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Accueil du site > Actualités > Economie > Comment a-t-on pu en arriver là ?

Comment a-t-on pu en arriver là ?

Comment a-t-on pu accorder une confiance aussi aveugle dans des acteurs financiers qui ont manifestement pillé outrageusement le système économique auquel nous appartenons tous ? Comment a-t-on pu aller aussi loin dans l’incongruité sans qu’aucune autorité écoutée et respectée ne siffle la fin de la récréation ? Surmenage ? Défaut d’analyse ? Défaut de formation ? Aveuglement ? Irresponsabilité ? Incompétence ?

Il était une fois le moins pire des systèmes économiques qui était censé apporter « aux moins bien lotis d’une société (capitaliste) une situation meilleure que si elle n’avait pas existé », dixit le père fondateur du libéralisme, à savoir John Locke au XVIIe siècle.

Le constat aujourd’hui est amer car il semblerait que « les moins bien lotis » le soient à terme « encore bien moins ». Je parle dans un avenir immédiat de ces Américains classés « subprimes » et dans un avenir proche à nous-mêmes. Car, ne nous faisons aucune illusion, le nuage de la crise de défiance économique, financière et bancaire américaine ne s’arrêtera pas à nos jolies petites frontières françaises.

Deux faits ce week-end sont édifiants pour ceux qui veulent bien se donner la peine...

Un fait : « A court de liquidités et proche de la banqueroute, la banque d’affaires Bear Stearns, cinquième banque d’investissement des Etats-Unis, a été rachetée, dimanche 16 mars 2008, par sa concurrente JP Morgan Chase pour un montant de 236 millions de dollars, une somme jugée dérisoire et en dessous du prix du marché par les analystes. En effet, selon les conditions de l’offre, JP Morgan échangera 0,005473 action contre une action Bear Stearns, ce qui évalue cette dernière à 2 dollars seulement, contre un cours de clôture, vendredi soir à Wall Street, de 30,85 dollars. »

Un autre fait : « Le 17 mars 2008, après un conseil d’administration fleuve de quinze heures achevé dans la nuit de samedi à dimanche, Alitalia, détenue à 49,9 % par l’Etat italien, a accepté à l’unanimité l’offre d’Air France-KLM. Menacée de faillite dès la mi-2008, la compagnie n’avait pas d’alternative. Elle a dû approuver une offre financière plus basse que prévu, de moins de 10 centimes d’euros par action, contre un dernier cours de 0,53 euro vendredi. Air France-KLM propose une de ses actions en échange de 160 actions Alitalia, ce qui valorise la compagnie italienne à moins de 140 millions d’euros. »

Et personne n’élève la voix en dénonçant le rôle dévolu à un marché financier dans la valorisation d’un actif par la confrontation de l’offre et de la demande (du moins, le concept nous avait été vendu comme tel.) Car voyez-vous, alors que les informations négatives concernant les sociétés citées étaient connues de tous le vendredi, la valorisation de ces entreprises s’est écroulée de 93,5 % pour la première et de 81,1 % pour la seconde comme par enchantement au cours du week-end.

Il n’est pas question de critiquer ces offres car un actif ne vaut que par ce que l’on veut bien le payer. Qu’il y ait une prime de « grossiste de 15 à 20 % » pour quelqu’un qui achète l’ensemble, pourquoi pas ? Mais que cette prime soit aussi importante signe l’inefficacité de notre système financier et boursier pour évaluer « en toute transparence » ce que vaut vraiment un actif ! Et je n’évoque pas les spoliations que de telles offres feront subir aux actionnaires directs et indirects (possesseurs d’OPCVM investis dans ces titres) ! Car même dans un climat de défiance totale, les autorités de tutelles ne peuvent prôner l’instauration de la confiance et se défendre de toute action.

Comment est-ce possible qu’aucun journaliste spécialisé ou économiste ou financier ou banquier ou expert de renom qui possède un peu de jugeote ne s’en soit pas offusqué haut et fort ? Parce que voyez-vous si JP Morgan pense que Bear Stearns vaut 2 dollars par bout et si Air France pense qu’Alitalia vaut 10 cents d’euro par bout, alors c’en est fini de notre système capitaliste et du rôle de la bourse dans la juste évaluation de nos actifs financiers. Et l’on peut raisonnablement se demander si l’ensemble de la cote mondiale ne serait pas soumis à la même enseigne. Et cela est très grave pour tout le monde ! Pour les joueurs de Monopoly comme pour la fourmi que je suis ! Car il n’y a plus de repères, donc plus de confiance, donc... plus rien ne vaut ce que l’on veut bien en dire. Et il ne s’agit pas là de simple déflation : il s’agit purement et simplement de l’écroulement de nos outils d’évaluation et de contrôle ; que ce soit au travers de la bourse, des modèles de gestion du risque, des agences de notations ou du rôle de nos autorités de tutelle et de régulation.

