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Accueil du site > Actualités > Economie > Commission Attali : Ite missa est

Commission Attali : Ite missa est

Croissance et pouvoir d’achat, l’oracle de la Commission Attali est rendu.

Depuis près de cinq mois, les 43 éminences de la Commission Attali traquent tout ce qui a chassé de France la croissance économique. Leur rapport final « dirigé » par Jacques Attali devant être remis au président de la République mercredi 23 janvier a été adopté en réunion générale des commissaires fin décembre dernier ; des dispositions matérielles draconiennes avaient été prises pour éviter toute « fuite ». Car les délibérations de cet aréopage n’ont pas été publiques. Elles sont restées quasi-secrètes, en dépit de la propension habituelle de ce genre de chargés de mission de se répandre en indiscrétions. Hélas pour le maître de cérémonie, depuis vendredi 18 janvier à mi-journée, une copie du rapport en cours de mise en forme est publiée sur le site d’un quotidien économique ; ses journalistes ont probablement estimé qu’en démocratie la délibération sur les affaires du pays et de ses citoyens n’a pas à être secrète. Malgré l’avertissement de la commission selon lequel ce texte n’est pas encore celui qu’elle publiera, qu’il comporte des « erreurs substantielles », il peut être ici commenté.

 

Trois cent dix-huit commandements (oui, 318) pour cesser d’entraver la croissance du pays ! Il est lourdement précisé qu’ils sont un tout à prendre ou à laisser, chacun d’eux ne pouvant avoir l’effet recherché que grâce à celui des autres. Il y en a bien vingt mis en avant page 22, qualifiés de fondamentaux, sans qu’il apparaisse que les autres se fondent sur eux ; mais c’est probablement seulement une manière d’offrir des mises en bouche ; pour exciter la gourmandise du lecteur, il est prévenu : « l’impact sur la croissance et sur le mode de vie sera considérable dès 2012. ». Car la lecture des « décisions » (qui donc maintenant décide dans notre pays ?) ne lève pas le mystère couvrant encore les moyens trouvés par la Commission pour séduire la croissance et nous la faire revenir. Force est bien de s’infliger l’exploration des trois cent trente-cinq pages du rapport (oui, 335 pages) pour tenter de recevoir la révélation tellement espérée.

 

La première lecture, rapide, vise naturellement à connaître la fin de l’histoire, celle pour laquelle cette commission a été constituée : quelle croissance nous apporteront ces 318 actions ? L’ampleur de l’attaque est telle qu’on craint une croissance explosive, car elle pourrait jeter dans les rues ceux qui s’époumonent à crier au désastre où nous mènerait toute croissance. Là-dessus, on est vite rassuré : dès la page 27, on trouve : « La France de 2012... Une croissance potentielle d’1 point plus élevée qu’aujourd’hui ». Seulement potentielle ? Ce n’est donc pas une réalité. Il faut lire 185 pages pour connaître le PIB (Produit intérieur brut) annoncé calamiteux de 1 800 milliards d’euros annuels à traiter. Et lire le reste n’apprend ni de combien il est en 2012 après traitement, ni même la vitesse avec laquelle il se rétablit (son taux de croissance).

 

Il faut donc remettre l’ouvrage sur le métier, entreprendre une lecture plus attentive, en vue de repérer parmi ces 318 actions celles qui provoqueront le choc faisant rapatrier en France la croissance ayant pris la fuite depuis des dizaines d’années. Les 184 premières pages vainement lues, on réalise avoir pêché par inattention page 185 où se trouve peut-être la révélation bien cachée. L’écriture est : « Les administrations publiques... dépensent chaque année plus de 1 000 milliards d’euros sur un PIB qui s’élève à environ 1 800 milliards d’euros ». Les comptes de l’Insee de 2006 disant le coût du travail salarial en secteur marchand (705 milliards d’euros en 2006) et indépendant (380 milliards d’euros en 2006) formant la totalité du pouvoir d’achat produit sur lesquels les administrations publiques prélèvent de quoi régler leurs dépenses, et formant en même temps la valeur des biens et services produits, au total donc 1 085 milliards d’euros, quel est le troisième ou quatrième larron travesti dans les comptes de l’Insee qui dope le PIB de 1 800 - 1 085 = 715 milliards d’euros et qui les empoche ? Et encore, oui diantre, 1 000 milliards d’euros dépensés chaque année par les administrations publiques qui ne peuvent les trouver que dans les poches des travailleurs dits recevoir une rémunération s’élevant à seulement 1 085 milliards, quelle révélation ! Qui donc pille le pays de pas loin la moitié du PIB (715 milliards), et de quoi vivent ces travailleurs si ce sont les administrations publiques qui empochent presque l’intégralité du pouvoir d’achat qu’ils ont produit et reçu ?

 

Perplexes quand même au vu de cette entrée en scène à la fois des administrations publiques et de pillards non identifiés, on poursuit l’enquête. Mais dès la page 186, on commence à comprendre : « ... toute augmentation des impôts pour financer cette dette risquera donc d’avoir un effet dépressif sur l’activité, et de réduire la compétitivité des acteurs économiques... ». Ah voilà, les impôts captant le pouvoir d’achat fabriqué par les travailleurs peuvent avoir l’effet de déprimer la croissance ! Et c’est confirmé page 282 : « La réduction des dépenses publiques françaises est la condition pour relancer de manière durable la croissance potentielle ». Potentielle ? Qu’est-ce à dire ? Cette réduction ne relancerait pas réellement la croissance tout en en étant la condition ? Et ces pillards, la commission ne s’y intéresse pas ? Elle ne leur fera pas rendre gorge pour élever le pouvoir d’achat des travailleurs en leur remettant le produit du pillage ?

