent justement des marchands de soupe. Et quand je parle de qualité à ceux qui financent le système ils me disent que la qualité ils s’en tamponnent et et c’est le prix qui compte. Alors dites à vos copains de retourner sur le terrain.


                • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 26 mars 2010 12:32

                  Mais ils y sont sur le terrain.Mais les moyens manques et vous le savez,de plus les organismes de formation ne peuvent etre redressé que sur 5 ans si mes souvenir sont bon.Quand on met en rapport le nombre d’agent avec le nombre d’organisme de formation,on comprend bien que le contrôle est minime.Un peu comme les douanes dans un grand port.


                • David Meyers 25 mars 2010 13:39

                  Nos politicards sont incapables et sans réponse pour

                  Les fins de droit
                  La justice proche équitable et dans un délai raisonnable
                  L’immigration
                  Les simplifications administratives et des lois
                  La délinquance
                  Le déficit budgetaire
                  La sécurité sociale et assimilés
                  Les solutions aux handicapés
                  La précarité de ceux qui vivent sous le seuil (de pauvreté)
                  Le mal logement et assimilés (quats expulsions etc...)
                  La paix (Irak, Afghanistan, Proche Orient)
                  Les délires financiers
                  Les abus de positions dominantes
                  La politique agricole
                  Le trafic de drogue
                  La prostitution
                  Le manque d’emplois et assimilés (chômage)
                  Une police AU SERVICE des citoyens

                  N’importe quel employé du secteur privé (tellement cher aux ultra libéraux) aurait été remercié avec mise à pied au vu d’un tel palmarès.


                  • @distance @distance 25 mars 2010 14:00


                    Est-ce que les chômeurs en fin de droits comptent réellement sur les syndicats pour défendre leurs droits ?


                    Deux heures et demie de discussion pour pas grand-chose », résumait hier Maurad Rabhi, représentant CGT, au sortir de la rencontre tripartite entre syndicats, patronat et le directeur de cabinet du secrétaire d’État à l’Emploi, Laurent Wauquiez, sur la question des chômeurs en fin de droits


                    Prenant ses propres sentiments pour une généralité Maurad Rabhi, secrétaire confédéral de la CGT et bras droit de Bernard Thibault, déclare au Parisien :
                    « Les délégués ont peur des débordements »


                    Propos recueillis par Catherine Gasté-Peclers le 25.07.2009

                    « […]
                    De telles actions vont-elles se multiplier ?
                    Il n’y aura pas une grève générale. Le grand soir, c’est dans les livres. Mais si l’on n’apporte pas des réponses efficaces sur l’emploi et comprises par la base, les conflits risquent de se radicaliser ici et là. Il ne peut y avoir deux poids deux mesures, des milliards pour les banques et les entreprises et quelques millions d’euros pour les salariés victimes de la crise.

                    Les syndicats risquent-ils d’être débordés ?
                    Pour l’instant, il n’y a eu aucun dérapage grave. Les situations sont malgré tout maîtrisées par les représentants des salariés. Dans un conflit dur, tout responsable syndical qui a la tête sur les épaules craint d’être à tout moment débordé, surtout lorsque l’on se trouve dans une situation de pourrissement. Oui, certains délégués ont peur. D’autant que certains activistes, notamment d’extrême gauche, n’hésitent pas à venir pour tenter d’instrumentaliser les gens. »


                    ben ouiche ! avec de tels larbins les chômeurs ont du mouron à se faire smiley
                     


                    • Rolles 28 mars 2010 21:02

                      « Est-ce que les chômeurs en fin de droits comptent réellement sur les syndicats pour défendre leurs droits ? »

                      S’ils sont en fin de droits, ils n’ont plus aucun droit !
                      Alors quels droits souhaitent-ils défendre ?
                      Celui de renouveler les trois ans de glandage aux crochets des quelques-uns qui paient encore des impôts ?

