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Comprendre la Banque pour un particulier

Je me suis dis qu’il serait nécessaire de faire un point sur les différents produits et services disponible pour un client particulier (en opposition à un client professionnel : PME, professions libérale, artisans).

J’ai eu l’idée de cet article après voir lu celui d’Amenel Voglozin, sur AV, intitulé « Soulevez-vous ». J’avais d’ailleurs posté deux commentaires.

L’auteur de l’article y décrivait sa consternation (avec humour d’ailleurs), de voir la SocGen faire une publicité TV sur un produit qui lui semblait peu rentable : le prêt étudiant.

J’ai trouvé cet article intéressant, mais c’est surtout les commentaires qui m’ont fait réagir. En effet, la plupart des interventions montraient que leurs auteurs ne connaissaient pas le fonctionnement d’une banque de détail. C’est aussi une chose que j’ai remarqué dans mon entourage.

Je me suis dis qu’il serait nécessaire de faire un point sur les différents produits et services disponible pour un client particulier (en opposition à un client professionnel : PME, professions libérale, artisans).

Je ne vais pas faire une comparaison des tarifs entre les banques car ils sont globalement les mêmes et ils sont accessibles sur les sites des banques. Je ne parlerai pas non plus des contrats d’Assurances Vie, ni des contrats d’assurances de biens et personnes, car cela nécessiterai un article complet sur chacun de ces sujets (plus tard peut être ?).

Les différents produits et services :

  • Généralités

Dans les banques nationales (SG, BNPP, LCL) ouvrir et fermer un Compte Courant ou un Compte d’épargne est GRATUIT. Dans les banques Mutualistes (CA, CM, CIC, BPop) aussi normalement sauf que certaines vous « obligent » à acheter des parts de la société lors de l’ouverture, et quand viens l’heure de la fermeture des frais correspondant à la vente de ces parts sont prélevés. La Banque Postale est un cas à part car ce n’est pas vraiment une banque comme les autres.

Il faut savoir aussi que n’importe quel service, à l’exception des assurances, est résiliable a tout moment et que si vous êtes un bon client (rentable, voir plus loin), la banque vous remboursera au prorata même dans les cas où elle n’est pas obligée de le faire.

  • L’épargne d’État

Il existe plusieurs types de comptes d’épargne et certains ont été créés par l’État. On trouve dans cette catégorie le Livret de Développement Durable (LDD), le Livret A, le Livret d’Épargne Populaire (LEP), le Plan d’Épargne Logement (PEL), le Compte Épargne Logement (CEL) et le Livret Jeune (LJ). Les intérêts de ces livrets ne son pas soumis aux impôts.

Ce qu’il faut comprendre c’est que ce n’est pas la banque (peut importe laquelle) qui fixe le plafond ou le taux de rémunération de ces livrets. Il ne peut donc y avoir de différences entre les établissements !

Certes les services de marketing des banques peuvent essayer de vous faire croire le contraire avec des formules du type « LDD+ » ou « Livret A duo », mais ce n’est que du marketing. Ce genre d’offres ce résumes à adosser un Compte Sur Livret (épargne spécifique à chaque banques) au compte d’épargne d’État.

Ces comptes sont plus ou moins rentables : le PEL est très rentable et de plus il est devenu très intéressant pour les banques, notamment à cause de Bale 3, car elles recherchent des liquidités. Le LDD l’est beaucoup moins car rare sont les clients qui mettent 6000€ et n’y touchent plus.

  • L’épargne des Banques

Cette catégorie d’épargne regroupe les comptes d’épargnes qui sont crées par chaque banques. Ils ont des noms différents dans chaque banque mais ils fonctionnent sur les mêmes principes.

Ils ne sont généralement pas plafonnés en montant, et leurs intérêts sont soumis aux prélèvements sociaux et à l’IR. On retrouve dans cette catégorie tous ce que l’imagination d’un service marketing peut sortir : Greenwashing avec des « livrets Vert », « économie solidaire » avec des intérêts reversés à des associations, etc.

