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Accueil du site > Actualités > Economie > Conflit SNCF : raisons syndicales et solutions !

Conflit SNCF : raisons syndicales et solutions !

La grève engagée par les syndicats CGT et SUD à la SNCF est entrée dans sa seconde (et dernière ?) semaine.
 
Rappelons les revendications portées par les deux organisations syndicales :
 
- la défense et la promotion du service public SNCF
 
Cette thématique défendue par une large partie des syndicats est portée comme arme contre les politiques européennes et nationales de libéralisation des transports ferroviaires mais aussi contre l’évolution actuelle des structures de l’entreprise publique avec une "gestion par activité », des externalisations croissantes et de fortes réductions d’emplois.
 
Ces évolutions mettent à mal le caractère intégré de la SNCF. Elles facilitent et accélèrent les pertes d’emplois à statut pour les transférer à des entreprises privées ce qui ne manquent de heurter frontalement la CGT, mais aussi la CFDT, SUD Rail comme l’UNSA (ces quatre organisations sont représentatives nationalement).
 
Faute d’un engagement financier conséquent pour le Fret opéré par la SNCF, l’accélération du déclin du transport de marchandises va se poursuivre, la crise actuelle amplifiant l’effet désertification.
 
L’ouverture des débats sur l’arrivée de la concurrence d’entreprises privées dans le transport régional de voyageurs, inquiètent particulièrement les syndicats et de nombreux agents de la société publique. Pas d’information réelle sur le maintien de la règlementation du travail, des conditions contractuelles, de la sauvegarde de l’emploi pour les cheminots qui seraient transférés (en cas de cession d’un marché transport) vers un opérateur privé.
 
La Direction de la SNCF poursuit à marche très rapide, l’application de mesures pour décupler la productivité sans tenir compte que les restructurations engagées et projetées sont à la fois d’une ampleur jamais égalées depuis la création de la SNCF en 1938, et dans un timing qui emprunte plus à la précipitation qu’à une action partagée avec l’ensemble de l’encadrement qui a une vision très "court-termiste" de décisions.
 
- l’emploi à statut 
 
Cette question montre les effets de la "modernisation" engagée par la Direction de la SNCF.
A partir du moment où la SNCF, en toute logique et au vu des évolutions européennes a compris que son développement passe par des marchés à l’étranger et la réduction des coûts du travail de ces salariés, elle déploie les plus grands efforts pour conquérir de nouveaux territoires.
 
Tout en dynamisant à l’extérieur du territoire national comme à l’intérieur, ses mille filiales et sociétés dans lesquelles elle possède des participations, provoquant de facto une nouvelle période d’accélération des suppressions d’emploi "à statut" qui sont plus coûteux.
 
Cette politique n’est pas sans rappeler celles menées dans d’anciennes entreprises publiques telles que France Télécom, et autre établissement public autonome comme la Poste, cette dernière ne comportant plus qu’une faible partie d’emplois à statut "public" ("fonctionnaires"). Il n’est donc pas compliqué aux organisations syndicales de montrer les effets particulièrement négatifs en matière de conditions de travail, de flexibilité d’emploi, voire de déroulement de carrière et salariales dans ce grand bouleversement.
 
La CGT a aussi expliqué (exemple à l’appui) avec d’autres organisations syndicales (CFDT, SUD...) que le non-remplacement de postes pour des causes très variées (maladie, congé, accident, etc...) provoque une gêne concrète pour une production de qualité, ce que reconnaissent parfois (et à mots couverts) certains cadres dirigeants de la SNCF.
 
- les salaires
 
La CGT revendique une hausse de 6% (augmentation générale valable pour tous les personnels) en considérant cette demande comme un début de rattrapage pour des années antérieures et porter à 1600 euros bruts le salaire d’embauche.
 
On notera aussi la vieille revendication des organisations syndicales cheminotes pour l’obtention d’un véritable 13ème mois de salaire en lieu et place de la Prime de fin d’année (correspondant à moins des deux tiers d’un salaire mensuel) ainsi que la revalorisation de divers éléments salariaux (primes de travail, gratifications...). On remarquera une inflexion de la CGT qui ne parle plus d’un rattrapage de près de 20% depuis des années ce qui témoigne d’une volonté de coller à la réalité économique et de ne pas apparaitre comme des excessifs par rapport aux salariés du secteur privé. 
 
Deux organisations syndicales (CFDT et UNSA) ont décidé de signer le projet d’accord salarial qui prévoyait (après négociations) une augmentation de 1,44% soit au-dessus de l’indice des prix, niveau qui n’est pas courant pour l’entreprise publique.
 
Ces deux syndicats rassemblant moins de 30% des cheminots, cet accord est donc resté à l’état de projet et la Direction a pris donc la décision unilatérale d’une augmentation de 0,9%. Cette mesure fait perdre à un agent d’exécution "moyen" (position de rémunération 11, 6ème échelon d’ancienneté, code prime de travail 2) 130 euros en année pleine (et 93 euros pour 2010).
 
L’unité syndicale s’est donc brisée sur ce projet d’accord.
 
 - la retraite
 
La CGT rappelle que pour les cheminots un nouvel allongement de la durée de cotisations, la modification du calcul sur les 6 derniers mois ou un recul de l’âge de départ auraient des effets catastrophiques. En confirmant (avec d’autres syndicats comme la CFDT) qu’il s’agit d’un "véritable choix de société et que les moyens existent pour assurer aux cheminots une retraite de haut niveau à 50 et 55 ans".
 
La fédération SUD Rail a édité un préavis de grève le 31 mars qui est un véritable catalogue de revendications catégorielles particulièrement riches pour les métiers de conducteurs et d’ASCT (contrôleurs). C’est un moyen classique pour mobiliser ces personnels.
 
Début de conflit ...
 
La CGT s’est retrouvée dans une position qu’elle ne souhaitait pas : un tête à tête avec SUD Rail !
L’organisation cégétiste dirigée par Didier LE RESTE a une confiance (très) limitée dans les positionnements et dans les évolutions très erratiques dans la stratégie du syndicat sudiste. Ce dernier faisant souvent appel au "mouvement social" avec les dérives habituelles liées à l’agitation d’associations diverses plus proches de la gauche radicale et libertaire que de l’action syndicale "classique".
 
D’où les propos assez violents utilisés par le secrétaire général de la CGT contre d’abord l’UNSA porté par un "réformisme d’acceptation préalable du dialogue" et la CFDT qui muscle son discours devant le conflit à venir des retraites et son pragmatisme (par sa signature pour un accord salarial allant bien au-delà de l’indice des prix).
 
