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Crise dans l’automobile : les constructeurs sont responsables et les aides de l’Etat inutiles

General Motor, Chrysler, et peut-être Ford, ces fleurons du 20ème siècle industriel américain, seraient au bord de la faillite, ou du moins, en si mauvais état que les chaînes de production sont arrêtées pour un moment. C’est la crise ! En France, en Europe, même cas de figure, sauf que le dépôt de bilan n’est pas à l’ordre du jour. Quelques semaines de chômage technique suffiront. Mais au vu de la chute des immatriculations européennes, un quart, la situation est inquiétante pour tout le secteur. C’est la récession ! Et la dépression ?

Non, il ne faut pas dramatiser. Le secteur n’est pas aussi menacé qu’on ne le dit, car les gens utilisent leur véhicule et ont besoin des services de l’atelier pour les réparations et l’entretien. Et puis certains conduisent mal, alors des véhicules vont à la casse. Le seul et grave problème, c’est la production. En ce sens, le sort de l’industrie automobile résume à lui tout seul les impasses de l’économie et l’ineptie des programmes d’aide de l’Etat. Pourquoi cette crise ? D’abord la conjoncture mondiale et cet excès de mauvaises nouvelles n’incitant pas les consommateurs à acheter. Ensuite, la saturation du marché, les gens ayant les moyens ont tous un véhicule, excepté BHL et JFK qui n’ont pas le permis. La seule marge de manœuvre, ce sont les hésitants, ceux que la pub s’efforce d’attirer chez le concessionnaire, puis le banquier pour ceux qui on un crédit. Or, le crédit est plus cher, les gens ont peur de l’avenir. Voir un huissier débarquer pour des créances n’est pas une idée très sexy. Alors, ceux qui n’ont pas un besoin urgent d’un véhicule neuf préfèrent repousser leur achat. Et pareil pour ceux qui auraient pu le faire en disposant d’une épargne, livret A plus LDD par exemple. La prudence est de mise, la frugalité aussi. La chute des ventes s’explique ainsi. 

Et l’Etat ? On ne voit pas comment l’Etat pourrait aider le secteur en proposant des prêts réduits ou des avantages. Ce serait inefficace et coûteux, d’autant plus que les ventes de véhicules français comptent pour la moitié. Le contribuable français sera alors choqué de constater qu’en cas d’une aide de deux milliards, un milliard ira améliorer la santé de constructeurs italiens, allemands et japonais. En plus, ce même contribuable sera irrité de voir l’Etat dépenser de l’argent pour que des gens qui n’en n’ont pas vraiment besoin achètent un joujou neuf, alors qu’on réduit tous les postes publics, y compris dans l’éducation. Luc Ferry venant de déclarer avec une effrayante froideur que deux heures de cours supprimées permettent de se passer des 10 000 professeurs en moins prévus par le programme du gouvernement. Carlos Ghosn, le hussard des nouveaux modèles de chez Renault, en appelle à l’aide de l’Etat, jugeant la situation pire qu’en 1993, période similaire de récession qui vit le marché baisser de 17 points mais à cette époque, le crédit avait permis de relancer la machine. Sauf qu’en 2008, le parc automobile est saturé. Enfin, si le sauvetage des constructeurs peut sembler à l’opinion désinformée comme moral, c’est tout de même une manière de reculer le problème que de relancer le crédit alors que la crise financière est due pour une part à ces crédits intempestifs octroyés pour faire surconsommer des classes moyennes dont les revenus n’augmentent pas. Le fordisme est supplanté par le « crédisme ». Si Sarkozy se dirige dans cette voie, autant dire que ses conseillers sont de fieffés incompétents, comme du reste les dirigeants des groupes industriels.

Car le fin de mot de l’histoire, c’est que le marché n’y est pour rien dans toute cette crise. Les causes sont à la fois globales et propres au secteur. Les gens, les financiers ont abusés des possibilités du marché et de la finance. Imaginons une mongolfière, avec des gens qui soufflent dans le ballon, une mongolfière avec une nacelle de financiers qui prennent dans les arbres imaginaires des paquets de billets de dollars liés au travail des gens qui soufflent. Pour monter plus haut, il lancent par-dessus bord des passagers, en font monter d’autres. On appelle cela politique des bas salaires. Mais à un moment, la mongolfière ne monte plus, elle descend de quelques mètres, alors on débarque des passagers sans en faire monter d’autres ou du moins, pas autant qu’avant. On appelle cela l’augmentation du chômage. La crise de l’automobile vient du fait que les constructeurs n’ont pas vu la saturation du marché et le contexte économique. Incompétence ou aveuglement ? Pourtant, on se dit bien que dans les équipes de direction, il y a des comptables, des hauts gestionnaires, des polytechniciens, des analystes économiques sortis de nos meilleures HEC et ESSEC de part le monde. Eh bien non. Les PDG, Ghosn le premier, ont semble-t-il pratiqué une politique à l’aveugle.

