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Accueil du site > Actualités > Economie > Comment liquider l’Etat providence tout en se prétendant de Gauche (...)

Comment liquider l’Etat providence tout en se prétendant de Gauche ?

Les temps difficiles que connait notre pays depuis la fin de l’année 2008 provoquent non seulement des questionnements angoissants parmi nos concitoyens mais pourraient (ultime paradoxe) confronter au final les grandes âmes de gauche à leurs responsabilités sociales et éducatives dans une crise qui n’est pas seulement celle du capitalisme ou de cet « affreux » et si commode à critiquer système libéral.

Comme l’a (une fois de plus) si bien résumé Jacques Attali en 2010 dans l’un de ses ouvrages (Dans 10 ans tous ruinés ?) la dette en France est d’abord le résultat d’une absence de consensus social et économique. D’accords sur rien (la redistribution, les prélèvements, le coût du travail), la Gauche comme la Droite ont allègrement emprunté pour maintenir une unité et un système économique de façade.

Désormais notre pays est au pied du mur (peut-être déjà le dos au mur) : Le poids de la dette est va devenir insupportable et les conditions avantageuses auxquelles nous empruntons encore (pour quelques mois) ne doivent pas faire illusion : nous avions vécu depuis 40 ans au-dessus de nos moyens et il va falloir régler une addition lourde (la dette étant bien celle de tous les français qui ont vécu à crédit sur le dos d’un Etat dispendieux depuis 40 ans).

Cette économie dispendieuse démarra sous la Droite avec Giscard lors du premier choc pétrolier quand les pouvoirs publics décidèrent de faire payer le coût de la crise aux entreprises et non aux citoyens. Les prélèvements sur le travail commencèrent et très vite les résultats de cette politique déplorable apparurent : le chômage de masse s’installa, au lieu de travailler plus et mieux pour remonter la pente nous installâmes un système pervers de subventions du travail, de garderie de la population sans travail (le fameux traitement social du chômage qui consista à garder le plus longtemps possible les jeunes dans le système éducatif tout en virant le plus tôt possible les seniors de l’activité).

Les entreprises avaient bon dos et plutôt que de baisser le coût du travail (et donc le périmètre de l’Etat providence) on préféra charger la barque jusqu’à ce paradoxe où nous sommes parvenus d’ éliminer du travail la moitié de la population en âge de travailler (de 16 à 24 ans aucun jeune ne travaille en France, à partir de 57 ans plus personne ne travaille non plus, les peu qualifiés sont écartés aussi du fait de Droits sociaux et de salaires élevés, les handicapés sont « sponsorisés » par des taxes mais jamais réellement employés leurs compétences…) .

En France en 2012 il reste peut-être 10 millions de travailleurs actifs (qui créent une vraie valeur par leur activité, ni fonctionnaires sans affectation ou réel travail, ni salariés aidés dont le poste de travail ne tient plus qu’à coup de subventions publiques) pour 65 millions de personnes vivant, mangeant, se soignant tous les jours bien évidemment.

Une question devrait désormais être posée (alors que les socialistes s’engagent à plomber encore plus les comptes de l’assurance vieillesse) et  que des millions de Baby boomer devraient (mettons cela au conditionnel) partir à la retraite dans les 4 ou 5 prochaines années (1/4 des effectifs chez EdF par exemple) : qui va payer le social, la santé, le logement, la sécurité, l’alimentation de ces millions de personnes qui seront des inactifs de plus ?

Pas les jeunes évidemment, ils ne trouvent déjà pas de travail suffisamment payé, ils ont bien conscience que toutes les bonnes places sont prises et qu’on ne leur fait qu’une place marginale et déclassée au travail. Ils n’ont souvent et très logiquement  aucunement envie de participer à un système de financement biaisé où leurs parents et grands-parents ont tiré des traites sur leur avenir et pour lequel on leur demande de cotiser sans réelles garanties sociales futures.

Michel Godet, professeur au Cnam (honni par la Gauche qui n’aime pas entendre certaines vérités) l’a bien expliqué lors du débat sur le report de l’âge de la retraite : notre système de retraite par répartition n’a rien à envier au système pyramidal de Bernard Madoff : on paie les retraites actuelles avec les cotisations des actifs mais si ces actifs viennent à diminuer (la génération des baby-boomers atteignant la fin de carrière)  et si les retraités vivent désormais presque aussi longtemps à la retraite qu’en activité ce système ne peut qu’être condamné à la faillite totale (que certains espèrent masquer par de nouvelles et prétendues indolores dettes).

Pour celui qui fréquente le monde des (grandes) entreprises aujourd’hui, une évidence s’impose : le travail (surtout le travail non ou peu qualifié) n’est plus rentable en France. Payer le Smic à une hôtesse de caisse est devenu hors de prix dans un monde concurrentiel. Si les pauvres voient aujourd’hui leur pouvoir d’achat diminuer c’est avant tout parce qu’ils ne peuvent plus s’acheter le travail d’autres travailleurs en France (ils peuvent tout juste désormais acheter des produits fabriqués dans n’importe quelle condition sociale à l’autre bout du monde).

On accuse les grandes surfaces ou les gros producteurs de provoquer la hausse des prix alimentaires mais quand un ménage pauvre achète une salade ou des fruits il achète avant tout de la main d’œuvre (il est plus coûteux socialement de produire une salade, de la transporter et de la vendre qu’un paquet de biscuits industriels ou de chips). Le coût de la main d’œuvre devient donc hors de prix pour un travailleur gagnant le SMIC aujourd’hui en France. Il ne pourra sans doute plus jamais acheter des produits de bonne qualité fabriqués en France car il ne peut se payer le travail des autres (la visite d’un plombier et 30 minutes de son travail coûte 100 euros soit plus d’une journée de travail d’un Smicard).

