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Accueil du site > Actualités > Economie > Comme l’argent, l’électricité doit avoir une odeur

Comme l’argent, l’électricité doit avoir une odeur

Dans un libéralisme économique contemporain, réputé souverain et incorruptible, il n’est pas de marché plus fourbe et plus hypocrite que celui de l’électricité. Or, cette fourberie et cette hypocrisie ne sont que le fait des États – dont la France – davantage soucieux d’appliquer les directives partisanes de certaines forces politiques d’appoint que de s’en tenir aux règles intangibles d’une démocratie digne de ce nom. Dans semblable démocratie, la permanence du souci de l’intérêt général aurait depuis longtemps convaincu la conscience collective que l’électricité est désormais rien moins que l’influx vital des communautés humaines et que, à ce titre, tout ce qui a trait à son statut doit infailliblement relever de la consultation populaire ; à commencer par la question de savoir quel régime de production et de consommation appliquer à cette denrée particulière.

Car enfin, de trois choses l’une : les citoyens considèrent en majorité que l’électricité est une marchandise comme les autres, et alors l’État doit se résoudre à garantir le respect rigoureux de mécanismes d’échanges universellement adoptés ; a contrario, cette même majorité décide que le courant n’est pas une marchandise comme les autres ou qu’il l’est seulement sous certaines conditions.

À l’évidence, ces deux dernières sentences électorales signifieraient sans ambigüité que le bien fondé de l’obligation d’achat de certaines sources d’électricité doit être formellement soumis à l’assentiment des électeurs. Pour autant, il ne devrait pas l’être dans n’importe quelles conditions et, surtout, ne pas pâtir de l’incurie brouillonne de la communication d’État ayant trop souvent sévi lors des scrutins de cette nature. Une puissante et limpide opération pédagogique, éclairant d’un jour cru le principe de l’obligation d’achat devrait, pour une fois, précéder largement le retour aux urnes des Français. Aussi, afin que chaque compatriote puisse s’exprimer en toute connaissance de cause, l’État devrait-il se faire le devoir hautement consciencieux de lui expliquer sans complaisance les enjeux économiques et environnementaux, les tenants et aboutissants techniques et technologiques, ainsi que les conséquences sur le portefeuille de chaque citoyen et sur celui des finances publiques dudit principe.

Seule, l’option d’État émergeant ainsi des urnes aurait une authentique légitimité démocratique et pourrait, seule, revendiquer de ne pas souffrir la contestation. Au demeurant, il paraît peu improbable que ne sorte pas tout simplement de ces urnes la volonté de rendre à EDF son statut national de producteur distributeur intégré.

Mais, dans le cas où les Français estimeraient unanimement que l’électricité est une marchandise comme les autres, quel régime commercial y prescrirait-il implicitement, que l’État se verrait dans l’obligation absolue de faire respecter ? Aujourd’hui, se dispensant d’une interrogation aussi byzantine, le marché électrique européen prétend fonctionner dans cette hypothèse, selon des directives de la vox populi dont on cherche encore la trace institutionnelle.

En fait de produit issu des lois naturelles et inviolées du marché, la commercialisation de notre mix énergétique se révèle le siège de nombreuses perversions partisanes ou idéologiques, quand il n’est pas l’enjeu de l’affrontement des opinions publiques des États membres. Autant dire que le prix du KWh communautaire n’est pas près d’être bon marché !

Pour comble, dissimulés derrière le principe du mix, qu’ils vendent pour incontournable pour des raisons guère difficiles à imaginer, nos hardis combattants anti-nucléaire consomment sans modération la drogue du confort, dont leur pire ennemi est prodigue, et opèrent, dans le même temps, un travail de sape méthodique consistant à faire payer à la communauté toute entière le coût exorbitant de leurs errements idéologiques. De fait, ils ne reculent devant aucun procédé pour amalgamer contre le nucléaire civil toutes les rancœurs et la naïveté populaires, pour exciter le clientélisme, l’incompétence et la lâcheté des personnels politiques à déstabiliser la politique énergétique de leur pays ; et tout ceci sous les encouragements d’État, non dissimulés, du puissant lobby germano-dano-bruxellois.

Le dernier verdict électoral cité aurait au moins le mérite de faire arbitrer par la loi incontestable et universellement reconnue du marché cette foire d’empoigne idéologique. Loi du marché vraie et implacable s’entend, celle qui fait obligation à l’État de trouver le moyen de permettre à chacun de ses ressortissants de consommer l’énergie électrique de son choix et d’en assumer, seul, les conséquences pratiques et financières. Surtout, loi du marché obligeant les pouvoirs publics à priver les activistes de tout poil du moyen de prendre en otage l’ensemble des consommateurs, comme le fait actuellement cet infâme décret Cochet. Enfin, loi du marché qui interdit tout bonnement à l’État de fausser la libre concurrence des produits par l’action politique.

C’est précisément sur cette notion floue de produit que repose toute l’imposture caractérisée plus haut du mix énergétique communautaire. Force est de constater, en effet, que les partisans de tout bord du principe de l’exclusivité de ce mix ne sont guère enclins à dissiper la confusion caractérisant le marché actuel. À les en croire, la concurrence ne peut que porter sur les producteurs, entre eux, et non sur la nature d’un produit réputé indifférencié et, surtout, dépourvu de carte d’identité génétique. Ainsi, le consommateur européen serait-il placé devant l’impossibilité technique et définitivement rédhibitoire de pratiquer une analogie commerciale avec l’huile, par exemple, pour laquelle lui est offert le choix d’huiles d’arachide, de noix ou de colza de diverses marques.

En d’autres termes, si l’on parvenait à offrir à tout le monde la possibilité de consommer ou de bannir l’électricité de son choix, fût-ce à un prix prohibitif ou en s’exposant à la précarité naturelle de certaines fournitures, on ôterait aux sectateurs de l’électricité prétendument bio la légitimité de la mutualisation abusive du surcoût et de l’instabilité de la plupart des renouvelables, qu’ils imposent à la communauté. On verrait alors chez qui cette fibre bio n’est qu’une posture et chez qui elle motive une réelle discipline de vie.

À ce stade de la réflexion, se pose la question évidente suivante : serait-il déjà techniquement possible aux gestionnaires des réseaux de production et de distribution nationaux de discriminer les différents modes de génération électrique, de sorte qu’ils puissent offrir à chaque consommateur la possibilité de composer son mix à la carte ? S’il est encore imprudent de répondre péremptoirement oui ou non à une telle question, les éléments notoires suivants peuvent largement permettre de se faire une intime conviction sur le réalisable, à court ou à moyen terme, ne dépendant que de la volonté des pouvoirs publics.

D’une part, RTE dispose à chaque instant de la parfaite connaissance qualitative, quantitative et géographique de la physionomie de la production et du transit nationaux de l’énergie électrique. Le public imagine sans doute très mal les performances que le foisonnement des progrès du numérique et de l’électronique ont autorisés dans ce domaine.

D’autre part, l’avènement et la généralisation progressive du smart grid, ou compteur intelligent pour faire simple, ne semblent désormais plus qu’une question de temps… et d’argent. Parmi les aptitudes de ce compteur interactif entre fournisseur et client, figure la télétransmission à tout instant des caractéristiques de la consommation du titulaire du contrat ainsi que la télécommande de certains de ses appareils et de la mise en ou hors service de sa fourniture.

