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Accueil du site > Actualités > Economie > Créancier et commerçant : un paradoxe allemand

Créancier et commerçant : un paradoxe allemand

Pauvres Grecs ! En ont-ils subi des avanies et des quolibets ces dernières semaines ! Qualifiés de « cochons » (PIGS) par les spéculateurs, critiqués pour leur laxisme budgétaire et leurs statistiques mensongères, les voici attaqués de toute part à la bourse et dans les conciliabules diplomatiques de l’UE. Sur les marchés, la dette grecque s’envole, dans les médias on se répand en reproches sur la mauvaise gestion grecque. Très vite, l’ensemble de l’Union monétaire s’est trouvé mis en danger face aux développements de la crise et, après moult hésitations, la France et l’Allemagne ont bien dû se résoudre à envisager un plan d’aide financière, assorti d’une surveillance étroite des comptes publics grecs.

Mais, dès lors, quelle avalanche de critiques en Allemagne ! Déjà, fin janvier, le président de la Bundesbank Axel Weber déclarait qu’il était « impossible de justifier auprès des électeurs qu’on aide un autre pays afin que ce dernier puisse s’épargner les douloureux efforts d’adaptation qu’on a soi-même endurés » (Le Monde, 27 février 2010). Dans la même veine, plus populiste, le quotidien conservateur Frankfurter Allgemeine Zeitung (FAZ), s’interrogeait récemment : « les Allemands doivent-ils à l’avenir partir en retraite non plus à 67 ans mais à 69 ans pour que les Grecs puissent profiter de leur préretraite ? » (Le Monde, 12 février 2010).

Faut-il prendre la peine d’ironiser sur cette prétention du gouvernement, des « experts » et de la presse conservatrice de parler au nom du peuple allemand ? Il est possible de ce point de vue que les Allemands éprouvent plus de rancoeur à l’égard des politiques de rigueur salariale menées depuis 2002 par leurs dirigeants qu’envers les Grecs. En réalité, mettre en scène la colère des petites gens contre les « dépensiers » et autres fraudeurs grecs, ou montrer la colère du petit contribuable américain contre les vilains traders et spéculateurs de Lehman Brothers, relève d’une même posture idéologique qui consiste à transformer un problème social et politique en une sempiternelle déploration morale (voire en une imprécation xénophobe, en l’occurrence ici contre la fainéantise des Grecs). Montrer du doigt un bouc-émissaire, désigner un fauteur (méditerranéen, de surcroît !) est bien plus commode que de s’interroger sur les chemins qui ont conduit un pays de la zone euro au bord de la banqueroute, alors que depuis dix ans les autorités européennes ne cessent de nous chanter les louanges de l’union monétaire et de la solidarité européenne. Il est vrai que dans la rhétorique d’Axel Weber, l’acte d’accusation a un double mérite : il érige en modèle la politique d’austérité salariale en Allemagne et utilise ce modèle en étalon des politiques économiques « normales » à suivre en Grèce : rigueur budgétaire et salariale. Belle tautologie qui évidemment se garde bien de nous expliquer les vertus de ladite rigueur... Ce n’est certes pas du côté des salariés, dont Axel Weber prétend être le porte-parole, qu’on trouvera des arguments en sa faveur.

Pour faire bonne mesure, les autorités monétaires et le gouvernement allemand multiplient donc ces dernières semaines les déclarations de fermeté, affirmant que l’aide financière à la Grèce reste hypothétique et serait conditionnée de toute façon par l’application de mesures d’austérité (coupes budgétaires, baisse des prestations sociales, allongement du temps de travail). Certes, on peut toujours estimer, comme l’économiste Sylvain Boyer, que « Berlin se comporte en créancier responsable qui veut s’attaquer à la source du problème » (Le Monde, 12 février 2010). Et pourtant... L’Allemagne ne risque-t-elle pas de perdre comme créancière ce qu’elle a gagné en commerçante agressive ? Il y a en effet dans les déclarations de fermeté d’Axel Weber ou de Peer Steinbrück, un paradoxe redoutable, qui interroge en fait toute la politique économique allemande depuis dix ans, ainsi que la cohésion monétaire et économique de l’Europe.

Lorsque le créancier est un redoutable commerçant

Au début des années 2000, le gouvernement allemand a décidé de relancer la croissance du pays grâce aux exportations en taillant des croupières dans les parts de marché des pays concurrents, en l’occurrence les voisins européens. En 2002-2003, les « réformes Hartz » ont eu pour conséquence d’abaisser fortement et rapidement le coût du travail et in fine le prix des produits allemands1.

Cette politique de compétitivité a par ailleurs bénéficié d’un contexte géopolitique plus que favorable depuis le milieu des années 1990 : avec l’intégration des pays de l’Est à l’UE, l’Allemagne s’est en effet ménagée une vaste zone économique de production à bas coût de biens intermédiaires vendus aux multinationales allemandes (ce qui explique l’empressement de Berlin à voir intégrer les pays de l’Est dans l’UE). Au final, l’Allemagne est parvenue à restaurer très rapidement la compétitivité de son industrie en comprimant le coût du travail et en délocalisant une partie de sa production de biens intermédiaires dans les pays de l’Est.

