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CPE, les pour, les contre

Mardi 7 mars : journée nationale de mobilisation contre le CPE.

Loin de faire l’unanimité, le CPE est au centre de débats houleux, comme on a pu s’en rendre compte sur Agoravox.

Étudiants, stagiaires, intérimaires, salariés, licenciés, syndicalistes, patrons de petites ou de grandes entreprises, professeurs, parents et grands-parents d’étudiants... chacun a pu donner son opinion et enrichir le débat provoqué par l’article "CPE : bouc émissaire des universités". Quels enseignements tirer de la confrontation de ces points de vue ?

Le CPE, une solution à la précarité des jeunes ?

Le gouvernement présente le CPE comme une tentative pour "lutter contre la précarité des jeunes". Pourtant, le sentiment général est bien la peur de la précarisation que ce contrat pourrait engendrer.

Pour Dominique de Villepin : "La précarité des jeunes, c’est :

  • Plus de 20 % de taux de chômage pour les moins de 25 ans, 40 % pour les non qualifiés"
  • 70 % des embauches qui se font en CDD, dont la moitié ne durent pas plus d’un mois.
  • De 8 à 11 ans avant d’avoir un emploi stable et ce qui va avec : le logement, l’accès au crédit, l’installation dans la vie"

Jacqueline de Linares relativise ces données dans son article publié dans le nouvelobs.com "Les vrais chiffres du chômage des jeunes" : "Où le Premier ministre est-il allé chercher ces chiffres ? Sollicités par la presse, les services de Matignon ont eu le plus grand mal à les justifier. L’Express, dans son édition du 2 février, a révélé le pot-aux-roses : le Premier ministre a tout simplement extrapolé une statistique européenne qui dit tout autre chose. Selon Eurostat, 10 % seulement des jeunes de 18 ans sont en CDI et 25 % des jeunes de 25 ans. Il faut attendre l’âge de 33 ans pour que 90 % de cette classe d’âge soient en CDI, rejoignant ainsi la norme puisqu’en France, 90 % des emplois sont des CDI...

Villepin et Borloo, pour être plus précis, auraient pu s’appuyer sur les travaux du Cereq (Centres d’etudes et de recherches sur les qualifications) analysant le devenir des jeunes sortis du système éducatif en 2001 : 1/3 des jeunes seulement ont accédé directement à un premier emploi à durée indéterminée. Effectivement, c’est peu... Mais l’honnêteté oblige à dire qu’après 3 ans de vie active, les 2/3 des jeunes sortis du système éducatif ont un emploi à durée indéterminée"

Tous s’accordent à dire que la précarité des jeunes existe déjà. Cependant, 69 % des Français ne font pas confiance au gouvernement pour faire baisser le chômage des jeunes, alors que 28 % lui font confiance, selon un sondage CSA publié dimanche 5 mars dans Le Parisien et Aujourd’hui en France (sondage réalisé par téléphone les 1er et 2 mars auprès d’un échantillon national représentatif de 1 004 personnes âgées de 18 ans et plus, selon la méthode des quotas).

Le CPE, loin de lutter contrer la précarité, serait donc susceptible de l’augmenter.

Mais parlons-nous tous de la même précarité ?

Le mot précarité est ambigu. D’après Le petit Larousse :

  1. caractère, état de ce qui est précaire (qui n’a rien de stable, incertain, provisoire, fragile)
  2. situation d’une personne qui ne bénéficie d’aucune stabilité d’emploi, de logement, de revenu.

La précarité d’un chômeur, d’un stagiaire, d’une personne enchaînant CDD et intérims correspond effectivement à la définition 2 : aucune stabilité d’emploi, de revenus, de logement (aucun prêt, aucune confiance des propriétaires...)

Ce qui est précaire dans le cas d’une personne en CPE, ce n’est pas sa situation globale, mais son contrat. Le CPE revêt bien un caractère incertain, provisoire, fragile. La période d’incertitude de 2 ans laisse le jeune salarié dans un sas, une situation d’attente.

Dans le CPE, c’est donc plutôt le sentiment de précarité qui risque d’être exacerbé pendant la période de consolidation. Ce sentiment n’est pas à négliger ou à reléguer au rang des incidences secondaires : il fige les projets du jeune employé, contraint de vivre au jour le jour, et forcé de placer au second plan ses choix de vie, entravant ainsi la construction de son identité sociale et familiale, son "installation dans la vie".

Deux ans d’essai ou période de consolidation ?

Certains internautes se sont exprimés dans le sens de Jean-Claude Mailly (FO) : "Si l’employeur a besoin de 2 années pour se rendre compte qu’un salarié est bon ou mauvais, c’est que l’employeur n’est pas bon !"

A cette objection, l’UNI (droite universitaire) répond : "La période de consolidation n’est pas une période d’essai. Pendant cette période, il y a des droits qui augmentent avec l’ancienneté, notamment un préavis et des indemnités en cas de rupture, ce qui n’est pas le cas dans une période d’essai. L’objectif, pour l’employeur comme pour le salarié, c’est de construire une relation de confiance, c’est de consolider un emploi dans la durée."