Les solutions que nous avions trouvées depuis 30 ans tenaient évidemment de la fuite en avant :

  • importations massives diverses et variées : aliments (les fraises espagnoles produites en Andalousie par une armée de travailleurs misérables venus d’Afrique), de vêtements (le T-shirt en coton à 2 euros à l’hyper du coin), de solderies (les gadgets pas chers qui terminent à la poubelle dans le mois qui suit leur achat) de produits électroniques grands publics (on ne produit plus de TV u de téléphone en France depuis longtemps) ou même désormais de voitures (autrefois les riches achetaient des voitures étrangères et les pauvres des voitures françaises, aujourd’hui les pauvres achètent des Logan ou des voitures coréennes).
  • Hausse régulière des salaires de plus en plus déconnectées des résultats économiques (les coups de pouce du SMIC augmentant mécaniquement le chômage). Si durant les 30 glorieuses ces hausses avaient pu être justifiées par les hausses de productivités liées surtout à la machine industrielle (puis à l’informatisation des services), ces hausses désormais sont contre-productives. Aussitôt absorbées par la machine commerciale (plus de ventes d’écran plats ou de voitures importées)  elles ne contribuent plus à une relance keynésienne de l’activité mais au creusement des déficits.
  • De nouveaux droits économiques sociaux à l’infini. Le mois de mai que nous traversons aura vu une nouvelle fois le travail déserter notre pays pendant presque un mois. Les ponts, vacances, RTT et divers congés que prennent allègrement les travailleurs (qui y sont presque contraints par le Code du Travail) aboutissent à ce que le travail soit négligé durant une partie importante de l’année. A partir du mois de mai on prépare en France la grande transhumance d’été et le travail (pressé, stressant et contraint) est laissé sous le boisseau durant des mois.
    Dans nombre d’entreprises internationales on a cessé de confier aux équipes françaises les dossiers importants tant il est devenu impossible de faire travailler des français  qui sont perpétuellement absents (et bien plus malades qu’ailleurs). En fait investissant peu dans un travail vécu comme aliénant les français ont massivement décidé de chômer et de se désinvestir du travail (sinon comment expliquer notre perte évidente de compétitivité ?).

Tous les nouveaux droits sociaux qui seront désormais explorés ou inventés (et les socialistes ont beaucoup d’imagination pour faire chômer les travailleurs), tous ces droits sociaux aboutiront exactement à l’effet inverse recherché : la régression de la sphère salariale en France avec un travail de plus en plus précaire et journalier (nous reviendrons à ce titre au sort des journalier du XIXème siècle) et la perte d’indépendance financière (et donc sociale) entraînée par une dette devenue incontrôlable.

Ivres de dettes (tout en haïssant les  créanciers qui nous assurent nos fins de mois) et de temps libres les français ont décidemment mal abordé le XXIème siècle. Soit ils réagiront (en prenant conscience que le redressement sera l’affaire d’au moins une génération) soit ils abandonneront tout honneur et conscience d’eux même pour se payer de mots tout en donnant à quelques naïfs esprits des leçons de social à crédit.


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40 réactions à cet article    


  • Scual 24 mai 2012 09:30

    Cet article reprend le Grand Mensonge, à savoir que nous avons vécu au dessus de nos moyens.

    C’est faux.

    Des représentants politique corrompus ont volontairement baissé les revenus du pays et emprunté pour dissimuler la catastrophe au peuple.

    Ce n’est pas une crise de la dette mais une escroquerie... par contre on peut parler de crise politique, car c’est nos élus qui nous ont trahi. En ce qui concerne le dette, les études sont sans appel, elle n’existerait pas si on n’avait pas abaissé les impôts.

    Puisque la comparaison avec les ménages est toujours utilisée, c’est comme si on allait voir notre patron pour lui demander de diminuer fortement notre salaire et qu’on continuait après ça à vivre pareil en s’endettant pour y arriver et en sachant qu’on ne pourra pas payer le crédit et encore moins les intérets, le tout en continuant régulièrement à aller demander des diminutions de salaire à notre patron ! Quand on vous dit qu’on a vécu au dessus de nos moyens, on veut vous faire croire que vous avez fait ça de plein gré alors qu’en réalité pas un seul Français n’aurait accepté...

    Alors quand on veut reprendre ce qu’on nous a extorqué pour le donner aux riches en se contentant seulement de rehausser les impôts comme avant, on est déjà bien gentil de leur laisser le magot qu’ils se sont fait sur notre dos et de payer pour eux... on pourrait aussi récupérer rétroactivement le tout. Qu’ils se réjouissent de notre gentillesse. Et je ne rappelle même pas que quand ils abusent trop le peuple ne leur laisse d’habitude même pas la tête sur les épaules, alors ils peuvent danser de joie face à tant de bonté et de fairplay de notre part, parce que eux ils l’ont jouée sale avec nous.

    La dette est bel et bien le résultat d’un choix politique. Celui de sacrifier le pays pour baisser les impôts d’une poignée de milliardaires. Nous n’avons absolument pas vécu au dessus de nos moyens. Bien au contraire... comme tout le monde a pu le constater d’ailleurs.


    • devphil30 devphil30 24 mai 2012 10:01

      Entièrement d’accord avec vous 


      La dette est un mensonge , c’est une escroquerie dont le seul but est d’asservir les peuples au monde la finance.

      Pour changer les choses , il suffit de refuser de payer les intérêts et de ne rembourser que le capital , il suffit d’emprunter auprès de la BCE à taux 0 % comme les banques l’ont fait pour mieux prêter aux états à 3 %. 

      Philippe


    • ffi ffi 24 mai 2012 17:04

      Il suffit pour cela que la BCE l’accepte.
      Or la BCE ne veut pas.
      De plus, la BCE n’a aucun ordre à recevoir des instances politiques.
      Donc...


    • Scual 24 mai 2012 18:41

      Mais il faut arrêter avec la BCE qui ne peut pas prêter directement aux états. Il suffit de mettre un intermédiaire et c’est réglé. Une banque nationalisée, une banque privée avec des emprunts forcés, en passant par le fond de stabilité (ou je sais plus comment ça s’appelle) etc...

      Au pire vu que ça reste les banques centrales nationales qui impriment les billets on peut même y aller à coup de planche à billets en faisant cavalier seul, ce qui veut dire que la BCE et tout nos partenaires seront prêts à négocier quoi qu’il arrive plutôt que de nous voir en arriver à de telles méthodes.