Et là, me reviennent les lignes suivantes rédigées au début du XIXe siècle par cet étonnant économiste nommé Thorstein Veblen : « Les financiers en trafiquant des titres de propriété, par le recours au crédit et par l’émission de valeurs mobilières, échafaudent des édifices de papier, voués quelque jour à l’écroulement puisqu’ils reposent sur des fictions. »

N’aurait-il pas raison ? L’humaniste-libéral, que je suis, n’aurait-il pas fait un peu trop confiance à des acteurs qui manifestement se sont servis à outrance d’un système et qui sont aujourd’hui totalement dans le potage. N’ai-je pas un peu trop « accordé crédit » à un système qui sur le papier et en théorie était séduisant à bien des égards, mais qui en pratique a été dévoyé par des décideurs sans éthique ni scrupule. A ce propos, Martin Wolf, éditorialiste au Financial Times, donne une excellente définition de notre système financier : « La finance moderne se résume à ôter les risques des épaules de ceux qui sont capables de les porter (les banques), pour les mettre sur les épaules de ceux qui sont incapables de les comprendre. »

Comment est-ce possible que les autorités de tutelles aient accepté que Carlyle Capital Corp ait investi 670 millions de dollars dans 21,7 milliards de dollars de créances hypothécaires primes émises par Freddie Mac et Fannie Mae avec un effet de levier de 32x (je rappelle ici que si vous investissez avec un effet de levier de 32, pour chaque dollar mis sur la table, si le marché ne va pas dans le sens voulu, vous perdez 32 dollars. Faites l’affolant calcul si vous en pariez 200 millions).

Ne s’agit-il pas purement et simplement de dévoiement ? Comment a-t-on pu accepter cet état de fait ? Comment peut-on accepter une réalité qui n’aurait jamais dû être ? Mais qu’a fait la police ? Bâle II n’a de sens que si les mesures sont appliquées à la planète finance car la situation actuelle signe son inefficacité. Attention aux doctrines à venir qui voudront réformer la situation actuelle. Pour ce faire, rappelons-nous des dires de Ludwig Von Mises : « Les masses, ces millions de votants qui sont souverains dans une démocratie, doivent apprendre qu’ils sont manipulés par de fausses doctrines et que seule une société fondée sur le marché et la libre-entreprise peut leur apporter ce qu’ils désirent : la prospérité. Mais pour convaincre la foule, il faut d’abord convaincre les élites, les intellectuels et les hommes d’affaires eux-mêmes. » N’oublions jamais que le cœur de notre système financier est composé d’hommes et de femmes dotés de comportements tantôt rationnels, tantôt irrationnels.

A risque de contrepartie, je réponds par auto-responsabilisation des opérateurs et interdiction d’engager des investissements dépassant l’encours géré. L’effet de levier est purement et simplement banni.

Aux exigences de fonds propres comme au risque de crédit, je réponds que toute cession de dérivés de crédit ne dédouane aucunement son vendeur de ses obligations finales. Autrement dit, cela ne change rien pour son bilan et il a l’obligation d’en tenir compte.

A toute OPA avec prime négative, les autorités de tutelles doivent exercer leur mission principale, à savoir protéger l’épargnant-actionnaire de toute spoliation.

Car il faut aller vers plus de responsabilité, plus d’attention, plus de cohérence avec soi-même et les autres, plus de respect dans l’essence et de la lettre du système auquel nous appartenons.

Au-delà, aussi difficile que cela soit à admettre, seule la flexibilité des marchés et la libre-concurrence seront les seuls garde-fous et les plus fiables que nous ne pourrons jamais inventer.

Nous avons pris conscience du devenir de notre planète, de l’importance du développement durable, de notre responsabilité écologique et environnementale. Faisons le même chemin pour développer la finance respectueuse de son lendemain.


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92 réactions à cet article    


  • Yvance77 19 mars 2008 10:48

    Votre coup de sang sonne juste, malheureusement devrais-je dire !

    Cela dit il me revient en mémoire une tres belle maxime de Regis Debray :

    "A trop vouloir faire de l’économie une idéal, nous faisons l’économie de l’Idéal"

    Cela à tout son sens aujourd’hui, sauf pour des abrutis de la race lernalienne et cons_ort.

