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Accueil du site > Actualités > Economie > Crise de l’euro : l’engrenage infernal est en marche

Crise de l’euro : l’engrenage infernal est en marche

Il a fallu des mois avant que les autorités politiques et financières de la zone euro, s’appuyant sur le FMI ainsi mis à contribution, s’engagent dans l’engrenage infernal de ce qui est présenté de manière inexacte comme une « aide » à l’Etat grec menacé de défaut de paiement, en un mot, de faillite.

Le plan présenté, dont le financement concret est encore....imprécis, tandis que que son montant est plus ou moins fixé, représente un engrenage mortel pour toute la zone euro, d’autant qu’il se présente, selon les informations disponibles, comme une sorte de partenariat inédit Etats-FMI-banques privées des plus dangereux dans sa nature même.

En résumé, des pays eux-mêmes menacés par la crise qui a assailli la Grèce, entendent apporter des fonds à ce pays, alors que leurs propres déficits publics sont dans le rouge et leur économie dans une situation des plus critiques. Au royaume des éclopés, le plus invalide du moment, la Grèce, attire l’argent des autres handicapés. Ce plan a un véritable aspect « Cour des Miracles »....

Les Etats qui vont couler veulent aider celui qui sombre : une histoire de fous racontée par des irresponsables !

Le plan qui est donc annoncé, claironné, plan censé sauver du désastre de l’éclatement la zone euro et l’euro est tout, sauf un plan qui résout un seul problème de fond.

Il est bien sûr facile de se moquer d’un plan qui est bâti sur des financements imprécis et non-détaillées, de plus étalés sur 3 ans comme il est aisé de ridiculiser un plan qui sollicite, gag ultime, les banques privées afin de concourir VOLONTAIREMENT à sa réalisation !!! Ce qui revient à dire aux banques privées de participer à une opération de pseudo-sauvetage alors qu’elles n’y ont d’autre intérêt que les créances qu’elles détiennent, ou non, sur la Grèce.

Mais, cette ironie de bon aloi ferait diversion sur l’essentiel : la zone euro est engagé dans une spirale infernale où se mélangent, de manière de plus en plus explosive, un nouvel accroissement des déficits publics déjà très inquiétants de la plupart des pays de la zone, des menaces de récession majeure du fait des politiques de restriction draconienne du pouvoir d’achat disponible et enfin la faillite totale des objectifs annoncés qui justifiaient l’euro et la zone qui porte son nom, à savoir générer un espace de paix, de prospérité et de progrès social autant qu’économique.

Imaginer l’Espagne, l’Irlande, le Portugal, voire la France, qui est aussi engluée dans une montée exponentielle de ses déficits publics, apporter des milliards d’euros à la Grèce peut sembler à tout esprit sensé une histoire de fous, un acte irresponsable.C’est pourtant ce que les dirigeants politiques annoncent à leurs opinions.

Certes, les économistes les plus cyniques expliqueront avec raison que le plan annoncé récompense d’abord les spéculateurs sur la dette grecque, en cela que ces derniers ont obtenu que la zone euro et le FMI acceptent d’abonder des sommes colossales, prélevées sur des Etats exsangues financièrement, afin de payer les intérêts élevés obtenus par lesdits spéculateurs sur les emprunts de l’Etat grec !

Ce plan est donc d’abord une victoire des spéculateurs internationaux qui siphonnent ainsi les caisses des Etats de la zone euro, ou, si l’on préfère, qui réalisent un hold-up légalisé pacifique sur toutes les ressources collectées des pays concernés.

Question subsidiaire : pourquoi, avec ces succès obtenus, les spéculateurs ne continueraient-ils pas à jouer leur propre jeu, en s’attaquant à des Etats affaiblis par ce plan, et d’abord l’Espagne, puis le Portugal, puis l’Irlande, avant les autres ? D’autant que les autorités politiques ne font, avec le plan d’aide à la Grèce, que démontrer leur absence de volonté à juguler les attaques spéculatives, à réguler ce qui est pudiquement appelé « les marchés  », à les taxer et à attaquer le mal à sa racine ?

