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Accueil du site > Actualités > Economie > Crise de l’euro : crise européenne ou des seuls PIGS

Crise de l’euro : crise européenne ou des seuls PIGS

Ces derniers jours, les premiers symptômes concrets de la crise qui affecte la zone euro ont commencé à se faire sentir, avec des chutes boursières, une baisse constante de l’euro vis-à-vis du dollar, des tensions fortes sur les marchés financiers et une défiance croissante par rapport à l’euro.

Une réunion d’urgence des Ministres des Finances des pays du G7 se tient au Canada, sous la neige afin d’essayer d’empêcher une crise terrible de la zone euro, mais aussi un approfondissement dramatique de la crise mondiale qui n’est pas finie, loin de là, comme d’aucuns l’annonçaient, bien à tort.

Et voilà que l’économiste le plus crédible de la planète de par ses prévisions passées réalisées, Nouriel Roubini, écrit dans le Wall Street Journal un article retentissant qui, avec un certain humour, explique les évènements en cours, en détaille les causes et en définit les possibles développements, en partant de ce qu’il nomme la crise des P.I.G.S

Crise des P.I.G.S ou crise de toute la zone euro, expression de la crise mondiale qui s’approfondit ?

Nouriel Roubini appelle P.I.G.S (cochons ou porcs en langue de Shakespeare), en partant de leurs initiales anglaises pour Portugal, Italy, Greece et Spain, le Portugal, l’Italie, la Grèce et l’Espagne.

Selon en effet les données disponibles, leurs déficits budgétaires qui dérapent et leurs dettes publiques qui échappent à tout contrôle font de ces 4 pays de la zone euro les Etats qui infecteraient toute la zone euro et y génèreraient des menaces évidentes de dislocation de la zone en question.

Mais, si l’économiste utilise un moyen satirique afin d’attirer l’attention publique sur les difficultés de ces pays de la zone euro, c’est pour ajouter deux faits tout aussi manifestes : il indique que les ennuis de ces 4 Etats sont de facto les ennuis COMMUNS des 16 pays de la zone euro et que les P.I.G.S ne sont pas les seuls à développer la crise dans la zone euro, mais que presque tous les autres sont alignés sur le même processus !

Pire encore, Roubini relève que la Grande-Bretagne, un des piliers des marchés financiers mondiaux en Europe, hors zone euro, s’enfonce dans une situation similaire aux 4 P.I.G.S.

En résumé, il semble estimer que la liaison euro-Livre britannique conduit à a fois la Grande-Bretagne et la zone euro dans son ensemble dans une situation de crise, expression de la crise mondiale, qui produit ses premiers effets dominos.

Le G7, la crise en zone euro et la crise mondiale

Curieusement par rapport à l’histoire récente des crises du système financier et monétaire mondial, des observateurs et des politiques de pays de la zone euro -abandonnant d’un coup toutes leurs illusions ou croyances sur les vertus supposés de l’euro- se tournent vers un sauveur présumé : le FMI, le Fonds Monétaire International, dirigé par un ancien avocat d’affaires français, Dominique Strauss-Kahn.

En effet, et des voix diverses le rappellent, les politiques d’ajustement structurel imposées par le FMI ont conduit à des crises majeures dans le passé, en Thaïlande, au Mexique, en Argentine, sans parler des conséquences désastreuses pour les populations de ses orientations en Afrique où les guerres civiles sanglantes pour la possession et l’exploitation des zones de fortes ressources naturelles et minières font rage, accompagnées parfois de véritables génocides de masse.

C’est donc vers le FMI -à l’origine de tous ces maux conjugués- que des gens, qui, hier encore, présentaient la zone euro comme une garantie protectrice comme toute influence négative extérieure ( ce qui était bien sûr pour les vrais économistes une supercherie grossière et mensongère) tournent les yeux en appelant celui-ci à venir sauver cette même zone euro de la catastrophe qu’ils ont eux-mêmes générée par leurs propres politiques depuis plus de 25 ans.

Cette remarque faite, reste la question : le FMI veut-il, et surtout, peut-il, sauver de l’effondrement et de la dislocation la zone euro alors que la crise mondiale se prépare à l’évidence à une nouvelle phase encore plus forte et dangereuse que la précédente ?

A priori, l’hypothèse la plus probable, dans les circonstances présentes, est que le FMI, qu’il le veuille ou non, ne pourra pas enrayer, ou du moins, juguler durablement, ces crises simultanées dans le temps et l’espace.

La panique n’est pas que exclusivement sur ce qu’on appelle par euphémisme les marchés financiers qui spéculent de plus en plus sur des situations d’Etats de la zone euro en défaut de paiement, expression technique qui exprime la faillite de ces Etats. Elle gagne le niveau politique, ce dont témoigne la réunion en urgence du G7 au Canada.

