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Accueil du site > Actualités > Economie > Considérations sur la monnaie

Considérations sur la monnaie

Politics : process involving STURCTURal changes in a public, e.g. the formation of cliques, coalitions and elites that compete for scarce resources in the public domain including for the control of government and processes through which collective decisions come about as a consequence of communication among competive factions and individual interests in society.
Klaus Krippendorff's dictionary of cybernetics

The unit within the system with the most behavioural responses available to it controls the system.
The first law of cybernetics
Société de l'information. Ère de l'information. Révolution informationnelle. Ce ne sont là que les plus courantes des formules qui prolifèrent dans les media et les discours politiques dès qu'il s'agit de caractériser notre temps. Pourtant, il n'y a là rien de nouveau. Le XIXème siècle, qui connut un extraordinaire développement de la presse écrite, ou encore le XXème, siècle de la radio et de la TV, auraient pu être caractérisés de la même façon. C'est sans doute pour cela qu'on constate une tendance, depuis quelque temps, à remplacer le terme "information" par "numérique", qui renvoie plus précisément à l'informatique et aux "nouvelles technologies de l'information et de la communication" (les fameuses NTIC), sans que le sens de ces expressions passe-partout en soit grandement altéré pour autant.
 
C'est que de sens, il n'y en a guère. En fait, il faut y voir bien davantage une sorte d'auto-glorification que du sens, un peu comme si un loup ou un tigre adressant un éditorial à ses congénères y parlait de "l'ère de la prédation" ou du "siècle de la chasse". Les expressions du type "ère de l'information" sont autant de lapalissades : tout processus ou mécanisme social est par nature informationnel, qu'il soit économique, politique, ou récréatif. Les interactions physiques au sein d'une société donée ou impliquant plusieurs sociétés sont finalement assez peu fréquentes par rapport aux innombrables interactions informationnelles. En fait, les interactions physiques sont presque exceptionnelles. L'habituel, c'est l'interaction informationnelle, qui est quasi-permanente.
 
Parler de "société de l'information" est donc parfaitement stupide. Nos sociétés étaient tout autant des "sociétés de l'information" à l'époque où nos ancêtres chassaient le mammouth qu'elles le sont aujourd'hui ; la nouveauté, ce sont les technologies et les vecteurs que nous employons pour transmettre et recevoir l'information, plutôt que la place que celle-ci occupe dans la société, comme semble le suggérer notre brillante intelligentsia. Aujourd'hui comme hier, cette place est assurément la première et l'on ne nous apprend rien de bien nouveau à pérorer au sujet d'une "ère de l'information" abstraite et indéfinie. Il y a bien quelques nouveautés, mais c'est dans la science qu'il convient de les chercher.
 
Ainsi, le Pr. Mihai Draganescu formule au cours des années 1980-1990 une théorie semble-t-il assez novatrice et en tout cas originale sur les "phénomènes informationnels de la matière profonde", où il propose une vision scientifique unifiant physique quantique, biologie et théorie de l'information, dont le Pr. Yves Kondratoff du CNRS a fait une excellente adaptation disponible en ligne [1]. La cybernétique, sorte de science nouvelle apparue au XXème siècle, propose une approche différente, dont l'objet est surtout l'observation, l'étude et le contrôle des systèmes complexes (ou autorégulés), et plus particulièrement des interactions entre leurs éléments. Les sociétés humaines sont des systèmes on ne peut plus complexes. S'initier aux bases de la cybnernétique [2] est un préalable non indispensable, mais assurément utile pour bien comprendre ce qui suit, bien que l'objet ici soit plutôt relatif au domaine des sciences dites politiques.
 
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Considérons, pour simplifier le propos, que tout phénomène social est par nature informationnel. Résultant de ce postulat, certaines implications s'imposent d'elles-mêmes. Ainsi, le pouvoir politique est donc également de nature informationnelle pour l'essentiel. C'est avant tout le pouvoir de contrôler l'information au sein d'une ou plusieurs sociétés données, c'est à dire, le pouvoir de sélection et de production de l'information en tant que telle, mais aussi le pouvoir d'organiser sa diffusion et sa réception. Il est évident qu'un politique a bien plus d'autorité que M. Dupont, mais cette autorité croît dans des proportions démesurées quand le politique parle à la TV à une heure de forte audience. On réalise bien mieux, du coup, ce que représente le pouvoir "médiatique" et pourquoi le coût d'entrée sur ce "marché" particulier est aussi extraordinairement élevé. De même, on voit aussi beaucoup plus clairement à qui appartient le pouvoir "politique", lorsque l'on commence à chercher qui contrôle réellement les media, ou, mieux encore, la monnaie. Quoi qu'il en soit, ni les uns, ni l'autre ne relèvent certainement plus de l'autorité du Président de la République.
 
Tout comme l'actualité, c'est à dire, le pouvoir de dire ce qui est actuel et important et le pouvoir de le faire connaître aux masses, le concept de monnaie est également d'essence informationnelle. L'époque des monnaies polymétalliques semble bel et bien révolue, et l'époque de la monnaie papier paraît sur le point de subir le même sort. Nous sommes à présent au temps de la monnaie dématérialisée, où le concept logique a presque totalement phagocyté son support physique. La monnaie, du point de vue matériel, n'est guère plus que des données numérisées transitant on ne sait pas très bien où, avant d' "arriver" dans une petite puce logée sur notre carte bancaire. On parle même de transférer cette puce à l'intérieur de notre propre corps sous forme de puce RFID [3], idée dont les conséquences paraissent proprement effroyables à tout individu ayant conservé un reste de sanité d'esprit. En tout cas, c'est la meilleure preuve qu'on puisse souhaiter, si il en fallait une, de la nature informationnelle de la monnaie. Quelle que soit sa forme ou son support, la monnaie n'existe en fait que dans la tête des gens ; en jargon d'économiste, on pourrait dire que toute monnaie est forcément fiduciaire. Pour un chimpanzé, elle n'a aucune "valeur". La monnaie, tout comme la politique, est avant tout un fait social, dont l'origine est la nécessité de disposer d'un bien universellement accepté, pouvant se troquer commodément contre d'autres biens. Voici ce que nous en dit l'éminent économiste Ludwig von Mises, l'un des fondateurs de la fameuse "école autrichienne" :
Tous les biens ne sont pas globalement vendables. Pour certains biens il n'existe qu'une demande limitée et occasionnelle, pour d'autres elle est générale et constante. Par conséquent, ceux qui apportent des biens du premier type sur le marché, afin de les échanger pour des biens dont ils ont besoin eux-mêmes, ont des perspectives moindres de succès que ceux qui offrent des biens du second type. Si, toutefois, ils échangent leurs biens relativement peu négociables contre des biens plus négociables, ils se retrouvent un peu plus près de leur but et peuvent espérer l'atteindre plus sûrement que s'ils s'étaient contentés d'échanges directs.
 
C'est de cette façon que les biens qui étaient à l'origine les plus vendables sont devenus des moyens d'échange communs, c'est à dire des biens en lesquels tous les vendeurs d'autres biens convertissent d'abord leurs articles et que tous les acheteurs futurs d'un quelconque autre bien ont intérêt à se procurer. Et aussitôt que ces biens qui étaient relativement plus vendables devinrent des moyens d'échange communs, ils se produisit une augmentation de la différence entre le caractère vendable de ces biens et celui des autres biens. Ce qui entraîna à son tour un renforcement et un élargissement de leur position comme moyen d'échange.
 
[...] Il y a ainsi une tendance inévitable à éliminer les moins vendables des biens utilisés comme des moyens d'échange. Ceci jusqu'à ce qu'un seul bien subsiste, qui est alors universellement utilisé comme moyen d'échange ; en définitive, comme monnaie. [4]
L'outil monétaire, dont le rôle principal est à l'origine de faciliter l'échange de biens et services entre les individus et entre les sociétés dépassa rapidement ce cadre et vint tout naturellement assurer des fonctions secondaires, à savoir, l'accumulation du travail sous forme de capital, la transmission de ce capital à travers le temps et l'espace, le crédit et enfin, la mesure de la "valeur". À ce sujet, à force de mesurer la valeur en termes de prix, exprimés en unités monétaires, une certaine confusion a fini par s'installer. Nous identifions à présent automatiquement la "valeur" des biens à leur équivalent en monnaie, ce qui nous conduit à commettre des erreurs grossières. Par exemple, un paquet de cigarettes coûte environ 6 euros, qui permettent d'acheter à peu près 3kg de patates au supermarché du coin ou un livre format poche. Doit-on en conclure pour autant que la "valeur" de ces produits est identique ou du moins équivalente ?
 
Non, évidemment. De multiples théories de la valeur ont été produites par la science dite "économique", dont la plupart sont fausses, incomplètes, ou insuffisantes. En termes clairs, il semblerait, en fin de compte, que la meilleure façon de la définir serait par la métaphore de listes hiérarchisées et comparatives de diverses choses, propres à chaque individu, et susceptibles d'évoluer à tout moment, au gré des circonstances, des échanges, des préférences, des objectifs finaux et des calculs de chacun pour les atteindre. La valeur est donc à la fois subjective et relative (je préfère 2 pommes à 1 banane), mais soumise également à l'état du marché (Paul préfère 1 banane à 4 pommes, je vais donc troquer mes poires contre des bananes à Jacques, puis échanger les bananes auprès de Paul contre des pommes).
 
Ce n'est que faute de mieux, pour ainsi dire par défaut, que la monnaie en est venue à nous servir d'étalon universel de valeur et faire office d'indice des prix (l'action de l'État y aussi très largement contribué, si il était encore nécessaire de le préciser). Citons de nouveau von Mises :
Ainsi, s'il veut obtenir l'utilité maximale de ses ressources, l'individu doit se familiariser avec tous les prix du marché.
 