À partir de ce sommaire schéma de notre système « production consommation d’électricité », on ne voit pas ce qui, à court terme, empêcherait que la connaissance permanente d’une balance production-consommation très fine et très sophistiquée autorise l’émergence de contrats plus personnalisés qu’aujourd’hui et, surtout, plus responsabilisants.

Le pouvoir politique sait trop bien qu’une telle possibilité lui ôterait tout alibi pour perpétuer des obligations d’achats en totale contravention avec les règles du marché, qu’il prétend garantir. Il sait également très bien que, en substitution à la loi concernée, il lui est d’ores et déjà parfaitement loisible d’imposer à tout contrat de fourniture d’électricité l’apparition d’un volet inédit, ayant trait au mode de génération de l’ingrédient. Ainsi, la nouvelle disposition contractuelle pourrait-elle désormais consister à obliger tout client à cocher une ou plusieurs des options suivantes, équivalentes à un engagement formel d’achat, le cas échéant  :

- Mix énergétique permettant d’atteindre le prix du kwh le plus bas ;

- 10, 20, 30… jusqu’à 100 % d’électricité éolienne ;

- 10, 20, 30… jusqu’à 100 % d’électricité photovoltaïque ;

- 10, 20, 30… jusqu’à 100 % d’électricité biomassique…

À partir de là, rien de plus facile pour RTE d’établir, chaque jour à J-1, les quotas d’électricités éolienne, photovoltaïque et autre biomasse à solliciter pour le lendemain, sachant que les surcoûts inhérents aux productions correspondantes ne seraient imputés qu’à une partie aisément identifiable de la clientèle. Avec la connaissance des puissances souscrites par tous les clients, l’évaluation de ces quotas ne présenterait guère de difficulté ; de même que leurs facturations individuelles, à l’aide du tracé précis de leurs consommations. Bien entendu, l’option « mix énergétique permettant d’atteindre le prix du kwh le plus bas  » s’imposerait par défaut, notamment en cas d’impossibilité de satisfaire tout ou partie des autres options cochées. À n’en pas douter, une telle occurrence promet pour le moins d’être récurrente !

Par ailleurs, il conviendrait de ne surtout pas se dispenser d’une autre fonction de la nouvelle responsabilisation : le télé délestage sélectif des clients. On ne peut pas contribuer à la fragilisation de l’équilibre production consommation, en investissant dans des agents d’instabilité, et ne pas assumer les conséquences matérielles de leur exploitation. Il est donc tout à fait normal que, le cas échéant, une rupture soudaine dudit équilibre impacte prioritairement – et si possible seulement ! – les clients du mode de production défaillant.

J’entends de là les cris d’orfraie de Stéphane Lhomme et de ses coreligionnaires. Au demeurant, on se demande bien ce qui les justifierait, quand tous ces gens se prétendent les porte parole d’une majorité de Français. S’il en était bien ainsi, ils n’auraient rien à craindre de l’entrée en service exclusif du nouveau contrat de fourniture puisque, à n’en pas douter, les options éoliennes, photovoltaïques et biomassiques ne manqueraient pas de foisonner et, par conséquent, de fouetter le développement des parcs correspondants.

S’il n’en était pas ainsi, je laisserais au lecteur le soin de tirer les conclusions démocratiques du régime actuellement imposé au marché de notre électricité. En tout cas, à eux comme à tous ceux qui me lisent, je tiens à préciser que, contrairement aux apparences, je ne suis pas hostile à la promotion des énergies renouvelables diffuses, mais seulement à la forme massive, importée d’outre Rhin, de cette promotion. Une forme qui induit – mais, est-ce un hasard ? – la mise en mouvement de cette extravagante industrie lourde, également importée, qui défigure nos campagnes. La seule promotion d’État, rationnelle et écolo-responsable, consisterait à favoriser l’installation d’outils électro éoliens, électro solaires et autre électro biomassiques à échelle humaine et, surtout, à en tirer une consommation exclusivement locale. Il est tout de même fort de bouchon que ces instruments soient unanimement reconnus comme les instruments, par excellence, du recueil de l’énergie décentralisée et que l’on s’ingénie à en saboter le rendement, par pure idéologie.

Aussi, avec nombre de mes concitoyens, déclarés ou non, n’ai-je désormais de cesse que de battre en brèche cette inique obligation d’achat, en militant inlassablement pour qu’elle soit mise au vote des Français. Le développement inconsidéré de bulles spéculatives, qu’il n’est plus possible de cacher à l’opinion publique, plaide efficacement dans ce sens.

 

André Pellen, auteur de « La solidarité n’est qu’affaire de lucidité et de discipline sociales  », Éditions Edilivre http://www.edilivre.com/doc/12002 
 

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31 réactions à cet article    


  • pragma 20 janvier 2010 11:43

    Soumettre le sujet au peuple ?

    Encore faudrait-il que le peuple ait envie de comprendre quoi que ce soit, en grande partie totalement ignorant du phénomène électricité, de ses unités, et des moyens mis en oeuvre pour qu’il puisse allumer une lampe...
    Il veut le beurre, l’argent du beurre, et depuis peu, il a été vacciné de force au beurre vert des idéologies utopiques.
    Mais votre idée est intéressante...
    Tu veux de l’éolien ? Souffle ou paie le supplément...
    Tu veux du photovoltaïque : demande à Râ, attends demain, il fera jour, ou paie...
    Tu veux du biomasse ? Pète, élève des vaches ou voilà la note...
    Marrant, tout çà...
    Reste qu’il faudrait sans attendre expliquer à l’abonné de base, et au contribuable qu’il est aussi combien tous les cadeaux actuels lui coûtent, et vont lui coûter longtemps...

    IMais...il faudrait aussi, en toute logique, le prévenir qu’il lui faudra aussi payer pour les déchets nucléaires... Le devis est en cours depuis 30 ans, mais ça va venir !


    • thomas.andre 20 janvier 2010 11:54

      Merci pour cet article !
      Au sujet du projet des éoliennes sur les plages du débarquement, une association s’est montée pour luter contre : l’ASPLB. Vous y trouverez des informations ainsi qu’une pétition.


      • PELLEN PELLEN 20 janvier 2010 11:57

        Mais...il faudrait aussi, en toute logique, le prévenir qu’il lui faudra aussi payer pour les déchets nucléaires... Le devis est en cours depuis 30 ans, mais ça va venir !


        Au moins, en aurez-vous déjà payé la plus grande partie - sinon la quasi totalité - avec toutes vos consommations d’électricité. À lui seul, ce thème mérite une conférence suivie d’un débat, qu’il n’est pas possible de synthétiser ici. Mais vous ne manqueriez d’y apprendre que ce marronnier est largement dramatisé à dessein par les anti nucléaires.

        Cordialement,

        André Pellen 

        • zelectron zelectron 20 janvier 2010 19:53

          @l’auteur
          Quel est à votre avis le SUR-effectif d’EDF ?


        • MarcDS MarcDS 20 janvier 2010 12:14

          @ l’auteur : Il y a un impératif que manifestement vous n’arrivez pas à intégrer, ou que vous refusez de voir, tout obnubilé que vous êtes par votre défense du nucléaire, c’est que quels que soient les mix énergétiques, aucun ne permettra de remplacer les énergies fossiles tant que nous resterons dans une logique de croissance. Or le côté le plus pernicieux du nucléaire est précisément d’entretenir l’illusion qu’en l’intégrant aux énergies renouvelables il suffira de faire une petite chasse au gaspillage énergétique pour nous permettre de poursuivre notre folle course à la croissance.