La diagonale du fou ou une solidarité financière vaine et suicidaire

Le plan concentre une croyance quasi-mystique et essaie de nier les processus réels générés par la crise mondiale : la croyance dogmatique, c’est l’affirmation qu’il faut à tout prix assurer la défense de l’euro et de sa zone, y compris en poussant l’ensemble des Etats de cette zone dans le gouffre financier sans fond et une crise sociale sans précédent.

Pour prendre une image simple, le paquebot « zone euro » perd chaque jour des milliards d’euros dans son ensemble par 11 trous plus ou moins grands dans sa coque.

L’un est plus grand et menaçant que les autres pour l’instant : la voie d’eau financière grecque.

Pour essayer de colmater cette fuite-là, on va prendre à ce qui alimente les 10 autres trous leurs moyens, ce qui va aggraver et élargir ces 10 autres brèches dans la coque collective. Tout cela dans un contexte où, de plus, les sources qui alimentent les fonds perdus diminuent par suite, non de dépenses publiques trop lourdes, mais de l’insuffisance des recettes fiscales levées et du refus de combattre à sa source la spéculation financière..

D’un autre côté, ce plan, dans ses aspects sociaux visant à abaisser le niveau de vie des populations de la zone euro, est destructeur de ce qu’il prétend sauver. En baissant les dépenses publiques, en affaiblissant ainsi la consommation et le pouvoir d’achat, en poussant à une paupérisation générale en zone euro, tous les mythes fondateurs de l’euro (prospérité, plein emploi, vie meilleure, stabilité des sociétés, protection contre les crises externes, etc...) sont sapés d’un seul coup et la monnaie commune est frappée du rejet populaire qui s’abat sur la cause identifiable des malheurs communs des populations européennes.

Résumons : sur le plan matériel, ce plan ne peut rien régler à terme sur les problèmes de fond, mais il va précipiter la crise de l’euro et de tous les Etats de la zone. Le problème grave qui frappe l’Etat grec va devenir le problème insurmontable de tous les Etats, Allemagne inclus.

Sur le plan politique, l’euro et la zone éponyme sont devenus, pour les citoyens européens, avec ce plan et ses déclinaisons nationales de régression sociale inacceptable, les causes évidentes de tous les maux actuels. La monnaie commune va concentrer, cristalliser, structurer contre elle tous les mécontentements d’une majorité rapidement croissante de citoyens qui refusent un déclin de la société.

Le danger que l’on prétend ainsi combattre par une solidarité aussi vaine que déraisonnable est évident : un retour en force de frictions entre Etats, nourries par les échecs des mesures des gouvernants qui auront affaibli dans leur propre pays leurs marges de manœuvre politique.

Le risque est donc grand de voir surgir des rancunes nationalistes brutales qui seront alors des facteurs de désagrégation politique interne de la zone euro.

De la Grèce à la Belgique, en passant par la France et l’Espagne, la colère sociale gronde en Europe

Toute étude, analyse et réflexion prospective de la crise actuelle de l’euro serait incomplète si les questions sociales dans la zone euro étaient laissées de côté.

La réalité, le poids, la force des mouvements sociaux de révolte collective que tous les observateurs attentifs notent en Europe auront à l’évidence des conséquences sur la situation économique par le biais des décisions politiques qu’elles imposeront inévitablement.

La Grèce est en effervescence sociale : on peut comparer la population grecque à une chaudière sous pression qui peut exploser à tout moment, d’autant que les discours nationalistes des autorités du pays ne peuvent qu’avoir un effet-boomerang dans l’opinion publique grecque contre l’euro et la zone euro, sources apparentes de tous les ennuis du peuple hellène.

En Belgique, il n’y a plus de gouvernement stable et assuré. Et la Belgique, cœur politique de l’Union Européenne et de la zone euro, est au centre de toutes les tensions qui conduisent à la dislocation de ce pays. Son explosion, devenue du domaine du possible, voire du probable, accélérerait de façon foudroyante la fin de la zone euro.