     

    A peluche

     


    • stephanemot stephanemot 19 mars 2008 15:15

      L’économie n’est pas une technique mais un domaine d’étude. Du XVIIe au XXe siècle, on a eu droit à des débats théoriques majeurs entre des approches très différentes puisque se fondant souvent sur des visions de l’homme et du monde très différentes.

      Je constate une démission intellectuelle généralisée depuis la défaite par auto-KO de l’utopie soviétique.

      L’altermondialisme ? Il traduit une attente de nouveauté sans apporter de réponse.

      La multiplication des bulles traduit pour sa part l’absence de vision stratégique et l’abandon du fait économique aux mains de financiers qui non contents de ne rien comprendre aux métiers des autres se permettent d’oublier leurs propres fondamentaux.

      Une chose est certaine : les réponses à court terme proposées par les banques centrales ne changeront rien, et c’est à l’ensemble des acteurs de revoir leur stratégie, leur façon d’appréhender leur métier et leur environnement :

       


    • HELIOS HELIOS 19 mars 2008 16:45

      Avez vous pensé, que le cours des actions echangées correspondait aux actifs, evidement mais a ce qu’il y avait dans le "passif" en terme de dettes ? Dans ce contexte, l’action vaut bien 30$ a la bourse, et 2$ dette comprise, pour celui qui en rachete la creance.

      Ah, oui, me direz-vous, et les petits porteurs ?. Je vous repondrais rapidement, mais fermement que c’est le mieux qu’ils puissent esperer. Vendre la banque "a la casse" parce que personne n’a voulu y mettre les 2 $ c’etait la perte totale qui leur etait promise.


    • Bigre Bigre 20 mars 2008 09:00

      a la casse, ... les biens immobiliers valent plus que le prix payé .... il y a de la toute bonne affaire là dessous !


    • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 19 mars 2008 10:54

      Bonjour la fourmi, et merci pour votre article et votre intéressante réflexion. Une remarque toutefois au sujet de ce que vous préconisez  : " A risque de contrepartie, je réponds par auto-responsabilisation des opérateurs et interdiction d’engager des investissements dépassant l’encours géré. L’effet de levier est purement et simplement banni. "

      Tout-à-fait d’accord pour l’effet de levier, qui est l’amplificateur caractéristique des bulles financières. Par contre, pas d’accord sur l’auto-responsabilisation des opérateurs... parce qu’on voit ce que cela donne quand c’est le cas !

      Ce petit lien est intéressant, il s’agit de la position de 7 prix Nobel d’économie sur l’éventualité d’une réforme du fonctionnement de la finance. Celles de Maurice Allais et de Clive Granger me paraissent les pistes les plus intéressantes, mais ce n’est qu’un avis personnel...

      http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/regulation-les-solutions-de-sept-nobel-d-economie_145898.html

       


      • ZEN ZEN 19 mars 2008 11:20

        bonjour Yves,

        Merci pour ton lien. Relire Allais : un impératif...

        Une belle formule dans l’article :

        " Martin Wolf, éditorialiste au Financial Times, donne une excellente définition de notre système financier : « La finance moderne se résume à ôter les risques des épaules de ceux qui sont capables de les porter (les banques), pour les mettre sur les épaules de ceux qui sont incapables de les comprendre. »


      • Patience Patience 20 mars 2008 06:00

        Les banquiers savent très bien que l’arbre qui monte au ciel finit par s’écrouler.

        Mais ils se marrent quand ils trouvent des blaireaux qui veulent toujours aller plus haut.

        Allez-y ! Grimpez ! On vous attend et on tient la corde (pourrie bien sûr).

        Héhéhéhé....

         

         


      • Danjou 19 mars 2008 10:58

        J’apprécie votre article et vous vous posez les bonnes questions. La cupidité, le profit court termiste sont les seuls principes de ce système absurde érigé en dogme. La fin (l’enrichissement à outrance et sans fin de quelques uns) justifie tous les moyens (le détournement de toutes les règles de bonne gestion et la spoliation). Ne cherchez pas dans ce système un quelconque intérêt pour la masse qui va payer la note.

        Un libéral humaniste. 


        • saint_sebastien saint_sebastien 19 mars 2008 10:59

          certains tombent des nues, alors que tout est parfaitement organisé.

          une crise est un changement de paradigme.quand certains perdent,d’autres gagnent

          ce qui n’est pas normal est que ce soit le citoyen de base qui renfloue les pertes des boites privées, alors qu’il ne touche aucun dividende quand tout va bien.

          le cas de Bear Stearns est une nationalisation déguisée, belle exemple de libéralisme, on voit bien que ce système est une arnaque.