Tous les politiques de la zone euro cherchent un sauveur suprême, un ultime secours, face aux processus devenus incontrôlables qu’ils ont eux-mêmes voulus, déclenchés, organisés depuis la préparation des conditions du Marché Unique européen : abandon des prérogatives des Etats laissés à une marché financier libéré de toute règlementation, secteurs publics privatisés et/ou affaiblis à un niveau où les politiques élus sont devenus impuissants à corriger même les errements désastreux les plus légers des marchés financiers, perte de la direction sur la monnaie et les budgets, donc sur fin de toute possibilité d’intervention des Etats sur le processus nuisibles aux populations des marchés laissés à leur seule soif insatiable de profits immédiats, lesquels sont destructeurs de l’économie réelle et des emplois, etc....

D’un certain point de vue, les Etats dont les politiques se disent les représentants, ayant progressivement transmis leurs pouvoirs aux seuls marchés financiers, tels des apprentis-sorciers, ont eux-mêmes fabriqué un monstre, un Moloch fou, sur lequel ils n’ont plus de prise car ils ont eux-mêmes éliminé les barrières, les garde-fous, les gardiens qui pouvaient les sauver de la crise qui arrive. Et sur ce point, le FMI est bien impuissant à remettre les choses en ordre : il faudrait pour cela une véritable volonté politique qui trompe avec des décennies d’orientations suicidaires pour l’économie et les emplois, et derrière, toute la société humaine.

En abdiquant leurs pouvoirs publics d’intervention dans la sphère financière et économique au nom des peuples et de l’intérêt public, les politiques de la zone euro ont remis les clefs de leur destin et celui des populations à des forces qui sont devenues, au sens propre, incontrôlables, et menacent de leur faire perdre toute légitimité tout en poussant les populations concernées dans la pauvreté et le chômage de masse..

Les politiques nationaux cherchent donc un sauveur dans le FMI qui, lui, a poussé dans le même sens destructeur au niveau mondial, ce qui revient pour un être menacé de mort à chercher de l’aide auprès de celui qui veut le tuer.

Toute la zone euro est promise à suivre les P.I.G.S ou tous des P.I.G.S

Bien sûr, il sera facile, pour quelques temps, à des dirigeants de pays de la zone euro non-encore menacés par cette crise mondiale adaptée à l’échelon de la zone, de moquer les P.I.G.S.

Mais, les moqueries ne sont pas ici des aides bien utiles et précieuses et elles n’auront qu’un bref temps de vie. Car, via leurs déficits publics accrus tels que prévus en 2010 par leurs budgets, avec leurs dettes qui augmentent à des vitesses vertigineuses, les politiques des autres Etats de la zone euro vont bientôt rejoindre les P.I.G.S, ainsi que la Grande-Bretagne.

Les politiques de la zone euro pourraient bientôt, reprenant l’expression ironique de Roubini, devoir s’écrier, un peu comme des manifestants en 1968 défendant un de leurs dirigeants étudiants : « Nous sommes tous des P.I.G.S  »


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54 réactions à cet article    


  • Lemiamat 8 février 2010 09:56

    « Toute la zone euro est promise à suivre les P.I.G.S ou tous des P.I.G.S »
    Mouais, pas convaincu par cette phrase. Pourquoi les pays les plus sobres pairaient pour les conséquences irresponsables des autres... Faudrait pas que l’Allemagne sorte de l’EURO sinon c’est dévaluation sur dévaluation...(donc importations en forte hausse, ah zut on n’a pas de pétrole en France, mais on a des idées lol)


    • Philippe Vassé Philippe Vassé 8 février 2010 10:08

      Lemiamat,

      Vous avez le droit de ne pas être convaincu par les faits : ce que cet article énonce est déjà en voie de se réaliser sous nos yeux. Il suffit donc de les ouvrir et de regarder ce qui arrive dans le monde, et aussi en zone euro.

      Ce qui est expliqué ici n’est pas une opinion, ce sont LES FAITS.

      Dans le monde entier, on les suit avec une angoisse croissante, sauf dans les médias français.... !!!

      Bien cordialement,


      • Lemiamat 8 février 2010 11:14

        « Ce qui est expliqué ici n’est pas une opinion, ce sont LES FAITS. »

        Autant pour moi, mais le FAIT EST que les pays sobres n’auront pas envie de payer et croyez moi ce n’est pas pour eux que je m’en fait.

        « 
        Dans le monde entier, on les suit avec une angoisse croissante, sauf dans les médias français.... !!! »
        Avec çà, je suis entièrement d’accord. VIVE INTERNET et les infos LIBRES (libéralisme toussa toussa)


      • Philippe Vassé Philippe Vassé 8 février 2010 11:49

        Lemiamat,

        Une monnaie commune à 16 Etats, cela signifie que tout le monde est sur le bateau qui coule, Allemagne incluse.

        Personne ne peut, sur un bateau qui sombre, dire : « je suis Allemand, donc je ne coulerai pas avec le navire ».

        Toute la zone euro est en crise, et cette crise est aussi, de facto, celle de l’Allemagne.

        Séparer les passagers du Titanic entre PIGS et « vertueux » n’a aucun sens dès lors que c’’est le bateau entier qui fait naufrage ?