    • eric 24 mai 2012 09:32

      J’aurai tendance à décaler un peu la question. Les lobbies corporatistes de bénéficiaires de la dépense publiques sont a mon avis assez peu préoccupés à l’idée de détruire l’État providence pour les autres. On l’a vu au moment de la réforme des retraites. Elle s’est traduit par des conditions moins bonnes pour les travailleurs du privé, mais encore meilleures pour ceux du secteur public.

      Leur seule vraie préoccupation est de maintenir un nombre suffisant de gens dépendant de l’aide sociale, parce qu’ils sont à l’origine de ses emplois. C’était visible avec la création du RMI, avec le même argent on pouvait baisser les charges jusqu’à favoriser le retour à l’emploi et la réintégration dans la société. Ils ont préféré garder une masse de gens a aider, a grand renforts de spécialistes, gestionnaires et autres animateurs sociaux.
      Dans certains cas, le cout des gens qui aident est très supérieur à l’aide directe reçue par le bénéficiaire. On m’a cité le cas d’une famille suivie par 27 types de travailleurs sociaux.
      Dans l’affaire du logement de familles en hôtel, les professionnels ont protesté contre les solutions durables en logement normaux, au motif que les publics étaient alors moins facile à aider et suivre....
      Malgré cela, le nombre de pauvre a considérablement diminué en France. Nominalement, il est resté stable, a part le changement de critère sur les seuils, mais comme avec l’immigration familiale plus la croissance démographique, il aurait du augmenter en très gros de un a deux million sur 10 ans, on voit bien le coté très performant de notre système de solidarité.

      Mais il y a un gros effet pervers. Si tu es le gosse d’un migrant maghrébin né en France, qui débute dans la vie et en période de crisse, tu as moins de chance que ton père d’accéder à un logement social. Beaucoup moins en tous cas qu’un réfugié tchetchen ou Srilankais ;

      Ces nouveaux arrivants sont moins exigeants, se contentent de peu, sont sans défense vis à vis des « animateurs sociaux » et bordés d’une reconnaissance bien satisfaisante pour leur esprit « social ». Leur coût direct est inférieur, leur cout de gestion reste le même voir plus élevé (leurs problèmes étant plus compliqués, il faut plus de spécialistes plus compétents).

      La seule ombre au tableau est qu’ils ne votent pas, alors que comme toutes les « clientèles », il seraient tout prêt à le faire. D’où la nécessité absolue et vitale de leur donner le droit de vote le plus vite possible, sans bien entendu leur donner le droit d’accès à la fonction publique ( faut pas déconner avec la souveraineté nationale...) Dans un pays ou prés de 30% de l’emploi est public,ou le chômage touche 15% minimum de la population qui court le risque, il est toujours temps ensuite de s’indigner sur la stigmatisation raciste qui prive les étrangers d’emplois...
      Tous cela est trop cohérent pour être le fruit du hasars
      Je pense que c’est assez largement consciemment que la gauche sociologique détruit notre système social a son profit.


      • leypanou 24 mai 2012 10:41

        @eric :

        Ne soyez pas obsédé par la souveraineté nationale, pour un pays intégré à l’UE telle qu’elle est maintenant, i.e avoir accepté le Traité de Maastricht et Lisbonne ainsi que la dernière MES : ce que veut JM Barroso et tous ceux qui sont à Bruxelles justement c’est de moins en moins de souveraineté nationale. Quand près de 80% de lois votées en France ne sont que la transposition des directives de Bruxelles, on peut toujours crier « cocorico » sur la loi sur la Burqua ou le mort-même-pas-né référendum sur l’immigration.

        Quand la règle dite « d’or » (toujours avec l’escroquerie sémantique qui va souvent avec ce genre d’expression) sera voté, vous devez savoir ce qui vous restera encore comme souveraineté, i.e peanuts !


      • eric 24 mai 2012 11:33

        Je ne vois pas très bien le rapport avec ce que j’ai dis, mais paradoxalement, vous m’ouvrez une piste. En France, toute décision sur la dépense publique est prise en définitive lors de négociations entre chefs de bureaux fonctionnaires, négociant avec des syndicats aux mains de fonctionnaires, sou la houlette distante d’élus en générale fonctionnaires et plus particulièrement quand la gauche gouverne. Lire rôle croissant de l’Europe, avec la participation de vraies démocraties ou un agent public est tenu de démissionner quand il fait de la politique,pourrait donner un rôle accrue aux choix démocratique de nos frères travailleurs européens, dans la défense de nos intérêt commun face à la bureaucratie française.
        D’ailleurs, on le voit bine, et notamment a gauche, c’est comme cela que les gouvernements arrivent à faire passer des réformettes qu’ils n’oseraient pas proposer à leurs troupes en les mettant sur le dos de l’europe


      • devphil30 devphil30 24 mai 2012 09:57

        Non avec ce que vous écrivez 

        Nous n’avons pas vécu au dessus de nos moyens , c’est la part de l’impôt IRRP qui a été baissé et biaisé de son rôle par les crédits et autres remises d’impôt pour des raisons électorales.
        Les plus hauts salaires ceux qui devraient contribuer proportionnellement plus sont ceux qui payent le moins.
        L’augmentation de la dette vient d’une incapacité à percevoir l’impôt suffisamment pour disposer d’un budget équilibré , budget plombé par des intérêts injustifiés sur une dette dont il était préférable de la faire croître que de générer de l’inflation dont les rentiers ont fortement horreur.

        Bien entendu que le régime de répartition à des problèmes qui sont liés à son financement issu de l’activité salarié en France mais les sources de revenus peuvent être étendu car en remplaçant les hommes par des machines pour produire plus et moins cher il ne faut pas s’étonner que les cotisations baissent pour compenser cela il faut instaurer des cotisations sur les machines.

        Les importations de produits alimentaires de l’étranger ont surtout vocation à augmenter les profits des grandes surfaces.

        Après l’ensemble de ces pertes d’emploi , il ne faut pas s’étonner de la baisse de la consommation et du pouvoir d’achat des Français , il faut relancer l’économie , la difficulté actuelle réside dans le poids de la dette , le coût du travail et le manque d’activité.

        Pourquoi aujourd’hui les véhicules français de petites cylindrées sont fabriqués en Turquie , en Roumanie , pourquoi Peugeot , Renault délocalise ???
        Pour être plus concurrentiel , pour accroître leur marge , pour satisfaire leur actionnaire.