Pour ce faire, cependant, il a besoin d'une aide pour trouver son chemin dans la forêt confuse des multiples rapports d'échange. La monnaie, le moyen d'échange commun, qui peut s'échanger contre tout bien, et qui permet de se procurer tout bien, est particulièrement adaptée pour cela. Il serait absolument impossible pour un individu, même si'il s'agissait d'un expert des affaires commerciales, de suivre les changements des conditions du marché et d'adapter son échelle de valeurs d'usage et d'échange, s'il ne choisissait pas un dénominateur commun dans lequel il traduirait tout rapport d'échange. Puisque le marché permet d'échanger tout bien en monnaie et la monnaie en tout bien, la valeur d'échange objective est exprimée en termes de monnaie. C'est ainsi que la monnaie devient un indice des prix, pour reprendre l'expression de Menger. La structure complète du calcul de l'entrepreneur et du consommateur repose sur le processus d'évaluation des biens en monnaie. La monnaie est donc devenue une aide dont l'esprit humain ne peut plus se passer pour faire des calculs économiques. Si l'on veut attribuer, en ce sens, un rôle de mesure des prix à la monnaie, il n'y a pas de raison de s'abstenir. Néanmoins, il vaut mieux éviter d'utiliser un terme qui peut être aussi aisément mal interprété. En tout cas, l'usage courant n'est pas correct - on ne décrit pas normalement la latitude et la longitude comme un "rôle des étoiles". [5]
C'est on ne peut plus clair. Il faut avoir conscience, cependant, que nous ne vivons pas dans les conditions d'un marché totalement libre, où chacun pourrait à son gré troquer des pommes contre des poires et régler ses courses en or ou en perles, par exemple. Il existe une monnaie "légale", imposée par l'État, et que chacun est forcé d'accepter comme moyen de paiement, même si il ne s'agit pas à proprement parler d'une monnaie en termes économiques. En effet, une monnaie "viable" et "saine" doit répondre à un certain nombre de critères :
  • elle doit être un bien (votre monnaie de papier "légale" est-elle un "bien", au sens utilitaire ? que peut-on en faire, à part, éventuellement, démarrer un feu ? mystère...) ;
  • elle doit être facilement divisible et transportable (les moutons, c'est tout de même pas très pratique, même si il faut leur concéder qu'ils peuvent se transporter tout seuls...) ;
  • elle doit avoir une bonne capacité de conservation (logique : les patates pourrissent, au bout d'un moment...) ;
  • elle doit être hautement désirée (des petits bouts de papier avec de jolis dessins sont-ils "hautement désirés" ? on conviendra qu'on peut en douter...) ;
  •  sa disponibilité (ou encore, sa "production") doit être difficile à manipuler (on verra plus loin pourquoi).
Notre "monnaie" légale, imposée par l'État, n'est donc pas une monnaie. C'est en fait une devise, un substitut de monnaie, un "moyen de paiement" en termes juridiques. Il ne s'agit même pas d'un bien, puisque l'euro (ou encore, le dollar ou n'importe quelle autre devise contemporaine) est de plus en plus dématérialisé, comme noté plus haut. Le pire, néanmoins, est que son émission est assurée par des acteurs tout à fait privés et fort mal connus du public, sous la supervision théorique de la Banque de France, elle même supervisée par une instance technocratique assez mal connue, elle aussi, qui se nomme la Banque Centrale Européenne (BCE), et soumise elle-même à la BRI, plus énigmatique encore. L'émission monétaire, autrefois connue comme étant le pouvoir de battre monnaie, et jadis considérée comme une prérogative exclusive du souverain (et donc, par extension, du peuple), représente un pouvoir colossal, plus grand, même, que celui des armes :
Je crois que les institutions bancaires sont plus dangereuses pour notre liberté qu'une armée debout. Celui qui contrôle l'argent de la nation contrôle la nation.
Thomas Jefferson
Or, voilà que ce pouvoir ultime se retrouve aux mains de banquiers privés, émettant de la "monnaie" à volonté, sous la supervision théorique de la BCE, présidée par un ancien banquier de Goldman Sachs, la plus puissante banque privée du monde. Le lecteur intéressé trouvera sans difficulté grâce au Web que ce cas est loin d'être unique, puisque les "anciens" de Goldman Sachs ou d'autres établissements similaires prolifèrent littéralement dans le système monétaire occidental (voire, mondial). Quelles sont les implications réelles de cette situation ? Quels sont les mécanismes mis en oeuvre pour exercer ce contrôle de la nation par l'argent que dénonçait Jefferson ?
 
Outre le risque, de plus en plus avéré, de la corruption totale de ce qu'il reste de l'appareil politique au moyen de prébendes et de récompenses distribuées aux hauts fonctionnaires en échange de "services" rendus, la politique d'investissement (c'est-à-dire, ce que le pays sera ou non capable de produire à terme et en quelles quantités) se retrouve ainsi soumise au bon vouloir de l'émetteur de monnaie, à savoir la Banque, dont on connaît les exigences de rendement du capital et le mode de gestion du risque : rendement maximal, risque minimal. Toute autre considération, comme l'utilité sociale du projet ou l'impact sur l'environnement est éliminée. Autant le dire tout net : l'investissement se fera indubitablement dans ce qui rapporte gros et vite, disons, la spéculation financière, qui tend en effet à devenir de plus en plus l'activité principale de nos amis banquiers, surtout depuis que la distinction obligatoire entre banque de dépôt et banque commerciale n'a plus lieu d'être (suite à l'abolition de ce qu'on appelle aux États-Unis le Glass-Steagall Act) [6]. De cette façon, on se retrouve inévitablement à produire surtout des instruments de plus en plus sophistiqués de spéculation sur les décombres de ce qui reste d'actifs réels. Mentionnons par ailleurs les mécanismes de l'inflation et du seigneuriage, dont la compréhension est indispensable pour bien comprendre à quelle sauce nous allons être mangés.
 
On sait plus ou moins comment fonctionne l'inflation. Elle se traduit invariablement par une hausse des prix, pas forcément de tous les prix, ni au même moment, mais c'est finalement bien le pouvoir d'achat des consommateurs (à savoir, vous et moi) qui est affecté, puisque les salaires, eux, restent inchangés. C'est bien ce que nous en dit l'INSEE, du moins, dans le premier alinéa de la définition qu'elle en donne :
L'inflation est la perte du pouvoir d'achat qui se traduit par une augmentation générale et durable des prix.
La suite, en revanche, est nettement plus obscure :
Elle [l'inflation] doit être distinguée de l'augmentation du coût de la vie. La perte de valeur des unités de monnaie est un phénomène qui frappe l'économie nationale dans son ensemble sans discrimination entre les catégories d'agents.
 
Pour évaluer le taux d'inflation on utilise l'indice des prix à la consommation (IPC). Cette mesure n'est pas complète, le phénomène inflationniste couvrant un champ plus large que celui de la consommation des ménages. [7]
Rien n'est dit quant aux causes du phénomène. C'est à croire qu'il s'agit d'une contingence imprévisible qu'on peut mesurer dans une certaine mesure grâce à l' "indice des prix à la consommation", mais non anticiper ou contrer, un peu comme un typhon ou un tremblement de terre. Par ailleurs, l'INSEE considère que l'inflation doit être distinguée de l'augmentation du coût de la vie, ce qu'on pourrait comprendre comme une allégation affirmant qu'il n'existe pas de lien entre l'une et l'autre, puisqu'elles doivent être traitées séparément. En outre, l'inflation selon l'INSEE serait non discriminatoire : tout le monde est également touché. Tout cela est, naturellement, absurde. C'est d'ailleurs inquiétant que l'INSEE affiche ce genre d' "intox" sur son site web, eu égard au rôle qui est censé être le sien : "[...] l'INSEE a un rôle d'information et d'étude, aussi bien à l'égard des agents économiques du secteur privé que de la puissance publique" [8]. Recourons une nouvelle fois à L. von Mises :
Lorsque, pour couvrir ses besoins accrus, l'État, devenu acheteur, jette sur le marché ses billets nouvellement imprimés, il fait monter les prix des biens et de main d'oeuvre dont il a besoin. Les prix de ces biens et de cette main d'oeuvre augmentent ; mais les prix des autres biens et de la main d'oeuvre non requis par l'État restent d'abord stationnaires. Ils ne commencent à monter que lorsque, eux aussi, voient la demande monter. Tous ceux dont les revenus augmentent du fait des commandes de l'État — en cas d'armements, les entreprises et les ouvriers des industries d'armement — font, à leur tour, monter les prix par la demande accrue des marchandises qu'ils désirent acheter. L'augmentation des prix se fait ainsi, de groupe en groupe, jusqu'à ce que, finalement, elle s'étende à tous les prix et tous les salaires.
 
Du fait que l'augmentation des prix résultant de l'inflation n'atteint pas du même coup toutes les marchandises et toutes les catégories de travailleurs, découlent toutes ses conséquences sociales, ainsi que les avantages qu'en retire le Trésor. Car, tant que cette hausse n'a pas accompli son périple complet à travers toute l'économie, elle nuit à tous ceux qui ne peuvent retirer que les prix anciens des marchandises qu'ils ont à offrir, cependant que, pour les marchandises et pour la main d'oeuvre dont ils ont besoin, ils ont à payer les nouveaux prix augmentés. Ce sont ces couches de la population qui paient l'écot : ce qu'ils consomment en moins ou distraient de leur fortune enrichit les autres.
L. von Mises (supposé), Or et inflation [9]
L'article d'où provient cet extrait a été publié en 1938 ; en ce temps-là, c'était en effet bel et bien l'État qui était encore l'émetteur de la monnaie dans la majorité des pays. Ainsi qu'on l'a fait remarquer précédemment, ce n'est plus le cas : désormais, c'est la Banque qui jouit de ce privilège (sauf dans quelques cas exceptionnels). Comme expliqué par von Mises, l'inflation n'est rien d'autre qu'un impôt direct et dissimulé (cf. la définition absconse de l'inflation proposée par l'INSEE) ; or, puisqu'elle est l'émettrice de monnaie, c'est encore la Banque qui le perçoit.
 
On pourrait éventuellement se consoler en se disant que l'inflation frappe davantage les riches que les pauvres, mais hélas ! rien de plus faux. L'impitoyable von Mises dissipe encore une fois nos vaines chimères, toujours dans le même papier :
L'inflation nuit au créancier et favorise le débiteur. Mais — chose surprenante — l'opinion publique croit y voir un avantage des classes pauvres au détriment des riches. Mais l'opinion que les riches sont les créanciers et les pauvres sont les débiteurs est démentie par les conditions sociales actuelles. Les grandes fortunes sont généralement investies en actions, entreprises, maisons ou terrains. Mais les modestes fortunes de la classe moyenne consistent généralement en créances. Les économies des ouvriers et des intellectuels sont déposées dans les banques et les caisses d'épargne, ou servent à l'achat d'obligations. Les moins favorisés deviennent ainsi les créanciers des plus riches, à qui appartiennent les entreprises, maisons et terrains endettés. La destruction de la valeur des créances n'est donc pas un avantage pour les pauvres, mais au contraire, un préjudice.
En fait, les plus touchés par l'inflation sont les petits rentiers, ceux qui possèdent un certain capital en monnaie, trop modeste pour qu'il fût rentable de le convertir en immobilier, mais trop conséquent pour qu'il fût raisonnable de le risquer. La plupart du temps, les capitaux de cette catégorie s'en vont fondre lentement dans un établissement bancaire quelconque, qui vous en consent à peine 2-3% d'intérêts dans le meilleur des cas. En apparence, votre capital augmente constamment. Néanmoins, le petit rentier est tout étonné (et tout malheureux) de s'apercevoir, au bout de quelques années (disons quinze), qu'il ne peut même plus s'acheter une automobile neuve avec, alors que quinze ans auparavant, il avait presque de quoi acquérir un F2. Et blâme le "marché de l'immobilier", qui serait, naturellement, le coupable.
 
