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Accueil du site > Actualités > Economie > CPE : affirmations et malentendus

CPE : affirmations et malentendus

La controverse sur le CPE a été alimentée par une série d’affirmations, de malentendus, de non-dits, voire de mensonges : ses promoteurs affirment vouloir favoriser l’emploi des jeunes, les gens « normaux » ont compris qu’il s’agissait de rendre l’emploi plus précaire. Le texte parle de « période d’essai », tous les commentateurs, y compris proches du pouvoir et du Medef, ont parlé d’une période de licenciement libre.

LE PRETEXTE DU TEXTE : LUTTER CONTRE LE CHOMAGE DES JEUNES

Le texte organise donc pour les moins de 26 ans un contrat de travail assorti d’une période de précarité longue (2 ans). On nous a annoncé que cela allait réduire le chômage des jeunes. Comment ? La faculté de pouvoir licencier à tout moment, sans procédure, sans avoir à donner d’explication, devait inciter les employeurs à recruter plus de salariés qu’ils ne le font actuellement. La question est de savoir quelle serait l’ampleur du mouvement, combien d’entreprises fonctionnant avec suffisamment de salariés allaient en recruter plus, et combien, au motif qu’elles pourraient les licencier facilement. Autrement dit, si l’économie française « tourne » avec une certaine quantité de salariés, comment une loi facilitant le licenciement amènerait à produire les mêmes quantités de biens et services avec 10% ou 15% de salariés supplémentaires, sans baisse des salaires, sans mettre en péril l’équilibre des entreprises.

RETOUR SUR LA GENESE DE LA SOCIETE DE CHOMAGE

Dans cette affaire, puisqu’il s’agit de combattre un chômage devenu endémique, il semble raisonnable d’examiner comment notre économie a évolué des années 1970 à maintenant pour aboutir à cette structure de société.

Des conditions nouvelles

Nous avons assisté à partir des années 1970 (entre autres) :

  • A la diminution progressive des taux de croissance du PIB
  • A un développement des techniques, jamais connu auparavant
  • A l’ouverture de nos économies à l’international
  • A la montée, par vagues successives, de crises (crise du pétrole, de la sidérurgie, du textile...) liées aux matières premières, et à l’accès de certains pays à de nouveaux paliers de développement.

En parallèle s’est manifestée la volonté des responsables d’entreprises d’échapper autant que possible aux aléas de la conjoncture, tout en préservant leurs profits, alors que notre droit du travail rend malaisés baisses directes de salaire et licenciements, qui auraient constitué, techniquement, une solution..

Les entreprises ont donc répondu de deux façons complémentaires :

  • la sous-traitance (externalisation) des fonctions non centrales (nettoyage, transport, informatique, comptabilité, etc.)
  • le contrôle (c’est-à-dire la diminution relative) des coûts de personnel.

La réponse par la sous-traitance

La sous-traitance, qui a touché de très nombreux secteurs de l’économie, a permis de limiter les risques en cas de conjoncture défavorable, par une réduction des coûts fixes, et en cas de reprise de l’activité, de concentrer les gains supplémentaires sur un plus petit nombre de personnes, salariés quand ils arrivent à obtenir augmentations ou primes, et surtout détenteurs du capital. En contrepartie, la situation des entreprises sous-traitantes s’est souvent dégradée, et avec elles le sort de leurs salariés : à elles de supporter l’essentiel des risques, les marges faibles, et l’étroitesse des bénéfices même en cas de reprise.

La réponse par la diminution relative des effectifs, pour réduire les coûts salariaux

Le contrôle des coûts salariaux s’est fait par une limitation du nombre de salariés, en stabilisant le temps de travail individuel après des décennies de diminution au rythme du progrès technique (limitation de la durée de la journée de travail, gain du week-end, extension des congés payés). Les diminutions de temps de travail intervenues depuis les années 1970 ont toutes été imposées par la loi, sous des gouvernements de gauche : 1 heure gagnée en 1981 et 2 heures supplémentaires à l’occasion des lois dites des 35h (gain de 4 heures, mais perte des jours fériés et obligation de flexibilité).

