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Accueil du site > Actualités > Economie > Crédit impôt entreprise, des lignes de plus sur le salaire !

Crédit impôt entreprise, des lignes de plus sur le salaire !

Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ?

Les Énarques considèrent que l'activité commerciale est une évidence. Une sorte de fontaine à chiffre d’affaires dont elles n’ont qu’à ouvrir le robinet.

Pour ces hauts fonctionnaires, ils imaginent que le chef d'entreprise passe son temps à lire les législations et dispose d'un temps infini pour remplir ou valider des papiers et courir les guichets.

Le bon sens voudrait que l'on baisse directement sur la feuille de paye les cotisations. C'est simple clair et n'ouvre pas la porte à la fraude. Tous les rapports de compétitivité accumulés le disent.

Mais trop simple, pas assez complexe. 

Le nouveau crédit d’impôt Ayrault c'est ajouter un crédit annualisé sur une limite d'une moyenne pondérée mensuelle d'un ensemble sur un paiement différé d'une année sur l'autre. Ouf ! Quelle usine à gaz !

Si il y a un coût inutile qui pèse sur les entreprises, c'est le poids administratif. Avec le crédit d’impôt, la simplicité dans leur relation avec la machine étatique va encore en rajouter une couche.

Le coût de la complexité administrative n’est jamais vraiment comptabilisé, mais il le devrait : combien d’heures perdues, d’énergie dilapidée, de moyens mobilisés à régler des questions administratives plutôt qu’à chercher à produire mieux, à gagner des clients ? 

Le crédit d’impôt en rajoute donc une couche, là ou il aurait fallut en enlever.

La seule existence (aberrante) de la TVA inter-entreprises nécessiterait, selon une étude la Fondation Concorde, 20 millions de journées de travail par an !

Le maquis des obligations pesant sur un chef d’entreprise (près de 8000, selon la DGME, direction générale de la modernisation de l’État) reste impénétrable. 

Les aides elles-mêmes sont incompréhensibles : il existe près de 6000 dispositifs. Ceux qui en bénéficient sont les « informés ».

Alors qu’un bulletin de paie dans la plupart des pays d’Europe ressemble à un ticket de caisse, et tient en 3 ou 4 lignes, il tient en France à près d’une trentaine de lignes.

Cette complexité a un coût : les cabinets comptables qui établissent les fiches de paie facturent chacune 20 euros. Avec ce nouveau dispositif, elle devrait augmenter et passer à 25€. Sans compter au bilan quelques lignes en plus.

L’État s’est fait une spécialité des mesures administratives grotesques, le nouveau crédit d’impôt est la continuation de l'hérésie fiscale et administrative.

Le changement c'est consternant pour les entreprises !

Tous nos voisins et concurrents dissocient les prélèvements sociaux individuels des prélèvements de solidarité. En Allemagne, les cotisation de l'équivalent URSAFF, sont prélevées par l’impôt direct, et l'employeur n'est pas le percepteur de service. 

Apparemment avec les socialistes le changement c'est pas pas encore pour maintenant.

En plus du rapport Gallois, des dizaines de rapports indiquent qu'il faut arrêter de surcharger les cotisations sociales des salariés. Aucun n'a vendu l'idée de surcharger administrativement les PME. Absolument aucun !

Dans tous les pays qui nous entourent, 4 lignes suffissent pour établir une feuille de paye, et encore ils se permettent d'ajouter une ligne que nous ne connaissons pas , c'est le prélèvement à la source. Ce que nous appelons « prime pour l'emploi » est chez eux appelé « impôt négatif ». Comme les impôts sont à la source, cette ligne est soit positive soit négative. Une feuille de paye est un document administratif vérifiable, et fiable. 

Le crédit d’impôt est redonné en temps réel mensuellement par l'employeur, ce qui évite les risques de fraude ou d'inexactitudes généralisées comme c'est le cas en France.

La nouvelle usine à gaz du crédit d’impôt entreprise aura aussi un coût administratif.