Concrètement, comment tout cela marche ? Imaginons une île à peu près isolée, où l'or ferait office de monnaie. Il en circule une quantité fixe dans toute l'île, mettons 500 pièces. Supposons à présent qu'un insulaire chanceux venait soudainement à découvrir un coffret tout plein de pièces d'or, disons qu'il en contiendrait 500 pièces. Notre insulaire pourrait alors acheter toute la production disponible sur le marché avec ses 500 pièces tout juste découvertes, ce qui aurait un double effet : d'une part, celui, immédiat, de créer une situation de pénurie aigüe avec toutes les conséquences malheureuses prévisibles (famine, émeutes, spéculation, instabilité politique et sociale, etc.), et d'autre part, celui de générer dans un deuxième temps une forte instabilité des prix, qui tout d'abord exploseraient, puis finiraient par se stabiliser à hauteur du double de ce qu'ils étaient auparavant. C'est d'ailleurs bien pour provoquer précisément ce type de désordres que certaines organisations plus ou moins connues du public (MI6, CIA, Mossad, etc.) introduisent massivement de la fausse monnaie (ou vraie, peu importe) dans certaines régions où certaines puissances étrangères souhaitent créer des situations révolutionnaires. Mais revenons à notre île.
 
Si, en revanche, notre chanceux insulaire s'était contenté d'introduire seulement 50 pièces dans l'économie (soit 10% de la masse monétaire totale circulant dans l'île), on verrait exactement les mêmes mécanismes à l'oeuvre, toutefois, dans des proportions largement moindres, si bien que l'effet dans la réalité semblerait totalement différent. Au niveau de la dymanique des prix, on verrait une augmentation différée de 10%. Par contre, au niveau de la dynamique de production, en admettant que l'insulaire ait réellement acheté des produits avec ses 50 pièces, l'effet à moyen terme serait de stimuler l'activité économique globale. Les "agents économiques" (dans notre cas, les habitants de l'île) s'apercevront forcément que davantage de produits auront été consommés qu'habituellement ; ils auront donc tendance à augmenter leur production. Pour ce faire, ils travailleront davantage, embaucheront peut-être ou bienm, investiront dans de nouveaux moyens de production.
 
On se retrouve alors dans une situation intéressante : soit la consommation se maintient et la situation se stabilise, soit la consommation chute (exemple-type : les gens font des réserves, et achètent donc moins par la suite). On est alors confronté à une surproduction, ce qui peut à son tour entraîner une chute des prix, une baisse de la production, du chômage, etc. Par ailleurs, un autre facteur à prendre systématiquement en compte lorsqu'on réfléchit à ce genre de problématique, est la question des matières premières. On a vite fait de se créer des soucis potentiellement graves quand on cherche à "stimuler" l'économie en dopant le couple production / consommation. On est parfaitement capable, de nos jours, de manipuler à volonté la masse monétaire, et donc la production et la consommation. Fort bien. Est-on pour autant capable de créer à volonté des hectares de terres cultivables, du charbon, du pétrole, etc. ?
 
Notre insulaire aurait pu également, plutôt que de simplement tout rafler, se contenter d'acquérir les moyens de production existant sur l'île (les champs, le moulin et la forge), puis de les louer (ou encore, "recruter" des employés pour faire tourner les dits moyens de production) et ainsi se ménager une rente à vie. Enfin, il aurait pu s'instituer en établissement de crédit et prêter contre intérêts ; la masse monétaire sur l'île étant fixe, il n'aurait pas manqué, au bout d'un certain temps, de l'accaparer totalement grâce à la tendance naturelle du capital à se concentrer dans ces conditions (économie à masse monétaire fixe et crédit à intérêts). C'est mathématique : imaginons que notre nouveau banquier se mette à prêter à 10% ; comme il faut bien, pour rembourser le prêt, rendre 10% de plus, ces 10% seront soustraits à la masse monétaire circulant dans l'île. Ainsi, les coffres du banquier se rempliront au fur et à mesure que l'argent en circulation diminuera. Les conséquences prévisibles ne sont guère difficiles à imaginer : baisse de la consommation, puis baisse de la production, chute des prix, chômage, appauvrissement de la population, etc. Il y a même un effet kiss-cool supplémentaire à rajouter à la liste : l'augmentation du pouvoir d'achat de notre banquier, du fait que les prix baissent tandis que son coffre se remplit. Il est le seul à en bénéficier, puisque la masse monétaire dans l'île ayant diminué, la part de chacun a forcément diminué ; au mieux, certains parviendront tout juste à préserver leur pouvoir d'achat. Ainsi, notre insulaire se sera enrichi (non seulement en capital brut, mais aussi en pouvoir d'achat) dans une mesure bien supérieure à celle où il aura arnaqué ses co-résidents.
 
Dans cette situation particulière, il faut bien réaliser que les insulaires ignorent que l'un des leurs dispose d'un capital aussi énorme. Ils ne peuvent donc réagir qu'après coup, ni prendre les dispositions appropriées (par exemple, décréter la nationalisation de tous les outils de production et l'interdiction du crédit à intérêt). En revanche, le chanceux trouveur (autrement dit, l'émetteur de monnaie) a l'initiative, ce qui constitue dans le domaine de l'action économique un avantage énorme. L'avantage devient colossal, si l'argent lui permet d'acquérir tout ce qu'il voudra sans limitation, en toute légalité. Au pire, si le jeu en vaut la chandelle, on peut aussi fort bien s'accomoder de l'illégalité...
 
Il est temps à présent de mentionner un dernier paramètre que nous avions négligé jusqu'ici : la vitesse de circulation de la monnaie [10]. C'est le nombre de fois où l'argent change de mains dans une période de temps définie. On constate en effet que le PIB est supérieur à la masse monétaire totale, ce qui s'explique justement par le fait que l'argent circule entre divers agents. Cette circulation se fait à vitesse variable ; en effet, en période d'inflation, les gens ont tendance à se débarrasser plus rapidement de leur argent que de coutume, sachant que les prix vont de toute façon augmenter, ce qui accentue l'inflation d'autant plus (qu'on se souvienne de l'inflation qui régnait en Allemagne dans les années 1920 : des queues énormes se formaient en fin de matinée pour acheter au plus vite, parce que tout le monde savait qu'un zéro allait être ajouté au prix après le déjeuner). C'est l'inverse qui se produit en période de baisse des prix : il vaut mieux garder son argent pour pouvoir acheter davantage plus tard. C'est pourquoi une très forte inflation se termine toujours par le remplacement de la monnaie par une autre (d'où le "nouveau franc" de 1958) — quel gouvernement serait assez imbécile pour laisser la nation entière devenir millionnaire ? Aussitôt que la situation serait plus ou moins stabilisée, les magasins seraient pris d'assaut et on se retrouverait dans un autre genre de crise, aux conséquences pires encore qu'une hyper-inflation. Ainsi, la question de savoir si il va y avoir un dollar "nouveau" est non avenue ; la bonne question, ce n'est pas "si", mais "quand". D'où l'intérêt de convertir ses économies en autre chose que des monnaies de singe manipulables à volonté par la Banque, l'État ou Dieu sait qui encore.
 
Ce facteur permet d'expliquer également pourquoi les prix grimpent démésurément au moment où la production s'effondre, faute d'acheteurs en nombre suffisants. Il existe une formule assez ancienne qui postule que la masse monétaire (M), multipliée par la vitesse de circulation de la monnaie (V) égale le niveu général des prix (P) multiplié par la quantité des biens produite (Q) :
 
M x V = P x Q.
 
Or, P x Q, c'est justement le PIB [11]. Dès que la production commence à baisser, avec la même quantité d'argent en circulation, la variable d'ajustement devient le prix...
 
Ainsi, tout l'édifice économique repose sur ces quatre piliers fondamentaux : le couple offre / demande (ou encore, production / consommation), les matières premières, le travail et la monnaie. Pour être tout à fait précis, le travail se cristallise sous forme de capital, dont la forme la plus liquide est la forme monétaire. Tous ces facteurs sont interdépendants, et peuvent aussi bien agir dans le même sens (effet de synergie), ou bien, au contraire, s'opposer. On n'y comprend rien si on ne tient pas compte de tous ces facteurs à la fois. Jouer sur l'un peut, à tout moment, compromettre tout l'édifice. La plupart du temps, les conséquences sociales sont accablantes.
 
Par exemple, et c'est assez fréquent, on peut essayer de manipuler le coût du travail à la baisse, afin de générer un surcroît de rentabilité pour les entreprises (on pourrait dire cela sous une forme beaucoup moins policée). Pour ce faire, on adoptera typiquement une politique consistant à réduire la masse monétaire (on appelle cela la déflation), ce qui va entraîner une concurrence accrue entre les agents économiques (c'est à dire à peu près tout le monde) pour capter de la monnaie. Du chômage va forcément en résulter, ainsi que des faillites, ce qui poussera ceux qui auront la chance de conserver leur emploi à se montrer plus conciliant quant au salaire ou vis à vis des conditions de travail. L'employeur (le producteur) aura alors tout le loisir d'offrir un salaire moindre tout en augmentant par ailleurs ses marges, pour peu qu'il reste raisonnable, puisque la demande globale ne descendra pas facilement au-delà d'un certain seuil : on accepte bien plus volontiers de gagner moins que de manger moins (à ce sujet, voir le concept de l'élasticité de la demande [12]). On arrivera alors à une situation paradoxale où, bien que vendant moins de produits, le producteur pourra en tirer davantage de profit. Attention, toutefois : cela n'est vrai que pour les biens à forte demande (dont l'élasticité se rapproche de zéro, typiquement : nourriture, biens de première nécessité, énergie, télécommunications, loyers, etc.), ce qui signifie que tous les producteurs ne peuvent se permettre de jouer à ce jeu-là. Les industries les plus vulnérables en période de consommation réduite sont typiquement les industries de loisir grand public (élasticité négative). Paradoxalement, il existe des biens dits "de Veblen" pour lesquels la demande augmente en même temps que leur prix, mais, vous l'aurez compris, cela ne concerne qu'une toute petite partie des consommateurs : les gros rupins amateurs de cosmétiques de luxe et de Ferrari.
 
Malheureusement, quand bien même on se placerait du point de vue du producteur / employeur, ce genre de manège n'a pas que des conséquences heureuses. On arrive très vite à un cercle vicieux : les gros rupins sont rares et n'achètent pas n'importe quoi, tandis que pour consommer, les gens "normaux" doivent avoir des revenus ; or, lorsque sévit le chômage, la consommation globale s'effondre sur le long terme et l'employeur / producteur finit par mettre la clef sous la porte faute de clients en nombre suffisant. Le dumping social, technique éculée du Grand Capital, consiste à délocaliser de plus en plus la production vers des pays à faible revenu (et donc, à conditions de vie précaires), pour la revendre ensuite là où il y a encore de l'argent afin de profiter à fond de ce différentiel. Mais, encore une fois, cela ne dure qu'un temps : la capacité de consommation des pays naguère "développés" (c'est à dire, autrefois industrialisés) finit par chuter et le Grand Capital se retrouve Gros-Jean comme devant, avec sur les bras des stocks énormes que nul n'a les moyens d'acheter.
 