          Il suffit de lire votre article pour en avoir la preuve : nulle part il n’est fait mention de la nécessaire réduction de la demande énergétique. Au contraire, vous accusez les anti-nucléaires de « consommer sans modération la drogue du confort », ce qui est peut-être vrai pour certains d’entre eux, mais certainement encore plus vrai pour les défenseurs du nucléaire qui s’illusionnent sur la capacité de celui-ci à continuer à assurer leur train de vie.

          Commencez par parler de l’essentiel, c’est-à-dire d’une remise en cause du productivisme qui seule permettra de diviser par quatre nos besoins en énergie, ensuite votre discours sur le nucléaire acquerra peut-être une certaine crédibilité, quoique personnellement je pense qu’une fois sorti du dogme de la croissance on s’apercevra que le nucléaire ne correspond plus du tout à un modèle de société soutenable. Mais au moins vous aurez fait preuve d’honnêteté intellectuelle.


          • l ecolo 20 janvier 2010 15:45

            à MarcDS qui s’exprime au nom de « la nécessaire réduction de la demande énergétique »

            Il n’est pas utile de réduire actuellement la demande énergétique de façon drastique, puisque, outre les énergies dites « renouvelables » et les fossiles, nous pouvons tirer l’énergie nécessaire à notre civilisation industrielle de la fission nucléaire.

            Si nous parvenons à sortir la fusion nucléaire des laboratoires pour la hisser à l’échelle industrielle, aucune restriction énergétique ne sera nécessaire.

            Cela dit, la fusion ne pourra peut-être pas être réalisée à l’échelon industriel et nous arriverons à la fin des fossiles et des fissiles.

            C’est à envisager, en effet, car quand on veut donner dans le catastrophisme, rien n’est inimaginable.

            Mais cela ne se produira pas avant plusieurs milliers d’années.

            D’ici là, nos générations futures auront eu le temps de trouver de nouvelles sources d’énergie.

            Ce n’est pas faire preuve d’un optimisme délirant que de faire confiance à nos chères générations futures : l’homme a toujours su s’adapter aux conditions nouvelles et inventer ce dont il a eu besoin pour augmenter son bien-être et son confort. Je ne vois rien qui puisse me faire croire que les générations futures seront moins intelligentes que les générations présentes et passées.

            Et si, malgré tous mes espoirs et mes belles paroles, nous arrivions à la fin des fossiles et des fissiles, sans rien pour les remplacer ?

            Eh bien, il sera toujours temps de revenir à la draisienne, à la marine à voile et à la traction animale.

            Mais, pour les milliers et les milliers d’années à venir, je tiens à ce que les descendants des arrière-arrière-petits enfants de mes petits-enfants puissent vivre confortablement et voir s’allonger encore leur espérance de vie en même temps que s’éloigne l’âge de la vieillesse.

            Savez-vous qu’en France, parce que nous y bénéficions d’une énergie abondante, fiable et peu chère grâce au nucléaire, l’espérance de vie à la naissance c’est encore accrue de deux mois en 2009 ?

            Quant à l’honnêteté intellectuelle, sachez qu’elle commence par respecter son interlocuteur en répondant sur son sujet et non en choisissant un échappatoire hors sujet.

             



          • PELLEN PELLEN 20 janvier 2010 16:51

            Vous n’exprimez là que le dogme, sous la forme d’un postulat, selon lequel dans un monde en perpétuelle expansion démographique, scientifique, technologique et économique - par le biais de l’accession progressive des pays pauvres à un niveau de vie décent -, il est possible de satisfaire les besoins élémentaires du plus grand nombre en diminuant l’intensité économique de la communauté internationale. On se demande bien par quel raisonnement sioux vous parvenez à une conclusion aussi péremptoire qui, selon vos dires, ne ferait plus débat... ou alors serait le signe d’une malhonnêteté intellectuelle patente. Ne confondriez-vous pas, par hasard, cette conclusion, dont vous revendiquez sans doute le caractère rationnel, avec les préceptes idéologiques qui vous animent ? Ou, peut-être, la confondez-vous avec le besoin d’une nécessaire diminution de l’intensité énergétique...


            Voyons voir : sans porter atteinte à quelque intérêt que ce soit, vous divisez par 4 nos besoins d’énergie à échéance de... disons 20 ans. Et après, que faites-vous ? Vous divisez encore par 4 (ou par un autre facteur) sur les 20 ans suivants, par je ne sais combien sur les 20 ans d’après et ainsi de suite ? Mais, cher Monsieur, la population mondiale aura sensiblement cru, entre temps, comme aurons cru ses besoins traditionnels et, plus encore, ses besoins, nés du progrès scientifique et technique.

            Si vous me dites maintenant que l’on ne divise par 4 qu’une seule fois, alors vous ne réclamez, somme toute, qu’une pause économique bien douloureuse, dont on se demande quelle peut en être la justification au regard de résultats prévisibles bien inquiétants.

            « Quels que soient les mix énergétiques, aucun ne permettra de remplacer les énergies fossiles tant que nous resterons dans une logique de croissance » 
            Encore une vérité définitive assénée, sans l’ombre d’un doute - sous la forme du slogan éculé, cher à Hulot et à Bertrand - à l’appui de laquelle vous n’avancez aucun argument. Au risque de vous sembler provocateur, je vous répondrai «  il le faudra bien, pourtant ! ». J’ajouterai même que « seuls, les progrès scientifique, technique, technologique et industriel ont quelque chance de nous permettre d’y parvenir »
            Or, vous faite sans doute partie de ceux qui voient dans ce progrès le mal absolu qu’il convient de combattre, le mal que, de fait, nombre de vos amis ne se privent pas de combattre, brûlant du même coup les seuls vaisseaux susceptibles de nous conduire vers le salut.

            Voyez-vous, cher Monsieur, ma vision de la civilisation humaine est essentiellement dynamique, à l’opposé de la vôtre qui semble proclamer la fin de l’Histoire ; comme si, de toute éternité, un rendez-vous crucial avait été donné à l’Humanité en ce 21 siècle, au terme duquel le 22 ème serait ou ne serait pas. Ma vision se caractérise par une constatation simple : « rien ici-bas n’est jamais définitif, rien n’est jamais dit d’avance ».

            En tout cas, je vous mets aujourd’hui au défi de démontrer qu’il peut ne plus exister une certaine proportionnalité entre la consommation énergétique de la société et la satisfaction de ses besoins réputés élémentaires par une majorité de ses sujets.

