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Accueil du site > Actualités > Economie > Crise de l’euro : le grand cocktail explosif !

Crise de l’euro : le grand cocktail explosif !

Suite aux précédents articles sur le même sujet (voir : la crise de l’euro), écrits antérieurs qui permettent de vérifier à la lumière des faits actuels avérés, combien ils étaient fondés, il convient maintenant de regarder la situation constatée et d’analyser ses évolutions inéluctables.

La crise terrible de l’euro, qui est devenue celle de la zone euro, et derrière, de toute l’Union Européenne, n’est plus niée par personne, ce qui fut le cas malheureusement au début du processus. Cela traduit aussi, à sa façon, une leçon de choses sociales : les politiques et leurs porte-paroles médiatiques ne sont plus crus par l’opinion publique, la confiance a disparu, une césure nette s’opère entre dirigeants et citoyens..

Maintenant que le débat antérieur est éclairci par la réalité des évènements, il est indispensable de préparer la suite logique des faits à partir, non de croyances personnelles ou de pensées individuelles, mais des seules réalités existantes.


Le moment où tout bascule : nous y sommes !

Nous sommes arrivés au tournant décisif de la crise de l’euro, devenue crise mortelle de la zone euro et de l’Union Européenne, mais aussi pas lourd de conséquences vers une crise mondiale multiple aggravée en cours de gestation.

La Grèce est acculée à une situation de quasi-faillite sur le plan financier : l’Etat grec est au bord de l’asphyxie, ses banques sont, elles, dans un état proche de la banqueroute collective. Dans le cadre du système existant, la confiance des investisseurs dans l’Etat et l’économie grecs, est, à dire vrai, ….de la méfiance ! Les agences de notation traduisent simplement ce sentiment général, fondé sur des chiffres publics, qu’il s’agisse de la Grèce, mais aussi dorénavant d’autres Etats.

Pour la Grèce, le pays lui-même, poussé par le FMI et l’Union Européenne au bord du gouffre, est menacé par la conjonction d’une explosion sociale gigantesque, d’une crise politique majeure et du refus populaire massif de voir le pays devenir un « obligé  » dominé par le FMI.

En clair, aux revendications légitimes du peuple grec contre une crise dont il ne porte pas la moindre responsabilité -mais que le gouvernement, sur ordre des instances de Bruxelles, veut lui faire payer en baissant dramatiquement son niveau de vie pour longtemps- se rajoute la défense de la notion de démocratie, laquelle passe ici par la souveraineté nationale restaurée afin de ne pas subir une crise sans fin visible, aussi indue qu’injuste.

Pendant que la Grèce bascule vers une crise globale formidable, fruit d’un cocktail explosif, la situation du Portugal, et derrière de l’Espagne, tend à devenir...le début de l’histoire grecque récente !

Derrière le Portugal et l’Espagne, les autres pays de l’Union Européenne tremblent car tous sont, peu ou prou, sur le même processus, la France incluse.

Durant ce temps, l’Allemagne fait figure d’accusée par les politiques aux abois des autres Etats de l’UE, parce que ses dirigeants se refusent à se suicider politiquement en réglant les dettes d’autres Etats de la zone euro, ce qui affaiblirait immédiatement leur propre situation et augmenterait les déficits publics.

Une telle aide financière, si l’Etat allemand en avait les moyens réels, ne serait de plus qu’un pis-aller momentané. La solidarité a ses limites : ici, l’intérêt des citoyens allemands dont le pays dispose certes de quelques réserves financières. Les citoyens allemands n’entendent pas les dépenser en vain, de plus sans aucun retour positif pour eux !

Bien que les moyens financiers -limités- de l’Allemagne ne peuvent plus, en aucune manière, arrêter la crise en développement rapide au sein de la zone euro et de l’UE, les accusations contre ce pays nourrissent dorénavant un sentiment puissant dans la population allemande qui peut être traduit de la manière suivante : « sauvons-nous d’abord, et nous verrons ensuite ».

Ceci d’autant que l’Allemagne a aussi ses propres problèmes de chômage, de précarité et de sauvegarde de son pacte social appelé « économie sociale de marché ».

Certes, les partisans de l’aveuglement peuvent expliquer que cela tient aux seule élections régionales du 9 mai 2010 en Allemagne. Outre son côté d’assurance morale puérile, cette vision mensongère évite de regarder le fond des choses : l’Allemagne ne peut pas, quoi qu’il en soit, être le banquier de la zone euro !

La posture des dirigeants des Etats de la zone euro est ici de plus très incohérente : ils ont prôné des années durant le dogme de l’unité indissoluble de la zone euro. Or, voilà que tous se tournent vers l’Allemagne comme un possible unique sauveur de l’euro, lequel sauveur ne veut rien faire à ses risques et périls. Ce qui les contraint à aller implorer un FMI dont ils savent tous que son intervention est synonyme de fin de la zone euro et d’explosion de l’UE.

Zone euro : la conjonction de tous les facteurs explosifs en même temps

L’effondrement en cours de la Grèce, la soudaine extension de la crise -comme cela était prévisible par toute personne sensée se refusant à mentir à l’opinion publique- au Portugal et à l’Espagne, avant d’autres qui sont déjà pris d’avance dans le tourbillon, indiquent bien que la crise de l’euro est en plein développement.

Le cocktail explosif vu en Grèce, à savoir mélange des revendications sociales, démocratiques et de souveraineté nationale humiliée par le surgissement du FMI dans la gestion des affaires des Etats, va devenir commun aux pays touchés, c’est à dire, à un titre ou à un autre, à tous les Etats de la zone euro.

Parallèlement à ces processus que les évènements actuels en Grèce montrent avec une grande netteté, la zone euro est aussi menacée par un processus concomitant, mais non connexe : la crise de dislocation rampante de l’Etat belge, dont la capitale est en même temps celle de l’Union Européenne, ( le symbole est ici très fort) .

Cette crise belge exprime bien ce qui menace toute la zone euro : la dislocation, puis la débandade des Etats afin de se protéger eux-mêmes des conséquences de la crise mortelle de l’euro, ceci dans un contexte non préparé, non anticipé, bref, un contexte de chaos général.

En résumé, les tensions nées de la crise de l’euro vont en s’aggravant en nombre et en puissance, comme cela était prévisible, tandis que les dirigeants politiques perdent tout contrôle sur les évènements, situation qui ne peut que générer, à terme rapide, des explosions sociales et des crises politiques d’ampleur inusitée.

La zone euro coule : qui va le premier appeler à quitter le bateau ?

Maintenant qu’il est un fait indiscutable que la zone euro est devenue un bateau sans gouvernail, sans moteur, sans capitaine, sans visibilité, fonçant sur d’immenses icebergs, la question qui se pose est, non pas comment sauver le navire, car cela est impossible, mais : comment se sauver nous-mêmes ?

La réponse, il n’est pas besoin d’être un docte économiste couvert de titres prestigieux, pour l’apporter : étant donné que la zone euro est promise à exploser et donc à mourir, le tout dans la douleur pour les populations qui resteront dans ce cadre mortel, la solution unique consiste pour les Etats à sortir au plus vite du bateau qui sombre et à monter dans les chaloupes de sauvetage du retour à des monnaies nationales indépendantes, seule issue autorisant des politiques globales nationales de sortie de crise et de protection du niveau de vie des peuples concernés.

Posons comme principe que, plus tôt, cette solution inévitable sera mise en œuvre, mieux cela vaudra pour tous, dans la zone euro et pour le reste du monde, car la crise de l’euro va aussi frapper tout le système mondial. Là aussi, les conséquences seront importantes, bien qu’à ce jour, très difficiles à pronostiquer, puisque tout va dépendre de la nature du dénouement de la crise de l’euro.

Car, si les tensions continuent ainsi à s’accroître à cette vitesse au sein de la zone euro, l’explosion de cette zone monétaire finirait alors bien plus mal......et pour le monde entier.


