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Accueil du site > Actualités > Economie > Comprendre la crise financière mondiale

Comprendre la crise financière mondiale

Vous vous rappelez de la crise bancaire qui fit grand bruit cet été ? Grande nouvelle, ce n’est pas fini. A Washington, l’air commence à devenir électrique, voire proche de la panique totale au fur et à mesure que la crise générale et systémique s’aggrave : crise boursière, financière, économique, en même temps que la crise du dollar. Le site WSWS.org décrit, à la date du 9 novembre 2007, l’atmosphère de la déposition du président de la Federal Reserve, Ben Bernanke, au Congrès le 7 novembre sous terme de « Near-panic atmosphere... ».

Tout cela, tel que résumé dans le discours de Bernake, est le résultat de la crise de la subprime. Or, la crise qui frappe le marché des crédits immobiliers hypothécaires, de la subprime aux Etats-Unis (prêts hypothécaires à taux variables), s’est étendue aux bourses, banques et société et fonds limités dans le monde entier et est loin d’être terminée, et le président la réserve fédérale n’est pas seul à annoncer que les jours qui viennent n’iront pas en s’améliorant.

Dans ces conditions, l’imagination des analystes s’emballe, Gwynne Dyer nous prédit un pic pétrolier, et à coté de ça la chine a annoncé son intention de passer ses transaction en euro, ce qui causerait quelques remous dans l’économie européenne. Que du bonheur.

Petite histoire d’une crise

Pour ceux qui n’étaient pas là pendant ces derniers mois, voici un bref aperçu de la situation :

Après l’attentat du 11 septembre, et du fait des taux d’intérêt variable en baisse, commença une nouvelle montée dans la demande de bien immobilier, ce qui engendra deux bulles financières : celle du marché immobilier et celle des investissement boursiers.

La bulle de l’immobilier fut celle qui explosa la première, en 2007, les taux d’intérêt ont atteint des sommets et les prix de l’immobilier aux Etats-Unis commencèrent à chuter. Les gens ne parvinrent pas à rembourser leurs emprunts et les banques et établissements financiers commencèrent à faire faillite. La chute qui toucha les Etats-Unis contamina les bourses, les banques, les sociétés et les fonds spéculatifs dans le monde entier. Les principales vagues furent ressenties en Asie, au Canada et en Australie. La crise n’épargna pas non plus de nombreuses entreprises, sociétés de production, de marketing et même le high-tech.

Les effets des deux bulles précédemment citées continuent de perdurer et la sensation de crise économique mondiale est visible et augmente chaque jour davantage sur le terrain. La question posée est : combien de temps pourra-t-on encore rester stables lorsque des vents violents de crise soufflent dans les environs ? Sommes-nous en mesure d’exécuter une action quelconque afin d’empêcher les prochaines chutes ?

La délicate harmonie mutuelle

La crise des crédits démontre combien nos systèmes sont liés de façon interdépendante et combien chaque infime mouvement peut mettre en danger la stabilité de tout le marché. Les crises engendrent une « contamination » d’autres intervenants et entraînent tout le marché au seuil de l’effondrement et sont une partie des signes de la globalisation économique. Toutes les tentatives de maintien de la possibilité de prévision des modèles économiques pour faire face à ces phénomènes ont abouti jusqu’à présent à un échec.

Pourtant, des systèmes bien plus complexes et dépendant les uns des autres existent dans la nature, et fonctionnent en parfaite harmonie. Pourquoi, ici, un système aussi vital pour le bon fonctionnement de nos sociétés n’est pas capable de se maintenir de façon stable ?

Comprendre les lois de la nature

Le prix Nobel de physiologie ou de médecine le Pr Güther Blobel, chercheur dans la prestigieuse université Rockefeller à Institut médical de New explique que la science arrive à la conclusion que le principe de réciprocité est la clé de l’existence de tout le système de la nature. « Le meilleur exemple pour cela, dit Blobel, est les cellules du corps. Les cellules s’unissent les unes aux autres en donnant réciproquement au corps tout entier. Chaque cellule du corps reçoit ce dont elle a besoin pour vivre et tout le reste de ses forces elle les met au service du corps. » En fait, à chaque niveau de la nature une particule agit en faveur de la généralité à laquelle elle appartient, et ainsi elle trouve sa plénitude. La délicate harmonie mutuelle est ce qui permet la vie et c’est sur elle que se fondent tous les systèmes de la nature.

La base des systèmes artificiels : l’égoïsme

Les systèmes artificiels que la société humaine s’est construites sont en totale opposition avec l’harmonie présente dans la nature. A la base du comportement humain initiant ces systèmes se trouve l’égoïsme, qui préfère toujours l’étroit intérêt personnel à l’avantage général, et qui entretient la course après la richesse, les honneurs et le pouvoir et également (voire principalement) au détriment des autres.