        Et pour finir la lecture de votre article , vous avez raison quel moins de Mai où les gens ont pu se reposer un peu , vivre avec leur enfants , partir se délasser au lieu de travailler , toujours travailler pour enrichir encore plus les dirigeants qui se croient indispensables comme toutes les fortunes qui ne pensent qu’à partir de France car ces riches ont trop peur de payer , de partager comment cela partager , être solidaire non les patrons ont droit de vie sur leur salariés , vous avez raison retournons au XIX ième abandonnons les actifs sociaux et vivons uniquement pour le travail et l’enrichissement des patrons.

        Je pensais que le développement des machines allait soulager les hommes des taches dures et permettre de construire une autre société basé sur une conception partagé du travail , plus de solidarité et de temps libre MAIS non il faut encore travailler plus pour gagner moins en écrasant son voisin.

        Ce n’est pas la société que je souhaite , ni que des millions de Français veulent 

        Philippe 


         



         

        • leypanou 24 mai 2012 10:30

          @Didier Cozin

          Votre article est truffé de contre-vérités et de contradictions incompréhensibles de la part d’un ingénieur.

          Par exemple : « Payer le Smic à une hôtesse de caisse est devenu hors de prix dans un monde concurrentiel ». Vous proposez que l’on paie combien une hôtesse de caisse ? 200€/mois ? Au tarif qu’un clandestin/clandestine sont prêt à accepter, un peu comme les fameux jobs aux enchères en Allemagne dont on nous vante matin, midi et soir les vertus, où c’est le moins disant en salaire demandé qui obtient le travail ? Ridicule.

          Le modèle social et économique que vous défendez a échoué, et la crise actuelle n’en est qu’une preuve, même si vous croyez qu’au contraire qu’il faut continuer à aller plus dans ce sens, à savoir démantèlement/privatisation des services publics et concurrence à outrance, laisser totalement libre les salaires et autres avantages scandaleux de quelques priviligiés, baisse massive d’impôts qui a appauvri les comptes de l’état tout en enrichissant les rentiers qui ont prêté à l’état tout en ayant profité de cette baisse d’impôts.

          L’une de vos références M Godet situe parfaitement les limites de votre raisonnement. Lisez le petit livre de P Larrouturou, dont je ne partage pas tous les points de vue ainsi que référence (en particulier M Rocard) intitulé : « C’est plus grave que ce qu’on vous dit... » : vous verrez les choses différemment et s’ajouterar à votre culture.


          • spartacus spartacus 24 mai 2012 10:37

            Excellent article !


            Le fait qu’ EDF va faire partir 1/4 des ses effectifs dans les 5 prochaines années est terrifiant pour les salariés du privé.
            En effet, la retraite de ces derniers n’est pas payée par l’état, mais par la CNAV (Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse), alors que ces derniers bénéficient d’un régime spécial.

            Les salariés EDF cotisent moins, partent plus tôt, le calcul est très favorable puisque sur la base du dernier mois, (sur la base d’un mois qui n’est pas le reflet d’une carrière réelle complète. Les obligations de cotisations sont plus faibles (25 ans pour un taux plein) 41 et 6 mois pour le privé.

            Pour « compenser » ces avantages, il a été prévu sur les quittances EDF une taxe dite « CTA » taxe d’acheminement, qui n’a rien a voir donc avec l’acheminement mais devrai théoriquement « compenser la différenciation de cout » de ces salariés spéciaux.

            Aujourd’hui, non seulement çà ne compense pas, mais c’est déjà en énorme déficit de 1,5 milliard d’Euros.
            Et on a demandé au travailleurs du privé de travailler plus longtemps pour cela !

            Des questions politiques se posent sur la prédominance de privilège sociaux de catégories sociales.
            Question 1 :
            Est ce que 45 millions de foyers facturés par EDF doivent payer 20% de plus leur électricité plus cher avec la CTA pour assurer des privilèges à 360 000 personnes ?
            Question 2 : 
            Peut il y avoir un régime spécial sans les mêmes normes dans un régime collectif ?
            Question 3 : 
            Peut on demander a tous les salariés des efforts alors qu’aux plus gros bénéficiaires du régime général sont ceux qui en profitent le plus ?
            Question 4 :
            Que fait un régime spécial dans le régime collectif général ?
            Question 5 :
            La solidarité ne doit elle qu’avoir qu’un sens ?
             l’état considérant que les salariés EDF ne peuvent tomber au chômage, ces derniers ne payent pas les cotisations Assédic.

            • leypanou 24 mai 2012 10:49

              Commencez par parler des avantages exorbitants des députés et autres sénateurs ou encore des ex-hauts fonctionnaires genre Juppé, Chirac ou encore Tibéri, ou encore des fonctionnaires Bruxellois, après vous pourrez parler des salariés d’EDF.

              Qu’il y ait une limitation de l’imposition, c’-à-d celui qui touche jusqu’à la limite est imposé sur tout ce qu’il touche, alors que celui qui touche 10 fois la limite, est imposé pareil n’a pas l’air de vous choquer ?

              On voit là les limites de raisonnement des personnes de droite : toujours avec des oeillères.


            • devphil30 devphil30 24 mai 2012 11:04

              Excellente réponse Lepaynou.

              Car les politiques savent nous culpabiliser , dire de faire des efforts mais qu’ils commencent par faire le ménage dans leur avantage et que l’on ne me parle pas de corruption si on n’est pas assez payé car même avec des cumuls de mandats , de retraites ils ne sont pas tous intégres.

              Que deviens celui qui n’aime pas les étrangers mais qui aiment bien les cadeaux des étrangers ?
              Celui qui a reçu une villa en cadeau pour service rendu ???

              Philippe 

            • eric 24 mai 2012 11:24

              Non, il est débile de se focaliser sur un débat portant sur quelques personnes quand les enjeux porte sur des millions et les coûts sur toute la population.