          • tvargentine.com lerma 19 mars 2008 11:01

            AliItalia n’a rien à voir avec la crise financière

            Cette société est à l’image d’Air France en 1993 c’est à dire en faillite

            La différence c’est qu’en France il existe le bras financier de l’Etat (la Caisse des dépots) pour intervenir et prendre une part active au redressement pour ensuite la revendre une fois les équilibres restaurées.

            C’est ce qui s’est passé avec AIR FRANCE

            En Italie,vous n’avez pas le même chemin et AliItalia n’a pas su se moderniser ou s’agrandir et la compagnie se retrouve abandonnée par le gouvernement italien et ses actionnaires

            C’est donc une bonne affaire pour AIR FRANCE de reprendre AliItalia

            Ensuite le problème de la faillite du systeme financier américain qui a poussé son processus de crédit jusqu’a en mourrir est beaucoup grave pour l’économie car c’est un immense jeu de domino qui s’éffondre sur le temps.

            Même si la bourse va flamber de temps en temps pour de simples raisons spéculatives à court terme,le système va continuer à s’écrouler

            La question est de savoir si cela va ressembler à la crise qu’on connu durant 10 ans les japonais ou si la grave sera une recession économique mondiale entrainant tout le monde dans l’abime ?

            Déjà la Chine commence à se fissurer socialement et bientôt nous verrons que ce geant ne s’est fait que sur des fondations en carton pate

             


            • Forest Ent Forest Ent 19 mars 2008 11:13

              D’accord avec l’ensemble de ce post.

              Pourtant je vous trouve faux-cul, parce que vous m’avez répondu à propos de la finance US il y a 6 mois que j’inventais tout par anti-américanisme primaire (vérifiable).

              Vous êtes schizophrène ou vous avez des convictions indexées sur le dollar ?


            • Yvance77 19 mars 2008 11:15

              Pincez moi je rêve, il vire au rouge le "single neuronne"

              Mais alors comment défendre après cela le bon camarade Nico qui côté amis_qui_spéculent semble bien pourvu et entouré.

              Il ne vit que dans le rêve de leurs ressembler non bon Pipole 1er du nom.

              Ahhh contradiction quand tu nous tiens.

              Encore un effort lerna et au prochain scrutin votage pour le postier

               


            • saint_sebastien saint_sebastien 19 mars 2008 11:26

              lerma communiste ?


            • JoëlP JoëlP 19 mars 2008 11:30

              Encore mal informé lerma

              L’état italien a mis déjà largement la main à la poche. Sous Berlusconi et sous Prodi...

              Je lis : (la commissaire européenne aux Transports, Loyola de Palacio, jeudi à la presse.)

              "Palacio, dont le mandat européen arrive à terme ce mois-ci, est farouchement attachée à la libéralisation du transport aérien en Europe et a affirmé qu’elle n’autoriserait pas un nouveau renflouement d’Alitalia de la part de l’Etat italien.

              "Mercredi, Palacio n’avait ni infirmé ni confirmé des informations voulant que l’exécutif européen ouvre une enquête approfondie sur le fait de savoir si la restructuration de la compagnie aérienne italienne comporte une aide publique illégale, un processus susceptible de durer un an et demi.


            • Gasty Gasty 19 mars 2008 12:22

              Lerma pête les plombs ici


            • jako jako 19 mars 2008 13:54

              Gastyvox ! enkor !


            • Forest Ent Forest Ent 19 mars 2008 11:11

              Après chaque crise, on appelle à la transparence, à la régulation et aux règles prudentielles. C’est trop tard, mon bon monsieur. Il fallait le faire avant. Et si vous l’aviez fait, comme beaucoup d’entre nous, vous vous seriez fait traiter de "marxiste bobo anti-capitaliste anti-américain-primaire". Et on nous répondait que tout allait bien à bord. Surtout des "experts en économie" qui nous répondaient (authentique) :

              - les liquidités mondiales sont inépuisables, un credit crunch est impossible

              - la productivité US est la plus élevée au monde

              - le système financier US est le plus performant

              - les fonds spéculatifs aximisent le rendement du capital investi

              etc, etc, etc ... Relisez les articles éco de AV il n’y a ne serait-ce qu’un an, c’est à hurler de rire jaune.