            Cordialement,

            André Pellen  

          • pepin2pomme 20 janvier 2010 14:38

            @l’auteur,
            Ayant fait installer des panneaux photovoltaïques sur mon toit, je suis naturellement visé par votre post, et j’aimerais apporter quelques précisions.
            Nous, les petits producteurs sommes accusés, en revendant sur 20 ans le kWh à 60 centimes, de faire exploser la facture des autres usagers de l’EDF. A cela deux remarques, selon que l’on se place du coté de l’investisseur en panneaux ou des autres usagers :
            1. Du point de vue de l’investisseur : L’investissement comporte certes un espoir de rentabilité, sinon autant placer son argent ailleurs. MAIS cette rentabilité n’est pas exorbitante, loin de là. Compte tenu des réductions d’impôt immédiates, compte tenu que les revenus générés seront en revanche imposables, compte tenu du supplément d’assurance maison, de la location des compteurs, de la perte progressive de rendement... le retour sur investissement ne se fera pas avant 13 à 15 ans (et non 10 ans comme le clament tous les vendeurs), soit pas mieux qu’un autre investissement immobilier. (Et en réalité moins, si on considère qu’un bien immobilier rapporte sur une durée largement supérieure à la durée du contrat de rachat, soit 20 ans).
            2. Du point de vue des autres usagers : l’état s’est engagé à produire un certain pourcentage d’énergie « verte ». Il est reconnu qu’elle est plus chère, c’est pas un scoop. A partir de là, soit l’Etat emprunte et construit des champs « photovoltaïques », soit il invite les particuliers à financer. Dans les deux cas, il y a un surcoût à long terme pour l’Etat, et par conséquence pour les usagers. Ce ne sont pas les investisseurs particuliers qui profitent de cette opportunité qui sont responsables de ce dérapage, mais tout simplement les engagements de l’Etat, le fameux « Grenelle de l’environnement ».


            • xa 20 janvier 2010 15:51

              "MAIS cette rentabilité n’est pas exorbitante, loin de là. [....] le retour sur investissement ne se fera pas avant 13 à 15 ans (et non 10 ans comme le clament tous les vendeurs)« 

              En fait, cela dépend très fortement de la manière dont vos panneaux sont posés (ce qui inluence la déduction fiscale), de l’ensoleillement moyen et de l’inclinaison des panneaux, qui doit être optimisée selon le secteur.

              Par exemple, dans le Nord, des panneaux plus verticaux produisent moins en été (angle d’incidence défavorable pour atteindre la production maximale), mais produisent plus sur le reste de l’année (angle d’incidence plus favorable).

               »pas mieux qu’un autre investissement immobilier« 

              Atteindre les 8% (soit un remboursement total de l’investissement en 13 ans), n’est pas rare, pour celui qui vend intégralement son électricité. En immobilier, le 8% brut est un excellent rapport.

              Et dépasser les 8% n’est pas rare non plus. Mais c’est très dépendant de votre localisation, du prix facturé de votre installation, de votre utilisation directe ou non de votre courant.

               »Et en réalité moins, si on considère qu’un bien immobilier rapporte sur une durée largement supérieure à la durée du contrat de rachat, soit 20 ans« 

              On rappellera que l’achat immobilier en vue de location implique, lui aussi, des frais importants sur la durée, et que les sociétés qui vous vendent un rendement de 6% net en immobilier oublient souvent que :
              - les loyers ne sont pas automatiques, il faut des locataires.
              - les frais associés ne sont pas nuls (charges non récupérables, charges récupérables en période de vacance de location, travaux non à la charge des locataires, réparations, assurances, améliorations et mise aux normes exigées par l’Etat et/ou les collectivitées locales, ...)
              - la fiscalité est dans les plus lourdes si l’on exclut les cas de défiscalisations (qui en fait correspondent à donner de l’argent à sa banque, son assurance ou un intermédiaire au lieu de le donner à l’Etat) : elle inclut la CSG, la CRDS, les impôts (comme l’électricité mais avec des abbattements très inférieurs), mais aussi les taxes et impôts locaux (qu’on néglige souvent, et qui ne concernent pas les autres investissements).
              - c’est le seul investissement qui engendre automatiquement des impots même quand il ne rapporte rien du tout (taxes et impots locaux sont dûs, même pour les logements vacants)
              - les frais notariés.

              Pour le calcul du retour sur investissement, il faut tenir, dans les deux cas, des frais de financement. Sur 5 ans, une installation électrique financée à crédit coutera 30% de plus que son prix facial. Un logement sera financé sur 10 à 20 ans, ce qui augmentera son prix de revient de 60 à 100%.

              Par contre, en immobilier, au bout des 20 ans, votre »installation« vaut encore quelque chose, ce qui est loin d’être évident pour les panneaux photovoltaïques.

              sur la fiscalité, rappelons aussi que les revenus issus des panneaux photovoltaïques sont non imposables si la puissance est inférieure à 3000 W crète et ce par installation. Beaucoup de gens l’ignorent. Ces installations non imposables sont par contre assujetties à la CSG.

              Et que les puissances supérieures sont fiscalisés, pour des revenus de moins de 80k€ par an, sous le régime de la micro-entreprise : abbattement de 71% du CA, et prise en compte dans les revenus imposables, donc à votre taux d’IR. Ce qui est loin en dessous de la fiscalité applicable aux revenus fonciers.

              Pour les installations produisant plus de 80 000 euros par an d’électricité ... je pense que ce n’est plus le »particulier qui pose des panneaux sur son toit".


            • l ecolo 20 janvier 2010 17:33

              à pepin2pomme qui a dit : « Ayant fait installer des panneaux photovoltaïques sur mon toit, je suis naturellement visé par votre post, »

              Je n’ai pas ressenti que, dans le présent article, André Pellen s’en prenait à tel ou tel producteur d’électricité.

              Vous produisez de l’électricité aux conditions édictées par l’État et vous vendez cette électricité aux tarifs fixés par décret (donc encore par l’État), il n’y a rien à redire à cela et vous êtes irréprochablement dans vos droits.

              Mon point de vue, de consommateur et de citoyen, ne concerne que l’État.

              Et, ce point de vue, c’est que lorsque l’État fait obligation à l’Edf d’acheter une électricité à 0,60 euros alors qu’elle peut avoir la même à 0,04 euros, ce n’est pas normal.

              Ce n’est pas normal parce que, en tant que consommateur, cette électricité à 0,60 euros m’est revendue de façon autoritaire et que  je n’ai donc pas le choix de ne pas utiliser cette électricité à 0,60 euros bien que, compte tenu de mon état de fortune, ce soit pour moi une dépense excessive et qu’une électricité à 0,04 euros eût tout aussi bien fait mon affaire.

              André Pellen disait que l’électricité est une marchandise comme une autre, mais ce n’est pas tout à fait exact.

              Le prix de l’électricité (comme de toute énergie) possède un impact social très fort, puisque tout ce que nous consommons, même les produits agricoles et l’eau courante, a besoin d’énergie pour être produit puis mis à la disposition du consommateur.

              Que la « vertitude » fasse actuellement florès, c’est vrai. On ne peut plus rien vendre sans prétendre que c’est ou « vert » ou « bio », même si c’est hors de propos. La mode verte en devient dangereuse : voyez, par exemple, les prétendus « biocarburants »…

              Que le gouvernement se sente donc obligé de surfer sur la vague verte, cela me paraît évident. Seulement, de 4 à 60 centimes, je trouve que l’écart est trop grand. C’en deviendrait burlesque si cela ne risquait pas de tourner au drame.

              Alors, oui, je crois que je devrais, en tant que citoyen et en toute liberté, avoir le choix d’utiliser une électricité à 4 centimes ou une électricité à 60 centimes, comme j’ai le choix d’acheter un Pauillac à 12 euros ou à 90 euros (pour respecter les proportions j’aurais dû dire un Pauillac à 180 euros, mais je doute que mes moyens me le permettent un jour).