  • Les Moyens de Paiements

Il en existe plusieurs : Les Cartes Bancaires (CB) dont le marché est monopolisé par 2 marques : VISA et MASTERCARD (Je ne compte pas American Express car son utilisation en France est ultra minoritaire). Le Chéquier et les virements sont les autres.

La banque vous « loue » votre carte, elle lui appartient (Cf. vos conditions générales de vente) et elle peut vous l’a reprendre à n’importe quel moment sans vous fournir de justification. Elle achète à VISA ou MASTERCARD la licence, ce qui explique en partie son cout.

En effet, le prix d’une CB visa classique oscille entre 35 et 40 € par an en débit immédiat et une grosse partie va à VISA. La différence entre les banques dépend de la marge de la banque et du cout du risque de celle-ci. En effet, en cas d’utilisation frauduleuse de votre CB (sur Internet par exemple) la banque est obligée de vous rembourser (avec une franchise : en générale de 150€) : elle répercute donc le cout de ces pertes sur le tarif de ses cartes.

Le chéquier c’est la plaie des banquiers. Ce n’est ABSOLUMENT pas rentable, ca coute de l’argent en logistique, en informatique et en personnel. Sans compter qu’en termes de risque c’est le moyen de paiement le plus risqué. C’est également le moyen de paiement le plus obsolète à notre époque puisqu’un cheque peut être encaissé pendant 1 an et 8 jours, ce qui veut dire que pour les clients qu’il faut faire très attention au niveau de ses comptes jusqu'à ce qu’il soit « passé ». Aujourd’hui on a besoin de rapidité et le cheque n’est pas rapide. Dans la plupart des banques il est gratuit. 

Le virement, grâce à Internet, connait une utilisation en expansion. Généralement les virements entre vos différents comptes (Compte courant et épargne) sont gratuits. Les tarifs sont plus chers si vous le faite faire par un employé de banque que si vous le faites par Internet (c’est normal, le personnel ca coute cher) pour les virements vers un compte d’une autre banque ou d’un autre client. Ce n’est pas gratuit via internet car les banques se facturent entres elles les virements et qu’il faut bien amortir le cout du site Internet.

Préférer donc le paiement par CB, c’est plus rapide et moins risquer, d’autant plus que de plus en plus de commerçant refusent les chèques à cause du trop grand nombre d’impayés et que les espèces c’est sympa mais c’est pas assurer si on nous les volent.

  •  Les Services Annexes

Et oui, c’est les plus nombreux ! 

Tout d’abord il y a les « Packages » : ils incluent un nombre variable de services qui sont généralement assez cher en usage unique. On y trouve la CB, l’assurance en cas de vol ou d’opérations frauduleuses (pour compenser la franchise), des exonérations de frais diverses (notamment l’opposition de chèques ou de prélèvement) et des services souvent utiles mais malheureusement pas très souvent : programmes de fidélité, réductions chez des partenaires etc. Les packages sont à éviter sauf si vous avez tendances à perdre souvent votre carte où si vous pensez que l’utilisation que vous en faites présente des risques (achat sur Internet sur des sites non connus par exemple).

Et donc, il y a tous les services qui sont dans ces packages mais qui sont proposés également seuls. Ils peuvent avoir leurs utilité au cas par cas ou temporairement. Pour savoir s’ils sont rentables il faut rationnaliser sur une année. Par exemple, un service qui vous exonérerait d’agios : appelons le « AGIOS+ ». Il coute 45€/an et vous exonère d’agios dans une certaine limite, disons jusqu'à 500€ sur quinze jours (on verra le fonctionnement des agios plus bas). Les agios sont prélèvés tous les trimestres donc il suffit de regarder sur les deux derniers trimestres ce que vous ont couté les agios et de faire une projection sur 1 an (prélevés en Janvier et en Avril généralement pour les deux premiers). En gros si c’est supérieur à 25€ dans notre exemple sur deux trimestres (25X2=50€ > 45€), cela vaut le coup, sinon non.

Et c’est valable pour tout le reste.