        Bien cordialement,


      • La tour de garde 8 février 2010 11:04

        Pourquoi personne ne dit ce que tous savons ,les banques n’ont en réalité pas d’argent propre ,elles ne survivent que grâce à nos dépôts et aux prêts qu’elles nous accordent.
        Que feraient les banques si chaque citoyen de cette planète ne laissait que ce qu’il est nécessaire pour couvrir sa dette s’il en a une.
        Les banques sont toutes des entreprises privées ,elles ne se contentent pas de prêter aux particuliers mais aussi aux états ,elles prêtent ce qu’elles n’ont pas.
        De plus elles se sont arrangées pour que les états ne soient plus maître de leur monnaie ,les états ont autorisés les banques à faire la pluie et le beau temps sur les marchés ,les états qui empruntent aux banques avec la complicité du FMI nous mènent vers une faillite mondial.   


        • Lemiamat 8 février 2010 11:11

          La monnaie appartient aux peuples mais surement pas aux ETATS, pourquoi croyez vous que les allemands ont insisté pour l’indépendance de la BCE.... Pour que les politiques ne s’amusent pas à nous voler... Une monnaie n’a de valeur que si elle est désirée, sans désir pas de valeur.
          Alors une monnaie qui se dévalue sans cesse vous la garderiez sous le matelas ?????


        • Philippe Vassé Philippe Vassé 8 février 2010 11:30

          La Tour de Garde,

          Votre commentaire est intéressant, quoique les choses soient un peu plus complexes que ce qui ressort de votre énoncé sur les relations banques, Etats, entreprises et particuliers.

          Mais, votre conclusion est édifiante et vraie dans son fond.

          Bien cordialement


        • Philippe Vassé Philippe Vassé 8 février 2010 11:43

          Lemiamat,

          La zone euro est une entité monétaire d’un genre particulier, qui ne peut se comparer en tous points avec un Etat disposant de sa propre monnaie indépendante.

          Ceci étant, la monnaie est un outil économique essentiel et les théories économiques les plus habituelles (qu’elles soient fondées sur le marxisme ou le libéralisme) lient un Etat avec une monnaie propre, laquelle bien sûr n’appartient pas au peuple (celui-ci l’utilise), mais laquelle monnaie est « gérée » (pour simplifier) par l’Etat et sa banque centrale.

          La BCE n’a pas du tout les fonctions habituelles, traditionnelles, d’une Banque centrale d’Etat. Notamment parce qu’elle n’est pas l’émanation d’un Etat, ni d’ailleurs de 16 Etats, mais une entité indépendante des choix politiques nécessaires au devenir de la société.

          Autrement dit, la BCE est une aberration au sens strict et sur de nombreux plans. Sa fonction première est de bien concrétiser le transfert du pouvoir des Etats, donc des politiques élus, au profit des errements libérés de ce qui est appelé « les marchés ».

          La BCE est donc le point de départ d’un processus de crise inévitable depuis le début. L’euro est son enfant, conçu pour permettre aux « marchés » d’agir à leur guise complète au détriment de 16 Etats, 325 millions de personnes, de leurs emplois et économies, bref de les pousser vers un désastre programmé.

          BCE et euro sont liés comme un nouveau-né à sa mère : ils sont indissociables.

          Croire que l’euro a une fonction autre que de favoriser les spéculations financières au détriment de l’économie réelle dans sa zone d’influence, cela revient à expliquer à des crédules naïfs qu’un monstre économique et politique (la BCE) aurait enfanté par miracle un ange blanc, probable faiseur de miracles incompréhensibles.

          Bien cordialement,


        • JL JL 8 février 2010 12:53

          « La monnaie appartient aux peuples mais surement pas aux ETATS » (lémianat)

          En démocratie, l’Etat est l’intrument du peuple pour organiser le « vivre ensemble » dans la nation dont Jean Jaurès a dit qu’elle est le seul bien des pauvres.

          Si la monnaie appartient aux peuples, elle appartient à l’Etat, sauf dans nos démocraties dévoyées. Le dévoiement de la démocratie est organisé par et pour ceux qui se sont apprpriés la monnaie.

          Au fait, où sont les furtif & Co : pourquoi ces types si prompts à dénoncer la « couveuse » quand il s’agit des conspirationnistes", ne s’émeuvent-ils pas de ce que la couveuse subitement, accouche de petits nouveaux laudateurs du statu quo ? Je dis pourquoi, mais je sais la réponse.


        • Lemiamat 8 février 2010 12:09

          @ Philppe VASSE :

          « Séparer les passagers du Titanic entre PIGS et »vertueux« n’a aucun sens dès lors que c’est le bateau de l’entier qui fait naufrage ? »
          Oui mais non. Il me semble que dans les statuts de l’EURO, un pays peut sortir du système monétaire. Et à mon avis les pays du Club Med risquent fortement d’en souffrir.

          La monnaie sert simplement à remplacer le troc : Qu’avons nous à échanger aux autres ? Qu’ont ils à nous échanger ? Eux, (hors Europe) nous fournissent du high tech, des matieres premieres.... et nous de la dette !! Qui veut de la dette ??? En GROS on vit au dessus de nos moyens.

          Très cordialement


          • Philippe Vassé Philippe Vassé 8 février 2010 12:37

            Lemiamat,

            Bien sûr, sortir de la zone euro, abandonner l’euro, est possible, voire même la probabilité la plus évidente en conséquence de la crise actuelle, même si les textes européens ne rendent pas la chose aisée.