Dans le contexte économique, nous voyons que les intérêts particuliers des détenteurs de capitaux et d’actions sont la priorité et la préférence des sociétés. Et certains vous diront : « de nombreuses sociétés aident la communauté et offrent un réseau sécuritaire social ». Cette action est certes louable, cependant il est clair que ce n’est qu’un désir basique de toute entreprise cherchant à embellir son image dans les médias et se faire de la publicité, ce qui au final est du même cadre égoïste.

C’est précisément là où nous commettons une erreur : plus nous agissons chacun dans notre propre intérêt, plus cela nous mène à nous renfermer sur nous-mêmes, et plus nous découvrons à quel point nous sommes tous liés les uns aux autres à travers une série de systèmes sociaux et économiques - des systèmes artificiels dans lesquels nous sommes menottés sans pouvoir en échapper. Sans en prendre conscience, toute action, même la plus petite, peut engendrer des changements à l’autre bout du monde, et inversement. L’ego et la globalisation nous emprisonnent dans un cercle vicieux et ne nous laissent pas le temps de respirer.

La question est : comment sommes-nous parvenus à une situation dans laquelle il nous semble qu’à chaque instant la terre peut s’effondrer sous nos pieds ?

Au lieu d’ajuster le système de liens entre nous existant dans la nature, nous avons construit à côté un réseau supplémentaire, artificiel, basé sur l’égoïsme, sans comprendre que nous avons mis ainsi notre existence en péril.

Une solution en vue ?

Aussi étrange que cela puisse paraître, il ne nous reste pas grand-chose d’autre à faire que de changer nos habitudes. Comment ? Simplement grâce à l’éducation. Les gens doivent prendre conscience de la raison de la crise et comprendre qu’il existe des lois qui régissent l’ensemble du système de la nature. Les secousses vécues aujourd’hui viennent du fait que, nous, nous n’agissons pas selon ces lois. En faisant appel aux différents systèmes explicatifs, afin que les gens comprennent que notre société est interdépendante, autrement dit nous que sommes tous liés les uns aux autres. Cela est comparable à un corps de cellules où chaque cellule du système « humanité » doit comprendre que le modèle économique le plus avantageux pour elle est de s’inquiéter de la survie du système collectif, de s’inquiéter de l’autre. Il ne s’agit pas de construire une utopie, il s’agit d’opérer un changement de valeurs.


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61 réactions à cet article    


  • Forest Ent Forest Ent 21 novembre 2007 13:08

    Début 2007, nous avions prévu une année 2007 grise :

    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=20247

    Si l’on prend par exemple le marché des actions, les indices n’ont pratiquement pas varié de janvier à novembre.

    Il y a quelque temps, nous avons annoncé une année 2008 noire, malgré des tonnes d’infos rassurantes dans toute la presse (et même sur AV) sur la « crise passagère » :

    http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=29728

    Ce pronostic tend malheureusement à devenir un consensus.

    Ces pronostics étaient basés sur les fondamentaux de l’économie US (et en partie chinoise). L’explication directe de la crise est très simple : il y a trop de dollars en circulation sous forme de crédits. Contrairement à d’autres commentateurs, je n’y vois pas le fait de la force des choses. Ca me semble avoir été une fuite en avant consciente et voulue.

    Les excès monétaires découlent en partie des politiques menées par Reagan, Bush_1 puis Clinton. Mais il me semble que la croisée des chemins a été en 2001. Face à l’éclatement de la bulle techno, l’administration Bush_2 a à mon avis choisi consciemment d’éviter l’austérité et d’amplifier la bulle, et s’est lancée dans une fuite économique vers les expéditions coloniales. Une sorte de quitte ou double.

    Si la campagne d’Irak avait été un succès, ça aurait peut-être pu passer. Le boomerang fait très mal : le prix du pétrole augmente, le dollar s’écroule et la capacité des US à maintenir le statu quo est devenue douteuse. Il me semble que nous assistons au début du déclin. Ca ne servira pas les européens et les français, au contraire.

    Mais ce qui m’y a toujours semblé le plus inquiétant est l’avenir de la Chine. C’est l’explosion de la bulle de Shangai qui fera le plus mal. Ce pays exporte le quart de son PIB estimé. La récession est inévitable aux US, le ralentissement en Europe. Un milliard d’être humains vont bientôt se regarder en chiens de faïence.