            • spartacus spartacus 24 mai 2012 11:50

              C’est pas un débat sur quelques personnes, mais le régime général et des années de cotisation en plus :

              Au lieu de vociférer des niaiserie insipide répondez simplement à ces questions simple :
              Question 1 :
              Est ce que 45 millions de foyers facturés par EDF doivent payer 20% de plus leur électricité plus cher avec la CTA pour assurer des privilèges à 360 000 personnes ?
              Question 2 : 
              Peut il y avoir un régime spécial sans les mêmes normes dans un régime collectif ?
              Question 3 : 
              Peut on demander a tous les salariés des efforts alors qu’aux plus gros bénéficiaires du régime général sont ceux qui en profitent le plus ?
              Question 4 :
              Que fait un régime spécial dans le régime collectif général ?
              Question 5 :
              La solidarité ne doit elle qu’avoir qu’un sens ?

            • Jason Quidoz 24 mai 2012 18:43

              Vous parlez de solidarité monsieur, mais oui la solidarité à un sens : les plus riches partagent avec les plus pauvres, car les plus riches peuvent se payer tous les services que les pauvres ne possèdent pas, et qu’ils doivent leur garantir. Donc oui il est parfaitement normal que les ménages aisés payent plus cher leur électricité afin de garantir les avantages sociaux de ceux qui fournissent cette même électricité.

              Ce qui n’est pas normal, c’est que ce soir la classe moyenne qui paye pour les plus pauvres : il doit s’agir de la classe aisée.


            • zebob 25 mai 2012 00:16

              Les croyances de droite ont la vie dure....Ce sont bien des croyances inspirées par les sectes libérales protestantes qui prêchent pour la pénitence mais permettent en même temps de spéculer et d’amasser entre adeptes...ce n’est pas un hasard si la merkel,fille de pasteur défend cette ligne...

              J’attends toujours qu’un de ces éminents prêcheurs m’explique quel intérêt il y a pour la population à privatiser ce qui a trait au service public (l’énergie,la poste,l’eau,les transport,la santé,l’éducation,la culture,la banque,les communications.....).

              Un service public sert à remplir une fonction d’intérêt général qui permet à chaque citoyen d’avoir accès aux mêmes services,au même prix,ou qu’il soit sur le territoire.

              Il n’y strictement aucun intérêt à le privatiser.Si les spéculateurs si intéressent c’est seulement pour en tirer du profit,et ce profit ne peut provenir que de l’augmentation de la participation des usagers ou de la diminution du service(le plus souvent des deux) .Car il ne peut y avoir de miracle en matière de gestion,contrairement aux affirmations des prêcheurs qui prétendent pouvoir mieux gérer.On peut d’ailleurs apprécier leurs qualifications à l’aune de leurs résultats et de leurs analyses à travers l’état de l’ économie mondiale ....

              J’attends toujours que l’on me montre un service public qui marche mieux,qui coûte moins cher à l’usager,qui rend plus de services, après sa privatisation.

              Le seul intérêt des privatisations,c’est de remplir encore plus les poches de la minorité qui détiens une richesse difficile à imaginer et qui,au-dela d’un certain montant ne peut leur servir à rien de plus (quand on a tout,que signifie plus que tout ?)....sauf en terme puissance et de pouvoir.

              Et c’est à ce moment que les choses changent de genre.Au delà de l’aspect économique,c’est en termes de domination que se posent toutes les questions.C’est véritablement la démocratie qui est mise en cause.Quand ce ne sont plus les élus du peuple qui décident selon les mandats qui leur ont été confiés,mais les financiers qui donnent les directives.Et s’y résigner,c’est comme font les croyants qui acceptent ce que disent leurs gourous.Cette entrée de l’irrationnel risque de nous conduire à de violentes confrontations qui enrichiront les mêmes financiers qui ont aussi des « billes » dans l’armement....


            • OUI

              -supprimer les avantages exhorbitants des politiques...au moins la moitié ou plus -200 députés au lieu de 577 ....2 par département suffisent ent tout 650000 elus...60000 suffisent

              - supprimer les 36600 communes et les remplacer par 3000 communautés des communes qui font doublons étant deja en place

              -réserver l’etat providence a ceux qui en ont besoins...salaires de - 2000 euros

              LA VILLE DE PARIS a compris...vu que les femmes seules élevant des enfants font les 2/3 des clients des restaus du coeur...QUAND l ’etat comprendra t il comme PARIS ILS DONNENT 200 EUROS DE SURALLOCATION LOGEMENT a ceux qui gagnent - de 2000 euros mois

              est il normal que CARLA BRUNI TOUCHE DES AIDES FAMILIALES SA CRAPULE DE MARI TOUCHE 6000 EUROS DE RETRAITE DE POLITIQUE ET 12000 EUROS DU CONSEIL D ETAT LUI...UN SAGE !!!!!!!!!!!!!!!!


            • LE CHAT LE CHAT 24 mai 2012 11:30

              les travaillistes , le Pasok , le SPD , le PSE ont très bien su le faire , après les elections , le PS pourra s’y consacrer ..............


              • AntoineR 24 mai 2012 11:31

                Je ne comprends pas que personne ne puisse voir les choses vraiment globalement :

                La productivité générale double en moyenne tous les 13 ans.

                C’est à dire qu’en 26 ans, on sait faire 4 fois plus de chose avec la même main d’oeuvre.

                Et pourtant, il n’y a plus d’acquis sociaux, on est endettés de partout, la fracture sociale et les inégalités s’amplifient. Et il y a toujours des idiots pour nous dire que l’on vit au dessus de nos moyens, qu’il faut encore réduire les charges des entreprises et les salaires.

                Mais personne pour se demander où part cette argent.

                Je pense qu’il y a des solutions très simple à mettre en place pour retrouver de nouvelles 30 glorieuses :

                 - lutte réelle contre les paradis fiscaux
                 - retour du droit des états d’emettre leur monnaie à la place des banques privées
                 - contrôle du peuple sur l’action des élus
                 - réduction du financement des partis pour sortir de cette farce du bipartisme

                ....

                vos discours socialistes ou libéraux ont 30 ans de retard. Il ne font que conforter le grand théatre de la vie politique actuelle



                • eric 24 mai 2012 11:44

                  Antoine R même question qu’ a tous les autres, en quelques clics, vous pouvez vérifier que toutes vos assertions sont fausse auprès de source statistiques variées et incontestables.