Les opportunités de baisses supplémentaires du temps de travail, rendues possibles par la loi dite « de Robien », expérimentées dans des centaines d’entreprises, avaient été vivement combattues par les milieux patronaux (« le travail ne se partage pas , ce n’est pas en travaillant moins que l’on produira ou gagnera plus », etc.) malgré des succès remarquables et bien documentés. Cette diminution du temps de travail individuel, très inférieure à ce qu’auraient autorisé les gains de productivité, a permis à de nombreuses entreprises de pouvoir atteindre des niveaux de production accrus avec de moins en moins de personnel.

LA SITUATION ACTUELLE

Le sous-emploi

Le processus a abouti à la situation actuelle, une très forte productivité (la 2e au monde), donc beaucoup de production effectuée par peu de salariés, et par conséquent une masse de chômeurs importante (2,5 millions) et de « mal employés » (2,5 millions supplémentaires), de précaires, temps partiels imposés, etc.

La baisse relative des revenus salariaux

Nous avons de surcroît une baisse relative des revenus salariaux, observable au niveau macro-économique par la baisse relative de la part de valeur ajoutée attribuée aux salaires. La masse de chômeurs permet aux entreprises de proposer des salaires plus bas au recrutement, de ne retenir que les candidats les mieux formés et les plus qualifiés, la productivité exigée se conjugue mal avec la formation assurée sur le temps de travail. Sont rejetés pour les mêmes raisons les jeunes (pas d’expérience) donc pas assez productifs, et les plus âgés (plus assez productifs, s’ils ne renouvellent plus leurs compétences). L’externalisation des métiers à plus faible valeur ajoutée maintient leurs salariés à des niveaux de rémunération bas.

Le coût relatif du chômage et de l’emploi

En outre, ce système provoque aussi une baisse des revenus par une hausse des cotisations : diminution relative du nombre de cotisants (salariés) par rapport au nombre des bénéficiaires (ensemble de la population). Les prélèvements fiscaux sont aussi augmentés par les besoins du soutien de la population sans travail, donc sans revenus, et de plus en plus sans logement, avec des besoins d’encadrement (travailleurs sociaux, assistance médicale) de plus en plus forts. Ce point est important, les ressources des 5 millions de personnes mal ou peu employées sont financées en permanence par les actifs, leur intégration dans le système coûterait :

Leur salaire + leurs charges sociales + (ponctuellement) le coût de leur formation

Moins les sommes que leur consacrent les organismes sociaux et la collectivité

A partir du diagnostic, sortir des mirages de la flexibilité et de la croissance

En résumé, nous sommes dans une situation où la production est assurée par trop peu de travailleurs, au prix d’une mise à l’écart d’une partie significative de la population active, de charges sociales et fiscales lourdes supportées par les salariés et les entreprises. Ces charges font en outre peser une menace grave sur notre système de protection sociale, perpétuellement déficitaire, et sur nos systèmes de retraite, dont le déséquilibre va inéluctablement s’aggraver. Certains misent sur l’évolution démographique, qui devrait, paraît-il, résoudre automatiquement tous nos problèmes dans les cinquante ans à venir. D’autres attendent avec une foi compulsive le retour de la croissance, avec la constance de sœur Anne. D’autres encore nous proposent après le CNE, le CPE...


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21 réactions à cet article    


  • Aloys (---.---.64.202) 28 mars 2006 12:47

    d’autres critiquent le fait de risquer de perdre un travail alors qu’il n’en ont pas trouvé un... vive la France en marche !


    • pipotron (---.---.163.7) 28 mars 2006 14:05

      Le cpe risque plus certainement de remplacer les CDD. Pourquoi un employeur payerait des indemnités de fin de mission redevable en fin de CDD alors qu’il peut employer un CPE (ou CNE) et virer quand il veut. Ce CPE est une arnaque et l’argument qu’il peut créer de l’emploi est un leurre.


    • Maxime Gouzevitch Maxime Gouzevitch 28 mars 2006 22:43

      Il y a des indemnites a payer avec un CPE !