Ce qui nous conduit à entrer dans la psychologie de la toute puissance et de l’appréhension des réalités. Une chose est certaine, parvenus à ce niveau, ces hauts dirigeants ont perdu le sens de la morale citoyenne et de la valeur de l’argent. Salaires mirobolants, stocks options, parachutes dorés. Comment alors ne pas penser que dans leurs délires de croissances et toute puissance, ils ont poussé la production, le nombre de modèle, croyant que le monde des consommateurs allait se plier à cette vente fortement incitée, notamment par la séduction de la pub. Nous comprenons bien que le marché n’est qu’un arbitre neutre, censé équilibrer offre et demande, production et solvabilité. Nos constructeurs automobiles ont cru passer outre les règles du marché, un peu comme un gosse qui croit pouvoir gravir une paroi et finit par dévaler la pente, puni par son audace juvénile.

Les dirigeants de l’automobile n’ont pas voulu voir la saturation du parc automobile. Pourtant, les Français ordinaires, ceux qui vendent par petite annonce leur vieille caisse, savaient, en discutant avec les employés de ces journaux gratuits, que le marché de l’occasion était saturé et que, seuls les petits modèles anciens, genre Corsa ou 205, vendus entre 1000 et 2000 euros, partaient rapidement. C’était il y a trois ans. Apparemment, les constructeurs n’ont pas su développer des études de marché fiables. Ils en ont fait qu’à leur tête, le nez dans le guidon, comme du reste les banques. Et pourtant c’était facile à prévoir que les ventes allaient fléchir et que l’embellie depuis 1993 n’aura plus lieu. A cette époque, le marché était soutenu parce que les jeunes entraient sur le marché et les seniors dotés de bonnes retraites pouvaient acheter de quoi mettre un peu de piment dans leurs vieux jours. Actuellement c’est fini. Il se dit même qu’il y a pas de place pour tous les constructeurs. La solution la plus sage est donc d’écouler les stocks avec des fortes remises, ne serait-ce que pour concurrencer le marché de l’occasion récente qui lui aussi, a des stocks. Et de réajuster les productions pour assurer le renouvellement du parc en adéquation avec les disponibilités des acheteurs. L’Etat n’a pas à intervenir dans ces mécanismes de réajustement. C’est clair et net. Il y a d’autres priorités. Alors l’expérience du bassin lorrain sous Mitterrand devait servir de leçon, avec toutes ces aides dilapidées et finissant dans quelques poches d’individus bien placés. Sans compter la récente affaire HP à Grenoble. Alors les aides et les promesses, on sait bien ce qu’elles deviennent.


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77 réactions à cet article    


  • Le péripate Le péripate 17 décembre 2008 11:28

     Inutile.... Je dirais même plus, nuisible. Car cet argent sera pris ailleurs, par le biais d’impôts, ou ce qui revient au même, par la dette ou l’inflation. Et cet argent manquera aux acteurs individuels, qui savent bien mieux comment allouer leurs ressources. La somme de leurs décisions donnent des signaux bien plus utiles aux décisions d’investissement qui préparent l’avenir. Ce n’est que ça, la main invisible, l’émergence spontanée d’ordre à partir d’une complexité insaisissable.


    • Bernard Dugué Bernard Dugué 17 décembre 2008 15:05

      Arrête de glander Léon, la sieste est fini, au bulot !


    • ZEN ZEN 17 décembre 2008 18:35

      "la main invisible, l’émergence spontanée d’ordre à partir d’une complexité insaisissable."

      On l’a vu à l’oeuvre dans le boubier financier spontanément destructeur...
      Une main un peu lourde ! smiley


    • Le péripate Le péripate 17 décembre 2008 20:51

      Ce que on voit avec la main très visible du communisme, c’est l’homme dégradé en esclave. Perso, je ne fais pas le même choix que Zen.


    • ZEN ZEN 17 décembre 2008 21:10

      Péripate décide de l’appartenance des individus..
      C’est pas beau ça !
      Je n’ai jamais été encarté où que ce soit


    • Le péripate Le péripate 17 décembre 2008 22:01

       Tu nous montres tous les jours que tu fais le choix du communisme. Pas besoin de carte pour ça.


    • ZEN ZEN 17 décembre 2008 22:57

      Qui n’est pas ultralibéral est communiste...

      Extraordinaire, la logique du Péripate, manichéenne à souhait !
      Typique des nouveaux convertis


    • Le péripate Le péripate 17 décembre 2008 22:59

       Qui n’est pas communiste est libéral. Formidable la logique du Zen.