En France et en Espagne, les menaces sur les systèmes de retraite touchent toute la société et posent des questions de fond. Les gouvernements sont affaiblis et déconsidérés.

Peuvent-ils en même temps gérer une récession forte, résister à une révolte massive de la population et continuer à ne pas accroître les ressources fiscales, en les prenant là où est l’argent mobilisable de suite pour sauver les Etats de la faillite, à savoir dans le portefeuille des grosses entreprises, des banques, des classes sociales les plus aisées ?

Des réponses à toutes ces contradictions dépend l’avenir collectif des peuples de la zone euro.

Quant à l’euro comme monnaie, certains peuvent s’accrocher à un dogme qui s’écroule. Cela n’empêche pas la marche inéluctable à son effondrement de continuer, le plan commun FMI-UE-BCE- Etats nationaux conduisant tout droit à ce résultat.

_________________________________________________________________________

NOTES EXPLICATIVES ET REFERENCES INFORMATIVES :

- Sur la paupérisation rapide en France et son expression concrète :

http://www.lejdd.fr/Societe/Depeches/Fins-de-mois-difficiles-pour-50-des-Francais-189986/

- Sur la nature et la profondeur de ce qui est appelé à tort « crise grecque » :

http://www.lepoint.fr/actualites-economie/2010-04-22/crise-de-la-dette-le-plan-europeen-pourrait-ne-pas-etre-suffisant-pour-la-grece/916/0/447072

- Sur l’irréalisme du plan dit de sauvetage de la Grèce et sur le thèse du « trop peu, trop tard » :

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualite/economie/20100429.REU7640/un-sauvetage-d-autres-pays-pourrait-couter-500-milliards-d-euros.html

- Sur le thème de la régression sociale dans toute l’Europe et la révolte des peuples en zone euro :

http://eco.rue89.com/2010/04/30/portugal-irlande-grece-et-espagne-la-claque-sociale-149489

- Sur le mythe des Etats vivant au-dessus de leurs moyens, thème récurrent dans le public français nourri de thèses illogiques depuis 27 ans, rappelons que les gouvernements fixent les pourcentages des taxes, impôts et contributions sociales, et que ces outils sont donc utilisables avant tout autre moyen afin de lever plus de ressources par la fiscalité (notamment sur les classes les plus aisées et les grosses entreprises ainsi que les banques) au lieu de choisir la voie de la dette.

Au sens propre économique, un Etat et ses systèmes sociaux vivraient au-dessus de leurs moyens s’il était impossible pour eux de prélever plus de ressources. Ce qui n’a jamais été le cas en zone euro. Le choix est et a toujours été politique : les dirigeants politiques ont préféré accroître la dette au profit des banques et des spéculateurs plutôt que d’augmenter les taxes et impôts de façon rationnelle, comme le prouvent en France la fameuse loi sur le «  bouclier fiscal », une aberration dogmatique totale sur le plan budgétaire ou le refus tout aussi dramatique des Etats de la zone euro (entre autres) de taxer les plus-values financières issues de la spéculation, ce qui aurait eu un double effet positif, pour le budget des Etats et contre les attaques spéculatives....

Ce choix politique explique donc pourquoi la situation actuelle n’est pas due au niveau de vie des peuples, mais bien à l’incurie exclusive des dirigeants politiques qui ont protégé contre l’intérêt collectif des populations les intérêts bien matériels des banques, des spéculateurs et des couches les plus riches. Ainsi, il est évident que les dettes accumulées, en Grèce ou dans les autres pays, ne sont pas celles des peuples. Les seuls responsables et coupables sont les dirigeants politiques.


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130 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 3 mai 2010 11:15

    Naomi Klein, dans son ouvrage « la stratégie du choc », décrit très bien ces processus : créer le chaos-attendre la demande-arriver avec sa solution.