La période de préavis est de 15 jours pendant 6 mois, et d’un mois au-delà. Sur ce point précis, peut-on réellement se satisfaire de "l’augmentation des droits avec l’ancienneté ?"

Selon l’OCDE "La critique qu’on peut faire au CPE, c’est que les 2 premières années, la protection est très faible et qu’ensuite, au bout de 2 ans, on rentre dans l’ancien système, trop restrictif, notamment en matière de licenciement", a déploré le chef économiste de l’OCDE, Jean-Philippe Cotis, lors d’une conférence de presse à Paris."Le CPE est néanmoins intéressant en tant qu’étape vers un système de contrat de travail unifié", a-t-il ajouté. Les réserves émises par l’OCDE portent donc autant sur le risque trop accusé de précarisation pendant les 2 ans de consolidation, que sur le retour à l"ancien système" du CDI.

En cas de rupture de contrat, après 4 mois de travail, une allocation forfaitaire de 460 euros sera versée pendant 2 mois, en plus de l’indemnité de rupture qui est calculée sur la base des 8 % de l’ensemble des sommes versées depuis le début du contrat. Ce qui représente, sur la base du Smic 2005, au bout de 2 ans, 2605 euros (soit 17 000 francs environ).

Le CPE donne droit à 2 mois d’indemnités contre un seul pour le CNE. Laurence Parisot, présidente du Medef, a souligné que le CPE risquerait de "parasiter le CNE". Le Medef souhaitait l’extension du CNE, qui peut s’appliquer à tout employé d’une entreprise de 20 salariés, sans distinction d’âge.

Une plus grande flexibilité : une incitation à l’embauche ?

La question est de savoir si la souplesse du contrat créera véritablement de l’emploi.

L’employeur prend des risques limités en employant un CPE : les difficultés à licencier dans le cadre d’un CDI peuvent dissuader un patron d’employer. Voici, entre autres exemples, des témoignages d’internautes corroborant cette opinion :

"Le CPE est un moyen (...) pour convaincre un petit employeur qu’il ne met pas son entreprise en danger en embauchant 1, 2 ou 3 salariés. Cet employeur n’a pas les moyens de se payer un RH pour effectuer un recrutement fouillé, des entretiens approfondis... il peut se tromper et être trompé... un licenciement qui se passe mal prend entre 6 mois et 1 an et coûte entre 2 et 6 mois de salaire. Donc le petit entrepreneur n’embauche pas , ou alors en intérim"

"Si je veux embaucher une personne, il me faut faire un dossier de dérogation qui doit passer au minimum dans les mains de tous mes chefs jusqu’à mon N+3 et être examiné par 2 ou 3 commissions diverses, comités variés, plus les RH qui bien sûr vont vouloir y mettre leur grain de sel. Le process dure environ 3 mois, et l’issue en est à 90 % un refus. La raison ?( ...) Un licenciement coûte tellement cher, aujourd’hui, qu’il en devient un épouvantail pour qui veut embaucher."

L’argument opposé consiste à rappeler l’offre de la loi et de la demande. Sans besoin de forces de travail, pas d’embauche : sans consommation, sans croissance, pas de besoins.

Il semble néanmoins, en recoupant les témoignages de patrons d’entreprises de toutes tailles, que le coût actuel du licenciement soit un réel frein à l’embauche.

La diabolisation des employeurs

Plusieurs commentaires, à l’instar de celui-ci, ont pointé du doigt les stéréotypes dont les employeurs sont affublés : "On remarque dans les posts un véritable rejet des patrons qui ne pensent qu’à exploiter leurs salariés obligés de se tuer au travail pour une misère. Or, la réalité est tout autre. Concernant les TPE-PME, qui représentent la grande majorité des entreprises françaises, le bon salarié est une valeur ajoutée et une personne à part entière. Le patron n’a aucun intérêt à virer quelqu’un qui travaille bien et qui s’est adapté à l’entreprise, pour le remplacer par un autre qui ne conviendra pas forcément. C’est faire un faux procès aux patrons que de les considérer comme des ’esclavagistes". Bien sûr que certains n’ont pas de scrupules, mais avec ou sans le CPE, ils seront toujours ainsi"

Les internautes semblent unanimes sur le fait que la relation employeur-employé dépend de la taille de l’entreprise : plus l’entreprise est grande, moins l’employé a de contacts avec son employeur, plus grand est le risque de licenciement abusif... Les plus méchants loups sont ceux qui ont les plus grandes dents.

La position du patron est toujours sujette à crédit puisqu’il est en situation de domination. Le déséquilibre des forces est exacerbé par le CPE, le salarié étant soumis à l’arbitraire patronal. Le rejet de ce déséquilibre conduit à la réactivation d’une conception manichéenne du monde du travail fondée sur un sentiment d’injustice, où le grand est le méchant coupable, et le petit l’innocente victime (David et Goliath, Le loup et l’agneau...).

