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Credo

La confiance en le marché a disparu. Les banques ne se font plus confiance entre elles. Quelqu’un fait-il encore confiance aux actifs détenus aux bilans des institutions financières ? La crise qui secoue Wall Street et les places financières mondiales n’est pas une crise de liquidités, ce n’est pas une crise de solvabilité, c’est d’abord une crise de confiance. Notre économie n’est en fait qu’un château de cartes car notre système est intégralement dépendant de la psychologie des individus ! Notre appétit de consommation - et donc la situation économique et financière de tout le système - se mesure à l’aune de notre sentiment de richesse. 

La dérégulation source d’abus en tout genre ? La prise de risques excessive et autodestructrice de la part des professionnels de la finance ? Leur appétit du gain démesuré ? Autant d’épiphénomènes en rien responsables de la crise financière. Certes, le capitalisme est une religion dont les grands prêtres sont les cols blancs de Wall Street ou de la City, mais, comme dans toute religion, celle du capitalisme est sous-tendue par la foi.

C’est précisément cette foi en la pérennité du système qui nous annonce d’ores et déjà, non le retour du Messie, mais un plan Paulson numéro 2 car la crise devient insoutenable. Européens, Asiatiques, Américains feront encore tourner à plein régime la planche à billets, peu soucieux de relancer de manière dramatique les pressions inflationnistes tout en aggravant de manière irrémédiable notre endettement et contribuant au passage à l’augmentation des taux d’intérêts réels...

En fait, nous sommes tous dans un même bateau qui manque cruellement de gilets de sauvetage et, paradoxalement, nous donnons en priorité ces gilets à ceux-là mêmes qui nous font sombrer ! Il y aura certainement un plan Paulson 2.0.

Car seule la foi en nos grands prêtres pourra nous épargner la mère de toutes les crises, à savoir l’implosion des "Credit Default Swap", ces contrats de protection entre instituts financiers ayant fait chuter AIG et qui constituaient la grande spécialité de feu Lehman... Implosion qui semble pourtant inévitable tant l’intégralité du système semble contaminée, comme polluée, par cette authentique lèpre des créances douteuses. Ce marché évalué à 60 trillions (60 mille milliards) de dollars fait peser sur chacune des épaules de chaque individu sur terre un poids de 60 000 dollars. Il peut se fissurer, vaciller et se liquéfier dès lors que les compagnies d’assurance se mettront à chanceler sous le poids des faillites bancaires causées par les créances non remboursées. Car si le plan Paulson 2.0 (et il y en aura un !) échoue, ce sont les Etats-Unis et l’Europe avec eux qui devront s’embarquer pour une croisière à destination de l’Antarctique... ou d’Islande !

Le syndrome de Stockholm nous atteint tous car nous n’avons d’autre choix pour assurer notre survie que de nous identifier - et de soutenir - ceux qui ont kidnappé croissance, pouvoir d’achat et quiétude...

Et si nous nous trompions de bouc émissaire ? Et si le vrai problème était Main Street et non Wall Street ? Cet appât du gain, ce fameux "greed", ne serait-il pas tout bonnement l’apanage de tout un chacun ? Ne devrions-nous pas cesser de blâmer nos responsables qui ne sont en rien responsables de notre quête effrénée de la consommation et de notre surendettement malsain ? Ce cycle infernal de formation de bulles spéculatives, d’implosions de ces bulles, de transfert inévitable de richesses hors de l’Occident doit être brisé. Le système est à la dérive, la religion doit être réformée.


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15 réactions à cet article    


  • ronchonaire 9 octobre 2008 14:11

    Votre parallèle avec la foi religieuse est assez intéressant ; nous le retrouvons d’ailleurs dans la terminologie utilisée, et notamment la personification à l’extrême du marché. Nous lisons partout "les marchés ont bien/mal réagi", "les marchés ont peur / sont rassurés", etc. Je ne sais pas vous mais, personnellement, je n’ai jamais rencontré de marché ; j’ai en revanche rencontré beaucoup de courtiers en bourse dont la plupart, bien que très brillants et calés en maths, étaient complètement irrationnels et "dévissaient" dès qu’ils voyaient une courbe partir dans un sens qu’ils n’attendaient pas. Et qui ne connaissaient absolument rien en économie, pas même les bases qu’on enseigne au lycée...