  •  Les Agios

Ce qu’il faut comprendre c’est que peut importe que vous dépassiez ou non votre Autorisation de Découvert, vous paierez des agios. Vous payez des agios dès le 1er euro en négatif. Si vous n’en payer pas alors que vous êtes dans votre autorisation c’est que votre « package » inclus une exonération.

J’entends souvent des gens autour de moi qui disent : « j’ai une autorisation de découvert de 500€ donc si je ne dépasse pas je n’ai pas d’agios ». c’est FAUX. Si ils n’ont pas d’agios c’est surement grâce au Package. Et la plupart du temps ils en ont mais comme ils ne font pas leurs comptes ils ne s’en aperçoivent pas.

Donc, premièrement il faut dissocier Autorisation de découvert et Agios : l’un et l’autre son indépendant. On peut avoir des agios sans autorisation et inversement.

L’autorisation de découvert est une convention, un contrat, qui vous autorise préalablement et automatiquement un Prêt de courte durée d’un montant maximum déterminer à l’avance. Ce que vous faites de l’argent vous regarde, la banque n’intervenant pas. En générale le montant ne dépasse pas un mois de revenus et est limité à 15 jours dans le mois consécutifs ou non. Vous payerez des agios, c’est dire les intérêts du prêt, car vous avez utilisé de l’argent que vous n’aviez pas sur votre compte.

Par contre si vous n’avez pas d’autorisation, et que vous êtes en négatif sur votre compte, cela veut dire que votre banquier a du décidé si oui ou non il payait la facture … cela veut dire que vous aller payer les agios pour le prêt qu’il vous a fait mais que en plus vous payerez une « commission d’intervention » (ou un nom dans le même genre) qui généralement coute entre 7,5€ et 9€ par facture.

Il ne faut donc pas confondre les deux. Dans le cas de l’autorisation vous ne payerez pas de commission.

C’est pourquoi il vaut mieux avoir une autorisation de découvert et ne jamais sans servir que de ne pas en avoir par ce qu’on a peur d’être à découvert.

Les Prêts :

  • Généralités

La plupart des gens, quand ils vont voir leur banque, sont persuadés que le banquier va essayer de les arnaquer….

J’anticipe déjà les commentaires des gens qui confondent les Banquiers c'est-à-dire les actionnaires des banques et le banquier qui est l’employé des premiers.

L’employé lui fait son boulot, et dans son boulot il y a quelque chose de fondamentale qu’on lui répète à longueur de journée …. FIDELISATION. Pourquoi ? Parce que ca coute moins cher que de conquérir un nouveau client. Or pour fidéliser il vaut mieux évité d’arnaquer son client sur un produit HYPER fidélisant.

Après, que ses employeurs soient des banksters ou des entrepreneurs comme les autres chacun a son opinion.

Un prêt ce n’est pas un taux. Il faut vous enlever ca de la tête. Un prêt c’est une solution à un problème qui est : soit ponctuel et inattendu et d’un montant supérieur à son autorisation de découvert (revolving), soit ponctuel et prévu (prêt conso), soit pour un investissement immobilier.

Le taux c’est un des facteurs qui font le cout du prêt. Les autres facteurs étant la durée d’amortissement (de remboursement), les assurances (Décès et perte emploi) et surtout le montage du prêt (dans le cas des prêts immobiliers).

  • Prêt Étudiant

C’est un des premiers prêt passé à la moulinette du marketing. En gros c’est un prêt comme un autre sauf que le différé d’amortissement est plus long et qu’on peut souscrire à ce prêt même si on n’a pas de revenu grâce au(x) garant(s). C’est un produit d’appel qui a pour but de fidéliser dès le plus jeune âge les clients pour une durée assez longue. Le risque est minime la plupart du temps. Par contre la rentabilité est quasi nulle pour la banque jusqu'à ce que le client travaille. Les taux étant très bas (entre 2 et 4%) pour du court terme, ils ne rapportent pas d’argent voire ils en font perdre au début.

  • Prêt consommation, Prêt voiture, Prêt machin bidule.

C’est tous le même prêt mais avec un marchandising différent. Le prêt « voiture » ne diffère en rien du prêt « équipement de la maison » pas plus que du prêt « mariage » (si si je l’ai vu).