 

Alors, tentons de voir ce qu’est cette réduction des dépenses publiques cessant de spolier les travailleurs. Revenons donc page 225 : « L’ensemble de ces actions devra permettre de réduire la part des dépenses publiques dans le PIB d’environ un point par an, ce qui signifie, avec une hypothèse de croissance raisonnable, une dépense publique, tous secteurs confondus, stable en volume (hors charges de la dette) ». Voilà un énoncé propre à achever le lecteur, et à le conduire à jeter les 335 pages du rapport à la tête des commissaires. Il semble dire tout et son contraire. Réduire d’un point la part des dépenses publiques dans le PIB, c’est clair et presque négligeable (18 milliards d’euros, 1,7 % des rémunérations). Mais ce doit être moins clair qu’on ne le pense, puisque la commission trouve nécessaire d’ajouter ce que cela signifie. Que vient faire cette hypothèse de croissance raisonnable ? Celle visée par les 318 actions ne serait qu’hypothétique ? De surcroît pas sûrement raisonnable ? Et coup de massue sur la tête du lecteur, cette réduction des dépenses publiques françaises conditionnant la relance durable de la croissance, même seulement potentielle, serait une stabilité « en volume », c’est-à-dire une dépense augmentant au même rythme que l’inflation. Pour vraiment achever le lecteur, il est enfin ajouté entre parenthèse que ne sont stables « en volume » que les dépenses publiques hors celles constituées par la charge de la dette. Alors, si ce qui conditionne la relance de la croissance malade au point décrit en introduction du rapport est à ce point insignifiant, comment espérer que ces 318 actions feront mieux que seulement mettre le pays en transe ?

 

Seul l’espoir faisant vivre, l’ordonnance Attali est relue depuis sa première ligne pour tenter d’en percer le mystère. Et voilà, sans devoir attendre la Pentecôte et le secours du Saint-Esprit, on comprend avoir manqué de s’être encore une fois fait berner ! Comment ne l’avoir pas tout de suite compris dès la page 19 du rapport ? « Cette croissance exige l’engagement de tous, et pas seulement celui de l’Etat qui n’a presque plus les moyens d’agir sur la croissance... L’essentiel de l’action est entre les mains des Français, qui devront partager... une envie de travailler plus... ».

 

Tout bien considéré, c’est la Commission qui n’a pas écouté attentivement les leçons du président de la République. Lui nous a déjà dit mille fois qu’il fallait travailler plus pour gagner plus, ayant dévoilé sans détour depuis le médicament à administrer au malade : supprimer les 150 milliards d’euros d’excès de dépenses publiques (15 %) coupables de nous priver du point de croissance désespérément recherché (Les Echos, 13 décembre 2007). Curieusement, depuis, tant lui-même que tous les autres sont restés cois là-dessus. Au travail, président, foin de ces rapports et commissions, expliquez et agissez vite vous-même sans faiblir ! La chasse au gaspi et aux pillards est ouverte.

 

Roland Verhille, 20 janvier 2008

 


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36 réactions à cet article    


    • nantor nantor 22 janvier 2008 11:35

      Pour ma part, je trouve bien difficile de se faire une opinion positive ou négative devant la quantité d’informations et la complexité des implications macro-économiques.

       

      Je trouve cependant, que la présentation d’un tel rapport manque furieusement de cohérence stratégique et de vision globale. Ces mesures ne peuvent être jugées que si nous connaissons le cadre global dans lesquelles elles s’inscrivent. Vers quel modèle de société s’oriente-ton ? Ce n’est qu’à partir de là qu’on pourra porter un jugement sur ce qui n’est, aujourd’hui, qu’un simple catalogue, exhaustif certes, de mesures dont on cerne mal la cohérence ...


    • Emmanuel W 21 janvier 2008 12:43

      Mesures pour libérer la croissance :

      — changer le plus souvent possibles les normes pour obliger à un renouvellement du matériel,

      — favoriser le trafic de drogue par une législation qui pénalise l’auto-production pour accélerer la consommation d’articles de luxe,

      — décourager l’entraide associative, le travail domestique, le jardinage bio, en bref toutes les activités créatrices de valeurs non monétarisées,

      — prévoir par construction une durée de fonctionnement limitée pour les biens de consommation courant,

      — revoir régulièrement à la baisse les seuils métaboliques faisant l’objet de thérapeutiques coûteuses, régulières et définitives (anticholestérolémiants, hypotenseurs...), tout en empêchant la recherche publique de travailler sur des traitements naturels, efficaces et non-brevetables

      — accepter le stockage de produits hautement polluants venant de l’étranger tout en lançant différents programme de dépollution,

      — subventionner encore plus les gros agriculteurs pour qu’ils puissent polluer les sols par l’achat de produits phytosanitaire et vendre à bas prix leurs matières premières à l’industrie agro-alimentaire,

      — favoriser le flambage des véhicules et la destruction des infrastructures culturelles publiques par des individus peu qualifiés,

      — favoriser les interventions armées destructrices en infrastructure sur des pays tiers pour ensuite leur proposer des fonds à fort taux d’interêt ne pouvant par contrat être dépensés que pour nos industries,

      —continuer à laisser croire que l’optimisation de l’indicateur croissance relève de l’intelligence collective.