Un Président de la SNCF au verbe (trop) fort et (trop) pressé ?
 
Guillaume PEPY s’est engagé dans une confrontation frontale avec le dirigeant cégétiste et leur détestation réciproque est connue de tous. Mais cela ne doit pas être l’excuse pour deux propos forts discutables car méprisant pour l’organisation cégétiste.
 
Tout d’abord, déclarer que l’on ne négocie plus après le démarrage d’un conflit ne semble pas judicieux dans la mesure où un conflit mal mené peut connaitre un processus dangereux pour les deux parties. Il faut donc ne rien présumer de l’avenir.
 
Subsidiairement, d’indiquer que le conflit débutant, il durera deux jours tout au plus, c’est en rajouter dans une tension déjà trop importante.
 
L’économie de ces formules aurait (peut-être) permis de créer le climat favorable pour répondre sur quelques points à l’ouverture de négociations avec toutes les organisations syndicales représentatives (CGT, CFDT, SUD et UNSA) en prenant soin, jeu d’équilibriste, de constater l’action de la CGT et de SUD et la ferme volonté de la CFDT de défendre une politique contractuelle permettant l’obtention de revendications bien concrètes (exemple du projet d’accord salarial) en poursuivant les négociations pour améliorer le quotidien des cheminots (obtention d’un code prime augmenté entrant dans le calcul de la pension de retraite, etc...).
 
Alors pourquoi ce verbe présidentiel très fort voire brutal ?
 
Nous ne pouvons le résumer à l’opposition des dirigeants. Le président de la SNCF est aujourd’hui soutenu par son autorité de tutelle (le gouvernement et certainement par le Président de la République).
 
Mais jusqu’à quand ?
Ce soutien politique ressemble fort à la corde qui soutient ... le pendu !
 
Car devant les perturbations dans certaines régions, nombreux sont les élus de tout bord politique qui devraient monter au créneau devant la colère des usagers.
 
Les principaux atouts du Président de la SNCF demeurent sa grande connaissance (avec son expérience) de son entreprise et... l’absence de candidat(e) à son poste. Depuis son arrivée à la Présidence de la SNCF, personne (y compris ceux qui ne l’apprécient pas) n’a été en capacité de prononcer un nom crédible pour la direction de l’entreprise publique, motrice des évolutions sociales dans notre pays.
 
Un conflit qui se localise et se transforme !
 
La CGT et SUD n’ont pas aujourd’hui réussi leur pari d’entrainer plus de cheminots dans la grève, à l’exception des agents de conduite et des ASCT (contrôleurs) qui connaissent une augmentation de 2% depuis hier dans la participation qui s’établit dans ces professions à près de 30% !
 
Mais la participation globale (tous salariés) est inférieure à 15 %, ce qui aurait été présentée comme un résultat "modeste" pour une autre grève.
 
C’est donc pour éviter de reconnaitre la faiblesse de la mobilisation dans tous les autres secteurs de la SNCF que le mouvement se transforme. Des préavis de grèves sont à nouveau déposés pour des durées variables allant de 59 minutes à la journée (reconductibles ou non), différents selon les lieux, unitaires CGT-SUD ou non selon les ententes locales, parfois additionnés de syndicats non représentatifs nationalement mais actifs dans plusieurs régions (comme FO à Paris Nord, Paris Est, Marseille, Limoges, Montpellier).
 
C’est la voie d’un conflit plutôt localisé qui se dessine (sous réserve d’une évolution contraire) avec des régions très mobilisées particulièrement dans le sud (Marseille, Montpellier, voire Bordeaux, Chambéry..).
 
Quant à la forme, elle est multiple et dépend des mobilisations locales.
 
C’est donc plutôt la confusion dans l’organisation de la grève qui semble répondre à la mobilisation de haut niveau du personnel roulant (avec des revendications métiers très fortes et très affirmées) et à la faiblesse des autres métiers et filières.
 
Quid des syndicats "non-représentatifs" nationalement (FO, CFTC, CFE-CGC) ? 
 
Ils ont été exclus des discussions et interfédérales nationales mais ont des contacts avec les syndicats locaux CGT et SUD.
 
Dans une "lettre ouverte à Didier Le Reste Secrétaire de la CGT Cheminots" en date du 13 avril, le secrétaire de FO cheminots (E.Falempin) n’hésite pas dans une dynamique très provocatrice à re-proposer à l’organisation cégétiste la "co-organisation ...d’une mobilisation" (en rappelant son invitation formulée par un courrier en novembre 2009).
 
Force Ouvrière cheminots (7,98% allié à la modeste CFE-CGC lors des dernières élections de mars 2009) n’hésite pas à appeler "à l’unité de toutes les organisations syndicales... pour une grève franche, interprofessionnelle, pour bloquer le pays...". On remarquera le langage habituel emprunté à l’extrême gauche (tendance ex-P.T. lambertiste P.O.I.) utilisé par les dirigeants de la fédération cheminote de FO.
 
Le positionnement très activiste des cheminots FO est un nouveau coup de hache dans l’accord portant désigné comme "historique" entre FO et CFTC.
 
Car simultanément la fédération CFTC des cheminots a diffusé un tract pédagogique expliquant dix points pour ne pas participer au mouvement de grève en cours.
 
Les voici (extrait intégral des dix points) :
 