La poursuite de cette politique a produit un modèle particulier de croissance, fondée sur la déflation salariale et tirée par les exportations : l’appauvrissement d’une partie des salariés et la compression de la consommation intérieure composent avec une explosion des exportations et de l’excédent commercial, passés respectivement entre 2004 et 2008 de 1.050 à 1.700 milliards USD et de 138 à 217 milliards USD (chiffres OMC).

« Génie » allemand ou politique de désinflation compétitive ?

Le modèle exportateur allemand est certes ancien et le taux d’ouverture de son économie [la part des exportations dans son PIB : aujourd’hui, il est environ de 40 % contre 25 % pour la France] est traditionnellement élevé depuis les années 1960. Pour autant faut-il se contenter des arguments souvent ressassés sur le « génie » industriel et commercial de l’Allemagne pour expliquer l’essor des exportations allemandes depuis dix ans ? Il est vrai que l’Allemagne met à profit les qualités « structurelles » de son industrie (la force de son tissu de PME (le « Mittelstand » industriel) et sa spécialisation sur des créneaux exportateurs) mais ces qualités structurelles n’expliquent pas le doublement conjoncturel (en l’espace de 5 ans) de son excédent commercial. Par ailleurs, si le contexte de croissance des pays émergents, en particulier en Chine, a sûrement contribué à l’essor du commerce allemand, pour autant, les pays émergents sont loin d’être son débouché principal : la Chine ne représente ainsi qu’une part très minoritaire (3,4 %) de ses exportations. A l’inverse l’Europe constitue la destination principale (plus de 63 %) des articles made in Germany et en 2007, plus des trois quarts (78 %) de l’excédent commercial allemand sont réalisés au sein de l’Europe (dont 91 milliards € dans la zone euro)2.

Les structures de l’économie allemande ne peuvent donc occulter le rôle essentiel des politiques de déflation salariale dans le boom exportateur allemand. Du reste, lorsqu’en 2006 l’Allemagne affichait une si belle croissance, il ne manquait pas d’esprits brillants pour expliquer les vertus du modèle ; et la leçon semblait claire pour tous : dans un vocabulaire tout empreint d’édification morale, il nous était expliqué que l’Allemagne, grâce aux « efforts » et aux « sacrifices » de ses salariés, avait su retrouver les chemins de la prospérité. De Chine il était certes un peu question mais pas autant que du « courage » réformateur de Schröder et de son ministre Hartz... Il fallait dès lors écouter les cris de joie des dirigeants politiques et économiques saluant la croissance revenue grâce à la merveilleuse recette : déflation salariale et exportations.

Le cycle de la déflation salariale

Ce modèle n’était pourtant pas sans poser quelques redoutables problèmes, qui ont éclaté au grand jour depuis la crise de 2008.

Il y a d’abord - faut-il le rappeler ? - l’appauvrissement d’une partie de la population salariée allemande. Autre « prix à payer » de ce modèle : l’extrême exposition de l’économie allemande à la santé de l’économie mondiale et au commerce international. Les chiffres désastreux de la récession allemande en 2009 sont là pour le rappeler. Mais surtout, la politique de « désinflation compétitive » de l’Allemagne a entraîné la formation de déséquilibres financiers dans la zone euro qui ne sont pas étrangers à la crise actuelle. Pourquoi ?

En menant en solo une telle politique, l’Allemagne a contribué à creuser les déficits courants des autres pays de l’UE (France, Italie, Belgique, Espagne, Grèce). D’un côté, le gouvernement et le patronat allemands entreprenaient de casser chez eux le coût du travail pour augmenter la compétitivité de leur industrie. De l’autre, l’accès des pays méditerranéens à un argent moins cher depuis leur intégration dans la zone euro, provoquait chez eux une poussée d’inflation, une hausse des salaires et dégradait in fine leur compétitivité. Déflation allemande et inflation méditerranéenne ont ainsi convergé pour creuser les déficits grecs, espagnols, portugais.

Or, comment les pays méditerranéens pouvaient-ils financer leurs déficits courants ? Ils avaient en théorie trois moyens d’action : la monnaie, la dette ou la compression des salaires et des prix (la désinflation).

1. Par la monnaie.

En régime de changes flottants, les choses se font toutes seules : le pays déficitaire voit sa monnaie dévisser par rapport au mark et rétablit ainsi sa compétitivité. En régime de changes fixes (système monétaire européen de 1979 à 1993), le gouvernement peut décider de dévaluer sa monnaie par rapport au mark et arrive au même résultat. Mais ce jeu sur la monnaie n’est évidemment plus possible dans le cadre d’une union monétaire, a fortiori dans une zone monétaire qui a choisi (sous l’impulsion allemande) de défendre un euro fort. Reste l’autre solution :

2. Par l’emprunt de capitaux.

C’est ce que les voisins européens de l’Allemagne ont fait : ils ont financé leurs déficits courants en s’endettant. Faute de pouvoir agir sur la monnaie, le recours à la dette s’est présenté comme une solution d’autant plus attrayante que les taux d’intérêt étaient tirés vers le bas par l’abondance de liquidités et l’euro fort (la stabilité de l’euro et l’absence d’inflation incitaient les investisseurs à acheter de la dette libellée en euro). Avant la monnaie unique, la politique de désinflation compétitive de Schröder aurait bien moins fonctionné pour l’Allemagne puisque les pays déficitaires auraient pu dévaluer leur monnaie et contrer ainsi les gains de compétitivité allemands ; en revanche, avec l’euro, placés dans l’impossibilité de dévaluer et encouragés à emprunter, les pays déficitaires ont continué à alimenter la machine déflationniste et compétitive allemande. Si la Grèce a donc bien bénéficié d’une monnaie forte pour emprunter à des conditions très favorables (on le lui a assez reproché !), l’Allemagne n’a pas moins joué le rôle de « passager clandestin » dans la zone euro depuis 10 ans, en tirant opportunément avantage de la monnaie unique en vendant « à crédit » ses articles.