            Ceci étant, la zone euro, privée de tous les Etats qui sont en-dehors des lignes jaunes fixées par ces textes, cela signifie 0 membre dans la zone euro, l’Allemagne glissant elle aussi rapidement vers les mêmes problèmes que les pays dits du Sud.

            En clair, le Titanic coule avec tout le monde ou personne.

            Le fait est que le Titanic coule et que, comme dans tout naufrage maritime, le sauvetage s’organise autour des femmes et des enfants d’abord -pays déjà au bord de la faillite-, puis des hommes et membres de l’équipage (pays dits du Nord et BCE).

            Bref, l’euro-Titanic sombre, mais personne ne veut couler bas avec lui.

            Comme personne ne veut ORGANISER dès maintenant une sortie maîtrisée et préparée de la fin de l’euro, le risque est que tous se précipitent aux canots de sauvetage en même temps, ce qui pourrait avoir des conséquences dramatiques.

            C’est maintenant qu’un plan avec une structure ad hoc est nécessaire pour gérer la fin prévisible de l’euro et de sa zone.

            C’est là le sens de cet article pour les politiques.

            Bien cordialement,


            • zadig 8 février 2010 18:36

              Une rectification

              Lors de la tragédie du Titanic il y eu beaucoup plus de survivants parmi les passagers
              de 1 ere classe que parmi ceux des classes économiques ( les PIGS ? )

              La différence était vraiment importante. Les femmes et le enfants d’abord c’est
              une image d’Epinal.
              Je vais essayer de retrouver les chiffres.


            • zadig 8 février 2010 19:03

              Au sujet du Titanic. Les chiffres :

              Les passagers de 1 ere classe 62,5 % de survivants
              Les passagers de 2 ere classe 41,4 % de survivants
              Les passagers de 3 ere classe 25,2 % de survivants ( les PIGS ! )
              Les membres de l’équipage 24,0% de survivants

              Contrairement à mon affirmation, le réflexe femmes et enfants d’abord a joué.

              Femmes 74,3 % de survivantes
              Enfants  52,3 % de survivantes
              Hommes 20,3 % de survivantes


            • Philippe Vassé Philippe Vassé 8 février 2010 19:07

              Zadig,

              Vous avez parfaitement raison quant à la différence de morts et de survivants entre les passagers des classes luxueuses et de celles dites basses.

              La comparaison, par conntre, entre ces faits historiques anciens (1912) et aujourd’hui peut être soulignées en ceci que cela ne concerne pas les pays comme tels dans la crise actuelle.

              Une économiste taïwanaise avec laquelle je collabore pour différentes activités explique les choses plus simplement : « Comme dans toute crise, celle-ci affectera fortement les classes pauvres et moyennes, tandis que, sur les classes aisées, elle n’aura qu’un impact relatif, au sens propre du mot. Par contre, les réactions sociales collectives qui peuvent naître du désarroi, de la colère et des besoins de survie des classes populaires peuvent transformer cette crise en crise politique et sociale violente, avec une possibilité forte de remise en cause des autorités, des politiques menées et du système lui-même ».

              C’est si bien expliqué qu’aucun commentaire ne me semble devoir être ajouté à cette remarque.

              Bien cordialement,


            • ZEN ZEN 8 février 2010 12:40

              Bonjour, Phillippe
              Merci pour cette alerte
              Mieux vaut prévenir que guérir...
              Roubini parle d’une sortie de la crise en interne , seul possibilité à ses yeux d’éviter la dislocation
              Les agences de notation y sont pour quelque chose...
              Cordialement


              • Philippe Vassé Philippe Vassé 8 février 2010 13:05

                Zen,

                On peut évoquer les agences de notation, mais ce ne sont pas elle qui produisent la crise. A la limite, on peut considérer qu’elles peuvent aggraver les choses, mais elles n’en sont pas les génitrices.

                Bien amicalement,


                • Philippe Vassé Philippe Vassé 8 février 2010 18:34

                  Zen,

                  Que signifie « vouloir contrôler les agences de notation » ?

                  Elles ne dépendent pas de l’Etat et ne lui sont en aucun cas soumises. Par ailleurs, si des agences de notation sont liées à des acteurs financiers identifiés (banques notamment), certaines ne sont pas dans ce cas, selon la législation en cours dans le pays.

                  Comme indiqué plus haut, on peut estimer que certaines agences de notation ont aggravé une situation qui, de toute manière, était critique en elle-même.

                  Ces agences ont aussi une fonction d’information sur l’état des marchés financiers et celui de la sphère économique, pour simplifier.

                  Elles sont en un certain sens les thermomètres de l’économie actuelle qui est dominée par la sphère financière. Vouloir contrôler ces agences est à la fois stupide et inutile.

                  Ce qui aurait dû être contrôlé avant était la sincérité des comptes des Etats et des banques.

                  Maintenant, il est trop tard et toute mesure circonstancielle prise ne va et ne peut qu’aggraver les choses parce que, tout simplement, la sphère financière est devenue une choses incontrôlable, qui n’obéit plus qu’à sa propre logique interne.