« 1) le mouvement a été décrété par la seule CGT, sans concertation avec l’ensemble des organisations syndicales. Comme à son habitude, l’organisation majoritaire a exclu CFTC, FO et la CGC des rencontres interfédérales. Fait nouveau, elle vient d’en éjecter Sud-rail.
2) L’action n’est pas unitaire. L’UNSA, sollicitée par la CGT, a refusé de s’y associer. La CFDT, qui se présente comme syndicat « réformiste », s’est jointe en partie au mouvement. Et pour ne pas être en reste, Sud a déposé son propre préavis avec des modalités propres…
3) Les modalités de la grève sont illisibles et confus : mobilisation par secteurs d’activités le 7 avril selon des préavis divers et variés, appels à la grève pour le 8 pour les autres métiers. Grève reconductible pour les uns et carrée pour les autres : les cheminots n’y comprennent plus rien.  
4) L’appel à l’action survient quelques jours seulement après un mouvement plus large et des expressions couronnées de succès. A quoi bon appeler à une nouvelle grève dans un délai aussi court ? L’appel sera-t-il entendu ?  
5) Quelles sont les véritables raisons qui ont poussé la CGT à appeler à la grève ? Ses rivalités avec la direction de la SNCF, la concurrence de Sud-rail, l’ultimatum de la SNCF sur les augmentations salariales ? Les intérêts des cheminots ? A chacun de se forger sa propre opinion. Si règlements de comptes il y a, la CFTC ne s’y reconnait pas.  
6) La confusion qui entoure les appels à la mobilisation, la division syndicale organisée par la CGT risquent de compromettre l’efficacité de l’action. Une démonstration de faiblesse ne serait pas très profitable en ce moment.  
7) D’autres préavis ont été déposés sur des sujets ciblés, dans certaines régions et dans certains chantiers. La multiplication des préavis nationaux et la juxtaposition des revendications ne risquent-elles pas de nuire à l’efficacité des actions locales, ou portantes sur des sujets particuliers ?  
8) Quel intérêt pour les cheminots de se mettre en ce moment l’opinion publique à dos ?  
9) A la veille d’une réforme des retraites, et de nouvelles attaques contre les régimes spéciaux, est-il judicieux de tirer les cartouches dans tous les sens ? Gardons nos forces pour demain, nous en aurons bien besoin !
10) L’avenir de la SNCF s’assombrit. Les inquiétudes des cheminots sont légitimes. Des mouvements successifs désordonnés offrent ils la meilleure solution au problème ? Aux salariés de juger.
Pour sa part, la CFTC Cheminots n’appelle pas à la grève les 7 et 8. "
 
Quelles sorties de crise possibles ? Les dangers ?
 
La situation est difficile mais non désespérée !
 
Il y a bien sûr les ego des dirigeants qui s’affrontent. On peut souhaiter que leurs équipes respectives leur indiquent les limites entre l’expression des personnalités et la recherche de solutions permettant aux deux parties de ne pas perdre la face. Car cela serait négatif à court ou moyen terme pour tous, le vainqueur du jour devant plus tard connaitre le prix de sa « victoire » qui ne pourrait être que courte et relative.
 
Le secrétaire général de la CGT cheminots, Didier Le Reste, qui connait ses derniers mois à la tête de son organisation pour cause de retraite prochaine, ne souhaite sans doute pas quitter l’activité syndicale militante sur ce qui pourrait apparaitre comme un échec.
 
Côté milieu syndical, certains dirigeants CFDT, tout en reconnaissant la validité de nombreuses revendications, n’hésitent plus à indiquer que les forces militantes perdues dans ce mouvement seront difficiles à remobiliser dans un conflit social pour les retraites qui s’annonce. C’est aujourd’hui la question de la meilleure stratégie par un calendrier adéquat qui est posée.
 
La fermeté du président PEPY (à poursuivre son action de transformation radicale de l’entreprise publique) soutenue par la détermination gouvernementale peut naturellement être la stratégie pour épuiser les cheminots avant l’ouverture de la vraie négociation pour les retraites.
 
Rien que sur ce sujet, il n’est pas certain que le positionnement de la CGT (et de SUD) ne soit pas contraire aux…retraites des salariés !
 
Quant au Président de la SNCF, il parait nécessaire qu’il permette l’ouverture de négociation par quelques gestes concrets permettant dès maintenant de désamorcer le conflit en accompagnant ces propositions par la reconnaissance appuyée aux deux organisations qui ont signé le projet d’accord salarial positif sur l’année 2010 (CFDT et UNSA).
 
A défaut, la multiplication des arrêts de travail, les recours juridiques contre les grévistes, la dispersion des actions augmentera le sentiment de confusion qui prévaut.
 
En toute logique, et compte tenu de la mobilisation réduite à quelques régions et à deux catégories de personnel pour l’essentiel, la méthode de sortie de crise devrait être pour le Président de la SNCF, de déléguer à ses directeurs régionaux un pouvoir de négociation.
 
Cela devrait leur permettre d’annoncer, au pire, un gel des suppressions d’emploi et de quelques restructurations locales ou régionales, et des embauches réelles au statut au mieux.
Quelle que soit la sortie, la CGT n’aura pas réussi à élargir son mouvement en prenant le risque d’affaiblir la mobilisation pour la défense des retraites d’ici quelques semaines.
 
Quant à SUD, cette organisation devrait dénoncer la trahison de la fédération CGT, ou aux tentatives de division du mouvement syndical engagée par la Direction, en continuant d’affirmer son soutien à de maigres bastions d’irréductibles.
 
Pour tous les militants syndicalistes confédérés comme les promoteurs du service public ferroviaire républicain, il n’y aura pas lieu de se réjouir de la fin de cet épisode.
 
 
Rémi AUFRERE
 
NDR : article rédigé mercredi 14 avril (21h00)
 

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46 réactions à cet article    


  • Romain Desbois 15 avril 2010 11:38

    Lu dans le journal interne SNCF « les infos » du 26/02/10

    La cour des comptes « la SNCF supporte des cotisations retraite d’un montant exorbitant (42% contre 30% en droit commun), lié à l’existence d’une surcotisation de 12,69%, insitutée à l’origine pour financer le surcout des avantages spécifiques du régime, cette surcotisation apparait aujourd’hui largement injustifiée ».

    Pour que ceux qui pensent que ce sont les contribuables qui paient les retraites des cheminots.

    Depuis 2009, il faut travailler jusqu’à 57,5 ans pour avoir une retraite à taux plein ( 50 ans auparavant)

    De plus depuis trente ans, il est prélevé sur le salaire brut , 1% de contribution de solidarité au titre de l’aide aux chômeurs du privé !

    A l’époque , j’avais écrit à Fournier PDG de la SCNF pour lui proposer de demander au gvt d’utiliser cette contribution pour embaucher des cheminots (ca me paraissait plus efficace pour lutter contre le chômage).

    Le seule réponse que j’ai eu a été une demande d’explication parceque je n’étais pas passé par la voie hiérarchique. La chef du bureau administratif à qui je devais m’expliquer de ce crime m’a traité avec mépris et m’a affirmé que je devais reconnaître ma faute en signant le PV établissant le délit (ce que j’ai refusé de faire en la plantant là avec sa posture de petit capot).


