Fermer

  • AgoraVox sur Twitter
  • RSS
  • Agoravox TV
  • Agoravox Mobile

Accueil du site > Actualités > Economie > Combien rapporte un salarié à son employeur ?

Combien rapporte un salarié à son employeur ?

Dans aucune étude on ne trouve le coût du capital sur un produit fini. J’ai tapé sur Google : « combien rapporte un salarié à son employeur« , et je n’ai eu que des propositions sur le coût du travail ! Car en effet, il y a des milliers d’études, des centaines de rapports parlementaires et autant d’articles dans les médias sur le coût du travail … mais jamais sur ce que rapporte le travail ! Les deux sujets tabous sur le travail sont effectivement combien rapporte le travail salarié à l’entreprise et quel est le coût du capital sur la dite entreprise.

 Sur une paire de baskets ou d’un jean le coût de production totale, dont les salaires, est d’environ 10%. La marge de la marque, pub comprise, autour de 40% et 45% pour le détaillant (vente magasin), les 5% restant sont le coût du transport. Dans l’industrie automobile, le coût de la main d’œuvre est globalement de 7% et une récente émission télé sur le téléphone portable nous apprenait que le coût de la main d’œuvre sur ce produit était d’environ 2,38 euros quelle que soit la marque !

 Une aberration parmi d’autres, celle des lave linges que l’on fait fabriquer en Europe de l’est pour gagner moins de 15 euros par produit, et pour réexpédier 80% de la production en France, ce qui représente des centaines de camions en permanence sur les routes … et là, personne ne nous parle de l’impact sur l’environnement et du coût écologique !

 Au Bangladesh, les femmes reçoivent un salaire de 10 à 13 euros mensuels pour fabriquer le teeshirt bon marché vendu dans nos grandes surfaces. Pour un T-shirt vendu en boutique 29 euros, de manière tout à fait scandaleuse, les grossistes et les détaillants engrangent 72% de marge sur le prix de vente, la main d’œuvre, elle, ne représente qu’1% du prix final du T-shirt.

 Pour les fêtes ou les anniversaires, les jouets sont à l’honneur. Et bien, il faut savoir que par exemple, pour certaines poupées qui se vendent au alentour de 10 euros, la main d’œuvre représente moins de 1% du prix. Mais en règle générale pour les jouets venants du sud est asiatique ou de chine le prix de la main d’œuvre se situe entre 2,5 et 3,8 % du prix de vente du jouet. Le père noël serait-il une ordure ?

 On peut, je crois, continuer les exemples à l’infini, on aura du mal à voir le coût du travail tant décrié par nos médias, économistes et autres aficionados de la propagande pro capital ! La réalité est qu’en deux heures, en moyenne, un salarié paye son salaire journalier, le reste c’est du bénéfice pour l’entreprise. Entreprises qui entendent bien profiter à fond du système, mais ne veulent plus participer à l’entretien des infrastructures dont elles ont besoin : routes, autoroutes… Entreprises qui veulent de la main d’œuvre mais surtout ne pas payer pour sa formation. Entreprises qui utilisent et usent des salariés mais qui n’entendent pas mettre la main à la poche pour préserver leur santé … bref, profiter, profiter sans jamais avoir à payer !

 Le discours qui dit que fabriquer en France coûte cher est mensonger. Car l’on peut très bien vendre à un prix compétitif, même en augmentant les salaires, il suffit pour cela de diminuer les dividendes distribués aux actionnaires. Et dans tous les cas on ne tient pas compte de l’impact du transport sur l’environnement. Les milliers de conteneurs transportés par des super-cargos ou les millions de camions réfrigérés ou non qui sillonnent inlassablement routes et autoroutes. Le produire local est la bonne solution pour les hommes et la planète, qu’ils soient producteurs ou consommateurs !

 Quels que soient les sacrifices que le salarié consentira, il existera toujours dans le monde un endroit qui produira moins cher et qui attirera les investisseurs. On ne ferme pas les usines en France et en Europe parce qu’elles ne sont pas rentables, mais parce qu’elles ne rapportent pas assez aux actionnaires. Ce n’est pas le coût du travail qui est responsable des fermetures et des délocalisations … c’est la rapacité du capital !