Mais un contrat signifie l’accord des deux parties, et donc, comme peu le soulignent, une collaboration.

Adapter les modèles étrangers à la France ?

Certains internautes ont apporté le témoignage de leur expérience professionnelle en Angleterre ou aux États-Unis. Ils se sont trouvés satisfaits de leurs conditions de travail et de leur salaire. Paradoxalement, la grande flexibilité de ces modèles leur a semblé largement supportable.

"J’ai vécu aux US et, oui, parfois, c’est stressant l’idée de pouvoir perdre son travail du jour au lendemain, mais, si on travaille dur, le patron ne va généralement pas vous virer car vous lui apportez du profit. Si cela se passe, pour une raison ou pour une autre, la période de chômage n’est que de 4 mois en moyenne. Les grands patrons aux US donnent encore des chances à des gens qui ne sont pas forcément sortis des grandes écoles, justement car ils peuvent les licencier si ça ne convient pas"

"J’ai moi-même un peu vécu aux États-Unis... la précarité n’est jamais facile à vivre mais je préfère mille fois qu’on me laisse une chance de faire mes preuves, même sans le diplôme adéquat ou sans l’expérience, avec le risque de me faire"virer" si je ne conviens pas, plutôt que de me retrouver face à une porte close avant même d’avoir pu commencer"

Certains proposent de se pencher sur d’autres modèles socio-économiques :"Faisons comme en Suède, au Danemark, essayons, si cela ne marche pas, on abandonne et on essaye autre chose, mais on ne reste pas assis face à un rêve"

Quel que soit le modèle choisi, tous soulignent qu’il est nécessaire de l’adapter au modèle français, et non l’inverse.

De plus, les chiffres du chômage sont aisément manipulables, et il est parfois éclairant de scruter d’autres indicateurs pour jauger dans sa globalité l’économie d’un pays (voir à ce sujet " L’imposture du modèle britannique " et "Comment comparer les modèles socio-économiques" d’Anthony Meilland sur Agoravox)

Mais la culture et les habitudes françaises peuvent-elles admettre de tels aménagements ? Les Français semblent assez fermés au changement : chaque réforme est accompagnée de son cortège de manifestants. Nous sommes dans un modèle sécurisant, et chaque pas vers l’inconnu est perçu comme un retour en arrière.

Les patrons sont-ils prêts à prendre le risque d’embaucher quelqu’un qui possède un parcours atypique ?

Les salariés sont-ils prêts à renoncer à leurs acquis ?

Un seul contrat "adapté au 18-25 ans" pour de multiples situations

Le CPE est un contrat fondé sur l’âge, auquel on peut reprocher de ne pas tenir compte de la diversité des situations, tant au niveau de l’entreprise qu’au niveau du profil du "jeune".

Comme un internaute l’a souligné : "Il est difficile d’émettre des règles permettant de protéger à la fois les structures et ses différents intervenants dès lors que les règles s’appliquent à l’artisanat, à la petite entreprise, la moyenne, la grande et même aux groupes"

De plus, le contrat s’applique aux personnes de 18 ans comme à celles de 25, aux non diplômés comme aux diplômés qui auraient pu espérer se voir proposer des CDI classiques :

"Je suis ingénieure, jeune diplômée d’une grande école. Je totalise 9 mois de stage obligatoire, dont 6 à l’étranger. Je suis donc bien préparée pour affronter le monde du travail. Pourtant, mon embauche prévue en CDI a été différée et va se transformer en CPE. Ces 2 années ne vont pas servir à me former ni à vérifier mon adéquation avec le poste à pourvoir... Je pense surtout aux métiers à plus faible valeur ajoutée, où certains patrons en profiteront pour faire tourner les effectifs."

La problématique des jeunes femmes est encore plus délicate : comment prendre le risque d’une grossesse pendant les deux ans de consolidation du CPE ? Même si l’employeur n’a pas le droit de licencier une femme enceinte, rien ne l’empêche de le faire dès son retour, sans motif à avancer. On pourrait répondre à cela que l’âge moyen pour une première grossesse est de 29 ans. Cet âge est révélateur de l’accès tardif aux jeunes à un emploi stable. Mais le CPE ne va-t-il pas interdire à de jeunes couples d’avoir un enfant à 24 ou 25 ans ?

Une solution à envisager : généraliser le contrat d’apprentissage

La formation en alternance à l’université pourrait constituer une vraie alternative. Plutôt que de retarder l’insertion de 2 ans après une formation déjà longue, pourquoi ne pas valoriser les études par l’expérience sur le terrain ?

Le salaire d’un apprenti bac+4 la première année est de 700-800 euros.Un apprenti ne paie pas les droits d’inscription à la faculté. Un apprenti coûte 10 000 euros à l’Etat, qui subventionne certaines facultés, contre 6700 euros pour un étudiant en formation continue.