              Qu’il y ait des amateurs d’électricité à 60 centimes avec les moyens de se l’offrir, comme il en a pour du Pauillac à 90 euros (et même à 180) cela ne me surprend nullement et ne me chagrine pas davantage.

              Mais que l’on me force à effectuer une dépense dont je n’ai ni le goût ni les moyens, là je la trouve mauvaise.

              Cela dit, vous n’y êtes pour rien et je ne vous en veux pas.

               

               


            • Croa Croa 20 janvier 2010 22:05

              à I ecolo :

              Tu n’as rien comprit !  L’électricité t’es vendue au tarif convenu sur le contrat en fonction de la puissance de ton installation et de quelques autres critères. Rien ne change pour toi !

              L’électricité photovoltaïque est vendue chère par les micro-producteurs, mais il ne s’agit que d’un prix d’achat de gros pour ERDF, lequel peut tout à fait la revendre à perte à ses clients. Quelque part c’est ce qu’il fait et cela n’a donc aucune incidence sur tes factures ! En réalité ERDF achète du courant à droite et à gauche à divers prix tout en profitant aussi du courant EDF qui constitue encore et de très loin la plus grosse source, ce qui explique sans problème le maintien des tarifs publics actuels.

              Le but est de lancer les énergies renouvelables pour lesquelles les technologies mises en oeuvres sont encore très chères. Le phénomène, encore marginal, devrait être de plus en plus massif, ce qui est le but recherché. Donc, les couts baisseront au niveau des investissements nécessaires. Les tarifs de rachat de l’électricité suivront à la baisse, (pour les contrats futurs) forcément ! Mais c’est grâce à ce volontarisme que nous passerons aux énergies renouvelables ce qui devient un impératif de survie (avec aussi de fortes réductions de nos consommations). C’est là donc une bonne politique !


            • l ecolo 21 janvier 2010 09:37

              à Croa qui m’a dit : « Tu n’as rien comprit ! »

              Je ne comprends pas toujours tout, j’en conviens, mais prétendre que je ne comprends rien est une insulte sans autre motif que d’agresser un interlocuteur qui émet un avis différent du vôtre.

              Dans une discussion, cela s’appelle un argument ad hominem, et, comme chacun le sait, les arguments ad hominem ne sont utilisés que lorsque un interlocuteur n’a plus le plus minuscule argument valable ou simplement logique pour défendre son point de vue.

              Parmi les choses que j’ai comprises, figurent les règles de la langue française, dont une bonne partie, au moins, semblent vous être inaccessibles.

              Mais le reste de votre démonstration n’est pas brillant non plus.

              « L’électricité photovoltaïque est vendue chère par les micro-producteurs » dites-vous, mais c’est faux : l’électricité photovoltaïque est vendu cher par tous les producteurs, quelle que soit leur taille parce que le caractère dispendieux est une des caractéristiques de ce genre de production.

              « ERDF, lequel peut tout à fait la revendre à perte à ses clients. Quelque part c’est ce qu’il fait et cela n’a donc aucune incidence sur tes factures ! » assénez-vous, et c’est encore faux : il n’est pas question que l’électricité soit vendue à perte, les comptes d’Erdf et d’Edf devant être équilibrés puisqu’il ne s’agit pas d’organismes subventionnés.

              D’ailleurs, immédiatement après vous expliquez : « En réalité ERDF achète du courant à droite et à gauche à divers prix tout en profitant aussi du courant EDF qui constitue encore et de très loin la plus grosse source, ce qui explique sans problème le maintien des tarifs publics actuels. », le maintient des tarifs bas est donc assuré par la très forte base d’électricité d’origine nucléaire dont bénéficie la France. Cela signifie que si la France abandonnait le nucléaire ou seulement augmentait trop la part des énergies dites « renouvelables », il s’ensuivrait inévitablement une hausse du prix de l’électricité.

              En somme, et le reste de votre discours le démontre, c’est bien grâce au nucléaire que la France peut, à la fois, mettre à la disposition du consommateur une électricité peu chère et très peu polluante, et offrir à quelques hystériques ou inconscients le luxe inutile et laid du développement anarchique d’énergies dites « renouvelables ».

              Le développement de ces énergies dites « renouvelables » ne serait une gêne ni pour moi ni pour la France, si les lobbys qui les imposent au nom d’une idéologie passéiste avaient le courage d’en payer eux-mêmes le prix.

              Il est monstrueux que, dans un pays qui est la patrie des droits de l’homme, le citoyen soit contraint d’acheter un produit dont il n’a nul besoin à un prix prohibitif.

              Les pays, comme le Danemark et l’Allemagne, qui, depuis des dizaines d’années, ont fait le choix de leur utilisation massive font également la démonstration que ces énergies dites « renouvelables » restent tellement chères qu’ils en sont réduits à utiliser le charbon et même le lignite (le plus dramatiquement polluant des combustibles) pour réduire leur coûts.

              Et c’est ainsi que le Danemark et l’Allemagne, champions des énergies dites « renouvelables » sont également les champions de la pollution en Europe.

              Pour des raisons purement techniques, il n’est pas envisageable que ces énergies dites « renouvelables » puissent un jour devenir bon marché, pas plus qu’elles ne pourront suffire aux besoins de notre société industrielle.

              Je regrette d’avoir à vous le dire.

               

               



            • PELLEN PELLEN 20 janvier 2010 15:30

              On n’a à se placer ni du point de vue de l’investisseur, ni de celui de l’usager, mais, dans une Nation prétendument démocratique, du seul point de vue de l’intérêt général. Et, vous acheter un kwh photovoltaïque à 60 centimes, tandis que le prix du marché n’est qu’à 4 centimes, est une trahison caractérisée de cet intérêt général, ne reposant, de surcroît, sur aucune légitimité démocratique. J’ajoute que la vocation de l’État n’est pas de garantir la rentabilité de tel ou tel investissement, en fût-il l’instigateur... Où irions-nous ?! Comme tout investisseur, vous devez assumer le risque inhérent à l’investissement que vous avez choisi et ce risque peut tout simplement provenir du triomphe de la démocratie : l’abolition plus ou moins progressive d’une loi inique.

              Par ailleurs, où avez-vous vu que nous serions inexorablement condamnés à couvrir notre beau pays de panneaux photovoltaïques... en dehors de cette littérature propagandiste dont le Grenelle s’est fait largement le relai ? Là aussi, nos gouvernants mènent leurs administrés largement en bateau. Pourtant, il leur suffirait de publier la simple information suivante pour que chaque citoyen soit à même de juger de la pertinence de sa politique écolo-énergétique : sous nos latitudes la puissance brute moyenne, délivrée par l’astre du jour (quand il fait soleil !) ne dépasse pas 400 watts/m2. Aucun procédé photovoltaïque actuel n’est en mesure d’en tirer plus de 80 watts électriques/m2... et, compte tenu des aléas météorologiques, infiniment moins en termes de production énergétique sur l’année. De plus, croyez bien que la sacro-sainte recherche, avec laquelle on nous bassine les oreilles à longueur de journée, ne produira pas (à quel terme ?!) le miracle de conférer à cette transformation un rendement supérieur à 40 %. Je vous laisse donc le soin de calculer la surface du territoire à couvrir pour tenter de remplacer la production électrique annuelle d’une seule unité EPR de 1600 MW.