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109 réactions à cet article    


  • jako jako 28 avril 2010 10:04

    Analyse clairvoyante à mon avis, plus que ce que l’on entend dans le poste...
    Mais cela fait froid dans le dos.
    A cela s’ajoute les tentatives identitaires de repliement comme en Belgique, Italie, Serbie etc etc smiley


    • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 10:20

      Jako,

      Oui, effectivement, cela fait froid dans le dos, mais nul ne peut tourner le dos à la réalité, quelque dure qu’elle soit.

      Ceci étant, l’action collective organisée peut aussi changer la réalité et éviter qu’elle ne se termine en catastrophe générale.

      Bien cordialement,


    • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 10:23

      Cher Tall,

      Si les faits que vous voyez ressemblent à une catastrophe, ce n’est pas la faute de ceux qui montrent ces faits.

      Mais, refuser de les regarder en face est aussi inutile que puéril.

      Les faits sont là, devant vous, et ils sont les meilleures preuves vivantes et dynamiques que votre commentaire est décalé par rapport aux évènements.

      Le déni des réalités n’a jamais été une solution pour personne.

      Bien cordialement,


    • gaelec 28 avril 2010 11:02

      @Tall

      Pourtant, les indices s’accumulent, nous laissant à penser hélas, qu ‘il y a de moins en moins de place pour le doute quant à l’évolution que prennent les évènements sur ceux qui prétendent les piloter et les contrôler.

      Rappelons nous simplement de ce que l’histoire nous enseigne :

      Lorsque le monde est immergé dans un processus déstructurant (effondrement éthique, moral, économique et financier) ce qui est le cas en ce moment même, auquel il convient d’ajouter « processus inédit par son ampleur et par l’accélération de la dégradation de la psychologie générale », celui-ci finit toujours par s’auto alimenter, multipliant ainsi d‘autant les points de tension et de fait, proportionnellement les points de rupture. Arrivée à ce stade, la dynamique des forces est telle que la bête immonde n’est jamais très loin.



    • gaelec 28 avril 2010 11:23

      @ Tall

      On dirait qu’il n’y a pas que Philippe Vassé qui soit inquiet, voici ce que dit le LEAP ce matin

      L’équipe LEAP/E2020 recommande de sortir au plus vite du secteur financier en général et de toute urgence du secteur financier américain ou opérant aux Etats-Unis.

      Bien à vous



    • Triodus Triodus 28 avril 2010 16:20

      @Rajin’

      Ah oui, et ils l’offrent sur un plateau d’argent à Mme Merkel, ça doit être son genre de type

       smiley


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 29 avril 2010 01:59

      Ce qui est annoncé au niveau global sur Avox n’a pas une mauvais moyenne dans ses tirs au but. La sagese agoravoxienne a prévu la crise financière - Forest Ent, Santi, Etc - et reçu avec beaucoup de scepticisme l’annonce de la pandémie H1N1. (Dugué et bien d’autres) réalisera. La supercherie du 911 a été démontée ici mieux que nulle part ailleurs (Taiké Eilée) 


      On voit aujourd’hui venir une dévaluation brutale du dollar et une gouvernance totalitaire ; je crois que là aussi, ça se réalisera

      Le mot de la fin sur la l’arnaque des vaccins contre la grippe porcine :




    • Triodus Triodus 28 avril 2010 10:16

      ..Plus de souveraineté, plus de monnaie, plus d’armée, plus d’agriculture, plus d’industrie, plus d’éducation, plus de recherche, plus de développement..

      C’est vrai que tout ça était mieux geré par « les lois du marché » et leur « auto-régulation »

      Pwaaarf !!

      Ah ben on va être bien maintenant . En gros : on est comme des c..n sans pantalon en pleine rue !


      • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 10:26

        Cher Triodus,

        Votre comparaison en fin de commentaire n’est pas dénuée de pertinence.

        Avec quelque humour sombre de type anglais, on pourrait y rajouter qu’un tsunami déferle sur une foule gigantesque de près de 400 millions de personnes et que les dirigeants politiques chargés des digues ne font que parler et se disputer pendant que la vague se rapproche.

        Et l’image sera encore plus vraie.

        Bien cordialement,


      • Alpo47 Alpo47 28 avril 2010 10:29

        Peut être, ne faudrait il pas oublier de dire, que le fond du problème provient du fait que les pays ont renoncé à leur droit régalien de produire l’argent dont ils ont besoin, pour s’obliger à emprunter aux système financier.
        D’où intérêts, d’où endettement, d’où ... possibilité de faillites.
        Cette décision, de Pompidou pour la France, est une trahison manifeste envers la souveraineté des Etats et leurs citoyens.

        Et on peut se poser la question : Pourquoi donc les Etats se sont ils soumis aux banques ?
        Je pense que la réponse est simple, les banques ont imposé leurs intérêts, soit en plaçant « leurs hommes » aux postes de décision, soit en corrompant les décideurs.
         Comme chacun sait, il est assez facile de corrompre un politicien .

        Seul, le retour à la souveraineté des Etats et la reprise de ce Droit régalien aux banques nous permettra de retrouver notre indépendance financière.


        • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 10:38

          Alpo47,

          Evidemment, le fait depuis plusieurs décennies d’aller vers une monnaie dite unique ne pouvait avoir comme première obligation de retirer aux Etats leur droit d’émettre une monnaie nationale à ce moment vouée à disparaître.

          Les évènements actuels posent en sens inverse le problème de redonner aux Etats à la fois une monnaie nationale permettant des souplesses devenues indispensables et le droit d’émettre ces monnaies.

          La crise de l’euro met à nu tout le mécanisme qui a mené à la perte totale de contrôle de l’Etat sur tout ce qui relevait de ses attributions publiques.

          La monnaie est une de ses attributions que la BCE avait reprise à son compte, avec le résultat que l’on constate aujourd’hui.

          Il résulte de la crise actuelle que se pose avec acuité comme issue à cette situation la renaissance de monnaies nationales, et ce dans une urgence qui va devenir croissante.

          Bien cordialement,


        • fwed fwed 28 avril 2010 11:25

          M. Vasse,

          Je crois que vous aborder mal le problème en l’analysant sous l’angle monnaie nationale ou unique. Ce n’est pas la BCE qui controle l’euro mais le système de banques privées.

          Il est urgent de se rendre compte que le problème est que le statut de notre monnaie n’est plus démocratique. L’euro est une monnaie privée.

          Cordialement


        • stephanie stephanie 28 avril 2010 11:37

          Il faut sortir de l’Europe, avoir notre indépendance,et redonner à la Banque Centrale, le droit de preter à l’état, à un taux d’intérêt très faible.

          pour sortir de l’Europe :
          http://u-p-r.fr


        • BOBW BOBW 28 avril 2010 15:59
        • Que notre gouvernement fasse appliquer le dernier référendum :
        • Sortons de l’UE.et de l’Euro (revenons à l’étalon-or) et Réanimons notre agriculture- et les entreprises qui font travailler au pays sans délocaliser-notre pêche- et cessez messieurs les ministres et l’UMP de détruir les services publics....
          Basta cette Europe « libérale » sous la coupe des « banksters ».
        • Construisons une « Europe des Peuples » 
        • "Il n’est pas de sauveurs suprêmes :
          Ni dieu, ni césar, ni tribun,
          Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes !
          Décrétons le salut commun !
          Pour que le voleur rende gorge,
          Pour tirer l’esprit du cachot
          Soufflons nous-mêmes notre forge,
          Battons le fer quand il est chaud !"


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 29 avril 2010 02:11

          L’État doit émettre la monnaie. Que cet État soit la France ou une Europe démocratique est une autre question. Priorité de la Gauche comme de la Droite, sortir du gouvernement mondial des Banquiers. Si les élites politiques sont trop corrompues pour le faire, le peuple peut le faire en quelques jours et la couleur des chemises qu’il portera est une question secondaire pour l’instant.