A la faculté de Cergy-Pontoise, la possibilité est donnée aux étudiants d’effectuer une alternance en cinquième année : 3 jours en entreprise, 2 jours à la faculté. Quand il n’a pas cours, l’étudiant est dans l’entreprise. Les cours sont comptés comme des jours de travail. Le Centre de formation des apprentis accompagne les étudiants dans leur recherche d’entreprise, les aide à perfectionner leur CV, les entraîne aux entretiens d’embauche, propose des cours de droit du travail.

Le CPE n’est pas la seule mesure du projet de loi pour l’égalité des chances. Le gouvernement a augmenté le quota d’apprentis pour les entreprises de plus de 250 salariés de 0,5 % à 3%. En Allemagne, où le taux de chômage est élevé, mais où les jeunes ne sont pas plus touchés que les autres classes d’âge, ce quota est de 6 %.

Ces mesures sont-elles suffisantes ? Encore une fois, le court terme impose au gouvernement ne trouver des solutions en aval, pas en amont. Le système universitaire est à repenser en profondeur. On doit prendre le temps. Que faire du quota, si l’alternance n’est pas proposée dans les formations ?

Pour conclure, le problème du CPE met en jeu de multiples facteurs. Il est à relier avec l’ensemble du système social, économique, scolaire et universitaire.

Si l’on se contente de solutions en aval au lieu de privilégier celles qui se trouvent en amont, la situation des jeunes ne fera que s’embourber dans un imbroglio de mesures vaines misant sur le court terme. La fac est malade, l’emploi des jeunes est malade : un pansement ne suffit pas. Ce qu’il faut, c’est un traitement de fond.


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81 réactions à cet article    


  • chaki (---.---.26.134) 7 mars 2006 13:32

    aurélie,je suis d’accord avec toi la fac,l’emploie des jeune est malade,c’est pas un traitement de fond qui vaut faire. les remedes existes:11 ordonnances= contrat de travail (CDD ,CDI,intérim,formation....) pour soigner les jeunes contre la précarité. pourquoi alors faire une opération chirurgicale ?


    • éric (---.---.166.26) 7 mars 2006 14:50

      Prenez un peu de hauteur, le cpe détruit d’autres éléments du droit. il n’y a pas que le licenciement. Le droit est une construction complexe. En permettant (bien qu’illégalement voir mon blog) de licencier pendant deux ans sans motif d’autres droits sont touchés :

      le droit de grève le droit de se syndiquer le droit de faire un enfant le « droit » d’être malade ou blessé le droit d’obtenir un crédit le droit d’obtenir un logement en location le droit de réagir à une humiliation de l’employeur ou d’un client...

      Le problème de l’emploi ne peut-être que traité à la marge par le droit. Durant les trentes glorieuses les entreprises faisaient face à une augmentation des droits des salariés et pourtant cela ne les empêchaient pas de recruter. La question de l’emploi pour les individus est souvent en réalité la question du revenu. Il me semble que ces deux notions pourraient être disjointes. Mai là on aborde un autre sujet, celui de la répartition des richesses, pourtant c’est de ce sujet dont il est toujours question en économie.


      • (---.---.38.140) 7 mars 2006 17:18

        tu as oublié le harcellement moral et sexuel pendant que tu y es...vous prenez les patrons pour qui ?


      • Roro (---.---.61.215) 7 mars 2006 18:28

        Les trente glorieuses sont bien loin, le plein emploi était alors la norme, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Les règles mises en place alors doivent évidemment changer et s’adapter. Le CPE n’est pas un bon moyen (2 ans de période de consolidation ou d’essai, c’est trop long, même si les compensations financières à l’ancienneté existent en cas de fin de contrat), mais il faut bien faire quelque chose. Je préfère les baisses de charge, mais cela suppose une réelle baisse des dépenses publiques (hum hum), et c’est là un autre débat.


      • Ludovic Charpentier (---.---.68.67) 8 mars 2006 10:02

        Tous les patrons ne sont pas inhumains... Mais quand on est patron et qu’on veut faire plaisir aux actionnaires, mieux vaut ne pas être humaniste...


      • Epsilon (---.---.95.21) 8 mars 2006 10:07

        Citation :« tu as oublié le harcellement moral et sexuel pendant que tu y es...vous prenez les patrons pour qui ? »

        Pour ce qu’ils sont des « individus » qui ne pensent qu’a faire du fric... Je connais des sociétés qui font environ 10 % de bénéfices net par an et qui font un plan social, parce-que les actionnaires veulent 12 % ! Vous trouvez ca normal ? On pourrez aussi parler aussi de palace parfum, qui profite du chomage technique pour ce barrer avec la caisse... les exemples sont nombreux... ! Vous croyez que les patrons, vu leur « haute moralité » vont segéner pour user et abuser du CPE. Une femme qui annonce sa grossesse... licensier ! Un employé à des problèmes de santé ... licensier !