Concédons, toutefois que ceci est atténué dans une certaine mesure par la gestion des stocks et de la production en "flux tendus" (ou encore le "Juste-à-Temps") [13]. Cependant, cette technique de gestion ne s'applique bien qu'aux industries où la fréquence d'achat est assez faible — comme, par exemple, la construction automobile (elle serait justement issue des méthodes de gestion mises au point par le constructeur Toyota), nécessite une logistique infaillible et s'avère pour cette raison même plutôt coûteuse en énergie (les moyens de transport sont en effet extrêmement énergivores, sans parler de l'impact sur l'environnement). En outre, elle impose de disposer de capacités de production assez considérables, puisqu'il s'agit de travailler à la demande ; pour cette raison, la gestion en "juste-à-temps" n'est réellement possible que pour les très grandes entreprises, disposant d'un capital industriel plutôt conséquent. Cette méthode a aussi d'autres défauts, dont celui, notamment, de précariser démesurément la main d'oeuvre, tout en lui infligeant une pression extrême par la perpétuation de l'urgence qui la caractérise. En gros, il ne s'agit tout bêtement que de "déplacer" les coûts de stockage vers la logistique, l'environnement, les salariés et la gestion du risque, qui croît de façon disproportionnée : un client non livré à temps est un client perdu...
 
---
 
Tout comme le capital financier, le capital industriel tend à se concentrer. Dans une économie fortement liquide, le bénéficiaire final de ce processus est nécessairement la finance, ne serait-ce que parce que le financier crée — ou émet — de l'argent à partir de rien, tandis que l'industriel fabrique des objets à partir de matières premières qu'il faut extraire, traiter, et transformer. On voit alors inévitablement des pans entiers du tissu industriel passer aux mains de la Banque, qui a beau jeu de manipuler non seulement l'argent (c'est à dire, la consommation, autrement dit la demande) mais aussi la production industrielle (l'offre), l'investissement et même le marché des matières premières.
 
L'objet ici n'est pas de traiter de l'influence de la Banque et du Grand Capital en général sur la politique, mais tout semble indiquer que cette influence est énorme. Il est de notoriété publique que les congressmen états-uniens sont ouvertement "approchés" par divers lobbies représentant les intérêts de diverses entreprises (généralement, celles installées dans l'État que le congressman entend "représenter" au Congrès), si bien qu'on pourrait se demander pour qui travaille réellement le congressman : ceux qui votent pour lui, ou ceux qui l'invitent au restaurant ? La même pratique se répand de plus en plus à Bruxelles, siège des principales administrations de l'UE. Mario Draghi, président de la BCE, ainsi que déjà mentionné, est un ancien collaborateur de la la pachydermique banque Goldman Sachs. On se souvient encore d'un certain Dick Cheney, un des plus féroces "faucons" de l'équipe Bush Jr., actionnaire et ex-patron de l'entreprise Halliburton... qui se trouve être l'un des principaux fournisseurs de l'US Army. Or, Mr. Cheney était, semble-t-il, très engagé sur la question de la guerre en Irak numéro 2. Sans avoir forcément besoin de basculer dans la "théorie du complot", on peut tout de même soupçonner un léger risque de conflit d'intérêts, et ce d'autant plus que Mr. Cheney est retourné exercer ses talents chez Halliburton aussitôt qu'il fut libéré de ses fonctions "politiques".
 
Il n'est pas nécessaire de dresser un inventaire précis ni de faire un examen clinique de toutes ces pratiques pour se rendre compte qu'elles puent. Il ne s'agit nullement de cas exceptionnels. Bien au contraire, la tendance serait plutôt à l'institutionnalisation de ce cirque en norme. À chacun de tirer ses conclusions...
 
Petrovitch

[1] Site web « Automates Intelligents » : http://www.automatesintelligents.com/biblionet/2004/sep/draganescu.html

[2] Dossier « Cybernétique et Physiologie » de l'université de Jussieu (Paris VI) : http://www.snv.jussieu.fr/vie/dossiers/cybernetique/

[3] Wikipédia au sujet de la radio-identification : http://fr.wikipedia.org/wiki/Radio-identification

[4] Ludwig von Mises, Theory of Money and Credit (traduction de Hervé de Quengo) : http://herve.dequengo.free.fr/Mises/Tmc/TMC_1_1.htm

[5] ibidem

[6] Wikipédia sur le Glass-Steagall Act : http://fr.wikipedia.org/wiki/Glass-Steagall_Act

[7] Site web de l'INSEE : http://www.insee.fr/fr/methodes/default.asp?page=definitions/inflation.htm

[8] idem : http://www.insee.fr/fr/insee-statistique-publique/default.asp?page=statistique-publique/large-repartition.htm

[9] Ludwig von Mises, Or et inflation (traduction de Hervé de Quengo) : http://herve.dequengo.free.fr/Mises/Articles/OI.htm

[10] Wikipédia sur la vitesse de circulation de la monnaie : http://fr.wikipedia.org/wiki/Th%C3%A9orie_quantitative_de_la_monnaie#Vitesse_de_circulation_de_la_monnaie

[11] Wikipédia au sujet du PIB : http://fr.wikipedia.org/wiki/Produit_int&eacute ;rieur_brut

[12] Wikipédia sur l'élasticité de la demande : http://fr.wikipedia.org/wiki/&Eacute ;lasticit&eacute ;_(&eacute ;conomie)

[13] Wikipédia sur le Juste-à-Temps : http://fr.wikipedia.org/wiki/Juste-&agrave ;-temps_(gestion)


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26 réactions à cet article    


  • howahkan Buddha Marcel. 25 janvier 2014 12:49

    Salutations

    Pour moi l’argent n’existe pas, d’ailleurs il n’a jamais rien fabriqué.....il est un des leurres subtils que l’on ne voit jamais..bien joué donc !

    tout ce que vous voyez et qui est fabriqué l’a été par des gens qui travaillent ensemble....l’argent est nécessaire pour voler , pour acheter biens et personnes, armes et payer des policiers pour proteger ceux d’en haut...pour accumuler assez pour 10 000 vies.....ce qui n’est pas possible sans argent....qui n’existe pas..

    il est le reflet de ce que l’humain est devenu : un idiot congénital attiré par l’or...pseudo génies inclus...

    Or l’humain fut bon je le sais par des songes éveillés. mais ces gens n’ont pas laissé de trace visibles, seul celui qui refuse la mort donc la vie laisse des traces qui durent...

    avant l’éveil il doit maintenant y avoir la chute finale, on y arrive..


    • Bovinus Bovinus 25 janvier 2014 14:18

      Ouais, j’avais bien compris que pour vous, il y avait beaucoup de choses qui n’existaient pas : les races, l’argent... quoi encore ?

      -
      Je vais vous confier un secret : cet article n’existe pas, et je n’existe pas non plus. Lui et moi sommes des illusions, des « songes », comme vous dites. Oubliez-nous donc, ça vaudra mieux pour tout le monde. Sur ce, bonne journée.

    • howahkan Buddha Marcel. 25 janvier 2014 19:05

      quoi encore ? le meilleur par exemple, il n’y a pas de meilleur..pour moi c’est alors la négation de la diversité, de l’ordre Naturel des choses et d’ailleurs notre monde n’ arrête pas d’éliminer , des techniques, des gens , des savoirs faire etc etc pour arriver à une uniformisation de tout, pseudo conscience (enfin ce qu’il en reste, )humaine inclue !!

      c’est ce que j’appelle le mythe du meilleur qui fait que à chaque instant on aurait forcement le meilleur qui se produit...ceci est encore une illusion, c’est simplement faux ! car cela implique que Hiroshima, ww1 et 2 , l’esclavage, les 7 millions d’Indiens tués et toutes les saloperies humaine etc etc étaient et sont les meilleurs solutions du moment car la compétition qui n’existe pas non plus mais est élimination ,destruction et guerre serait censée donner le meilleur résultat...j’en ai d’autre mais je vais en rester là

      salutations néanmoins .....


    • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 25 janvier 2014 13:04

      Le titre est honnête.
      Il s’agit bien de considérations.
      Il n’y a pas de thèse.
      Vous êtes prudent.

      Surtout ne pas verser dans une théorie du complot, particulièrement en ce moment.
      Déjà vous parlez de Goldman Sachs, c’est gonflé.
      Si vous aviez évoqué Rothschild et sa participation dans 180 (à la louche) des 195 (à la louche encore) banques centrales de la planète, cela aurait été du plus mauvais effet.
      Vous avez bien fait de n’en rien dire.


      • Bovinus Bovinus 25 janvier 2014 14:31

        Il y a bien une « thèse » (relativement élaborée), mais il faut lire attentivement la totalité pour bien la comprendre. Sinon, tout peut être dit en deux pages maxi, mais ça va rien expliquer, par exemple, comment en est-on arrivé là, quelles sont les conséquences, et comment s’en sortir.

        -
        Si vous aviez évoqué Rothschild et sa participation dans 180 (à la louche) des 195 (à la louche encore) banques centrales de la planète, cela aurait été du plus mauvais effet.
        Vous avez bien fait de n’en rien dire.

        -
        Je n’ai pas besoin d’en dire plus que ce que j’ai déjà dit : les conclusions sont évidentes pour qui veut se donner la peine de les voir. Placer tel ou tel nom propre à la place de « Banque » et de « Grand Capital » (avec les majuscules, ce qui renvoie évidemment aux très grosses concentrations de capital) ne change rien à l’affaire. De toute manière, vous avez semble-t-il parfaitement pigé de quoi il en retournait. Souhaitez-vous débattre, ou apporter une critique constructive (ou, au moins, justifiée) ? vous êtes le bienvenu. Si vous -êtes là simplement pour faire le mariole, passez votre chemin.

      • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 25 janvier 2014 16:22

        1) Toute thèse peut se formuler en une phrase, en cinéma on appelle ça un pitch. C’est quoi le pitch de votre article ?

        2) Quand vous écrivez "Placer tel ou tel nom propre à la place de « Banque » et de « Grand Capital » (avec les majuscules, ce qui renvoie évidemment aux très grosses concentrations de capital) ne change rien à l’affaire." je lis ça comme une prudence qui frise la mauvaise foi

        3) Pardonnez-moi de pointer cela, mais si mon commentaire précédent vous laissait à penser que je puis être un mariolle, c’est que vous avez dû être sacrément traumatisé par le passé, au point de perdre un peu de votre lucidité smiley


      • Bovinus Bovinus 25 janvier 2014 16:50

        1. Le « pitch » de mon papier c’est : comment le Grand Capital expoite les mécanismes monétaires, économiques, et politiques pour entuber les pauvres au gros gravier ; le gros plan est fait sur la monnaie mais je prévois d’en parler sous d’autres points de vue. C’est plus clair là ?

