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Comparaison de l’impact d’un déséquilibre de la balance des opérations courantes sur les grandes zones économiques

Le libre-échange implique une concurrence ardue mettant en valeur les avantages comparatifs des différentes zones économiques. Ceux-ci amènent ces zones à contracter un déséquilibre de leur balance des opérations courante qui, pour être optimale, se doit d’être en équilibre. Nous allons faire tout au long de cet article un état des lieux des différentes situations des grandes zones économiques, et en tirer les conclusions.

NB : en raison de non-disponibilité de la plupart des chiffres pour l’année 2007, ce travail a été réalisé avec les résultats de l’année 2006. Toutefois, les situations économiques étant inchangées, ce travail est tout à fait d’actualité.

I) Introduction

La balance des opérations courantes (BOC) est le solde des flux monétaires résultant des échanges internationaux. Elle est composée de la balance commerciale, de la balance des services, de la balance des revenus et de la balance des transferts courants.

II) La balance des opérations courantes

1) La balance commerciale

La balance commerciale d’un pays est la différence entre les valeurs de ses exportations et de ses importations de biens. Une balance commerciale déficitaire peut être le signe d’un problème économique. On l’appelle aussi la balance des visibles. Les facteurs qui peuvent influencer la balance commerciale sont :

- les taux d’intérêts,
- les accords commerciaux,
- les droits de douanes.

2) La balance des services

La balance des services est la différence entre la somme des services exportés et la somme des services importés. On l’appelle aussi balance des invisibles.

3) La balance des revenus

La balance des revenus est le solde des revenus des travailleurs expatriés et des revenus d’investissements (intérêts et dividendes).

4) La balance des transferts courants

La balance des transferts courants recense les dépenses d’aide publique au développement, les contributions aux organisations internationales et les transferts des émigrés/immigrés.

III) Europe : une balance des opérations courantes en équilibre

1) Situation

Des trois grandes économies du monde (Etats-Unis, UE, Japon), la zone euro est la plus équilibrée. Ces dernières années, elle a enregistré un léger déficit de sa balance des opérations courantes, de l’ordre de 12,8 milliards d’euros (1) en 2006, en légère augmentation par rapport à 2005.

2) Paramètres influençant la BOC :

Influence de la balance commerciale :

En 2006, celle-ci est de +30,4 milliards d’euros (1), en baisse de 10 milliards (1) par rapport à 2005. Analysons le contexte économique pour comprendre cette détérioration de la balance commerciale. Un premier élément est la supériorité actuelle de l’euro sur le dollar (américain) et le yen (japonais). Il s’échange de fait contre environ 1,36 USD ou 161 ¥. Cette force de l’euro rend l’économie de l’euro zone moins compétitive, ses produits d’exportation valant plus cher à l’achat pour les Américains et Japonais, et, à l’inverse, les produits de ces deux concurrents revenant moins cher au consommateur européen. Les importations européennes de produits américains et japonais vont donc augmenter, en même temps que leurs exportations diminuent. Ceci explique en partie la chute de la balance commerciale de la zone euro. Pour ne pas arranger les choses, les Etats-Unis, premier partenaire commercial de l’Union européenne, connaissent un ralentissement de leur économie, ce qui les amène à moins importer d’Europe. Cette force de l’euro a plusieurs causes. Tout d’abord, dans un contexte de ralentissement de l’économie américaine, le dollar, longtemps considéré comme une inébranlable monnaie de référence (utilisé comme monnaie de réserve dans les banques centrales asiatiques, par exemple) a commencé à chuter progressivement, la confiance dans le dollar diminuant au profit de l’euro. Celui-ci, considéré comme plus stable actuellement, a augmenté sa part dans les réserves de change des banques centrales à travers le monde, passant de 17,9 % (2) en 1999 à 25,2 % (2) en 2006, aux dépens du dollar et du yen. On comprend dès lors aisément l’appréciation de l’euro face à ces deux monnaies. Ensuite, on peut mettre également en cause la politique de la Banque centrale européenne (BCE) qui, à coups de hausse de son taux directeur (actuellement à 3,75 %, 4% prévus en juin), a rendu les placements en euro de plus en plus intéressants. Il est à noter que les bas taux d’intérêts du Japon (taux directeur à 0,5 %) ont favorisé les opérations de carry trade, consistant à emprunter dans un pays à bas taux d’intérêts (le Japon), pour ensuite faire des placements dans un autre à hauts taux d’intérêts (par exemple, la zone euro, qui constitue une valeur sûre sur le marché). Cette opération a encore plus déprécié le yen par rapport à l’euro. Un second élément du contexte économique est la montée du prix des matières premières. Les dépenses en énergie ont augmenté de 23 % (3) en 2006 par rapport à 2005 alors que les gains tirés des exportations de produits manufacturés n’augmentaient que de 8 %. On comprend donc facilement la dégradation de la balance commerciale. En plus de défavoriser les exportations européennes, l’euro fort a eu d’autres conséquences. D’une part, il a augmenté les dépenses de l’Union européenne, celle-ci devant augmenter les subsides aux agriculteurs (PAC) pour les maintenir compétitifs, ce qui a fait diminuer la BOC. D’autre part, il a permis d’importer à moindre coût des produits libellés en dollar, comme le pétrole, nous aidant ainsi à supporter la hausse de ces dernières années des prix des matières premières.