          Pierre JC Allard



        • darius 30 avril 2010 09:41

          La possibilite pour un etat de créer de la monnaie peut se resumer ainsi.
          je depense 100 je leve 90 d’impots, et pour la difference je donne un bout de papier sur lequel il est marqué 10 euros.
          Ca veut dire creation de signes monetaire sans creation de richesse en contrepartie.
          On peut le faire sans probleme , jadis ca s’appelait assignat, on a vu comment ca a fini.
          En allemagne sous la republique de weimar, on a vu egalement le resultat.
          Plus recement au zimbabwe, c’est pas mieux.
          Donc, HEUREUSEMENT que les etats on rennoncé a escroquer le peuple en le payant avec des bouts de papier sans valeur.
          Les banques ne creent pas de la monnaie mais du credit, la différence c’est qu ’un credit qui se rembourse detruit le meme montant de monnaie qu’il n’en cree lors de son accord.
          Les banques ne font que repreter un nombre limité de fois le meme depots, les conditions de fonds propres, de taux et de reserves obligatoires permettent de limiter ce montant de credit.
          Si par contre on souhaite de l ’hyper inflation , autorisons l’etat a jouer de la planche a billet et l’euro ne vaudra bientot plus son poids en papier.


        • BA 28 avril 2010 10:38

          Mercredi 28 avril 2010 :

           

          Grèce : taux d’intérêt de l’obligation à 10 ans : 10,89 %.

           

          http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR%3AIND

           

          Grèce : taux d’intérêt de l’obligation à 2 ans : 18,50 %.

           

          http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB2YR%3AIND


          • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 10:51

            BA,

            A l’évidence, la Grèce est, pour certains, sortie de la crise.

            Avec ces chiffres, les esprits libres peuvent en douter avec quelque droit.

            Merci de nourrir ainsi le fil de l’article,

            Bien cordialement,


          • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 12:46

            Cher Razzara,

            Il est vrai qu’il existe encore quelques rares négateurs de la crise de l’euro, certes bien moins nombreux que voici quelques semaines.

            Plus inquiétants sont les petits Sherlock Holmes au garde à vous le l’obéissance sans pensée libre qui répètent en choeur que tout le mal vient, non du système lui-même, mais des agences de notation.

            En 1925, en Allemagne, la crise de 1923 était, comme la guerre perdue en 1918, avaient trouvé des bouc-émissaires : les Juifs, voire un complot mondial des Juifs.

            Aujourd’hui, cela a changé : le thermomètre du système est accusé des défauts et dérives naturels, consubstantiels au système, à savoir les agences de notation.

            Le refus de regarder les faits en face prend décidément d’étranges voies....

            Merci en tout cas pour votre commentaire qui voit la réalité comme elle est.

            Bien cordialement,


          • Lisa SION 2 Lisa SION 2 28 avril 2010 17:37

            Si je puis me permettre de rappeler que la défunte Yougoslavie était, avant sa balkanisation, un territoire de tourisme sexuel à l’usage des allemands, partis depuis faire de même en Grèce.

            Dans la même journée, l’on peut apprendre que Porsche vient d’enregistrer mille demandes envers la dernière de leur folie, la 908 hybride, 232 cv électriques et 500 en tout.

            Dernière chose, le FMI n’avait il pas au départ été articulé autour des interventions d’urgence auprès des pays sous développés pour leur permettre d’investir dans des économies mondialisées ? sachant à quel point ses missions ont déjà fait l’objet de polémiques et notamment en matière de dissémination et de résurgence de la tuberculose, il ne fait donc plus aucun doute que cet organisme international n’a de mission que de contaminer l’Europe de pandémie bancaire.

             


          • Dzan 28 avril 2010 10:44

            Il y en a un qui doit bien rigoler dans sa tombe.

            Un certain Marx

            P...mais que ça pète cette société de m....basée sur du vent.

            On rase tout et on repart à zéro.

            Bon, je sors.


            • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 10:54

              Dzan,

              Bien que je puisse pas savoir si on peur rire depuis et dans une tombe après sa mort (ce dont je doute fort), il n’en reste pas moins que les faits actuels n’incitent pas à rire.

              Quant à se diriger droit vers des explosions sociales et politiques majeures, cela me semble, comme vous, une évidence de bon sens.

              Bien cordialement,


            • thomthom 28 avril 2010 11:09

              « on rase tout et on repart à zéro »...

              effectivement, on en aurait bien besoin, mais cela pose deux problèmes
              - la transition va être très dure.
              - comment va-t-on se mettre d’accord sur le nouveau monde à construire ?

              On en arrive à un point ou de plus en plus de monde se ralie à ce qui est pour moi l’évidence, on a besoin d’une refonte globale de notre société... mais cela n’empêche pas chacun d’avoir son idée sur la question, et les divergences sont fortes et nombreuses.


            • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 11:29

              cher surfnblue,

              Quel commentaire militaire, ou martial !!!

              Bien qu’il passe à côté de tout en cherchant un bouc-émissaire afin de le dénoncer : ici, les agences de notation, de plus « nationalisées » par vos soins, il offre l’intérêt de manifester un défaut qui est assez particulier à une partie (faible) de l’opinion publique française : la quête de bouc-émissaires afin de ne pas regarder les problèmes en face et ne pas avancer vers leurs solutions pratiques.

              Cette manie bizarre de comparer avec les Etats-Unis ou d’autres pays écarte-t-elle les réalités et leurs dangers ?

              Poser la question est y répondre et montrer en quoi la recherche de bouc-émissaires est aussi vaine que nuisible.

              Les ennuis des Etats-Unis ne sauveront ni l’UE, ni l’euro, pas plus qu’ils n’apporteront de solutions à NOS PROBLEMES.

              Bien cordialement,


            • gaelec 28 avril 2010 11:48

              @Surfnblue

              Très juste. Le fascisme financier a pris le pouvoir. Le rôle des états (policiers) se cantonnant désormais à réprimer toute vindicte citoyenne. La merdialisation mondiale ne peut exister sans la volonté et la complicité des hommes politiques. Cela ne peut que mal finir ainsi que le disait P. léotard.


            • Jimmy 28 avril 2010 12:38

              d’accord avec surfnblue
              la grande bretagne et les usa sont dans une situation bien pire que la grèce et sont pourtant notés AAA, il est évident que cet acharnement des agences de notations n’a pour but que de provisoirement sauver le dollar
              nous sommes trahis par nos élites


            • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 12:58

              Cher Jimmy,

              Et si on réfléchissait un peu plus profondément, plus finement, au pourquoi des notes des agences de notation, à leur rôle dans le système actuel.....

              Même à un être simple, la différence entre les capacités de remboursement de la Grèce et des Etats-Unis, voire du Brésil, ou de la Russie, ou de la Chine, ou même de Taïwan, saute aux yeux.

              Dans le cas de la Grèce, voici un petit pays, isolé dans une région plutôt pauvre (les Balkans), avec une monnaie qui coule, une économie en ruines et peu de ressources internes.

              Dans le cas des Etats-Unis -et en moins puissant pour les autres pays cités ci-dessus- vous avez un marché de 300 millions de personnes, les grandes banques mondiales, le détenteur de la monnaie d’échange internationale, une économie puissante, des ressources immenses et le FMI qui est adossé à cet Etat.

              Question : à qui iriez-vous plus tranquillement prêter de l’argent ? 0 un petit pays qui coule ou à une puissance économique mondiale première économie du monde ?

              La réponse, dans le cadre du système actuel, est apportée par les agences de notation.

              Le thermomètre du système n’est pas le responsable de la crise de l’euro.

              Le mythe du bouc-émissaire, agité devant les yeux tel une cape rouge dans une corrida devant un taureau, est ici dangereux et bien inutile.

              Il empêche de voir les réalités existantes, de les comprendre et donc d’agir.

              Et l’impuissance n’a jamais servi de rien à personne, surtout en temps de crise.

              Bien cordialement,


            • Jimmy 28 avril 2010 19:56

              pardon M. Vassé mais c’est exactement le contraire
              (je n’ai pas trouvé ça tout seul)
              la Grèce a l’avantage de faire partie de l’Euro et de pouvoir disposer du soutien, en cas de besoin, des autres pays européens
              mais quand les dettes colossales de la Grande Bretagne et des Etats-unis vont arriver à échéance (c’est parait-il pour très bientôt) qui va pouvoir leur prêter de l’argent ?


            • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 20:25

              Jimmy,

              Pour les dettes des pays de la zone euro, on voit ce qui se passe : même les pays de la zone euro ne peuvent ou ne veulent pas payer, et c’est le FMI qui remplace la zone euro, la BCE et la direction de l’UE.