Mais nos jolis Énarques socialistes, qui n'ont jamais travaillé de leur vie que dans des emplois croient que dans une PME, la masse salariale se pilote comme dans une grande entreprise ou la fonction publique. Le turnover ils ne connaissent sûrement pas.

Un crédit d’impôt reversé par l'état c'est toujours n'importe quoi. Vous pouvez en juger vous même avec celle que vous connaissez, la prime pour l'emploi.

En 2003 un rapport de la Cour des comptes, indiquais 3 déclarations sur 4 sont inexactes

Inexact c'est certes de la fraude mais aussi des erreurs « non volontaires ». Aucune raison que ça ne se passe pas exactement pareil pour le crédit d’impôt entreprise, le nouveau « machin » Hollandesque.

La manière dont c'est calculé avant même de voir, est une incitation à la fraude astucieuse. Les « astuces » qui permettront de toucher indûment le crédit d’impôt ou d’augmenter son montant sont la minoration ou majoration de la moyenne des salariés, comme la transformation du niveau en sessus ou en dessous de 2,5 SMICS, les erreurs nombreuse sur les transitions nombre d’heures travaillées et jours travaillés.

Donc pour ce choc de compétitivité, le crédit d’impôt sur les entreprises va se caler sur le nombre de salariés. Le problème, c'est que ce chiffre est un chiffre « moyen ». 

A date, le seul moyen pour l'administration fiscale pour connaître le nombre de salarié, est soit l'INSEE, soit la DADS. L'employeur l'indique soit à l'INSEE, soit sur la DADS, un document remis à l’administration fiscale une fois par an. Baser un crédit d’impôt sur ce chiffre aléatoire est extravagant.

Ça fait 28 ans que je dirige des PME. Ça fait 28 ans que la case est remplie « pifométriquement ». J'ai 17 salariés en « moyenne », mais selon la manière de compter je vous en trouve 14 ou 20 employés. Et vous trouverez dans tous les cas aucun moyen de me contredire. 

Les décomptes d'heures au niveau individuels sont déjà complexes, sur une moyenne incluant les partis, les nouveaux arrivés, les passages rapides, les malades, les femmes enceintes, les compensations...

Dans une grande entreprise, c'est sûrement simple, mais dans une PME ou on voit encore la moitié des patrons payer par chèque bancaire leur salariés, alors que le virement existe depuis 50 ans au moins, çà relève du fantasme !

En plus le crédit d’impôt est à N+1, c'est a dire à année décalée. C'est dire si c'est stupide cette mesure. Nous allons voir des choses qui vont en choquer un maximum des moralistes de gauche. Des entreprises recevrons de l'argent de l'état en pleine période de licenciement. L'argent arrivant trop tard. 

Le crédit d’impôt est limité à 2,5 fois le SMIC. Attention, si on dépasse il ne faut pas embaucher. Exit cadres et postes à responsabilité. La compétitivité les excluerait ? 

Pour l'employeur, le salaire se paye en fin de mois. L'employeur ne paye pas les salaires à année décalée. 

Un nouvel employé c'est un nouveau coût à supporter de suite pour l'employeur, la cotisation sociale elle doit être abaissée dès le départ, pas l'année prochaine. D'ici là, l'employé ne sera peut être plus là quand l'entreprise recevra le crédit d’impôt. 

Nous doutons fortement qu'un salarié accepte un salaire à année décalée. C'est même pas certain dans notre ubuesque droit du travail qui dit un sens et son contraire qu'une prime à année décalée soit légale. 

Sur le papier et l'effet d'annonce c'est sympathique et populaire, pour ne pas dire populiste. La réalité, se baser sur la »moyenne » du nombre de salarié est une erreur monumentale !

Le nombre de salarié d'une PME, se change comme on veut ! la récap du montant des salaires peut être mélangée comme on veut.

En plus çà ressemble à rien. Une entreprise est « vivante », une femme enceinte en congé maternité fait partie du nombre, mais généralement la totalité de sa rémunération est compensée par la sécurité sociale. 