        Alors, quel crédit accorder a ces patrons ? L’avenir, le dira... mais à coup sûr le CPE ne fera pas réduire le chomage.


      • Ludovic Charpentier (---.---.68.67) 8 mars 2006 10:16

        Excellent article, et pour ceux qui doute de la neutralité de l’auteur, je vous suggère de lire son précédent article et vous verrez qu’elle est assez neutre. Le CPE est critiqué non seulement par la gauche mais aussi par Bayrou, Dupont-Aignan voir le MEDEF et plusieurs cadres... Pourquoi ? Parce que c’est un projet stupide, tout simplement.

        Je ne vais pas revenir sur les arguments exposés par Aurélie, il y en a un qui manque : beaucoup de jeunes ne restent pas plus de 18 mois dans leur première entreprise. Pas pour des questions de licenciement. Mais pour des questions de départ volontaire. Une fois qu’un jeune a acquis de l’expérience professionnelle au sein d’une PME, il peut partir s’il est bon dans une entreprise plus ambitieuse ou son emploi sera plus stable et mieux rémunéré. On comprend dès lors l’inquiétude qu’a une PME/TPE d’investir dans la formation d’un jeune pour que celui-ci parte ensuite au plus offrant, en toute légalité. LE CPE améliore-t-il cette situation ? Non, car il ne traite pas le volet formation. Au contraire, par les réductions d’impots attribués, il devient extrêmement rentable pour les entreprises les plus riches qui peuvent embaucher 20 CPE pour ne garder qu’un jeune. Alors qu’un jeune actuellement peut se former 18 mois dans une PME avant de partir dans un plus grand groupe, il peut désormais être directement embauché à l’essai dans un plus grand groupe. Faites le calcul. Le CPE avantage les grands groupes. Pas les PME qui se retrouvent extrêmement pénalisés. Pour aider les entreprises de manière plus juste et équitable, il faudrait que les frais de formation soient pris en charge par l’Etat, pour qu’une entreprise n’investisse pas pendant 18 mois pour un jeune qui partira ensuite à la concurrence... Une piste proposée par la gauche, qui n’est pas anti-patronal que certains caricaturistes le pensent...


      • perlin (---.---.202.216) 11 mars 2006 02:57

        Vous faites fausse route Eric. Englué que vous êtes dans vos « à qui sociaux » vous refusez de voir que le monde va plus vite que vous. Trop vite ? peut-être... mais comme ni vous ni moi ne pouvons le changer, autant nous y adapter. Cela ne nous empêche pas de garder notre quant à soi, c’est-à-dire de conserver un comportement attentif, respectueux, positif et de faire bouger les choses qui sont immédiatement à notre portée. « Think global, act local » peut aussi se dire « Act global, think local ». Mais bof !


      • bladam (---.---.152.116) 13 mars 2006 11:29

        Il me semblais que les PME avais en exclusivité le CNE.

        De toute façon ce débat n’est pas un débat. Il n’y a jamais de réel débat. La règle c’est : « le premier qui bouge à perdu ». Dés que quelqu’un propose une nouvelle approche une foule de gens se lève et dit : « c’est de la merde, mais je sais comment faire ». Mais la foule ne dit rien. Ne donne pas de piste nouvelle. Parfois propose de vielles idées qui n’ont pas marchées et dont personne ne songe à faire un bilan.

        Depuis 30 ans les entreprises se sont réformées. Se donnent des objectifs réalistes et quantifiables. Les entreprises, quoi qu’on en dise, font des effort pour les salariés. Mais les lois et l’état ne bougent pas. Ne font jamais de bilan ni d’autocritiques.

        Il y aura toujours des patrons salauds, il y aura toujours des employés planqués. Mais il ne faut pas généraliser. Exemple : Marc Blondel à user 3 chauffeurs, corvéables à merci, dont un est mort d’épuisement mais pourtant c’était le « bon » patron d’un syndica qui défent les salariés exploités.

        Pour conclure, concernant le CPE, certains disent que c’est de la merde sans argumenter (mais heureusement d’autres le font" . Moi je leur dit que l’on ne peut pas savoir sans y avoir goûté, c’est peut-être du chocolat smiley)


      • machinchose (---.---.129.40) 7 mars 2006 16:15

        bel effort de synthèse. Je n’ai pas trop le temps de developper mais je voudrais juste souligner un truc qui m’a fait un peu bondir : le contrat suppose l’accord entre les deux partie et donc la collaboration.

        c’est plutôt faux par oubli : un contrat suppose l’égalité des contractants et la liberté du consentement. c’est ce que le droit du travail compensait (le fait que par nature le salarié est dans une situation d’inferiorité sauf en cas de rareté extreme). Actuellement déjà le chomage de masse met à mal l’égalité (on est prét à accepter n’importe quoi) le CPE l’anéantit. En ce sens juridiquement c’est un contrat assez douteux.