              Quant aux dettes anglaises et américaines, j’oserais avancer deux éléments :

              1- ce sont les deux économies qui pèsent, de manière conjointe, le plus dans l’économie mondiale, ce qui incite les spéculateurs à ne pas les attaquer de manière frontale sous peine de déstabiliser tout le système. Le dollar américain est aussi le carburant du système mondial actuel, nul spéculateur ne l’ignore.

              2- Par ailleurs, les possibilités de défense, surtout aux Etats-Unis, contre les attaques spéculatives sont très puissantes, sans parler même du FMI. Quant au financement de la dette, pour les deux pays, pour l’instant, il est assuré pour des raisons variées, mais toutes reliées au rôle économique majeur des deux pays, à leurs ressources et à leur place dans la pérennité du système mondial.

              C’est pour ces raisons, ici vues rapidement, que comparer les risques des dettes des Etats-Unis et de la zone euro est sans objet.

              Bien cordialement,


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 29 avril 2010 02:20

              @ l’Auteur : 


              "Tout cela pue la guerre.
              Elle s’annonce et viendra, par la révolte populaire d’abord (qui cherchera un coupable chez les politiques) et par la révolte gouvernementale ensuite (qui cherchera un coupable ailleurs)

              Je suis d’accord avec surfnblue. La plainte contre Goldman Sachs aux USA a lancé la guerre civile au sein de l’Establishment. Nous sommes dans la première campagne. 


              Pierre JC Allard

            • darius 30 avril 2010 10:18

              Ca s’appelle de la desinformation, la californie etait BBB et a ete remonté à A-http://www.treasurer.ca.gov/ratings/history.asp
              Par contre les agences de notation sont toujours en retard d’une guerre, donc en general le marché baisse avant que le rating ne soit rabaissé.


            • Leviathan Leviathan 28 avril 2010 10:59

              Intervention de Marc Fiorentino sur l’affaire Goldman Sachs et d’une manière plus générale le système bancaire

              « Marc Fiorentino : Manifestons devant les banques ! »


              • R.L. 28 avril 2010 11:01

                1- Les financiers, les politiques, Bruxelles... savaient, fin des années 90, que la Grèce n’était pas à même d’entrer dans l’Euro. Ils ont fermé les yeux.
                2- Années 2000, la Grèce a énormément acheté des armes (sous-marins, chars...) à ... l’Allemagne... qui vendait aussi beaucoup à ... la Turquie. Le tout avec des crédits des banques allemandes...
                3- L’Eurostat savait bien tout cela avant 2004...
                4- Tout le monde sait que le vrai patron de Goldman Sachs, pour l’Europe, était Mario Draghi : directeur général de Goldman Sachs, chargé du développement en Europe, mais a également été directeur général du Trésor italien et, plus récemment, gouverneur de la Banque centrale italienne. A présent, il est candidat au poste de chef de la BCE, pour remplacer Jean-Claude Trichet, qui doit se retirer l’an prochain
                Des poursuites contre lui ? Seulement entendu par les Parlementaires européens notamment ? Non. Rien de rien.

                Voila la libérale europe pris à son piège du laisser faire laisser passer ! C’est vrai qu’avec le non démocratique traité de Lisbonne, ça fonctionne mieux...
                Le grossier plan des anglo-saxons pour sauver le dollar (et la livre) est bien parti. Merci messieurs les traitres-et-lâches-dirigeants-européens et leur prolongement journalistiqueux !!!
                Et pour couronner le tout, on laisse des agences de notations criminelles anglo-saxonnes noter les états Européens...


                • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 11:57

                  Cher RL,

                  Ce que vous écrivez est souvent exact, malheureusement ?

                  Mais pourquoi personnaliser un système, des processus, l’Union Européenne, à travers un ou des hommes, voire les agences de notation ?

                  En quoi le thermomètre est-il responsable de la maladie qui s’infecte vite ?

                  Bien cordialement,


                • R.L. 28 avril 2010 12:39

                  Cher P.V.

                  Je ne personnalise en rien. J’aurais pu mettre une énumération de 30 points ou simplement remplacer ces 4 par d’autres éléments.
                  Le sujet est l’Euro, mais aussi la Grèce et donc l’Europe. Forcément des pays l’Allemagne, le pays européen le plus engagé dans la dette d’Athènes...
                  Quant aux agences de notations, reconnaissez que leur existence propre relève de la folie libérale et la symbolise à elle seule : être payé par ses clients pour les bien noter...
                  N’est-ce pas ce qui manque le plus au gens modestes (financièrement) qui votent Sarkozy ou le PS-libéral : comprendre concrètement et rapidement comment on se fout d’eux depuis toujours ?

                  Bien à vous.
                  R.L.


                • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 13:03

                  Cher RL,

                  Nous nous sommes mal compris ou je me suis mal exprimé.

                  Je partage dans leurs grandes lignes les 4 points que vous avez cités, mais je marquais un net désaccord, essentiel pour la compréhension des évènements, avec votre phrase sur les agences de notation.

                  Je suis donc désolé de cette incompréhension qui ne change rien à la sincère cordialité des échanges entre citoyens libres,

                  Bien cordialement,


                • Philou017 Philou017 28 avril 2010 15:52

                  Des poursuites contre lui ? Seulement entendu par les Parlementaires européens notamment ? Non. Rien de rien.

                  Le silence du parlement fantoche-godillot Européen est assourdissant.


                • citoyen 28 avril 2010 11:04

                  vivement que cette baudruche européenne de Bruxelles explose . D’elle , nous n’avons retiré que mépris et humiliation . Il n’ y a pas d’europe , il n’y a que des peuples européens , différents et qui aspirent à le rester.
                  et en effet , philippe vassé , la Belgique est une petite UE en miniature , frappée exactement des mêmes maux , et qui affronte ( ou n’affronte pas ) ses problêmles sous le seul an,gle du juridisme , d’un juridiusme de fesse mathieu . Un traité européen , signé par je ne sais qui , je ne sais quand , ne vaut rien : ce n’est que de la paperasse pour allumer la cheminée ou bonne à recycler .


                  • thomthom 28 avril 2010 11:05

                    trop facile de faire porter le chapeau à l’euro
                    les responsables, ce sont simplement les politiques irresponsables qui ont laissé filé, dans chaque pays, les déficits au delà du raisonnable, et les peuples qui les ont élu parce qu’ils tenaient absolument à continuer à vivre « comme avant », c’est à dire au dessus de leurs moyens...

                    un jour, il faut bien payer.

                    C’est triste, mais ça risque fort d’être bientôt notre tour.


                    • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 11:21

                      Thomthom,

                      Outre que vous n’abordez ainsi aucun des vrais problèmes actuels de fond, ce commentaire sans sens commun ne mène à rien.

                      C’est dommage, même si vous pourriez relier les problèmes entre eux, au lieu d’en prendre un qui n’est que l’expression concentrée de tous les autres, au niveau mondial.

                      Je suggère que ce type de raisonnement qui n’en est pas un, et qui fleure bon les arguments de feu Raymond Barre, voire d’Edouard Balladur, pour rester en France, soit laissée à son sort triste afin de penser plus haut, plus loin et plus largement ?

                      Bien cordialement,


                    • C LEBELLEC 28 avril 2010 11:25
                        • le peuple grec n’ est manifestement pas responsable de cette crise financiere qui a ete cree a leur insu et nullement issue d’ une volonte nationnale . Ce fut la consequence d’ une oligarchie profiteuse et irresponsable . C’ est donc a ces « coquins  » de payer , et a leurs banques complices —goldman sachs par ex—
                          Bruxelles et le gouvernement grec imaginent faire payer cette dette , au seul peuple , en baissant drastiquement son niveau de vie.
                           Nos gouvernants et leurs complices ,les marches financiers, ont besoin d’ une
                          DOUCHE ISLANDAISE. Un referendum ou le peuple voterait OUI ou NON au remboursement de LA DETTE. Ce serait peut etre non !!
                           Les profits des speculateurs seraient arreter net devant cette fronde. L’effet domino ,vers le portugal, serait stopper net. Le jeu des financiers serait grippé et les gouvernements desarconnes.
                          Nous vivons dans des democraties qui se lezardent , ou nos hommes politique ne sont plus credibles:TOUS DES POURRIS devient le leitmotiv. Voter est decredibilise,semble inutile(...ca ne servira a rien !!)