    • hamra 21 novembre 2007 15:52

      ce que vous n’arrivez pas à comprendre c’est que c’est dans la logique de la conscientisation et des conflits idéologiques et donc moraux que ça se situe.

      harmonie mutuelle physiologique, vous voulez parlez de quoi au juste ? des phéromones qui pousse l’un à s’accoupler à l’autre et à se reproduire en vase clos ?

      comment identier un émetteur qui corresponde au récepteur ? à la taille de son sexe, de son portefeuille, de sa beauté, de son nez aquilin.....ou aux valeurs qu’il défend et qu’il parait incarner ?

      etre égoiste ! bon sang ! c’est un simple principe de survie quand on est confronté à autant d’hypocrisie de part et d’autre !

      vous n’avez pas conscience que l’Europe s’est débattu comme elle a pu contre l’ultralibéralisme dans un contexte politique schizo (j’adore ce mot c’est le seul mot approprié aux civilisations occidentales) faussé depuis belle lurette considérant l’avance des etats unis et leur expérience du vase clos, ainsi que de leurs propres origines qui a légimité l’abrutissement la propagande etc etc...ou la neutralité d’autres . enfin bref là où il y a une certaine naïveté c’est que l’effort de construire un projet politique et social cohérent se retrouve à tous points de vue dans les fruits qu’on en récolte : à quel prix !


    • Forest Ent Forest Ent 21 novembre 2007 15:59

      @ hamra

      Il me semble être assez en accord avec votre commentaire. Ne serait-il pas adressé plutôt à l’auteur ?


    • hamra 21 novembre 2007 20:16

      il est adressé à tous ceux pour qui le dialogue est l’enjeu.

      pour ceux que les statistiques intéressent autant que les maths et les états unis et la finance il y a un mathématicien qui fait parler de lui avec sa théorie du cygne noir etc c’est Nassim Nicholas taleb « les sciences de l’incertain et le hasard sauvage »

      le progres c’est qu’on est tous doctes en statistiques de quelque chose et à voir les statisques ici et là ça fait vraiment des ravages. « etat de la france » 2005-2006 aux editions de la découverte.

      mettez une seule pomme pourrie, parce qu’un cygne c’est vraiment trop beau pour nous, et tout l’édifice tombe... ça ne sert à rien de vouloir comprendre. les données sont érronées à la base.


    • Forest Ent Forest Ent 21 novembre 2007 21:39

      Taleb a raison, la finance est imprévisible. La statistique consiste à analyser le passé, pas à prévoir l’avenir. Ca ne marche que lorsque l’histoire se répète, et comme le disait maître Yoda, « toujours changeant est l’avenir ». Les lois qui régissent les volatilités ne sont ni normales, ni lognormales, elles sont chaotiques. Ca a planté entre autres LTCM, mais les leçons sont dures à apprendre. On peut néanmoins raisonner sainement à moyen/long terme en examinant quelques fondamentaux. Sauf surprise ...


    • hamra 22 novembre 2007 10:31

      comme vous dîtes si bien les leçons sont dures à apprendre.

      je n’ai jamais eu ce souci du par-coeur. enfin si je l’ai eu par ce que le par coeur instaure une certaine organisation et discipline. Mais bon si c’est pour rabacher les leçons des autres et de l’ histoire sans les comprendre....

      kasparov : la vie est une partie d’échecs. c’est actuel. et o combien pertinent.


    • fourminus fourminus 23 novembre 2007 15:11

      @Forest : Ca fait un bon moment que vous ne nous avez pas proposé un article sur ce sujet... C’est pourtant toujours très intéressant... Au plaisir de vous lire !

      fourminus


    • Thierry Thierry 21 novembre 2007 15:32

      @ Arthur Carnet

      Quand vous dites que :

      « à chaque niveau de la nature une particule agit en faveur de la généralité à laquelle elle appartient, et ainsi elle trouve sa plénitude »

      vous êtes plus proche du mysticisme que de la réalité. On sait très bien que les organismes vivants n’agissent pas en faveur d’une « généralité » (son espèce ?), mais qu’ils sont « égoïstes » vis-à-vis de leur reproduction. Or il se trouve que cela n’empêche pas l’existence de sociétés animales et de comportements coopératifs. Mais il est essentiel de distinguer deux cas.

      Le premier est celui des sociétés qu’on pourrait appeler organiques, dont tous les membres ont le même génome (i.e. ce sont des clones). C’est le cas des sociétés d’insectes, et aussi de l’exemple que vous donnez : la société des cellules dans un corps. Le bien d’une société organique se confond avec ce qui permet à son génome de se reproduire, y compris le sacrifice d’un membre si nécessaire.

      Le second est celui des sociétés dont les membres sont génétiquement différenciés, et dont les succès reproductifs seront également différenciés, ce qu’on appelle concurrence. Ces sociétés concurrentes regroupent la plupart des sociétés de mammifères, y compris l’homme. Ces sociétés n’existent que lorsque elles apportent un bénéfice reproductif à ses membres. Ce sont les vertus de la coopération.

      Pour résumer, un membre sert sa société organique (et son génome), ou il utilise sa société concurrente. C’est fondamentalement différent.