Un véritable pacte faustien s’est alors établi entre la fourmi allemande et la cigale méditerranéenne : ayant accès au grand marché des capitaux de la zone euro, la Grèce (ou l’Espagne) tirait, à peu de frais, de l’épargne européenne (notamment allemande) des capitaux pour financer croissance et consommation ; l’Allemagne, de son côté, pouvait vendre davantage de ses articles aux Méditerranéens enrichis à crédit par le « miracle » de l’euro. Durant les années 2000, les pays méditerranéens ont donc connu une croissance et une consommation très fortes financées à crédit grâce à l’importation de capitaux ; l’Allemagne, quant à elle, comprimait ses salaires et sa consommation intérieure et « se rattrapait » en dégageant d’énormes excédents courants... qu’elle prêtait aux pays déficitaires ! Les déséquilibres formées par un tel duo infernal se sont engagées dans une sorte de cercle vicieux et n’ont cessé de croître depuis 5 ans.

Soldes courants dans la zone euro

(Source : Rapport d’information n° 342 du Sénat (2008-2009), déposé le 8 avril 2009).

Une telle analyse ne vise pas à dédouaner le gouvernement grec de ses impérities (dépenses militaires très lourdes en raison du conflit latent avec la Turquie, corruption, fiscalité injuste), mais à prendre la mesure dans la crise actuelle des déterminants macro-économiques. Si la crise des finances grecques paraît certes en elle-même spécifique, elle n’en renvoie pas moins au problème des déséquilibres financiers entre pays de la zone euro. En ce sens, le cas grec pourrait bien être une préfiguration des déboires à venir d’autres pays déficitaires, comme l’Espagne ou le Portugal. A terme, au sein d’une même zone monétaire, les différentiels de croissance et de compétitivité impliquent une politique économique commune coopérative. Au lieu de réclamer assez stupidement, à cors et à cris, leur dû, le gouvernement et les créanciers allemands feraient mieux de s’interroger sur les conséquences désastreuses du dumping social initié par Schröder à partir de 2002, et sur l’absence de toute coordination sociale et fiscale dans l’UE. Au sein d’une même zone monétaire, la question intelligente n’est donc pas : comment faire payer la Grèce ? Mais plutôt : comment faire en sorte que les pays européens épousent des régimes de croissance comparables ? Et, de manière générale, quelles sont les politiques de péréquation sociale et fiscale à mettre en place entre pays européens ?

3. Last but not least, l’avantage compétitif gagné au détriment des voisins européens appelle à terme une réponse de ces derniers : la déflation salariale, aussi ! C’est la troisième solution qui se présente aux pays déficitaires pour rétablir l’équilibre de leur balance courante : l’Allemagne taille dans les salaires, faites la même chose ! Et si l’Espagne ou la Grèce n’y mettent pas assez d’ardeur, la commission européenne et les principaux dirigeants européens sont là pour les rappeler à leurs devoirs. Tous entonnent aujourd’hui l’air de la rigueur salariale et des "réformes structurelles" : déjà l’Espagne a décidé de faire passer l’âge de la retraite à 67 ans, et d’autres lui emboîtent le pas. Mais quelle sera in fine la conséquence de ces politiques pour l’Allemagne ? La fin programmée de sa recette déflationniste ! Et donc la fin du modèle de croissance allemand des années 2000. Si tous les pays voisins abaissent leurs coûts du travail, il est fort à parier en effet que l’Allemagne perdra à moyen terme son avantage compétitif. Or, c’est pourtant l’Allemagne en tête qui exige, comme créancière, que ses voisins européens adoptent de telles mesures... au risque de voir compromis ses succès commerciaux. En somme, entre « créancier responsable » et commerçant agressif, l’Allemagne devra choisir...

Là réside le paradoxe allemand : refusant de « payer pour la Grèce », exigeant d’Athènes des politiques de rigueur et de déflation salariale, l’Allemagne scie la branche sur laquelle elle est assise depuis dix ans. L’économie de la Grèce est certes d’un poids minime, mais qu’en est-il de l’Espagne, de l’Italie et de la France qui annoncent pour les prochaines années la mise en oeuvre de politiques de rigueur salariale ? Au petit jeu de la déflation, c’est à rira bien qui rira le dernier... Même si à la fin – rassurez-vous, monsieur Weber – ce sont toujours les salariés qui trinquent.