Sur Conscience Citoyenne Responsable

 « Agir local, penser global » … C.LOGIC

Voir : PETITE APPROCHE ÉCONOMIQUE


Moyenne des avis sur cet article :  4.06/5   (47 votes)




Réagissez à l'article

182 réactions à cet article    


  • christophe nicolas christophe nicolas 13 mars 2015 10:40

    Si vous prenez une chaussure, par exemple des baskets avec des tonnes de coutures, il est impossibles de faire au même coût en France. Toutefois, elles sont conçues pour un bas coup de main d’oeuvre car on se fiche des tonnes de coutures, c’est un truc de publicitaire. Dans un pays à coup de main d’oeuvre plus élevé, la conception évolue donc et il faut protéger un marché car l’entrepreneur agit dans un environnement donné que le politique fabrique. Il ne faut pas laisser l’industriel fabriquer l’environnement car il ne voit que son intérêt à court terme qui n’est pas l’intérêt général ni le sien à moyen terme.


    Evidemment, il ne faut pas être idiot, il faut équilibrer les balances commerciales, c’est cela que Bruxelles aurait dû proposer aux états, s’assurer des équilibres au lieu d’organiser des matches de boxe et de fliquer, sans vision, sans chemin autre que celui de grossir...

    Au final, ils subventionnent des surgénérateurs qui vont les tuer pour dire leur réalisme... des kamikazes.

    • rocla+ rocla+ 13 mars 2015 10:44

      Le mieux cher Monsieur Gil serait d’ entrer dans le concret de la vie 

       c’ est à dire que vous et tous les gens qui pensent comme vous montent 
      des entreprises et démontrent leur postulat dans la réalité . 

      Vous avez la posture de celui qui voudrait transformer le monde assis
       dans un fauteuil .

      Et vous êtes des centaines de milliers dans votre cas . 

      Je compte jusqu ’à cent milliards et je viens admirer votre chef-d’ oeuvre .

      Et je serai votre client si votre article coute la moitié du prix qu’ ailleurs .

      Tiens je propose même de vous aider si vous faites une souscription . 


      • bourrico6 13 mars 2015 11:26

        @rocla+

        T’as oublié la SNCM.


      • foufouille foufouille 13 mars 2015 11:57

        @rocla+
        toujours aussi nul et esclavagiste.


      • bourrico6 13 mars 2015 14:10

        @foufouille

        Je l’ai surpris à s’exprimer normalement hier, à ce demander si c’était lui, y avait pas une seule de ses formules toutes faites qu’il affectionne particulièrement.

        Bon la je suis rassuré, on a droit au « si à 50 ans t’as pas crée d’emploi, c’est que t’as raté ta vie. »
        Je lui dit que ce genre de recette, comme toutes les recettes miracles d’ailleurs, ne fonctionnent que si tout le monde ne les applique pas ?


      • anomail 13 mars 2015 14:43

        @rocla+

        « Et je serai votre client si votre article coute la moitié du prix qu’ ailleurs »

        Vous confondez « cher » et « onéreux ».

        Moi je serais son client si son article est deux fois plus onéreux mais dure quatre fois plus longtemps, car en fin de compte il sera deux fois moins cher.
        Et ça c’est probablement faisable.

        Par ailleurs ce système qui consiste à aligner peu à peu tous les salaires sur ceux du Bengladesh est voué à l’effondrement : Qui achètera les produits ?


      • rocla+ rocla+ 13 mars 2015 15:19

        Ben oui je pense pas toujours à tout , merci de me le rappeler .


        la SNCM qui a coulé corps et biens pour la raison que ce sont des 
         gauchistes genre Robert Gil qui croyaient qu’ on pouvait à la 
        manière des pires escrocs , vendre des billets de transport et ne pas rendre 
        le service correspondant . 

        Et ce genre de gugusse vient pondre des articles parlant de trucs qu’ 
         il envoie en l’ air  en les ayant apprises dans des manuels à usages d’ handicapés mentaux .

      • philippe913 13 mars 2015 10:59

        ton coût du capital, c’est quoi ? l’argent qui revient au capital, donc le dividende, il est donc très connu...

        et parler d’un coût du capital est abusif, une entreprise a vocation à faire de l’argent pour son propriétaire, donc son but est de faire du dividende, ça n’est pas un coût, mais une finalité.


        • Inquiet 13 mars 2015 11:19

          @philippe913
          Malhonnêteté intellectuelle.

          Nous parlons bien de l’impact financier social, c’est à dire au final ce qui est « retiré » à la collectivité du fait des « prélèvements » financiers en tout genre (salaires, actions, impôts ...).
          Nous ne parlons pas à « arranger la profitabilité » de quelques uns, nous essayons de voir l’intérêt général.
          D’ailleurs, même ceux qui voient leur intérêt individuel, tentent de démontrer qu’il y a un intérêt collectif à leur enrichissement (main invisible, torrents ...), c’est qu’ils sentent bien que l’argumentaire de l’objectif d’enrichissement personnel sans contreparties collectives ne passera pas l’opinion publique.