Pour des raisons de simplification, les salaires sont forfaitaires, principalement pour le personnel itinérant et les cadres. Le nombre d'heure, c'est 151h et 40/60éme au forfait. Pour certains un nombre d'heure d'un mois ne fait pas forcement le même nombre de jours réels que le mois précédent. Et chaque PME a son quota de particularisme.

 Personne ne s'étonne qu'en Allemagne, en Italie ou en Grande-Bretagne, le nombre moyen d'entreprise de petites et moyennes taille tourne aux alentours de 5 millions. En France, nous n'atteignons que difficilement les 2 600 000 entreprises.

En France, nous nous illustrons par un triste record mondial : celui des défaillances d'entreprises.

Une sur trois est détruite dans les 3 ans qui suivent un contrôle fiscal. La législation étant tellement ubuesque, qu'elle dit tout et son contraire, que les contrôleurs payés au rendement n'ont qu'a faire du tir sur cible sur les PME les moins au fait des législations.

Une sur trois est détruite par absence de fond propres, et l’absence d'actionnaires-risqueurs.

Le reste pour des raisons de concurrence biaisée par les monopoles de faits. Big is beautifull, et les grand groupes et sociétés d'états sont favorisés.

Les faillites c'est 65000 entreprises par an

Les entreprises Françaises sont les moins rentables du monde, les plus fiscalisées, celles avec le moins de trésorerie et les moins auto suffisantes d’Europe. Celles ou la masse salariale a augmenté le plus. Le pays ou le patron est en plus de sa fonction, percepteur. Les plus sous obligations administratives.

Répondre aux problèmes du jour par des solutions N+1. Des complexifications et des compensations hors sujet, n'est pas à la hauteur ! 

Pire c'est repoussoir !

Quelques sources :

http://www.atlantico.fr/decryptage/cinquante-huit-pour-cent-salaries-francais-oublies-bonnes-intentions-envers-pme-sauveront-pas-reformes-confusion-groupes-cac-40-479410.html

http://lexpansion.lexpress.fr/economie/les-fraudes-a-la-prime-pour-l-emploi-pesent-lourd_116479.html

http://www.atlantico.fr/decryptage/suppression-35-h-ou-choc-competitivite-30-milliards-quel-serait-plus-efficace-olivier-babeau-525990.html


Moyenne des avis sur cet article :  3.14/5   (28 votes)




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61 réactions à cet article    


  • Robert GIL ROBERT GIL 7 novembre 2012 08:52

    Cette crise n’est pas notre crise, mais c’est nous qui la payons : en effet ces 25 dernières années, la part des salaires a baissé de 11 % par rapport au PIB. Au début des années 1980, les salaires et les cotisations représentaient 78 % du PIB contre 67% actuellement. Or 11 points de baisse sur un PIB de 1.800 milliards, ce sont, rien que pour une seule année, près de 200 milliards d’euros qui sont allés dans les poches des plus riches et donc 200 milliards d’euros de perte sur les salaires, et c’est également un formidable manque à gagner pour les caisses sociales de la retraite et de la sécurité sociale.................

    voir :
    http://2ccr.unblog.fr/2011/10/21/ou-sont-passes-nos-salaires/


    • LE CHAT LE CHAT 7 novembre 2012 09:26

      C’est pour moi le grand absent de ce rapport Gallois , rien , strictement rien sur une reforme structurelle de l’administration comme cela a été fait avec succès dans d’autres pays pour plus d’efficacité et des économies d’echelle . Le lobbie des fonctionnaires ne va certainement pas se tirer une balle dans le pied au royaume de Normal 1er ...........


      • Traroth Traroth 7 novembre 2012 10:13

        Bizarrement, quand il s’agit de subventions, les textes ne sont jamais trop complexes...