                  Nous n’avons jamais consacré autant d’argent en pourcentage d’un PIB croissant à la redistribution et à la solidarité
                  La production a beaucoup augmenté avec des gains de productivité dans presque tus les secteurs sauf un , les agents publics, État, mais surtout collectivités territoriale et secteur sanitaire et sociale ou non seulement la main d’œuvre a explosé, mais les résultats sont très mauvais comme vous le signalez. D’ailleurs, les syndicats sont d’accord, ils parlent sans arrêt de la dégradation constante du service public.
                  Pour les inégalités, on est obligé de monter jusqu’au 0,1% les mieux payé pour trouver une croissance. Même avec cela,nous sommes un des trois pays du monde ou il y a le moins d’inégalités.
                  Et oui, tous cela a été payés par des impôts qui sont les plus élevés du monde et de la dette.

                  D’ou ma question, vous faites semblant ou vous ne savez vraiment pas. Dans la seconde hypothèse qu’est ce qui vous dissuade de vérifier vos affirmations ?


                  • AntoineR 24 mai 2012 12:06

                    Je fais semblant.


                  • wesson wesson 25 mai 2012 02:50

                    bonsoir Eric, 


                    comme à peu près tout ce que vous écrivez est faux, on va vous demander de le sourcer, en évitant de nous balancer des liens vers le cercle des économistes, l’institut pour les entreprises, contrepoints ou n’importe quel think tank néolibéral.

                  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 24 mai 2012 11:59

                    À l’auteur :
                    « Comme l’a (une fois de plus) si bien résumé Jacques Attali en 2010 dans l’un de ses ouvrages (Dans 10 ans tous ruinés ?) la dette en France est d’abord le résultat d’une absence de consensus social et économique. »


                    En ces temps de crise, on ne cesse de parler de déficits budgétaires, de dette, d’inflation, de réduction des charges, d’augmentation des impôts, et cætera...
                    Il n’y a personne pour prononcer ce qui semble être LE gros mot absolu :
                    ÉPARGNE ! ! !
                    Pourtant, que ne pourrait-on faire avec de l’ÉPARGNE ? ? ?...

                    Refondation du Capitalisme & Dividende Universel

                    Le Parti Capitaliste Français ( PCF ) propose une synthèse socio-économique permettant d’instaurer une authentique compatibilité entre compétitivité et cohésion sociale ; entre compétitivité et solidarité.

                    Ce projet de « Refondation du Capitalisme et de création d’un Dividende Universel » se compose d’un Objectif Principal et de deux Objectifs Spécifiques qui découlent de l’objectif principal.

                    Objectif Principal :
                    Acquisition Citoyenne & Collective du Pouvoir Économique

                    Objectifs Spécifiques :
                    I)
                    Transformer le « capitalisme ordinaire » en un véritable 
                    Capitalisme Écologique, Anthropocentrique, Philanthropique et Équitable.
                    II)
                    Faire bénéficier chaque citoyen, même mineur, d’un 
                    Dividende Universel évolutif qui, de facto, éradiquera définitivement le concept même de chômage.



                    • Arynae 24 mai 2012 13:15

                      Bonjour, et merci pour vôtre article.

                      Une simple remarque, qui me semble digne d’intérêt :

                      Vous dites : "Le poids de la dette est va devenir insupportable et les conditions avantageuses auxquelles nous empruntons encore (...) Cette économie dispendieuse démarra sous la Droite avec Giscard...« 

                      Ce qu’il y a eu avec Giscard, est la fameuse »loi Giscard-Pompidou du 3 janvier 1973« , loi étonnante (pour le moins...) interdisant l’état Français à s’autofinancer à partir de sa propre banque à taux 0, comme il l’avait fait jusque là, pour l’obliger désormais à emprunter aux banques privées, moyennant intérêt... Pourquoi ???

                      Avant 1973, point de dette, et après cette date, montée fulgurante de cette dette ( de 80 milliards en 1978, à 1600 milliards en 2011).

                      Le remboursement des seuls intérêts de la dette est le 2e poste des dépenses de l’état !

                      Et, quand on sait que l’argent prêté par les banque est créé »à partir de rien" (ce ne sont pas des vrais billets durement gagnés qui sont donnés, mais des chiffres ajoutés au compte, qui ne prennent leur valeur que de la reconnaissance de dette), on peut même se demander si rembourser de l’argent prêté par quelqu’un qui ne l’avait pas, n’a pas déboursé 1 centime, et à qui il a fallu emprunter pour des raisons inexpliquées (j’aimerai bien connaître la justification de cette loi, et ne me dites pas : lutter contre l’inflation... la dette me semble plus grave), bref, si rembourser cet argent là se justifie.

                      Haut les mains, c’est un Hold Up !


                      • Never Give Up Never Give Up 24 mai 2012 22:40

                        @Arynae

                        « Avant 1973, point de dette », 

                        vous plaisantez...



                      • plancherDesVaches 24 mai 2012 13:27

                        Vous êtes soit-disant ingé et sortez de telles erreurs.... !

                        Y’a malaise, là. Vous n’avez rien compris ou êtes complétement propagandé.

                        Juste, un point, parmi tous les autres :
                        La retraite par répartition, les US ne l’ont pas.
                        Résultat : les retraités américains sont obligés de rebosser, car ils n’ont plus de pension...

                        Tout le reste est à lavement, comme disait ma Grand-mère.


                        • thierry3468 24 mai 2012 13:58

                          J’adore cette naïveté de reprendre les arguments de Attali .....
                          La dette n’a rien de surprenant car elle a été provoquée sciemment pour justifier la réduction du service public ,la mise à mal du système de protection social français .....Cela me rappelle la hausse inexorable du nombre de demandeurs d’emploi.Les élites veulent nous faire croire que nous sommes responsables de notre malheur alors qu’en réalité ,les élites financières (Attali ,un des meilleurs spécimens) ont pour objectif accroitre leur puissance au détriment de la masse laborieuse qui a voulu croire à une société plus juste .Le peuple doit prendre conscience de cette dérive totalitaire des élites et ne jamais oublier qu’il a le pouvoir de changer les choses......L’ennemi n’est pas notre voisin de palier mais ceux qui spéculent ,délocalisent et organisent l’évasion fiscle de masse.