    • Le péripate Le péripate 17 décembre 2008 23:02

       Tu comprends ? Tu joue au con, moi aussi.

      Argumente, ou lâche moi.


    • Olga Olga 17 décembre 2008 11:44

       JFK n’a pas le permis ?
      Il faut dire que la dernière fois qu’on l’a vu dans une voiture ça s’est mal terminé... smiley

      Pardon Bernard, j’ai honte. 


      • appoline appoline 17 décembre 2008 18:52

        @ Olga,
        Mais non, mais non, ce n’est pas lui qui conduisait mais hélas son chauffeur s’est retourné et il a perdu la route de vue. Les accidents de la route sont parfois meurtriés.


      • Olga Olga 17 décembre 2008 20:46

         Le chauffeur a réussi à éviter la balle qui arrivait à contresens, mais le passager à l’arrière n’a rien vu venir malheureusement... smiley


      • cathy30 cathy30 17 décembre 2008 11:53

        Bon article plein de bon sens et d’honneté. Mais j’ai bien peur qu’il ne faut pas suivre cette logique pour nos élus et super PDG. Ils ne pensent pas comme ça. Je suis certaine que tout ce beau monde fête la crise avec coupes de champagne et gros cigares. Même le conservatisme à coup de milliard pour ces grosses sociétés sont détournées. Une seule logique perverse : le profit. L’incompétance est hors jeu.

        Ils n’ont même plus honte de ce qu’ils font, en mettant au chomage technique sans salaire des milliers d’ouvriers pendant les fêtes. Le noël pour eux va être très dur.


        • LE CHAT LE CHAT 17 décembre 2008 12:04

          même sans avoir le permis , BHL est entré en collision avec une tarte à la crême à vive allure ; quel choc frontal ! son égo a été broyé dans le sinistre et sa chemise blanche ouverte sur son torse imberbe a reçu des éclaboussures ! 
          Sarko pourrait donner aussi des primes à la chemise neuve !  smiley


          • Pierre R. Chantelois Pierre R. Chantelois 17 décembre 2008 12:42

            Bernard

            Je suis consterné de voir tout cet argent qui, depuis la crise, sort du sac des États pour aider soit l’industrie de la finance, soit l’industrie de l’automobile, soit l’industrie de la construction. Mais diable pourquoi cet argent était-il si bien caché ? À combien s’élève la totalité des aides financières promises à travers le monde ? Pendant ce temps le pouvoir d’achat diminue ou stagne, les gens perdent leur maison, leur emploi, leur dignité. En terminant, il est consternant de lire que Luc Ferry a déclaré avec une effrayante froideur que deux heures de cours supprimées permettent de se passer des 10 000 professeurs en moins prévus par le programme du gouvernement.

            Pierre R. Chantelois


            • Bernard Dugué Bernard Dugué 17 décembre 2008 12:57

              LE FIGARO. - Êtes-vous étonné par ce revirement du gouvernement sur la réforme du lycée ?
              Luc FERRY. - Je suis très surpris parce que j’ai vu Xavier Darcos il y a quatre jours pour lui dire tout le bien que je pensais de sa réforme du lycée. Alors que je suis au contraire très négatif sur sa réforme du primaire qui consiste à supprimer des heures de cours.

              Cela me rappelle à quel point j’étais désespéré, anéanti lorsque Chirac m’avait demandé de retirer mon texte sur l’autonomie des universités en 2003. Cette réforme du lycée, il fallait la faire car la série littéraire (L) est exsangue. Un rééquilibrage des filières était nécessaire. Il s’agissait aussi de mieux préparer les jeunes à l’université et de supprimer des heures de cours. Une heure en moins, c’est 4 000 postes économisés. Avec les deux heures et demie en moins que prévoyait le texte ces derniers jours, on aurait économisé 10 000 postes d’enseignants. Et dans le schéma initial, on ré­glait tous les problèmes de suppressions de postes !


            • Antoine Diederick 18 décembre 2008 15:59

              Bonjour Pierre, content de vous lire à nouveau sur Avox.