        • Le péripate Le péripate 7 novembre 2012 10:59

          Complexe mais pas que cela. Crédit d’impôt, l’état garde la main sur des sommes importantes et il sera très facile le moment venu d’annuler la mesure. Les entrepreneurs considéreront certainement avec suspicion une rentrée à deux ans, au train où vont les choses. Le pire du chaos étatique est bien cette insécurité fiscale.


          • Traroth Traroth 7 novembre 2012 12:03

            L’Etat devrait effectivement être plus clair, et exiger des contreparties chiffrées et vérifiées pour toute aide accordée aux entreprises.


            Payer ses impôts et ses cotisations sociales doit être la norme. Y échapper ne doit pas se faire sans raison.

            On apprend qu’Apple fait un chiffre d’affaire réel en France de 3 milliards d’euros, mais ne paie que 7 millions d’euros d’impôt...

          • Robert GIL ROBERT GIL 7 novembre 2012 13:02

            on nous prends pour des cons, pas un jour où ne sortent des statistiques plus ou moins manipulées sur le coût du travail en France, sans que personne ne parle des dividendes records que s’octroient les actionnaires (9 % de la valeur ajoutée des sociétés non-financières, du jamais vu depuis 1949 selon l’Insee).

            Le rapport Gallois, ancien patron de la SNCF et d’EADS, épaulé par un responsable de l’UMP dans son travail « d’expert » a été applaudi par le MEDEF qui n’en peut plus de satisfaction, il ouvre la voie à un véritable hold-up sur la partie de nos salaires versée directement par les employeurs pour assurer à chacun des services sociaux de qualité. Et Gallois voudrait faire avaler cela aux représentants syndicaux au nom d’un prétendu «  pacte social » et de la « solidarité nationale »  ! Il parle même de « patriotisme  », un vocabulaire qui rappelle le temps des guerres : c’est en l’occurrence une vraie guerre sociale qui est ainsi lancée contre les classes populaires...............


          • Le péripate Le péripate 7 novembre 2012 13:14

            Pfffff.... les entreprises n’ont pas tant besoin d’aide que d’un climat de sécurité fiscale sûr, spécialement les innovantes. Quand aux cotisations sociales, elles appartiennent aux salariés qui devraient avoir le choix de leurs assurances.
            Vous devriez pourtant être du côté des salariés et soutenir cette juste et légitime revendication : le salaire complet.
            Ou alors vous défendez une caste de profiteurs et de braillards.


          • Robert GIL ROBERT GIL 7 novembre 2012 13:34

            depuis des années, les grandes entreprises, celles qui exportent et qui n’ont que le mot « compétitivité » à la bouche, dépensent plus en dividendes qu’elles n’investissent ...........
            a bas les profiteurs  !

            http://2ccr.unblog.fr/2012/05/21/les-voleurs-de-plus-value/


          • foufouille foufouille 7 novembre 2012 13:51

            « Quand aux cotisations sociales, elles appartiennent aux salariés qui devraient avoir le choix de leurs assurances. »

            en cas d’accident, faut 3a pour que ton assurance paye l’hopital
            minimum


          • foufouille foufouille 7 novembre 2012 14:49

            et en cas de degats des eaux, nada
            sauf proces


          • Traroth Traroth 7 novembre 2012 15:08

            « Quand aux cotisations sociales, elles appartiennent aux salariés qui devraient avoir le choix de leurs assurances »


            Votre analyse ne résiste pas à l’épreuve des faits, péripate. La situation sanitaire des Etats-Unis se passe de commentaire.

            Une assurance-maladie privée, ça veut surtout dire pas d’assurance-maladie pour une vaste majorité de la population qui ne pourra tout simplement pas se le permettre ! Oui, il faut imposer la solidarité aux plus riches. Parfaitement !

          • Le péripate Le péripate 7 novembre 2012 15:34

            Vous dites n’importe quoi concernant la « situation sanitaire » aux USA, que l’on comprend pire qu’au Tchad à vous entendre.
            Et c’est oublier Medicare et Medicaid... Faut que je vous explique ? Deux institutions parfaitement étatiques, avec les défauts afférents, comme de juste...