Les taux de ces prêts diffèrent en fonction de la cible à atteindre.

Par exemple les prêts « voiture » sont souvent annoncer à partir de 2 ,90%. En fait le 2,90% ne concerne que les prêts de 10 000€ sur 12 mois. Après les taux augmentent. Et d’ailleurs c’est logique si on se rappelle ce que j’ai dit plus haut… le cout du prêt est déterminé par plusieurs facteurs le taux n’étant pas le premier d’entre eux.

En gros ne vous faites pas avoir par un prêt « voiture » ou un prêt machin, tout ca c’est du marketing. Ce qu’il faut savoir c’est : combien ca me coute au final cette solution. Et il faut comparer les solutions et non pas les taux. Car avec 2 taux identiques on peut avoir 2 couts différents avec des durées différentes par exemple.

Un bon banquier ne vous parlera même pas de taux, uniquement de cout par rapport à une solution (le rapport qualité /prix du banquier quoi).

Il faut également savoir que les assurances Décès Invalidité de Travail (DIT dans le jargon bancaire) ne sont pas obligatoires sur ce type de prêts mais que si vous décéder ce sont vos héritiers qui devrons payer (pas directement mais ca rentre dans le cadre de la succession).

Il faut savoir également, que depuis la loi Lagarde de 2010 (sacrée Christine !), les établissements de crédit peuvent vous faire payer des indemnités si vous rembourser par anticipation votre prêt conso (ce n’était pas le cas avant). Mais bon, si elles veulent vous fidéliser elles ne le feront pas….donc si la banque ne vous exonère pas c’est qu’elle ne veut pas vous garder.

  • Prêts Immobiliers

C’est Le Prêt ! Celui qui fidélise le plus ! Celui qui rapporte le plus ! Celui qui mobilise aussi le plus de fonds propres pour la banque (sur le marché des particuliers) !

A la différence des autres c’est un prêt affecté : c'est-à-dire que vous ne toucherez jamais l’argent qui ira directement au Notaire ou à l’entrepreneur. Pour pouvoir faire ce genre de prêt il faut un compromis de vente ou, si c’est pour des travaux, des devis.

Autour de ce prêt (et souvent ces prêts pour un même dossier) gravite d’autres services : les assurances DIT et Perte Emploi, et le cautionnement (ou garantie).

Le banquier ne va pas vous proposer un ou des prêts mais une solution à votre projet (on y revient à la solution !) : vous devrez donc comparer des solutions et nom pas des taux.

Il faut examiner ces 4 critères : La durée, le cout de l’assurance (on va y revenir), le cout de la garantie (on va y revenir aussi), le cout de l’argent (le taux), et enfin les « options » qu’offre la solution du banquier (par ex. les pénalités de rembt anticipé).

L’assurance DIT : ici elle est obligatoire, mais ce n’est pas forcement celle du banquier que vous devez prendre. Le minimum autorisé est 100% du montant assuré mais on peut aller jusqu'à 200%. Cela peut se décliner comme ca par exemple : Emprunteur 1 = 100% et Emprunteur 2 = 100% : autrement dit si un des deux décède le prêt est entièrement payé. Ou autre exemple : Emp. 1 = 50% et Emp 2 = 50% ou Emp 1 = 100% et Emp 2 = 50%, etc.…

Assurance Perte emploi : Elle n’est pas utile si vous avez un emploi salarié classique. A réserver aux activités atypique car elle est très chère.

Garantie : cela peut être une Hypothèque sur un bien que l’on possède déjà (Maison de vacances par exemple) ou une IPPD (Inscription Privilège au Préteur de Deniers = la banque) c’est à dire une hypothèque sur le bien que vous acheter. Mais de plus en plus on va vous proposer un cautionneur externe, comme par exemple CREDIT LOGEMENT, qui va se porter garant pour vous contre une somme défini à l’avance et dont une partie vous sera rendu à la fin du prêt. Cette solution offre l’avantage d’être moins cher que l’Hypothèque ou que l’IPPD et elle est également plus sure pour la banque (un bien immobilier peut se dégrader et perdre de sa valeur). La garantie peut également est prise sous forme du nantissement d’un compte (généralement une Assurance Vie) : c'est-à-dire qu’on bloque une somme d’argent qui est réservée au remboursement du prêt si l’emprunteur ne paie pas.