            • Lisa SION 2 Lisa SION 2 17 décembre 2008 12:46

              Pendant qu’en Orient, siège de la sagesse légendaire, on fait des bus &lectriques avec trois cent kilos de batteries derniere génération, leur permettant de les charger en deux minutes à la station et leur apportant l’énergie pour faire le kilomètre qui mène à la station suivante, Nous, on fait çà : http://www.arer.org/news/affiche_news.php?article=292 . Bien sûr, cela profite pleinement à la filière air liquide. Le troley-bus, avec ses fils électriques suspendus au centre ville profite à la filière nucléaire. Le tramway profite à Alstom, etc. Encore les lourds vainqueurs de l’ère militaro-industrielle qui s’éteint...mais les temps changent. Le 4X4 est arrivé sur le marché avec la première rumeur "environnement", il y a quinze ans. Etonnant, n’est ce pas ? C’est lui qui autorise le propriétaire de la dernière ruine isolée au bout d’un chemin caillouteux d’arriver jusqu’à chez lui. Son seul tort consiste à retourner vers Paris, où il n’a évidemment pas sa place, plutôt que prendre les transports en commun. Mais, notre homme n’est probablement pas " communiste " ? Mais, le mieux, c’est encore la deux chevaux. dotée des nouvelles technique et des nouveaux matériaux, elle serait deux fois plus puissante, deux fois pus solide et ne consommerait que deux litres aux cent km. Mais, bien sûr elle reste incompatible avec les deux tonnes quatre cent chevaux des grosses allemandes. Le tout est de définir qui fait la loi sur nos routes. L’Europe a devoir d’harmoniser les moyens de transport, mais cela ne veut pas forçément dire de s’aligner avec les plus lourds. Seulement, nous avons tellement rèvé de nous faire plus gros que le boeuf que nous voilà devenus pataud et grosjean. Nos lourdes voitures sont si instables qu’il leur faut cinq cent kilos supplèmentaires d’assistances à la conduite pour leur faire tenir la route. A part, bien sûr la C5 qui, avec sa suspention hyper performante permet de charger six cent kilos sans faire toucher le pare-choc arrière su le bitume. Je me souviens avoir lu un essai de la Porshe Cayenne, l’essayeur déconseillait aux propriétaires de s’engager dans la boue sous prétexte de courir le risque de planter cet énorme tank !

              A l’heure où le baril s’enflamme, alors que surgissent quantité de systèmes alternatifs de propulsion, l’Etat inaugure cinq cent pompes d’agro-carburant. Il faut 0,9 l de pétrole pour faire un litre de biocarburant. Alors que la terre agricole s’essouffle, s’épuise et met en péril la faim dans le monde...A l’heure où l’on comprend, et où s’impose vraiment, l’idée du ferroutage, une décision ministérielle ferme 262 gares de triages. 

              Il est effarant de constater à quel point les mauvaises solutions s’installent si rapidement. Il y a à peine cinq ans, on ne parlait pas de ce " bio ?carburant ". Cette mode est apparue suite à la montée brutale du prix du baril, et curieusement, cela ne suffit pas à stabiliser cette bulle. La raison en est simple : Il faut bruler presque un litre de pétrole pour fabriquer un litre de biocarburant. Ceci ne résout aucun problème, pire, cela en entraine de nouveaux, encore plus graves. Pendant ce temps là, les bonnes solutions piétinent depuis des décennies dans l’indifférence générale. Il semble que nos dirigeants politiques et économiques choisissent toujours les procédés compliqués et coûteux, mais qui doivent rapporter beaucoup à leur auteurs.

              L’heure n’est plus au pétrole instable mais au solaire durable. Ta voiture légère fait son plein pendant que tu fais tes courses si tu as pris la peine de la garer au soleil, car sa peinture est photovoltaïque. Ses moteurs dans les roues se changent en trois minutes et fait encore baisser le centre de gravité tou en libérant la place occupée aujourd’hui par le moteur à l’avant. Ainsi cette voiture pèse encore moins lourd et est plus courte et donc plus légère ou alors, plus solide.

              Allez, rangez au musée du vingtième siècle vos vieilles techniques obsolètes, que l’on puisse enfin s’engager dans la nouvelle ère du léger et durable. Merci d’avance.


              • Bernard Dugué Bernard Dugué 17 décembre 2008 13:12

                La voiture photovoltaïque, ça nous changera la vie et même les infos. Avant c’était toujours la faute au brouillard

                AFP. Terrible accident, une voiture photovaltaïque tentait de dépasser un semi remorque lorsqu’un nuage est passé au dessus du ciel, masquant le soleil. Le conducteur n’avait plus assez de jus et s’est encastré dans un autocar venant en face


              • eugène wermelinger eugène wermelinger 17 décembre 2008 18:01

                Bonjour Lisa Sion et Bernard Dugué. 
                Vous oubliez tous les deux de parler de la voiture à air comprimé du français Nègre qui va devoir les faire faire en Inde.
                Voici un lien :
                http://www.mdi.lu/fra/affiche_fra.php?page=onecats


              • appoline appoline 17 décembre 2008 19:43

                Il est évident que depuis longtemps des solutions alternatives auraient pu voir le jour mais voilà, le pognon dirige tout. Et puis, notre élite est bien trop préoccupée par ses intérêts pour s’appesantir sur les problèmes de pollution et autres


              • Lisa SION 2 Lisa SION 2 20 décembre 2008 18:53

                dans un site de stastistiques accident par modèles que je ne retrouve pas, j’ai noté les chiffres suivants :

                Morts pour dix accidents.