                      Du travail il y en a : bâtiment, routes, hôtellerie, etc...
                      Mais c’est fatigant, car ce que veulent nos « fin de droits » ce n’est pas du travail, mais un REVENU payé par l’Etat, c’est à dire les contribuables.

                    • Mr.K (generation-volée) Mr.K (generation-volée) 25 mars 2010 16:27

                      j’ai 30ans,j’enchaine les CDD coupé de périodes d’inactivités plus ou moins longues.Je ne vais donc pas m’affoler,l’ordre de priorité :

                      -Chômeurs longue durée : si on vous trouve un CDD de 6 mois on vous estime réinsérer

                      -chômeurs de - 25ans : formation,formation,formation...emploi ??on verra.

                      -chômeurs senior : la pre-retraite de misère,c’est ça la réinsertion

                      -licenciés d’un secteur industriel : Reformatage au services,serf pro,,des femmes de menages,des jardiniers et des nounou pour nos cher rentiers.

                      Le salarié dans le bilan d’une entreprise est un PASSIF , le but c’est de réduire l’emploi pas d’en créer,qui le nie est un niais.
                      A partir de là rien n’a de sens,toutes les politiques de l’emploi sont des pansements sur une jambe de bois.


                      • patdu49 patdu49 25 mars 2010 17:47

                        + 3300 chomeurs disent les médias entre janvier et février ? 
                         
                        la réalité :
                         
                        resultat net catégories ABCDE + 24500 demandeurs d’emplois inscrits à l’ANPE entre janvier et février :
                         
                        catégorie A + 0,1 %
                        catégorie B + 0,1 %
                        catégorie C + 0,6 %
                        catégorie D + 3,1 %
                        catégorie E + 3,1 %
                         
                        une phrase importante très discrète noyée dans le rapport, concernant les sorties classées « autres cas » que reprise emploi, radiations administratives etc .. : 
                        Les sorties pour « autres cas » augmentent de manière inhabituellement forte (+22,4%). .... MYSTERE ... ?! 
                         
                        catérorie A : 2 667 900
                        catérorie B et C : 1 205 000 
                        catérorie D et E : 552 300 
                        catégorie ABCDE : 4 425 200 
                        catégorie ABCDE janvier 2009 : 4 400 700 
                         
                        TOTAL : + 24500 demandeurs d’emploi, par rapport à janvier, ou il y avait déjà augmentation de + 51500 par rapport au mois précedent.
                         
                        ne sont pas comptés dans ces chiffres : 
                         
                        -Des RSastes qui pour une grosse partie ne sont pas inscrits à l’ANPE, (autre suivi) 
                        -Des séniors de + de 55 ans, 
                        -Les dom-tom (Réunion, Guadeloupe, Martinique et Guyane) 
                        -Des sans droits, car moins de 25 ans, qui ne perçoivent RIEN 
                        -Des sans droits car dépassement du plafond de ressources dans un couple, qui sont donc privés du RSA ou de l’ASS et qui n’ont droit à rien 
                        -Des retraités qui cherchent un emploi car leur retraite ne couvre pas les charges fixes pour survivre 
                        -Des étudiants boursiers ou non, qui cherchent des petits jobs alimentaires 
                         
                        estimation 2,5 MILLIONS au bas mot à rajouter aux chiffres « officieux », soit 7 MILLIONS de demandeurs d’emploi env

                        en 1 an qq exemples de sorties des listes de pôle emploi :
                         
                        -reprise d’emploi déclaré +1,3%
                        -entrée en stage +0%
                        -radiations administratives + 3,6%
                        -Cessations d’inscription pour défaut d’actualisation + 16,3%
                        -« autres cas » + 76,1%



                        • Céphale Céphale 25 mars 2010 18:16

                          Laurent Wauquiez, maire du Puy en Velay, a été désavoué par ses électeurs aux régionales.


                          • Traroth Traroth 25 mars 2010 18:25

                            Pour le gouvernement, la solution est toute trouvée : ils n’ont qu’à crever...