       


      • Gaolinn Gaolinn 21 janvier 2008 15:45

         

        Non, la solution c’est :

         

        -euthanasier les retraités, plus de retraites à financer

         

        -euthanasier les chômeur, plus de chômage à payer

         

        -euthanasier les SDF, plus de logement à financer

         

        Grâce à tout cela, nous pourrons mettre en application la réforme principale de M. Attali, augmenter l’immigration.

         

         

         


      • Castor 25 janvier 2008 10:19

        Et pourquoi pas juste les délocaliser ?


      • Diego Diego 21 janvier 2008 13:00

        Bien dit Emmanuel continuons à faire nimporte quoi pour faire progresser notre sainte croissance sacrée !!


        • Krokodilo Krokodilo 21 janvier 2008 14:40

          Il semble que la commission ait recommandé parmi ses mesures l’apprentissage précoce de l’anglais.

          Mon dernier article, intitulé "Y a-t-il un complot pour favoriser l’anglais en France ?" (basé sur de l’actualité), a été refusé par Agora Vox, et la nouvelle version est en attente de réponse... Tout rapprochement entre ces deux infos ne serait que pure coincidence !

           

          Vous parlez de dépenses publiques excessives : fermer France 24, la télé en anglais = 80 millions d’euros par an d’économisés...


          • GéraldCursoux Cursoux Gérald 21 janvier 2008 16:21

            Rien de nouveau dans le rapport Attali ; comme d’habitude des exposés sur lesquels tout le monde est d’accord. La seule question est de savoir comment on peut orienter la dépense publique vers plus d’efficacité, c’est à dire d’en faire un outil d’investissement en qualité de vie et en matière grise pour le plus grand nombre - tout le monde le sait. Comment on fait ? Là-dessus le rapport est muet - comme toujours. C’est du platonisme technocratique - comme toujours.


            • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 21 janvier 2008 16:58

              @ Roland Verhille :

               

              Pouvez-vous communiquer l’url où l’on peut trouver l’intégrale du rapport Attali ? Merci.


              • bernard29 candidat 007 21 janvier 2008 17:29

                je suis toujours étonné que certains pensent qu’Attali est un personnage sérieux.


                • Roland Verhille Roland Verhille 21 janvier 2008 18:30

                  A Jean-Pierre Liabrés

                  J’ai l’impression que maintenant, il vous faudra passer à la caisse d’Attali pour lire ce qu’il estime être sa propriété ! Voyez : http://www.lesechos.fr/info/france/4674973.htm

                  Retiré du site.

                  Fidèle à son devoir d’informer le plus complètement et le plus rapidement possible, « Les Echos » ont mis en ligne, vendredi 18 janvier, dans la matinée, sur lesechos.fr, dans sa version quasi définitive, le rapport de la commission présidée par Jacques Attali. A plusieurs reprises, ce dernier a tenté d’obtenir le retrait de ce document. C’est finalement à la demande de l’éditeur Bernard Fixot, lequel s’est présenté comme propriétaire des droits de ce rapport qui sera coédité par XO Editions et La Documentation française, que « Les Echos » ont dû se résoudre, en fin d’après-midi, sous peine de poursuites judiciaires, à retirer du site la version intégrale de ce document. Revendiqué par XO Editions, le rapport « 300 décisions pour changer la France » a été commandé par le chef de l’Etat à Jacques Attali, qui le lui présentera mercredi.


                  • Roland Verhille Roland Verhille 21 janvier 2008 18:32

                    A Cursoux Gérald

                    Vous écrivez : «  La seule question est de savoir comment on peut orienter la dépense publique vers plus d’efficacité etc. ». Au risque de soulever une tempête de protestations et de m’attirer des commentaires agressifs, je vous avoue que je me pose, à regret, une question préalable : Est-il possible que les dépenses publiques soit globalement efficaces ? Efficaces en pratique, pas en théorie, et pas l’une ou l’autre, mais tout leur paquet.

                     

                    Souvenez vous des années soixante, si vous les avez connues, et de la tarte à la crème de la RCB (Rationalisation des Choix Budgétaires). Il me semble que déjà les Grecs, il y a plus deux millénaires, en doutaient. Considérez aussi que la dépense publique n’a cessé de s’enfler depuis plus de trente années, au point qu’aujourd’hui, plus des deux tiers du pouvoir d’achat créé par les travailleurs leurs sont retirés pour permettre à l’état de les dépenser à leur place. Il me semble que « le plus grand nombre » sait mieux gérer son porte monnaie que les administrations publiques, qu’il n’a pas besoin d’elles pour aménager au mieux sa qualité de vie et cultiver ses capacités intellectuelles, pourvu qu’elles ne lui mettent pas des bâtons dans les roues, et qu’elles ne suscitent pas des comportements déviants.

                     

                    Mais là n’est pas le sujet de mon article. Je préfèrerais que l’on ne se laisse pas prendre par la vaste entreprise de diversion montée par Attali et que ceux qui en douteraient s’expriment pour alimenter la discussion.