        -
        2. Je ne suis pas de mauvaise foi, simplement là, je ne fais pas de la littérature, de la poésie, ou du pamphlet mais de la vulgarisation politique, ce qui impose une certaine rigueur.
        -
        Je peux jouer au con avec vous aussi, regardez - si on retourne votre « critique » dans l’autre sens, ça donne à peu près ça : plutôt que de nommer les choses par leur nom, on peut leur mettre des étiquettes qui en soi ne veulent rien dire, mais pour quelqu’un qui a eu une mauvaise expérience avec des représentants du Peuple Élu, il est évident que « Goldman » ou « Rotschild », sont des noms renvoyant à une origine juive-ashkhénaze. Du coup on n’est plus dans l’histoire du méchant riche qui entube le gentil pauvre, mais dans le Grand Complot Judéo-maçonnique International. Ne seriez-vous pas un peu antisémite, par hasard, M. le Psy ? C’est pas parce que vous avez été traumatisé par des Juifs qu’il faut de suite songer à la solution finale, hein. smiley
        -
        Vous voyez bien qu’à ce tarif-là on tombe vite dans le dadaïsme absurde déjanté. Pour résumer : Rotschild, ça me parle pas, ça pourrait être le nom de mon concierge. Grand Capital, en revanche, ça me parle, et les règles du langage étant ce qu’elles sont, ça devrait parler à un maximum de gens. Si on veut toucher le maximum de gens, vaut-il mieux employer le nom de son concierge ou bien, appeler un chat un chat ?

      • Luc-Laurent Salvador Luc-Laurent Salvador 25 janvier 2014 17:58

        OK, je vois que je me suis trompé. Il n’y avait pas la moindre mauvaise foi chez vous, en effet. Bonne soirée.


      • gogoRat gogoRat 25 janvier 2014 14:48

         Il faut « se vendre » qu’ils ont tous catéchisé ...
         on entendra bientôt cette imploration dans les lupanars :
         engrosse-moi ma puce RFID interne !


        • Peretz1 Peretz1 25 janvier 2014 22:47

          Ton article n’est pas mal, mais à mon sens devrait être développé. En fait tu fais du monétarisme, ce qui renvoie à l’école de Chicago et auparavant, à Keynes.Tu le retrouveras dans mon bouquin « En finir avec les crises et le chômage » (edilivre.com).


          • Bovinus Bovinus 25 janvier 2014 23:04

            Merci pour le commentaire et le compliment quoique je préfère les critiques. Si d’après vous, il mériterait d’être « développé », pourriez-vous souligner les points où il est insuffisant, d’après vous ?

            -
            Sinon, personnellement, je suis plutôt marxiste-stalinien. J’ai employé ici les outils de l’école autrichienne (pas celle de Chicago, que je méprise) parce que c’était celle qui me paraissait la plus performante sur la question. Y’a pas grand-chose à piocher dans le marxisme théorique sur la question de la monnaie. Quant aux soviets, même si ils ont improvisé un système dans l’ensemble plutôt costaud et performant, il n’ont pas produit grand-chose en théorie éco non plus. Dommage.
            -
            Et oui, je maîtrise mal le travail de Keynes, pas encore eu le temps de me plonger sérieusement dedans, mais j’y compte bien.

          • Daniel D. Daniel Q. 26 janvier 2014 02:28

            Bonjour Bovinus,


            Vous avez parfaitement analysé le problème de l’émission de monnaie privée, les effets des variations des quantités de monnaie, la dévaluation, l’inflation et un certain nombre de mécanismes particulièrement importants.


            Néanmoins pour la partie traitant de ce que doit être une monnaie j’ai un désaccord fondamental.

             :

            • 1 elle doit être un bien (votre monnaie de papier « légale » est-elle un « bien », au sens utilitaire ? que peut-on en faire, à part, éventuellement, démarrer un feu ? mystère...) ;

            • 2 elle doit être facilement divisible et transportable (les moutons, c’est tout de même pas très pratique, même si il faut leur concéder qu’ils peuvent se transporter tout seuls...) ;

            • 3 elle doit avoir une bonne capacité de conservation (logique : les patates pourrissent, au bout d’un moment...) ;

            • elle doit être hautement désirée (des petits bouts de papier avec de jolis dessins sont-ils « hautement désirés » ? on conviendra qu’on peut en douter...) ;

            • 4 sa disponibilité (ou encore, sa « production ») doit être difficile à manipuler (on verra plus loin pourquoi).

            1 La monnaie ne peut pas être un bien, elle n’est que la représentation d’un équivalent valeur. Un bien a vocation a être utilisé et non être thésaurisé.

            2 Nos pièces, billets et chèques sont divisibles et transportables

            3 Notre monnaie n’as pas la même durabilité que la monnaie ancienne mais un remplacement est fait constamment pour la monnaie en circulation (les billets abîmés sont retirés et remplacés). La monnaie stockée as une très bonne conservation.

            4 A l’heure actuelle, a notre niveau de technicité, la monnaie papier est plus difficilement falsifiable que la monnaie métal, les lingots et pièces au tungstènes en sont un exemple.

            Si l’on devait malgres tout aller vers un bien, il est probable que cela serait l’or et l’argent, qui sont extrêmement centralisés. Les créateurs du désordre actuel sont massivement propriétaire de ces métaux, de manière directe ou indirecte. Ils seraient consacrés maitres du monde et possesseur de tout l’or du monde, cela fait froid dans le dos ...

            La base de la problématique vient de l’émission et l’injection de la monnaie, elle conditionne tout le reste.


            Actuellement, il n’y as plus de création monétaire réelle. Il n’est créé depuis des années que des prêts a intérêts basés sur rien, et chaque année il faut en créer plus pour compenser la croissance économique, les dettes arrivées a échéances ainsi que les intérêts de ces dettes. Une exponentielle qui ne peut que finir dans les nuages, quelque soit le nombre de « purges » du système. Il est structurellement invivable, mais fait grassement vivre une multitude de parasites politiques, pseudo économistes et banquiers centraux.


            Un vrai aspirateur de la richesse du monde. Chaque année, les banques siphonnait une partie de la monnaie réelle sous la forme des intérêts, et la remplaçait par des dettes a échéances. Et en moins de 40 ans la totalité de la vrai monnaie a été siphonnée du circuit économique normal, il ne reste plus que des dettes en cours. C’est le système entier qui est structurellement une escroquerie, et c’est occulté et nié depuis longtemps par tout ceux qui profitent des miettes de ce vols monstrueux.

            Réduire la dette ? C’est réduire la liquidité disponible, avec l’effet que vous savez, c’est a dire la déflation au final.

            Décision de Hollande ? Supprimer les cotisations familiales patronales, et les patrons d’enchaîner : on vas réduire nos prix pour gagner des marchés et puis embaucher => en avant pour la déflation...

            Les traîtres au pouvoir sont en train consciemment de nous ruiner, et de détruire nos acquits sociaux en laissant les établissement publics, villes et autres emprunter a des taux usuraires.


            Pourtant une monnaie crée par l’État et injecté directement dans l’économie par la base sous forme de revenu de base pourrait, grâce a l’inflation(légère et contrôlé, les indicateurs économiques permettent d’ajuster) permettrait de réduire les inégalités et d’inverser le phénomène actuel d’appauvrissement des pauvres et d’enrichissement des riches.


            Il faut retourner aux fondamentaux : une banque doit assurer la fluidité des liquidités, protéger les dépôts et n’as pas d’obligation de faire des bénéfices. Elle doit assurer un service nécessaire a la collectivité.


            Monnaie nationale, banque centrale nationale, revenu de base universel et fin de l’escroquerie bancaire et de leurs cartels. Ils n’ont fait que détruire le monde, ils ont suffisamment démontré leur incapacité a gérer les choses a la place des peuples.


            L’usure est du vol.


            Qu’ils dégagent !





            • howahkan Buddha Marcel. 26 janvier 2014 11:21

              merci de ce descriptif que je trouve très factuel....

              salutations..


            • Bovinus Bovinus 26 janvier 2014 12:00

              Salutations, merci pour le commentaire et pour votre intérêt.