                  Bien amicalement,


                • Steph 8 février 2010 12:56

                  Ce sont les faits ...
                  ... que le « I » est pour l’Irlande, et non l’Italie.

                  Yeah, PIGS means Portugal Ireland Greece Spain :)

                  la crédibilité de l’article en prend un sérieux coup ...


                  • Steph 8 février 2010 12:59

                    ... D’ailleurs, les deficits publics sont :

                    Grece 12,7%
                    Irlande 12,2%
                    Spain 9,6%
                    Portugal 6,7%

                    ... Italie 5,5% ; France 8,2%

                    Heureusement pour les Grand Bretons, ils n’ont pas l’euro (12,6% de PIB de deficit)

                    Voila, ++ ladies and gents


                    • Philippe Vassé Philippe Vassé 8 février 2010 13:17

                      Steph,

                      Vous avez bien vu Irlande dans le texte- paru dans le Wall Street Journal- de Roubini. C’est bien et c’est vrai.

                      S’inspirer de ce qu’écrit Roubini ne signifie pas reprendre ce qu’il a écrit et le copier en le collant ici. C’est pour cela que j’ai mis l’Italie pour le I majuscule.

                      La raison en est simple et limpide : l’Italie est bien plus « engoncée » dans la crise actuelle et son importance est bien plus essentielle dans la situation actuelle. D’ailleurs, Roubini, qui est un économiste, mais que l’on peut ne pas copier sans réfléchir, indique aussi que l’Italie est dans une situation inquiétante du fait de la NON-FIABILITE de ses comptes publics.

                      L’Irlande (du Sud) est en effet elle aussi bien en difficulté, mais son rôle est quelque peu secondaire dans ce chaos, quoique les aides au vote oui au Traité européen aient participé de la dégradation générale de la zone euro et cacher un certain temps des problèmes de fond.

                      Sur les chiffres que vous citez, il est bon de préciser deux choses puisque vous évoquez avec raison la fiabilité :

                      1- Ces déficits publics sont les pourcentages par rapport au PIB du pays, et non par rapport au budget des Etats cités.

                      2- Ce sont les données officielles qui sont, pour le moment, sujettes à la plus grande prudence vu la tendance générale des Etats de la zone euro à camoufler par des artifices comptables les données réelles.

                      Bien cordialement,



                    • FritzTheCat FritzTheCat 8 février 2010 13:07

                      Nous sommes en plein « capitalisme du désastre » tel que l’a décrit Naomi Klein dans son livre « La stratégie du choc ». La phase suivante est telle que vous l’avez décrite : chomage de masse, fin de l’Etat providence et des acquis sociaux, guerres civiles, perte irrémédiable de nos repères civilisationnels... et pour finir, mise en place définitive du capitalisme corporatiste ou corporativisme.


                      • Philippe Vassé Philippe Vassé 8 février 2010 13:25

                        FritzTheCat,

                        Analyser les processus économiques et leurs tendances lourdes est une chose.

                        Cependant, ces processus vont générer inévitablement des réactions légitimes, naturelles et puissantes, notamment au niveau social et politique.

                        D’où il découle que, si des processus sont déductibles des faits dans un domaine, d’autres processus contraires sont tout aussi prédictibles dans un autre domaine, avec des interférences mutuelles fortes.

                        Rien n’est joué sur rien : l’humanité a connu de grandes crises, elle y a survécu et les périodes de régression en termes de civilisation ont toujours abouti à une nouvelle expansion de la civilisation humaine.

                        Le facteur essentiel en temps de crise est l’élément humain, ou, si vous préférez, l’intervention des populations dans la sphère publique politique, qui inclut le social et l’économique, lesquels sont en partie liés.

                        Bien cordialement,


                      • Steph 8 février 2010 14:21

                        J’accepte l’objection :)

                        Cela dit, pour en revenir à la fiabilité des déficits publics, que dire de la Grèce et du scandale ayant accompagné son entrée dans la zone euro, on parlait déjà de falsification des chiffres a l’epoque ...

                        Pour parler de l’Irlande que je connais mieux, le déficit y sera a mon avis abyssal ... Le gouvernement etant confronté a un taux de chomage de 12% (il etait de 4% il y a 2-3 ans), les irlandais découvrent les joies de la taxe foncière, taxe sur les cotisations retraites, j’en passe et des meilleures ... Mais il est vrai que ca reste un tout petit pays, a coté de l’Europe.

                        Il faudra voir à ce moment la, si la notion d’Europe tient la route, quand l’Europe dans son ensemble devra defendre ces PIGS (en gros, mes chers compatriotes, des taxes pour nos pommes !!) - Peut etre que les chinois, voulant diversifier leurs reserves de change, acheteront de l’euro ...

                        Cela dit nous approcherons les 90% de deficit de PIB d’ici quelques annees, en amputant gravement nos capacités de croissance. Mais le mythe de la croissance qui nous sauve, je n’y crois plus depuis longtemps (voir les excellentes recherches du Club de Rome).