                     


                  • mandrier 21 janvier 2008 21:26

                    Cet après midi, suite aux fuites sur le rapport Atali,il y a eu une évaluation syndicale rapide de l’impact sur les officines de pharmacie :

                    - perte de 55 000 emplois (préparateurs et vendeurs) livenciés en priorité dans les trois mois.( lesquels trouveront facilement des emplois d’hotesse de caisse dans les grandes surfaces). 11 000 pharmaciens assistants deviendront chef de rayon et vendeurs en gande surface.

                    - fermeture de près de la moitié des pharmacies françaises (entre 6 mois et un an)

                    - Pour mi-2009, il ne resterait plus que 4000 à 5000 pharmacies sur les 22 000 existant en France...

                    Joli résultat...

                    L’impact même sur l’industrie pharmaceutique francaise est en cours...

                     

                     

                    La même étude a t elle été faite sur les autres professions réglementées ? (notaires, architectes, géomètres, taxi, etc... ?)

                     

                     


                    • Roland Verhille Roland Verhille 21 janvier 2008 22:12

                      Mandrier,

                      Il me semble que ce genre de prétendue étude n’a rien de sérieux. On peut s’attendre à voir fleurir ce genre de prévisions catastrophiques sorties par les bureaucraties privées des professions visées par un changement quelconque non sollicité par elles. Il leur faut démontrer leur utilité, elles sont payées pour la défense de ces professions envers et contre tout. Ce n’est que le début de ce que j’ai évoqué en fin d’article au sujet de l’impact du rapport Attali.


                    • Le péripate Le péripate 21 janvier 2008 21:53

                      Il y a eu les dix commandements. Nous en avons maintenant 318. Vive le progrès !


                      • Parpaillot Parpaillot 22 janvier 2008 00:15

                         

                        @ Auteur :

                        Merci de votre article, très intéressant et très bien écrit !

                        Vous avez le double mérite d’avoir lu, deux fois semble-t-il, ce rapport Attali, de l’avoir analysé pour pouvoir rédiger votre article, plutôt que de cultiver votre jardin …

                        Si je vous résume, pourrait-on dire que la montagne a accouché d’une souris, je parle du rapport Attali naturellement ?

                        Pour moi qui considérais Attali comme une référence, je suis un peu déçu, ce d’autant plus que si je souhaite lire ce fameux rapport, il faudra que je passe à la caisse comme vous l’écrivez … Jacques Attali met donc en pratique l’ordre marchand qu’il décrit si bien dans son livre « Une brève histoire de l’avenir » (voir le commentaire de ZEN et le lien y relatif en tête de ce fil) …

                        Pour en revenir à votre commentaire (réponse à M. Cursoux Gérald), relatif aux dépenses publiques qui devraient tendre vers plus d’efficacité, j’y ai réfléchi moi aussi. J’en arrive à la conclusion que le système porte en lui-même les causes de la perversion. En effet, c’est l’Etat qui définit les tâches de la fonction publique, et c’est ce même Etat qui définit les ressources et les prélèvements fiscaux qui servent à les financer. Le Parlement (législatif) qui devrait fonctionner en modérateur ne remplit pas son rôle, ou imparfaitement, du fait même de sa proximité avec le gouvernement (exécutif). Le citoyen se trouve ainsi dépossédé de ses droits démocratiques élémentaires me semble-t-il : il est condamné à payer ce qu’il n’a pas demandé ! S’il est tout à fait logique en démocratie que la minorité se plie aux décisions de la majorité, on ne peut prétendre que cette démocratie s’exerce dans ce cas d’espèce.

                        Le système actuel ne peut donc que conduire à une dérive vers plus de déficits budgétaires et un accroissement de la dette publique.

                        Pour remédier à cette situation, une solution consisterait à consulter les citoyens par voie référendaire pour leur demander quelles sont les prestations qu’ils attendent des services publics, en leur expliquant les enjeux, mais aussi les coûts afférents. Il va de soi qu’il faudrait agir de même pour le financement (prélèvements fiscaux, TVA, etc.) de ces charges. Les citoyens, qui sont contribuables de surcroît, seraient ainsi responsabilisés et prendraient leur destin en mains.

                        Est-ce une vision utopique ?

                        Merci de m’avoir lu, et à ceux qui ne partageraient pas ma vision, merci de ne pas m’agresser ! 

                        Cordialement !


                        • bonsens 22 janvier 2008 00:47

                          plus de 300 mesures c’est réservé à ceux qui on du temps à perdre

                          c’est le sujet d’un livre dont le succés d’un livre qui va rapporter de l’argent à son auteur.

                          des queques mesures que je connaissent il y à une qui me fait le plus peur ????

                          libéraliser les implantations des grandes surfaces et autoriser la vente à perte .

                          si dans l’immédiat cela donne du pouvoir d’achat mais dans 2 à 5 ans un cartel sera crée par les survivants pour se constituer une rente de situation alors bonjour le pouvoir d’achat ???,,

                          source gestion d’une entreprise ( école de commerce ) dont la productivité sont sensiblement équivalente.

                          un concurent A veut couler son principal concurent B il contacte son banquier pour lui accordre une ligne de crédit d’unne durée de X années afin de faire face à un certain montant de pertes .