        • (---.---.242.153) 7 mars 2006 18:59

          Vous êtes libre de signer un contrat ou pas. et puis sinon, il y a toujours la possibilité de faire voile (ou rails) vers l’Angleterre, terre d’accueil magique où le patron retraité ne se sent pas lésé de finir réparateur de douches...

          Aurélié


        • (---.---.242.153) 7 mars 2006 19:07

          Et que pensez-vous des réserves émises par l’ocde et le médef ? après documentation, elles ne m’apparaissent pas telles que vous les décriviez... manque de rigueur de votre part ou manipulation volontaire de l’information ?

          Quand à la collaboration dont je parlais, je sais je suis encore une demi-oiselle qui ne connais rien à l’emploi, mais c’est ma conviction profonde : je ne pense pas qu’un patron cherche à extraire le maximum de profit de ses employés, sans prendre en compte l’humain, mais de bons collaborateurs sur lesquels il peut s’appuyer. Mais cela ne se fait pas dans un sentiment d’insécurité et de non confiance en soi et à l’entreprise. Ni les employés, ni le patron ne sont des robots.


        • machinchose (---.---.129.40) 7 mars 2006 19:21

          non, ll y a déséquilibre. le salarié a besoin du travail et quel qu’en soit le prix. croire l’inverse est un mensonge. il suffit d’avoir gouter au chomage pour savoir qu’on est pret à tout. et qu’on ne nous sorte pas les exemples des méchants chomeurs profiteurs etc. (on a jamais le droit de critiquer un patron mais les pauvres sont toujours des profiteurs, des gens qui abusent et des assistés... cherchez l’erreur)


        • lucky (---.---.24.3) 7 mars 2006 20:17

          Machinchose,

          Cette fois-ci je prends le temps de vous répondre (sur ce point uniquement).

          Je ne suis pas d’accord avec votre analyse : « le salarié a besoin d’un travail, l’employeur n’a pas besoin de salarié, et donc le salarié est forcément en position d’infériorité ».

          En 2000-2001, en pleine bulle technologique, j’étais jeune diplomé et recevais plusieurs coups de fils de chasseurs de tête par mois. On me proposait régulièrement des postes divers et variés très bien payés, parfois même en pleine journée au boulot, alors que c’est rigoureusment illégal. Je les ai tous refusés, mais j’en ai profité pour négocier des augmentations sympas : ça passait comme une lettre à la poste. D’ailleurs, l’entreprise dans laquelle je travaillais à l’époque était dans le même cas de figure que les autres : impossible de trouver du personnel cadre/ingénieur ! Du coup, toutes les techniques étaient bonnes : primes de cooptation de plusieurs milliers d’euros si vous les aidiez à embaucher un ami, concours avec gain potentiel d’un voyage si vous envoyiez votre CV, voire harcelement téléphonique de potentiels candidats, il y avait une véritable surenchère de moyens pour trouver des ingénieurs en nouvelles technologies. Beaucoup en ont profité autour de moi, et croyez moi, à l’époque, c’étaient les entreprises qui étaient en situation d’infériorité pendant les entretiens d’embauche. Je me souviens même d’une entreprise qui offrait un bâptème de l’air en hélico si vous acceptiez d’aller passer un entretien chez eux. J’étais en déplacement ce jour là, dommage, j’aurais bien tenté le coup.

          Bref, tout ça pour dire que votre assumption me semble fausse : si aujourd’hui c’est clairement le cas, ça ne l’a pas toujours été et ne le sera pas toujours ; c’est une question d’équilibre entre l’offre et la demande, et quand la demande est forte, les entreprises n’hésitent pas à sortir les grands moyens.

          lucky


        • machinchose (---.---.129.40) 8 mars 2006 00:17

          mais bien évidemment (et je le précisais moi même) ! mais il n’empêche que c’est le patron qui paye. L’égalité dans le cas de co-contractants est une équivalence de liberté de consentement. Ensuite tout relève de la négociation. Mais le salarié est celui qui peut se faire virer pas l’employeur. Ne dites pas non plus n’importe quoi. Bien sur qu’il y a des salariés qui sont en position de force mais c’est parce que plusieurs les veulent mais ils ont tout de même besoin de l’entreprise. et puis un cas particulier ne doit pas justifier une situation qui fait empirer la situation des moins compétitif en les transformant en personnes qui doivent céder à tout, qui ne peuvent pas dire autre chose qu’amen qui doivent craindre le moindre arbitraire etc. Et en ces temps ou on licencie parce qu’on fait pas assez de millions de bénéfices à redistribuer à des fonds de pension l’idée de l’arbitraire prend toute sa saveur.


        • machinchose (---.---.129.40) 8 mars 2006 10:24

          les réserves de l’OCDE ne sont pas contre le CPE (je ne l’ai jamais dit) qu’elle trouve trop timoré !

          ah ! vous me lisez mal. L’OCDE malgrès tout son amour pour la précarisation du travail admet qu’elle ne résoud jamais le problème du chomage. Mais elle lui trouve d’autres avantages. Mais le gouvernement ment lorsqu’il prétend lutter contre le chomage par la précarisation de la relation employeur salarié.