            D’ailleurs rien n’empêche de réglementer l’assurance santé, comme ça se fait en matière d’assurances automobiles. De rendre obligatoire une couverture minimum. Une assurance fonctionne déjà sur le principe de la mutualisation. Mutualiser c’est beaucoup mieux que solidariser. Nous sommes des hommes, pas des machines.


          • Traroth Traroth 7 novembre 2012 15:52

             Medicare et Medicaid sont totalement sous-financés. Voila le problème de fond, et voila la seule prestation santé dont se satisfont la vaste majorité des Etasuniens !


            « pire qu’au Tchad à vous entendre » : Voila à quoi en sont réduits les Etasuniens pour se soigner, DANS LES FAITS ! Aller se soigner dans des consultations publiques gratuites offertes dans des gymnases. D’interminables files d’attente, des conditions précaires. Le Tchad ? J’imagine qu’il n’y a même pas ça, là-bas...

          • Traroth Traroth 7 novembre 2012 15:57

            « De rendre obligatoire une couverture minimum » : Je n’avais pas vu cette phrase. Rendre obligatoire l’achat de quelque chose que les gens ne peuvent pas financer, belle machine à broyer les gens !


          • foufouille foufouille 7 novembre 2012 16:47

            "D’ailleurs rien n’empêche de réglementer l’assurance santé, comme ça se fait en matière d’assurances automobiles. De rendre obligatoire une couverture minimum. Une assurance fonctionne déjà sur le principe de la mutualisation« 

            deja le cas
            et ca prend 3a pour un accident automobile
            sans tribunal, t’as le temps de crever
            idem les »mutuelles"


          • Le péripate Le péripate 7 novembre 2012 16:59

            Parce que les cotisations actuelles ne sont pas obligatoires peut-être ? Et de plus sans même pouvoir en apprécier les services tant ils s’amenuisent d’année en année ?

            En fait vous êtes des consommateurs rêvés : vous êtes content de la merde que vous avez pour un prix de plus en plus exorbitant.

            A ce stade c’est de la c....


          • Traroth Traroth 7 novembre 2012 17:30

            Oui, elles sont obligatoires. Mais la privatisation et la fin de la solidarité fera que les prix augmenteront mécaniquement pour les plus pauvres. Et donc, ils ne pourront plus le financer.


          • Traroth Traroth 7 novembre 2012 17:32

            Si les cotisations augmentent de plus en plus pour un service de plus en plus mauvais, c’est justement parce que les entreprises sont de plus en plus exonérées !


          • Traroth Traroth 7 novembre 2012 17:34

            Et encore une fois, les faits sont têtus, péripate : entre la France et les Etats-Unis, il n’y a pas photo, MÊME maintenant, après 10 ans de droite au pouvoir !


          • Le péripate Le péripate 7 novembre 2012 17:38

            Ok.... mais ça n’explique pas pourquoi chacun ne pourrait pas avoir la liberté d’user de son bien péniblement acquis selon son propre jugement. Car si les gens sont idiots, n’est-ce pas encore plus idiot de tout confier à quelques idiots sélectionnés pour leur compétence en idiotie ... smiley

            Le salaire complet est une revendication des salariés conscients de leurs intérêts. C’est à dire tous.


          • foufouille foufouille 7 novembre 2012 17:39

            une bonne mutuelle, c’est 100€/mois
            et ca rembourses pas tout
            et sans maladie grave, sinon out


          • Le péripate Le péripate 7 novembre 2012 17:45

            Et lâchez-moi les baskets avec les USA, comme si c’était l’alpha et l’oméga du libéralisme. Là-bas les libéraux ce sont Obama et les bobos, les syndicats, la presse, bref la gauche.


          • Le péripate Le péripate 7 novembre 2012 17:54

            Le salaire complet c’est pour fixer les idées en moyenne un peu plus du double du chèque qui est réellement mis en banque.