    • Forest Ent Forest Ent 9 octobre 2008 14:27

      Je ne vois pas pourquoi opposer crise de confiance et crise de solvabilité. C’est bien la perte de confiance qui amorce la fin des bulles, mais le fond du problème reste qu’elles ne sont pas solvables. Sinon, les planches à billet qui tournent à fond la caisse depuis un an auraient réglé le problème de confiance.

      Les CDS c’est bien un problème de solvabilité : la grande majorité porte sur des non-financières, et ce n’est pas la perte de confiance qui explique à elle seule directement leur explosion.

      Anecdotiquement, les CDS sont les polices d’assurance les plus débiles qu’on ait inventées : des assurances contre les mauvais jours. Ces mauvais jours venus, il n’y a évidemment personne pour payer. Il n’y a pas besoin de maths pour voir que c’était une assurance insolvable contre le risque systémique. Mais en termes de maths, cela revient toujours au même : un risque ne s’évalue pas par l’écart-type des variations passées. Il n’y avait pas besoin de LTCM pour le savoir. Quelle bande de nuls ...


      • Yvance77 9 octobre 2008 14:56

        Bonjour,

        M. Santi et Forest Ent ... le couple infernal pour apaiser les craintes smiley Bravo à vous deux pour ces éclaircissements, même si des points de désaccord existent entre vous.

        Ce billet fait froid dans le dos en pensant que le pire (si j’en juge par votre écrit) pourrait ou est encore à venir avec ces trucs plombés que vous murmurez à peine les CDS. Assurances pour les jours sombres.

        Qui sait ils ne sont pas encore là ces matins, ou le ciel risque de tomber sur la tête de la Gaule et du reste du monde, cela expliquerait qu’elles ne soient pas encore utilisées.

        A lire vos oracles j’ai l’étrange sentiment qu’il ne reste plus que deux choix :

        • la méthode Coué et se dire que tout finira par aller bien et on aura une fin à la Jean Jacques Rousseau et son doux Emile
        • perception de la bible et direction l’église la plus proche
        L’avantage de deux méthodes c’est que cela se pratique 7 jours sur 7 dimanche et jours fériés inclus

        J’ai une question à tous deux néanmoins sans que vous ayez de don de voyance croyez vous possible l’écroulement du système ?

        A peluche

        • Forest Ent Forest Ent 9 octobre 2008 16:02

          Amha, lire la bible peut pas faire de mal (qu’on y croie ou pas). smiley

          croyez vous possible l’écroulement du système ?

          Il faudrait définir ce que vous appellez le "système".

          Ce qui me semble pouvoir s’écrouler est le "système monétaire international", c’est à dire le fait que les états acceptent pour commercer d’échanger des devises différentes. Ceci peut faire péricliter le commerce international.

          Il me semble que la suite de "l’ordre mono-polaire", ce ne sera pas un "ordre multi-polaire", ce sera le désordre.



        • geko 9 octobre 2008 16:38

          Bonjour Forest

          Vous pensez comme Larouche que "C’est la plus grave crise de l’histoire depuis le « nouvel Age des ténèbres » du 14ème siècle. Car c’est un phénomène comparable au nouvel Age des ténèbres du 14ème siècle.C’est le plus grave effondrement financier de toute l’histoire européenne." ?


        • JL JL 9 octobre 2008 16:57

          amha comme dit Forest, ce n’est pas La crise. Ce n’est mâme pas un hoquet, puisque l’expression "capitalisme de crise" est devenu un pléonasme. Mais ceux qui ont annoncé La crise ne sont pas près à reconnaitre cette évidence.

          Depuis longtemps on a identifié le fonctionnement des pompes à finance qui sont comme la célèbre pompe aspirante-refoulante de nos manuels d’écoliers : inflation, déflation, bulles qui gonflent, qui pètent, ..., ne sont que les cycles de sa respiration. S’il y a crise, ce n’est pas crise du système, c’est crise pour ceux qui n’ont pas encore tout donné à ceux qui ont pour projet de tout s’approprier.


        • Forest Ent Forest Ent 9 octobre 2008 18:12

          @ geko

          J’ai beaucoup fait le rapprochement avec 1929. Pour autant, il me semble qu’il y a aussi des choses nouvelles qui font que le résultat ne sera pas quelque chose de déjà vu. Quand on voit deux voitures foncer l’une vers l’autre, on peut penser qu’elles vont se heurter, mais ça ne permet pas précisément de prévoir où se trouveront les morceaux. J’ai l’impression de vivre un de ces instants très courts et très longs où l’histoire est suspendue. Quand la poussière se lèvera, on pourra juger les dégâts. On n’y est pas encore. Il reste la "crise du sac de noeuds". La faillite de Lehman a commencé à trancher le noeud gordien.