Le taux : il dépend de la durée du prêt, du cout du risque de la banque, de sa marge et de sa politique commerciale : c’est pourquoi les banques n’ont pas toutes les mêmes taux.

 La Négociation :

Je n’aime pas les gens qui disent : « avec les banques tout est négociable ». Ce n’est pas que ce soit faux car la banque est un des rares commerce où l’on peut négocier (vous vous voyez négocié votre baguette avec la boulangère !!), c’est juste que c’est une affirmation tronquée. Car tout est négociable, oui, mais pas tout le monde peut négocier ou sait négocier.

C’est à cause de ce genre d’affirmation que l’on voit débarquer dans des agences des personnes qui n’ont ni épargne ni revenus et qui veulent tout gratuitement et qui ensuite ne comprennent pas que le banquier dise non ! Il faut savoir que dès le départ, la gestion d’un compte courant « coute » entre 200 et 300€ par an à la banque (personnel, locaux, charges etc.), il faut donc pour être un « bon » client rapporter au moins 301€ par an.

Et je signal à l’attention des mauvaise langues que dans la banque c’est la même chose qu’ailleurs, c'est-à-dire que c’est la loi de Pareto qui s’applique : 20% de gros clients rapportent 80% du CA. Ce n’est donc pas Mme Michou qui est à découvert tous les mois qui rapporte de l’argent, mais bien Mr Dupont qui n’est jamais à découvert et qui place de l’argent sur sont PEL.

Et bien c’est ce même Mr Dupont qui est en mesure de négocier.

Les moments magiques pour négocier sont : l’ouverture de votre compte, Le prêt immobilier, le prêt voiture, la naissance des enfants, l’arrivé du 13eme mois pour ceux qui en ont …etc.

En gros tous événements positif et exceptionnel.

Exemple du prêt immobilier :

Le banquier vous propose une assurance Habitation (MRH) pour la maison que vous êtes en train d’acheter en plus de la solution qu’il vous propose…  que faire ???

1) Dire oui

2) Dire non

3) Dire oui mais …

4) Obi Wan Kenobi

5) Je vais demander à mon beau-frère qui est plombier mais qui s’y connait en banque !

 
 Réponse 3 évidement ! Le principe de la négociation c’est de donner quelque chose en échange de quelque chose. Ici par exemple cela peut être :

« Oui mais ... votre MRH coute 159€/an et mon assureur me propose 140€/an, je veux bien venir chez vous si vous déduisez le cout de l’assurance (159€) des frais de dossier de mon Prêt Immo ».

Ici vous êtes gagnant sur les deux tableaux puisque vous n’allez pas payer votre assurance la première année et en plus vous avez mis le banquier de bonne humeur pour la suite des négociations en lui disant oui (ce qui l’a aidé à remplir ses objectifs).

Vous pourrez même peut être lui refaire le coup pour votre CB.

Éviter de menacer de quitter la banque : ca ne sert à rien ! Si vous êtes un bon client (voir plus haut) le banquier fera tout ou presque pour vous garder ! Il sait que vous pouvez partir si vous n’êtes pas content et il sait qu’il peut vous laissez partir si vous n’êtes pas assez rentable.

Autant donc éviter les paroles déplaisantes, sans compter qu’on obtient plus avec un sourire et des arguments que juste avec des arguments.

(Petit aparté : Les copains ou les beaux-frères qui disent s’y connaitre en banque alors qu’ils ne sont pas banquier… hum hum ! Moi quand je veux un conseil sur ma viande je vais voir le boucher pas le boulanger)

Pour finir, je dirai que je suis conscient que cette article n’est pas exhaustif, mais je n’avais pas le temps ni le courage de faire des articles-feuilletons en 52 parties comme certains « Voxiens » ;-)

J’espère en tout cas que cela aura éclairé certains des lecteurs.