      Il n’y a donc pas opposition entre égoïsme et coopération : la coopération, c’est de l’égoïsme bien compris. Et surtout, on ne peut pas assimiler un être humain à une cellule, comme vous le faites. Donner comme but à l’homme de servir le « système collectif », c’est appeler de vos voeux une société organique, donc artificielle et inhumaine. Ce n’est pas pour le bien des autres (ou de la société) que nous devons coopérer, mais pour notre bien à nous. Mais je suis d’accord avec vous sur un point : c’est par l’éducation qu’on peut le faire comprendre.


      • Benoit FA 21 novembre 2007 16:20

        D’accord avec ce commentaire, le parallele a des limites. Et puis si l’employe est une cellule au sein de l’entreprise-organisme, il cree plus de valeur ajoutee que ce qu’il recoit...mais ca n’est pas vraiment par altruisme, non ??


      • melanie 21 novembre 2007 17:32

        Plus que des systèmes organiques, qui c’est vrai au niveau individuel n’ont d’autre but que de se reproduire et de transmettre leurs gènes, l’histoire humaine montre que les systèmes globaux, « holistiques » où l’individu agissait pour la communauté ,qui en retour lui assurait une intégration sociale et une protection est LE mode de fonctionnement le plus fréquent.

        Et le plus efficace en matière d’intégration personnelle et de notion de sens . Pendant des milliers d’années , les communautés humaines,et cela très recemment encore -en Afrique encore , en Asie aussi jusque dans les années 50 - ont fonctionné en systèmes intégrés.

        De même l’économie était corrélée de façon assez serrée à la réalité des fonds -en or souvent- même si la tendance pocker a toujours existé.

        Ce décollage individualiste qui fragilise les individus et ce décollage financier -totalement virtualisé - est récent dans l’histoire humaine et on ne sait plus comment arréter un système qui s’autoentretient.

        Jusqu’au clash qui fera très mal, les systèmes actuels très virtualisés sont ingérables et vivre « à crédit » , c’est comme le pocker , parfois on perd gros.

        Enfin, quant à la notion de coopération , la théorie mathématique des jeux - pourtant conceptualisée en économie , mais il existe tant de théories économiques ....- a montré que cette stratégie était assez vite , à moyen terme, et de loin optimale.

        Mais ce qui a changé depuis les années 70 , c’est la notion de temps en économie politique : on est passé du moyen terme au court terme ....c’est pas la meilleure stratégie.

        Supposons que au niveau individuel, la grande crise qui se prépare revellera, comme lors des grèves , l’esprit de coopération et d’entraide qui surgit parfois ...rêvons un peu ...


        • moebius 21 novembre 2007 22:05

          que viennent faire dans un article traitant de l’économique les lois de la nature et des catégorie morales comme la générosité ou l’égoisme (c’est selon) ? Parlez de la générosité d’une amibe par exemple a t’elle un sens ceci pour prendre le cas simple d’une unie cellulaire de mes amies trés cool qui vit en parfaite harmonie avec son milieu. Une symbiose que l’on peu qualifier d’heureuse. C’est la ouate qu’elle preferre, elle ne fait meme pas la vaiselle et je doute qu’elle ait lu Marx ou Adam Smith. Devons nous modéliser sur le rat le loup la fourmis le cochon d’inde ?...l’escargot peut etre offre un modele parfait et harmonieux mais trop baveux


          • moebius 21 novembre 2007 22:07

            que viennent faire dans un article traitant de l’économique les lois de la nature et des catégorie morales comme la générosité ou l’égoisme (c’est selon) ? Parlez de la générosité d’une amibe par exemple a t’elle un sens ceci pour prendre le cas simple d’une unie cellulaire de mes amies trés cool qui vit en parfaite harmonie avec son milieu. Une symbiose que l’on peu qualifier d’heureuse. C’est la ouate qu’elle preferre, elle ne fait meme pas la vaiselle et je doute qu’elle ait lu Marx ou Adam Smith. Devons nous modéliser sur le rat le loup la fourmis le cochon d’inde ?...l’escargot peut etre offre un modele parfait et harmonieux mais baveux


            • moebius 21 novembre 2007 22:10

              encore un doublon, excuse


            • Stephan Hoebeeck Stephanesh 22 novembre 2007 01:00

              J’aime beaucoup votre discours sur l’harmonie et sur la lutte contre l’égoïsme, vous devriez en discuter avec un lion affamé un de ces jours.


              • manusan 22 novembre 2007 04:33

                vous faite un sacrés mélanges des genres. Donc on a un biologiste qui va nous expliquer la finance maintenant. Je crois que cette démarche à déjà été utilisé avant vous, on nous expliquait par exemple que l’économie ultra capitaliste était efficace car correspondait au darwinisme donc aux lois naturelles. Sauf que dans la nature, c’est vrai que ça se castagne pas mal, mais il y a aussi beaucoup d’exemples de coopérations, l’homme ne serait jamais arrivé là où il est aujourd’hui sans la coopération de certaines espèces (porc, vache, cheval, chèvre, chien ...).