                          « On ne peut rien faire » est la phrase cléf de la plupart des citoyens
                          Nous sommes les plus nombreux et les moins respectes, toujours responsables toujours taxables.
                          LAISSEZ NOUS LA DOUCHE ISLANDAISE qui restaurera peut etre le dialogue
                          sinon la crise étendue entrainera la misère, la remontée du fascisme et la guerre.
                          sANS COMPTER l ’ attitude des pays d’ extreme orient et d’ afrique a l’ egard d’ un occident a terre

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                      • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 12:02

                        Cher C Lebellec,

                        Merci de votre commentaire, même si parfois, j’ai quelque difficulté à en suivre le déroulement.

                        Une seule remarque sur ce que les citoyens disent, que ce soit en France, en Grèce, au Portugal et dans d’autres pays de la zone euro : leur cri commun est « on ne peut plus continuer ainsi, nous sommes en colère ».

                        Grèves, manifestations, émeutes locales, votes populaires, tout indique une révolte en marche, et non un sentiment d’impuissance.

                        C’était ma seule correction-observation sur votre commentaire.

                        Bien cordialement,


                      • R.L. 28 avril 2010 11:26

                        @ thomthom,

                        [les responsables, ce sont simplement les politiques irresponsables qui ont laissé filé, dans chaque pays, les déficits au delà du raisonnable, et les peuples qui les ont élu parce qu’ils tenaient absolument à continuer à vivre « comme avant »].

                        Comme « avant quoi » ?!!! C’est un aveu ça !
                        Comme autant des 30 glorieuses, grâce au programme du CNR et des français qui se sont battus contre les nazis et la majorité des patrons qui appelaient de leur voeux un tel régime ?
                        Comme durant cette période ou le rapport salaire-capital (dividende) était moins anormal qu’aujourd’hui (180 milliards/an de détournement depuis plus de 20 ans), grâce à la trahison des politiques ?
                        Comme avant la décision criminelle de Pompidou et d’un certain VGE en 1973 ?
                        Alors oui, les gens qui ont assez vécu pour connaître cela, veulent, exigent de revenir à cette période ! « Comme avant » !


                        • drlapiano 28 avril 2010 11:35

                          L’auteur nous parle la main sur le coeur de "revendications légitimes du peuple grec contre une crise dont il ne porte pas la moindre responsabilité« .

                          Mais c’est complètement faux, c’est bien la crise d’un pays démocratique, le peuple qui est souverain (même s’il croit ne pas l’être) est donc totalement responsable de son sort.

                          Et devant l’obstination des syndicats grecs (aussi nul que les Français) à faire grève alors que le bateau coule un seul mot vient en tête, celui prêté à Daladier de retour de Munich devant la foule venue l’acclamer : »Les cons ! "


                          • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 12:10

                            drlapiano,

                            Votre commentaire est logique avec une orientation claire d’impuissance et d’inaction dangereuse.

                            Quand un bateau coule, les gens intelligents ne disent pas qu’il faut couler avec lui, mais se précipitent vers les canots de sauvetage, ou plongent dans l’eau pour s’en échapper.

                            Revendiquer le droit de vibre dignement et décemment pour toutes et tous, partout, est un des moyens pour sauver les peuples de la zone euro de la catastrophe que l’on a créée contre eux et que les dirigeants politiques, au profit des banques spéculatrices, voudraient faire payer aux citoyens.

                            Se sauver d’un recul social dangereux est la marque du simple bon sens pratique.

                            D’ailleurs, Daladier, que vous citez, a été dans l’histoire de l’avant seconde guerre mondiale, celui qui a été le plus mauvais politicien.

                            Ce sont souvent les mauvais individus qui ne comprennent rien qui aiment à insulter les autres.

                            Mais, cela n’a rien empêché, ni en 1939, ni aujourd’hui.

                            Je vous invite à en tirer les enseignements positifs ?

                            Bien cordialement,


                          • Philou017 Philou017 28 avril 2010 16:10

                            drlapiano : "Et devant l’obstination des syndicats grecs (aussi nul que les Français) à faire grève alors que le bateau coule un seul mot vient en tête, celui prêté à Daladier de retour de Munich devant la foule venue l’acclamer : « Les cons ! »« 

                            Ce ne sont pas les peuples qui ont installé une complète dépendance du systeme économique aux profits d’un système financier qui s’est lui-même transformé en gigantesque casino spéculatif.
                            Est-ce qu’on nous a demandé notre avis à nous ? Un peu au traité de Massticht, mais là les arguments massues utilisés étaient le martellement de la peur du retour de la guerre en Europe si on ne faisait pas avancer l’Europe.
                            Est-ce qu’on nous a invité à réfléchir sur le devenir des équilibres économiques et sociaux ?
                            Est-ce qu’on nous a proposé quelque chose pour contrebalancer la prise de pouvoir des marchés, des impératifs boursiers et des pratiques spéculatives généralisées ?

                            Le principal de l’argumentation a été de dire »bruxelles le demande,il faut le faire". Déréguler à tout va, supprimer tout contrôle des importations, brader les services publics, diminuer les ressources de l’état, tout cela a été imposé de manière sournoise.
                            Ce qu’on peut reprocher aux peuples, c’est d’avoir laissé faire, de s’être laissé imposé des diktats qui n’auraient jamais du en être, certainement pas d’avoir décidé quoi que ce soit. Je pense que le même scénario a eu lieu dans tous les pays Européens.

                            Du reste, la seule protestation claire qui a été donnée en France en 2005 avec le réferendum sur le TCE a été rejetée avec le dernier mépris par le pouvoir qui l’a fait voter par les députés. Autre contournement avec le référendum Irlandais. Ils sont pas d’accord ? on revote, avec campagnes massives de presse payées par les multinationales.....

                            La seule urgence est que les peuples se réapproprient le pouvoir, squatté par des oligarches vendues aux intérêts quasi exclusifs du système financier depuis trop longtemps


                          • Peachy Carnehan Peachy Carnehan 28 avril 2010 11:37

                            Après la Grèce le Portugal voit sa note dégradée par les crapules des agences de notation. Conséquence, ce matin les bourses se cassent la gueule comme au bon vieux temps du crack de 2008.

                            Aux petits porteurs naïfs, vendez !


                            • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 12:24

                              Cher Peachy,

                              Pourquoi ce terme de personnalisation et de recherche de bouc-émissaires sur les agences de notation ?

                              Quel intérêt sur le fond des choses cela présente-t-il ? Et surtout en quoi ces accusations peuvent-elles aider les citoyens à y voir plus clair et à prendre leur destin en mains ?

                              Bien cordialement,


                            • Philou017 Philou017 28 avril 2010 16:28

                              Les agences de notation sont payées par leurs clients, les organismes financiers, ont une vision purement financière et de recherche de profit , et sont donc clairement au service exclusif des intérêts du monde financier. Elles participent donc directement à la gabégie ambiante, et s’attaquent aux états fragilisés par la crise financiere, apres avoir laissé une spéculation et un système de casino se développer sans y voir de problème.
                              Les agences de notation font donc partie du problème et ne sont pas des indicateurs neutres, d’autant qu’ils n’ont aucune transparence.

                              De plus, il y a toutes les raisons de supposer que des réseaux de financiers spéculateurs s’emploient à influencer l’évolution de certaines notes dans ces agences, qui ne font l’objet que d’un contrôle théorique.


                            • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 16:45

                              Philou 17,

                              Les agences de notation est qu’elles font partie du système, pas du problème, et qu’elles ont comme tâche primordiale de permettre les profits les plus sûrs et les plus importants aux investisseurs.

                              En ce sens, et dans le système actuel, reprocher à des thermomètres de la rentabilité de la spéculation ses fonctions sans rejeter tout le système est une posture qui vise à évacuer le débat de fond, et surtout à cacher la nature propre du système.