(1) Hans Brodersen, « Le ’’modèle allemand’’ à l’exportation : pourquoi l’Allemagne exporte-t-elle tant ? », Notes du CERFA, 57, novembre 2008 (consultable sur Google Docs)

« Les coûts salariaux unitaires dans l’industrie de transformation allemande sont aujourd’hui au même niveau qu’il y a 17 ans. La compétitivité-prix de l’économie allemande par rapport aux partenaires de l’Union monétaire européenne (un indicateur calculé à partir de l’évolution des prix de vente à la production) a fortement augmenté : de l’indice 100 (les prix allemands sont aussi élevés que la moyenne des partenaires) au 1er trimestre 1999, elle est passée à l’indice 87,9 au 2e trimestre 2008 (les prix allemands sont inférieurs à la moyenne des partenaires).

(2) Isabelle Bourgeois, « La place de l’Allemagne dns l’économie mondiale », Regards sur l’économie allemande, n° 83, 2007/4.


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21 réactions à cet article    


  • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 26 avril 2010 11:15

    Quelques remarques

    1. l’elargissement de l’Europe vers l’est a peut etre ete pousse par les allemands mais chacun en Europe etait en mesure d’en profiter, meme les francais.
    D’ailleurs, Auchan & Consors ne se sont ils pas rués sur la Pologne ? http://archives.lesechos.fr/archives/2001/LesEchos/18408-121-ECH.htm
    PSA a t il dedaigné s’installer a Trnava ? http://www.feline207.net/site/modules/news/article.php?storyid=74

    2. Ca n’est pas l’Allemagne qui exporte mais les entreprises allemandes. Quand un francais ou un Italien prefere acheter une Audi A6 pres de 10% plus cher qu une Peugeot 607 ou une Alfa 156, il n’est poussé pas par le gouvernement allemand

    3. Cette histoire de competitivite prix du a des salaires contenus pour expliquer la competitivite allemande est tiree par le cheveux. Elle voudrait dire que BMW, Bayer, Porsche, Bosch, RheinMetall, Airbus, Heidelbergdruckmaschinen (Presses a imprimer), Siemens, SAP ou Merck jouent sur des prix plus bas pour vendre plus que leurs concurrents.
    Mon seulement c’est faux mais en plus ca voudrait dire que la France devrait largement battre l’Allemagen ou la Suisse sur chacuns des marchés ou ils sont en competition. Ca n’est pas le cas.
    La competitivite prix ne marche que la ou les produits sont indifferenciés. Mais pour les autres, les clienst sont prets a payer plus.


    • FRIDA FRIDA 26 avril 2010 11:39

      @eleusis

      Vous récitez vos cours d’économie libérale, c’est tout.
      Vous avez un discours dogmatique comme tous les secaires, même face à une réalité flagrante vous vous obstinez à discourir en récitant des versets de votre croyance, sans les rapporter aux faits. Cela entraine un dialogue de sourds ou des monologues parallèles


    • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 26 avril 2010 11:59

      Frida, les cours d’economie classique disent : Si un produit est plus cher, alors il se vend moins, donc son prix baisse . Ca c’est la theorie

      La, ,ce dont je parle, c’est dire que les entreprises allemandes exportent malgré des couts elevés. Est ce que vous comprenez ?

      C’est vraiment du concret, rien de dogmatique. Les VW Golf coutent plus cher que les Citroen C3 ne regardez par vous meme http://voitureneuve.autoplus.fr/F/10/Automobiles/K/101/Marque Volkswagen/K/827/Modele Golf/T/421.html#Cmp_Res_Cnt 
      elle commence a 15 590 euros en France
      contre 12000 en 1er prix et moins de 15000 pour la 1.4i http://voitureneuve.autoplus.fr/F/10/Automobiles/K/101/Marque Citroen/K/827/Modele C3

      Donc des francais acceptent de payer PLUS CHER quelque chose d’equivalent , et cette VW est produite a Wolfsburg, pas en Pologne.

      Ou est le dogmatisme, svp ? Merci, Frida


    • gouaille 26 avril 2010 12:09

      @Eleusis

      Il n’empêche : imaginons que votre citroën coûte 15.000 euros et votre Mercédès coûte 20.000 euros. Un client français pourra hésiter entre un meilleur prix ou une meilleure qualité (pour simplifier). Imaginez que le lendemain la Mercédès ne coûte plus que 18.000 euros : il sera davantage incité à acheter la Mercédès.
      Arrêtez donc de faire comme si le prix n’entrait pas en compte dans le choix d’un client ! Et ne restez pas prisonnier de l’image d’Epinal de la qualité Made in Germany...


    • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 26 avril 2010 12:25

      gouaille,

      je serai 100% d’accord avec vous si vous n’omettiez pas le fait que

      - je compare des bien comparables VW Golf contre Citroen C3, pas tout Citroen contre Mercedes
      - le prix des automobiles est a la hausse, y compris les voitures allemandes

      Sur faire comme si le prix n’entrait pas en compte dans le choix d’un client ! Et ne restez pas prisonnier de l’image d’Epinal de la qualité Made in Germany... oui, la je suis d’accord, c’est pour ca que je donne cet exemple que je vais resumer une fois de plus

      Malgré des prix PLUS ELEVéS du coté des biens allemands, certains consommateurs preferent ces memes bien allemands, et ce parfois pour une qualite superieure (Heidelbergdrucksmaschinen, Bosch) ou pas (BMW).