          Donc, nous voulons, juste démontrer que pour une société humaine, le coût économique du capital est largement supérieur au coût salarial, dans la signification du terme « coût » : ça ne fait que coûter sans rapporter .... à la société humaine, par à Bill Gates ou Warren Buffet, toi comprendre ?


        • philippe913 13 mars 2015 12:28

          @Inquiet
          nous pas être URSS (quoique...), toi comprendre ?
          dans droit, pas être indiqué que société doit avoir un intérêt général, toi comprendre ?
          si pas capital, pas entreprise, pas salaire, toi comprendre ?
          si capital crée entreprise qui crée salaire, y a gain collectivité, pas coût, toi comprendre ?
          gain capital, donc dividende, distribué seulement si bénéfice (dans la plupart des cas), toi comprendre ?

          toi vouloir remplacer capital, donc entreprises, par autre chose, quoi toi proposer ? collectivisation ? ça pas marcher car pas intérêt individuel quand trop gros, toi comprendre ?


        • Hervé Hum Hervé Hum 13 mars 2015 14:14

          @philippe913

          « dans droit, pas être indiqué que société doit avoir un intérêt général, toi comprendre ? »

          Toi dire n’importe quoi, pas de société sans intérêt général, ou, si seulement intérêt particulier, pas de société possible.

          Toi devoir apprendre sens des mots... Société vouloir dire, association. Si pas intérêt général, pas association, mais division.

          Dans société, intérêt général être la somme des utilités particulière, sinon, pas association, pas société.

          Toi comprendre.. Un peu ?


        • philippe913 13 mars 2015 14:27

          @Hervé Hum
          toi gros débile aussi à vouloir en....r les mouches ?
          intérêt général de « la collectivité » différent de la somme des intérêts particuliers des associés d’une société, et n’est ce pas de ça dont on parle ?


        • Hervé Hum Hervé Hum 13 mars 2015 14:40

          @philippe913

          Si tu trouve une société qui t’embauche pour ton intérêt particulier, fais moi signe.

          Une société t’embauchera si tu as une utilité particulière pour elle, c’est ton intérêt particulier qui te fera offrir tes services, mais pour la société, seule ton utilité a de l’intérêt. De la même manière, elle te fera comprendre que ton intérêt particulier est de lui être le plus utile possible, sinon, bye bye !

          Si c’était ton intérêt particulier qui prédominait, alors, elle ne licencierait pas ceux pour qui leur intérêt particulier est de rester dans l’entreprise.

          Ce principe vaut pour toute société, a plus forte raison la collectivité.


        • chitine chitine 13 mars 2015 15:12

          @philippe913
          .
          Cela fait belle lurette que les détenteurs de capitaux ne contribuent plus à l’économie puisque la plupart des investissements se font au marché secondaire et non au marché primaire.
          .
          Autrement dit, la grande majorité des entreprises n’est plus financée via les marchés.
          Les investisseurs en marché primaire, qui achètent directement les actions aux entreprises (la minorité des cas) - n’investissent plus aujourd’hui s’ils n’ont pas la garantie d’un retour sur investissement à deux chiffres (ce qui met automatiquement hors-course les entreprises naissantes, instables, celles-là même qui ont besoin d’investissement à risque, et qui, faute d’investisseur, empruntent aux banques).
          La plupart des entreprises doivent aujourd’hui avoir recourt à l’emprunt bancaire pour se financer.
          .
          « si pas capital, pas entreprise, pas salaire, toi comprendre ? »
          .
          Le capital n’investit plus (il spécule), y a emprunt.
          Et pourtant y a entreprises et salaires.

          « si capital crée entreprise qui crée salaire, y a gain collectivité, pas coût »

          Dans les - de plus en plus rares - cas où le capital investit dans une entreprise, les investisseurs pressurisent tellement l’entreprise à la faveur du capital et à la défaveur du développement de l’entreprise que la logique de l’investissement est inversée : ce n’est plus le financier qui est au service de l’entreprise mais l’inverse. Et dans ce cas le capital constitue bien un coût pour cette entreprise empêchée de se développer.

          « toi vouloir remplacer capital, donc entreprises, par autre chose, quoi toi proposer ? collectivisation ? »
          .
          L’économie, ce n’est pas le cac40, c’est avant tout une majorité de PME. Qui empruntent.
          Donc y en a déjà avoir autre moyen que capitaux d’investisseurs pour faire tourner entreprises :
          la dette (malheureusement - mais si la finance ne fait plus ce pourquoi on l’a tellement favorisée, y pas le choix).
          .
          Donc capital n’est pas entreprise et n’est pas salaires.
          et constitue bien un coût lorsque reste le moyen d’investissement.
          .
          Toi y en donc a tout faux.
          Toi y en a comprendre, minable petit donneur de leçon à deux balles qui récite bien doctement ses leçons devenues complètement obsolètes depuis au moins 15 ans ?
          Le capital n’est plus contributeur aux productions de richesses.
          .
          Et ce fait entraine effectivement une nécessité de trouver d’autre moyens, car la dette dans le système bancaire actuel n’a rien d’idéal. Elle pourrait le devenir si on parvenait à mettre au point quelque chose comme un système socialisé du crédit, où le concessionnaire n’est « ni une entité actionnariale privée, ni une entité publique sous le contrôle direct de l’état » un système à profitabilité encadrée.