                Avec ce type de résonnement, on pourrait dire que l’homme fait de mathématiques de tel façon car ses cellules sont comme ça, mais si on retourne le problème, on peux dire aussi que l’homme voit les cellules comme cela car les mathématiques sont comme ça. Alors l’oeuf ou la poule ?


                • hamra 22 novembre 2007 09:15

                  non l’homme fait des mathématiques en apprenant à compter ses neurones, et à les confronter à celles des autres quand elles commencent à se dégrader...parce que la pression atmosphérique est trop forte vu les phénomènes, c’est l’hosto directe. Ben oui quoi on n’aime pas etre confronté à la morbidité, et la morbidité c’est simplement la maladie : vive le cinéma et le serpent monétaire. et la 4èeme dimension : 1 franc c’est 1 franc et en ancien franc ? c’est un denier ou la dîme. Sauf qu’il faut parler en euros maintenant ou en dollar et en yen.

                  et vive les hopitaux, je crois que j’ai mérité ma retraite.


                • anny paule 22 novembre 2007 09:16

                  Il y a maintenant des années, à l’Université de Bordeaux II, j’ai suivi le cursus du « certificat international d’écologie humaine ». Les conférences étaient distribuées par des professeurs spécialisés dans des diciplines aussi différentes que l’économie, l’écologie (au sens biologique), la génétique, l’ergonomie, le droit... bref, nous avons travaillé de façon pluri et trans disciplinaire.

                  Cette formation a été passionnante et a permis de mettre en évidence le poids de la systémique sur tous nos « actes humains ». J’en ai retenu, entre autres, que tout était lié, que les différents systèmes dans lesquels nous évoluons entraient en interaction constante...

                  Cet article qui reprend certains de ces principes est fort intéressant... Ainsi, j’ai du mal à suivre ceux qui contestent le parallèle que fait l’auteur entre les effets de l’économie et le fonctionnement cellulaire. Je ne pourrais que leur conseiller de tenter de comprendre « la systémique »... C’est vrai, éducation et formation seront les meilleurs garants pour notre avenir commun !

                  Un petit livre (vieux, aujourd’hui) de Joêl de Rosnay, Le macroscope, pourrait aider à cette compréhension.


                  • Thierry Thierry 22 novembre 2007 10:06

                    @ anny paule

                    je conteste la pertinence de ce parallèle parce qu’il néglige un aspect fondamental : l’agent économique est un être humain qui utilise le « système économique » à son profit, alors que la cellule est utilisée par l’organisme. On ne peut pas comprendre l’économie sans cela.

                    Pour ce qui est de la systémique... Disons que ça m’a toujours semblé assez pipeau, mais bon, je me trompe peut-être. N’empêche, j’aimerais bien qu’on m’indique un résultat de systémique pure qui aurait apporté quelque chose à l’une des science qu’elle prétend généraliser (biologie, économie...)


                  • Thierry Thierry 22 novembre 2007 10:37

                    @ tous

                    Regrettons quand même que l’Auteur, peut-être égaré dans quelque haute sphère de la philosophie des religions, ne daigne pas condescendre à venir défendre son article.


                  • Peepo 22 novembre 2007 09:46

                    Analyse économique bouddhiste. Les sûtras attribuent aux trois poisons - colère, avidité, stupidité, la cause des malheurs de l’humanité.

                    Contre les 3 poisons, l’éducation. Je suis d’accord.


                    • boumboum 22 novembre 2007 10:28

                      Petit paragraphe sur l’economie un peu vague, et grand passage sur une philosphie franchement tordue.

                      Au fait, les president n’ont pas un pouvoir direct sur la fed. Il ne l’influence qu’indirectement par sa politique.

                      Pour la petite histoire de la crise, vous n’en voyez qu’un bou. Le fait que le prix de l’immobilier est chute, c’est tout simplement lie au baby boom. Dans les annees 90 les baby boomers etaient en age d’acheter l’immobilier (et aussi d’investir et de creer l’internet bubble), apres, avec la crise et la baisse de la demande, moins d’argent, moins de baby boomer (marche sature), les constructeur ont tout simplement eu du mal a s’adapter. Donc baisse des taux d’interet, d ’ou speculation (croissance artificiel), d’ou crack, comme en 2001.

                      Le chaos commence la ou le savoir s’efface.


                      • Internaute Internaute 22 novembre 2007 11:10

                        L’analyse est un peu trop globalisante et n’apporte pas d’éléments concrets. Vu de loin, c’est vrai que si tout le monde faisait voeu de pauvreté il n’y aurait pas de crise financière. Ce raisonnement ne nous amène pas bien loin.

                        De même les arguments d’interdépendance et la vision systémique ne nous prédisent pas le futur et n’expliquent pas grand chose. Y-a-t’il un lien de cause à effets entre la décision d’Alan Greenspan de laisser filer le cédit et le réchauffement climatique ?