                Fiat Panda / 6

                citroen C 5 / 2

                BMW série 7 / 7

                En effet, cette voiture fleuron de la marque allemande qui pèse près de deux tonnes, est équipée d’un module central. C’est une sorte de joystick qui gére des quantités de données qui s’inscrivent sur un écran témoin au centre du tableau de bord. Ce seul bouton donne accès au chauffage, au gps, au téléphone, à la radio et s’il vous plait, la télé, à l’ordinateur de bord avec indication de consommation instantanée, vitesse moyenne et autonomie jusqu’au prochain plein...etc.

                Le comble de la sécurité...le rève...le luxe absolu...la top classe du jet-set moyen...le nec plus ultraâa...

                Sauf que, cette superbe voiture très très très prisée chez les cols blanc du monde entier, le rève absolu des traders et banquiers pressés...a tué sept sur dix auteurs d’accident !

                Bienvenue dans le monde du touours plus d’électronique embarquée !

                http://199.84.131.196/catacombes/EV1Eulogy.htm


              • french_car 17 décembre 2008 13:54

                Très bonne analyse, Carlos Ghons la partage quand il dit :

                - trop de marques, trop de modèles, trop de capacités de production, marchés occidentaux saturés
                Il a d’ailleurs largement anticipé en créant l’Alliance et en rationalisant la production des deux groupes par le partage de plateformes et d’organes mécaniques, voire en partageant les capacités de production.
                Cependant il sollicite l’aide de l’Etat pour le crédit afin de contourner les taux que les banques lui imposent pour compler les pertes liées à leurs excès spéculatifs.
                Hélàs je ne pense pas qu’il partage l’analyse - simple pourtant et pas seulement en rapport avec l’industrie automobile - qui veut que plus on réalise de "gains de productivité" par les délocalisations et autres procédés, moins on a de clients solvables !
                Par ailleurs il faut bien reconnaitre que nos véhicules sont plus solides qu’il y a 30 ans, que l’age moyen du parc est de 8,5 ans quand il y a 30 ans un véhicule de 8 ans était fourbu et perclus de corrosion. Il faut reconnaitre aussi que les progrès technologiques de ces 10 dernières années - carte main libre, frein à main, essuies glaces et autres phares automatiques, radar de recul ... - ne sont pas de nature à l’emporter sur la décision de changer de véhicule.


                • Philippe VIGNEAU 17 décembre 2008 15:38

                  ca brave patron de Renault ferait mieux de supprimer la participation de Renault a la Formule1 avant de pleurer a l’Etat des milliards.... les japonais (Honda, Suzuki et Subaru) gerent beaucoup mieux que nos patrons voleurs...


                • maxim maxim 17 décembre 2008 14:17

                  en ce qui concerne la production US ,il y a longtemps qu’elle était déjà mi moribonde ,vu le conservatisme Américain vis à vis de l’automobile ..

                  il y a belle lurette que les Japonais avaient inondé le marché d’outre Atlantique en proposant des modèles biens finis ,fiables ,tenant bien la route ,avec un réseau Sav bien structuré ,et enfin un rapport qualité prix faisant la difference !

                  que ce soit pour toutes les gammes de véhicules d’ailleurs !

                  en ce qui concerne le haut de gamme spécifique ,c’est surtout les voitures Allemandes et Italiennes qui sont prisées là bas ....

                  j’ai eu l’occasion il y a quelques années de conduire une Chrysler Néon ,censée concurrencer les moyennes gammes supérieures Européennes ,c’était le flop total ,d’ailleurs ,je ne pense pas qu’elle se soit beaucoup vendue ....ligne insipide ,finition médiocre confort et espace mal étudiés ,tenue de route" moyenne "bref le loupé total !

                  je ne suis pas anti Américain ,mais là ,face à l’immobilisme des dirigeants ,les études de marché foireuses ,tant pis pour eux ,c’est le jeu du marché concurrenciel ,on est bon ,on vend et on en vit bien ,on est mauvais on disparait !

                  et alors ,chez nous ,cette manie de faire du stockage sans être certain de vendre ,souvenons nous de la Talbot Tagora ,sous la férule de Simca ,qui après avoir flirté avec Chrysler ,a racheté la marque Talbot ( marque de prestige d’alors ..) et avoir rebaptisé de vulgaires chignoles Simca ,avec un nom si chargé d’auréole ,le public ne s’y est pas trompé ,et a boudé ces ersatz ,ce qui a entrainé la faillite du constructeur ...

                  quand aux Tagoras ,qui n’étaient que des Peugeots 604 ( autre flop ) recarrossées ,elle étaient stockées neuves avec les bagnoles prix marchand ,celle qui partent en Afrique achetées par lots ou au poids !