    • Ali 15 avril 2010 13:34

      @Romain Desbois

      jamais, une entreprise n’accordera des avantages sociaux aux salariés ; çà ne s’est jamais vu, çà ne se verra jamais ; j’admire le combat des cheminots qui restent malgré tout assez unis

      les gens du privé, dont je fais parti, jalousent ceux qui se défendentt, alors qu’ils devraient s’unir sans querelle de clocher ou de minaret pour le maintient des acquis obtenus et l’obtention de nouveaux, mais les politiques, plus que jamais divisent pour règner

      regardons autour de nous le désastre social engendré par ce gouvernement, désastre social pour les salariés, pas pour les politiques !! mais la burqa enfume !!!!!!!!!!!!!


    • jesuisunhommelibre jesuisunhommelibre 15 avril 2010 16:41

      @ Ali

      Si ça vous plait d’être plumé pour donner encore plus d’avantages aux salariés de la SNCF, c’est votre droit.
      Sachez quand même que depuis dix ans, la SNCF perd 300 millions d’euros par ans, pertes allant jusqu’à 600 millions en 2009, payées par l’état, donc par vous.

      Mais, précédement, la SNCF a évacué 26 milliards de dette en les transférant à la RFF (Réseau Ferré de France), et voici une reformulation(*) d’un entretien en 2005 avec M. Gallois, l’ancien patron.

      – Donc SNCF a ses salariés, et RFF les siens ?

      – Oui, absolument.

      – Combien de salariés à la SNCF ?

      – 168 000.

      – Et à RFF ?

      – 562.

      – Cinq cent soixante-deux ! Mais c’est très peu pour faire fonctionner un tel réseau.

      – Oui, c’est vrai, ils ont choisi une stratégie de sous-traitance.

      – Bonne idée, il y a pas mal de sociétés en France capables de répondre à leurs appels d’offre.

      – En fait, non, la seule qui ait le droit de répondre à leurs appels d’offre, c’est la SNCF. "Louis Gallois : Ce sont les agents de la SNCF qui entretiennent les voies ou qui sont dans les postes d’aiguillages et sont en fait payés par RFF.«  [2]

      – Mais c’est la négation d’un appel d’offre. Dans tous les autres domaines, les appels d’offre sont obligatoires, et même ouverts aux sociétés européennes.

      – Oui, on peut le dire.

      – Et combien la SNCF paie-t-elle de péages chaque année ?

      – 2,2 milliards € en 2004.

      – Et combien facture-t-elle à RFF pour ses travaux ?

      – 2,6 milliards € en 2004.

      – Mais les péages ne couvrent même pas ce que RFF verse à la SNCF ?

      – Oui, vu comme cela…

      (*) http://www.ifrap.org/RFF-SNCF-l-inceste,0548.html


    • Romain Desbois 16 avril 2010 00:37

      Mais qu’est-ce que vous attendez pour venir profiter des avantages des privilégiés ?

      La SNCF et La RATP embauche !

      Et bizarrement même pour être conducteur et partir à 50 ans, on ne trouve pas assez de volontaires.

      Calmos

      Le 1% c’est pour payer le chômage du privé alors que les cheminots ne peuvent en bénéficier si ils sont virés (et oui ca arrive).

      Donc à force de nous cracher à la gueule, vous finirez par vous démerder tout seuls.

      EN 95 on a attendu que le privé se mette en grève pour défendre les retraites, pourtant les cheminots étaient épargnés par la réforme Balladur.

      Moi je ne fais plus grève depuis deux ans et je ne ferais plus grève. Puisque ce sont les petits qui nous poignardent, et bien chacun sa merde.

      Je n’ai pas honte de mon métier ni de ce que je gagne. J’aimerais bien sur que les pompiers, les infirmières gagnent autant que moi et que dans chaque boite il y ait les même « privilèges » qu’à la SNCF. Mais puisque ce sont ceux là même qui nous insultent et sont contre nous, faudrait être maso pour ne pas se contenter de défendre ses « privilèges ».

      Pour les retraites ca ne vous dérange pas de payer celles des paysans qui ont refusé de cotiser pendant des décennies, celles des commerçants et autre professions qui lorsqu’elles gagnent de l’argent ne veulent pas être solidaires mais une fois dans la merde profitent bien des acquis sociaux obtenus par les grèves.

      A force de ire ces petits poujadistes, ca me donnerait presque envie de refaire grève.

      D’aillerus beaucoup de cheminots se mettent en grève pour ne pas se faire insulter ou agresser ces jours là.
      Les gens sont tellement cons qu’ils s’en prennent à ceux qui bossent les jours de grève.


    • chria chria 15 avril 2010 11:49

      En Savoie on commence à péter un câble, par exemple de 13h à la nuit il n’y a qu’UN bus pour aller à Lyon (au lieu d’un train par heure) depuis 10 jours. Vraiment n’importe quoi. Je suis obligé de prendre ma voiture, je perds de l’argent, je consomme, je pollue (et j’ai de la chance d’avoir une bagnole). Merci la sncf, et tout ça avec nos impôts.
      L’autre jour j’entendais un gréviste contrôleur expliquer qu’il en avait marre de faire toujours le même trajet, d’où grève. Si tous les actifs faisait grêve parce leur travail les ennuie, personne ne travaillerait dans ce pays.

      L’autre jour à Lyon il y avait une manif d’anarchistes. Quel ne fut pas mon étonnement de voir la CGT dans la manif.
      Je commence à comprendre bien des choses...


      • Ali 15 avril 2010 13:41

        @ chria

        dans certaines régions les gens se groupent en associations, se battent pour le maintient des trains ou des arrêts et ont gains de cause !!


      • Timst Timst 15 avril 2010 12:46

        Des fois je me demande pourquoi les trains ne sont pas automatisés.


        Sérieusement, on parle d’un véhicule terrestre qui se déplace le long d’un rail. Y’a difficilement moyen de faire plus simple pour une machine... Un programme d’autopilote, quelques capteurs avec caméra infrarouge pour surveiller la voie et détecter les obstacles (bien mieux que l’oeil humain d’ailleurs) et tada, on aura enfin un service public fiable et qui n’est pas en grève tous les deux mois... et c’est pas comme si ça existait pas, y’a déjà pas mal de métros qui sont automatisés.

        • orage mécanique orage mécanique 15 avril 2010 15:48

          vous pouvez être certains que si cela marchait, ça serait déjà pratiqué, seulement la gestion des voie ne peut se faire que par l’humain, ce que l’on ne dit jamais c’est que les retards sont la plus part du temps cause de l’incivisme (blocage des portes, signal d’alarme, incident sur voie....)
          Cela couplé avec des système de sécurité très « efficace », seul le jugement humain peut permettre une remise en circulation des trains.
          Sans personnel naviguant ou sur voie, le train resterait bloqué sur rail dans l’attente d’un dépannage. Et un train bloqué, c’est les rails bloqués.

          ou alors, il faut enlever les systèmes de sécu mais faut pas venir pleurer après.