              -
              Alors, en ce qui concerne la monnaie, je n’ai rien inventé, j’ai simplement repris les postulats de l’école autrichienne d’économie ; si je les comprends bien, d’après eux, il est fondamental que la monnaie soit un bien pour que sa valeur soit incluse dedans. L’histoire nous a en effet donné suffisamment d’exemples de manipulations en tout genre visant à dévaluer la monnaie pour servir des fins politiques. On constate par ailleurs qu’en période de « reset » monétaire, les gens choisissent un bien quelconque répondant à ces critères pour faire office de monnaie, par exemple, en 1946 en Allemagne, suite à la guerre, on constatait un manque de monnaie ; pour y pallier, les gens ont employé à cette fin des cigarettes, qui correspondent assez bien à la description que je donne.
              -
              Vous dites : Actuellement, il n’y as plus de création monétaire réelle.
              -
              Euh, êtes-vous au courant que la Réserve Fédérale américaine émet dans les 80-100 milliards de dollars tout frais par mois ? Il est évident que cela génère une inflation monstrueuse, et encore, l’effet est en grand partie atténué car la plupart de cet argent s’en va alimenter les bilans des banques, qui pour leur part ont interrompu les activités de crédit ? Il se trouve que la BCE fait à peu près la même chose, puisqu’elle a émis au cours des années 2012-2013 dans les 2 trillions d’euros.
              Il n’y a pas de solution pour « sauver » le système, comme je l’expliquais quand je parlais du « nouveau franc » 1958, la seule chose à faire est un reset global et de repartir sur une nouvelle monnaie. Si j’ai bien compris, c’est ce qu’ « ils » essayent de mettre plus ou moins en place, avec le yuan (garanti par l’or chinois, celui-là), mais il est possible également qu’il ne soit prévu pour le yuan qu’un rôle supplétif histoire d’apporter un peu de monnaie fraîche (et fiable), sans rien remettre en cause.
              -
              Les traîtres au pouvoir sont en train consciemment de nous ruiner, et de détruire nos acquits sociaux en laissant les établissement publics, villes et autres emprunter a des taux usuraires.
              -
              Tout à fait, mais avez-vous une idée de leur objectif final ? M’est avis, perso, que c’est pour réduire la consommation de ressources naturelles (démographie + raréfaction des matières premières oblige...), histoire de prolonger le grand bal encore un peu.
              -
              Pourtant une monnaie crée par l’État et injecté directement dans l’économie par la base sous forme de revenu de base pourrait, grâce a l’inflation(légère et contrôlé, les indicateurs économiques permettent d’ajuster) permettrait de réduire les inégalités et d’inverser le phénomène actuel d’appauvrissement des pauvres et d’enrichissement des riches.
              -
              Tout à fait, c’est d’ailleurs ce que l’URSS s’efforçait de faire. Savez-vous qu’en 1952, Staline avait demandé à ses technochrates de lui concocter un rouble-or, afin de combattre le dollar sur les marchés ? Malheureusement, il fut assassiné en 1953 et ce beau projet remballé vite fait bien fait.
              -
              Il faut retourner aux fondamentaux : une banque doit assurer la fluidité des liquidités, protéger les dépôts et n’as pas d’obligation de faire des bénéfices. Elle doit assurer un service nécessaire a la collectivité.
              -
              Là, on sort du domaine de l’économie pour s’attaquer à la vraie chose intéressante : la politique. Je vais peut-être vous paraître un peu sec, mais ne m’en veuillez pas, c’est mon « style », je ne cherche absolument pas à vous agresser. D’abord, permettez-moi de vous demander à quel parti ou mouvement vous adhérez (il me semble avoir déjà entendu ce conte de fées, mais je ne me rappelle plus où...). Cela n’arrivera jamais, pour les raisons ci-dessus évoquées, et d’autres que je vais tâcher de résumer très rapidement :
              - l’oligarchie aujourd’hui tient TOUS les leviers
              - l’oligarchie n’a aucune envie de renoncer à ses privilèges (richesse, pouvoir, confort, etc...)
              - l’oligarchie n’est pas incompétente, bien au contraire ; notamment, elle voit bien que maintenir l’État-providence des meilleures années de la guerre froide n’est plus possible de nos jours du fait de la variable démographique (voir « Essai sur le principe de population » de Malthus) ;
              - ces gens avaient plusieurs options (méga-guerre mondiale, colonisation de la Russie, méga-génocide, et appauvrissement généralisé)
              - la guerre était trop dangeureuse du fait des armes modernes, la Russie beaucoup plus coriace que prévu (quoique ça ne fait que repousser sa colonisation), le génocide aurait pu dégénérer en révolution mondiale (n’oubliez pas qu’il reste encore la Chine comme grand État communiste), donc fort logiquement on choisit le « malthusianisme planétaire » prudent et la réduction de l’espérance de vie à petit feu.
              - le programme pour nous dans les prochaines années, c’est pas les « fondamentaux » que vous décrivez (qui reposent largement sur du Keynes, si j’ai bien compris), mais plutôt la Grèce que l’on voit se débattre dans l’appauvrissement généralisé le plus barbare (ils sont carrément occupés par Blackwater, hein, vous le savez, ça ?)
              -
              J’ai aussi quelques questions pour vous :
              - En quoi serions-nous différents des Grecs ? Oubliez les solutions économiques, à partir d’un certain niveau, c’est la politique qui prime, donc il s’agit de renverser le pouvoir d’abord, et de pas le perdre ensuite (la France c’est tout petit par rapport aux États-Unis sur-armés). De Gaulle pouvait faire le malin parce que lorsqu’il montrait ses petits crocs aux américains ils s’adossait à l’ours russe et inversement. Aujourd’hui, c’est plus possible. Donc, soit il faut faire une révolution en Russie (qui a une véritable puissance militaire et les moyens de résister), soit il faut une révolution mondiale (le vieux rêve de Trotsky), mais à mon avis, il faut réinventer une doctrine politique, car vu les margoulins qui trônent aux sommets des structures trotskystes, ça paraît mal barré.
              - Comment comptez-vous régler le problème de la consommation mondiale ? Ça sert à rien de faire la révolution si c’est pour faire la même chose que la grande oligarchie ensuite...
              - Enfin, quel régime politique envisagez-vous pour garantir votre programme ? Perso, je ne vois que la démocratie athénienne comme la préconise E. Chouard, avec tirage au sort, citoyens-soldats armés en permanence, agoras, et tout l’attirail, ou alors, une dictature d’extrême-gauche genre URSS années 1930, en plus solide encore (ce qui a perdu l’URSS c’est le manque de pérennité de son régime, qui s’avéra finalement assez peu original).

            • Daniel D. Daniel Q. 26 janvier 2014 17:46

              Je répond en partie plus bas, partiellement, car il faudrait un gros développement pour chaque question et que le temps me manque.

              Je rajouterais juste que la guerre n’as pas été écartée, et qu’elle prend plusieurs formes allant de la guerre de guérilla que l’on voit a l’œuvre dans le sud à la guerre économique que nous subissons en France par exemple. Une dépopulation insidieuse par une atteinte a la fertilité générale, une fragilisation des systèmes immunitaires et une malnutrition programmé (codex alimentarus et autre n’existent pas sans raison), bref, l’effondrement des services sociaux, de la sécurité sociale et autre rameront au niveau des loteries pour être soigné comme aux USA actuellement ... la dépopulation insidieuse et invisible de l’étouffement des plus faibles.

              Vous parlez du programme pour nous dans les années a venir, a l’image de la Grèce, et vous avez raison, c’est effectivement le programme qu’ils comptent appliquer mais rien ne le rend inéluctable et éternel. L’histoire est rempli de projets grandioses qui n’ont laissés que poussières, le rêve mondialiste de domination mondiale des banquiers éclairés, malgré un plan géniale et patient, ne seras lui aussi qu’un projet fou qui disparaitra a l’image de la tour de Babel dans un retour a l’État d’origine d’ampleur.

              La levée des voiles, la révélation des réalités cachées qui contrôlent réellement notre monde pour une masse suffisante de gens de bonne volonté entraineras cette apocalypse tant redouté par nos maitres cachés. Ce changement radical de monde arriveras parce que l’orgueil des maitres, leur pire vice, leur impose d’afficher leur victoire au monde et qu’en le faisant ils se mettent a nu...

              Les premiers deviendront les derniers, et vice versa. Le temps des changements réels se rapprochent car il ne devient plus possible de se mentir sur le réel que l’on constate. Les illusions s’effilochent petit a petit pour de plus en plus de gens. L’espoir vient de là, que suffisamment comprennent vraiment le monde et acceptent d’assumer leurs convictions et cela se feras.

              Ils proposent l’enfer en expliquant qu’il n’y as pas d’alternative mais l’histoire montre qu’ils sont des menteurs et des escrocs.

              Qu’accepterons nous de léguer a nos enfants après avoir reçu autant de nos parents ? Nos pères ont versé le sang pour leur liberté et leur idéal, comment regarder nos enfants dans les yeux après avoir donné tout ce que l’on avait reçu sans même combattre ? Seront nous le siècle de la honte ? la génération des faibles qu’ils essayent de nous faire devenir ? des soumis, esclaves volontaires d’un système inique ? indignez vous qu’il disait, mais vers la fin il disait aussi que cela n’était pas suffisant...

              Non, cela ne seras pas. Les signes avant coureurs montrent bien que rien n’est réglé et figé, y comprit en Grèce, rien n’est encore stabilisé, vous verrez, j’en suis persuadé.


            • Peretz1 Peretz1 26 janvier 2014 23:51

              J’ignorais que Staline avait été assassiné ? Je savais pour Trostki, mais je croyais qu’il était mort d’un cancer...

              Pour le reste il y a beaucoup d’affirmations péremptoires, et peu d’arguments. Il est vrai qu’il faut des livres entiers dans certains cas.Le premier monétariste à ma connaissance est J.M Keynes. 

            • Bovinus Bovinus 30 janvier 2014 16:27

              @ L. Peretz
              -
              Pour l’assassinat de Staline, il n’y a pas d’arguments et il ne peut y en avoir en français, car le « dossier » de l’affaire n’a été déclassifiée qu’en partie, le reste est inexploitable (témoins et médecins « disparus », pièces falsifiées, etc.). Il y a aujourd’hui de plus en plus de travaux qui sortent, tous en langue russe, concernant cette affaire. Normal, il n’y a guère que les Russes que ça intéresse encore. J’imagine que vous ne parlez pas le russe, je n’y peux rien, voici quelques liens quand même :
              -
              - Article d’Alexandre Kostine au sujet des différentes sources disponibles
              - Page Wiki sur un ouvrage populaire de Youri Moukhine, « Les assassinats de Staline et de Béria »
              - Ouvrage complet de Siguismond Mironie - « Qui a tué Staline et quand »
              -
              Concernant mes positions « péremptoires » sur l’oligarchie (lesquelles, exactement ?), je suppose que vous n’êtes pas assez naïf pour supposer que les documents « traînent » à portée de tout le monde. Soit, on considère que ça existe et on fait avec ce qu’on trouve, soit pas grand-chose et beaucoup d’infos partielles ou indirectes, soit on considère que ça n’existe pas, et on ne fait rien. En tant qu’ancien professeur, vous savez, de toute manière, que toute science est un système organisé de croyances, donc à chacun de choisir ses croyances.
              -
              Cela dit, je me base essentiellement sur trois sources - Pierre Hillard, Andreï Fursov et H.G. Wells (je vous invite à vous intéresser à deux de ses ouvrages en particulier, à savoir « The Open Consipracy » et « New World Order », qui sont tout sauf de la science-fiction).
              -
              Cordialement.


            • Daniel D. Daniel Q. 26 janvier 2014 15:50

              Les QE de la FED ont un retour dans l’économie réelle de 3%, cela as été évalué par des études. L’inflation causé par ces liquidités existe, elle as lieu sur les produits de luxes, immobilier hors norme et surtout dans la bulle boursière qui gonfle uniquement par l’apport d’argent gratuit dans le marché. Si vous pensez que les marchés montent par eux même et que les liquidités ne font qu’alimenter un bilan, vous vous trompez. La plus grosse partie se retrouve sur les marchés boursiers.


              La BCE a émit au cours de l’année 2012-2013 dans les 2 trillons d’euros ?????

              J’aimerais beaucoup une source pour cette info, car je craint que l’information soit erroné ou incomplète.

              Ce que font la BCE et la FED n’as aucun rapport.


              Le projet final de tout ce cirque économique ? Le corporatisme total mondial, une seul gouvernement, une seule entreprise, une seule monnaie, l’absolue finalité du communisme et du capitalisme, les cauchemars d’Huxley et de Wells réunis.

              Le contrôle technologique est gourmand en minéraux, terres rares et autre. Ce n’est pas soutenable avec une population trop importante. 7 milliards n’est pas possible, mais avec 500millions, bien répartis par rapport aux besoins d’exploitation des ressources leur semble tout a fait envisageable, d’après certains.


              Effectivement la politique est le vrai sujet quand on parle économie. L’économie est aussi de la politique, et aucun parti ne tient mon discours intégralement, a moins qu’il soit tellement discret qu’on ne le connaît pas. Mais la politique est bien plus large et permet d’autres groupement de pensée que les groupes étouffoirs qui existent actuellement. L’engagement politique as une multitude de moyen d’expression et d’action, très différents les uns des autres ayant chacun des effets différents.


              Que faut il actuellement ? Des améliorations ou un changement radical de direction ? Quel est le mode d’expression politique permettant ce genre de changement radical ? Y as t il un parti politique proposant réellement une bascule et peut il réaliser ce qu’il propose en utilisant les moyens qu’il auras a sa disposition dans le cadre de l’accomplissement de son action ?

              Aucun.

              Mais des partis peuvent naître dans certaines situation et les temps sont favorables.