                          une fois l’accord obtenu il se lance dans une guerre des prix et c’est celui qui à le moins de munitions qui gagne la bataille.

                          son concurent éliminé il lui suffit de remonter ses prix afin de récupérer ses pertes accumulées pendant la bataille et aprés bonjour les super bénéfices.


                            • Internaute Internaute 22 janvier 2008 10:17

                              Je ne comprends pas trop pourquoi on a confié une commission sur la reprise économique à une personnalité qui, lorsqu’elle était aux commandes sous Miterrand, a été le moteur de la dégringolade économique de la France. Les recettes d’Attali ont été essayées et ont prouvé leur nocivité.

                              Au vu des mesures, il semble que l’homme soit devenu néolibéral dans l’esprit et immobiliste dans les faits. Tant de travail pour tirer des plans sur la comète entre 0% et 1% paraît bien futile. Qui peut prédire ce qui se passera dans 2 ans ? personne. Je pense qu’Attali a fait un bon coup personnel. Il a vendu 318 pages à prix d’or au gouvernement et celui-ci a maintenant du grain à moudre pour les mois qui viennent. Le contrat est rempli mais est-ce que la France s’en portera mieux ?

                              En tout cas le virage du PS s’affiche de plus en plus clairement. Les éléphants apportent leur soutien massif à la haute finance et au commerce mondial tout en essayant de maintenir un discours populiste pour garder leur fauteuil.


                              • Roland Verhille Roland Verhille 22 janvier 2008 10:33

                                Réponse à Parpaillot :

                                Merci, c’est trop de compliments, mais vos répliques sont particulièrement pertinentes. Elles m’obligent à être long, mais les lecteurs peuvent lire ou passer, alors, allons y ?

                                 

                                1°. Lu deux fois ? Deux fois non ! Je n’ai lu que les têtes de chapitre de ses « décisions ». Mais il m’a fallu lire plus deux fois le cœur de l’ouvrage : d’abord, cette Commission a-t-elle été capable de s’y retrouver dans les données chiffrées relatives au fonctionnement de notre économie (celles officielles de l’INSEE) ? A-t-elle été capable d’opérer correctement le diagnostic de notre économie gravement malade, ce qui est le préalable au choix du remède ? Le numéro de cirque d’Attali est tellement fourni en tours de prestidigitation que, sur ces points, il m’a fallu plus de deux lectures pour fournir un commentaire solide au plan technique. Et c’est probablement volontaire, puisque je lui avais fourni une note documentaire de cadrage (6 pages, dont trois seulement de texte, le reste en tableaux et graphiques).

                                J’ajoute que la Commission avait à sa disposition l’excellent travail des services du budget et de la prévision du ministère des finances, qu’il suffisait de retoucher pour le faire coller aux « décisions » Attali : vous le trouverez gratis sur le site de l’Assemblée nationale, « Projet de Loi des Finances pour 2008 » (PLF 2008), partie « programmation pluriannuelle des finances publiques 2009-2012. » Pour être clair, il suffisait à la Commission d’adapter le tout petit tableau de la page 93 « Principaux agrégats de finances publiques ». J’ai essayé de le faire moi-même à partir des données fournies par le rapport, mais impossible, il n’y a que du vent dans ce rapport.

                                 

                                2°. Votre résumé de mon texte, la montagne Attali a accouché d’une souris ? Sans vouloir faire de procès d’intention, mais quand même libéré par le comportement habituel du personnage, j’écris craindre une opération bien moins innocente. Au moins une création de poste réservé par lui pour lui à nos frais. Sa réaction à la « prépublication » du rapport par « les échos » m’a sérieusement renforcé dans cette idée. Voyez aussi son programme de travail pour la mise en application « tambour battant » de ses « décisions ». Il dépasse les limites des mandats présidentiels et parlementaires. Peut-on craindre que son opération ne soit qu’une brassée de pelures de bananes jetées sous les pas de Nicolas Sarkozy ?

                                 

                                3°. Votre souhait de lire le rapport sans vous compromettre à subventionner Attali : Je vous suis solidaire ! J’ai une mémoire d’éléphant. Fournissez moi par l’intermédiaire d’AgoraVox vos coordonnées, je vous réciterai par cœur le tout.

                                 

                                4°. Sur la mise en pratique d’un ordre que vous dites marchand : c’est ce qu’il fait depuis toujours (voyez comment les Anglais y ont coupé court), mais ce n’est pas un ordre marchand. Je ne peux écrire le terme adéquat sans m’exposer à des poursuites, mais j’ai vu que vous êtes particulièrement perspicace, alors vous voyez vous-même lequel. 

                                 

                                5°. Sur l’efficacité des dépenses publiques. Sujet immense. Mais en bref : Oui, vous avez parfaitement vu, le système porte en lui-même les causes de sa perversion.

                                L’histoire le prouve, depuis déjà cinq millénaires avec les Sumériens, en passant ensuite chez les Égyptiens, les Romains, et peut-être la Royauté millénaire française.