    • (---.---.38.140) 29 mars 2006 14:24

      Une jeunesse sans possibilité de projets c’est certainement ça qui va pouvoir vous payer votre retraite


    • (---.---.147.110) 28 mars 2006 15:25

      Les entreprises (hors PE) n’ont actuellement aucun pb financier, si du moins on en juge à l’aulne de leurs bénéfices 2005. Le CPE, elles n’en ont pas du tout besoin (voir les commentaires mitigés du MEDEF), mais elles ne vont pas refuser ce cadeau qui diminuera leurs charges (et augmentera celles de l’Etat).

      En conclusion, opportunistes, les entreprises feront donc un swap entre les CDD, voire des CDI et les nouveau CPE. Donc pour elles en terme d’emploi, on frolera le zero pointé. Et quant au bilan de l’opération pour l’Etat, il sera sera franchement négatif.


      • Fred (---.---.155.75) 3 avril 2006 11:12

        les entreprises du CAC40 constituent une faible minorite par rapport au nombre total des entreprises. Les PME ont besoin d’etre aidees.


      • Saint Gregoire (---.---.154.94) 28 mars 2006 16:03

        le cpe ce n’est pas fait pour virer quand on veut !!!!

        Dans le cadre du cpe, une lettre de preavis est envoyée 1 mois à l’avance, de plus pourquoi un employeur licencierait qq’un qu’il a formé ???

        Evidement, ceux qui se plaignent sont les gens qui font des etudes qui ne servent pas à grand chose...


        • (---.---.147.110) 28 mars 2006 16:07

          le cpe ce n’est pas fait pour virer quand on veut !!!!

          Ben, à moins qu’il soit amendé, si


        • Arkhee (---.---.192.143) 29 mars 2006 00:22

          En france, sur les 2.9 Millions d’entreprises, 2.6 ont moins de 10 salariés (source Insee) Embaucher une personne, pour ces 2.6 M de sociétés, c’est augmenter leur taille de 10 %, augmenter leurs coûts de 10% ... et augmenter leurs risques de combien ? Alors elles en appellent aux CDD, stages, boites de portage ou d’interim, toutes les solutions pour réduire les risques, mais qui du coup augmentent les coûts (sauf pour les stagiaires, mais on ne peut pas attendre d’un stagiaire qu’il soit obligatoirement productif car il est plus là pour apprendre que pour produire).

          Oui, un employé de plus peut faire la différence car il peut permettre d’augmenter son volume d’affaire, et de tenter de répondre à des offres qu’on refusait jusqu’alors car on était sur la corde raide. C’est le but du CNE et du CPE qui visent ces 92% d’entreprises françaises, voire plus.

          Quant à renvoyer sans raison ou sans justification, ceux qui ont déjà eu à recrutter savent combien il est dur de trouver quelqu’un de compétent et qui s’intègre à une équipe, et quelle énergie il faut dépenser pour que cet employé devienne productif (au moins 30% de temps de son formatteur en interne pendant un mois). Je connais plus de patrons qui gardent des incompétents que de dirigeants qui renvoient des gens productifs juste pour le plaisir ...


          • fabopoulos (---.---.201.205) 3 avril 2006 07:25

            2 remarques :
            - sur les 2,9 entreprises que vous signalez, notez que 1,6 sont des entreprises individuelles et donc non susceptibles d’embaucher à moins de changement de statut ;
            - un des arguments pour montrer que le cpe ne conduirait pas à des abus de licenciement consiste à montrer que l’entreprise investit de la formation dans l’employé et que le fait de le licencier représente un coût trop grand. Ce type d’argument concerne des postes de travail qui exigent une certaine qualification. Si on prend le travail dans les centres d’appel, la formation n’est pas si complexe et, économiquement parlant, ce n’est pas si couteux de virer la personne au bout de quelques mois, parce que l’activité est en baisse, pour le remplacer par un autre CPE/CNE ou encore parce que sa tête ne revient pas à l’employeur.


          • fishlord (---.---.3.77) 29 mars 2006 17:58

            Un employé compétent augmenterait le volume d’affaire....

            Ma parole, on vit pas dans le même monde.