    Ce chaos vise, in fine, à accentuer la mainmise des « rentiers-actionnaires », sur nos sociétés.
    A la fin de la « partie », on s’apercevra que les entreprises privées, notamment les banques, se sont emparées de toutes nos ressources, des biens des Etats autrefois fonctions régaliennes.

    Le monde qui nous attend est celui d’une nouvelle forme d’esclavage, largement inconsciente, où mieux vaudra être riche et bien portant que pauvre et en mauvaise santé . (Sic)


    • titi 3 mai 2010 12:06

      Naomi Klein, dans son ouvrage « la stratégie du choc »,


      Il parait que pour se faire une opinion il faut croiser les sources...
      Sauf que sur AV pas un sujet sans qu’on nous parle de « Naomi Klein, dans son ouvrage »la stratégie du choc« , »
      On est très loin d’un pluralité de sources... Est ce le nouveau « petit livre rouge » ?


    • Philippe Vassé Philippe Vassé 3 mai 2010 12:23

      Cher Alpo47,

      le pessimisme ne mène jamais à rien de positif. Une analyse lucide peut par contre conduire à l’action collective structurée qui apporte les solutions concrètes aux problèmes réels vécus.

      Les livres, c’est bien. La réalité, c’est mieux. L’action sur la réalité, c’est ce qui existe de mieux !

      Bien cordialement,


    • Alpo47 Alpo47 3 mai 2010 13:12

      Cher Philippe,

      Ce que vous nommez pessimisme, d’autres l’appelleront « tentative d’analyse de la situation ». Certes avec les probables erreurs inhérentes à mes propres limites. Soyez assuré que je préfèrerais en faire une lecture plus rassurante.
      Pour ce qui concerne cet auteur, on ne peut que constater que ses analyses peuvent servir de grille de décryptage aux différentes crises depuis 30 ans.
      Je ne crois pas qu’il faille pratiquer la « politique de l’autruche » et faire comme si tout devait toujours trouver une solution positive...
      Tenter de nommer les errements et leurs causes, ce n’est pas les accepter. Plutot le premier pas indispensable avant la réaction.

      Par contre, je vous suis complètement pour ce qui consiste à dire qu’il est grand temps de consacrer toute notre énergie à RECHERCHER DES SOLUTIONS bénéfiques au plus grand nombre.

      Qui commence ?


    • Pascain Pascain 3 mai 2010 13:42

      Qui a dit :
      - En 1934 Les pessimistes ont fini a « Beverly hills » tandis que les optimistes a « Auswitch » ???


    • Pascain Pascain 3 mai 2010 14:04

      Qui a dit :
      - En 1934 Les pessimistes ont fini a « Beverly hills » tandis que les optimistes a « Auswitch » ???


    • Peretz Peretz 3 mai 2010 17:13

      Qui commence ? Moi peut-être...


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 3 mai 2010 23:10

      @ Philippe Vassé : 


      L’analyse lucide, ici, mène a un constat de faillite. L’argent ne vaut plus rien et n’est encore en circulation que parce que les médias acceptent de ne pas dire qu’in ne vaut plus rien. Il n’y a qu’une seule solution. Émettre une nouvelle monnaie - sous la responsabilité d« une entité qui n’aura pour l’instant rien de démocratique - et s’assurer que les gens mangent et que les roues tournent encore pendant qu’on bâtira un autre modèle de société.

      Les dettes en »vieille monnaie" doivent être remboursée au mieux, par une ponction sur le capital et non sur les revenus. Salaires comme paiements d’assistant doivent être indexés et versés en nouvelle monnaie. 


      Ce sera ça ou la révolution. D’abord la désobéissance civile spontanée. Ensuite l’insurrection. Pas des manifestants, en masse dans les rues ; des commandos en grappes sur les toits. Pas le terrorisme - que le pouvoir tente scandaleusement de promouvoir parce qu’il est totalement improductif ! - mais l’attaque ciblée sur les vrais responsables.