                        Par contre tant qu’on pourra respirer et que l’eau n’aura pas trop mauvais gout, on s’en fout, on pourra continuer a piller la planete et, pour quelques uns, en tirer profit ...

                        Soyons pessimistes ...

                        Bien à vous et bravo pour votre analyse !


                        • Philippe Vassé Philippe Vassé 8 février 2010 18:16

                          Steph,

                          La situation de l’Irlande en ce moment particulier est quelque peu spécifique, mais il est plus judicieux d’intégrer ses problèmes dans le cadre général, puisqu’ils sont une partie (petite) des problèmes.

                          Deux remarques :

                          1- Tous les Etats, dont ceux de la zone euro, falsifient les données financières publiques comme ils camouflent et truquent les données sur le chômage et sur leurs propres banques. La Grèce n’est pas l’exception qui serait à tancer avec sévérité, mais la règle, à la différence que ses mensonges ont été (en partie) mis à jour !

                          2- Toutes les banques continuent à camoufler des actifs pourris et à camoufler leurs vraies situations.

                          Il ressort de tout cela que les mesures annoncées sont bâties sur du sable mouvant ou, si l’on préfère, dur des montagnes de mensonges en tous sens de tous les acteurs financiers.

                          Bien cordialement,


                        • Steph 8 février 2010 14:22

                          Ah au fait, je ne connaissais pas ce M. Roubini, enchanté :)


                          • BA 8 février 2010 18:03

                            C’est de la comédie, tout ça.

                            Les dirigeants politiques européens ne font que jouer la comédie.

                            Mais je ne comprends pas une chose.

                            Que voulez-vous qu’il sorte de la réunion de jeudi ?

                            A mon humble avis, il ne peut rien sortir de la réunion de jeudi.

                            Cela fait 20 ans que la Grèce diffuse des statistiques truquées. Le bouquet final, ça a été la semaine dernière. Vous vous rappelez ?

                            Le programme d’assainissement de ses finances publiques présenté par la Grèce est encourageant et il est important qu’Athènes prenne toutes les mesures nécessaires pour atteindre ces objectifs, a déclaré jeudi le président de la Banque centrale européenne.
                            Le gouvernement grec a remis à la Commission européenne une nouvelle mise à jour de son programme de stabilité et de croissance prévoyant de ramener le déficit public à 2,8 % du PIB en 2012, et l’exécutif européen l’a approuvé mercredi.

                            http://fr.reuters.com/article/businessNews/idFRPAE6130M420100204

                            Autrement dit : tout le monde a joué la comédie.

                            1- Le gouvernement grec a joué la comédie en affirmant (le plus sérieusement du monde) qu’il allait faire passer le déficit grec de 12,7 % aujourd’hui … à 2,8 % en 2012 ! J’éclate de rire ! Avouez qu’il y a de quoi rigoler ! 2,8 % en 2012 !

                            2- Le président de la Banque Centrale Européenne a joué la comédie (en restant sérieux, comme d’habitude : il garde toujours un air sérieux ; ça impressionne les gogos) en approuvant ce plan du gouvernement grec.

                            3- La Commission Européenne a joué la comédie en approuvant ce plan du gouvernement grec.

                            4- Pendant le G7, les 7 ministres des Finances ont joué la comédie en approuvant ce plan du gouvernement grec.

                            Conclusion :

                            - tous ces gens mentent,

                            - ils savent qu’ils sont en train de mentir,

                            - ils savent que le déficit grec NE sera PAS ramené de 12,7 % à 2,8 % en 2012,

                            - mais ils continuent quand même de faire semblant d’y croire.

                            Ce sont des comédiens, mais ce sont des comédiens qui nous conduisent vers des tragédies.


                            • Antoine Diederick 8 février 2010 22:15

                              avant yavaient les bandits sardes, maintenant, il y a les bandits grecs...... smiley

                              pas faux votre remarque....il est vrai que les grecs ont l’habitude de la tragédie, ce sont eux qui en ont précisé la forme littéraire smiley


                            • Philippe Vassé Philippe Vassé 8 février 2010 18:24

                              BA,

                              Bien sûr que tout le monde joue la comédie en apparence puisque rien n’obéit plus au contrôle de personne.

                              Les dirigeants des Etats font semblant de se rassurer et de rassurer alors que la panique gagne de proche en proche l’ensemble des Etats.

                              Les Etats mentent sur leur situation financière, les banques mentent sur la leur, tout est basé maintenant sur le mensonge et certains appellent, dans ce cadre, à retrouver confiance.

                              Cela ressemble à des gens qui auraient dit aux passagers du Titanic, alors que l’eau montait, qu’il faut avoir confiance et que l’eau va régresser toute seule, par un effet de confiance aveugle.

                              Le problème est que personne ne croit plus aux mensonges prononcés, enfin presque.

                              En France, la grande presse s’intéresse à Washington sous la neige, alors que la crise frappe de plein fouet le pays et sa zone monétaire.

                              A Taïwan, le Banque Centrale a demandé un rapport relatif aux créances sur les Etats de la zone euro détenues par des organismes taïwanais, en indiquant que ces créances devenaient « douteuses »....