            Qu’on ne me dise pas que les patrons vont rechigner à licencier des personnes qu’ils ont si péniblement formés que la plupart du temps, ils sont fournis par des sous-traitants qui sous-traitent. Aujourd’hui, le manque de formation est flagrant partout parce que les entreprises, de manière générale, ne veulent plus payer les formations car elles n’en ont plus besoin. et les petites entreprises ultra-spécialisées se heurtent à la diffculté des salariés de changer de région et d’emploi pour un faible salaire au vu, notamment, des contraintes de logement. Enfin, tout le monde sait (sauf sur AgoraVox ?) qu’aujourd’hui nombreuses sont les entreprises pleines de gens compétents, spécialisés (et qui font gagner de l’argent à leur boîte) qui sont délocalisées, laissant des salariés très compétents sur le carreau. Chez Thomson et chez ST, on les ramasse à la pelle, les employés compétents dont on se contrefout et qu’on met à la porte.

            Quelle blague.

            Le CPE ne va pas changer la précarité. Que faut-il penser alors d’un gouvernement qui s’acharne à faire passer un texte que personne ne veut et sans aucune ambition en matière de chômage ? Est-ce l’attitude que vous attendez d’un gouvernement ? Est-ce la démocratie ? Un gouvernement qui depuis 5 ans ne prend absoulement jamais en compte les aspirations de la société civile ? Qui n’a jamais modifié sa position d’un iota ? Le peuple français mérite-t-il cet absolutisme confit dans son idéologie ? Ne vous y trompez pas, c’est de cela aussi qu’il s’agit en protestant conrte le CPE.

            Ah oui, j’oubliais. Non seulement ça ne change rien à la précarité, mais la non-justification d’un licenciement, en plus d’être ILLEGAL au regard des conventions internationales du travail que nous avons signées, et qui font partie des droits de l’homme permettra, dans les faits, à l’employeur de licencier :

            1) les femmes enceintes (c’est pas productif)

            2) celles qui ne couchent pas (remplaçables par celles qui couchent)

            3) les pétitionnaires

            4) toutes les catégories sociales et raciales qui par malheur sont entrés dans son entreprise : Une porte grande ouverte à l’acceptation publique du racisme !

            5) les syndicalistes ( après, on dit qu’ils ne représentent plus les salariés : aujourd’hui des syndicalistes sont molestés ou emprisonnés EN FRANCE.)

            6) les grévistes, bien sûr

            7) les gens solidaires avec toute décision arbitraire...

            8) Les sales gueules

            9) Les compétents qui veulent de l’avancement

            10) les gauchistes (voir toutes les tares ci-dessus)

            J’en passe et des meilleures.

            Qu’on ne me dise pas non plus que la justice française, avec ses moyens équivalents, en population, à ceux de la Moldavie, va réussir à instruire et traiter tous les abus. Je vais avoir une crampe.

            Ce n’est pas un SIMPLE CONTRAT. C’est la porte qui s’entrouvre sur la fin des droits des salariés et l’arbitraire absolu.

            Toutes les discriminations sont enfin possibles ! Que c’est beau !


            • fishlord (---.---.3.77) 29 mars 2006 18:08

              J’oubliais dans ceux qui pourraient être virés :

              1) ceux qui ont un accident du travail

              2) ceux qui ont une maladie rare

              3) ceux qui ont des petits problèmes psychologiques

              4) ceux qui font une dépression

              5) les handicapés

              6) ceux qui militent dans une association trop à gauche

              7) ceux qui contestent une décisions sur la base du droit du travail......

              8) Ceux qui de toute façon virent pour licenciement « financier »

              Dites donc, je pense que je n’en suis qu’au début de cette liste ! C’est révolutionnaire ! Quelqu’un veut-il bien m’assister dans cette magnifique tâche d’énumération de toutes les discriminations potentielles grâce au CPE ?

              Mais n’oubliez pas qu’en contrepartie, ça pourrait très hypothétiquement, faire baisser le chômage, si on prie très fort et on ignore les économistes sérieux.....


              • www.jean-brice.fr (---.---.154.102) 30 mars 2006 09:28

                Il serait peut-être temps de se poser la question sur les CAUSES de la situation présente ? Pour cela, je conseille tous les glosers sur les conséquences actuelles de lire l’oeuvre de Jacques RUEFF qui donnera à ceux qui en auront le courage une autre vue et une autre conception des solutions à appliquer... Pour les autres, se reporter à la conférence de presse du Général DE GAULLE et les articles concomitants de RUEFF dans « Le Monde » !