              • millesime 19 mars 2008 16:21

                 

                 

                c’est tout à fait vrai, la moindre critique du système est considérée comme "socialo-communiste"

                il n’est pas question de remettre en cause l’économie de marché le meilleur système d’échange, mais de faire le constat que la machine souffre de mauvais réglages "évidents" et qu’il est nécessaire d’y remédier

                je crains toutefois qu’il ne soit "trop tard" et que certains comme les membres de la TRILATERALE et du BILDERBERG s’y sont préparés (Brejinski étant le secrétaire permanent de la trilatérale)


              • JoëlP JoëlP 19 mars 2008 17:54

                On dirait du Jean-Marc Sylevestre. Aujourd’hui le Jean-Marc il réclame une intervention des états et des banques centrales. Il ne manque pas d’air. En plus, il approuve la pression de Sarko sur le conseil d’adminstration de la Société générale pour virer le dirlo. Ce type n’a pas de principe.

                Qu’on le change de tranche horaire, SVP, je n’a pas trouvé de radio-réveil qui baisse le son entre 7:22 et 7:27 le matin du coup, j’écoute d’autres radios.


              • Alberjack Alberjack 19 mars 2008 11:47

                Très très bon article où l’auteur s’interroge sur les raisons et les responsabilités de ce marasme.

                AMHA la raison est simple : les responables se foutent des conséquences des dysfonctionnements des systèmes économiques et financiers que nous connaissons actuellement.

                C’est le profit immédiat qui compte, point barre. Rappelez vous l’affaire Soros (http://fr.wikipedia.org/wiki/George_Soros), surnommé l’homme qui fit sauter la Banque d’Angleterre.

                Extrait :
                Soros devint célèbre, lors du mercredi noir (16 septembre 1992), en spéculant contre la livre sterling. La Banque d’Angleterre fut forcée de sortir sa devise du Système Monétaire Européen. La plus-value qu’en aurait tiré Soros serait d’environ 1,1 milliard de dollars. Il fut surnommé pour cela « l’homme qui fit sauter la Banque d’Angleterre ». Durant la crise financière asiatique de 1997, dans des circonstances similaires, le premier ministre de l’époque Mahathir bin Mohamad accusa Soros de spéculer sur la devise malaisienne, le ringgit. Cette opération coûtera deux ans de développement à la Thailande.


                • Mr Mimose Mr Mimose 19 mars 2008 11:52

                  Les pertes de la Bear Stearns (5ème banque au USA) ont été épongé par la FED à hauteur de 30 milliards de dollars sur le dos du contribuable.

                  Quels moyens ont les USA pour sortir de cette crise qui ne fait que commencer, les nouvelles étant de plus en plus alarmantes chaque jour ? (il y a 6 mois ceux qui parlaient d’une récession aux USA étaient tendrement tournés en dérision)

                  Tout le monde est d’accord pour dire que si les USA tombent, le reste du monde sera entrainé dans la chute.

                  Les Etats-unis vont bientot abattre leur dernière carte, leur joker, l’entrée dans un conflit mondial soutenu par leur énorme supériorité militaire sur le reste du monde. Et nous serons avec eux car ont à pas le choix


                  • chmoll chmoll 19 mars 2008 11:55

                    et des ceçis et des cela,l’principal pour moi dans s’t’affaire ,si la nouvelle boite ,f’ras des billets à moins d’60€ aller et r’tour pour nice

                    si oui, ben ça m’dérange pas qui ad’la magouille


                    • denis84 19 mars 2008 12:07

                      Au début tout était simple :

                      je te donnes un steak (ou un soulier ou un chapeau) et tu me donnes un billet de banque

                      Le virus s’est introduit dans le système le jour ou quelqu’un a commencé à attribuer une valeur INTRINSEQUE au billet lui-meme

                      Puis le mal s’est exponentiellement aggravé quand la spéculation a commencé sur cette valeur

                      Aujourd’hui tout est toujours simple :

                      la richesse n’est que virtuelle,et ne permet plus d’acheter le steak !!