                              Les dirigeants de la zone euro parlent, mais personne ne les croit plus ! ET cela ne fait que commencer....

                              Bien cordialement,


                              • Antoine Diederick 8 février 2010 22:06

                                un lien ICI , concernant les propos de Van Rompuy.


                              • Antoine Diederick 8 février 2010 22:11

                                article intéressant....

                                le plus fou c’est que dans ce bordel ambiant, Baroso revient avec les ogms comme cheval de bataille....comme projet à faire passer.....


                                • ZEN ZEN 8 février 2010 22:21

                                  Antoine
                                  Barroso : J’ai lu ça...Monsanto , qui a pignon sur rue à Bruxelles,le talonne !...
                                  Quant à Van Rompuy, quel jésuite !
                                  Tout le monde sait que le Portugal et l’Espagne frisent la banqueroute et que l’Italie et le RU font peur
                                  Que va faire Angela ?


                                  • Antoine Diederick 8 février 2010 22:30

                                    Hello, Zen, Monsanto doit en effet le poursuivre jour et nuit....


                                  • Antoine Diederick 8 février 2010 22:39

                                    A. Merkel craint que l’euro connaisse des turbulences, bref que le problèmes de PIGS fragilise la monnaie européenne et là, à mon avis, cela ne sera pas du gout des allemands.....

                                    cfr : un articulet ds la Tribune.

                                    « Le Monde » évoque la menace sur le « pacte de stabilité »......tout le monde va ds le même sens : menaces sur l’euro et discours d’appel à la raison alors que tout le monde pilote à vue.


                                  • Antoine Diederick 8 février 2010 22:41

                                    en effet Zen, que vont faire les allemands eux qui aiment tant « l’orthodoxie financière ».....

                                    il faudra être attentif aux possibles fuites en avant pour sauver l’euro....


                                  • Philippe Vassé Philippe Vassé 8 février 2010 22:50

                                    Zen et Antoine Diederick,

                                    Van Rompuy n’est certainement pas en situation même de faire acte de foi jésuitique, il avoue seulement son impuissance face aux évènements qui déferlent de plus en plus vite.

                                    Son appel est vide de concret et relève du voeu pieux sans moyens de réalisation derrière.

                                    Les Bourses mondiales subissent des reculs plus ou moins puissants via les effets de la crise de l’euro qui apparaît et des dangers évidents de cessation de paiements d’Etats de cette zone, menaces qui se précisent de plus en plus vite.

                                    Ceci étant, les dangers pour la France se manifestent de plus en plus nettement et mettent sous pression et en situation de « fusible’ » avancé Eric Woerth, Ministre du Budget, qui, déjà, est visé pour des comptes publics tout aussi faux que ceux de la Grèce.

                                    Les Bourses du monde qui dévissent, voilà un signe fort que la crise monte en puissance pendant que les appels creux se suivent avec la même inefficience, marqueur ici de la plus totale impuissance.

                                    Signe des temps qui changent sur les marchés essentiels, le cours du pétrole chute, mais les prix en zone euro restent élevés ou augmentent....

                                    En Allemagne, les choses sont claires : on ne fera rien pour sauver qui que ce soit. C’est un signal envoyé aussi, en négatif, aux spéculateurs sur les dettes publiques des Etats affaiblis concernés.

                                    La solidarité dans la zone euro est inexistante, mais cet exemple d’abandon va avoir des conséquences politiques à l’Est de l’Europe, et ce très vite. On commence à en voir les effets avec la situation en Ukraine....

                                    Bien cordialement,


                                  • BA 8 février 2010 23:22

                                    Aujourd’hui, l’écart entre les taux grecs et les taux allemands a continué à se creuser.
                                    La situation va devenir intenable.

                                    Lundi 8 février 2010 :

                                    Les cures d’austérité annoncées par la Grèce et l’Espagne pour réduire leurs déficits publics risquent désormais de provoquer des tensions sociales dans les deux pays, ce qui pourrait alimenter l’inquiétude des investisseurs.

                                    Les plans d’assainissement budgétaire présentés par Athènes et Madrid n’ont pas encore convaincu les marchés obligataires, sur lesquels la dette grecque continue de faire les frais des craintes qui l’entourent, tandis que l’euro reste sous pression.

                                    La monnaie unique peine à remonter au-dessus de 1,37 dollar, et la livre sterling commence elle aussi à pâtir des craintes de voir les difficultés de la zone euro se propager à l’économie britannique. La devise du Royaume-Uni a ainsi touché son plus bas niveau depuis huit mois et demi contre le billet vert.

                                    Parallèlement, les rendements des obligations grecques, espagnoles et portugaises, creusent leur écart par rapport aux emprunts allemands, la référence pour la zone euro.

                                    Ces écarts (ou « spreads ») représentent la prime qu’exigent les investisseurs pour détenir des emprunts dont le risque de remboursement est jugé plus élevé.

                                    L’écart de taux entre la dette grecque à dix ans et l’allemande s’est creusé à 365 points de base lundi, contre 350 points vendredi.