                  et la même erreur persiste chez nos constructeurs nationaux ,du stock , du surstock ,ne sachant même pas si il sera vendu ,tout ça ,parce que la concurrence faisant rage ,ces constructeurs voulant à tout prix inonder le marché avec toujours le nouveau modèle qui supplantera l’ancien !.

                  grave erreur ,d’autant plus qu’une voiture actuelle peut durer plus de 15 ans et faire plus de 250000kms si l’entretien a été respecté ...
                  et que les propriétaires ,satisfaits de leur possession ,n’ont pas forcément envie de changer une bagnole qui marche bien pour une autre qui n’apportera rien de plus !

                  et puis il y a la perte de 30% sitôt immatriculée ,alors,autant acheter une occasion garantie 1 ou 2 ans ,qui n’aura plus les défauts de jeunesse ,et qui finalement rendra les mêmes services et se revendra encore à prix correct ,une fois amortie !

                  alors là aussi ,étant libéral dans mes convictions ,je ne vois pas pourquoi on aiderait des entreprises cumulant erreur sur erreur ,place aux meilleurs et aux plus prévoyants ,tant pis pour les mauvais !


                  • JL JL 17 décembre 2008 14:18

                    L’économie basée sur la croissance n’est au fond, et pour utiliser l’expression à la mode, qu’une gigantesque pyramide de Ponzi : aujourd’hui on voit bien que le (marché) roi est nu !


                    • Internaute Internaute 17 décembre 2008 14:56

                      Je suis presque totalement d’accord avec l’auteur. Le marché est saturé et c’est un pousse au crime que de favoriser l’augmentation des crédits alors que l’endettement est la source de nos problèmes financiers.
                      Par contre, les grands constructeurs mènent plutôt bien leur barque. Renault investit lourdement en Russie qui est un marché en pleine croissance, loin de la saturation.

                      C’est triste à dire mais l’automobile paye sa qualité. N’importe quelle merdouille d’entrée de gamme fait tranquilement ses 200.000 kms quand une Panhard PL17 était bonne pour la casse à 40.000. On ne va quand-même pas le leur reprocher.

                      L’article soulève un point fondamental qui est le rapprochement aux limites. La croissance a des limites et la production dans les pays débeloppés est entrain de les atteindre. Il faut maintenant passer à l’usine flexible ou a la notion d’ouverture temporaire des usines et trouver le moyen de faire vivre les gens avec. Par exemple, Renault pourrait fabriquer des casseroles le temps que ses stocks d’autos disparaissent ou Airbus pourrait se mettre à la lingerie féminine dans les temps morts. C’est question d’organisation mais cela éviterait de tout importer.


                      • JL JL 17 décembre 2008 15:49

                        @ internaute, vous écrivez : "" c’est un pousse au crime que de favoriser l’augmentation des crédits "".

                        Pour ce qui concerne les crédits à la consommation, je vous l’accorde. Hélas, tant que les journalistes qui font l’opinion continueront à dire des bêtises du genre : "Les crédits à la consommation financent 10% de la consommation" – vous avez bien lu : financent – comme ce midi sur France Inter, on n’est pas près de trouver des solutions.


                      • cathy30 cathy30 17 décembre 2008 15:18

                        d’après le canard enchainé les petites voitures sont fabriqués dans les pays de l’est. Les grosses cylindrées moitié espagne moitié en france. La prime à la casse pourrait permettre aux constructeurs français d’écouler environ 30 000 voitures supplémentaires. soit moins de 1.5% de la production nationale annuelle (2.4 millions). Ce n’est donc pas avec la filière prime à la casse que la filière auto sera dépannée.


                        • L'enfoiré L’enfoiré 17 décembre 2008 15:57

                          Salut Bernard,

                           Si ce n’était que les autos américaines ce ne serait qu’un demi mal
                           Mon article url reprenait l’affaire au niveau mondial.
                           Bientôt faudra vraiment prendre les transports en commun.
                           smiley


                          • Reflex Reflex 17 décembre 2008 16:52

                            S’apitoyer sur l’état du marché de l’automobile équivaut à perdurer dans l’erreur. Depuis de déjà longues années tant les pouvoirs publics que des groupes de pression de plus en plus entendus ne cessent de dénoncer la gabegie écologique du tout à l’automobile. Ensuite, l’on feint de s’étonner des petits pas gagnants des transports en commun justement promus. La cohérence voudrait que l’on se réjouisse de voire la voiture remise à une plus place qu’elle n’aurait jamais dû quitter.
                            A quoi bon tenter de relancer un mode de déplacement que par ailleurs on ne cesse de justement condamner ?