        • philippe913 13 mars 2015 15:22

          @Hervé Hum
          punaise mais tu le fais exprès de lire et répondre à côté ?
          la question est : le capital est il un coût pour une société (au sens entreprise).
          Ma réponse est simple : l’objectif d’une société est de faire du pognon pour ses propriétaires, les actionnaires ou associés. Ainsi, son objectif est de faire du bénéfice pour le donner aux actionnaires. Donc, tout ce qui sera « coût » sera ce qui enlève du bénéfice, il n’existe pas de notion de coût du capital actionnarial pour une société, ça n’a aucun sens.

          Je te parle donc des intérêts particuliers des associés, vs l’intérêt général, et pas des intérêts particuliers des salariés.
          Tu m’as répondu sur 2 posts sans même les lire, c’est fort....


        • chitine chitine 13 mars 2015 15:42

          @philippe913
          « l’objectif d’une société est de faire du pognon pour ses propriétaires, les actionnaires ou associés. »
          .
          L’entreprise est également en grande partie incarnée par les travailleurs salariés qui contribuent concrètement à la production de richesse de l’entreprise par leur travail.
          .
          Ne voir que la propriété du capital comme incarnation de l’entreprise et l’enrichissement des actionnaires comme seul objectif de l’entreprise, c’est être un brin limité dans la compréhension du tout que constitue une entreprise.


        • philippe913 13 mars 2015 16:08

          @chitine

          et c’est pourtant son seul objectif, tout tourne autour de ça, le jour où une société devient incapable de faire du bénéfice et d’enrichir ses propriétaires, sa fin n’est pas loin.

          Je n’ai jamais dit que les salariés ne contribuaient pas à la production de richesse par leur travail, évidemment, mais il n’en demeure pas moins que leur salaire est un coût.

          Mais sinon, vous qui êtes si érudit, expliquez moi un peu quels sont les autres objectifs d’une entreprise ?


        • chitine chitine 13 mars 2015 16:15

          @philippe913
          « Mais sinon, vous qui êtes si érudit, expliquez moi un peu quels sont les autres objectifs d’une entreprise ? »
          .
          Se perpétuer. Et cela peut demander que les propriétaires se serrent la ceinture. Ce qui veut bien dire que l’enrichissement des proprio est secondaire.
          .
          Et je n’ai jamais dit que j’étais érudit.
          J’ai dit que vous ne l’étiez pas. Alors que vous vous donniez toute la hauteur méprisante de celui qui prétend l’être.


        • philippe913 13 mars 2015 16:28

          @chitine
          je suis méprisant, mais c’est vous qui dites que je suis limité, mais continuons quand même.

          Donc, selon vous, l’objectif primaire d’une société est donc simplement d’exister ?
          Je vous rappelle qu’une entreprise sans capital de départ, ça n’existe pas,et qu’ainsi, la personne qui a mis ce capital en jeu en espère un retour, c’est un peu la base (désolé si je vous semble condescendant) et qu’il n’espère pas seulement que cette société va, indépendamment de lui, vivre sa vie...
          Un actionnaire qui se serre la ceinture, pourquoi le fait il ? car il espère que ça ne va pas durer et que l’entreprise va renouer avec les bénéfices. Sinon que se passe t-il quand on sait qu’une société ne fera plus de bénéfices ? elle se transforme ou disparait...


        • Hervé Hum Hervé Hum 13 mars 2015 16:50

          @philippe913

          L’économie dans une société organisé est à l’image des poupées russes, les différents niveaux s’emboitent l’un dans l’autre, sauf que si une poupée n’a pas la même forme que celle qui la précède ou/et la suit, cela ne s’emboite plus, il y a incompatibilité.

          Cela ne change donc rien à ce que j’écris, tu as simplement ignoré toutes les autres poupées ou niveau pour ne voir qu’une seule, afin de pouvoir soutenir ton affirmation.

          Je m’explique, ce que tu dis vis à vis des actionnaires est vrai pour l’actionnaire vis à vis de sa société, seulement voilà, une entreprise, même une multinationale, est d’un niveau inférieur à la société civile ou collectivité au sens où son objet est d’être utile à cette dernière et non d’être profitable à ses propriétaires.