Influence de la balance des services :

La balance des services est relativement constante, en légère baisse en 2006 par rapport à 2005. Les constats que l’on peut faire sur celle-ci sont semblables à ceux de la balance commerciale. Comme la balance des visibles, elle contribue positivement à la BOC.

Influence de la balance des revenus :

La balance des revenus a augmenté de 10 milliards d’euros (4) en 2006 par rapport à 2005, mais reste négative à -9,7 milliards d’euros (4). Cette maigre différence peut s’expliquer par une conjoncture particulièrement favorable en 2006.

Influence de la balance des transferts courants :

La balance des transferts courants de la zone euro est celle qui contribue le plus négativement à la BOC. Elle est en effet en constante augmentation (-69,7 milliards d’euros (4) en 2006). On peut donc en déduire que la zone euro contribue de manière notable au financement des organisations internationales, mais il ne faut pas non plus négliger les transferts financiers des travailleurs immigrés à destination de leur pays respectif.

3) Conclusion

L’euro devrait rester ferme à court terme, mais son potentiel de hausse devrait s’essouffler. Il est conforté d’une part par les bons résultats de la zone euro, par les prévisions de hausse du taux directeur de la BCE, et la chute continuelle du dollar. La BOC devrait dès lors se stabiliser à long terme, sauf en cas de crise avérée sérieuse de l’économie américaine.

IV) Etats-Unis : une balance des opérations courantes déficitaire

1) Situation

En 1990, la BOC des Etats-Unis était en léger surplus. Depuis lors, la détérioration de la BOC et plus précisément de la balance commerciale est sans précédent. En 2006, la BOC des Etats-Unis était de -862,3 milliards de dollars (5).

2) Paramètres influençant la BOC

Influence de la balance commerciale et fluctuations des taux de changes :

Selon les chiffres de l’US Census Bureau, les Etats-Unis ont exporté pour plus de 1 436 milliards de dollars (6) de biens et en ont importé pour plus 2 202 milliards de dollars (6). La balance commerciale en 2006 s’élevait donc à -765,2 milliards de dollars (6), soit 88,4 % de la BOC. Comme nous l’avons vu précédemment, les taux de changes ont une influence capitale sur les importations et exportations. Si nous analysons la conjoncture sur sept ans (Annexe 1), on se rend compte que le dollar s’est déprécié par rapport aux monnaies de ses principaux partenaires commerciaux à l’exception du Canada et de la Chine. La zone euro, le Royaume-Uni, le Japon, le Mexique ont clairement un avantage à importer des biens des Etats-Unis. En revanche, ces derniers n’ont pas intérêt à importer des biens depuis ces zones.
A titre d’exemple, Louis Gallois, ex-PDG d’Airbus, mettait en évidence le fait qu’Airbus a d’énormes problèmes de compétitivité du fait que les coûts de production de la firme européenne sont payés en euros alors que les clients sont majoritairement facturés en dollars, cette situation est catastrophique pour Airbus :

« Nous produisons avec des coûts majoritairement en euros et nous vendons en dollars. Chaque fois que le dollar baisse de 10 centimes, Airbus perd 1 milliard d’euros », Louis Gallois, PDG d’Airbus.

Il est donc évident que les Etats-Unis, grâce à leur dollar faible, ont un avantage à l’exportation par rapport à certaines zones économiques. Inversement, ils ont intérêt à importer des biens de Chine. La Chine a le grand avantage d’avoir une monnaie extrêmement faible par rapport à beaucoup de grandes devises mondiales. Nous nous rendons ainsi compte que le pays principalement responsable du déficit de la balance commerciale américaine est la Chine. On constate un déficit commercial entre les Etats-Unis et la Chine en 2006 de l’ordre de 232,48 milliards de dollars (7), soit un peu plus de 30 % de la balance commerciale totale des Etats-Unis. Une étude (8) de l’OCDE montre également qu’une des raisons pour lesquelles les consommateurs américains consacrent une plus grande partie de leurs revenus à l’achat de produit importés, plutôt que les étrangers n’en consacrent à l’achat de produit américains, est un phénomène appelé l’asymétrie Houthakker-Magee. Selon l’étude, celle-ci ne s’appliquerait qu’aux échanges de produits manufacturés car on observe une inversion de la tendance pour l’échange de services.