                                La raison le prouve : Le peuple sait ce qu’est l’efficacité, « en avoir pour son argent ». La dépense publique, c’est en avoir avec l’argent des autres. Au regard des techniques de gestion, le vice congénital réside dans le fait que les gestionnaires publics produisent quelque chose qui nécessite de se priver d’autre chose (le moyen de payer ce que coûte la production) qui n’est pas leur chose à eux, mais celle des autres (le produit des impôts). Alors, le gestionnaire public ne compare pas ce qu’il perd en produisant pour vérifier que sa production ajoute du positif au négatif qu’elle implique et dont il souffre lui-même. Le primordial chez ce gestionnaire, c’est de se débrouiller le mieux possible pour se faire octroyez le budget le plus généreux possible.

                                 

                                6°. La Parlement ne remplit pas son rôle fondamental. Encore bien vu ! En fait, chez nous, il n’y a pas de Parlement. Le rusé Sarkozy nous en fait une éclatante démonstration : voyez comment il siphonne l’opposition en fournissant à ses vedettes des postes honorifiques, ou rémunérateurs, ou les deux à la fois, dans des activité extra parlementaires !

                                Voyez l’article 16 de la sage déclaration de 1789 devenue chiffon de papier : «  Toute société dans laquelle … n’est pas assurée … la séparation des pouvoirs … n’a point de constitution. ».

                                 Voyez l’article 17 : «  La propriété (dans nos société modernes, elle est devenue mobilières) … nul ne peut en être privé (les impôts sont une privation de la propriété du travailleur ayant produit du pouvoir d’achat), si ce n’est lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment …  ». Les termes décisifs sont « nécessité publique » et « exige évidemment  ». La fonction fondamentale du Parlement est d’y tenir la main. C’est son absolue défaillance qui est évidente.

                                 

                                7°. Référendum : désolé, je ne partage pas du tout votre idée. Cela marche peut-être bien dans un pays aux dimensions réduites et aux traditions démocratiques solidement incrustées (Suisse par exemple). Pas du tout ailleurs, et même très dangereux (Lisez Anna Arendt, rappelez vous l’émergence des nazis).

                                 

                                8°. Ne craignez pas les agressions, ne remerciez pas les agresseurs qui vous épargneraient : leur interventions sont un pollution dérisoire, ils se détruisent d’eux-mêmes. Et vous pouvez vous amusez à les repousser sans la moindre difficulté.

                                 

                                Encore bien merci.

                                 


                                • Parpaillot Parpaillot 22 janvier 2008 22:36

                                   @ Roland Verhille :

                                  Merci de votre réponse détaillée et bien argumentée !

                                  Permettez-moi de revenir très brièvement sur quelques points …

                                  • Efficacité des dépenses publiques : Vous écrivez : « Le primordial chez ce gestionnaire, c’est de se débrouiller le mieux possible pour se faire octroyez le budget le plus généreux possible. ». Je partage votre affirmation. Par extension, cette remarque est aussi valable au sommet de l’Etat, quel que soit cet état. Mais alors, comment procéder pour contrôler et modérer les dépenses de l’Etat, sachant que c’est bien le Parlement (l’Assemblée nationale en France) qui vote les budgets ? Si le Parlement est défaillant, s’il ne remplit pas son rôle de modérateur, ou s’il ne le remplit qu’imparfaitement, et que le citoyen-contribuable n’a d’autre choix que de « passer à la caisse » pour payer des prestations publiques qu’il n’a pas demandées, indépendamment de la qualité de celles-ci par ailleurs, comment faire pour protéger le citoyen de ces « abus », si la solution référendaire n’est pas une solution applicable à la France ?
                                  • Danger du référendum : Etant citoyen helvétique, comme vous l’aurez peut-être compris, je ne vois pour ma part aucun danger de ce côté-là, le référendum faisant partie de nos institutions politiques comme vous l’avez relevé vous-même. Toutefois, je me garderai bien de faire du prosélytisme ! Je vais cependant suivre votre conseil et lire Anna Arendt !
                                  • Je vous communique mes coordonnées par le biais d’AgoraVox, pour la récitation par cœur du fameux rapport dont il est question.

                                  Merci pour la qualité de vos propos !

                                  Bien à vous !


                                • Roland Verhille Roland Verhille 22 janvier 2008 23:00

                                  Sur la défaillance du Parlement, je ne vois pas de solution, car ce n’est pas le Parlement qui lui-même modifiera la Constitution pour établir une véritable séparation du pouvoir législatif et du pouvoir exécutif. On viens de voir le résultat des travaux de la commission Balladur instaurée pour proposer d’adapter la Constitution, ils sont rétrogrades !

                                  La seule issue me semble être celle qui a été fatale à la Royauté française faute par elle d’avoir su imposer à ses princes, Comtes et Seigneurs les réformes nécessaires à la protection d’un peuple accablé d’impositions.

                                  Pour la lecture conseillée, ce que j’ai surtout retenu, c’est son explication du processus : la déstructuration de la société en place (familles, etc. ) préalable à la prise du pouvoir. Je suis effrayé d’observer un tel processus en France, certes avançant imperceptiblement, mais sûrement. J’espère me tromper.

                                  Cordialement.

                                   


                                • donino30 donino30 22 janvier 2008 12:38

                                   

                                  Bravo, article très intéressant.

                                  A priori pour apporter des solutions neuves il fallait des hommes neufs dans cette commission. Je suis allé voir le casting (http://www.liberationdelacroissance.fr/index.php?membres), et en dehors de la présidence, force est de constater qu’il est plutôt alléchant, avec notamment pas mal de membres issues du monde de l’entreprise.