                              C’est en ce sens que nul individu cohérent ne peut critiquer les agences de notation sans travailler au rejet du système dont elles ne sont que la prise de pouls, le thermomètre des profits spéculatifs.

                              Cette incohérence, dans certains milieux français, à adopter une posture radicale de façade contre les agences de notation, accusées de tous les maux, est en réalité une manière habile, mais malsaine, de diriger la colère et l’attention publiques contre le thermomètre du système, et non contre le système lui-même dans sa nature actuelle : un système qui est totalement phagocytée par la sphère financière !

                              D’où ce rejet des bouc-émissaires d’apparence, auxquels je préfère la clarté des vraies responsabilités.

                              Bien cordialement,


                            • Philou017 Philou017 28 avril 2010 17:26

                              "C’est en ce sens que nul individu cohérent ne peut critiquer les agences de notation sans travailler au rejet du système dont elles ne sont que la prise de pouls, le thermomètre des profits spéculatifs."

                              On est donc d’accord c’est bien le système qui est en cause. Je voulais simplement préciser que le thermomètre n’est pas un thermomètre neutre. Il est tenu par la main invisible du marché.


                            • robin 28 avril 2010 11:37

                              « les politiques et leurs porte-paroles médiatiques ne sont plus crus par l’opinion publique, la confiance a disparu, une césure nette s’opère entre dirigeants et citoyens.. »

                              Sans blagues !

                              Mais croyez vous que les vendus aux lobbies financiers que sont nos dirigeants politiques en ont la moindre chose à foutre de ce que les peuples croient ou pas ?

                              en 2005 les français ont dit non à l’Europe and so what ?

                              Si on était en démocratie ça se saurait !




                              • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 13:11

                                Cher Robin,

                                J’ai lu et relu votre commentaire sans en comprendre le sens.

                                Au moment même où le lien de confiance (fort relative, il est vrai) entre dirigeants politiques et citoyens se brise, vous vous interrogez sur ce que peuvent penser ou non des dirigeants qui ne contrôlent plus rien.

                                C’est plutôt paradoxal.

                                J’aurais plutôt compris que vous vous félicitiez de cet état de fait nouveau et l’auriez encouragé, comme un processus qui semblait coller à vos souhaits.

                                En ce sens, je ne parviens pas à comprendre le sens de votre « sans blagues ».

                                Bien cordialement,


                              • drlapiano 28 avril 2010 11:50

                                Quand à la zone Euro, elle ne coule pas.
                                Seuls ont des difficultés les états qui n’ont pas résisté au si délicieuses sirènes de l’argent facile !
                                Et qui distribuent pour assurer ce qu’ils appellent la « solidarité » des ressources empruntés !
                                Donc un seul moyen payer ses dettes, en travaillant plus pour gagner moins ;) !
                                Ce qui n’est pas si grave (même si ça peut être désagréable au début) !!
                                Après-tout, beaucoup de pays n’ont ni SMIC ni RMI ou RSA... et beaucoup y sont quand même heureux, et ne passent pas leur temps à faire ch..r avec des grèves stupidissimes.
                                Mais évidemment c’est plus vendeur d’afficher la crise, l’explosion ... qu’un sourire tranquille !


                                • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 12:35

                                  drlapiano,

                                  Il est vrai que quand tout s’écroule, un sourire tranquille est de mise !!!!.....

                                  On peut aussi jouer « Madame la Marquise » sur le Titanic, cela vous sera-t-il plus utile pour ne pas couler comme tout le monde ?

                                  C’est une question que l’on peut poser face à des commentaires aussi « sensés » que ceux que vous signez. Car vous êtes bien en France, en Europe et dans la zone euro, n’est-ce pas ?

                                  Bien cordialement,


                                • JL JL 28 avril 2010 11:56

                                  Le piège est diabolique, satan conduit le bal.

                                  Ce matin Fançois Hollande était l’invité de France Inter. En lécoutant parler je percevais en filigran de son discours ce qui nous attend en 2012 : la même chose que la Grèce.

                                  En effet, le scénario est le même : la droite - en l’occurence qui vous savez - vide les caisses de l’Etat avec une maestria phénoménale. Mais c’est un parti ami avec le pouvoir de l’argent qui est aux manettes : les marchés ne bronchent pas.

                                  Comme les français n’en peuvent plus des catastrophes que ce gouvernement leur fait tomber dessus, ils s’apprètent à voter pour le parti d’alternance, lequel est réputé « ne pas aimer les riches ». Ceux-ci sauront s’en souvenir. Les agences de notation qui n’aiment ceux qui n’aiment pas les riches, feront en sorte que la France soit sacquée par des taux dignes de l’usure appliqués au remboursement de la dette, et le tour sera joué.

                                  Voilà ce qui nous attend : les marchés financiers, par l’intermédiaire de leur bras armé, autrement dit, les hommes de paille que sont les politiques, nous malmènent de Charybde en Scylla : c’est la farce de la démocratie Telle que l’a définie le ministre des privatisations d’Eltsine  :

                                  « Au sein d’une société, la démocratie n’est possible que si une dictature est au pouvoir » (Anatoli Tchoubaïs , cité par Naomi Klein, p 282, « La stratégie du choc »)

                                  qui se joue là sous nos yeux. La dictature au pouvoir est celle des marchés..


                                  • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 12:39

                                    Cher JL,

                                    Pourquoi parler de 2012 ? La crise actuelle n’a rien à voir avec le parti au pouvoir dans le pays, relativement petit, qu’est la France. Il n’existe aucune corrélation entre les évènements en cours et la couleur du parti qui dirige.

                                    Tous les pays de la zone euro sont menacés de couler bas.

                                    Le problème est bien « les marchés », et derrière eux, le système actuel, ses objectifs privés contraires, antagoniques aux besoins de l’immense majorité des populations.

                                    Le reste est une décoration qui ne doit pas cacher l’essentiel.

                                    Bien cordialement,


                                  • JL JL 28 avril 2010 13:10

                                    @ Philippe vassé, vous dites : « Il n’existe aucune corrélation entre les évènements en cours et la couleur du parti qui dirige. »

                                    C’est pourtant une telle corrélation que j’ai tenté de décrire dans ce court post, rapidement et maladroitement je le reconnais.

                                    Bien à vous.


                                  • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 13:33

                                    Cher JL,

                                    Bien sûr que les attitudes des banques préteuses ne dépendent pas de la couleur politique du pouvoir en place dans un pays : elles sont déterminées par les intérêts en formes de profits qui peuvent être retirés de l’économie réelle.

                                    C’est aussi ce que la crise de l’euro manifeste avec clarté, puisqu’elle concerne tous les Etats de la zone maintenant...et leur monnaie commune !

                                    Bien cordialement,


                                  • PtitLudo PtitLudo 28 avril 2010 12:10

                                    Tout ça c’est la faute aux conductrices en Burqa et aux musulmans polygames. Si si, on vous l’a dit, pourquoi vous vous triturez les méninges comme ça ?

                                    Je vous prescris un coup de JT de JP Pernault puis un bigdil et enfin une ferme des célébrités et puis vous verrez le monde sous un autre angle.


                                    • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 13:49

                                      P’tit Ludo,

                                      Humour pour humour, avec la crise et ses difficultés croissantes, TF1 semble avoir des gros soucis financiers.

                                      Mais, confidence pour confidence, ayant un cerveau et ne vivant pas en France, je choisis mes programmes librement quand j’ouvre un poste de télévision.

                                      Pour les victimes de la crise actuelle, à un certain stade, aucune émission de télévision ne peut nous enlever les soucis matériels quotidiens.

                                      TF1 n’y peut rien....

                                      Bien cordialement,


                                    • PtitLudo PtitLudo 29 avril 2010 08:32

                                      Rassurez-vous, ça me fait aussi rire jaune.

                                      Cependant contrairement à ce que vous pensez, je pense qu’une grande majorité des laissés pour contre a malheureusement abandonné le combat depuis longtemps déjà et vit par procuration via les émissions débilisantes sus-citées.

                                      L’industrie du jeu et du divertissement (et là il faut bien revenir à la racine du mot, divertir, faire diversion) a encore de beaux jours devant elle.