Influence des taux d’intérêts :

Pour des raisons similaires aux taux de changes, les taux d’intérêts influencent la masse monétaire. Un taux d’intérêt faible stimulera l’emprunt et donc la création de monnaie. Si nous ramenons cela dans une optique simple d’offre et de demande, l’offre de monnaie augmente et donc sa valeur diminue. Les taux d’intérêts ont donc une influence sur la valeur de la monnaie et donc par définition sur son taux de change. En 2007, le taux directeur de la Fed (Federal Reserve Bank) est de 5,25 %, ce qui est un taux relativement élevé par rapport aux autres grandes zones économiques et qui est tout de même en constante hausse depuis 2003, année où les Fed Funds Rates étaient tombés à 1 %. Cette hausse des taux d’intérêts s’explique peut-être du fait que la Fed ne tient pas à stimuler le crédit pour ne pas trop augmenter la masse monétaire et donc limiter l’offre de monnaie afin de freiner la chute du dollar et l’inflation.

Influence de l’épargne et de l’investissement :

Selon l’identité macroéconomique fondamentale,

S - Inet = BOC + déficit public

Les ménages américains ont une forte tradition de consommation, ils n’épargnent quasiment pas. Il est toutefois très compliqué de comparer harmonieusement les taux d’épargnes des différentes zones économiques mondiales, comme le souligne l’OCDE dans son rapport sur les taux d’épargnes des ménages. Celui-ci estime que le taux d’épargne des ménages américains était de 2,4 % (9) en 2002 contre 9,6 % (9) pour les ménages européens et 5,2 % (9) pour les ménages japonais.
Nous voyons donc que l’épargne aux Etats-Unis est très faible au profit d’une très grosse consommation. En revanche, les investissements américains sont énormes à travers le monde, ils représentent 1 351 milliards de dollars (2001). Il est donc évident, grâce à l’identité macroéconomique fondamentale, vu la quasi-absence d’épargne, les investissements énormes et le déficit public de 251 milliards de dollars (10) en 2006, que la BOC est extrêmement déficitaire. Cela signifie que les Etats-Unis vivent au-dessus de leurs moyens et par conséquent qu’ils s’endettent par rapport au reste du monde.

3) Conclusion

Les solutions pour réduire le déficit de la balance des opérations courantes et, plus précisément dans notre cas, le déficit de la balance commerciale, ne doivent pas être envisagées de manières trop simplistes. Des efforts afin de favoriser une certaine forme de protectionnisme, ou des subsides à l’export, ne sont pas des solutions viables pour résorber ce problème car aucune d’entre elles ne souligne le véritable problème du déficit de la BOC. Selon les analystes, une résorption de la BOC ne sera le résultat que d’un changement des flux des investissements nets, déterminé par les taux d’épargne et d’investissements des Etats-Unis.

V) Japon : une balance des opérations courantes excédentaire

1) Situation

En 2006, le Japon avait la deuxième BOC la plus excédentaire au monde juste derrière la Chine qui l’a dépassé pour la toute première fois. Cette balance s’élève à +174,4 milliards (10) de dollars.

2) Paramètres influençant la BOC :

Influence de la balance commerciale, des taux de changes et des taux d’intérêts :

La Banque du Japon (BoJ) a fixé son taux directeur à 0,50 %, soit un taux bien inférieur à celui des autres grandes zones économiques. Le Japon a en effet connu une période de déflation et s’en remet lentement. Ces bas taux d’intérêts ont favorisé la création de monnaie, ce qui a déprécié le yen. De plus, le différentiel de taux entre le Japon et les autres zones économiques a encouragé les opérations de carry trade (cfr Europe), ce qui a encore plus accentué la dépréciation de la monnaie. Les exportations japonaises s’en trouvent favorisées, ce qui accentue l’excédent de leur balance commerciale. Il est à noter que le Japon, pauvre en matière première, importe de plus en plus de Chine et du Moyen-Orient, surtout des matières énergétiques (augmentation de 39 % (11) des prix du pétrole en 2005), ce qui influence négativement sa BOC. Ses relations commerciales avec l’Union européenne se sont par contre dégradées ces dernières années en raison de la forte appréciation de l’euro par rapport au yen. En 2006, la balance commerciale du Japon était en excédent de 66,2 milliards de dollars (10).