                                   

                                  Mais comment a t-on pu alors pu accoucher d’une telle souris ! Connait on l’investissement, même approximatif de chacun des membres de la commission ? Un éternel insatisfait soupçonnerait qu’un certain nombre de personnes étaient là pour faire peinture. Je vois difficilement ces PDG de grands groupes (Nestlé, Essilor, Crédit Agricole...) plancher à la bougie dans des débats économiques enflammés. Et encore moins monter au créneau pour critiquer une tendance générale du rapport qu’ils n’approuveraient pas. Quel intérêt pour eux de prendre de tels risques ? Le rapport Pébereau il y a quelques années était sans concessions, et l’homme du même nom a essuyé des attaques ad hominem si extrêmes qu’on ne l’y reprendra pas.

                                   

                                   


                                  • donino30 donino30 22 janvier 2008 12:41

                                     

                                    L’enthousiasme du figaro envers le rapport Attali monte d’heure en heure, avec comme hier des anthologies :

                                    "En plaçant très haut la barre des réformes libérales, à l’exemple du rapport Rueff-Armand de 1960, le rapport Attali voudrait arracher la France à ses blocages."

                                     

                                    Très haut la barre des réformes libérales !!! Avec des réformes qui feront passer, au mieux selon le rapport, la dépense publique de 54% à 50%, presque le double de celle de l’irlande ! C’est une barre libérale très haute ? Mais de qui se moque t-on, d’où sortent ces journalistes ? Même le gouvernement socialiste du Portugal s’est montré plus incisif et réaliste, et eux dans les faits, face à leur dépenses publiques.

                                    Sans compter que l’effet des réformes "libérales" sera probablement au moins divisé par deux sous la pression syndicale... On l’a bien vu avec la réforme des régimes spéciaux, difficile d’imaginer autre chose.

                                     

                                    Même si tout cela va plutôt dans le bon sens c’est très timide, bon courage à NS, il va avoir besoin de toutes ses dents pour "aller chercher la croissance". Il faut vite qu’il intégre dans le PIB des notions comme la "qualité de vie" et le "bonheur des citoyens" (deux prix nobels plancheraient actuellement sur la question) pour y arriver.


                                  • Roland Verhille Roland Verhille 22 janvier 2008 14:25

                                     

                                     

                                     

                                     

                                    Réponse à domino30 :

                                     

                                    Je n’étais pas sous les tables de travail (il y en avait ?) pour constater l’activisme de chacun des membres de cette commission. Comme vous, je vois mal cette brochette de notabilités, se retrouvant probablement dans de nombreuses autres réunions de ce genre, rechercher la documentation relative aux sujets qu’ils traitaient, s’y plonger, en trier le bon grains de l’ivraie, la triturer pour essayer d’en extraire l’utile ; et encore moins dans les comptes de la nation pour suivre les méandres de la navigation d’Attali invoquant le PIB, et tout ce qu’il y rapporte. Là pour faire peinture ? Un peu plus peut-être, des ronds de jambes à n’en plus finir.

                                     

                                    Pour ma part, c’est l’indigence extrême du recours aux données de la comptabilité nationale qui m’a interloqué. Car cette commission avait sous la main comme commissaires : Jean-Philippe Cotis, ex économiste en chef de l’OCDE devenu entre temps patron de l’INSEE et Jean-Pierre Landau, sous-gouverneur de la Banque de France. Ces deux commissaires ont derrière eux toute les armées disposant dans leur plus grand détail des comptes de la Nation et de toutes les analyses qui en sont faites. De surcroît, le pouvoir a été donné à la Commission d’obtenir des administrations tout document ou information utile, ainsi que le concours de personnels placés sous l’autorité des ministres.

                                     

                                    Et dans les directions du budget et de la prévision du Ministère des Finances, il y a des équipes capables d’effectuer des travaux d’évaluation chiffrée des évolutions futures de qualité exceptionnelle (voyez la PLF pour 2008, partie programmation pluriannuelle des finances publiques 2009-2012.). Nulle trace en commission. Est-ce la superbe d’Attali qui a soit repoussé soit découragé leurs contributions ?

                                     


                                    • Antoine 22 janvier 2008 22:43

                                       Excellentes les prescriptions d’Attali, du moins pour la mode actuelle du crâne rasé, puisque les coiffeurs ne seront plus diplômés mais sauront, j’espère, nous mettre la boule à zéro, comme autrefois à l’armée quand le coiffeur de service était boucher ou charcutier dans le civil ! Prions pour que dans les autres professions visées, il y aura aussi des modes aussi facilement réalisables par le premier ou le dernier venu !


                                        • ZEN ZEN 23 janvier 2008 08:37

                                          Le lien ne marche pas...

                                          Avec France Inter, la chronique de Bernard Maris, journaliste et écrivain.