        • machinchose (---.---.129.40) 8 mars 2006 10:25

          c’est faux pour toute une cathégorie de salariés. Vous devriez le savoir : il y a des patron qui « consomme » du stagiaire, d’autres qui « consomment » de l’interim.


        • perlin (---.---.202.216) 11 mars 2006 03:30

          mais si machinchose un patron peut se faire virer et sans aucune protection : un contrat annulé !

          entre votre prétention (légitime, soyons clairs) au droit social et cette dure réalité commerciale comment faites-vous la soudure ? Qui paie la différence ?

          les ASSEDIC

          le problème au fond n’est pas de se faire virer, il est de ne pas retrouver un emploi. Le chomage n’aurait aucune importance si l’on pouvait retrouver du boulot aussi facilement qu’on en perd ! Je pense que c’est cela qui nous différencie des Anglais (pour cette question tout du moins).

          Moralité, mettre de l’huile dans le système (CPE) n’est pas forcément idiot.


        • perlin (---.---.202.216) 11 mars 2006 03:37

          a machinchose qui raconte des sornettes : « c’est faux pour toute une cathégorie de salariés. Vous devriez le savoir : il y a des patron qui »consomme« du stagiaire, d’autres qui »consomment« de l’interim. »

          Opinion primaire, idée toute faite, a priori stérile. Changez de fréquentations, visiblement les patrons que vous connaissez sont stupides. Un stagiaire, çe ne rapporte rien, ça glande un maximum (et on ne peut pas lui en vouloir, il est là pour apprendre le pauvre), quant à l’intérimaire, il coûte cher.

          Et je ne suis pas patron.


        • AntiCPE (---.---.201.252) 18 mars 2006 10:32

          Arrêtes un peu, il est bcp plus facile de trouver un stage qu’un emploi payé !!! Tout simplement parce que les entreprises ne choisissent pas n’importe qui, il prennent les gens dont ils ont besoin pour exploiter... D’ailleurs, j’en suis la preuve vivante. Les employeurs sont des exploiteurs ! Ils préfèrent prendre qqun gratuitement et l’exploiter à travailler plus que c propres salariés qui passent leur temps à prendre des pauses plutôt que d’embaucher qqun qu’ils seraient obligé de payer !


        • chaki (---.---.26.134) 7 mars 2006 17:11

          la manif a été un succés,il y avait des retraités,des meres de famille,des salariés du privé,les jeunes ne sont pas cons pour accepter ce CPE


          • (---.---.38.140) 7 mars 2006 17:22

            Et tu crois que cela va faire peur a De Villepin...


          • (---.---.38.140) 7 mars 2006 18:02

            Et apres ? que vas faire la chienlit ? Les politiques en vu d’autres...


          • chaki (---.---.26.134) 7 mars 2006 18:07

            cher pxxx,et tu crois que cela va faire peur a De Villepin... non mais il va prendre un claque au prochaine élection,les jeunes iront voter et crois moi il va finir comme baladur au oubliette


            • Fred (---.---.253.67) 7 mars 2006 22:21

              on verra car faudrait il encore que la gauche est un candidat qui ait un programme ; pour l’instant ils font un concours de rhetorique genre : il fuat dynamiser l’economie, ou bien il faut redonner confiance aux francais...c’est sur qu’avec des programmes comme ca on est avance. Je ne suis pas contre voter socialiste encore faut-il qu’ils proposent quelque chose et qu’ils arretent de se faire la guerre, on dirait des collegiens.


            • machinchose (---.---.129.40) 8 mars 2006 00:19

              en attendant la gauche faisait mieux contre le chomage (wèèè je sais c’est grace à la conjecture -même si elle faisait mieux que nos voisins... et la droite c’est toujours à cause de la gauche qu’elle se plante... même plusieurs années après)


            • (---.---.38.140) 8 mars 2006 09:14

              Si c’est pas De Villepin, ce sera un autre... depuis quelques années, les greves, meme de plusieurs semaines, n’ont jamais fait plier la droite ; alors vous etes naifs c’est tout !


            • Fred (---.---.155.75) 8 mars 2006 12:54

              bizarre, bizarre les chiffres du chomage montrent qu’il a commence a augmenter sous Jospin.


            • machinchose (---.---.129.40) 8 mars 2006 13:52

              ah ah ah ! c’est formidable !

              les comptes étaient équilibrés, le chomage avait massivement baissé (et oui parfois remonté aussi) la croissance était une des meilleure d’europe...

              vous êtes formidable. depuis 5 ans quoi de réussi ?

              un seul truc

              (à part la sécurité routière qui est un vrai succès)

              et je ne suis pas nécessairement fan de Jospin. mais un peu d’honnêteté serait pas mal non ?