          Et paradoxalement, ce problème se retourne contre ceux qui le résolvent au quotidien : les cheminots, on les accuse des gréves qui mettent en avant se type de problème alors que la direction de la SNCF n’a pas investit dans ses TER depuis plus 20 ans.
          Les mecs, ils n’ont pas fait leur boulot et ils jouent sur du velours, ils n’ont qu’a dire que c’est des cheminots et dire que c’est la faute des syndicats pour se mettre l’opinion public dans la poche.

          Tant que la TGV arrive à l’heure tout va bien
          De toute façon faut bien que le bétail parte au travail


        • jacques jacques 15 avril 2010 20:55

          Quand il faudra une main pour réarmer un disjoncteur et que le train sera en pleine campagne à 200km ,tu feras comment .Les avions aussi peuvent être automatisé ,il manquera parfois une petite main pour remettre les gaz quand le logiciel buggera .

          tu oublies que le facteur humain amène des erreurs parfois mais surtout de l’intelligence la plupart du temps .


        • kitamissa kitamissa 15 avril 2010 13:49

          et le voyageur dans tout ça ..qu’est ce qu’on en fait ? parce que les problèmes internes de la SNCF,on n’en n’a rien à cirer !

          je rappelle que le fameux usager dont usent volontiers les syndicats est avant tout un client,que ce client a acheté un titre de transport,et de ce fait c’est un contrat entre le transporteur et le client dont il s’agit ,ce contrat doit être rempli avec obligation d’effet ..départ X heure,arrivée X heure ,ceci dans la sécurité et dans les meilleures conditions !

          la réalité est totalement différente,retards quasiment systématique,matériel désuet,et sécurité alléatoire,manque d’information de la part de la SNCF et désinvolture en cas de réclamation de la part du client !

          je ne parle pas de la désaffection pour le transport du frêt,vu les menaces de grêves continuelles qui ont fait perdre confiance aux éventuels clients ,conscients qu’ils sont les otages des syndicats ,organismes qui faut il le souligner agissent uniquement par corporatisme ,issus des organisations communistes ayant pour but à l’origine de saper l’économie et la productivité nationale pour favoriser la venue d’un régime de style soviétique en France ! d’ailleurs la CGT,branche du PCF percevant des subsides de Moscou du temps de l’URSS ......la CGT est restée dans cet optique !

          de plus la législation Européenne demande la mise en concurrence de certains services publics avec le privé ,ce qui ne va pas tarder d’arriver ,en espérant que ces nouveaux transporteurs seront au moins eux,capables de remplir la mission qui leur est confiée,transporter les voyageur ou le fret d’un point A à un point B dans le respect des horaires affichés !

          c’est tout ce que demande le voyageur,le service en échange du prix de son billet ! le reste il n’en a rien à foutre !



          • Nanar M Nanar M 15 avril 2010 14:00

            M Kitamissa vous êtes un bel exemple du con-sommateur, le neuneu type, bien conditionné par tf1 et gran admirateur de sarkozy.
            Je me trompe ?


          • dupont dupont 15 avril 2010 14:07

            Monsieur Nanar,

            Vos arguments sont imparables, vraiment...


          • kitamissa kitamissa 15 avril 2010 16:23

            Mr Nanard ....je ne regarde pas TF1,je suis peut être un con- sommateur comme vous dites ,je vote pour qui je veux ,certainement pas socialo-bolchévique, Sarkozy,nous en ferons nôtre affaire en 2012 ,et créerons certainement une surprise de taille au 1er tour,et pourquoi pas la vraie grande surprise au second tour pour emmerder tous ceux de votre espèce et apporter enfin un peu de sang neuf dans le paysage politique Français !

            au fait .....ne changez pas de pseudo,il vous sied à ravir !


          • jacques jacques 15 avril 2010 21:00

            d’autres syndicats à la même époque recevaient de l’argent des USA.


          • kitamissa kitamissa 15 avril 2010 23:48

            oui bien sûr c’est FO financé par la CIA ,mais tout le monde le sait !


          • Romain Desbois 16 avril 2010 00:42

            C’est fou comme les gens ont une âme d’esclavagiste !

            Perso j’ai toujours proposé aux syndicats de faire les grèves le dimanche , les jours fériés et les nuits, pour que les gens comprennent que si eux ils ne veulent pas bosser pendant ces périodes là , il n’y a pas de raison qu’ils nous reprochent d’en faire autant.

            Je tiens à la disposition de quiconque ma feuille de paie, vous verrez que les cheminots sont loin d’être payé doubles les dimanches et fêtes comme cela se pratique dans certains secteurs du privé.


          • dupont dupont 15 avril 2010 14:05

            Le fret SNCF... ! Qui a déjà en son temps essayé de se faire approvisionner par la SNCF ?
            Perso, j’ai vu. On a essayé de maintenir, on a persévéré puis en désespoir de cause on a sauté sur le transport routier bien plus souple et rendu bien moins cher par la disparition de la T.R.O. et tant pis pour la planète. 
            A la question, « qui a tué le fret ? », mais les cheminots bien sûr avec leur délai aléatoire, leurs grèves, leur pinaillage en cas de litige, la difficulté et le coût elevé pour se faire livrer en l’absence d’embranchement...
            Alors, aujourd’hui, ces messieurs voyant que le vent tourne, crient haut et fort « on veut le fret ! », mais pour quoi faire : la même chose qu’avant ? Mais si c’est la même chose qu’avant, il n’y aura pas plus de clients et nous voilà Grosjean comme devant.
            Alors M. Le Reste et les anticapitalistes de SUD peuvent toujours monter sur leurs ergots, ils on tué la poule aux oeufs d’or, elle ne reviendra pas. 


            • jacques jacques 15 avril 2010 21:05

              La décision de supprimer le fret sncf a été prise dans les années 70,d’ailleurs le fait que l’on n’ai jamais équipé de l’attelage automatique en Europe en est bien la preuve.


            • Romain Desbois 16 avril 2010 00:52

              Fournier PDG de la SNCF dans les années 80 a pondu un projet d’entreprise qui constituait à supprimer les wagons isolés (fret). On a fermé des triages, des petites gares , dans embranchements particuliers,etc....