                          • El Nasl El Nasl 24 mai 2012 17:18

                             Approuver les propos d’un  Michel godet  ( il est administrateur du groupe Bongrain et administrateur d ’AGPI) définit l’idéologie défendue par l’auteur ...

                              hotesse de caisse , agents d’entretien , saisonniers ,service à la personne , etc sont probablement les derniers boulots non mécanisés/automatisés disponibles et très utiles à nos collectivités mais payés au lance pierre . Quand ces boulots seront intégralement pris en charge par des automates ou robots mobiles de services , les personnes seront jetées à la rue et traitées comme des moins que rien .
                             il ya quelque chose d’essentiel à comprendre , dans nos pays riches 99 % de la richesse créee , du niveau de vie auquel nous avons accès est le fait des esclaves energétiques ( couple energie + machine ) . Les seules contraintes imposées au cadre dans lequel nous vivons , donc aussi sur ce qui est produit et consommé , est la contrainte environnementale et la contrainte energétique . Ainsi il n’y a pas un problème de création de richesse , mais il y a un problème de concentration des richesses . Je remets ce lien pour bien que les lecteurs comprennent à quel type de prédateurs la majorité des vrais travailleurs doit faire face .

                             Pourquoi je claque la porte du medef . 

                            Le Medef de Laurence Parisot nous parle d’un monde qui n’existe pas. Il nous parle de gens trop payés, d’un État qui a trop de recettes fiscales, il fait un certain nombre d’observations économiques qui sont totalement à côté de la plaque. Je me souviens d’une réunion, au mois de novembre 2008, sur la protection sociale, où les patrons présents se sont livrés à un exercice de comparaison de leurs retraites chapeau. Ce jour-là, on avait sorti un listing avec les 500 plus grosses retraites chapeau de France, et la seule question qui se posait, c’était  : qui est dans le top 100  ? La réalité de la France, aujourd’hui, la voilà  : d’un côté, des salariés qui ont envie que ça marche, et de l’autre, un certain nombre de patrons dont la première préoccupation en temps de crise est de vérifier qu’ils sont mieux payés que les autres. J’appelle ça le syndrome 10 mai 1940  : en pleine tourmente, l’obsession de l’état-major est de s’occuper de ses prébendes. Est-ce que mes mots sont durs  ? Oui, ils le sont, mais parce que la réalité l’est  !

                             
                             

                               


                            • Denzo75018 24 mai 2012 17:38

                              Votre Article propose une analyse lucide et sans faux fuyant !

                              Mais comme vous pouvez le constater, ICI ce n’est pas le lieux de débattre en dehors des idées « bien-pensantes »  !


                              • Blé 25 mai 2012 06:04

                                On peut avoir un raisonnement juste sur des « donnés » fausses.

                                Chapeau pour débattre dans ces conditions.

                                Le capitalisme n’est pas fait pour le bien être du plus grand nombre mais pour une petite minorité qui ont besoins de gens bien conditionnés pour se maintenir. En faites-vous parti ?


                              • Le Grunge Le Grunge 24 mai 2012 17:42

                                Bonsoir cher concitoyens

                                "ne doivent pas faire illusion : nous avions vécu depuis 40 ans au-dessus de nos moyens et il va falloir régler une addition lourde« 

                                je vois que le matraquage porte ses fruits, courbe l’échine et paye ce que tu nous dois. Hé bien mon cher didier je vais vous dire quelque chose de très clair :

                                JE NE DOIS RIEN A PERSONNE, JE N’AI AUCUNE DETTE SUR CETTE TERRE, entré vous bien ça dans le crane, alors si vous étes pret a rembourser des l’argent que vous n’avez pas emprunté, libre à vous, vous pouvez payer mon loyer aussi si vous voulez vu que vous vous présentez en mécène, moi, je paye mes dette quand il y a mon nom en haut droite du document sinon circulez !!! Et surtout »quoi qu’il arrive, je fini toujours pas être payé« , personne sur cette terre ne braquera un flingue sur moi pour me faire creuser...

                                Et au final, savez vous au moins à qui vous allez rembourser cet argent, moi je n’en sais rien donc pour l’instant...

                                Quand la dette sera annulé, parce qu’elle le sera, comme celle du tier monde et bien d’autre, j’aimerais que les gens comme vous la paye, je n’ai aucune compassion a avoir envers ceux qui se mettent eux même dans des cages. Pour reprendre une certaine citation d’un de vos mentor, le grand humaniste J. Attali : »ce n’est pas parce qu’on nait humain qu’on est un homme"en vous écoutant je me dis qu’il a peut-être raison...


                                • Ruut Ruut 24 mai 2012 17:42

                                  Une economie basée sur une monaie qui ne vaut rien ne peut pas survivre.
                                  La dérégulation de la monaie conduit aux impasses actuelles.
                                  Des sommes collossales d’argent qui n’existe pas achète des biens réels.
                                  C’est une escroquerie.
                                  C’est beau la virtualisation de la monaie.


                                  • Le Grunge Le Grunge 24 mai 2012 20:02

                                    « En France en 2012 il reste peut-être 10 millions de travailleurs actifs »

                                    Mon Dieu !!!! Et vous vous prétendez ingénieur de formation professionnelle !!!!!!! Vous leur apprenez quoi ? A devenir des masses laborieuses ? Abstenez vous de dire des bêtises pareille, vous grillez complètement votre soit-disant pôle de formation. Franchement vous avez ouvert un livre ou lu un article avant de sortir des chiffres comme ça ? Si le fondement et la véracité de vos affirmation sont égale à la qualité de vos formation, il vos mieux s’abstenir de venir perdre 20h de notre temps pour apprendre à devenir un esclave...


                                    • lionel-pg44 24 mai 2012 23:07

                                      Juste prout...


                                      • Blé 25 mai 2012 06:08

                                        Courageux mais pas téméraire l’auteur de l’ article. Il ne discute pas, « il dit ».


                                        • Didier Cozin Didier Cozin 25 mai 2012 06:58

                                          La Gauche est devenue un tel tissu de contradictions qu’il est difficile de discuter avec ceux qui prétendent être du côté du peuple tout en lui rendant les pires services (lui mentir sans cesse par exemple). Je rappelle à mes contradicteurs qu’avec les meilleures intentions du monde on peut parfois bâtir les pires enfers.
                                          Quand en URSS Lénine, Trotski et Staline bâtissaient ce qu’ils croyaient être l’avenir radieux des peuples (un monde sans exploitation de l’homme par l’homme) ils ne pensaient pas qu’ils seraient jugés par l’histoire comme ayant participé du pire épisode du XXème siècle (avec le nazisme évidemment).