                                           

                                           
                                           

                                          "Boris Cyrulnik participait à la Commission Attali, dont le rapport va être remis au jourd’hui au Président de la République. Il est l’un des promoteurs du concept de « résilience » en France, concept qui traduit une capacité à réagir, à rebondir, à faire preuve d’élasticité et de souplesse, même dans un environnement délétère. Etre résilient c’est avoir du ressort face aux chocs de l’existence. Bien. Or, il se trouve que la résilience, c’est tout simplement le marché des libéraux. La Bourse est en train de baisser ? Ne vous inquiétez pas, tôt ou tard, elle remontera, résilience ! La mondialisation crée du chômage près de chez vous ? Ne vous inquiétez pas, tôt ou tard, vous retrouverez un emploi. La résilience concerne particulièrement les salariés, auxquels le rapport Attali ne veut plus imposer de durée légale du travail, ni d’âge de la retraite. Laissez faire le marché, et tôt ou tard, ça s’arrangera. Il se peut que « tôt ou tard » vous soyez un petit peu mort, donc que vous n’ayiez pas vu les choses s’améliorer, mais c’est pas grave. En fait, la résilience, c’est tout simplement la tendance naturelle du marché à aller à l’équilibre.Mais quand vous laissez une voiture descendre la pente, sans freiner, souvent elle s’applatit contre un arbre.

                                           

                                          Il y a tout de même du volontarisme dans le rapport Attali : favoriser la généralisation d’Internet haut débit ; créer au moins dix Ecopolis de 50000 habitants, villes mariant les nouvelles technologies et l’écologie. Je suppose qu’Attali et la commission iront habiter dans ces écopolis, avec les architectes qui les auront construites. Mais il y a un petit coté « utopie » , « phalanstère » dans cette idée des écopolis. Car l’utopie est encore une vieille idée libérale. Jean-Baptiste Say, le père du libéralisme français, a eu cette phrase d’une intelligence rare : « Les ressources naturelles sont inépuisables ». Il avait décrit un système idéal dans une ville idéale. A propos de ressources naturelles inépuisables, le président veut supprimer les quotas de pêche, certains quotas, et profiter de la présidence européenne de la France pour agir. Mais il est à craindre que le laissez faire ne conduise à la disparition des poissons, ou des pêcheurs, et plus probablement des deux."


                                          • ZEN ZEN 23 janvier 2008 09:04

                                            Un rapport qui semble déjà compromis :

                                            http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=464771


                                            • Antoine 23 janvier 2008 13:03

                                               Juste histoire de vérifier les pouvoirs de visionnaire d’Attali, qui peut ici rappeler ses convictions en 1981 sur les nationalisations qui devaient sauver la France à jamais ?


                                              • ZEN ZEN 23 janvier 2008 13:16

                                                @ Antoine

                                                 

                                                Normal..Attali prèche le "nomadisme" depuis longtemps ’(d’une idée à l’autre)


                                                • ZEN ZEN 23 janvier 2008 13:18

                                                  "Est-ce la superbe d’Attali qui a soit repoussé soit découragé leurs contributions ?"

                                                  Cher voisin (géographique), je pense que vous avez raison...Attali aime son image et ne vit pas de peu...


                                                • Roland Verhille Roland Verhille 23 janvier 2008 18:50

                                                  Voisin ? Alors, passez donc ici (Allez plutôt à Coquelles), on pourra bavarder un peu ! Je garantis votre sécurité !


                                                • ZEN ZEN 23 janvier 2008 13:39

                                                  Et en plus, excellent philosophe notre sherpa :

                                                  Qui a dit : « Un économiste est une personne capable d’expliquer rationnellement le lendemain ce qu’elle avait été incapable de prévoir la veille. » ? Jacques Attali .


                                                  • Jean-Pierre Llabrés Jean-Pierre Llabrés 25 janvier 2008 07:48

                                                    Mon cher Attila,

                                                    Je dois te dire combien je suis impressionné par le Rapport Attali !

                                                    Par sa forme, tout d’abord. En effet, dès la page 10, on peut lire :

                                                    "Plus de croissance économique entraînera des progrès conc-
                                                    rets
                                                    pour chacun des Français".
                                                    J’adore le "conc-" ! ! !

                                                    Surtout, sachant qu’Attali est polytechnicien !

                                                    En outre, il convient de souligner la pertinence extrêmement relative du choix d’une police sans sérif qui rend la lecture particulièrement fastidieuse.

                                                    Quant au fond, il est clair que ce rapport n’est pas destiné aux plébéiens que nous sommes. En effet, il nous assène ses 316 décisions comme autant de vérités révélées ; sans s’encombrer d’aucun effort de démonstration. Heureusement, nombre de spécialistes, détenteurs des justifications de ces désicions qu’Attali n’a pas jugé utile de nous délivrer, se font un plaisir de nous éclairer... À supposer qu’ils aient une connaissance réelle du diagnostic qui ne nous est pas présenté !

                                                    En conclusion, mon cher Attila, lors de la rédaction de ta prochaine analyse économique, ne te fatique surtout pas à réaliser un diagnostic de départ et, encore moins, à présenter lé démonstration que tes "décisions" (recommandations) découlent logiquement de ton diagnostic ! ! !

                                                    À l’évidence, cela n’est plus de mode...


                                                    • Nicolas Foutrier 30 janvier 2008 16:24

                                                      Ce rapport est tout simplement réactionnaire. Petit extrait : "depuis 1936, les Français vivent en moyenne 20 ans de plus et travaillent 15 ans de moins. Ces 35 années de loisirs supplémentaires ont un lourd coût en termes de croissance et ne correspondent pas nécessairement aux aspirations de chacun."

                                                      Ca en dit long... :

                                                      http://agitlog.zeblog.com/291117-rapport-attali-le-nouvel-oracle-des-neoliberaux/

                                                       

                                                       

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