      Grand amoureux de la paix, je souhaiterais que l’on n’en vienne pas là. Mais il faudrait que le pouvoir cesse de dire des niaiseries.


      Pierre JC Allard

    • sisyphe sisyphe 4 mai 2010 12:23

      Bravo pour cette analyse totalement pertinente.

      Oser reporocher à des peuples de vivre au dessus de leurs moyens, quand la part dus richesses produites par les travailleurs, ne cesse d’augmenter, et que près de 10% de ces richesses sont passées, en 20 ans, du travail au capital, frait état de quel cynisme se nourrit le système dictatorial et mafieux de la finance internationale et des banksters, aidé et soutenu par tous les dirigeants politiques des pays occidentaux.

      Particulièrement cocasse de constater que le pays qui, de plus en plus, domine le monde, est, lui, un pays communiste, qui édicte sa propre monnaie....

      Tout ceci, effectivement parfaitement analysé par Naomi Klein dans « La stratégie du choc » montre une seule chose ; la progressive PRIVATISATION du monde (gouvernements y compris), pour répondre aux seuls intérêts des affameurs-spéculateurs du système financier mafieux.

      La seule solutioon à ce scandaleux hold up perpetré par les mafias financières est une suite de soulèvements populaires, qui arrive à IMPOSER le vital changement de système, et l’urgente REFORME MONETAIRE, qui supprime leur pouvoir de nuisance aux banques, aux marchés, aux spéculateurs.

      Soutien au peuple Grec en lutte ; la légitime révolte est plus que jamais vitale.


    • Traroth Traroth 4 mai 2010 13:07

      @titi : Mais personne ne vous empêche de nous livrer les réflexions issues de vos lectures à vous, hein !
      Cela dit, si c’est la collection Harlequin, vous pouvez garder vos réflexions pour vous... smiley


    • FRIDA FRIDA 3 mai 2010 11:16

      L’Allemagne devient un Etat plus souvrain que les autres, l’Europe est bien de la mythologie, pas d’existence ni politique ni économique, elle se voulait comme essence la défense de ses peuples, elle est l’instrument de la défense de rapaces.


      • pmxr pmxr 3 mai 2010 11:42

        bah ... le symbole de l’allemangne c’est un AIGLE ! smiley


      • brieli67 3 mai 2010 11:55
        Faites donc comme Madame Bruni 
        prenez/empruntez un petit Français


      • Philippe Vassé Philippe Vassé 3 mai 2010 12:56

        Chère Frida,

        Votre conclusion synthétise exactement ce qu’est, non pas l’Europe, espace géographique, mais l’Union Européenne dans son essence même : un instrument qui ne sert en définitive qu’aux actions destructrices des spéculateurs, appuyés et validés par les politiques qui ont mis en place ce « service direct de soutien aux spéculateurs ».

        Bien cordialement,


      • webrunner webrunner 3 mai 2010 11:34

        excellent.


        • JL JL 3 mai 2010 11:41

          Excellente analyse et qui voit grand. La question qui se pose est : savent-ils jusqu’où ils peuvent aller trop loin ?

          Je ne le crois pas. Tout comme on a pu dire que si les syndicats n’existaient pas, le patronat les inventerait", on peut dire ici que seuls les soulèvements populaires pourraient arrêter ces fous. Et encore, vu qu’ils ont le pouvoir de réprimer les soulèvements populaires qt qu’ils ne s’en priveront pas.


          • Philippe Vassé Philippe Vassé 3 mai 2010 13:00

            Cher JL,

            En temps de crise, vous noterez que les forces dites de l’ordre public ne sont ni des réalités extérieures à la société, ni des entités qui ne subissent pas la situation générale.

            Il suffit de regarder en France la crise qui se manifeste avec force dans la police, l’armée et la gendarmerie -composante de l’armée- pour avoir une vision plus claire et précise des réalités sur ce sujet.

            Une crise financière, qui devient crise politique et sociale, est aussi par essence une crise de dislocation de l’Etat et de tous ses composants.