          A ce niveau, l’actionnaire se retrouve être « salarié » par la collectivité et son profit dépend intrinsèquement de son utilité vis à vis de la collectivité. Ce n’est plus lui qui décide de l’intégration ou exclusion, ni du bénéfice, mais la collectivité en tant que défini par son objet et des règles communes édictés pour atteindre l’objectif.

          Cela signifie que l’intérêt des associés de l’entreprise ne peut être supérieur et contraire à l’intérêt général qu’est a collectivité, car sinon, l’intérêt particulier catégoriel prend le pas sur l’intérêt général et détruit ce dernier. Ne reste alors que des intérêts particuliers en lutte les uns contre les autres, où le sens même de société civile n’existe plus au sens de cohésion et d’un destin commun.

          Ecrire « l’intérêt général est la somme des intérêt particulier » est un non sens, car cela signifie simplement qu’il n’existe que des intérêts particuliers et aucun intérêt général. La conséquence est le chaos et non l’anarchie.

          Donc, tu as raison dans le cas où l’intérêt particulier des actionnaires d’une société ignorent, méprisent ou combattent l’intérêt général, mais dans ce cas là, leur société et eux même ne représentent plus d’utilité particulière pour l’intérêt général, pour la collectivité (fondé sur le principe de l’union et non de la division), car ils agissent contre celle ci.

          Evidemment, c’est plus complexe, mais tu m’as obligé à aller vers la complexité pour montrer les limites de ce genre de raisonnement simpliste. Donc, tu as raison dans le cadre restreint d’une entreprise, mais tout faux dans le cadre étendu à la société dans son ensemble ou une entreprise (donc ses actionnaires ou propriétaires) sont considérés comme des utilités et non des intérêts particuliers. L’intérêt particuliers des entreprises est d’être, comme le salarié pour l’entreprise, la plus utile possible pour que la collectivité trouve toujours un intérêt à la garder. Bref, c’est de son utilité pour la collectivité que le particulier tire son propre intérêt et non l’inverse comme le chante Spartagus.

          Prend un exemple emblématique comme Monsanto, son utilité est plus que contesté, pour autant, les actionnaires de cette multinationales arrivent à faire prévaloir leur intérêt personnel sur l’intérêt général déclaré.

           


        • rocla+ rocla+ 13 mars 2015 17:01

          @Hervé Hum


          Je m’explique, ce que tu dis vis à vis des actionnaires est vrai pour l’actionnaire vis à vis de sa société, seulement voilà, une entreprise, même une multinationale, est d’un niveau inférieur à la société civile ou collectivité au sens où son objet est d’être utile à cette dernière et non d’être profitable à ses propriétaires.

          c ’est marqué dans quelle constitution cette phrase ?

        • Hervé Hum Hervé Hum 13 mars 2015 17:21

          @rocla+

          « c ’est marqué dans quelle constitution cette phrase ? »

          textuellement aucune, mais son esprit est dans toutes les constitutions fondé sur la déclaration universelle des droits de l’humain, parce que c’est ce qui justifie le fait même d’écrire une constitution.... Edicter des règles de vie commune.

          Sauf que les gens qui ont écrit la déclaration des droits de l’humain et des constitutions, ont pris soin de torpiller ces belles intentions avec un seul mot.... Propriété !

          Vous n’avez pas remarqué, les règles sportives fonctionnent que parce que les compteurs sont remis à zéro à la fin du jeu ou de la compétition !


        • Alren Alren 13 mars 2015 18:04

          @philippe913


          Maintenant que vous ne parlez plus « petit nègre » avec la connotation méprisante, raciste et colonialiste qui est attachée à cette façon de parler (c’est débile d’ailleurs, parce que les Africains qui ne parlaient pas bien la langue des « seigneurs » comme nous, Français dominés, ne parlons pas bien la langue des seigneurs d’aujourd’hui qui est l’anglais, parlaient parfaitement leur langue africaine maternelle que le colon blanc méprisait, ainsi que bien souvent aussi, une ou plusieurs autres langues africaines), je peux vous écrire que c’est vous qui ne comprenez pas le rôle respectif et l’importance du capital et du travail dans l’entreprise.

          Sans le travail, il n’y pas d’entreprise. C’est évident et il n’y a rien de plus à en dire.