              Vous vous trompez, l’oligarchie est faible, si faible que cela en est effrayant. Elle ne maîtrise pas réellement tout les leviers qu’on lui attribue. La plupart des leviers sont des structures autonomes créé en un certains temps pour un certain but. Mais une fois ces structure établi dans les esprits, elle sont autonomes et travaillent dans leur sens, sens initié par l’oligarchie au début mais sur lequel elle n’as plus de prise après. Ces organismes s’auto-financent, ils sont autonomes et leurs participants croient a ce qu’ils font et ne comptent pas perdre leurs privilèges. Même si les 85 personnes les plus riches sur Terre s’entendait pour renverser ce qui as été construit elle n’y arriverais pas, banque mondiale, OMC, TPI et autres ONG qui ont œuvré a l’ouverture et la mise sous tutelle de tout.


              Par contre si 1 homme sur 2 sur Terre se rallie a cette cause, alors demain ils sont neutralisés totalement, car le système ne repose que sur très peu de vrais gagnants, la structure utilisée est aussi une victime et elle se retourneras contre ses maîtres qui la traite si mal (dédicace aux forces de l’ordre, agents de sécurités, pompiers, urgences.



              • En quoi serions-nous différents des Grecs ?

              Je vous répondrais 1789, et surtout les contre révolution qui ont suivi. Certaines pensent les gens neurasthéniques, alors qu’ils n’étaient qu’endormis par le mirage cotonneux de la télévision. Vous devriez ressentir la violence qui monte chez ces gens là d’avoir été trompé et manipulé si longtemps, et de voir l’avenir de leur enfants les énerve encore plus. Le gouvernement vas continuer sa feuille de route, et la température vas continuer a monter, cela exploseras forcement car il n’y as plus aucune soupape de sécurité. Le système a rendu tout révolution pacifique impossible... je vous laisse tirer les conclusions...une vrai cocote minute...


              Vous semblez imaginer que les américains se risqueraient a nous attaquer comme ils l’ont fait pour d’autres pays. La France a quelques différences avec les pays que les USA se permettent d’attaquer. Ces différences qui sont des sous marins lanceurs d’engins nucléaires. De Gaule déplaisait aux américains mais il était le président des français, et avait une voix indépendante.


              Le premier pays majeur qui arrive a mettre en place ce programme provoqueras un raz de marée mondial et tout les pays à élection libre rejoindront le mouvement. Avoir les moyens de son image est très utile. La France est encore regardé par beaucoup comme un espoir et un pays qui invente des solutions.


              L’observation des méthodes de nos gouvernants met en lumière l’importance de l’éducation, des valeurs, des vérités communes, et d’un certain nombre d’outils agissant dessus de manière directe ou indirecte comme l’Éducation nationale et ses programmes, les journaux, la télévision.


              Comment maintenir le système ? Il y as 2 points majeurs : la compréhension et l’adhésion

              Tout doit être expliqué, clairement, aucun doute ne doit exister sur les tenants et aboutissants, pas de langue de bois et de langage des oiseaux.

              Le projet doit être ressenti comme étant la bonne chose pour tous, il doit être voulu et non imposé, et donc il doit être comprit.

              Comment y arriver ? Prendre le contrôle éditorial d’une chaîne de télévision nationale et la transformer en chaîne informative citoyenne, avec uniquement de la ré-information, des débats, voir même des cours serait une des choses a faire pour permettre la diffusion de l’information.


              On peut tuer un homme mais pas une idée, il faut donc ne pas personnaliser le pouvoir et le changement a outrance et axer sur l’imprégnation de tous par l’idée pour qu’elle ne puisse disparaître avec la disparition d’une figure centrale.


              Mais ce n’est pas construire le plus difficile, c’est changer radicalement les choses calmement qui est un vrai casse tête chinois ;)


              • Bovinus Bovinus 26 janvier 2014 21:21

                La BCE a émit au cours de l’année 2012-2013 dans les 2 trillons d’euros ????? J’aimerais beaucoup une source pour cette info, car je craint que l’information soit erroné ou incomplète.

                -
                A dire vrai, c’est une info que j’ai entendue de Delamarche, mais enfin, vous êtes grand, à priori vous savez vous servir de Gogol, vous pouvez trouver par vous-même. Allez, ce coup-ci je vais le faire pour vous. Tenez, j’ai pas eu besoin de chercher longtemps, c’était sur la toute première page de gogol : http://www.contrepoints.org/2012/03/06/71978-bce-de-la-creation-monetaire-profitable-pour-les-banques . La voilà, votre source... j’ai même pas cherché à approfondir, tellement c’est sans intérêt.
                -
                Le projet final de tout ce cirque économique ? Le corporatisme total mondial, une seul gouvernement, une seule entreprise, une seule monnaie, ...
                -
                Ça, on y est déjà. C’est plutôt le moyen, pas une fin en soi.
                -
                Ce n’est pas soutenable avec une population trop importante. 7 milliards n’est pas possible, mais avec 500millions, ...
                -
                Tout à fait, c’est pour ça que j’avais parlé d’un super-génocide dans mon précédent commentaire. Au passage, à mon avis on a déjà allègrement dépassé les 7 milliards, je dirais plutôt qu’on se rapproche de 9.
                -

                L’engagement politique as une multitude de moyen d’expression et d’action, très différents les uns des autres ayant chacun des effets différents.

                -
                Bien vu. Par exemple, avez-vous déjà envisagé les religions en tant que programme et projet politique ?
                -
                Vous vous trompez, l’oligarchie est faible, si faible que cela en est effrayant.
                -
                Je reste sur mes positions. D’ailleurs, je commence à douter qu’on parle bien de la même chose. Quand je dis « oligarchie », j’entends, des gens dont ni vous ni moi n’avons jamais entendu parler, d’ailleurs, il s’agirait plutôt de clans. Rotschild ou Rockfeller, à côté, ce ne sont que des sous-fifres, de vulgaires exécutants. D’après les infos que j’ai, ce sont quelques très anciennes et très puissantes familles, entre 10 et 20, qui se partagent le monde entier.
                -
                Tenez, j’ai une question à 100 balles pour vous : quelle est d’après vous la plus puissante famille aux États-Unis ? Et une autre, la question subsidiaire : qui est l’homme le plus influent au gouvernement américain actuel ? Si vous répondez correctement, je vous dis « respect » smiley
                -
                Même si les 85 personnes les plus riches sur Terre s’entendait pour renverser ce qui as été construit elle n’y arriverais pas, banque mondiale, OMC, TPI et autres ONG qui ont œuvré a l’ouverture et la mise sous tutelle de tout.
                -
                Vos 85 personnes les + riches sur Terre ne sont que d’obscurs guignols, c’est à peine si ils seraient capables de se repasser leurs chemises, même en s’entendant. Alors si ils voulaient s’attaquer à ce genre d’infrastructure de gouvernance, vous pensez bien qu’il se feraient tèj comme des malpropres (l’affaire DSK, ça vous rappelle rien ?). Je vous renvoie donc à mes 2 paragraphes précédents.
                -
                Je vous répondrais 1789 ...
                -
                Pardonnez moi, j’ai rigolé. 1789, c’est le Requiem de la France, un évènement extrêmement regrettable qui a débuté par un coup d’État bourgeois pour s’achever pitoyablement à Waterloo. Le début de la déchéance française en somme. N’étant pas français moi-même, ça ne me fait ni chaud ni froid. Mais c’est quand même regrettable (pour bien comprendre pourquoi je parle ainsi, lisez « L’Histoire de France » de Jacques Bainville, excellent bouquin). Donc, vous n’avez pas de réponse valable, comme je m’y attendais.
                -
                Vous semblez imaginer que les américains se risqueraient a nous attaquer comme ils l’ont fait pour d’autres pays.
                -
                Formellement, les États-Unis n’existent plus dans leur forme originale depuis l’impeachment de Nixon. En réalité, il s’agit d’autre chose, je ne sais même pas si on peut encore appeler ça un État. L’armée « américaine », par contre, existe encore, et comme toute armée, elle obéira bien gentiment à ses généraux (et à l’armée américaine s’ajoutent encore l’OTAN et quelques armées de mercenaires type Blackwater). Qui eux obéiront à... l’oligarchie. Quant aux SNLE français (autre rigolade, merci), y’en a combien déjà ? 7 ou 8 ? Et 4 en état de naviguer (et encore, en étant optimiste). Mmmm... vous croyez vraiment que ça suffira ? Permettez-moi d’en douter... Ah oui, y’a la redoutable armée francése... qui tient dans le stade de France... Big lol quoi.
                -
                Croyez-moi, la très grande oligarchie a les moyens de mater n’importe quel pays sur terre si elle le souhaite, par tout moyen qui lui plaira. Les seuls qui ont réellement les moyens de se défendre sont la Russie, la Chine et le... Royaume-Uni (et leur puissance à eux ne repose pas sur leurs SNLE...).
                -
                On peut tuer un homme mais pas une idée, il faut donc ne pas personnaliser le pouvoir et le changement a outrance et axer sur l’imprégnation de tous par l’idée pour qu’elle ne puisse disparaître avec la disparition d’une figure centrale.
                -
                Votre programme me rappelle beaucoup l’URSS des années 30-60. Eh bien, l’histoire nous démontre encore une fois que même les choses les plus incroyables sont possibles. Il « leur » a suffi de faire assassiner Staline (qui en avait pas qu’une, d’idée) et de corrompre / éliminer ses successeurs pour démolir l’URSS. 1953 - 1991, ça ne fait QUE 38 ans. Voilà, en 38 ans il est possible de liquider une super-puissance à laquelle la plupart des citoyens tenaient réellement (et tiennent encore ajourd’hui, moi compris), sans le moindre coup de feu. C’est possible. Quand je disais qu’ « ils » ont les leviers en main, c’était pas des paroles en l’air. C’est du vécu. Vous comprenez ?
                -
                Mais ce n’est pas construire le plus difficile, ...
                -
                En effet, mais tout semble indiquer de toute manière que l’époque des révolutions violentes « à l’ancienne » est terminée. Les temps ont changé et il faut donc changer la façon de faire les révolutions aussi. Tout semble également nous indiquer, nous pousser littéralement dans cette voie : la révolution par les changements de comportement massifs. J’y ai cru, pendant un moment, et puis j’ai eu comme un pressentiment, comme si mon instinct me disait que c’était une nouvelle arnaque. D’où elle nous vient, cette idée ? Faut beaucoup se méfier des idées « universelles » comme ça, des trucs qui semblent venir « de l’air du temps ». Ça vient pas de l’air du temps, ça vient d’un film, une chanson, une pub ou une connerie comme ça, qu’un max de gens ont vu. C’est pour ça qu’un max de gens ont la même idée qui pourtant leur paraît géniale. Faut voir.
                -
                Qu’en pensez-vous, de tout ça ?

              • Daniel D. Daniel Q. 26 janvier 2014 22:27

                Je pense de tout ceci que je me suis trompé sur votre niveau de maitrise du sujet et qu’un échange n’as finalement que peu de sens.
                Vous pensez détenir un savoir et prétendez pouvoir juger de la pertinence de mes réponses sur certains sujets, c’est une position de professeur et non de chercheur. Vous avez exposé vos positions, je vous ai exposé les miennes.