                                    • DEEVIN 28 avril 2010 12:54

                                      Sortir de l’euro est une fausse solution. Il est trop tard. Si l’on n’était pas prêt a en accepter les contraintes il ne fallait pas y entrer. Le principe de l’euro sous-tendait que chacun devait vivre selon ses moyens et progresser dans la limite de ses gains de productivité. Or, par démagogie électorale, plutôt que d’aborder les problèmes de fond, les gouvernements ont fait appel au crédit. Revenir à présent à des monnaies nationales serait encore plus catastrophique car cela se traduirait par des dévaluations brutales qui augmenteraient d’autant le montant du capital à rembourser. Il n’y a pas d’autre solution que des politiques générales d’austérité. Après seulement on pourra discuter du système.


                                      • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 13:30

                                        Deevin,

                                        Voilà un commentaire qui a le mérite de la clarté : coulons tous d’abord, et quand nous serons en train de nous disputer pain et emplois, quand le chaos sera bien installé, nous discuterons (qui ?) du système et de ses voies sans issue !!!

                                        Mais, ce langage est exactement celui des gouvernements et des banquiers spéculateurs qui veulent ainsi que les peuples remboursent les dettes des Etats qui sont les créances des banquiers.

                                        Outre que le scénario décrit est déjà dépassé de facto, qu’il est hors jeu par essence, il est incohérent car il ne ferait qu’entraîner les pays de la zone euro dans des crises sans fin, de plus en plus violentes.

                                        L’austérité n’est une option que pour les banquiers prédateurs de l’économie réelle, des emplois et des revenus des citoyens.

                                        Pour les citoyens, la régression n’est pas une option, ni une solution.

                                        Bien cordialement,


                                      • DEEVIN 28 avril 2010 14:15

                                        à Philippe Vassé,

                                        « que les peuples remboursent les dettes des Etats »

                                        Mais les Etats ne sont pas une entité abstraite, ils sont gouvernés par des politiques élus par le peuple et qui agissent en son nom. Les dettes des Etats sont les dettes du peuple et le peuple est à ce titre tenu par les engagements pris. Ceci étant dit le peuple est constitué de riches, de pauvres, d’entreprises. A chacun de décider de la répartition de la charge. Mais croire que l’on pourrait y échapper est une illusion.
                                        L’indispensable réforme du système ne peut pas se décider ainsi sur un coin de table de bistrot. Elle nécessite réflexions et négociations. C’est le mérite des crises de mettre les choses en mouvement. Il peut en sortir du mieux. Espérons-le.


                                      • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 16:32

                                        Deevin,

                                        Il est un mythe affligeant : celui qui voudrait que les peuples soient responsables COLLECTIVEMENT des actes de leurs dirigeants, élus ou non.

                                        Depuis longtemps, l’Histoire a montré que les peuples ne prenaient pas tous les héritages des gouvernements comme leur bien. Il arrive qu’ils les rejettent comme sans lien avec eux, dangereux ou inutiles.

                                        Les opinions des uns et les idées des autres n’ont plus maintenant la moindre importance : ce sont les évènements qui vont déterminer les choses, dans un processus tourbillonnant de plus en plus rapide.

                                        Quand l’Histoire accélère, les idées sont souvent en retard sur les réalités.

                                        Bien cordialement,


                                      • DEEVIN 28 avril 2010 17:11

                                        à Philippe Vassé

                                        "Il est un mythe affligeant : celui qui voudrait que les peuples soient responsables COLLECTIVEMENT des actes de leurs dirigeants, élus ou non« .

                                        On n’est pas » responsable« des actes des dirigeants élus, mais on est »tenu" par leurs engagements. C’est le principe de la démocratie. Pour ce qui est des dirigeants non élus, que l’on n’a pas librement choisis, j’en conviens.
                                        Le peuple grec peut traduire ses ex-dirigeants devant une Haute Cour de Justice s’il le souhaite.Ce serait sans doute mérité plutôt que de les laisser jouir d’une suave retraite. Mais ce n’est pas ça qui paiera la dette, en Euros ou en Drachmes.


                                      • DEEVIN 28 avril 2010 17:45

                                        à Philippe Vassé,
                                        le Forint Hongrois, monnaie nationale, a chuté de 7% en deux jours face à l’euro déjà lui-même mal en point. C’est dire la profonde erreur de votre raisonnement pour ce qui serait notre sort si l’euro était abandonné au profit du retour à un franc mythique. On préfère s’en prendre au thermomètre plutôt qu’à la maladie, c’est humain, mais l’état du malade ne fera qu’empirer.


                                      • jps jps 28 avril 2010 12:58

                                        @ auteur
                                        vous écrivez : "peuple grec contre une crise dont il ne porte pas la moindre responsabilité"

                                        ceci dénote une méconnaissance de la situation.

                                        les finances publiques de la Grèce sont dans cette situation catastrophique du fait de la crise comme beaucoup de pays mais ce qui la distingue des autres pays est que l’économie parallèle (qui se soustrait des prélèvements obligatoires) représente 20% du PIB. (La France est à 13%). C’est un manque à gagner considérable pour les finances publiques .

                                        Payer les impôts et TVA est un acte citoyen. Ceci vaut autant pour les individus que pour les sociétés (les paradis fiscaux ).


                                        • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 13:24

                                          Cher JPS,

                                          Encore un bouc-émissaire, le citoyen grec qui fraude l’Etat. Comme en France et en Allemagne par exemple où les sommes échappant ainsi à l’impôt sont largement supérieures en pourcentage du PIB que les quelques milliards d’euros de fraude fiscale en Grèce.

                                          Il est très connu qu’en France, pays vertueux s’il en est, personne n’a de comptes en Suisse ou off-shore, que des milliards d’euros de l’argent de l’Etat ne partent pas en commissions occultes et rétro-commissions tout aussi obscures, et que tous paient l’impôt à égalité de leurs revenus (cf : bouclier fiscal pour les plus hauts revenus).

                                          Plus sérieusement, le fait que la Grèce aurait pu avoir un contrôle fiscal plus sérieux et efficace nécessitait des moyens humains et matériels à proportion. Et cela n’aurait eu aucune incidence sur les processus de fond, sauf sur le délai de survenance de la crise.

                                          Au passage, notons que les Grecs, même supposés par d’autres fraudeurs fiscaux naturels ( solidarité et unité européenne obligent), dépensent cet argent et se garantissent ainsi un niveau de vie minimum (en baisse dramatique maintenant), mais ce ne sont jamais des citoyens grecs que l’on retrouve en plus grand pourcentage dans les listes de fraudeurs fiscaux découverts....

                                          Comme quoi, entre la fable et la vérité, il existe souvent une grande distorsion.

                                          Bien cordialement,


                                        • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 13:37

                                          Franck 2012,

                                          L’Allemagne n’ayant ni les moyens, ni la volonté de payer la crise de l’euro pour tous les pays concernés, le problème de l’intervention allemande se pose plus comme un concept de politique abstraite que comme une réalité efficace ?

                                          Quoi que chacun fasse maintenant, l’euro est sur la voie de son décès. Les interventions, s’il y en a, vont donc changer de nature et de grandeur.

                                          Bien cordialement,


                                        • Triodus Triodus 28 avril 2010 13:44

                                          Bonjour à toutes/tous

                                          En visant les « petits » sur-endettés, ne serait-ce pas plutôt leurs débiteurs (Allemagne, France) qui sont les vraies cibles de cette guerre ? 

                                          Pire, ces « poids-lourds » de l’UE n’auraient-ils ainsi pas pu discrètement échanger la Grèce comme coupable contre quelques arrangements, histoire de garder la face haute devant leurs opinions publiques ?

                                          Un parallèle osé : La Pologne a bien été sacrifiée en 39 pour faire croire aux peuples que leurs dirigeants « faisaient tout » pour éviter la guerre.

                                          Cdt,
                                          T.