          Le capital, lui, a un rôle beaucoup plus modeste en réalité. Il ne sert, lors de la création de l’entreprise qu’à donner de la confiance aux fournisseurs de tout ce qui est nécessaire au démarrage. Il faut les rassurer, les assurer que la valeur qu’ils cèdent avec leurs produits leur sera restituée. 
          Mais au lieu d’un troc que l’entreprise naissante ne peut d’ailleurs fournir, la valeur sera restituée sous la forme évanescente d’une ligne de crédit par une banque qui ne possède pas l’argent qu’elle paraît avancer (effet de levier qui est le moteur de l’accumulation du capital).

          Les fournisseurs n’exigent pas de l’or de la part de la banque parce qu’ils savent qu’au-dessus d’elle, il y a la puissance régulatrice de l’État , cet État que vous devez honnir, mais qui est aussi nécessaire à la vie de l’entreprise que le marché pour l’écoulement de la production, lequel est constitué pour l’essentiel des travailleurs. 

          Sans travailleurs, il n’y a pas d’entreprise, il n’y a pas non plus de marché.
          L’entreprise est comme une cellule du corps dont la survie dépend de ce que le reste du coprs lui apporte. Elle a besoin de la société et elle lui doit des comptes.

        • philippe913 13 mars 2015 18:19

          @chitine
          et voilà, encore une fois, tu ne me lis pas.
          Où ai je parlé du CAC 40 ? j’ai parlé d’associés et d’actionnaires, et le capital investit ne l’est pas forcément via la bourse et les marchés. la bourse et les marchés ne sont qu’un formidable accélérateur de croissance.

          Même dans une PME, l’associé cherche du pognon en créant sa boite, il cherche à faire du bénéfice et avoir du rendement. Sauf qu’en plus de son capital, il y investit également bien souvent son travail.

          Quand tu parles d’entreprise tellement pressurée qu’elle ne se développe plus, tu as de vrais exemples sur la longueur ? Car, et arrête moi si je me trompe, dans ton exemple via le cac, si un investisseur pressure tellement une société qu’il la rend exsangue, au point de mettre sa vie en jeu, il ne gagne pas d’argent car il va perdre son capital via le cours de l’action qui va dévisser non ? Cette stratégie est donc inepte.

          mais je me demande pourquoi je m’escrime, tellement tu as l’ai sûr que le capîtal ne sers qu’à une chose : rendre les gens plus pauvres en les spoliant alors qu’on voit clairement ce que le capitalisme a produit ces qques dernières dizaines d’années et qu’on a jamais été aussi riches.

          j’adore ta conclusion « système socialisé de crédit ....à profitabilité encadrée » une usine à gaz gérée par des gens qui s’en foutent et qui vont faire n’importe quoi.


        • philippe913 13 mars 2015 18:23

          @Hervé Hum
          tu as une vision très « socialiste et collectiviste » qui, à mon avis, ne reflète en rien la réalité d’où notre désaccord.
          Quand à Monsanto, si cette société a quelques comportement qu’on peu qualifier de pas super honnêtes, il n’en reste pas moins que la diabolisation dont elle est victime est tout de même un peu outrancière, l’attaquant sur toutes ses activités sans discernement et même en mentant éhontément sur plusieurs points.


        • philippe913 13 mars 2015 18:29

          @Alren
          j’ai parlé « petit nègre » en réponse à inquiet, qui, le premier, m’avais écrit « toi comprendre », mais bon, si ça vous a choqué, je vous prie de m’en excuser.

          Le capital ne sert pas simplement à donner confiance, c’est un peu léger non ? Il sert à acheter les machines, les locaux, les fournitures, les matériaux, payer les recherches etc.

          Je ne hais pas l’Etat, je demande simplement à ce qu’il arrête de se mêler de tout pour ne se consacrer qu’à l’essentiel, et qu’il laisse les gens libres un maximum.
          La réglementation est nécessaire, l’abus de réglementation tue. L’état-papa et le gouvernemaman (pour reprendre H16) qui sait mieux que tout le monde ce qu’il faut faire, ça suffit. Et ça suffit pour une bonne raison, c’est que c’est faux, la centralisation à outrance de gens qui disent savoir mieux que tout le monde, ça ne marche pas. Les chinois l’ont essayé, ils en sont revenus.


        • rocla+ rocla+ 14 mars 2015 09:42

          @Hervé Hum


          on ne monte pas une entreprise avec  de l’ esprit . 

          Plutôt avec du talent et des couilles . Du talent pour de multiples raisons ,
          des couilles car vous risquez de vous faire saisir vos biens . 

        • Hervé Hum Hervé Hum 14 mars 2015 09:49

          @philippe913

          Toute société est par définition collectivisé et socialisé, ensuite, c’est son mode de gouvernance qui détermine le caractère dictatorial ou démocratique, dirigiste ou libéral.