        • darthbob darthbob 9 octobre 2008 15:14

          Je suis d’accord avec le parallèle religion / marché. Surtout lorsqu’on entend les journalistes et les "experts"... C’est de la dévotion, ils nous implorent de croire que tout va s’arranger... parce que le marché le vaut bien...

          Mais, là où ça commence à bien faire, c’est quon parle de milliards de dollars, de centaines de milliards de dollars pour "sauver" des banques, des assureurs et des organismes monstrueux ...

          et dans le même temps, dans le 20minutes d’hier on pouvait lire :

          "LA FAMINE FRAPPE DE NOUVEAU L’ETHIOPIE"

          les ONG sont en alerte suite à la sécheresse et au prix démentiel des matières premières.

          Il suffirait de 325 millions de dollars pour laisser passer la crise, sauver les enfants de la mort

          LES ONG n’arrivent pas à collecter cet argent ! La France n’en a rien à fiche ! Il faut sauver Dexia et Fortis !



          On se fait manipuler comme des souris en labo.


          • Triodus Triodus 9 octobre 2008 16:44

            @ l’Auteur, @Forest, merci pour vos éclairages.

            Le plus effrayant, c’est que j’ai vu sur le net depuis au moins une année des opinions alarmées sur ce sujet ; bien que je n’aie aucune compétence en finance.

            Je ne peux à aucun moment imaginer que celà soit passé inaperçu aux yeux de ceux qui en ce moment même nous ordonnent de leur faire confiance et nous harcèlent de leurs "Tout va bien" et autres "L’Etat prendra en charge".

            Tout comme les bouchers, les politiques savent et ne paniquent pas.

            Cordialement,
            T.





            • wesson wesson 9 octobre 2008 23:35

              Bonsoir l’auteur,

              merci pour votre article dont je conteste toutefois l’ossature.

              Si vous pensez à l’inéluctabilité d’un plan Paulson 2 (en ce qui me concerne, je croyais que nous étions DEJA au le plan paulson 2, sauver le monde et les flèches en bois), personnellement je pense que il y aura bien un plan, mais qui ne s’appelera pas Paulson.

              Pour moi le système actuel, pourtant extraordinairement résilient, est déjà passé au point de non retour. L’islande est déjà engloutie .Sa bourse est fermée jusqu’a Lundi, le pays a demandé un crédit d’urgence à la Russie pour payer les salaires des fonctionnaires et s’apprète à demander l’intervention du FMI. La totalité des banques centrales ont craché au bassinet des sommes astronomiques tout au long de la semaine, sans aucun effet tangible. Le pauvre plan Paulson fait ridicule, et ressemble de plus en plus à "take the money and run".

              Tout ceci me fait dire que quelque soit la somme qui sera injectée dans le système, la cause est entendu cet argent ne vaut plus rien, ne représente plus rien.

              Nous sommes d’accord sur le fait que sur le fond, rien n’est réglé. Un des problèmes principal est que tout ce joli monde à passé son temps à nous mentir et à raconter des histoires démenties par les faits 3 jours après. là ou nous divergeons, c’est sur l’origine de la solution. Paulson est un pur produit du système financier international. Il s’est même fait plaisir en laissant lehman brothers faire faillite, il avait juste pas prévu que la merde allait toucher le ventilateur allumé. Il y aura peut-être un plan paulson 2 ou 3 ou plus, mais il ne règlera rien. 

              Faute d’avoir sû se modérer à temps c’est maintenant d’une purge quasi-stalinienne du système que pourra renaitre quelque chose de viable, en quoi les gens aient confiance. et ça se passera sans Paulson.


              • Romain Desbois 10 octobre 2008 13:05

                eric Woerth Minsitre du budget s’est vendu hier sur BFM écouter .
                Il a dit que la garantie de l’état est comme l’arme nucléaire, c’est fait pour ne pas servir. et de rajouter que si l’état doit quand même intervenir, à ce moment là on avisera.
                c’est donc une garantie bidon et ils ne pourront pas dire qu’ils ne le savaient pas.