                Vous n’approffondissez pas autant que vous le pensez. Le lien que vous m’avez gentillement trouvé ne parle pas de création monétaire ex-nihilo comme celle du dollars, mais bien comme les status l’y oblige en échanges de collatéraux apportés en garantie (obligation d’État, portefeuille de prêts…).
                Votre lien confirme ce que j’affirme, la BCE ne fait pas d’assouplissement monétaire réel a l’américaine.

                La domination et le contrôle par la maitrise de la structure n’est pas un moyen mais bel et bien le but, et il as toujours été assumé comme tel.

                Vous devriez étudier l’entièreté des événements autour de la révolution française avant de rigoler, car vous seriez étonné de la leçon qu’ils donnent. C’est une période complexe bien plus riche d’enseignements que vous ne semblez l’imaginer. L’avenement des physiocrates, les changements sociétaux rapides, les réactions sociales, la Vendée et beaucoup d’autres faits éclairent l’Histoire d’un jour très different. Quiconque oublie son Histoire est condamné a la revivre.

                Votre avis sur les USA est intéressant, celui sur l’oligarchie réelle et son pouvoir réel aussi, celui sur l’idée dans l’air du temps aussi mais ce ne sont que des opinions, l’avenir trancheras.

                L’oligarchie ne fait rien par elle même, elle ne fait pas de magie non plus, sa fin viendras de ses serviteurs. Ils sont faibles, et bientôt leur faiblesse et leur vulnérabilité seras visible.

                Patientez encore, le temps n’est pas venu, mais il se rapproche inexorablement...


              • Bovinus Bovinus 26 janvier 2014 23:35

                Confronter les points de vue est toujours intéressant, même si vous on n’obtient pas toujours ce qu’on veut. Je suis moins intéressé par le côté économique que vous semblez l’être, parce que ce n’est pas vraiment mon domaine. Cela m’est utile pour ce que je fais (ma spécialité est plutôt la géopolitique), mais sans plus.

                -
                Vous ironisez sur mon côté « professeur » (je vous avais pourtant prévenu que je pouvais paraître sec, non ?), mais en attendant, je vous ai appris quelques détails et donné quelques pistes d’intérêt. Que m’avez-vous appris ?
                -
                Vous ne m’avez rien appris, ni même essayé, vous m’avez présenté vos opinions. Et pas mal critiqué, j’avais l’impression en vous répondant de passer un examen. C’est dommage.
                -
                La révolution française n’est pas mon histoire. C’est la vôtre, étudiez la donc à loisir. Ce que je constate, vu de loin, c’est que d’une puissance de premier plan, la France déchoît en quelques décennies au rang d’un simple pays européen comme les autres, juste un peu plus gros que la moyenne. Si il y a là quelque chose à étudier, c’est l’histoire d’une faillite colossale (et l’histoire de france de Bainville vous y aidera, là-dessus, vous pouvez me croire). Je préfère étudier ma propre histoire, d’autant qu’il y a du boulot et pas de bouquins de cette qualité.
                -
                Castoriadis disait dans je ne sais quel vieux entretien sur la démocratie que pour les Grecs, la politique n’est pas une affaire de science (episteme), mais d’opinion (doxa), de jugement. Certaines sont meilleures et plus argumentées que d’autres, mais ce n’est pas réellement de la science pour autant. On ne peut donc confronter guère plus que cela : des opinions. Mais c’est toujours enrichissant.
                -
                Au plaisir.

              • Daniel D. Daniel Q. 26 janvier 2014 23:53

                Vous ne m’avez apprit aucun détails utile j’en ai bien peur. Outre ce que je connaissais je n’ai relevé de nouveau que des choses que j’analyse comme étant des erreurs selon ma vision des choses. A contrario je vous apprend que la BCE ne fait pas d’assouplissement a l’américaine comme vous le pensiez, ce qui est une difference fondamentale pour comprendre le role de l’économie dans la géopolitique, et ce n’est pas une opinion mais un fait.

                Mon passage sur la révolution française répond pourtant a votre question portant sur la différence fondamentale entre les Grecs et les Français. Faire de la géopolitique sans prendre en compte la sociologie est plutôt intéressant comme concept même si je doute de sa pertinence.

                L’économie et la mentalité des populations ont un impact géopolitique importants, ils doivent être maitrisé si l’on veut avoir une chance d’être pertinent, selon mon point de vue.

                Bonne continuation !


              • Bovinus Bovinus 27 janvier 2014 00:22

                Je réponds tout de même vite fait à vos objections techniques (2 principalement d’après ce que je vois) :

                -
                Votre lien confirme ce que j’affirme, la BCE ne fait pas d’assouplissement monétaire réel a l’américaine.
                -
                Expliquez-moi où est la différence entre création monétaire ex-nihilo (FED) et création monétaire contre des « collatéraux » bidon (BCE), d’après vous. Vous croyez vraiment qu’ils sont fiables, ces « collatéraux » ? Je n’ignorais pas que les statuts sont différents entre FED et BCE, mais je ne considère pas que cette différence est substantielle. Vous n’êtes apparemment pas de cet avis. Pourquoi ?
                -
                La domination et le contrôle par la maitrise de la structure n’est pas un moyen mais bel et bien le but, et il as toujours été assumé comme tel.
                -
                Qu’est-ce qui vous fait penser cela ? La « domination et le contrôle par la maîtrise de la structure », ça ne fait pas un programme politique. Un homme ambitieux, une fois parvenu au pouvoir, en général commence à employer ce pouvoir pour atteindre des objectifs définis, souvent -même ces buts le dépassent ou bien apparaissent en fonction de la situation. Il ne se contente pas de rester là à jouir de son pouvoir... bref, je ne vous suis pas là.
                -
                L’oligarchie ne fait rien par elle même, elle ne fait pas de magie non plus, sa fin viendras de ses serviteurs. Ils sont faibles, et bientôt leur faiblesse et leur vulnérabilité seras visible.
                -
                C’est un point de vue intéressant. Quand je me prends à essayer d’imaginer l’avenir probable, je le vois un peu comme cela aussi, mais honnêtement, je n’arrive pas à imaginer un possible soulèvement populaire. À mon avis, leur fin viendra d’un truc complètement imprévu, genre catastrophe climatique, ou peut-être une EMP solaire, enfin, quelque chose de totalement imprévisible. J’ai vu un extrait d’une conférence du vieux Zbig Brzezinski à Varsovie (en 2012, je crois), à peine 2 minutes (vous voyez, m-ême Zbig, on n’y a pas accès... l’info est assez bien contrôlée)... En ces 2 minutes il avait eu le temps d’en balancer des trucs. Ce vieux serpent. D’après ce que j’ai compris, les gens pour qui il travaille (il n’a pas précisé, il a juste dit « we ») s’inquiètent principalement de deux choses pour le XXIe siècle :
                - les changements climatiques
                - l’éveil de la conscience politique du peuple grâce au Net et d’autres réseaux...
                -
                Qui vivra verra. Je vous souhaite donc d’en voir le plus possible... ça va être TRÈS intéressant  smiley

              • Daniel D. Daniel Q. 27 janvier 2014 00:59

                Une réponse très courte a mon tour.
                Les collatéraux sont loin d’être bidons et anodins, la totalité des réserves d’or française en ont fait parti. La France, légalement n’as plus rien, elle fait du dépôt figuratif d’un or gagé et engagé, vous devriez vous pencher dessus. Si l’on sortais de l’euro en respectant les traités nous serions ruinés, tout simplement.

                Je n’appellerais pas un chat un chat et ne déraperait pas des éléments de langage choisis, donc a votre « La « domination et le contrôle par la maîtrise de la structure », ça ne fait pas un programme politique » je répondrait que c’est officiellement ce que revendiquent certains groupes politiques actifs prônant et œuvrant au mondialisme. C’est une finalité pour ces gens, et ils agissent en conséquence, et les nommer ou les désigner sous un nom de groupe n’as que peu d’importance pour pouvoir juger de ce qu’ils sont, disent et prônent.

                Je n’espère pas en voir beaucoup, s’exprimer sur internet est un acte lourd a l’heure actuelle, et avoir un discours construit est loin d’être anodin. Personne ne connait l’avenir, certains vont le vivre, d’autres y survivre, et bien malin qui prétend savoir exactement comment tout ceci se dérouleras.

                Nous vivons une époque fascinante, mais de là a dire qu’elle est belle il y as un pas que je ne franchirait pas. Je craint qu’il y ai de la « prévention » qui soit faite et que ceux qui auraient pu garder les choses calmes ne soit « empêchés » et que la situation se dégrade très fortement en Occident.

                On as connus des mouvements actifs autonomes et spontanés, sans soutiens logistiques réel et qui pratiquaient les opérations ciblées et chirurgicales. Ces mouvements étaient en général plutôt autonome contrairement aux groupes qui pratiquent la terreur qui sont majoritairement liés a des services gouvernementaux d’un pays ou un autre.

                Qui sait comment réagiront ceux qui ont connu l’époque de la guerre anti-bourgeois et de ses manuels de luttes (vous savez ces petits livres qui détaillent la fabrication et l’utilisation de tout un tas d’armes et surprises artisanales) Dans les humiliations subies se construit le ciment de la force qu’auras le mouvement. 39/45 fut le résultât de l’humiliation de l’Allemagne a l’issu de 14/18. Quel seras le résultats de ce qui est infligé iniquement au pays et a ses services publics quand les citoyens auront saisi l’ampleur de l’escroquerie bancaire et son impact réel sur tout cet effondrement qu’ils ont constaté ? Cela promet d’être intéressant, car moins de gens travaillent, et plus de gens s’informent, c’est une très bonne chose, pour certains.

                Personne n’est en mesure de prédire l’issu finale de tout ce qui est en train de se mettre en place, c’est l’Histoire qui s’écrit, et on en est tous les acteurs !

                ps : zut, j’avais dit court, mais cela s’est un peu allongé sur la lancé, désolé !


              • Constant danslayreur 26 janvier 2014 21:37

                Bonjour Bovinus,
                Pas eu le temps de vous lire aujourd’hui, demain peut-être, pour l’instant je suis juste passé vous dire que j’étais content que vous soyez de retour et que vous publiiez de nouveau (tellement content que j’ai plussé votre billet avant de le lire, c’est dire si j’ai confiance...).

                Cela dit, je préférais votre ancien avatar, icelui ne me plait franchement pas, mais bon je regarderai ailleurs s’il le faut smiley


                • Bovinus Bovinus 26 janvier 2014 23:40

                  Bonsoir,

                  Un message qui fait assurément plaisir à lire ! smiley
                  J’ignorais que j’avais des fans ici (vu comment j’écris, je ne m’attendais pas vraiment à en avoir...). Pourriez-vous me rappeler à quelle occasion avons-nous échangé ou au sujet de quoi ?

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