        • Hervé Hum Hervé Hum 14 mars 2015 10:08

          @rocla+

          Vous, vous êtes dépourvu d’esprit, mais avez suffisamment de talent pour ouvrir une boulangerie et de couille pour en ouvrir deux ou plus.

          cela suffit sûrement à votre bonheur, mais de là à vous considérer comme un self made man... Sans vous vexer, faire du pain est à la porté de n’importe qui, même moi et à moins d’être un mauvais artisan, le marché est garanti.

          Ce qui fait que s’il faut avoir des couilles, de toutes petites suffisent, idem pour le talent...


        • rocla+ rocla+ 14 mars 2015 10:23

          @Hervé Hum


          Cher ami ,

          Exact faire du pain est à la portée de tout le monde , comme de la même façon chacun est en capacité d’ ouvrit une entreprise .

          L’ histoire des couilles , petites ou grandes c ’est de savoir que l’ on peut 
          vous piquer votre maison si vous échouez . Et ça , seuls ceux qui osent franchir 
          le pas le savent .

          Les autres ajustent la grosseur des couilles . 

          Bien à vous , et sans vous vexer non plus . 

        • Hervé Hum Hervé Hum 14 mars 2015 13:39

          @rocla+

          Contrairement à vous, je n’aime pas exposer mes couilles en public...

          Faire du bon pain est une noble activité, mais ce n’est pas ce que j’appelle une entreprise qui réclame des couilles, le risque étant quasiment nul de perdre sa maison, à moins de le faire exprès ou d’être vraiment un mauvais artisan !


        • rocla+ rocla+ 14 mars 2015 14:16

          @Hervé Hum


          Visiblement vous avez deux problèmes , un avec les mots et l’ autre avec la
          compréhension de ceux ci . 

          Avoir des couilles c ’est avoir le courage de se lancer dans le vide 
           quand i s’ agit de faire le pas pour sortir du salariat et se mettre à 
          son compte .

          Comme je vous lis il suffirait de s ’installer d ’ouvrir le rideau et 
          attendre le client qui va se ruer dans votre magasin .

          Alors que des centaines sinon de milliers de boulangeries ont fermé ces 
          dernières années , par manque de chiffre d’ affaire et toutes sortes de variables .

          Vous demanderez voir ce que vous dira un artisan endetté qui fait faillite ce 
          qu ’il en pense si il se retrouve à la rue suite à cette dernière .

          Il pourra peut-être vous le raconter s’ il ne s’ est pas tiré une balle dans la tête .

          Et voilà le bel Hervé , dont on ne connait rien , s’ il a déjà essayé de se mettre
          à son compte , s’ il a réussi et combien il a créé d’ emplois . 

          Car si on a des présupposés comme vous en avez , vous allez sûrement 
          me répondre sur les péripéties de votre vie d’ artisan . 

          Sinon , rassurez vous , concernant mes attributs 

           C’est à travers de larges grilles,
          Que les femelles du canton,
          Contemplent mon puissant vit
          Sans souci du qu’en-dira-t-on ;
          Avec impudeur, ces commères
          Lorgnaient même un endroit précis
          Que, rigoureusement, ma mère
          M’a défendu d’ nommer ici.






        • Alren Alren 15 mars 2015 13:24

          @philippe913


          Mais « acheter » ça consiste en quoi ? Donner à celui qui donne un bien ou consent un service, quelque chose qui ne vaut pas ce qu’il vient de céder mais une promesse en laquelle le vendeur croit qu’il va récupérer la valeur momentanément perdue, ultérieurement.

          Ce « quelque chose » peut d’ailleurs être très abstraitement une promesse verbale de rendre un service équivalent à celui qui vient d’être consenti. Il faut que le fournisseur de service ait confiance en celui qui en bénéficie pour qu’il y ait transaction « parfaite ».
          Cette situation se retrouvait autrefois couramment entre agriculteurs au moment des récoltes ou des labours par exemple.

          Une fois que l’entreprise fonctionne et vend ce qu’elle produit à un prix raisonnable, le capital est superflu. il est donc abusif que pour ce (petit) service initial, le capitaliste s’octroie tous les droits dans l’entreprise au détriment des travailleurs et aussi longtemps que l’entreprise existe. 


        • Robert Lavigue Robert Lavigue 13 mars 2015 11:37

          Dans aucune étude on ne trouve le coût du capital sur un produit fini.

          Voilà un authentique scoop citoyen...

          Autrefois, avant Google, on se rendait dans une bibliothèque pour emprunter un traité d’économie, le Capital de Karl Marx par exemple, ou un livre d’Adam Smith, ou un traité de Ricardo, etc !
          (Si l’auteur de cet article considère que la lecture de gros traités est trop fatigante, il pourra se contenter de la lecture de Salaires, prix et profits de Marx.)