              • Jean Lasson 10 octobre 2008 01:14

                Décidement, l’auteur semble fâché avec les nombres :
                60 mille milliards $ = 60 Tera$ (T$) = 60 x 10^12 = 6 x 10^13
                population actuelle : 6,7 milliards, disons 6 milliards = 6 x 10^9
                donc : 6 10^13 / 6 10^9 = 1 10^(13-9) = 10^4 = 10.000 et non 60.000.
                En l’occurrence, ça ne fait pas de différence, mais autant être exact.

                Concernant les CDS, l’encours actuel a un peu diminué, il est de l’ordre de 58 T$. Il s’agit du notionel. Si tous les contrats devaient être dénoués, j’ai lu que les sommes qui changeraient de main seraient bien inférieures, disons 5 à 10 % du notionel ? Cela ferait quand même 3 à 6 T$, de quoi achever le système financier américain. C’est irrécupérable. Je ne vois que deux issues : l’annulation pure et simple des CDS (est-ce possible ?) ou la planche à billets et l’hyperinflation résultante, après la phase de déflation en cours.

                Bon article sur le coeur de l’économie et même de toute société : la confiance. Sans elle, rien ne peut fonctionner. Or, elle a disparu, à tous les niveaux, pas seulement dans la finance, dans l’économie réelle, dans l’information des medias dominants et, bien sûr, dans les politiciens. Elle ne reviendra pas sans grands changements. C’est une crise de régime, nous la devons à Bush et aux bushistes (nous avons le même en France, mais en plus petit).

                Je pense que nous ne sortirons de cette crise que par un changement de régime. J’espère que ce sera par le haut, en restaurant la démocratie et l’honnêteté. Sans action citoyenne, nous risquons d’en sortir par le bas, avec un régime ouvertement fasciste. Cette tendance est déjà plus qu’amorcée smiley


                • Jean Lasson 10 octobre 2008 08:34

                  On compare la crise actuelle à celle de 1929. Mais d’après un historien, elle ressemble beaucoup plus à celle de 1873. L’analogie est frappante : spéculation immobilière et arrivée sur le marché international d’un grand pays émergent (les USA)...


                  • Michel Santi Michel Santi 10 octobre 2008 10:37

                    Article écrit il y a moins de 24 H. par Roubini, ça fait peur...

                    Nouriel Roubini : The world is at severe risk of a global systemic financial meltdown and a severe global depression

                     

                    The U.S. and advanced economies’ financial systems are now headed towards a near-term systemic financial meltdown as day after day stock markets are in free fall, money markets have shut down while their spreads are skyrocketing, and credit spreads are surging through the roof. There is now the beginning of a generalized run on the banking system of these economies ; a collapse of the shadow banking system, i.e. those non-banks (broker dealers, non-bank mortgage lenders, SIV and conduits, hedge funds, money market funds, private equity firms) that, like banks, borrow short and liquid, are highly leveraged and lend and invest long and illiquid, and are thus at risk of a run on their short-term liabilities ; and now a roll-off of the short term liabilities of the corporate sectors that may lead to widespread bankruptcies of solvent but illiquid financial and non-financial firms.

                     

                    On the real economic side, all the advanced economies representing 55% of global GDP (U.S., Eurozone, UK, other smaller European countries, Canada, Japan, Australia, New Zealand, Japan) entered a recession even before the massive financial shocks that started in the late summer made the liquidity and credit crunch even more virulent and will thus cause an even more severe recession than the one that started in the spring. So we have a severe recession, a severe financial crisis and a severe banking crisis in advanced economies.

                     

                    There was no decoupling among advanced economies and there is no decoupling but rather recoupling of the emerging market economies with the severe crisis of the advanced economies. By the third quarter of this year global economic growth will be in negative territory signaling a global recession. The recoupling of emerging markets was initially limited to stock markets that fell even more than those of advanced economies as foreign investors pulled out of these markets ; but then it spread to credit markets and money markets and currency markets bringing to the surface the vulnerabilities of many financial systems and corporate sectors that had experienced credit booms and that had borrowed short and in foreign currencies. Countries with large current account deficits and/or large fiscal deficits and with large short-term foreign currency liabilities and borrowings have been the most fragile. But even the better performing ones – like the BRICs club of Brazil, Russia, India and China – are now at risk of a hard landing. Trade and financial and currency and confidence channels are now leading to a massive slowdown of growth in emerging markets with many of them now at risk not only of a recession but also of a severe financial crisis.