                            Ca ne vous dirait pas d’organiser un petit suicide collectif, les futurs « fin de droits » ? Si vous ne faites pas pour vous, faites-le pour Sarkozy !

                            En tout cas, inutile d’attendre quoi que ce soit de plus de Sarkozy et de son gouvernement !


                            • procopius.kafka procopius.kafka 25 mars 2010 20:54


                              comme si c’était leur job de trouver du taf aux chômeurs ou rmistes, non leur job c’est de s’assurer que le jour viendra où t’accepteras le moindre taf juste pour bouffer une fois par jour et pas crever de froid : on en est pas loin, çà arrive.


                              • FYI FYI 26 mars 2010 00:13

                                Le seul avantage que je vois avec le nabot venu de l’Est, c’est qu’il cogne tellement sur les français (chômage, expulsion etc ...), qu’il va bien finir par nous les réveiller.

                                En tout cas si la « presse française » (oui je sais je devrais dire les merdias) épargne le sur-excité à talonnette, la presse étrangère et en particulière les anglo-saxons, ça cogne fort.

                                Qu’est-ce qui passe, Sarko ne démoli pas assez la France à leur goût ?


                                • georges 26 mars 2010 00:42

                                  Ah la France et le chomage . la classe politique francaise a fait le choix du chomage de masse il y a deja bien longtemps , mais en france on ne parle jamais des réalites et des vrais problemes , on se concentre sur les sujets symboliques et annexes
                                  ya des années ou les chiffres sont meilleurs , d autres moins , mais ca reste elevé , ah on l aime tellement ce modele social qui rend les francais tant confiants en eux meme et en l avenir ..on s en fiche de tous ces gens laissés de coté , on les arrose d aide sociale pour se donner bonne conscience .Ce pays est a vomir .


                                  • TSS 26 mars 2010 10:47


                                    Wauquiez et ses copains n’ont aucune idée du travail en bas ,à la « mine » !!! sa copine

                                    Lagarde « les français critiquent le bouclier fiscal ,ils oublient que c’est ces gens là qui font

                                    l’economie !. » elle oublie(?) tout simplement qu’en bas il y a des gens qui triment pour que les

                                    gens d’en haut beneficient du bouclier ... !!


                                    • finael finael 26 mars 2010 13:11

                                      Les entreprises privées raisonnant en entreprises privées (bénéfices, compétitivité, ...) ce ne peut être à elles de « résorber le chômage ».

                                      Mais on nous a très vite, et depuis longtemps, « appris » par répétitions incessantes (ça s’appelle la « méthode Coué », ou encore, comme le disait Goebbels « un mensonge suffisamment répété devient une vérité ») que les « fonctionnaires n’étaient que des feignants, des boulets creusant le déficit public ».

                                      Donc privatisations à tout va depuis 20 ans, réduction du nombre de fonctionnaires, parfois remplacés par des « vacataires » smicards précaires, et fermeture de gares, de bureaux de poste, de casernes, de postes de police, d’écoles, ...

                                      Evidemment le privé, dont l’objectif n’est pas de rendre un « service public », n’a eu que faire des centaines de milliers de personnes devenues chômeuses.

                                      Maintent le chômage pèse sur les comptes publics et il se rouve encore des gens pour s’en étonner.

                                      Mais rassurez-vous braves gens, sans que vous vous en rendiez compte nous passons de la nation France à l’entreprise France, et ceux qui n’en feront pas partie, qu’ils crêvent !


                                      • Martin D 26 mars 2010 16:24

                                        pourquoi les français ont-ils voté majoritairement pour le PS alors que celui-ci n’a rien pu faire contre les delocalisations ? pourquoi n’ont-ils pas voté front de gauche ou npa qui eux preconisaient une interdiction des licenciements si entreprise fait des bénéfices ?


                                        • finael finael 26 mars 2010 19:46

                                          Dans la mesure ou le chômage est considéré comme une « variable d’ajustement » au sein de l’économie-état actuelle, quelle possibilité de trouver une solution à une variable ?

                                           ça n’a aucun sens.

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