              Ce ne sont pas les cheminots qui l’ont décidé, on s’est même battu contre (grèves !!!!)

              Mais plait aux poujadistes de payer des chômeurs. LA sncf est passée de 450 000 à 120 000 cheminots en moins de 60 ans.
              C’est une des raisons du déséquilibre des caisses et du trou de la sécu et du chômage comme des retraites.

              Et on peut multiplier le problème dans les hôpitaux et d’autres secteurs publics.

              Dupont "leur pinaillage en cas de litige, la difficulté et le coût elevé pour se faire livrer en l’absence d’embranchement"
              T’as raison c’est de la faute des cheminots. C’est tellement gros que je n’ai pas besoin d’expliquer l’absurdité.

              Et tenez vous pour dit que pour les cheminots , plus les choses se passent bien et moins ca leur donne de boulot. On n’est pas maso au point de se faire chier pour le plaisir.
               


            • Theodore 15 avril 2010 15:08

              il y quelques années j’ai voulu faire transporter une moto par la SNCF, les couts et délais étaient déja prohibitifs, ne parlons pas du service (ils ne livraient ni ne collectaient à domicile, plage d’ouverture ridicule, etc) . je me suis adressé à un transporteur privé pour 2 fois moins cher. Le comble c’est que la SNCF utilisait ce même transporteur


              • Romain Desbois 16 avril 2010 00:55

                les premiers à s’en plaindre sont les syndicats.

                Faut savoir ce que tu veux. tu râles et puis quand les gars dénoncent ce que tu dis en faisant grève (que faire autrement ?), tu râles encore.

                Faut sortir de tes propos de bistrot.


              • Ali 15 avril 2010 16:07

                theodore et calmos

                lorsque vous confiez un colis à un transporteur privé, par exemple Calberson, cet envoi a 9 chances sur 10 de voyager par train
                ainsi votre envoi de Paris pour Marseille n’aura parcouru que qq kilomètres en ville et à votre insu ce transport confié à un privé se fera par le rail

                aucun transporteur ne prendra une moto en charge directement pour vous la livrer à l’adresse indiquée ; enlèvement, transport et livraison constituent l’intégralité de la prestation et peu même s’effectuer avec 3 transporteurs différents
                peu de variations de tarifs entre transporteurs


                • dupont dupont 15 avril 2010 16:53

                  Ali,
                  La Burqua est un problème, les minarets aussi et la SNCF également, mais ne mélangeons pas tout au prétexte qu’ils ont pour point commun d’être problèmes.
                  Quant à vos chiffres, (messagerie convoyée 9 fois sur 10 en train), merci de me donner vos sources car ça semble relever d’une grosse fumisterie.
                  Quant à Calberson Géodis, c’est une filiale de la SNCF, 2eme transporteur français dans son domaine. La SNCF continue donc à transporter du fret mais à la mode et aux exigences d’aujourd’hui.


                • remiaufrere remiaufrere 15 avril 2010 16:38

                  MERCI POUR VOS REACTIONS  !!!

                  Chaque fois que je rédige un petit texte sur la situation du transport ferroviaire et du monde cheminot, je sais que je vais déchainer les passions.

                  Ce n’est pas mon objectif, c’st un constat. Ma volonté est d’informer et d’apporter une analyse personnelle dont je porte l’entière responsabilité.

                  Cela prouve (au moins) une chose :
                  en France, on aime le train !

                  Notre pays (et ses citoyens) a un attachement fort à ce mode de transport.

                  Cela n’empêche pas certains d’entre eux de (tour à tour) détester les cheminots, les adorer, critiquer leurs conditions sociales (droits et devoirs), les dénigrer en inventant même des « primes charbon » et même (talent imaginatif) des « primes pour absence de primes », sans omettre les 3000/4000 euros mensuels pour tous les conducteurs (super le paradis social !)...
                  On finit par s’étonner d’avoir si peu de candidats (es) à l’embauche pour travailler quelques soient le jour, l’heure, le temps, les décalages dans l’organisation du rythme de vie.

                  Le train, les cheminots, les usagers (ou les « clients » comme dit le Président de la SNCF), c’est une histoire d’amour orageuse, du « je t’aime moi non plus » mais qui est réaffirmée lorsque l’on part au-delà des frontières nationales et/ou européennes.

                  Ce mode de transport est emblématique du « service public ferroviaire républicain » !

                  Du service « public », que va-t-il advenir car on lui demande tout et surtout son contraire !

                  Les passions françaises pour le fer sont forcément contradictoires...

                  On veut qu’il n’y ait jamais de grève tout en se félicitant que les cheminots fassent grève à notre place (cf. 1995, 2003 ...) lors des conflits sociaux qui posent le problême du choix de société par rapport aux retraites par exemple.

                  On lui demande de « dégager un »bénéfice net d’exploitation« en comprimant ses coûts de fonctionnant, tout en revendiquant dans toutes nos régions des gares partout et des trains qui s’arrêtent null part pour répondre à »l’aménagement du territoire« .

                  On lui impose la »concurrence libre et non faussée« à la sauce bruxelloise en exigeant qu’il demeure un »service public" intégré sans poser la question de son financement.

                  Parce qu’on l’aime et qu’on le déteste, parce qu’on reconnait sa haute technicité tout en critiquant sa conflictualité sociale, ne lui demande-t-on pas plus que ce qu’il peut donner avec les moyens (forcément réduits) qu’on lui accorde ????


                  • Jean d'Hôtaux Jean d’Hôtaux 15 avril 2010 23:11

                    @ remiaufrere :

                    « Cela prouve (au moins) une chose :
                    en France, on aime le train !
                     »

                    Et bien moi je n’en suis pas si sûr ... Les grèves à répétition à la SNCF ne contribuent pas à rendre ce moyen de transport populaire et c’est fort regrettable.

                    Pour ma part j’aime ce qui est fiable, un service sur lequel je peux compter !
                    La SNCF ne répond malheureusement pas à ce critère !


                  • remiaufrere remiaufrere 19 avril 2010 20:36

                    A JEAN D’HOTEAUX,

                    Je vous invite à parcourir l’Europe (et encore plus loin) pour vérifier la qualité du train français (nombre de passagers transportés, retards, nombre de km de lignes, nombre de gares desservies)...
                    et on reparlera de la médiocrité du réseau ferré national et de la SNCF , tout cela malgré ses grèves dont les journées perdues ont bien baissées en 15 ans !!! (réalité non rappelée par la presse).