                                    http://www.lesechos.fr/info/inter/reuters_00228824-greves-en-vue-en-grece-et-en-espagne-contre-les-plans-de-rigueur.htm


                                    • herve33 9 février 2010 09:23

                                      Toutes ces menaces qui soit-disant affectes la zone Euro sont probablement largement exagérées par Wall Street qui fait maintenant la pluie et le beau temps sur l’économie mondiale . Tout cela pour faire oublier que la plus grave menace est bien la banqueroute des Etats Unis elle même , la grèce , l’espagne et l’italie ne représente pas le poids énorme d’un Etat comme la Californie . L’autre but est évidemment de justifier des politiques d’austérité qui ne feront que nous plonger encore plus dans la dépression .


                                      • Philippe Vassé Philippe Vassé 9 février 2010 10:46

                                        Hervé 33,

                                        J’ai bien lu votre commentaire avec attention.

                                        Votre conclusion dans le commentaire semble un fait que toute personne pensante peut partager tant les faits actuels en Grèce et en Espagne (pour l’heure) la vérifient.

                                        Mais, le début est assez peu clair. Comment une Bourse (Wall Street) peut-elle exagérer des menaces ? C’est la mécanique des faits que je n’aperçois pas dans votre texte.

                                        Une Bourse et ses variations reflète des processus très complexes et contradictoires et est un lieu d’échanges financiers. Ce n’est pas un être humain ou un journal exprimant une opinion. Par ailleurs, quel intérêt aurait Wall Street, en partant de votre hypothèse, à mettre en faillite des partenaires qui participaient de son activité et l’enrichissaient ?

                                        De plus, la comparaison sans comparatif entre des Etats de seconde zone (sur le plan du poids économique) et les Etats-Unis est absurde.

                                        La dette américaine est lourde, chacun en convient, mais, elle ne pose pas de problème de crédibilité du fait que, d’une certaine façon, le monde entier la finance de diverses manières, et que c’est le pays qui détient la monnaie qui « domine » le monde économique !

                                        En un mot, les Etats-Unis peuvent s’offrir une dette largement accrue sans risque majeur, alors que les Etats de la zone euro ne le peuvent pas.

                                        Pour mémoire, toutes les politiques d’austérité ont comme point de départ la création de l’euro, le marché unique européen et maintenant tenter de le préserver.

                                        Le rapport avec les Etats-Unis est vraiment lointain, même si la zone euro sert principalement, et très objectivement, les intérêts les plus manifestes de l’économie américaine.

                                        Bien cordialement,


                                        • vergobret 9 février 2010 16:17

                                          l’europe solidaire est une escroquerie.
                                          L’euro est une escroquerie.
                                          Les nouveaux règlements sociaux, de l’emploi, intérieurs, extérieurs (guerres) sont définis et dictés par des députés qui n’ont rien d’européen car liés à de groupes financiers (lokheed, par ex).

                                          Les politiques (présidents, ministres, députés, élus nationaux ou européens, leaders (YFL...)) liés à ces groupes et qui ont voté des lois (droit des constitutions, régulation santé éducation pénal civil, dérégulation des affaires, marchés des infrastructures, industrie d’armement, programmes médiatiques..) contre l’intérêt des pays (des peuples) qu’ils représentaient devront être assignés à résidence (surveillée), le tps de remonter le fil des collusions.

                                          Les groupes, sous couvert d’europe, qui ont encouragé les sécessions (catalogne, bretagne, kosovo...-droit ethnique-) devront répondre des motifs véritables (enjeux économiques) de ces incitations au séparatisme et donner des noms.

                                          Ces lois antinaturelles devront être détricotées. Et nous n’attendrons pas la marche de l’Histoire pour faire un sort à Pompidou, ainsi qu’à VGE.

                                          Honte et déshonneur sur ceux qui ont corrompu les liens qui les unissaient aux peuples qui leur avaient fait confiance et les avaient mandatés pour les représenter.

                                          L’Europe tout court est une escroquerie. La solidarité, l’identité n’ont pas besoin de règles mais d’éducation, d’histoire. De modestie. La solidarité que propose cette europe est factice, une pompe à fric. C’est une europe financière à l’image de ceux qui l’ont conçue, une europe de zones. Artificielle et contre-historique, en dépit de la vanité de la rhétorique qui la porte.

                                          A propos de rhétorique, celle de l’auteur, si je puis me permettre un commentaire en présence des nombreux érudits et littérateurs (dont je ne suis pas) que contient ce site, et si cet auteur me le permets, c’est un texte très équilibré, le propos est direct, parfois subtilement évocateur (dangerosité conjoncturelle, par ex), le profil de l’homme est aussi un exemple, par les centres d’intérêts. L’anthropo, moi ça me passionne (canon gréco-byz de huygens, modules grecs). Naissance et évolution des sociétés, de l’homme. What else ?
                                           Exemple à suivre, s’il m’est permis de l’évoquer. La révolution commence par ns même, elle est culturelle (o tempora, o mores, s’pas ?)
                                          M’excuserez, tous, de la longueur du présent et la digression apparente, comme dirait mac, pendant que je vous tiens...
                                          Et comme lui, je n’y reviendrais pas, promis.

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