            • perlin (---.---.202.216) 11 mars 2006 03:47

              Vous êtes vraiment un intoxiqué Machinchose. Auncun dirigeant de gauche n’oserait affirmer ce que vous trompettez (sauf Martine Aubry mais elle ne va pas se présenter). Mais vous y croyez et pour vous c’est l’essentiel.

              C’est beau la conviction, mais quand ça se conjugue avec l’amnésie, la méconnaissance et le parti pris, ça devient pitoyable.


            • cb (---.---.198.33) 7 mars 2006 18:44

              Je suis contre. C’est une mesure qui va augmenter le chomage ! Il faut faire sa propre société au lieu d’être salarié. Le salaria va mourrir ! Sauf pour les fonctionnaires et les privilégié de la société.


              • chaki (---.---.26.134) 7 mars 2006 19:08

                il reste encore le syndicat pour défendre nos droits,si il y avait beaucoup plus de syndiqués en france nos droits seront mieux défendus


                • perlin (---.---.202.216) 11 mars 2006 03:56

                  Les syndicats ne défendent que ceux qui en ont le moins besoin, suivez mon regard... Mais les chomeurs, les précaires du privé, c’est pas demain la veille que les syndicats vont s’en occuper. Pas rentable pour leur fonds de commerce.

                  J’en profite pour dire à tous ceux qui pensent que le CPE va ruiner le droit de grève, le droit d’être malade, le droit de faire des enfants et tutti quanti, que les chomeurs et les précaires aussi sont privés de ces droits-là et que ça dure depuis si longtemps qu’on s’y est habitué et finalement, on ne voudrait surtout pas que ça change.


                • thorgest (---.---.242.153) 7 mars 2006 19:58

                  Je suis bluffé par cet article. Extrêmement bien documenté, bases solides, bonnes analyses et enfin sans avis de l’auteure.

                  Bien joué et merci pour cet éclairage qui permettra à tous ces lecteurs de se faire enfin une opinion personnelle, face à des vrais chiffres et un contexte bien décrit.

                  Thomas DUTRIEZ

                  alias thorgest


                  • machinchose (---.---.129.40) 8 mars 2006 00:22

                    c’est faux, cet article n’est pas neutre (et c’est heureux) nous pouvons deviner les interrogations de l’auteur et c’est aussi ce qui fait l’interet de cet article mais prentendre à la neutralité est un peu trompeur.


                  • machinchose (---.---.129.40) 8 mars 2006 10:22

                    le seul texte neutre possible en la matière est celui du projet de loi.


                  • marie (---.---.32.102) 7 mars 2006 22:17

                    Précisions sur quelques idées reçues et désormais communément admises :

                    1) un licenciement coûte très cher à l’entreprise : l’indemnité de licenciement pour motif économique est calculée sur la base de 2/10e de mois de salaire par année d’ancienneté entre 2 et 10 ans et de 2/15e au dela de 10 ans. Exemple d’un salarié percevant 3000€ par mois licencié après 5 ans d’activité, son indemnité de licenciement s’élève à 3000€. C’est pas donné pour celui qui fait le chèque, je veux bien, mais ça n’est pas non plus prohibitif. Quant à celui qui le reçoit il aura une période de carence à l’Assedic correspondant à la durée en jours de l’indemnité reçue. Donc il ne « gagne » rien.

                    2) On ne peut pas ré-embaucher après un licenciement économique : faux, mais l’employeur doit d’abord proposer le poste au salarié licencié sur le même poste si ce dernier en a fait la demande. On ne peut pas , par contre, embaucher en contrat aidé.


                    • Fred (---.---.253.67) 7 mars 2006 22:36

                      merci pour ces chiffres, on precisera aussi que en 1997 30 % des entreprises ont été amenés à déposer le bilan parce qu’elles ont été obligées de réduire leur personnel par suite d’un changement de conjoncture ou d’un autre incident de parcours. Le paiement des indemnités pour réduire une partie du personnel et essayer de sauvegarder les autres emplois était tellement élevé que la trésorerie a été mise en difficulté et que les banques ont coupé les crédits. Extrapolé à l’échelle française, ceci veut dire que sur les 60.000 dépôts de bilan annuels, 18.000 sont créés par les indemnités de licenciement.


                    • lucky (---.---.24.3) 7 mars 2006 22:39

                      Il me semble que les chiffres que tu cites dépendent de la convention collective que l’entreprise a signée.

                      lucky


                    • Gilles (---.---.226.174) 9 mars 2006 09:31

                      L’indemnité de licenciement est de 1/10e de mois de salaire par année de travail pour les salariés rémunérés au mois (plus 1/15e de mois par année de travail au-delà de 10 ans d’ancienneté) au-delà de 2 ans d’ancienneté sauf si convention collective plus avantageuse. Ce qui signifie que pendant les 2 premières années d’ancienneté l’employeur ne verse pas d’indemnité de licenciement au salarié « remercié »...

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anita


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