                     

                    The crisis was caused by the largest leveraged asset bubble and credit bubble in the history of humanity where excessive leveraging and bubbles were not limited to housing in the U.S. but also to housing in many other countries and excessive borrowing by financial institutions and some segments of the corporate sector and of the public sector in many and different economies : an housing bubble, a mortgage bubble, an equity bubble, a bond bubble, a credit bubble, a commodity bubble, a private equity bubble, a hedge funds bubble are all now bursting at once in the biggest real sector and financial sector deleveraging since the Great Depression.

                     

                    At this point the recession train has left the station ; the financial and banking crisis train has left the station. The delusion that the U.S. and advanced economies contraction would be short and shallow – a V-shaped six month recession – has been replaced by the certainty that this will be a long and protracted U-shaped recession that may last at least two years in the U.S. and close to two years in most of the rest of the world. And given the rising risk of a global systemic financial meltdown, the probability that the outcome could become a decade long L-shaped recession – like the one experienced by Japan after the bursting of its real estate and equity bubble – cannot be ruled out.

                     

                    And in a world where there is a glut and excess capacity of goods while aggregate demand is falling, soon enough we will start to worry about deflation, debt deflation, liquidity traps and what monetary policy makers should do to fight deflation when policy rates get dangerously close to zero.

                     

                    At this point the risk of an imminent stock market crash – like the one-day collapse of 20% plus in U.S. stock prices in 1987 – cannot be ruled out as the financial system is breaking down, panic and lack of confidence in any counterparty is sharply rising and the investors have totally lost faith in the ability of policy authorities to control this meltdown.

                     

                    This disconnect between more and more aggressive policy actions and easings, and greater and greater strains in the financial market is scary. When Bear Stearns’ creditors were bailed out to the tune of $30 bn in March, the rally in equity, money and credit markets lasted eight weeks ; when in July the U.S. Treasury announced legislation to bail out the mortgage giants Fannie and Freddie, the rally lasted four weeks ; when the actual $200 billion rescue of these firms was undertaken and their $6 trillion liabilities taken over by the U.S. government, the rally lasted one day, and by the next day the panic had moved to Lehman’s collapse ; when AIG was bailed out to the tune of $85 billion, the market did not even rally for a day and instead fell 5%. Next when the $700 billion U.S. rescue package was passed by the U.S. Senate and House, markets fell another 7% in two days as there was no confidence in this flawed plan and the authorities. Next, as authorities in the U.S. and abroad took even more radical policy actions between October 6th and October 9th (payment of interest on reserves, doubling of the liquidity support of banks, extension of credit to the seized corporate sector, guarantees of bank deposits, plans to recapitalize banks, coordinated monetary policy easing, etc.), the stock markets and the credit markets and the money markets fell further and further and at accelerated rates day after day all week, including another 7% fall in U.S. equities today.

                     

                    When in markets that are clearly way oversold, even the most radical policy actions don’t provide rallies or relief to market participants. You know that you are one step away from a market crash and a systemic financial sector and corporate sector collapse. A vicious circle of deleveraging, asset collapses, margin calls, and cascading falls in asset prices well below falling fundamentals, and panic is now underway.

                     

                    At this point severe damage is done and one cannot rule out a systemic collapse and a global depression. It will take a significant change in leadership of economic policy and very radical, coordinated policy actions among all advanced and emerging market economies to avoid this economic and financial disaster. Urgent and immediate necessary actions that need to be done globally (with some variants across countries depending on the severity of the problem and the overall resources available to the sovereigns) include :

                     

                    • another rapid round of policy rate cuts of the order of at least 150 basis points on average globally ;
                    • a temporary blanket guarantee of all deposits while a triage between insolvent financial institutions that need to be shut down and distressed but solvent institutions that need to be partially nationalized with injections of public capital is made ;
                    • a rapid reduction of the debt burden of insolvent households preceded by a temporary freeze on all foreclosures ;
                    • massive and unlimited provision of liquidity to solvent financial institutions ;
                    • public provision of credit to the solvent parts of the corporate sector to avoid a short-term debt refinancing crisis for solvent but illiquid corporations and small businesses ;
                    • a massive direct government fiscal stimulus packages that includes public works, infrastructure spending, unemployment benefits, tax rebates to lower income households and provision of grants to strapped and crunched state and local government ;
                    • a rapid resolution of the banking problems via triage, public recapitalization of financial institutions and reduction of the debt burden of distressed households and borrowers ;
                    • an agreement between lender and creditor countries running current account surpluses and borrowing, and debtor countries running current account deficits to maintain an orderly financing of deficits and a recycling of the surpluses of creditors to avoid a disorderly adjustment of such imbalances.