                • GUY METZLER (---.---.29.8) 2 avril 2006 23:02

                  Depuis quatre décennies, très régulièrement, les formations d’extrême gauche poussent dans les rues des cohortes d’idiots utiles,pour le compte d’un certains nombre de caciques qui ne rêvent que d’« alternance » par la « pression populaire », bien entendu à leur seul profit, lorsque bizarrement le suffrage universel juge utile d’envoyer à la représentation nationale des gens de ’lautre bord. C’est ainsi qu’aucune réforme ne peut jamais s’opérer, puisqu’il suffit d’une centaine (ou moins) d’excités (ees) suventionnés pour, en toute démocratie, n’est ce pas, envahir les amphis, décrêter les blocages,monopoliser la parole, et, de cette manière, préparer le terrain à l’anarchie. Depuis deux mois, c’est ce que nous vivons, nous, encore une fois, la majorité silencieuse..... Oh, pas celle de la fonction publique, payée et tranquille dans sa citadelle, mais celle des « patrons », honnis et vilipendés, dont les impôts et les efforts servent à engraisser chaque jour un peu plus ces milliers de cloportes. Seulement voilà : 1/les caisses sont vides, puisque la gestion socialo-communiste, complétée de l’incurie politique de la droite molle, les ont saigné à blanc depuis 1981. 2000 milliards, pas mal. 2/les manipulateurs et leurs séides, avides de voir s’installer en France un régime analogue à celui de la Bielorussie, de la Corée du Nord, voire de Cuba, ne seront certainement pas ceux qui passeront les examens et concours à la place des idiots utiles susmentionnés. Pensez vous, ils n’auront pas le temps, les Stoeckel, Julliard, puisqu’ils seront comme ceux d’avant, les Cambadelis, Dray, Isabelle Thomas et Harlem Désir, soit en campagne électorale pour se faire propulser députés ou sénateurs, soit pantouflards au conseil economique et social. 3/La majorité silencieuse, l’horrible, vous savez , celle qui ose voter Le Pen,vous donne rendez vous au premier tour en 2007 (ou avant...pourquoi pas). Et là, Mesdames Mesdemoiselle, Messieurs, le seisme de 2001 sera une petite secousse à côté de ce qui vous attend. 4/La France n’’est plus repliée sur elle-même, tributaire du bon vouloir de Messieurs les mineurs de fond, métallos, dockers, cheminots, qui pouvaient paralyser le pays. (eux au moins avaient le mérite de TRAVAILLER.) Elle s’est ouverte sur le monde, et il est croire que nos beaux agitateurs professionnels ont oublié que le mur de Berlin et le rideau de fer n’existent plus. Plus de chemin de fer durant trois semaines fin I995 ?la belle affaire, la concurrence s’est chargé de transporter le fret, l’automobile à fait le reste. Qui était lésé, je vous le demande, hormis les banlieusards de Paris ? Personne. Ah si, j’oubliais, excusez moi, les plus pauvres,les personnes âgées, bref les captifs des transports en commun.... Que des imbéciles heureux, idéologues d’un systéme collectiviste dépassé, dont plus personne ne veut sur la planète, manifestent leur désaccord, pourquoi pas ? Ce que je trouve HONTEUX, c’est qu’ils poussent devant eux des gamins et gamines immatures, dont, le comble, beaucoup sont mineurs,pour satisfaire leurs vieux fantasmes de Che Gevara ratés. Qu’importe, après tout, qu’une université ou l’autre soit bloquée, qu’un lycée public ou l’autre soit fermé,puisque de toute manière, faute de sélection sur les motivations et les connaissances,ces établissements ne seront bons qu’à former des incapables, devenus entre temps aigris. Il n ous reste les écoles d’ingénieurs, et les autres vraies écoles où la sélection s’opére dès l’entrée,sans compter le secteur de l’enseignement privé, qui, croulant sous les demandes d’admission d’élèves, en estréduit à opérer des choix draconiens. Comme je suis un « vieux », je me permets quand même de vous faire remarquer deux choses :
                  - nous étions deux millions sur les Champs en main I968 pour dire CA SUFFIT
                  - nous étions deux millions en I984 pour défendre la liberté de l’enseignement.
                  - Ce qui signifie, au train où vont lec choses, que nous seront certainement tres bientôt DES MILLIONS à nous exprimer librement dans les urnes pour vous dire MERDE. ET AU BESOIN, DEFENDRE LA REPUBLIQUE ET NOS LIBERTES LES ARMES A LA MAIN COMME NOS ANCIENS L’ONT FAIT AVANT NOUS. Contre celles et ceux qui, à peine majeurs, élevés dans leurs cocons familiaux,avec des parents qui n’osent jamais leur dire NON,manipulateurs zélés et interessés d’une jeunesse anesthésiée par le confort,s’approprient régulièrement et sur ordre, des lieux , universités et lycées publics FINANCES A GRANDS FRAIS PAR NOS IMPOTS,qui devraient uniquement être des lieux de transmission du savoir. A bientôt, chers amis et amies.