                                          La Gauche est contre l’exploitation, pourtant depuis le XXème siècle elle accepte les formidables différences de niveau de vie entre des pays où des travailleurs pauvres s’escriment 12 heures par jour, 7 jours sur 7 juste pour manger et la France où les travailleurs auraient vocation à être présents 35 h par semaine (et encore) ceci pour un salaire 10 ou 100 fois supérieur. Évidemment il est facile de prétendre qu’on voudrait que l’humanité entière gagne autant que les français (il faudrait par exemple que le milliard d’ouvriers chinois gagne autant qu’un Smicard et dans les mêmes conditions qu’en France). C’est bien évidemment impossible, le mode de vie des occidentaux n’est pas généralisable à la planète et ceux qui prétendent qu’elle n’est pas désormais surpeuplée sont des menteurs (ce sont les marxistes doublés des intégristes religieux qui sont en grande partie responsable de ce grave danger du surpeuplement de la terre depuis les années 50).
                                          Ce que ne veulent pas admettre les gens de Gauche en France, c’est qu’ils sont des hyper-privilégiés, même le RMiste est un privilégié et les poubelles de notre pays seraient un paradis pour des centaines de millions de personnes qui vivent dans le dénuement le plus total.
                                          On peut évidemment accuser le capitalisme d’être responsable de la misère du monde (c’est commode et il ne va pas se défendre car il n’a pas de porte parole) mais pourtant la misère a toujours existé à la surface de la terre, elle existait avant le libéralisme, avant le capitalisme, avant le socialisme et même si on peut tenter de l’endiguer (et le capitalisme crée plus de richesses que le socialisme qui rend tout le monde pauvre, dépendant et malheureux) il restera sans doute toujours des pauvres de par le monde.

                                          Enfin pour la dette, il existe un discours assez irresponsable qui dit aujourd’hui : la dette n’est pas notre dette (sous entendu les gouvernements qui nous ont endettés depuis 40 ans n’étaient pas nos gouvernements) et nous n’avons pas à la rembourser.

                                          Si les français arrêtaient de rembourser leurs dettes (ce que vont peut être faire les grecs dans quelques mois) ce serait la ruine presque totale du pays à très brève échéance.

                                          Contrairement à ce que veut faire croire la Gauche ce n’est pas la dette qui crée de la pauvreté mais c’est par contre bien elle qui masque nos archaïsmes, nos retards, nos incompréhensions face à un monde qui change (sans nous en grande partie).
                                          Si nous arrêtions d’emprunter (et donc d’inspirer confiance) une partie importante de la population ne pourrait plus se soigner, se nourrir, se loger... La dette est un piège mais pour en sortir c’est 50 heures par semaine de travail qu’il nous faudra réaliser (et bien au delà de 70 ans). Ceux qui prétendent qu’il existe des solutions simples et agréables à nos problèmes sont des démagogues, l’Europe ne pèse plus rien démographiquement et de moins en moins économiquement et sans un complet changement face au travail nous redeviendront pauvres et malheureux comme au moyen âge.

                                          Je persiste donc à écrire qu’avec les meilleures intentions du monde, la Gauche, les socialistes, les alter mondialistes et tout ce petit monde fait de nostalgie contribue à enterrer à la vitesse grand V le modèle de société qu’ils prétendent préserver. Avoir élu François Hollande précipitera notre chute (avec Sarkozy nous avions encore un peu de marge).


                                          • samuel 25 mai 2012 10:57

                                            « La dette est un piège mais pour en sortir c’est 50 heures par semaine de travail qu’il nous faudra réaliser (et bien au delà de 70 ans). »

                                             

                                            Regardez bien dans les comptes en banques des actionnaires, des grandes entreprises, des très grandes fortunes personnelles. Il y a de l’argent, il y a des fonds.

                                            On pourrait très bien ne toucher qu’à 8% de cet argent dormant pour financer les retraites pour longtemps.

                                             

                                             

                                             


                                          • Le Grunge Le Grunge 25 mai 2012 12:06

                                            @ didier

                                            "Si les français arrêtaient de rembourser leurs dettes (ce que vont peut être faire les grecs dans quelques mois) ce serait la ruine presque totale du pays à très brève échéance.« 

                                            c’est de mieux en mieux...Mon cher Didier, pour votre santé mentale je vous conseille de jeter votre télévision...

                                             »La dette est un piège mais pour en sortir c’est 50 heures par semaine de travail qu’il nous faudra réaliser (et bien au delà de 70 ans)"

                                            j’imagine déja ce que vous dites aux pauvres bougres qui finissent dans vos formations...

                                            En tout cas merci de nous montrer un peu qui se cache derrière votre centre de formation. A ce sujet, je vois que vos articles ne parle quasi-exclusivement que de votre gagne pain, vous avez pris Agora vox pour une plate forme publicitaire ? Mis à par votre petit nombril et la sauvegarde de vos intérêt sous couvert d’aider son prochain, je vois que peu de chose vous intéresse...


                                          • thierry3468 25 mai 2012 08:59

                                            Sarkozy ,le sauveur du modèle social français....A en croire notre cher ami Cozin ,Sarko se voulait le protecteur ,l’ardent défenseur de l’Etat providence.En réalité ,le peuple et les politiques ont abandonné leur pouvoir à la finance qui a les mains libres pour façonner le monde à son avantage.Hollande a été adoubé pour succéder à Sarko et poursuivre cette casse du modèle français de protection sociale .Il est tellement dépassé de parler de clivage droite / gauche dans notre monde .La seule issue est la prise de conscience du peuple face à cette dictature de la finance et malheureusement ,elle se fera parfois dans la douleur ,la souffrance et la violence.
                                            La dette est un piège à cons et elle s’avère d’une efficacité redoutable en faisant croire à beaucoup qu’il est impossible de vivre mieux ,qu’ils sont responsables de leur malheur .

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