    • gouaille 26 avril 2010 12:04

      @ Eleusis

      Votrer explication ne nous dit pas pourquoi les excédents commerciaux allemands ont explosé en l’espace de 5 ans : à l’évidence l’explication n’est pas à chercher dans la supériorité intrinsèque, structurelle de l’industrie allemande (même si effectivemment elle existe). Quelque chose s’est donc passé depuis ces 10 dernières années : pour simplifier, je ne vois guère que deux explications majeures. Soit il s’agit d’un différentiel de compétitivité-coût (meilleure compétitivité en Allemagne et dégradation chez ses voisins) ; soit l’Allemagne a bénéficié plus que d’autres de la fameuse croissance des pays émergents. Or, cette deuxième explication me laisse sceptique, dans la mesure où la part des exportations allemandes vers l’Europe reste majoritaire dans le commerce allemand et, par ailleurs, des pays émergents comme la Chine ne représentent qu’une part encore infime du commerce allemand, quoiqu’on en dise.

      Mon explication est peut-être tirée par les cheveux, en tout cas vous la retrouverez dans des rapports très sérieux, que je me suis contenté de lire avant de donner mon opinion :

      - Rapport d’information du Sénat n° 342 (2008-2009) : « La coordination des politiques économiques en Europe (Tome II) : surmonter le désordre économique en Europe ».
      (http://www.senat.fr/rap/r08-342/r08-342_mono.html).

      - Hans Brodersen, « Le ’’modèle allemand’’ à l’exportation : pourquoi l’Allemagne exporte-t-elle tant ? », Notes du CERFA, 57, novembre 2008 (consultable sur Google Docs)





      • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 26 avril 2010 12:28

        Ok Gouialle, qu’appelez vous compétitivité-coût et differentiel de compétitivité-coût , pour qu on soit bien d’accord ?


      • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 26 avril 2010 12:46

        je viens de parcourir les 25 pages de "Hans Brodersen, « Le ’’modèle allemand’’ à l’exportation : pourquoi l’Allemagne exporte-t-elle tant ? », (le rapport du Senaty, 235 pages, necessite un peu de temps)

        or si j en crois ce rapport, il y a des facteurs macro economiques (la baisse du dolalr, l’elargissement a l’est) mais surtout des facteurs micro qui contrebalancent les salaires plus hauts que chez les voisins : niveau et type de formation des techniciens et ingenieurs, brevets deposés par les PME,


      • gouaille 26 avril 2010 12:51

        Mince, pour un fervent libéral, vous maîtrisez mal quelques notions économiques de base...

        La compétitivité-coût : coût des facteurs de production (travail et capital). En économie concurrentielle et abstraction faite des variations de taux de change, la compétitivé-coût s’apparente grosso modo à la compétitivité-prix.

        Si je vous ai bien compris, vous soutenez plutôt l’idée d’une compétitivité hors-prix. Or, celle-ci dépend de facteurs structurels (innovation, productivité à long terme). Qui dit structurel dit moyen et long terme. Ce que j’essaie de vous dire, c’est que l’envolée des excédents commerciaux ces dernières années est un phénomène conjoncturel (de court terme) qui ne peut donc être imputée principalement à la compétitivité hors-prix de l’industrie allemande (qui se joue à moyen long terme). Il faut donc aller voir du côté de la compétitivité-coût, fortement conjoncturelle (il suffit de baisser les salaires ou les taux d’intérêt pour augmenter rapidement la compétitivité d’une industrie).

        Mais lisez donc un peu les références que je vous ai données.


        • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 26 avril 2010 12:59

          La compétitivité-coût : coût des facteurs de production (travail et capital). En économie concurrentielle et abstraction faite des variations de taux de change, la compétitivé-coût s’apparente grosso modo à la compétitivité-prix

          ok on est bien d’accord

          je cherche a comprendre comment vous reconcilliez la meilleure competivite de l’economie allemande, hors facteurs macro type EUR/USD, avec les couts salariaux horaires plus elevés, si vous ne prenez pas en compte la compettitivite hors prix.


        • gouaille 26 avril 2010 12:57

          Eleusis, relisez mon billet et l’étude de Brodersen. L’important est de différencier différents niveaux de causalité. Brodersen s’efforce précisément de distinguer le structurel (voire le cultruel) et le conjoncturel. Pour ma part, je ne conteste pas les qualités structurelles de l’industrie allemande. Simplement je dis qu’elles ne peuvent expliquer à elles seules le doublement en cinq années (!) de l’excédent commercial.


          • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 26 avril 2010 13:01

            je vais lire le rapport du senat

            en attendant je suis heureux de voir que vos avez la sagesse de distinguer les faits des croyances


          • gouaille 26 avril 2010 13:17

            Eleusis, vous me demandez, : « je cherche a comprendre comment vous reconcilliez la meilleure competivite de l’economie allemande, hors facteurs macro type EUR/USD, avec les couts salariaux horaires plus elevés, si vous ne prenez pas en compte la compettitivite hors prix. »

            Vous restez avec cette idée que les coûts salariaux sont plus élevés en Allemagne. Je n’ai pas une idée exacte du coût salarial moyen de tel secteur industriel allemand par rapport à tel autre secteur espagnol, français, etc. C’est une question compliquée. Mais globalement, je ne conteste pas que les coûts salariaux moyens en Allemmagne restent plus élevés qu’en Grèce, ceci est presque sûr. Mais il faut réfléchir en diachronie (quelle évolution du coût entre deux dates ?).
            Un exemple : prenez un client grec moyen qui a besoin de s’acheter un kit de bricolage pas trop cher et de bonne qualité. En 2000, le kit allemand Bosch coûtait 100 euros. Le kit grec 80 euros. A cette époque, le client grec hésitait entre un kit moins cher mais moins durable et un kit allemand polus cher mais garanti 3 ans. Mais à l’époque il gagnait peu d’argent et a dû acheter le kit grec, bien qu’il préférât le kit allemand. 10 ans plus tard, le kit Bosch est passé à 90 euros. Il reste toujours plus cher que le kit grec. Mais la baisse de prix du kit allemand incite le client à lui donner la préférence sur le produit grec (d’autant plus qu’avec l’essor du crédit depuis 10 ans, il a obtenu des facilités de paiement du magasin de vente). Et voilà comment, malgré un coût de production plus élevé mais ayant baissé, l’industrie allemande peut faire jouer la compétitivité-coût.


            • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 26 avril 2010 13:35

              Ok donc effectivement il vous manque le point de depart, le cout salarial ouvrier en Europe
              Les chiffres sont dispo :

              Salaires bruts annuels moyens des salariés à temps complet dans l’industrie et les services

              en 2003 page 2

              http://www.insee.fr/fr/ffc/docs_ffc/donsoc06yv.pdf

              Fédération des employeurs européens
              http://www.journaldunet.com/management/0403/040331_europepay.shtml

              Hourly labour costs and structure of labour costs, 2006
              http://www.finfacts.ie/irishfinancenews/article_1013787.shtml

              Augmentation des couts : chiffres non dispo en Grece, lol
              http://www.fedee.com/paytrends.html

              tandis que le Spiegel reconnait une moderation en Allemagne http://www.spiegel.de/international/business/0,1518,549003,00.html


            • FRIDA FRIDA 26 avril 2010 20:10

              @gouaille

               Je fais copier coller d’un article, certains de ces arguments restent d’actualité. Je pense que vous avez du le lire mais je le poste quand même parce que je le trouve intéressant pour tout le monde.

              T. Diegmüller, B. Roussel / Commerce extérieur…

              © IFRI 1

              Commerce extérieur.

              La France doit-elle s’inspirer de l’exemple allemand ?

              TIMO DIEGMÜLLER ET BENOÎT ROUSSEL*

              Depuis le début des années 2000, les balances commerciales de la France et de

              l’Allemagne connaissent des évolutions diamétralement opposées. Alors qu’elle présentait un

              solde excédentaire dans les années 1990, la France a connu depuis 2004 quatre années

              consécutives de déficit commercial, qui plus est ne cesse d’augmenter. L’année 2008 devrait en

              constituer une cinquième et établir un nouveau déficit record aux alentours de 55 milliards

              d’euros, contre 39 milliards en 2007. À l’opposé, l’Allemagne est passée d’une situation

              déficitaire dans les années 1990 à des excédents records depuis le début de la décennie

              (194 milliards d’euros en 2007) et se targue fièrement d’être le « champion du monde des

              exportations ». Les deux économies évoluent pourtant dans des conditions internationales

              similaires, avec la même monnaie et les mêmes problématiques de renchérissement des coûts

              des matières premières.

              Quelles sont les causes de ces performances opposées ? Alors que le débat sur le

              déficit commercial grandit dans la sphère politique française, l’Allemagne peut-elle servir de

              modèle à son premier partenaire économique ? Certes, le déficit extérieur français reste limité

              en comparaison de celui de pays comme le Royaume-Uni (134 milliards d’euros), l’Espagne

              (99 milliards d’euros) ou bien les États-Unis (624 milliards d’euros) et un déficit commercial ne

              constitue pas nécessairement un signe de mauvaise santé économique. Mais il convient

              néanmoins d’éviter un déficit commercial structurel qui reviendrait à vivre à crédit, une situation

              dont les dangers se sont récemment révélés aux yeux du monde avec la crise financière. La

              France doit donc se poser la question des causes de son déficit commercial et des moyens de

              le résoudre.

              Une première explication de l’écart de performances entre la France et l’Allemagne en

              termes de balance commerciale est fournie par leurs différences de spécialisation sectorielle et

              de structures industrielles. La France exporte avant tout des produits issus de l’industrie

              agroalimentaire, de l’aéronautique et du luxe, tandis que l’Allemagne se distingue par sa

              spécialisation dans les biens d’équipement à plus forte valeur ajoutée dans des secteurs comme

              l’électrotechnique, la mécanique de précision, le travail des métaux, l’automobile ou la chimie,

              lesquels bénéficient d’une demande internationale particulièrement forte dans le contexte de

              décollage économique des pays d’Asie. La grande majorité de ces exportations sont réalisées

              par un tissu industriel de PME très bien intégrées dans les flux de production internationaux

              grâce à leur propension à innover et à occuper des niches industrielles précises.