                        La crise d’aujourd’hui vient de ce qu’il y a beaucoup trop d’argent en circulation, que celui-ci a provoqué une explosion des biens de production et des biens de consommation durables qui aujourd’hui ne sont pas prêts de trouver preneurs. La Chine exporte en gros 25% de son PIB. Que va-t-elle faire de ses industries s’il y a une contraction chez ses clients ? 1 milliards de chinois vont se regarder dans le blanc des yeux sans savoir quoi faire de leur journée. Aux US le crédit facile a conduit au gonflement des stocks des maisons disponibles. Aujourd’hui elles ne trouvent pas preneur et il faudra des années pour résorber cela, à moins de les détruire par une bonne guerre. Les prix de l’électronique chutent car il y en a trop sur le marché. Les fabricants sont tous à la limite de rentabilité et ferment les uns derrière les autres. La crise d’AMD, Soitec ou d’ALcatel-Lucent, la disparition de Thomson sont là pour nous le rappeler.

                        Au niveau mondial on assiste à un remake de la crise du café au Brésil. Ce qui n’empêche pas des disparités criantes, la majorité n’ayant connu que l’odeur du café.

                        Curieusement, l’abondance de liquidités devrait gonfler les marchés boursiers mais les choses ne sont pas à sens unique. La crise des subprime fait que de nombreux opérateurs doivent vendre leur position à n’importe quel prix pour faire face à leurs engagements, d’où la chute brutale de Wall-Street qui vient de plonger sous les 13.000 et du cac40 dont presque la moitié appartient aux anglo-américains.


                        • moussars 22 novembre 2007 11:49

                          Je croyais rêver en lisant cet article qui fait autant de mal que les défenseurs de la sauvagerie et de l’injustice libérale...

                          La plus grande cause des malheurs n’est-elle pas de vouloir d’abord -uniquement ?- les dénoncer à l’aide de théories économiques et politiques ? A-t-on besoin de brandir Marx (que peu ont lu -étudier convenablement) ou de citer Lénine pour être révolté comme pouvait l’être un communiste sincère, de base, bien loin d’un G. Marchais, d’un Thorez ou d’un Brejnev ? Les énormes injustices ne sont-elles pas suffisantes en elles-même ?

                          Tenter un parallèle avec la biologie est tout aussi irréel et hors sujet et on se détourne des causes fondamentales !

                          La répétition des crises économiques et financières s’accélèrent. Les financiers et autres rapaces inventent chaque jour de nouveaux produits boursiers de plus en plus déconnectés de l’économie réelle (allusion à la déclaration incroyable de notre ministre de l’économie actuelle) : les produits dérivés sont de plus en plus dérivés et de plus en plus criminels avec l’aval des « autorités » officielles.

                          Ainsi, le système des subprimes, leur titrisation (technique financière qui transforme des actifs peu liquides en valeurs mobilières facilement négociables comme des obligations) a nécessité la complicité de tous les parasites de la finance et de l’économie : l’autorisation de la FED et autres organismes institutionnels, la complicité et les fausses déclaration des agences de cotation, la malhonnêté des principales banques, experts et autres conseillers, observateurs « professionnels » de ce monde puant.

                          Il faudrait plus d’éducation dites-vous ? Mais vous parlez de qui ?! Des diplômés des très coûteuses universités américaines qui font la loi dans l’économie, la finance et les holdings internationnales ? Vous vous moquez du monde ou quelque chose m’échappe dans votre discours ?

                          Chaque jour qui passe me renforce malheureusement dans une conviction tirée de l’expérience et des multiples constats : les titres d’experts, de spécialistes, les « hauts » diplômes ne prouvent qu’une chose : qu’ils ont effectivement un bout de papier...

                          Manifestement, on ne doit pas vivre sur la même planète. je vous invite vivement à lire l’article de F. Lindon (http://www.monde-diplomatique.fr/2007/09/LORDON/15074) paru en septembre, la seule contribution vraiment valable que j’ai pu trouver dans la presse française depuis 3 mois...

                          Faîtes-moi plaisir : lisez cette description (je n’ai pas dis interprétation, ni même analyse) révélatrice de la situation globale de l’économie libéralisée !

                          R.L.


                          • anuck 22 novembre 2007 12:51

                            Que dîtes-vous là cher auteur ? Que notre société n’est point humaniste, que nous sommes empreints d’un égoïsme crasse ? Je décèle en vous quelques idées sociales voir même communistes. C’est inacceptable monsieur l’auteur.

                            Oui notre société est en péril et vous demandez si il y a des solutions en vue ? Mais bien-sûr. Une bonne guerre monsieur l’auteur, Une bonne, une vraie, une dure. Comme les deux dernières. A cause des mêmes problèmes, à cause des mêmes idées.