                     

                    At this point anything short of these radical and coordinated actions may lead to a market crash, a global systemic financial meltdown and to a global depression. The time to act is now as all the policy officials of the world are meeting this weekend in Washington at the IMF and World Bank annual meetings.

                    ***


                    • marc berger marc berger 10 octobre 2008 15:49

                      bonjour

                      vous dites "Le syndrome de Stockholm nous atteint tous car nous n’avons d’autre choix pour assurer notre survie que de nous identifier - et de soutenir - ceux qui ont kidnappé croissance, pouvoir d’achat et quiétude."

                      Objectivement je ne pense pas que ca sera le cas, et ceci pour plusieurs raisons. Nous voyons la fin du néo-libéralisme, du libre échange etc... enfin tous ces pseudos arguments issues du monde de ceux qui pensent détenir les clés de la reussite et du pouvoir sur cette terre ! L’ensemble des citoyens de cette terre voient à juste raison, les failles du capitalisme sauvage tel qu’on le vit depuis déjà trop longtemps.

                      Il suffit pour s’en rendre compte de regarder ce qui se passe, les Etats ont beau faire tout ce qu’ils peuvent pour sauver ce qui reste a sauver de ce désolant monde sans humanité, rien n’y fait, la finance est de plus en plus en crise (allez voir le niveau de la bourse) , les banques n’ont plus confiance entre elles, et pour finir les citoyens se rendent compte qu’on les a pris pour des blaireaux !!!!!! et ca c’est fini

                      Pour la finance mondial c’est facile de se rendre compte de ce qui va se passer, la finance ce sont des lions quand tout va bien et des rats quand tout va mal (je suis assez fier de la métaphore) et donc en tant que rats, les financiers et autres joueurs de capitaux, ne cherchent qu’une seule chose, la maximisation du profits or justement en periode de crise, chacun de ces rats va essayer de tier a lui le plus de profit quel que soit le niveau de la crise, ainsi donc ces derniers coulent le restant de navire sur lequel ils étaient.

                      CQFD ont pourra injecter tout ce qu’on veut il ne peut y avoir de raison dans ce monde de la finance, chacun tirant profit au détriment des autres, si le monde de la finance était philanthropique cela se saurait smiley

                      Pour ce qui est du système monétaire mondial, pareil, l’ensemble de la population mondiale se rends compte que l’on nous a pris pour des cochons d’inde, courant sans cesse dans cette roue alimentant tout ce petit monde qui se la pete !.

                      Bref ou allons nous ? certainement pas vers une nouvelle religion, qui comme tout le monde le sait paralysie les consciences, et ne fait qu’agraver l’asservissement des gens. Je pense que tout va péter ! en premier le système monétaire mondial, ensuite une partie de l’économie et enfin une partie de la société telle qu’elle a été voulu par ceux qui l’ont créé ! et c’est tant mieux.

                      A nous humains, citoyens peut importe les mots, de reprendre en main les choses, les richesses ne doivent plus se faire dans le plus d’une croissance sans limite, mais dans une juste limite. L’argent ne doit plus être en les mains des gens de la finance tel que nous les connaissons mais entre les mains de tous.

                      On doit maintenant passer à un monde ou le service bancaire devient un service public et non une entreprise à pomper un maximum de gens pour le redistribuer à une minorité, n’oublions pas qui crée les richesse sur cette planette !!! ce sont les hommes pas une poignée d’homme mais l’ensemble des humaines.

                      Ce qui est marrant c’est de voir que ceux qui ont le pouvoir (via l’argent) font tout pour que nous (la base) payons les pots cassés de ces derniers, nous faisant croire qu’une fin de ce système serait un cataclysme innommable, mais c’est faux de toute façon le catacysme sera pour nous alors tant qu’a faire autant entrainer avec nous tous ceux qui peuvent se payer des voitures de luxe bien poluantes, des trajets en avions (bien poluants) etc...ou même ceux qui peuvent se payer le luxe d’aller se faire un ti forum à Davos !

                      Désolé michel mais cette fois ci, si la base va bouffer des pommes de terre, tu vas y être invité et tout tes copains de Davos aussi, bon app smiley

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