Par avance merci de bien vouloir me pardonner pour les fautes d’accords et d’orthographe, et de bien vouloir m'epargner (héhé) lors de vos commentaires...

bien à vous




par Manwe vendredi 31 août 2012 - 47 réactions
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Les réactions les plus appréciées

  • Par pingveno (---.---.---.14) 31 août 2012 10:17

    ce n’est pas l’objet de l’article

    Indirectement si car vous avez oublié (volontairement ?) une des activités du guichetier de détail : le placement de produits. Tous les ans je reçois un appel de ma banque disant que ma conseillère (qui pourtant sait parfaitement que je préfèrerais qu’elle m’appelle elle-même) veut « faire le point sur ma situation » alors qu’il n’y a objectivement aucun problème. La plupart du temps elle arrive avec un nouveau livret, une nouvelle assurance, etc.
    Or, concernant les surprimes, les banques européennes en ont acheté, mais pas seulement pour leur propre compte : elles les ont masqués dans des super produits d’épargne proposés aux meilleurs clients par leur conseiller clientèle. Lequel bien sûr n’est pas responsable (on en a vu se suicider après des rappels à l’ordre de la hiérarchie en cas de refus).

    Votre article ne ment pas mais faute de données chiffrées, on pourrait quand même l’accuser de mensonge par omission. Il y a quand même un vrai problème avec la banque de détail : le manque de transparence sur les tarifs. Je ne sais pas si les tarifs de ma banque sont justifiés mais pour me faire une opinion, encore faudrait-il qu’on puisse les connaître en détail et ce n’est pas évident. C’est pourtant légalement obligatoire.

  • Par Deneb (---.---.---.73) 31 août 2012 09:32
    Deneb

    Tout ce laïus pour dire que l’on travaille d’arrache-pied pour trouver une n-ième astuce comment parasiter la société tout en ayant l’air d’en faire énormément. Les « produits » bancaires, c’est du bidon. On ne produit rien, on ne fait que tourner et retourner des discours creux. Les banques et leur brassage de l’air sont directement responsables de la crise dans laquelle se trouve aujourd’hui la société. Les manipulations des taux, tels Libor qui n’est que la partie visible de l’iceberg, c’est ni plus ni moins que du vol.
    Le principe est simple : d’une chose simplissime qu’est la comptabilité, utilisant 2 opérations - l’addition et la soustraction, compliquer à outrance pour donner l’impression que sans avoir un doctorat en économie, et encore, inutile de chercher à comprendre quoi que ce soit. Une « verité » hélas communément admise.

  • Par ROBERT GIL (---.---.---.147) 31 août 2012 09:51

    c’est quand meme les banques avec les subprimes qui nous ont mis « dedans », pour rappel voir ce PPS :

    http://2ccr.unblog.fr/2011/01/09/pps-les-subprimes/

  • Par parkway (---.---.---.133) 31 août 2012 13:44

    ayant travaillé 13 ans dans une banque privée

    comme sous fifre puis comme responsable du service étranger,

    je suis à même de vous dire, et prouver, la faculté intrinsèque de la banque à truander le client.

    exemple simple : un exportateur ramène 1 000 000 de CHF (francs suisse) à la banque et veut les vendre pour sa trésorerie.

    il demande au responsable du service étranger (moi, à l’époque) le cours appliqué ;

    je me démène donc auprès du cambiste à Paris pour connaite ce fameux cours : il m’annonce 4,22665778 ; (avant l’euro)

    je rappelle mon client et je lui dis : le cours est à 4.226.( demie- vérité !)
    le client est content...

    je lui ai payé 4.226.000 francs moins les frais bancaires fixes 1500ff + la commission sur le montant de 1%, soit 4 182 240 FF ;

    la banque elle empoche 4226657.78 sur la vente : différence = 43 760 FF.

    faite la différence vous même avec le prix du cambiste (qui lui aussi prend sa commission secrète !!!)
    et multipliez par le nombre d’opérations annuelles...

    les banquiers sont honnêtes, y’a pas photos...

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