            Le double. Il faut l’écrire comment ? DOUBLE. 200 % ?

            C’est quand même pas cadeau. Mais si vous êtes content....


          • Traroth Traroth 7 novembre 2012 17:54

            « Le salaire complet est une revendication des salariés conscients de leurs intérêts. C’est à dire tous » : Non. Cette affirmation est totalement fausse.Le salaire complet est une revendication de riche qui ne veulent pas d’une solidarité qui leur coûte. La vaste majorité, pauvre, est pour cette solidarité, car c’est leur intérêt bien compris, à l’inverse de ce que vous affirmez !


          • Le péripate Le péripate 7 novembre 2012 18:01

             smiley Vous êtes ringard. Les salariés ne sont pas les idiots que vous supposez.

            Bas les pattes. Il faut séparer l’assistance, du ressort de l’état et l’assurance du ressort de la société, le « privé » comme vous dites avec dégout....

            Le salaire complet est une authentique revendication de gauche. Relisez Proudhon et ce qu’il écrivait sur les mutuelles.

            Ca fait quoi d’être de droite smiley


          • Traroth Traroth 7 novembre 2012 18:03

            « Et lâchez-moi les baskets avec les USA, comme si c’était l’alpha et l’oméga du libéralisme » : Non, vous ne vous débarrasserez pas de la réalité aussi facilement ! smiley


            « Là-bas les libéraux ce sont Obama et les bobos, les syndicats, la presse, bref la gauche » : Merci de souligner vous-même l’ambiguité du mot « libéralisme ». Obama et Madelin, même combat ? smiley

            Cela dit, je n’ai pas l’impression qu’Obama soit le seul zélote à Saint Friedman aux Etats-Unis. Tout le pays en porte les stigmates !

          • Traroth Traroth 7 novembre 2012 18:06

            "L’égalité des personnes est la première condition du nivellement des fortunes, laquelle ne résultera que de la mutualité, c’est-à-dire de la liberté même", Proudhon


            Merci d’avoir joué...

          • Le péripate Le péripate 7 novembre 2012 18:13

            La réalité c’est que je n’ai pas songé a évoquer la Corée du Nord.

            Sans doute parce que le rapport avec le schimblic n’est pas évident.

            Bon, donc l’exemple ou le non exemple américain est censé m’interdire de penser que mon salaire complet m’appartient et que, après tout, je suis assez sage pour le dépenser selon mes préférences.

            Je ne sais pas, mais heureusement que vous ne vendez rien. Parce que à part nous étourdir de vastes considérations anti-américaines, la question reste posée : ce fric, il est à moi ou pas ?

            Vous voyez le problème ?


          • Traroth Traroth 7 novembre 2012 18:16

            Être un citoyen, ça créé des obligations ou pas ? Vous voyez le problème ?


            La vie n’est pas faite que de droits.

          • Traroth Traroth 7 novembre 2012 18:18

            « Vous êtes ringard » : Vous pourriez difficilement m’atteindre moins... smiley


            Si c’est être ringard que de ne pas penser qu’à soi, j’admets : je suis un ringard. Et alors ?

          • Traroth Traroth 7 novembre 2012 18:23

            « Bon, donc l’exemple ou le non exemple américain est censé m’interdire de penser que mon salaire complet m’appartient » : C’est une question de conception du monde. Je ne pense pas, probablement à l’inverse de vous, que l’individu est la seule unité sociale. L’exemple étasunien est censé démontrer que seule la solidarité peut permettre à tous de vivre une vie décente. Et seule une contrainte légale peut permettre cette solidarité.


            Si la contrainte légale vous déplaît, monsieur le libéral, n’oubliez jamais que seule la loi permet à celui qui a le plus de pognon de triompher de celui qui a le plus gros flingue. Donc, même si vous n’en êtes pas conscient, vous n’êtes pas réellement contre le principe de loi ou d’état. Car la disparition de la loi et/ou de l’état marquerait la fin immédiate du marché lui-même au profit d’une forme beaucoup plus directe de la loi du plus fort !