              * Timo Diegmüller est docteur en sciences de gestion et responsable du département Enterprise Risk

              Management chez EADS Munich.

              Benoît Roussel est administrateur au sein de la direction générale Emploi, Affaires sociales et Égalité des

              chances de la Commission européenne.

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              Ainsi, 25 % des entreprises de 20 à 99 salariés réalisent un tiers de leur chiffre d’affaires

              à l’étranger, et on estime que le nombre de brevets déposés par l’Allemagne est deux fois

              supérieur à celui de la France (77 par million d’habitants et par an contre 38 pour l’année 2005).

              À l’opposé de la puissance exportatrice du Mittelstand allemand, moins de 5 % des entreprises

              françaises sont actives à l’exportation. Le dynamisme reste l’apanage de quelques grands

              groupes de plus de 250 salariés, tandis que les petites et moyennes entreprises (PME) sont

              souvent moins grandes, moins capitalisées et par conséquent plus vulnérables en cas d’échec

              professionnel que leurs homologues allemandes. Elles sont davantage positionnées dans les

              secteurs de haut de gamme (mode, parfumerie, cristallerie) ou à forte dimension identitaire.

              Ainsi, face à des concurrents produisant des produits en grande quantité et à faible prix, la

              majorité des PME exportatrices françaises ont fait le choix d’une offre exigeante en savoir-faire

              et en qualité au détriment de la compétitivité-prix.

              C’est justement cette compétitivité-prix qui constitue le deuxième élément d’explication

              des différences de solde commercial entre la France et l’Allemagne. Depuis le début des

              années 2000, l’Allemagne s’est engagée dans une politique de modération (et, depuis 2004,

              même de réduction) des coûts salariaux, qui a induit une amélioration de sa compétitivité à

              l’international mais aussi, en contrepartie, une réduction de la demande intérieure. En

              particulier, la hausse de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) combinée à une baisse des charges

              sociales a conduit à établir une sorte de taxe sur les importations, tout en abaissant le coût de

              production pour les exportateurs. Les partenaires européens de l’Allemagne sont directement et

              doublement touchés par cette stratégie de « désinflation compétitive », puisqu’ils subissent à la

              fois une concurrence accrue dans les pays tiers et une réduction de leurs exportations vers

              l’Allemagne. Cet effet concerne tout particulièrement la France, dont le principal partenaire

              commercial reste l’Allemagne : toute baisse de la demande intérieure outre-Rhin se traduit pour

              la France par une contraction de ses volumes exportés. Si elle veut réagir à cette politique de

              désinflation compétitive, la France semble donc faire face à une alternative : soit s’aligner sur la

              réduction des coûts salariaux, soit rechercher une coordination au niveau européen afin d’éviter

              une « course aux bas salaires » entre les différents pays. Quelle option choisir ?

              Ni l’une ni l’autre. On ne saurait conseiller à la France de prendre la réduction des coûts

              salariaux à l’allemande pour exemple. Il s’agit en effet d’un choix de modèle économique et,

              plus largement, de modèle de société dont les bénéfices sont loin d’être évidents : tout d’abord

              parce que les effets de l’augmentation des exportations pour la croissance sont largement

              contrecarrés par la chute de la consommation intérieure ; ensuite parce qu’une telle

              dépendance à l’égard de la demande extérieure expose considérablement l’économie du pays à

              des chocs sur lesquels les politiques publiques nationales n’ont pas de prise, comme le montre

              la crise actuelle (la chute des exportations allemandes devrait entraîner une récession bien plus

              profonde que dans la plupart des autres pays européens) ; enfin parce que ce n’est pas une

              stratégie viable à long terme, puisqu’elle ne permet pas de sécuriser de position solide sur les

              marchés mondiaux (où l’option de la compétitivité-prix est illusoire), tout en entraînant des effets

              sociaux néfastes (la majorité de la population ne pouvant de fait profiter de la croissance).

              Cependant, réfuter la stratégie de la « désinflation compétitive » ne revient pas à prêcher

              une coordination européenne sur les salaires qui permettrait de l’empêcher ; d’une part, une

              telle coordination apparaît comme très difficile à réaliser dans le contexte européen actuel,

              caractérisé par des disparités économiques toujours importantes ainsi que par des conceptions

              particulièrement divergentes du salaire minimum, notamment entre la France et l’Allemagne ;

              d’autre part, il n’est pas certain qu’elle soit réellement nécessaire à l’heure où la population

              allemande semble prendre conscience des limites de la modération salariale et réclame de plus

              en plus ouvertement de récolter les fruits des efforts passés, comme en témoignent les

              augmentations salariales non négligeables obtenues par les syndicats en 2008.

              T. Diegmüller, B. Roussel / Commerce extérieur…

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              Pour renforcer durablement leurs positions dans le commerce international, la France et

              l’Allemagne doivent donc adopter non pas une approche statique jouant prioritairement sur les

              coûts, mais plutôt une approche dynamique mettant l’accent sur la productivité, la qualité des

              produits et la technologie. Le mot clé d’une telle stratégie est bien entendu « innovation » et

              c’est de ce point de vue-là que la France devrait étudier les forces du modèle allemand :

              – La France pourrait tout d’abord s’inspirer de la politique allemande de soutien aux

              PME, constituée d’une large panoplie d’instruments allant de la mise à disposition de capitalrisque

              pour la création d’entreprise aux aides aux transferts de technologies (notamment par

              l’initiative « Fit für den Wissenswettbewerb » [En forme pour la concurrence des savoirs] lancée

              en 2005), en passant par des mesures d’accompagnement comme la formation et le conseil en

              management.