Influence de la balance des services et des transferts courants :

La baisse de la balance commerciale a été compensée par la progression des transferts courants et la réduction du déficit de la balance des services. Le Japon semble rattraper son retard en termes d’échanges de services vis-à-vis du reste du monde.

Influence de la balance des revenus et des investissements :

On constate une croissance de l’excédent de la balance des revenus, liée à la forte progression des revenus des investissements japonais directs (+50,7 % (12) en 2005) et en portefeuille à l’étranger. A l’inverse, les investissements étrangers au Japon ont eu tendance à baisser en 2005 (ils furent trois fois moindres qu’en 2004). La sortie de capitaux japonais est surtout due aux investissements de portefeuille (principalement des obligations) dans les places financières mondiales. Elle n’est toutefois pas compensée par l’attrait croissant que représentent les actions japonaises pour les investisseurs étrangers.

3) Conclusion

Le dernier resserrement monétaire de la Banque du Japon s’est fait en relation directe avec la conjoncture, le Japon étant en pleine reprise. Il s’agit donc d’une politique monétaire accommodante, bien qu’elle pose quelques problèmes aux ménages et petites entreprises qui ont besoin d’emprunter. Ce resserrement monétaire reste trop faible pour enrayer la dépréciation du yen et les opérations de carry trade. Plus la monnaie japonaise s’effondrera, plus les industries européennes et américaines rencontreront des difficultés commerciales.

VI) Implication de la Chine dans les BOC des grandes zones économiques :

La Chine, qui acquiert de plus en plus d’importance sur le plan économique, conserve néanmoins une structure sociale très proche des pays en voie de développement. L’exploitation de sa main-d’œuvre qualifiée (payée une misère) et la manipulation de sa monnaie considérée par les experts comme sous-évaluée lui permet de pratiquer une politique agressive d’exportations de produits manufacturés à moindre coûts. La faiblesse du yuan, artificiellement maintenue par les autorités chinoises, permet de soutenir une énorme production industrielle assurant à la Chine une croissance économique à deux chiffres. Dans ce contexte, la Chine possède un avantage injuste par rapport aux autres pays du monde, ce qui l’a amenée à être critiquée à de nombreuses reprises au sein de l’OMC.

VII) Conclusion

Dans notre étude, nous avons bien compris que le libre-échange implique une concurrence ardue mettant en valeur les avantages comparatifs des différentes zones économiques. Ceux-ci amènent ces zones à contracter un déséquilibre de leur balance des opérations courantes qui, pour être optimale, se doit d’être en équilibre. Un réajustement ne peut se faire en appliquant des solutions trop simplistes, il faut de fait prendre en compte tous les facteurs pouvant influencer la balance des opérations courantes sans tirer de conclusions hâtives.

(1) ECB – Euro Area Balance of Payments –PRESS RELEASE - 23/03/2007
(2) IMF Statistics Department – COFER database
(3) EuroStat – Euro Indicateurs – Communiqué de Presse 22/03/2007
(4) ECB – Euro Area Balance of Payments – PRESS RELEASE – 23/03/2007
(5) Cia World Factbook
(6) US Census Bureau
(7) US Census Bureau
(8) Observateur OCDE
(9) OCDE – Comparaison des Taux d’Epargne des ménages Zone Euro/Etats-Unis/Japon
(10) Cia World FactBook
(11) Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie (RF) – Mission Economique de Tokyo
(12) Ministère de l’Economie, des Finances et de l’Industrie (RF) – Mission Economique de Tokyo

Annexes :

Annexe 1 : Evolution des taux de changes sur sept ans

Bibliographie :

Théorie :

1. Introduction à la Macro Economie (Vol I & II) – Gérard Roland – Editions ULB
2. Wikipedia.org – L’encyclopédie en ligne
3. Brises.org – Banque de ressources interactives en sciences économiques et sociales

Europe :
1. LExpansion.com – La fermeté de l’euro face au dollar ne semble pas présenter une menace réelle – 13/04/2007
2. Eurostat – Press Releases
3. European Central Bank’s Statistics
4. Touteleurope.fr – L’UE en action - L’union, une grande puissance commerciale
5. L’Echo – Retro 2006 – La BCE, fidèle à ses principes, a remonté son taux à une cadence régulière
6. L’Echo – Retro 2006 – Un différentiel de taux moins favorable au billet vert
7. L’Echo.be – L’Euro dépasse 1,35 dollar pour la première fois depuis deux ans – 12/04/2007
8. L’Echo.be – La BCE conforte les attentes d’une hausse de taux en zone euro – 19/04/2007
9. L’Echo.be – L’Euro au plus haut depuis deux ans face au dollar – 22/03/2007