                      • Brieuc Le Fèvre Brieuc Le Fèvre 19 mars 2008 12:25

                        Responsabiliser la finance, c’est rendre le contrôle de l’émission monétaire au peuple (nous avons vu que ni les Etats ni les banques privées ne sont capable de se retenir de faire tourner la planche à billets quand ils l’ont entre les mains). Un contrôle du parlement sur une émission monétaire d’Etat est nécessaire pour limiter la casse. Cette monnaie d’Etat, gratuite et sans intérêt, doit servir à financer les dépenses d’infrastructures de la Nation (pas le fonctionnement, qui doit résulter des ressources fiscales, générées d’ailleur par la circulation de la monnaie d’Etat, donnée en salaire aux intervenant des chantiers d’infrastructure). Rien n’empêche par ailleurs le crédit privé, basé sur un multiplicateur sévèrement encadré et contrôlé, mais auquel l’Etat ne pourrait prétendre pour son propre compte (pas d’endettement de l’Etat après des banques privées, et pas d’intervention de l’Etat en cas de conneries des privés). Ce qu’il nous faut, c’est une loi de séparation de la finance privée et de l’Etat, comme celle qui a permis, en France, de débarasser la politique de l’influence des Eglises.

                        Quant à responsabiliser et humaniser l’économie, je reprends mon leitmotiv : croissance zéro par une voie politiquement choisie. Sinon, c’est la nature qui choisira pour nous. Ce qui implique, entre autre, de modifier en profondeur notre système économique, qui a structurellement besoin de croissance pour perdurer, essentiellement à cause de la pratique de l’émission monétaire privée payante (intérêt sur le crédit). En effet, chaque crédit génère de l’intérêt, qui n’est pas émis par la banque en même temps que le principal. Pour rembourser capital et intérêt, le débiteur doit trouver sur le marché plus de liquidité que la banque créancière n’en a injecté. Comme près de 97% de la monnaie en circulation (masse monétaire M3) est de la monnaie de crédit générant un intérêt non créé à la date de l’émission du principal, la conclusion est simple : il n’y a pas assez d’argent à l’instant t pour rembourser toutes les dettes dues. Ce qui oblige fatalement à accroître la masse monétaire par de nouveaux crédits, eux mêmes générateurs d’intérêt. Le phénomène est auto-entretenu, et auto-accéléré. Seule l’inflation, en "dégonflant" la valeur de la monnaie émise, et donc celle de la masse d’intérêt à rembourser, permet, sur le moyen/long terme, de limiter la casse. Or, comme nous sommes en période de croyance en la vertu de l’inflation zéro...

                        Quant à la soi-disant politique de rigueur monétaire pour limiter l’inflation, parlons-en : la BCE a fait augmenter depuis plusieurs années la masse monétaire en euro M1 (monnaie centrale) de 10% par an, quand une croissance de 2,5%, plus une marge d’erreur de 2%, auraient dû limiter cette augmentation à moins de 5%. La BCE schizophrène ? Le résultat est là : surliquidité dans la finance, spéculation sur l’immobilier, les arts, etc, avec comme conséquence surtout une ouverture illimitée du crédit privé pour la consommation. Aujourd’hui, les conséquences nous retombent dessus en pluie, à travers une grave crise financière et immobilière, qui commence à toucher l’économie réelle (cas de Alitalia ?)


                        • denis84 19 mars 2008 12:29

                          C’est à peu près ce que j’ai essayé de dire avec des mots "simples"


                        • Mr Mimose Mr Mimose 19 mars 2008 12:52

                          Le 4 juillet 2008 jour de la fete nationale un attentat à la bombe sale à lieu sur le territoire américain
                          Le 5 juillet le président américain G.W BUSH décréte la loi martiale
                          Le 6 juillet le président américain accuse un groupe de terroriste soutenu par l’iran d’etre à l’origine de l’incident
                          Le 8 juillet des avions de chasses américains frappent le territoire iranien, c’est l’escalade, la syrie entre dans le conflit
                          Embrasement des attentats en irak, le Hamas et le Hesbollah lance une vague de terreur contre Israel
                          Israel réplique en attaquant simultanément la Syrie et l’Iran.
                          Le 12 juillet les intégristes renversent le gouvernement Musharraf au pakistan.
                          Les américains prennent peur et menacent d’attaquer le Pakistan
                          Le 15 juillet le pakistan entre dans le conflit en appuyant la Syrie et l’Iran.
                          Le 20 juillet les soldats US envahissent l’iran, russes et chinois protestent.
                          Le 22 juillet le pakistan menacé par Israel et les USA, lance leur premiere bombe atomique en direction d’Israel
                          Réplique immédiate de Washington et Tel-Aviv, le pakistan est rayé de la carte.
                          le 30 juillet la Chine prise dans un étau, menace directement Washington, des accrochages ont lieu entre navires de guerres des deux puissances
                          Washington détruit les satellites de communication chinois.
                          Le 2 aout la russie entre en conflit et envoie ses troupes en Afghanistan.

                          Le conflit est mondial.