                  • Bulgroz 15 avril 2010 16:59

                    Moi, ce que je sais est que la Caisse SNCF (maladie et retraites) n’est couverte qu’à 35,1% par les cotisations des agents. 7,417 milliards de charges pour 2,655 de cotisations.

                    Cela fait un trou de 4,7 milliards qui est compensé par la collectivité  :

                    a) un rétrocession de la CSG de 630 millions (voir page 53 du rapport pour comprendre comment la CSG est répartie entre les diverses caisses )

                    b) un transfert de la CNAM de 791,8 millions (donc une subvention par les autres travailleurs non SNCF cotisants à la CNAM)

                    c) une subvention du budget de l’état de 3 016 millions. (page 63 du rapport)

                    Concrètement, cela signifie qu’ un ayant droit à la caisse SNCF (ils sont 562800) coute en moyenne (maladie et/retraite) 13179 Euros/an dont 64% (8378 euros) sont pris en charge par la collectivité. Merci pour elle !!

                    Cette compensation publique représente l’équivalent de 19% du CA de la SNCF qui a fait un milliard de déficit en 2009. Même si la SNCF avant augmenté ses tarifs de 19%, il équilibrerait sa caisse sans pour autant rétablir les comptes de l’entreprise.

                    LES COMPTES DE LA SÉCURITÉ SOCIALE - RÉSULTATS 2008 PRÉVISIONS 2009 et 2010

                    http://www.securite-sociale.fr/chiffres/ccss/2009/ccss200910.pdf

                    M’est avis qu’il y a comme un problème. Qu’en pensent les grévistes de la SNCF ?


                    • Romain Desbois 16 avril 2010 01:04

                      Cette contrepartie est l’accord de Juppé contre le fait que la SNCF s’est engagée à dégraisser le mammouth.

                      En plus la caisse de prévoyance (santé) est bénéficiaire et reverse tous les ans des millions à la sécu.

                      Ne pas oublier non plus que la SNCF était tenue de faire des réductions spéciales imposées par l’Etat, il est normal que l’Etat compense.

                      Mais bon j’ai ai marre de ces poujadistes. Privatisons la SNCF et nous compterons les points.

                      Dans le privé vous ne pouvez même plus faire grève, certains par lâcheté , beaucoup parcequ’ils risquent gros.
                      continuons ainsi et n’oubliez pas de voter Sarkozy la prochaine fois.

                      « Les gens jalousent les plus riches qu’eux et envient les plus riches qu’eux » Daniel Carton journaliste


                    • Bulgroz 16 avril 2010 08:52

                      Monsieur Desbois est mal informé ou désinforme. quand il dit :

                      "En plus la caisse de prévoyance (santé) est bénéficiaire et reverse tous les ans des millions à la sécu."

                      Branche maladie SNCF : couverte à 30,6% trou de 1443 millions pour 2081 de charges
                      Branche Pensions SNCF couverte à 39,4% trou de 3108 millions pour 5127 de charges

                      et cela depuis au moins 1998 (je n’ai pas les chiffres avant).
                       


                    • Romain Desbois 16 avril 2010 11:48

                      Malheureusement je regrette de ne pas avoir gardé mes sources. Je l’ai lu dans la vie du rail il y a quelques années.

                      C’était le responsable de la caisse de prévoyance qui l’affirmait dans un article.


                    • remiaufrere remiaufrere 19 avril 2010 20:49

                      Erreur d’appréciation mais réalité des chiffres !!!

                      Le problême c’est que vous semblez faire reporter cette responsabilité sur les agents de la SNCF ou sur certains de ses dirigeants.

                      Je vous précise que la subvention d’équilibre prévue pour toutes les sociétés publiques historiques de chemins de fer en Europe a été confirmée et autorisée par un règlement européen de 1969 !!! (valable pour les autres sociétés publiques en Europe).

                      Les cheminots ne sont en aucun cas responsables de la démographie de l’entreprise publique qui a vu ses effectifs passer de plus de 500 000 agents en 1945 pour 158 000 en 2009 !!!

                      Entre 1982, nous sommes passé de 295 000 environ à 158 000 salariés ! Tout ça en 27 ans à peine soit pas loin de la moitié sur la période.

                      La réalité que vous ne citez pas c’est que le problême démographique de la SNCF est maintenant derrière elle (elle va coûter moins chère à compter de 2018-2020) tandis que le régime général lui va encore plus plomber l’Etat car ce défi est devant nous.

                      C’est une différence majeure.

                      Pour le reste, développer le réseau fut un engagement politique commun à tous les gouvernements de tout bord politique entre 1937 et 2007.

                      Bien entendu, dans le contexte « concurrentiel » où il faut ouvrir tous les marchés quitte à réduire tous les réseaux de transports, cette surcotisation patronale pour l’entreprise SNCF représente un handicap face à des sociétés privées (souvent détenues par des fonds de pensions, ou des groupes de distribution de l’eau, de l’énergie voire du batiment !!) qui veulent investir dans le ferroviaire reniflant la bonne affaire sur quelques niches ou parties « rentables » (quelques marchés spécifiques de fret et du transport régional dans des zones à forte densité de population).

                      Résultat prochain : réduction du réseau par fermeture de lignes, et de gares avec accélération des suppressions d’emplois, d’externalisations (bonjour les centres d’appels au maroc ou ailleurs pour réserver votre billet par téléphone...) etc...


                    • LADY75 LADY75 16 avril 2010 07:41

                      Lady Paname dit :

                      « He oui ! Force Ouvrière et un syndicat de travailleurs »CHRETIENS" en ont bien profité...

                      Sans compter les syndicats bidons de l’automobile et d’la métallurgie, remplis d’gros bras d’l’OAS et du SAC qu’engraissait l’UIMM..


                    • remiaufrere remiaufrere 19 avril 2010 20:52

                      Entre l’argent de Moscou, et celui de Washington, il n’y avait sans doute pas beaucoup de choix.
                      Car la différence, c’est que dans un camp, tout en prenant des baffes, on n’allait pas au goulag ! (sourires)

                      Pour ma part, je préfère de loin le camp « occidental »...

                      Le seul problême est bien celui de l’indépendance syndical... et il est de taille !


                    • remiaufrere remiaufrere 19 avril 2010 20:55

                      Monsieur,

                      Si c’était aussi possible de mettre à l’ombre certains « patrons voyoux » qui collectionnement les rapports d’inspecteurs du travail et les procès aux Conseils de Prud’homme pour traitement dégradant de leurs personnels avec des conditions de travail minables etc...

                      ce ne serait pas si mal non ?