                            • JL JL 17 décembre 2008 17:13

                              ""A quoi bon tenter de relancer un mode de déplacement que par ailleurs on ne cesse de justement condamner ?"" (Reflex)

                              Mais parce que notre environnement est modelé par et pour l’automobile !


                              • samregarde samregarde 17 décembre 2008 17:40

                                Tout à fait d’accord avec les propos de Lisa Sion. 

                                Je profite qu’il y ai encore un fil sur la crise automobile pour proposer à nouveau cette idée très simple, certes iconoclaste, mais qui a le mérite de s’attaquer à plusieurs crises à la fois et de manière, me semble-t-il, intelligente (puisqu’elle ferait appel à toutes les intelligences) et "relativement indolore".

                                Il s’agirait de limiter, dans un avenir proche, la seule variable d’ajustement existant aujourd’hui, à savoir la vitesse maximale autorisée. Il le faudrait de façon drastique (70 ou peut-être même 60 ou 55 km/h , y compris sur les autoroutes), et de façon universelle.

                                 

                                Une telle proposition s’attaque certes à l’image d’une certaine modernité passant par une mobilité « rapide », mais elle s’appuie sur des données physiques incontournables, et se révèle au final résolument progressiste.

                                 

                                D’un point de vue physique, Il faut d’abord comprendre et considérer que l’augmentation de l’énergie nécessaire pour amener et maintenir un véhicule à une vitesse élevée est une fonction exponentielle de la vitesse, qui dépend de la résistance de l’air ,du poids du véhicule, de la résistance au roulement et de l’accélération. 

                                Ainsi pour un rendement théorique donné et à trajet égal, la consommation en énergie d’un véhicule roulant à 50km/h est divisée par un facteur ∛/2 par rapport au même véhicule circulant à 100 km/h. 

                                 

                                Une réduction drastique de la vitesse maximale autorisée induirait donc une réduction encore plus drastique de la puissance des moteurs (électriques, thermiques ou chimiques), et par voie de conséquence de la consommation d’énergie et de la pollution.

                                 

                                 

                                ll faut ensuite considérer que le "peak oil" est déjà derrière nous. Si l’ensemble des habitants de la planète revendique un droit à rouler à plus de 100km/h max, en l’état actuel de nos connaissances techniques, cela serait tout simplement une catastrophe non seulement en terme d’émission de CO2, mais aussi en terme de ressources énergétiques.

                                 

                                Or les pays émergeant vont utiliser massivement l’automobile dans un avenir proche, charbon/électricité pour les uns, pétrole pour les autres,et ils l’utiliseront selon les normes internationales en la matière. L’industrie automobile chinoise ou indienne se mettra au diapason, soucieuse à la fois de rouler aussi vite que partout sur la planète, et surtout intéressée par les perspectives de vente que représentera alors sa propre production sur le marché international. La prochaine crise pétrolière (laquelle interviendrait d’autant plus tôt dans ce contexte), pourrait alors prendre des proportions jusque là inconnues (et dont les conséquences, soit dit en passant, seraient bien plus gênantes que le fait de se déplacer lentement).

                                 

                                Il s’agit donc de définir une vitesse maximale qui ne semble pas seulement "raisonnable" (je me permets de réfuter ce terme imprécis), mais surtout scientifiquement "soutenable" en terme de consommation globale, et aussi (et surtout ?) qui permette l’émergence de nouveaux types de véhicules beaucoup plus légers et sobres. La bonne fourchette reste à déterminer selon des critères objectifs, et se situe quelque part entre 50 et 75 km/h, en l’état actuel des techniques. 

                                 

                                En effet, les véhicules contemporains, prévus pour faire face aux contraintes considérables qu’induisent les hautes vitesses (structures renforcées, moteurs plus gros, dispositifs de sécurité indispensables) sont aujourd’hui encore en position d’hégémonie, dans la mesure ou aucune autre technique n’est suffisamment performante pour être concurrentielle et donc être produite massivement.. 

                                 

                                Réduire la vitesse consisterait donc, dans la sphère de la technée, à promouvoir la technodiversité : une foule de véhicules en tout genre est déjà conformée pour rouler à 60 km/heure dans une économie de poids, de matériaux et d’énergie considérable, le tout pour des prix de revient qui seraient relativement peu élevés si l’on passait à une phase d’industrialisation de masse. Ils ne demandent qu’à voir le jour autrement que sous la forme d’énièmes reportages dont on nous rebat les oreilles depuis des dizaines d’années.

                                 

                                Tout le monde parle de véhicules "propre", d’émission de CO2 réduite, d’économie d’énergie. La seule façon de s’en approcher aujourd’hui (j’insiste sur le terme aujourd’hui) est d’en passer par cette réduction des vitesses autorisées.