Etats-Unis :

1. OCDE – Origines de la récente détérioration des déséquilibres de balances courantes au sein de l’OCDE
2. FMI – La baisse du déficit commercial américain dépend, en partie, d’un recul du dollar.
3. Observateur OCDE – La balance commerciale
4.US Census Bureau – Census.gov
5. The CIA World Factbook – Cia.gov
6. EconomicScenarios.com – The United States current account deficit and world markets.
7. Revue économique de l’OCDE – n0 38 – 01/2004
8. Bureau of Economic Analysis
9. OECD Development Centre – Sustainable and excessive current account deficits
10. US Department of Commerce
11. Bloomberg.com

Japon :

1. LExpansion.com – Le change reste un enjeu majeur pour la prospérité de l’Europe et des Etats-Unis – 19/02/2007
2. L’Expansion.com – La hausse des taux du Japon n’empêche pas la baisse du yen – 21/02/2007
3. Ambafrance-jp.org – Mission économique – Le commerce extérieur du Japon en 2005

Chine :

1. L’Echo.be – Pour le G7, la volatilité excessive des changes est indésirable


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4 réactions à cet article    


  • Forest Ent Forest Ent 1er septembre 2008 14:14

    Dans l’ensemble, c’est un constat assez factuel, mais avec quelques petites erreurs. Par exemple, je ne vois pas comment vous pouvez écrire à la fois :

    Cette force de l’Euro rend l’économie de l’euro zone moins compétitive, ses produits d’exportation valant plus cher à l’achat pour les américains et japonais, et, à l’inverse, les produits de ces deux concurrents revenant moins cher au consommateur européen.

    et

    Les relations commerciales du Japon avec l’Union Européenne se sont par contre dégradées ces dernières années en raison de la forte appréciation de l’Euro par rapport au Yen.

    Mais globalement ce constat a peu de valeur prédictive ou explicative, en dehors des choses bien connues comme le fait que les US ont vécu au-dessus de leurs moyens et que la Chine a été le sweat shop du monde. Je suis un peu déçu relativement à cette phrase :

    Dans notre étude nous avons bien compris que le libre échange implique une concurrence ardue mettant en valeur les avantages comparatifs des différentes zones économiques.


    car les seuls "avantages comparatifs" mis en évidence sont la monnaie et le coût du travail. A mon avis, c’est exact, mais ce n’est pas ça la "théorie des avantages". Si in fine c’est bien ainsi que ça se résume, ça confirme que la mondialisation n’est qu’un piège à cons.


    • blibgnu blibgnu 1er septembre 2008 16:49

      Article offrant une vue d’ensemble intéressante.

      Hélas oui, ça se résume tout à fait à cela la mondialisation : un piège à cons smiley

      Ou une forme de colonisation qui ne dit pas son nom si vous préférez...


    • el bourrico 1er septembre 2008 17:35

      Ah oui mais en moins bien quand même, l’ancienne avait l’avantage de ne taper que sur le "bougnoule", le "métèque", ou tout ce que tu veux.
      La nouvelle tape sur tout le monde, même sur les blancs, et ça, c’est intolérable !  :)


    • Daniel Roux Daniel R 1er septembre 2008 19:37

      Le Libre échange ?  Encore un poncif ressassé à l’infini par les économistes et les médias. Des mots pour tromper les citoyens, des mots-mensonges rarements contestés par ceux qui devraient le faire.

      Des échanges libres ? Où ? Pour qui ? Entre l’Afrique et l’Amérique du Nord ou L’Union Européenne ? Vaste escroquerie économique dans laquelle le plus faible subi la loi du plus fort sous l’égide de l’OMC.

      Comment parler de liberté d’échange sans libre et juste concurence ?

      Nos emplois et nos sociétés humaines sont détruites parce que nos industries et nos savoir-faire sont confisqués et expédiés par nos capitalistes dans les pays à bas coùts souciaux, entraînant spoliations et exploitations de millions de personnes sans oublier les catastrophes écologiques.

      Puis les produits fabriqués par des quasi esclaves travaillant dans ces conditions iniques sont importés dans notre pays à travers des Sté implantées dans des paradis fiscaux où les importants profits sont camouflés.

      Avec la bénédiction hypocrite des états dit "de droit", c’est ça la réalité du "libre échange" !








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