          • Le péripate Le péripate 7 novembre 2012 18:29

            Vous n’en savez rien monsieur le communiste mais effectivement je suis partisan du droit et de la loi.
            Donc, allez-vous me dire si oui ou non mon salaire complet m’appartient.

            Tenez, cochez ici . OUI. NON.

            Si c’est présenté comme un formulaire peut-être vous comprendrez mieux la question ...

             smiley


          • Traroth Traroth 7 novembre 2012 18:31

            « La réalité c’est que je n’ai pas songé a évoquer la Corée du Nord.

            Sans doute parce que le rapport avec le schimblic n’est pas évident » : Ou parce que vous auriez eu beaucoup de mal à me faire dire un seul mot en faveur de la Corée du Nord... smiley


            Les Etats-Unis sont une société où la pauvreté s’accroît à mesure qu’elle suit de plus en plus fidèlement le dogme libéral. La Corée du Nord n’est pas, loin s’en faut, une société de plus en plus égalitariste, où on pourrait mesurer les effets de cette progression. C’est une dictature où une caste de possédants a accaparé toutes les ressources du pays.


          • Traroth Traroth 7 novembre 2012 18:33

            Non, votre salaire complet ne vous appartient pas, puisque vous êtes incapable de déduire cela de mes propos précédents.


          • Traroth Traroth 7 novembre 2012 18:37

            D’ailleurs, à ce propos, j’aimerais bien que vous m’expliquiez où vous mettez les impôts, dans votre principe du salaire complet. Suivant la même logique que pour les cotisations sociales, vous n’acceptez donc pas de les payer. Mais dans ce cas, comment sera maintenue la loi et le droit, dont vous vous cites un partisan ? Par des entreprises privées, à l’impartialité si proverbiale ? smiley


            Le fait est que dans TOUTE société, il existe des obligations. Vous fixez simplement le curseur ailleurs que moi. En d’autres termes, à l’inverse des affirmations libérales, l’économie n’est pas une science, mais un choix politique.

          • foufouille foufouille 7 novembre 2012 18:39

            « Le salaire complet est une authentique revendication de gauche »

            mdr

            un RU decent est de gauche
            pas comme se faire plumer par des actionnaires d’assurances madoff comme en zunie


          • Le péripate Le péripate 7 novembre 2012 18:40

            C’est juste une variation sur le point Godwin. Monsieur vous avez tort parce que les USA bla-bla... (à remplir avec n’importe quoi).

            Tenez, juste pour changer d’obsession vous savez pourquoi la France a inventé l’automobile ?

            Parce que l’Angleterre pourtant mieux placé avait édicté une loi, le locomotive Act, qui obligeait les voitures à être précédés d’un piéton avec drapeau rouge.

            Si vous ne voyez aucun rapport avec ce que -nous vivons, c’est normal : vous êtes bien programmé.


          • Traroth Traroth 7 novembre 2012 19:00

            Désolé de paraître agressif, mais le point Godwin, c’est pour les cons. C’est juste une forme de terrorisme intellectuelle, une manière de disqualifier les arguments d’un adversaire sans avoir à y répondre, à moins de considérer que le nazisme est une pure fiction.


            Ce que je retiens de vos réponses, c’est que vous avez le plus grand mal à confronter vos théories aux conséquences de leurs mises en pratique : pauvreté, crise économique, dettes nationales galopantes, déficit démocratique.

            Accessoirement, chacun peut aussi constater que quand vous ne savez plus quoi dire, vous vous mettez à parler de la pluie et du beau temps...

          • jef88 jef88 7 novembre 2012 11:43

            GENIAL !
            il va falloir changer les logiciels de calcul de paye !
            j’en vois déjà qui se frottent les mains !
            c’est du blè qui va rentrer !!!


            • foufouille foufouille 7 novembre 2012 12:20

              on te plaint
              sissi
              la chine, c’est mieux pour les dassault

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