            Bien cordialement,


          • bonsens 3 mai 2010 11:50

            vivement la fin de l’euro et que la dictature de bruxelles créve comme une baudruche . Quel plaisir ce sera de bruler dans les rues le - si laid - drapeau bleu aux insignifiantes étoiles , faisant bétement la ronde autour du vide , ce qui est révélateur . Je prépare déja une bonne bouteille d’avance.


            • Philippe Vassé Philippe Vassé 3 mai 2010 13:08

              Cher bonsens,

              Une note d’humour citoyen sur votre commentaire : quelle type de bouteille comptez-vous déboucher pour l’occasion que vous avez indiquée ?

              Question secondaire : comptez-vous au moins la partager dans un esprit fraternel avec d’autres citoyens ?

              Précision utile : le drapeau de l’Union européenne est en fait un drapeau d’origine catholique, symbole de la piété religieuse envers une personne d sexe féminin qui serait restée, selon certains, vierge malgré un ou plusieurs accouchements.

              Les étoiles entouraient la tête (supposée et reproduite sans modèle d’origine) de ladite femme vierge qui, je le rappelle, n’était pas la fameuse Jeanne d’Arc, dite en histoire religieuse française « la pucelle d’Orléans » bien qu’elle ait été, selon certains, native de Lorraine.

              Bien cordialement,


            • slipenfer 3 mai 2010 16:58

              Salut bonsens
              cadeau pour toi si tu ne connaissait pas.
              vidéo en 7 parties dont une analyse sur sur le drapeau français au cout de l’ histoire.
              si tu trouve trop long attaque direct à la vidéo 6
              http://www.blueman.name/Des_Videos_Remarquables.php?NumVideo=368


            • stephanie stephanie 3 mai 2010 20:40

              Excellentes ces vidéos, à voir et revoir !


            • GG 3 mai 2010 22:18


              Pour ce qui est de l’Europe telle qu’idéalisée depuis Maastrich, je n’y ai jamais cru et ai par conséquent toujours voté contre. Puis il s’est avéré que cette Europe était encore pire que ce que je craignais car elle nous englue, par le dessus, dans un monde néolibéral absolument exécrable, on pourrait même dire inhumain. Donc je ne la pleurerai pas si elle s’écroule comme un château de cartes. Mais les seuls qui iraient sans complexes dans ce sens ne sont-ils pas les mouvements nationalistes d’extrême droite ? C’est-là une perspective qui ne m’enchante guère...
              Bref, on n’est pas sortis de l’auberge !


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 3 mai 2010 23:34

              Si l’Occident ne s’unit pas - et l’Europe unie est un premier pas vers un Occident uni - notre culture sera vassalisée et il n’y aura plus de bonnes bouteilles que dans les restaurants de Shanghai, Comme il y a dejà plus de trois-etoiles Michelin dans la seule vile de Tokyo que dans toute la France.  Et ce n’est que le plus superficiel des signaux.


              Cette crise est le signal plus sérieux qu’il faut cesser de se conduire comme des gamins capricieux. Pour la première fois depuis des siècles, notre civilisation fait face à un autre défi qu’une guerre civile. Tolérer l’ineptie et la corruption dans la gouvernance est devenu impardonnable. 


            • bonsens 4 mai 2010 09:33

              bonjour Philippe ,
              j’apprécie par exemple la clairette de die tradition , gouleyante et qui ne fait pas mal à la tete , tout en etant moins snob que le champagne . Je vais bien sur partager cette bouteille avec d’autres citoyens de rencontre ( le contraire ne serait pas drole ) . Merci pour ces éclairages sur les origines du drapeau européiste.


            • Philippe Vassé Philippe Vassé 4 mai 2010 10:11

              Bonjour, bonsens,

              Certes, la Clairette de Die est un choix honorable pour une boisson festive, mais, il est d’autres breuvages fort respectables pour honorer Bacchus, hors des bouteilles onéreuses.

              Mais, cela est un libre débat où toutes les opinions, comme ailleurs, sont libres et toutes également valables.