                            Pis, comme les gens n’ont pas compris pour les 2 premières, pourquoi voulez vous qu’ils comprennent pour la suivante.

                            Et puis quand la 3ième sera terminée, on repartira comme en 14. On redistribuera les cartes et on recommencera à jouer.


                            • docdory docdory 22 novembre 2007 13:13

                              @ l’auteur

                              Cette crise mondiale permet de tirer deux conclusions :

                              1°) L’économie n’est pas , n’a jamais été et ne sera jamais une science ,

                              2°) De même que l’effondrement du système soviétique a été provoqué par l’inadaptation du « socialisme scientifique » a la réalité , l’effondrement inéluctable du système capitaliste dont cette crise n’est qu’une prémisse sera provoqué par l’inadaptation de la « théorie économique libérale » ou « science économique » , à la réalité des faits .

                              Le seul économiste à avoir dit quelque chose de scientifique , c’est Malthus : il est mathématiquement impossible , dans un monde fini , d’y avoir une croissance économique infinie . Or , une des caractéristiques intrinsèques du système capitaliste , c’est qu’il a besoin de « croissance » pour fonctionner . La « croissance » économique explosive actuelle de la Chine et de l’Inde , devant laquelle tous les « économistes » s’extasient , ne fera qu’accélérer le phénomène inéluctable de la pénurie absolue de matières premières et de denrées alimentaires dans le monde , qui empêchera à court terme toute « croissance » ultérieure , ce qui fait que le système capitaliste ne pourra plus du tout fonctionner .

                              A moins que l’humanité ne s’installe dans tout le système solaire , bien sûr !


                              • Thierry Thierry 22 novembre 2007 14:37

                                @ docdory

                                Votre raisonnement suppose que la croissance du PIB implique nécessairement une croissance de consommation de matière. Ce qui est faux, bien sûr. C’est un peu comme si vous disiez que les ordinateurs doivent grossir pour être plus puissants. Si c’était vrai, sachant que le premier ordinateur occupait une salle entière, alors l’ordinateur que vous utilisez pour nous réciter votre leçon devrait être grand comme un pic, un cap, une péninsule, au moins.


                              • docdory docdory 22 novembre 2007 14:52

                                @ Thierry

                                Certes , les ordinateurs sont de plus en plus petits , par contre d’ innombrables objets grandissent :

                                - Les voitures grandissent : la clio 3 est plus grande que la clio 2 , la 207 que la 206 , et il y a de plus en plus de 4X4 ,

                                _ Les télévisions grandissent ,

                                - Les portables grandissent après une phase de diminution initiale de volume

                                - de nouveaux objets se multiplient ( les « box » ) sont très gourmands en énergie

                                D’autres choses sont structurellement stable en volume , mais se raréfient avec la population ( la nourriture , l’eau potable ) ,

                                Enfin , le problème crucial est celui de l’énergie . Au rythme actuel , le pétrole sera inabordable dans 30 ans et l’uranium dans cinquante ans . Les biocarburants ne sont pas une solution ( la surface entière de la France devrait y être consacrée pour assurer la consommation actuelle ! Quid de l’alimentation ?? ) . Quand à Iter , son succès futur relève du fantasme ...

                                Donc je maintiens mon affirmation : la seule chose scientifique ayant été dite en économie , c’est Malthus qui l’a dite !!!


                              • Thierry Thierry 22 novembre 2007 15:16

                                @ docdory

                                Sauf que Malthus ne parlait pas du PIB.

                                Pour l’énergie, on pourra toujours pomper celle de la Terre (géothermie), et celle du soleil. Mais je suis bien d’accord que cela a une limite. Qui n’a rien à voir avec Malthus, mais plutôt avec la thermodynamique. Et il est vrai que le capitalisme aura une fin, puisque la vie aura une fin. Cela ne prouve pas que le capitalisme est mauvais, ou impossible, etc.


                              • Internaute Internaute 23 novembre 2007 08:40

                                La croissance nous mène forcément au mur comme le disait Malthus. Cependant elle n’est pas inhérente au capitalisme et je pense que le capitaisme peut exister sans elle.

                                La croissane est aujourd’hui nécessaire pour rembourser la dette. Quand on a vendu la peau de l’ours avant de l’avoir tué il faut bien aller le tuer.

                                Ce qui peut et doit changer sont les règles d’endettement. Imaginons qu’il soit interdit par la Constitution que l’Etat s’endette. On aurait déjà un début de bonne gestion, les budgets étant nécessairement en équilibres et payés par l’épargne, c’est à dire par l’impôt. Une limite doit aussi être mise au mercantilisme international. C’est un non-sens que les chinois viennent nous concurrencer en France et c’est un non-sens que l’EDF vende son électricité en Belgique. Laissons à chacun son espace économique. On peut trés bien avoir un capitalisme plus refroidi qui gère la croissance des secteurs à développer et se contente du remplacement de l’usure des biens dans les secteurs saturés.