                          Le 3 octobre, un quart de la population mondiale à disparu
                          Russie, Etats-unis, Chine et Israel sont à l’agonie, des retombées radioctives ont lieu sur toute la planéte
                          Les survivants érent à travers les rues pillant et tuant à tout va.
                          Tout les gouvernements sont tombés.
                           

                          le 4 juillet 2009, il ne reste plus que 1.5 milliard d’humains qui tentent de survivre tant bien que mal

                           


                          • faxtronic faxtronic 19 mars 2008 13:23

                            Tenter de survivre sans la Chine, la Russie, les US , l’Iran, le Pakistan et Israel. Chouette, cela nous fera des vacances.

                            le Bresil vaincra


                          • SohailMaskeen 24 mars 2008 22:07

                            Bon soir

                            ce qui me choque dans ce que vous insinuez c’est cette phrase : "Le 22 juillet le pakistan menacé par Israel et les USA, lance leur premiere bombe atomique en direction d’Israel Réplique immédiate de Washington et Tel-Aviv, le pakistan est rayé de la carte".

                            Si le Pakistan lance une salve sur Israel, il n’y a plus d’Israel, certes le Pakistan aussi est détruit, mais vous ne priviligiez que la destruction du Pakistan seul ? Est ce un oubli ou une insinuation comme quoi le Pakistan est incapable d’atteindre l’invincible Etat d’Israel ???? Vous devriez mener une enquête sur le net sur les capacités ballistique du Pakistan et d’Israel avant d’affirmer ce genre d’idées préconcues sur la fragilité d’un Etat et sur l’invicibilité d’un autre. Israel a vaillaiment tenu devant les armées arabes avec l’aide des USA. Le Pakistan lui résiste à l’Inde depuis 60 ans avec les sanctions internationales.

                            Je me permet de vous signaler que la guerre froide était un état permanent de tensions internationales et cela à plusieurs fois faillit se transformer en bataille nucléaire. Pour autant on est toujours là et la vie continue. Certes vous arriverai à informer certains de ce danger lattent mais la majorité du public internationale est incapable d’avoir accès aux informations indépendantes et impartiales. J’epère que votre goutte d’eau fera son effet mais je reste pessimiste quant à la théorie du chaos. Un bon article doit vérifier l’etat actuelle pour en tirer des conclusions (même farfelues) sur le futur, mais si votre vision actuelle des choses est déjà broillée par des préjugés, comment voulez vous ne serait ce qu’imaginer le futur ???

                            Je me permet de rebondir sur la fin de votre commentaire. je cite : "un quart de la population mondiale à disparu Russie, Etats-unis, Chine et Israel sont à l’agonie".

                             

                            Voilà un exemple flagrant de votre erreur, comment pouvez vous citer trois grands etats, qui sont reconnus comme étant des puissances internationales et rajouter Israel comme étant leur égal ????? Et l’Inde elle vit sur une autre planete ? L’Inde n’a t-elle pas un différent avec le Pakistan ? Ne joue t-elle aucun rôle dans ce conflit ? Avez vous vraiment cherchez ou inventez vous un scénario complètement bidon qui ne ferait que mettre en avant l’urgence et le catastrophisme ?

                             

                            Je remarque enfin que vous priviligiez la supériorité de Tsahal sur le reste de la région. Alors dites moi que se passe t-il si le Hizbullah lance des roquettes avec des grenades atomiques comme charge explosive sur toutes les grandes villes d’Israel ? Vous me direz mais le Hizbullah n’a pas de grenades atomiques et je vous répondrai qu’Israel est aussi grand que le département du Val d’Oise et qu’il suffit d’une frappe atomique pour mettre fin à votre poulain israelien que vous mettez tant en avant.


                          • Lisa SION 2 Lisa SION 19 mars 2008 13:37

                            N’oublions jamais que le cœur de notre système financier est composé d’hommes et de femmes dotés de comportements tantôt rationnels, tantôt irrationnels...avez vous écrit.

                            Il faut savoir raison garder scandent nos elites. Mais, face à la manette, il doit être tentant de tirer dessus comme au casino...Doubler...ou tout perdre ! Le princpe d’équilibre n’existe que si l’on spécule sur nos gains, mais réels et non fictifs.

                            Mais, quand la valeur monnaie s’effondre, ce sont ceux qui en ont le plus qui perdent le plus... ?

                            Quand la nature se charge de provoquer l’arrêt, cela est plus brutal que si la décision est d’origine humaine. Mais pour cela, il faut une main de maitre aux commandes...Qui ? Le plus rationnel de tous.