              Sur l’origine du drapeau de l’Union européenne, il a fallu des enquêtes intéressantes de chercheuses et chercheurs des associations en Europe de la Libre Pensée pour découvrir le « pot aux roses » final qui d’ailleurs fut confirmé par les dérives cléricales des dirigeants de l’Union européenne contre les principes de la laïcité (rappelons que seuls deux pays de l’UE sont laïques en droit : la France et le Portugal !!!

              Trêve de bavardage sur les vins qui apportent gaieté dans la fraternité et amour de la liberté contre toute oppression, fut-elle gustative, voici des liens qui éclaireront le sujet de la naissance pas fièrement revendiquée dans son origine catholique du drapeau de l’UE :

              http://saint-christophe-sur-le-nais.over-blog.com/article-32117644.html

              http://saint-christophe-sur-le-nais.over-blog.com/ext/http://www.atheisme.org/drapeau.html

              Bien cordialement et librement vôtre,


            • sisyphe sisyphe 4 mai 2010 14:28

              Personnellement, je me demande surtout ce qu’attendent les manifestants des divers pays pour s’attaquer enfin AUX BANQUES ; au lieu de bruler des drapeaux ou des voitures, voilà qui serait une oeuvre utile...


            • Bernard Dugué Bernard Dugué 3 mai 2010 11:56

               

              BMW M6
              C’est la plus performante des BMW « grand public ». La M6 en impose autant par son gabarit statutaire que par son V10 5.0 de 507 ch pour 520 Nm de couple. Le 0 à 100 km/h s’effectue en 4.6 s et la vitesse de pointe est bridée électroniquement à 250 km/h.

              Mercedes SLS
              Hommage à la mythique 300 SL de 1954, la Mercedes SLS est un savant mélange entre design rétro et technologies avant-gardistes. Elle se voit ainsi équipée d’un bloc V8 6.3 de 571 ch pour un couple de 650 Nm. Depuis la 300 SL, l’efficacité a bien sûr radicalement évoluée puisque le 0 à 100 km/h est tropillé en 3.8 s pour une Vmax de 317 km/h.

              Alfa Romeo 8C Competizione
              La 8C Competizione n’est pas la plus efficace des sportives mais il faut bien avouer qu’elle en a l’apparence. Véritable œuvre d’art, cette Alfa Romeo comme on aimerait en voir plus souvent est tout de même animée par un V8 4.7 de 450 ch. Sa vitesse maximale a été enregistrée à 292 km/h pour un 0 à 100 km/h effectué en 4.5 s.



              • Lisa SION 2 Lisa SION 2 3 mai 2010 12:04

                Salut Bernard, belle remarque, d’ailleurs quand tous ces richards devront fuir, leur monture et leur 500 chevaux de feu leur sera d’un excellent service, car 500 insurgés leur courront après...Les afficionados de corridas vont viser le rouge pour le planté final. Mais le pétrole va d’ailleurs exploser avec le tchernobyl du golf du Mexique.


              • roger 3 mai 2010 18:20

                Mercedes SLS (Salut Les Smicards)


              • Lisa SION 2 Lisa SION 2 3 mai 2010 11:57

                Salut WR,

                La dette de la Grèce représente 1.6 % de l’ensemble des mouvement de tout ce continent. Depuis quand ce petit rien déstabilise le quotidien de 450 000 000 d’européens... ? le but de cette machination est de créer une panique générale. Christine Lagarde déclarait tout à l’heure à jean Pierre Elkabach qu’il fallait revoir le système des agences de notation. Comme par hasard, elle vient juste de comprendre l’origine du malaise. Pensez vous qu’elle aurait osé dire une chose pareille il y a quinze jours ou largement avant que la note ne tombe... ? Maintenant c’est trop tard.

                si vous voulez ne pas céder à la panique, écoutez celui-ci : http://www.agoravox.fr/actualites/politique/article/j-l-melenchon-by-the-blogs-74240


                • ZEN ZEN 3 mai 2010 12:01

                  Le pauvre Jacques Delors tonne, un peu tard, contre la dénaturation du projet européen , la prééminence de la finance sur l’économie réelle


                  • Philippe Vassé Philippe Vassé 3 mai 2010 13:14

                    Cher Zen,

                    Il ne peut y avoir dénaturation quand les textes fondateurs étaient tous axés sur la prééminence absolue et considérée comme éternelle et inviolable de la spéculation et de l’économie de marché sur tout autre intérêt, y compris l’intérêt public des peuples.