          Aujourd’hui, on prétend que ce sujet n’a pas été traité et on en tire des conclusions fumeuses !!!!


          • Robert Lavigue Robert Lavigue 13 mars 2015 20:41

            @Fastoche
            Pas de problème Joe...
            ils ne manquent pas ici, alors qu’ils feraient mieux d’occuper leur temps libre à se cultiver !


          • patatas.fritas patatas.fritas 13 mars 2015 11:46

            Certainement les bonnes questions ... les poser c’est déjà trouver une partie de la réponse ...


            Malheureusement déjà posé milles fois et voyez les commentaires !!!

            Pourtant des réponses existent depuis que l’écriture domine...

            Mais la programmation « scolaro-médiatique » nous fait la mémoire courte...

            A seulement bientôt 50 ans j’estime avoir quelque bribe de connaissance avérer !!!...

            Je citerais un extrait de l’appendice de : « Le droit à la paresse »(1880)de Paul Lafargue le méconu :

            ...« Que peut-il sortir d’honorable d’une boutique ? professe Cicéron, et qu’est-ce que le commerce peut produire d’honnête ? tout ce qui s’appelle boutique est indigne d’un honnête homme… les marchands ne pouvant gagner sans mentir, et quoi de plus honteux que le mensonge ! Donc, on doit regarder comme quelque chose de bas et de vil le métier de tous ceux qui vendent leur peine et leur industrie ; car quiconque donne son travail pour de l’argent se vend lui-même et se met au rang des esclaves [27]. »... 

            Et je vous recommande la lecture de :

            Voilà, et ça date pas d’hier, c’est cour et ça manque pas d’humour...

            Juste pour vous amusez vous constaterez qu’aucune page n’est consacré à Paul Lafargue sur facebook par exemple...
            Quand je vous dis : mémoire courte smiley...

            • pyjahman pyjahman 13 mars 2015 11:55

              Sans vouloir contredire directement le propos, je me permets de questionner :

              Vous prenez l’exemple de produits réels (non virtuels) fabriqués par l’exploitation de travailleurs du monde, donc sans compter le niveau de qualification d’un travailleur français (salaire en conséquence) et les cotisations sociales (égalent à presque 100% du salaire mensuel brut en plus).
              Je ne pense pas que ce parallèle peut être fait en France pour les salariés de services.
              Puis tout dépend de la taille de l’entreprise et des bénéfices engrangés.

              Ca mériterait une étude précise et plus claire.


              • Spartacus Spartacus 13 mars 2015 12:58
                Question ubuesque de fonctionnaire qui n’a jamais eu à se soucier si le résultat de son travail avait une valeur marchande.

                Un salarié ne rapporte rien, il coûte

                Comme le revenu du chef d’entreprise, le comptable, le sous traitant, les machines, les outils, la publicité, le transport. Ce sont des coûts

                C’est la vente, le chiffre d’affaire et le client qui rapportent à l’entreprise. Et rien d’autre !.

                On peut ne pas aimer la réponse, la trouver injuste ou vil, mais pour qu’un salarié rapporte il faudrait qu’il soit acheteur de la production. Le salarié que la production soit vendue ou pas est payé.

                La vraie question est combien il coûte ?

                En fait la réponse est ultra simple. Il suffit de lire la ,ligne comptable de la masse salariale, additionnée des charges sociales et des charges du poste de travail pour qu’il produise. 

                Mais à l’école dans les programmes il y a plus de demande par les profs gauchistes qui composent l’éducation nationale des dissertations sur Karl Marx que l’apprentissage d’une analyse de passif. 

                • colere48 colere48 13 mars 2015 13:43

                  @Spartacus

                  Mais à l’école dans les programmes il y a plus de demande par les profs gauchistes....

                  C’est si vrai que lors de recrutements de commerciaux et/ou d’agents d’admin. des ventes, 80 % des jeunes candidats niveau BTS ne savaient pas calculer une marge commerciale !!
                  La messe est dite !


                • Robert Lavigue Robert Lavigue 13 mars 2015 13:57

                  @Spartacus
                  Le problème, c’est que les pédagos-crétinisateurs sont trop fainéants pour lire Marx et trop incultes pour le comprendre...
                  Cf. l’auteur de cet article !

Ajouter une réaction

Pour réagir, identifiez-vous avec votre login / mot de passe, en haut à droite de cette page

Si vous n'avez pas de login / mot de passe, vous devez vous inscrire ici.


FAIRE UN DON

Auteur de l'article

Robert GIL

Robert GIL
Voir ses articles






Les thématiques de l'article


Palmarès