                  • www.jean-brice.fr (---.---.22.21) 3 avril 2006 21:48

                    POUR GUY METZLER : je suis loin d’être de gauche, mais votre raisonnement de petit bourgeois m’y pousserait. On voit que votre raisonnement est plus près de la réaction que de l’avenir du pays : heureusement qu’il y a des forces plus saines qui refusent les injustices qu’un classe dirigeante illégitime veut imposer à la nation !


                    • guymetzler (---.---.213.249) 3 avril 2006 22:14

                      Coller une étiquette de « petit bourgeois » sur ma personne c’est bien mal me connaître. Avant d’être consultant, j’ai moi-même servi VINGT SIX ANS la Nation, en qualité de cadre A Je n’ai pas accompli UN SEUL JOUR DE GREVE. Je suis parti de moi-même, complètement ECOEURE,non seulement de l’attitude de ma hiérarchie, mais aussi de celle des syndicats qui ne font pas grand-chose pour vous défendre quand survient un vrai problème. J’ai appartenu successivement à deux syndicats professionnels, que j’ai quitté en 1981 et en 2002 car ils avaient donné des consignes de vote,lors d’élections présidentielles, ce qui pour moi était un casus belli. Je me suis décarcassé, qulquefois en prenant d’enormes risques physiques, pour que mes concitoyens vivent mieux, j’ai dû gérer des situations très difficiles, et j’en connais plus d’une ou d’un qui se serait dégonflé. Je serai reconnaissant, toujours, à la République d’avoir intégré en son sein un bipède qui a appris le Français à l’âge de dix ans. C’est parce que j’ai beaucoup voyagé,en Europe et ailleurs, que j’ai compris deux choses :
                      - La France est EN PAIX et elle ne connaît pas son bonheur.
                      - La faiblesse ne paie JAMAIS. Lorsque les crétins et autres idiots utiles qu’on observe manifester aujourd’hui seront confrontés aux VRAIS PROBLEMES que seront demain, l’Islam et ses extrémistes, d’une part, et de l’autre, le VRAI désespoir des VRAIS laissés pour compte (qui ne sont pas généralement ceux que l’on voit sur les étranges lucarnes)on verra bien ce qu’ils feront....


                      • (---.---.27.44) 3 avril 2006 23:20

                        La faiblesse ne paie JAMAIS. Lorsque les crétins et autres idiots utiles qu’on observe manifester aujourd’hui seront confrontés aux VRAIS PROBLEMES que seront demain, l’Islam et ses extrémistes, d’une part, et de l’autre, le VRAI désespoir des VRAIS laissés pour compte (qui ne sont pas généralement ceux que l’on voit sur les étranges lucarnes)on verra bien ce qu’ils feront....

                        oui oui, c’est aussi les terroristes musulmans qui ont fait passé un CPE (contrat poubelle embauche) pour que les jeunes se fassent jeter de leur boulot par des gens COMME vous.

                        Vivement 2007 qu’on donne un bon coup de pied à des Nantis comme vous qui vivent de la misère des autres.