                    Il faudra un jour que des médias réellement déterminés à rechercher les racines politiques de Jacques Delors et de l’Union Européenne se penchent sur ces « sujets ».

                    De l’école d’Uriage cher au régime de Vichy aux doctrines sociales catholiques à but corporatiste, la filiation politique de Jacques Delors, entre autres, est fort intéressante pour éclairer les objectifs REELS assignés par les « marchés » à l’Union Européenne.

                    Bien amicalement,


                  • brieli67 3 mai 2010 13:28

                    en 2oo3 :


                    chahuté par Chirac et Barnier

                    résultats ??


                  • ddacoudre ddacoudre 3 mai 2010 20:44

                    bonjour vassé

                    je te mets mon commentaire à cet endroit car je rencontre quelques problèmes

                    bon article j’ai noté ceci : Le problème grave qui frappe l’Etat grec va devenir le problème insurmontable de tous les Etats, Allemagne inclus.

                    et je suis bien d’accord avec cela je m’en explique dans un article dont je te mets le lien.

                    http://www.agoravox.fr/ecrire/?exec=articles&id_article=74403

                    cordialement.


                  • Céphale Céphale 3 mai 2010 12:18

                    Ce plan, signé hier par la Grèce, ne résout rien. Je suppose que tous les dirigeants européens le savent bien. Il n’a qu’un but : faire gagner le parti d’Angela Merkel aux élections de Rhénanie Westphalie qui auront lieu dimanche prochain. Les sondages sont mauvais. Angela Merkel risque de perdre la majorité à la chambre haute du Parlement, ce qui ouvrirait une crise politique en Allemagne. La semaine prochaine, après ces élections, les chefs d’Etats vont peut-être dire enfin ce qu’ils pensent de la soi-disant solidarité européenne. Quant à Barroso, Van Rompuy et Trichet, on ne les entend plus.


                    • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 3 mai 2010 13:08

                      La solidarité avec la Grèce n’est pas spécialement populaire en Allemagne, c’est pourquoi entre autres motifs , Angela a tant tergiverser avant de s’y résoudre. 


                      Ce sont plutôt les banques allemandes qui ont fait pression sur le gvt allemand pour récupérer, grâce à cette aide, tout ou partie de la dette grecque qu’ils détiennent . Cette aide est d’abord une aide aux banques allemandes et françaises qui détiennent 70% de cette dette.
                       
                      Votre argument repose sur un contre-sens !

                    • Philippe Vassé Philippe Vassé 3 mai 2010 13:17

                      Cher Sylvain,

                      Pour une fois, il faut admettre que vous avez raison sur les deux parties distinctes de votre commentaire.

                      Il faudrait y rajouter, pour être exhaustif, que toutes les banques- allemandes ou non- qui ont spéculé et servi à spéculer sur la dette grecque sont effectivement celles qui espèrent gagner dans ce jeu de dupes sur le dos de centaines de millions de citoyens.

                      Bien cordialement,


                    • ZEN ZEN 3 mai 2010 12:40

                      Cynisme , inconscience ou impuissance ?...

                      -Un prêt gagnant-gagnant...qui ne sera sans doute jamais remboursé


                      • Philippe Vassé Philippe Vassé 3 mai 2010 13:19

                        Cher Zen,

                        Impuissance, inconscience et cynisme peuvent parfaitement se conjuguer.

                        La preuve en est donnée ici par votre apport et son lien.

                        Bien amicalement,

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