              Cordialement,

              André Pellen

              • Croa Croa 20 janvier 2010 22:27

                Justement, le « point de vue de l’intérêt général » passe par un regard sur l’avenir !

                 Et non pas par une courte vue ne dépassant pas le tiroir-caisse (comme d’habitude.)

                Car d’habitude tu est plutôt comblé non ? Par exemple en tirant toute l’année ou presque sur le gibier engourdi puisque ton « cet infâme décret Cochet » a été abrogé !

                Tu t’es trahis PELLEN !  smiley


              • l ecolo 20 janvier 2010 16:31


                à l’auteur

                Je crois que le consommateur est en droit d’exiger une certaine qualité du produit qu’il achète.

                Je crois que le consommateur doit avoir le choix dans une gamme la plus étendue possible pour tout produit qu’il envisage d’acheter.

                Et, lorsque je dis « je crois », ce n’est pas l’équivalent de « je suppose » ou « il me semble ». Non.

                Je ressens profondément la nécessité de pouvoir exiger la qualité autant que celle de pouvoir choisir, parce que j’ai vécu dans des pays où cette possibilité n’existait pas ou était illusoire.

                Nous sommes, en France tout particulièrement, férus de liberté. Cette liberté ne peut exister que dans la mesure où un vrai choix est possible.

                Bien évidemment, j’admets qu’à chaque produit, à chaque qualité corresponde un prix, des contraintes et des avantages différents des autres produits et des autres qualités.

                Je sais aussi qu’un choix implique presque toujours un sacrifice.

                Mais je tiens à jouir de ma liberté, donc à exercer mon choix selon mes critères, critères qui ne sont, d’ailleurs jamais immuables.

                Quoiqu’il paraisse impossible de différencier différentes sortes d’électricité au moment où on en utilise, puisqu’une fois mise en réseau il n’y a plus qu’une seule qualité d’électricité, chaque façon de produire de l’électricité possède ses qualités propres, ses avantages, ses inconvénients et son prix.

                Il serait normal que chaque individu puisse, à son gré et selon ses besoins et ses moyens, choisir son électricité selon son mode de production particulier.

                J’irai plus loin que l’auteur en permettant à un consommateur qui voudrait n’utiliser que de l’électricité photovoltaïque, par exemple, d’avoir la garantie qu’il ne lui serait fourni aucune électricité provenant d’un mode de fabrication différent.

                C’est réalisable puisque l’Edf peut à tout moment savoir de combien d’électricité de telle provenance elle dispose, et, à la condition unique de ne pas dépasser ses disponibilités. Quand l’Edf n’aurait plus d’électricité d’origine photovoltaïque, eh bien, elle ne fournirait plus les clients qui lui ont demandé ce genre d’exclusivité.

                De la même façon que lorsque mon fournisseur de Pauillac préféré n’a pas fait son réassort, je m’en passe.

                 


                • yoananda 20 janvier 2010 17:43

                  Le sujet de l’énergie est un sujet plus que sensible. Si on devait réduire l’état a sa plus simple expression, son ossature, ce qui fait tenir tout le reste, ce serait : l’armée, et l’énergie. C’est dire l’importance de l’électricité (même si elle n’est pas la seule source).

                  Dommage que l’article reste tant en surface, alors qu’il y a tant a dire la dessus.

                  D’abord, l’histoire de l’électricité. Le choix de DeGaule : le nucléaire pour l’indépendance énergétique, qui lui permis de rapatrier l’OR en France, et provoqué ou en prévision du choc pétrolier (selon le point de vue) et la fin de la convertibilité OR/Dollar.

                  Ensuite, il faudrait parler de la possibilité démocratique sur ce sujet dans une Europe technocratique, c’est pas gagné ! Sachant qu’en plus, comme je l’ai dit, il s’agit quasiment de la dernière prérogative régalienne (la monnaie ayant été abandonné) qui reste à l’état : le contrôle de l’approvisionnement d’énergie.
                  Quel moyen de pression dispose l’état s’il ne contrôle plus notre robinet d’énergie ? (il resterait l’armée ... mais affaiblie) car la contestation existe ! Alors pourquoi donner du pouvoir a ses ennemis.

                  Ensuite, plutôt que de parler de revendre a EDF, et de smartgrid il aurait fallu parler de l’énergie décentralisée, d’énergie locale, et de gestion locale, d’autonomie et d’indépendance.
                  Il aurait fallu aussi parler des enjeux : le stockage et la production de l’électricité. Donner les chiffres de la rentabilité réelle au long terme de différents modes de production (et oui, il faut de l’énergie pour fabriquer une éolienne, et combien d’années pour « rembourser » ce capital ?) et de la pollution induite (a la fabrication, au stockage) et de la déperdition ...

                  Il aurait aussi fallu parler des équivalents pétroles de l’énergie pour mettre en relief les différents moyens de production et parler du pic oil et de la nécessité de changer.
                  Il aurait fallu parler de pile à combustible, de co-génération, des batteries métal-air, des espoirs hydrogène, du retour de l’air comprimé, des nano-techs, thermopiles, de l’arnaque des nouvelles ampoules, etc...

                  Bref, il y a beaucoup plus a dire qu’un simple débat d’idées mal argumenté sur les aspect démocratiques qui, de toute manière, ne le seront jamais sur ce sujet. Il faudra l’imposer et ne pas s’attendre à ce qu’on nous le donne.


                  • PELLEN PELLEN 21 janvier 2010 08:59

                    Tout ce que vous voulez sur la vocation et sur les choix de l’État, à condition toutefois qu’ils soient l’expression authentiquement démocratique de la volonté d’une majorité de citoyen, et non le résultat d’un sordide marchandage électoral conduisant à appliquer les préceptes d’une doctrine minoritaire, comme ce fut le cas entre 1997 et 2002. Mon article que, à l’évidence, vous avez très mal lu, ne dit pas autre chose : la nature du marché français de l’électricité doit émerger, EN TOUTE CONNAISSANCE DE CAUSE, de la décision FORMELLE d’une majorité de nos compatriotes. Ce qui est très loin d’être le cas aujourd’hui.

                    Quant aux développements techniques, scientifiques et géostratégiques, auxquels vous aspirez, il m’aurait fallu 10 bonnes pages pour les exposer et ce n’était de toute façon pas l’objet de mon intervention en tribune libre. Toutefois, si vous et vos amis tenez à en connaître la teneur, je vous engage à vous connecter au site de Sauvons Le Climat (http://www.sauvonsleclimat.org/) : vous y trouverez la plupart des réponses que je vous aurais faites en matière d’énergie.

                    André Pellen

                  • Pierre de Vienne Pierre de Vienne 20 janvier 2010 18:02

                    Merci pour ce magnifique plaidoyer pour la merveilleuse technologie qui nous a permis lors d’un accident récent de bouffer quelques irradiations malencontreusements passées au dessus de nos frontières, et qui depuis quelques années observent avec joie quelques jolis cancers fleurir dans notre beau pays.