              – Elle devrait également mettre l’accent sur l’amélioration de son système de formation

              professionnelle, dont la qualité joue probablement un rôle déterminant dans la capacité des

              PME allemandes à transformer les travaux de recherche et développement (R&D) en

              innovations concrètes.

              – De son côté, l’Allemagne devrait prendre conscience des risques liés à sa grande

              dépendance économique extérieure et réfléchir aux moyens de soutenir la consommation

              intérieure et ainsi de rééquilibrer sa croissance. De ce point de vue, il conviendrait de poursuivre

              la discussion engagée en 2008 sur la réduction des inégalités sociales, concernant notamment

              le salaire minimum.

              – Enfin, les deux pays devraient renforcer leurs efforts dans le domaine de la R&D en

              vue d’atteindre l’objectif européen de 3 % du produit intérieur brut (PIB) – la France se situant

              actuellement autour de 2,2 % et l’Allemagne, autour de 2,6 % – et plus largement dans le

              domaine de l’éducation et de l’économie de la connaissance. Dans cette optique, le

              gouvernement fédéral et les länder se sont dotés en octobre 2008 d’une « initiative en faveur

              des compétences » (Qualifizierungsinitiative für Deutschland) fixant des objectifs communs

              ambitieux, comme par exemple consacrer 10 % du PIB à l’éducation et à la recherche d’ici

              2015. La définition d’une telle stratégie politique à moyen terme est un exemple que la France

              pourrait suivre.



            • gouaille 26 avril 2010 20:14

              Merci Frida pour cet article. Je ne le connaissais pas.


            • TSS 26 avril 2010 16:45


              une chose me turlupine :la debacle Grecque etant le resultat de magouilles de Goldman/sachs allié au gvt grec avec la complicité passive des européens.Pourquoi faudrait-il que ce soit le peuple grec qui paie l’addition ?

              pourquoi ne demanderait t’on pas à Goldman/sachs d’allonger les « biftons » alors qu’ils viennent de se faire des « couilles » en or dans le 1er trimestre 2010 ?


              • titi 26 avril 2010 18:29

                « debacle Grecque etant le resultat de magouilles de Goldman/sachs allié au gvt grec avec la complicité passive des européens »
                Turlututu...
                La débacle Grecque est due au fait que l’Etat grecque vit au dessus des ses moyens : trop de fonctionnaires, trop de dépenses...

                C’est un peu trop facile de faire n’importe quoi et d’en rejeter la faute sur ceux qui ont avancé l’argent.
                Ce sont certe des pouritures, mais il suffisait de se passer de leurs services pour ne pas être dans la merde.


              • TSS 26 avril 2010 20:03


                ça ne change rien au final !  ça n’est pas au peuple grec de payer l’addition... !!


              • Eleusis Bastiat - Le Parisien Libéral eleusis 27 avril 2010 11:04

                si, puisque si GS a eu pour mandat de maquiller les comptes, c’est parce qu a la base, le gouvernement Grec depense plus qu il ne collecte, c est a dire, le peuple Grec consomme trop de services publics ou bien ne paye pas assez d’impots.


              • BA 26 avril 2010 17:20

                La situation de la Grèce s’aggrave sur les marchés financiers.

                 

                En dépit des promesses d’aide du week-end, les marchés financiers ont encore fait monter d’un cran la pression sur la Grèce lundi, le coût du crédit réclamé à Athènes par des investisseurs de plus en plus méfiants s’emballant à nouveau.

                L’écart entre les bons allemands à dix ans, considérés comme une référence, et les bons grecs, ont battu un nouveau record lundi, à 6,32 %. Ce qui signifie que si les autorités grecques cherchent à se financer sur les marchés, elles auraient besoin pour obtenir des prêts d’offrir un taux d’intérêt avoisinant les 10 %. Soit trois fois plus que ce qui est actuellement réclamé à l’Allemagne.

                Et les valeurs grecques ont plongé, l’indice de référence de la bourse d’Athènes perdant 3 % à 1.802,44 points à la mi-journée.

                Le ministre des Finances grec George Papaconstantinou devait rendre compte lundi au parlement du résultat de ses consultations du week-end à Washington avec les dirigeants du FMI et de l’Union européenne sur l’aide réclamée par Athènes pays de la zone euro et au Fonds Monétaire International.

                En Grèce, les syndicats en lutte contre le plan de sauvetage et furieux des nouvelles mesures d’austérité qu’il devrait entraîner, multipliaient les mouvements de grève : lundi, les ferries étaient à quai au Pirée, bloqués par une grève des marins.

                Mardi 27 avril, les salariés des transports publics devaient cesser le travail pour six heures, alors que le principal syndicat de fonctionnaires prévoyait une grande manifestation dans la soirée.

                 

                http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/social/20100426.FAP9728/la-situation-de-la-grece-s-aggrave-sur-les-marches-financiers.html

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