                            • SbII 19 mars 2008 15:05

                              La différence c’est qu’en France il existe le bras financier de l’Etat (la Caisse des dépots) pour intervenir et prendre une part active au redressement pour ensuite la revendre une fois les équilibres restaurées.

                               

                              Cela s’appelle mutualisation des pertes et privatisation des profits...ou beaucoup plus prosaiquement : ravalement des sphincters du contribuable au profit des financiers


                              • Bernard Dugué Bernard Dugué 19 mars 2008 16:10

                                Intéressant article

                                Qui ne doit pas nous faire oublier que le marché est plus généreux que l’évaluation des politiques

                                160 millions d’euros pour Alitalia, mieux que le franc de Thomson, c’est ce qu’avait déclaré Juppé quand il était à Matignon, Thomson, ça vaut un franc.


                                • millesime 19 mars 2008 16:11

                                  croire à l’auto-responsabilisation des opérateurs est une vue de l’esprit, tout comme celle de croire que les marchés peuvent s’auto-réguler. !

                                  Aux politiques et aux élus d’organiser et mettre en place des systèmes de contrôle pour modifier un certain nombre de réglage de la machine économique, des contres-pouvoirs etc...

                                  en ont-ils la volonté..politique ?

                                  (il y a quelques temps les allemands avaient demandé une régulation des hedges funds, les US ayant répondu qu’ils faisaient confiance au marché pour s’auto-réguler....lol, lol, lol)

                                  une toute petite remarque humoristique ; un gérant à son client ...combien voulez-vous gagner Monsieur ? le maximum...mais encore combien ? le maximum bien sûr.... !


                                  • sisyphe sisyphe 20 mars 2008 13:12

                                    Houla !

                                    Un dangereux crypto-socialo-gaucho-bolcho-angelo-droit-de-l’hommiste, résidu de 68, anti-americaniste primaire, anti-liberté-du-marché : vite, la sévère maîtresse Dati avec son fouet SM, pour chatier l’hérétique, sur l’autel de Saint-Bolloré et du Dieu-dollar : à mort !!


                                  • el bourrico 19 mars 2008 16:22

                                    Ce que je retiens de tout ça... tout simplement que la pseudo science moderne nommée "économie" n’est qu’une vaste fumisterie ésotérique. En clair, même ceux qui prétendent y comprendre quelque chose n’y entravent rien du tout. Et c’est bien normal, car l’humain en tant qu’individu n’est ni quantifiable, ni prévisible, on nepeut le mettre dans les cases d’un tableau. Et les théories de marketing (ce mot me fait vomir) n’y changeront rien.


                                    • Yves Rosenbaum Yves Rosenbaum 19 mars 2008 20:22

                                      « Un économiste est quelqu’un capable d’expliquer doctement le lendemain pourquoi il s’est si lourdement trompé la veille. » ............. Jacques Attali


                                    • Roland Verhille Roland Verhille 19 mars 2008 16:39

                                      Bien vu de mettre en cause les attitudes de chacun. Mais ce n’est pas là toute l’histoire. Les criminels sont coupables, mais leurs provocateurs le sont autant, et même plus lorsqu’ils sont les agents de l’Etat, et lorsqu’ils sont les politiciens pilotant plus ou moins ouvertement ces agents de l’Etat. Au delà de cette identification des coupables, il y a la conception du rôle de la puissance publique en matière d’économie. Dans le cas qui nous occupe, il est clair que ces crises financières à répétition d’intensité croissante sont causées par l’usage fait de la monnaie : un moyen de doper l’activité économique. En réalité, le dopage a pris une telle ampleur que ce n’est plus l’activité économique qui est dopée, mais les activités purement spéculatives. Tout dopage débridé se termine mal.


                                      • sisyphe sisyphe 20 mars 2008 13:17

                                        Ah le retour de Monsieur Verhille et de son obsessionnelle phobie de l’état !

                                        Pour Monsieur Verhille, ces pauvres spéculateurs sont les victimes de l’état ; d’ailleurs, pour le bon monsieur Verhille, si vous cherchez un coupable, quoi qu’il en soit, accusez l’état : vous aurez toujours juste !

                                        Et sinon, Monsieur Verhille, qui est-ce qui va renflouer toutes ces banques après leurs coups foireux, leurs spéculations hasardeuses, et leurs faillites ? Qui remêt des centaines de milliards de liquidié dans le circuit pour les empêcher de sombrer, les unes après les autres ?

                                        Allez-y pour la réponse, Monsieur Verhille : pour une fois, elle tombera juste !

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