                    Je préfère encore payer plus pour une électricité qui même si je n’en béneficie pas moi même a l’avantage de ne pas risquer de tuer mes enfants.
                    Défigurer la campagne, moi qui profite tout les jours de la succèsssion merveilleuse des centrales de la vallée du Rhône, je vois à peu prés ce dont vous voulez parler.
                    Quand à stigmatiser nos voisins allemands pour leur « industrie lourde » un argument d’époque ancienne mais vu la tonalité de votre post est parfaitement raccord avec vos propos



                    • PELLEN PELLEN 21 janvier 2010 09:21

                      Que voulez-vous, de nos jours, il faut choisir : s’exposer à ces délétères radiations qui, dans un pays hyper-pollué comme le nôtre, produisent chaque année la moitié des centenaires de l’année d’après, ou se gaver à satiété des prodiges médiatiques autorisés par le miracle de l’électricité ; prodiges desquels, à l’évidence, vous tirez une propagande usée jusqu’à la corde, à laquelle vous ne croyez plus vous-même.

                      Craignez tous ces cancers qui fleurissent, cher monsieur, mais payez !... et, surtout, arrangez-vous pour être rigoureusement les seuls à le faire, avec tous vos pareils.

                      Dernière précision : vous aurez noté que, pour désigner nos amis d’outre Rhin, je ne les ai pas qualifiés de « Boches ».

                      André Pellen 

                    • l ecolo 21 janvier 2010 20:48

                       

                      à  Pierre de Vienne  qui s’extasie en imaginant : « quelques jolis cancers fleurir dans notre beau pays. »

                      Votre façon de plaisanter sur les cancers, même hypothétiques, est simplement odieuse

                      Depuis que la fission nucléaire est sert à fabriquer de l’électricité et que divers radionucléides sont utilisés dans diverses industries et en médecine, l’espérance de vie à la naissance n’a pas cessé d’augmenter.

                      En 2009, l’espérance de vie des Français a encore augmenté de deux mois.

                      Vous pouvez donc ironiser et dénigrer tout à loisir, le fait est là – et, comme le disait Lénine, les faits sont têtus –  : le fait de pouvoir bénéficier du confort d’une société industrielle à base d’énergie nucléaire permet aux Français de vivre mieux et plus longtemps.


                    • bonnes idees 20 janvier 2010 21:50

                      J’ai bien peur qu’on bouffe du nucléaire jusqu’au dernier demi-milligramme d’uranium. Qu’importe pour Areva pusque le poison est envoyé loin de chez nous (c’est pas formidable ca). Il n’y à plus qu’à attendre qu’une de nos vielles « cocottes minutes » pètent une soupape. Mais j’ai tout de suite été rassuré après le reportage sur TF1 car si tel était le cas le nuage radioactif s’arreterais à la frontière du département. Quel n’à pas été mon soulagement et celui de tout mon village. On à tous fété cela avec un apéro collectif. Bon jus :->


                      • l ecolo 22 janvier 2010 10:38

                        à bonnes idées qui a dit : « J’ai bien peur qu’on bouffe du nucléaire jusqu’au dernier demi-milligramme d’uranium. »

                        Vous avez bien raison d’exposer vos craintes  : cela me permet d’exposer publiquement un point important.

                        On ne « bouffe pas du nucléaire » comme vous le dites si élégamment, parce que tous les « déchets » du nucléaire sont soigneusement confinés et mis hors de porté des humains et de la nature.

                        Mais, si l’on considère l’utilisation des énergies dites « renouvelables », on s’aperçoit qu’elles imposent systématiquement l’utilisation massive de centrales thermiques (charbon, gaz, pétrole et même lignite) – l’exemple du Danemark et de l’Allemagne est formel.

                        Or, les centrales thermiques diffusent, en masse énormes et sans aucun contrôle, du CO2, du CO (qui est un gaz mortel), des SOx et des NOx qui sont très nuisibles à la santé et à la nature, des particules pathogènes dont certaines sont cancérigène, et même de la radioactivité (pour le charbon et le lignite).

                        Ce sont donc bien les énergies renouvelables qui obligent à polluer la nature et qui forcent les populations à manger et à respirer des substances dangereuses sans aucun contrôle, il n’est pas inutile de le répéter.

                        Et puisque nous en sommes là, nous pouvons nous demander comment il se fait que les si nombreuses associations qui prétendent agir pour la protection de la nature et, pendant qu’elles y sont, du climat (comme si elles y pouvaient quelque chose), pourquoi donc ces associations ne se préoccupent nullement des ravages causés par la combustion ?

                        C’est pour assumer leur « indépendance » ?

                         


                      • Eusèbe 20 janvier 2010 22:29

                        Quel a été le coût public du nucléaire depuis son lancement par de Gaulle ? Quel sera le coût total après démantelement et retraitement des déchets ?
                        Il me semble que pour comparer le coût en subventions des énergies « renouvelables », ce serait la première réponse à donner.


                        • loco 20 janvier 2010 22:43

                           Curieuse conception de la vie en société........ Celui qui aurait « fait le mauvais choix », pas de courant, délestage, qu’il se démerde... Devrait-on aussi appliquer cela au couillon que ses parents ont préparé à un métier dans lequel on net rouve pas de boulot, ou à celui que sa boîte délocalisée a balancé au chômage ? Ou laisser se soigner seul celui qui bêtement a allumé sa cigarette trop souvent ??? Plus sérieusement, l’Etat n’a-t-il pas, entre autres missions, celle de regarder au loin, et de préparer l’avenir, et non de laisser la « liberté » de chacun organiser par ses choix de consommation le quotidien ? On risque fort d’avoir rapidement plus de footballeurs et de rockeurs fatigués que de chirurgiens, de prostituées que d’institutrices !
                           Pour une fois que le court terme est relativisé, bravo, et soyez rassuré sur l’avenir de vos chères centrales, l’introduction de la voiture électrique leur prépare de beaux jours !


                          • PELLEN PELLEN 21 janvier 2010 18:22

                            Ben voyons ! On se demande bien pourquoi il existe des contrats de fournitures... Pourquoi la succursale Citroën du coin ne vous offre pas une superbe limousine C6 pour le prix d’une BX hors d’âge... D’ailleurs, je me demande même si le RSA ne devrait pas prendre en charge ceux qui se sont « bêtement » laissés aller à se ruiner au casino et, du même coup, à ruiner la communauté dont ils avaient la charge.


                            André Pellen 

                          • l ecolo 22 janvier 2010 10:15

                             

                            à loco  qui a dit : « Curieuse conception de la vie en société........ Celui qui aurait "fait le mauvais choix", pas de courant, délestage, qu’il se démerde... »

                            Pourquoi toujours penser « TOUT ou RIEN » ? La vie ne fonctionne pas comme cela mais avec des nuances infinies. C’est ce qui la rend si belle et si intéressante.

                            On peut imaginer, plutôt que fantasmer sur des catastrophes improbables, que l’Edf serve, et facture au juste prix, donc très cher, à ceux qui en auront fait la demande, une électricité verte et très chère, et que, lorsque sa source en est tarie, ce qui arrive plusieurs fois par semaine, voire par jour, l’Edf envoie, et facture à son prix réel l’électricité normale.

                            Cette solution serait accessible aux verdâtres mous, à ceux qui, tout en proclamant que le nucléaire n’a que des inconvénients, tiennent au confort et au bien être de la civilisation industrielle et aussi à la sûreté de diagnostic et aux soins inégalables que procure la médecine nucléaire.

                            Votre idée extrémiste du « Tout verdâtre sinon rien » serait réservée, à leur demande expresse, aux talibans de la pensée anti nucléaire, à ceux aussi qui auraient le courage d’essayer d’aller au bout de leur utopie.