                      On se demande où est la subversion ...


                    • bob 15 avril 2010 19:21

                      Bof, bof,

                      Contrairement à ce que vous dites les syndicats ne se battent pas pour le service public et par altruisme mais pour protéger leurs intérêts qui peuvent même ètre divergents suivant les syndicats, l’ancienneté, etc...

                      Je trouve néanmoins curieux que les syndicats utilisent des moyens d’action désuets et relativement consensuels nuisant davantage au client que des formules nouvelles bien plus nocives pour la direction et plus populaire. J’ai nommé la gratuité du transport en commun. Illégal me direz-vous et c’est tout à fait exact tout comme l’était la grève au 19e siècle. Le nombre de grévistes n’a pas empéché la légalisation de ce procédé qui se trouve si mal utilisé de nos jours.

                      Il est assez curieux que l’encadrement ne se joint pas aussi souvent qu’elle devrait le faire à ces arrêts de travail mais peut-ètre n’a-t-elle pas intérêt à le faire ? Quel est le rôle de la direction qui, après avoir donné des directives totalement farfelues se retrouve « du coté des consommateurs » alors que ces gens n’ont jamais pris les transports en commun et seront mutés dans une direction très rémunératrice pour eux malgré l’absence de plus-value que l’on peut attendre d’un tel poste.

                      A cela s’ajoute l’étonnante promotion sociale et financière de certains syndicalistes assez souvent liés avec la direction malgré de faux-airs de révoltés permanents. La chair à canon part au casse-pipe pendant qu’eux se font rémunérer leurs « jours de grèves » sur une délégation syndicale si ce n’est un congé maladie. La direction se souvient d’ailleurs de leurs bons et loyaux services au cours de leur carrière et il n’est pas rare de les retrouver à des postes de maitrise alors qu’on les voyait éructer contre le vilain patron 5 ans auparavant. Certains se lanceront avec un certain succès dans la politique le tout payé sur des heures de délégation par l’entreprise ( qui ne peut bien évidemment pas augmenter les travailleurs et ne peut renouveler le matériel ).

                      Enfin, il est surprenant d’entendre que la SNCF, RATP perdent de l’argent : ne font-ils pas d’investissements à l’étranger et si tel est le cas avec quel argent et sous quel mandat ?


                      • Ali 15 avril 2010 20:33

                        qui paie la construction des voies et des ponts et tunnels qu’utilise la SNCF ??


                        qui paie le réseau routier qu’empruntent les transporteurs avec leurs camions ??


                        à vos calculettes


                        • Dudule 15 avril 2010 23:09

                          J’ai été bien emmerdé par cette grève, (j’ai du travailler exceptionnellement à Montélimar les 3 premiers jours de cette semaine) et je la soutient. Je ne suis pas un con-sommateur, mais un usagé conscient de ses droits et devoirs.

                          Un libéral n’a que des droits, et les autres ont des devoirs, il est client, il achète des devoirs, ce qui lui donne des droits à ses yeux, et il est content... le bougre a du pognon, donc des droits pour acheter des devoirs, et les vaches sont bien gardées...

                          Le tract des syndicalistes de la SNCF que je n’ai eu que lors de mon denier retour hier soir était très édifiant, et m’a conforté dans mon absolu manque de vergogne contre les grévistes. 2 anecdotes rapportées pour appuyer leur démarche dans ce tract bien documenté et bien écrit.

                          En préambule, les cinglés libéraux pour pouvoir privatiser le gros morceau bien gras ont morcelé la SNCF en Réseau Ferré de France (RFF chargé d’entretenir les infrastructures) et la SNCF proprement dite.

                          Du coup, RFF dirigée par des gros glands complètement incapables de faire aucun boulot quelconque si papa-maman ne leur avaient pas payé une école de commerce, commence à foutre une merde noir. J’en arrive donc aux anecdotes citées dans le tract :
                          _ Un TER qui freine des 4 fers parce que des gars de RFF (sous traitants...) sont en train de démonter les rails qu’il prétend emprunter (heureusement sans conséquences).
                          _Un TGV éventré sur plusieurs dizaine de mètres par un engin des mêmes RFF dirigé par les mêmes petits branleurs commerciaux (qui gère une usine de boîtes de conserve comme une centrale nucléaire : ils ont payé pour ça leur école, ce sont des clients...) qui avaient ordonnés des travaux sur la voix de contresens... TGV heureusement vide parce que en transit...

                          Le tract sur une page double faisait très bien le lien entre ces deux événement et les « réformes » débiles en cours à la SNCF, à coup de sous traitance et companie... pas de revendications salariales, juste une exigence de service public.

                          Vous allez voir que lorsqu’il y aura des morts, ces salopards de libéraux iront accuser SUD ou la CGT.

                          Notez que comme j’étais plutôt favorable à la grève depuis son origine, même si elle m’occasionnait plusieurs heures d’attente inutile, le tract en question montre à quel point la « com » des syndicats et nul : ce tract m’a été porté par le vent(un léger mistral), lors de mon dernier trajet, même s’il confortait mes opinions, fruit d’une trop longue expérience au contact des ses sociopathes nullissimes diplomés d’écoles de courant d’air (très cher, donc forcément, ils ont payés, ils ont le droit de faire n’importe quoi n’importe où, hein ! C’est des clients, après tout...).


                          • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 16 avril 2010 01:58

                            Tenez bon les grévistes ! On les aura les salopards mondialisés néolibéraux !


                            • LADY75 LADY75 16 avril 2010 07:38

                              Lady Paname dit :

                              "Ouais ! Et mêm’ qu’les Islandais solidaires y-z-ont déclenché l’éruption d’un volcan pour paralyser l’trafic aérien européens !

                              Cett’grêv’, en plus, la comm’ de la direction SNCF et le gouvernement ont décidé qu’elle n’existait pas.. et annonce des trafics maintenus à 80% !

                              Billevesées que tout cela !

                              Suffit d’aller dans n’import’ quelle grande gare pour y voir qu’les trains du service minimum sont bien souvent annulés... Par contr’, l’pourcentage d’agents SNCF en cessation d’travail augmente..


                            • rocla (haddock) rocla (haddock) 16 avril 2010 08:07

                              faudrait fermer la sneufeu .

                              Ils nous les cassent avec leurs gérémiades .

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