                      • Fred (---.---.27.163) 3 avril 2006 23:31

                        Les nantis ne sont plus tres nombreux en France, les patrons des grandes entreprises francaises ne vivent surement plus ici. Peut etre considerez vous que la classe moyenne ou bien que les petits patrons sont nantis, tout ce que je peux vous dure est que les 30 glorieuses sont finies et que nous n’allons pas avoir un futur aussi rose que nos aines et qu’il faut s’y preparer. Vous pouvez croire que votre condition est le resultat de nantis ou bien essayer de vous construire un meilleur futur.


                      • (---.---.27.44) 3 avril 2006 23:53

                        Pour votre gouverne, je crois rien du tout monsieur. Et j’en plus qu’assez de la malhonèteté intecllectuelmle qui veut que lorque l’on dénonce les inégalités sociales, il y en a comme vous qui commence à parler des temps durs.

                        Vous pouvez faire les amalgames que vous voulez et considérer que quelqu’un qui licencie des gens en ayant sur son compte bancaire des millions d’euros ou encore se voit favoriser par le système fiscal qui lui permet de ne plus payer l’impot sur la fortune, vit les mêmes problèmes financiers que le " nanti smicard qui devrait comprendre que les trente glorieuses sont finies et donc qu’on peut l’exploiter et le jeter ensuite comme au siècle dernier, sous prétexte d’évolution.

                        A moi, on ne me la fait pas. Et tant pis si vous vous sentez visé. Dormez tranquille, bien berçé par vos illusions de trente glorieuses et de sacrifices qui ne devraient reposer que sur une partie de la population. L’histoire se chargera de montrer aux confiscateurs de richesse comme vous que les pauvres et les laissés pour compte de cette économie destructrice ne sont pas si idiots que vous voulez le laisser penser et savent bien qui souffre de cette situation et ceux qui en profite.

                        Maintenant dès qu’on met en avant la situation qui veut que d’autres profitent de la misère des uns pour s’enrichir, arrivent des zorros du réalisme économique" vertueux et empreints de bons sens. hahaha !!!


                      • Fred (---.---.155.75) 4 avril 2006 09:28

                        Ca n’a rien a voir, je pense simplement que la globalisation est inevitable et que chercher a prendre la fortune des riches actionnaires ne creera qu’un mouvement de deportation de ces personnes.

                        Je trouve aussi anormal qu’une entreprise licencie quand elle fait des benefices records et que ces benefices ne soient pas partages equitablement entre les actionnaires et les employes. Mais apres, je suis aussi realiste si demain on augmente l’imposition sur ces gens la, ils n’auront qu’a partir de France pour s’installer dans un pays ou la taxation leur est plus favorable. Donc je peux soit m’apitoyer sur mon sort en disant que c’est la faute du systeme ou bien essayer de me construire un meilleur avenir.


                      • Mmqr (---.---.47.127) 4 avril 2006 12:16

                        Je paratge votre opinion, la globalisation est inévitable et les trentes glorieuses sont finies. deux points doivent venir dans ce débat. Comment pouvons nous tenir des couts de productions (remunerations de salariés incluses)au niveau actuel sachant que nos concurrent produisent , à qualité désormais égale, en moyenne six fois plus vite pour six fois moins chers ? voila une questions pour les centrales syndicales. Une autre remarque sera sur la position des actionnaires. à la différrence des crypto bolchéviques, l’actionnaire risque ses biens dans les opérations qu’il réalise. c’est son argent à lui qu’il injecte dans des entreprises, permettant à celles ci d’exister, acheter des machines, payer des salaires et entretenir des responsables syndicaux. l’actionnaire et vital pour l’entreprise. donc arretons de vouloir à tout prix se tirer une balle dans le pied. D’un point de vue de lutte des classes maintenant, l’accés à la bourse est aussi simple d’accés pour un cadre que pour un cheminot (qui sont d’ailleurs bon nombre à avoir un PEA d’ailleurs), et cela j’en suis convaincu sans ironie aucune, que rien dans l’intellect du cheminot lambda, à part peut etre les pages de l’huma, ne s’oppose à ce qu’il réalise de belles performances.

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