                            Pour respecter le juste prix et la liberté des citoyens, le travail supplémentaire occasionné par ces facturations particulières serait facturé en sus, évidemment.

                            Ainsi, chacun pourrait librement et en toute connaissance de cause choisir le produit de ses rêves (photovoltaïque, éolien terrestre, éolien maritime, hydraulien, etc.) ou son mix d’énergies préféré, en payant le prix qu’il vaut.

                            Le tarif le moins cher serait celui de l’électricité ne faisant pas l’objet d’un choix particulier.

                            Le juste prix : je ne demande rien d’autre.

                             


                          • bonnes idees 20 janvier 2010 23:29

                            Ah, la voiture électrique, dernier joujou d’Areva. Curieuse decision pour une vie en société. La société est en vie, pour l’instant.


                            • Lisa SION 2 Lisa SION 2 21 janvier 2010 02:10

                              Bonjour,

                              Vous me semblez extrêmement sérieux, j’aimerai bien voir votre avis portés sur mes études, merci  :http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/le-progres-du-futur-d-aujourd-hui-60268 ... ...http://www.agoravox.fr/actualites/technologies/article/electricite-de-france-va-nous-59266

                              je me permets de vous mettre un extrait d’un post : http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/on-a-trouve-plus-dingue-que-george-62494 " Ce serait tellement simple de rendre le dos du téléphone portable photovoltaïque et le recharger en le laissant simplement une petite heure devant une fenêtre. Ce serait tellement simple d’en ficher un mètre carré sur le toit des voitures pour activer la climatisation. Le moteur électrique automobile actuel pèse jusqu’à cinq fois moins lourd que l’équivalent à explosion, est d’un entretien jusqu’à dix fois moins cher et d’un coût d’utilisation qui se rapproche de zéro euros du km pour zéro émission de CO2 en mode énergie locale. hors amortissement "

                              Mon avis sur la politique adoptée par les lobbys au dessus des Etats est d’enfler les abonnements le plus possible afin de faire de fausses promesses de baisse sur les concepts prochains, ceci tout en essayant de cacher au particulier la décimation des coûts possible en mode local...

                              bien à vous. L.S.


                              • PELLEN PELLEN 21 janvier 2010 15:25

                                Je suis entièrement d’accord avec vous sur les formes d’usage décentralisée de l’énergie, que vous préconisez ci-dessus, à l’exception notable de la traction des véhicules électriques. Il ne s’agit pas là d’une opinion, mais tout simplement d’une réalité physique incontournable. Et, de ce point de vue, vous ne me semblez pas avoir une idée réaliste des échelles mises en jeu.

                                En effet, si vous pensez que, à raison d’une consommation moyenne de 20 kwh (au moins !) aux 100 km, les quelque trente millions de véhicules électriques français pourraient être constamment rechargés avec les quelques laborieuses dizaines de watts au mètre carré de productions photovoltaïque et éolienne, hors de prix, je crois que vous commettez une lourde erreur. En tout cas, si l’État s’entêtait demain à la commettre, le marché ne manquerait pas de le sanctionner sévèrement, car personne n’achèterait de voiture électrique dans ces conditions... en dépit des assauts de postures que se livrent les bonnes consciences écologistes dans des médias tels que celui-ci !

                                Un rapide et réaliste calcul des conséquences de l’électrification de 20 à 30 % de notre parc automobile actuel montre qu’il nous faudrait prévoir, à cet effet, la construction de près de deux EPR supplémentaires, soit une puissance de 3200 MW, soit l’équivalent de la puissance installée (ô combien théorique !) de la presque totalité de notre parc éolien actuel... ne parvenant à satisfaire qu’un petit pourcent de la consommation électrique nationale !

                                À toute fin utile, je vous renvoie à l’article que j’ai écrit sur le sujet, dans lequel je fais état du privilège d’une expérience pour l’instant rarissime en France : la conduite d’un Tesla.

                                Cordialement,

                                André Pellen

                              • l ecolo 21 janvier 2010 17:17

                                 

                                à  réveil qui a dit : « On veut nous faire croire que le nucléaire revient moins cher que l’éolien mais qu’en sera t-il je jour où mathématiquement une de nos centrales pètera […] ? »

                                Le monde entier est tenu au courant de chaque incident, même le plus minime, qui se produit dans l’une quelconque des centrales nucléaires françaises, dans l’heure même où il se manifeste.

                                Chaque fois qu’un incident se produit dans une centrale nucléaire les médias déversent des flots ininterrompus d’articles alarmistes, annonçant catastrophes épouvantables et dégâts irrémédiables.

                                Vous venez grossir la meute des prêcheurs d’apocalypse, des vendeurs de peur irraisonnée, et je ne puis m’empêcher de penser que vous trouvez quelque délectation morbide à pousser vos clameurs défaitistes et à tenter de plonger les gens dans la terreur.

                                Pourtant, malgré le nombre de ces incidents, rien de grave ne s’est produit en France.

                                En quelques jours, voire quelques heures, tout est rentré dans l’ordre.

                                Un nombre vertigineux d’associations (anti nucléaire mais qui se proclament « indépendantes »), en toute liberté (notez-le bien),  scrutent sans relâche la moindre faille, traquent le moindre becquerel superfétatoire, nuit et jour et cela depuis des années et des années.

                                Et rien.

                                Rien d’irréversible.

                                Aucun dommage irréparable.

                                Rien, même, d’un petit peu grave.

                                Alors, dans l’incapacité de prouver quoi que ce soit, il ne vous reste plus qu’à jouer les prophètes, les prophètes de malheur, d’un malheur tout hypothétique et parfaitement invraisemblable.

                                Parce que, voyez-vous, « mathématiquement », comme vous dites, une centrale ne peut pas « péter », ou, du moins, pas comme vous voudriez le faire croire.

                                Un accident grave se produira probablement, un jour ou l’autre, mais, parce que les accidents les plus graves qui peuvent arriver dans une centrale nucléaire se sont déjà produits, leur survenue est envisagée et les conséquences en seront limitées et resteront au niveau de ce qui est acceptable.

                                Pour en revenir au sujet qu’à lancé André Pellen, vous avez parfaitement le droit de préférer payer une électricité photovoltaïque à 0,60 euros pour vous mettre en règle avec votre idéologie.

                                Et je devrais avoir le droit de ne pas être fourni en électricité à plus de 0,04 euros puisque j’estime que cela suffit aussi bien à mes besoins immédiat qu’au confort des générations futures.

                                Seulement, je ne peux pas refuser cette électricité hors de prix et inutile.

                                Et cette situation est profondément injuste.

                                 


                                • bonnes idees 22 janvier 2010 13:10

                                  @ l ecolo

                                  Parce que Tchernobil pour vous ce n’est pas gravre. C’est juste un détail dans l’histoire sans importance. Sachez que le moindre pas nous y est interdit pendant de très longs moments. Il est vrai que le nuage radioactif est resté confiné à la lisière des frontières....Si, si je l’ai vu sur TF1. Nos vieilles centrales nucléaires, c’est à dire l’ensemble du parc at été reconduit par l’état pour de nombreuses années encore. C’est le fête chez Neuneu. Quand on est marié avec le diable, le divorce est impossible.

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