                                 

                                J’invite également à méditer sur ce qui suit : une baisse drastique et universelle de la vitesse maximale autorisée, savamment orchestrée, aurait d’autres conséquences bienvenues qu’il faut absolument mettre en regard avec quelques crises actuelles (économiques, territoriales) :

                                - faire sortir du marasme une industrie automobile en panne (laquelle, sinon, engloutira les aides de l’état pour mieux sombrer au prochain choc pétrolier ou à la prochaine crise de surproduction)

                                - créer des milliers d’emplois consacrés à la planification d’une telle opération et à la refonte structurelle qui en découlerait

                                - générer à terme bien des bénéfices liés à une certaine relocalisation (ou de ne pas ruiner le tissus existant dans les pays émergents)

                                - fluidifier le trafic routier

                                 

                                J’imagine sans peine que l’on pourrait en faire un véritable projet de société (un peu comme avec l’euro), en aidant au mieux les différentes initiatives afférentes qui en découleraient, en soutenant les plus ennuyés par une telle décisions, en promouvant des secteurs d’activités en relation (transports en commun, télétravail...)

                                 

                                Au chapitres des inconvénients , on en trouve de nombreux, mais aucun qui ne paraisse inacceptable ou incontournable à moyen terme. 

                                 

                                 

                                En résumé, l’humanité gagnerait, globalement, a appliquer une telle mesure. Je pense même qu’un monde où la vitesse serait limitée à 60 km/h deviendrait, avec les techniques qui sont les nôtres aujourd’hui, extraordinairement intéressant. Et meilleur à vivre. 

                                Qu’en pensez-vous ?

                                 

                                • zelectron zelectron 17 décembre 2008 20:20

                                  moi je prefererais des vehicules robotisés qui dépassent la vitesse de la lumière en consommant le moins possible...


                                • Asp Explorer Asp Explorer 17 décembre 2008 23:07

                                  Vu que le seul intérêt de l’automobile, c’est d’aller plus vite qu’à pied, ça résoudrait en effet la question de façon définitive.

                                  Ceci dit, avez-vous entendu parler d’un concept appelé "liberté individuelle" ? C’est assez fascinant... ça dit en gros que si les gens peuvent s’exprimer comme ils le souhaitent, acheter ce qu’ils veulent avec leur argent et se déplacer librement, ils vont être plus heureux, plus productifs et la société fonctionnera de façon plus harmonieuse. Une idée qu’on sans doute a un peu perdu de vue en France...


                                • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 17 décembre 2008 17:44

                                  Le contribuable français sera alors choqué de constater qu’en cas d’une aide de deux milliards, un milliard ira améliorer la santé de constructeurs italiens, allemands et japonais.


                                  Bernard, cette phrase n’a pas grand sens : les construteurs construisent et vendent partout dans le monde. je ne vois aucune espèce de différence entre une Renault fabriquée en Espagne ou en Turquie et une Toyota fabriquée à Valencienne...


                                  • Bernard Dugué Bernard Dugué 17 décembre 2008 21:54

                                    Et pourtant si, cette phrase a du sens, pour preuve, Wauquiez et Chatel ne cessent de déclamer qu’il faut intervenir pour sauver l’industrie automobile française


                                  • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 18 décembre 2008 07:39

                                    S’ils disent cela ils ont tout simplement tort : l’automobile est depuis belle lurette transnationale (plus encore que multi-nationale) ce qu’il veulent peut-êre dire , et encore cela se discute, c’est qqu’il faut défendre la construction automobile en France, que les constructeurs soient prétendument français ou javanais ; ce qui n’est pas la même chose !

                                    Il n’ y a rien de plus mondialisé que la construction automobile et cette mondialisation est irreversible pour des raisons de coûts et de marchés. L’Allemagne (ce qui ne veut pas dire les constructeurs allemands) s’en sort pour le moment (Mais, à mon avis, ils sont en retard technologique sur le Japon), moins mal que les autres.


                                  • nello 17 décembre 2008 17:44

                                    Nous sommes des milliers à attendre la voiture électrique, c’est cela l’avenir et rien d’autre. elles existent depuis plusieurs années, mais les actions pétrole de tous les constructeurs empêchent
                                    cette réalisation une HONTE. j’achèterai la première mise sur le marché c’est certain, donnez tout cet argent aux pays producteurs pour voir ce qu’il en font ? non et non plus un sous. amitiés.


                                    • Mougeon Mougeon 17 décembre 2008 17:47

                                      .
                                      Qu’ils fabriquent donc des produits que l’avenir réclame, comme des panneaux solaires photovoltaiques, des chauffe eau solaires, des éoliennes, etc, ce ne doit pas être plus difficile que de construire des voitures.

                                      Et qu’ils arrêtent de commencer à fabriquer des 4x4 alors que la demande à cessé...


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