                              • boumboum 23 novembre 2007 10:42

                                Quand on achete la peau de l’ours avant que celui ci n’est ete tue, on l’achete a un prix discount, ce discount est le prix du risque de ne jamais voir la peau de l’ours + les previsions d’inflation et de croissance.

                                Vous enlevez la croissance, il vous reste le risque et l’inflation, vous ajouter un systeme communiste, vous ne pouvez plus rien avoir car le chasseur ne peut pas acheter son fusil pour tuer l’ours.


                              • stephanemot stephanemot 24 novembre 2007 11:03

                                Les subprimes constituent un épiphénomène, certes révélateur de l’époque et de ses excès, mais le problème est bien plus profond.

                                La véritable purge n’a pas encore eu lieu. Le milieu a créé trop de taquets anticrash depuis 1987 pour que le système puisse s’assainir et plus on reporte le nettoyage plus il sera douloureux. Le temps de la remise en question est venu. Pas la révolution destructrice, mais une remise à plat des fondamentaux de l’économie.

                                Ce n’est pas une crise financière mais une crise de la finance :


                                • hamra 24 novembre 2007 11:47

                                  exact, ce n’est pas un grise financière, mais une crise de la finance : pour avoir travaillé dans l’immobilier, je peux vous dire que le mécontentement des copropriétaires est justifié,(quelqu’ils soient) Ils ont été durement mis à mal autant par les exigences toujours renouvellées des remises en conformité de leurs biens selon les lois et l’évolution du marché, les tarifs toujours revus à la hausse des syndics ou prestataires de services, l’exigence de service et de compétences de la part des locataires... et ceux des employés. Tout cela mis à mal au nom du CA. et du marché compétitif des plus petits sur l’alignement des plus gros : il n’est pas étonnant que l’appréhension de l’économie mondiale n’ait été tenue et conçue qu’en fonction des plus Grands, et parfaitement paramétrée par le Droit International qui a soumis l’Europe et sa constitution législative aux décrets des USA et notamment à celle de L’OMC et à la loi donc du plus fort. La crise financière des USA était, je le répète : parfaitement prévisible, il suffit juste de replacer les données quelles qu’elles soient dans leur contexte historique, économique, social, et politique. La mondialisation obéït à une logique implacable et celle-ci est le fait même du débat ou dialogue de sourds tenus depuis x-temps entre politicards de gauches comme de droite. c Le meilleur des mondes (Aldous Huxley) : les éprouvettes donnent leurs bébés. Sélection oblige : le diagnostic est encore une fois implacable. :-0

                                  Bien cordialement.


                                • arturh 24 novembre 2007 12:39

                                  Notre cerveau sait ce que nous pensons, mais nous ne savons pas ce que pense notre cerveau.


                                  • Nostrum 24 novembre 2007 14:21

                                    Vous dites dans votre article : « il existe des lois qui régissent l’ensemble du système de la nature », peut-être... Mais, ni vous ni moi ne les connaissons toutes. Une de ces « lois » est le Darwinisme, autrement dit la « loi de la jungle », bref, l’égoïsme... Le genre homo n’est humain que pour autant qu’il sait s’écarter de la nature. Ce n’est pas pour rien que l’on parle de « requin de la finance » ; de mon point de vue, ces « requins » se sont très peu écartés « des lois qui régissent l’ensemble du système de la nature », et c’est justement là, me semble-t-il, tout le problème. Comme vous le voyez, je pense à 180° de vous, mais comme j’espère être le plus détaché possible « du système de la nature », je vous remercie pour votre article et vous passe mes meilleures salutations.


                                    • arturh 24 novembre 2007 14:39

                                      Les dirigeants du syndicat Sud sont aussi des requins. Il ne faut pas confondre une image caricaturale avec la réalité.


                                    • Dark-Vador Dark-Vador 24 novembre 2007 17:45

                                      ordo ab chaos


                                      • Céphale Céphale 24 novembre 2007 18:23

                                        A l’auteur

                                        Certains commentaires vous ont certainement fait sourire, vous qui êtes philosophe. Ils me font penser à l’histoire de l’homme qui tombe du 100e étage et qui, jovial, lance au passage à ceux du 50e étage qui le regardent tomber : « jusqu’ici, tout va bien ».

                                        L’article est court, mais l’essentiel est dit. L’égoïsme (ou si l’on veut l’individualisme, en gros c’est la même chose) est en train de saper les bases de la société. Edwards Deming, un philosophe américain que j’aime bien, dit la même chose.

                                        Cordialement


                                        • socal 24 novembre 2007 20:45

                                          @ l’&uteur

                                          Comprendre la crise financière mondiale

                                          Ah bon ?!... smiley parcequ’il y a quelquechose a comprendre ? smiley

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