                                          • darius 30 avril 2010 10:25

                                            On peut trouver les sous pour sauver la grece, on n’en trouvera pas pour sauver l ’espagne ou l’italie ou la france(trop gros pour etre sauvé), donc sauver la grece permet de reculer le problème , et soit le regler(reequilibrage budgetaire rapide en europe), ou, se preparer a la fin de l’euro en laissant le moins de plumes dans l’histoire.
                                            Je parle des plumes des dirigeants, de toute facon il faudra que le peuple paye les dettes que les elus du peuple ont fait en accordant a des fins electoralistes au peuple, un niveau de vie bien superieur a celui que les richesses qu’il produit aurait pu lui donner.


                                          • Gavroche Gavroche 28 avril 2010 14:55

                                            A Philippe Vasse : Merci pour cet article qui souligne bien cette « chronique d’une mort annoncée »

                                            je n’insisterai pas sur les coupables car il semble que vous ayez une aversion pour les « boucs émissaires » smiley

                                            De toute façon ils sont nombreux.

                                            François Asselineau a bien mis en valeur le déclin VOULU de l’UE. C’était le but du jeu. Nous livrer pieds et poings liés au FMI ; faut pas s’étonner si ça arrive, l’agenda est respecté.

                                            Les états doivent entrer en dissidence et sortir de l’UE. Simple à dire je le reconnais surtout quand une partie des coupables sont à la tête des états.

                                            Et pourtant il faudra bien y arriver.

                                            Nous allons donc devoir le réclamer.

                                            PS : Mario Draghi à la tête de la BCE, DSK président, et le tout sans vaseline.

                                            J’ai tout compris on nous ment


                                            • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 16:50

                                              Cher Gavroche,

                                              Merci pour votre commentaire.

                                              Vous avez compris, il me semble, que je me refuse à confondre vrais responsables et coupables avec la désignation par des groupes bien orientés agissant en défense du système, mais avec une apparente posture radicale, de bouc-émissaires bien choisis.

                                              Se tromper de cible, c’est aussi se tromper de problème, donc s’orienter vers des solutions fausses ou inadaptées.

                                              Dans les temps agités qui arrivent, il semble essentiel d’avoir les idées claires et surtout de ne pas mentir aux citoyens.

                                              Bien cordialement,


                                            • ploutopia ploutopia 28 avril 2010 15:05

                                              ceci dans un contexte non préparé, non anticipé, bref, un contexte de chaos général.

                                              l’explosion de cette zone monétaire finirait alors bien plus mal......et pour le monde entier.

                                               

                                              Un contexte de chaos général au niveau des institutions et de tous les mécanismes globaux mais un contexte d’éveil et de solidarité au niveau local avec des monnaies locales et une économie locale. Il y aura certainement quelques bavures localement mais rapidement la solidarité et l’entraide prendront le dessus, question de survie et d’équilibre.

                                              La dislocation géopolitique mondiale dont parlait le GEAB est à nos portes et c’est tant mieux ! A nous citoyens du monde de nous organiser autrement, à ne pas verser dans l’excès et à faire preuve de sang froid et d’ingéniosité.

                                              On n’arrête pas de parler de la crise Europe (Belgique, Grèce, Portugal) mais tout le monde semble avoir oublié la crise alimentaire mondiale qui a secoué pas moins de 40 pays. Qu’est-il advenu de tous ces citoyens ? Mort ? Ou alors se sont-ils réorganisés localement ?


                                              • Gavroche Gavroche 28 avril 2010 15:19

                                                ploutopia vous avez bien raison de rappeler cette crise alimentaire mondiale : elle touche actuellement, et à nouveau, le Sahel. Environ 10 millions de personnes sont menacées, pour le moment, rien que dans ce pays. Les boucs émissaires ? toujours les mêmes.


                                                • verdan 28 avril 2010 16:04

                                                  Salut,

                                                  Le papier est bien foutu mais il fout les jetons en même temps. Remarque à force de jouer avec les allumettes il faut bien que l’accident arrive.

                                                  Et au fait, faudra pas me mettre une arme dans les mains ce jour là, car j’ai encore le compas et dans les édiles et financiers qui nous gouvernent ca sentira le sapin.

                                                  Ceci dit dans les grandes lecture qu’il faut avoir, je pense notamment à « l’Expansion » qui tout martial nous dit sur sa couverture :

                                                  « 2010 l’embellie »

                                                  Quand ce n’est pas notre ministre du travail qui voit la décrue du chômage durable.

                                                  J’en arrive à ne plus espérer de rien, et c’est dans l’explosion de ce système que viendra enfin le salut. Il y aura des morts en route ... et je suis même prêt à y laisser la mienne si cela rendra les lendemains heureux pour ma fille et nos enfants, mais là ce n’est plus possible tout bonnement.

                                                  Révolution il faut s’y résoudre !!!

                                                  A peluche


                                                  • C LEBELLEC 28 avril 2010 16:56

                                                    retour aux 30 glorieuses : l’ époque ou les crises étaient inconnues
                                                    VGE et pompidou ont changé la donne ; on empruntera desormais sur les marchés et non pas a notre banque de france.
                                                     Dans les annees 90 clinton et bush ont liberalise les banques. Abolition de la separation ,voulue par roosevelt , separation des banques de depot et de finances.
                                                     C’ etait pour eviter le « too big to fail »

                                                    Actuellement on empruntent a des requins de la finance , on leur verse les interets qui devraient revenir a nos banques nationnales .

                                                    je constate avec plaisir que les correspondants sont de mon avis :
                                                    On frole le trop plein , on est au bord du gouffre


                                                    • Triodus Triodus 28 avril 2010 17:02

                                                      <<On frole le trop plein , on est au bord du gouffre>>

                                                      Ce n’est pas le bord qui fait le gouffre, mais le fond..

                                                      Cdt,
                                                      T.


                                                    • darius 30 avril 2010 10:39

                                                      Le mot inflation vous semble inconnu, c’est quand on rembourse ses dettes en monnaie dévaluée car crée ex nihilo par la banque centrale.
                                                      En fait c’est l’ épargnant qui voit ses économies fondre pour payer le depensier,
                                                      Resultats, les prix augmentent et les taux aussi .De 1960 a 1980 les taux à long terme sont passé de 4 a 14%
                                                      Si on n’emprunte plus à la bdf c’est pour que ces phases d’hyperinflation ne se renouvellent pas.
                                                      Un emprunt a la bdf on ne le rembourse pas, un emprunt au marche il faut le rembourser, donc la monnaie n’est pas crée durablement, donc pas d’inflation.


                                                    • molloy molloy 28 avril 2010 18:15

                                                      Simple suite de la crise de 2008, simple anecdote de la fin de notre civilisation. Attendons de voir les cours du pétrole flamber qu’on rigole deux minutes.


                                                      • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 28 avril 2010 18:37

                                                        Vous raisonnez comme si les pays européens dont l’Allemagne et la France n’étaient pas impliqués dans la dette grecque ; or il n’en est rien : cette dette concerne précisément ces pays dont les banques sont les préteurs de la Grèce. Donc une éventuelle insolvabilité de la Grèce entrainerait sinon la faillite de ces banques, une grande faiblesse, y compris pour emprunter.


                                                        Les économies européennes sont interdépendantes, ce que l’Allemagne sait pertinemment ; elle est alors nécessairement conduite à aider la Grèce pour se sauver elle-même ; elle ne fait que faire monter les enchères pour conquérir les marché grecs en particulier du tourisme Une certaine presse allemande, du reste, n’hésite pas à déclarer que la Grèce n’a qu’à vendre ses iles à TUI et consorts(!)

                                                        Quant à la spéculation à la baisse sur l’euro au profit du dollar , vous y participer allègrement. Merci pour l’Europe et surtout l’Allemagne dont la monnaie, l’Euro, est surévaluée. Elle pourra encore mieux exporter (sauf en Grèce, au Portugal, en Espagne ).

                                                         Comme quoi rien n’est simple, sauf pour les simplistes qui croient pouvoir raisonner dans un cadre nationaliste qui n’existe plus depuis longtemps, bien entendu...



                                                        • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 19:39

                                                          Cher Sylvain Reboul,

                                                          Vous avez pris du retard sur les évènements qui se précipitent, semble-t-il.

                                                          Maintenant, votre thèse est déjà balayée ou alors, si on vous croit, l’Allemagne va donner de l’argent à tout le monde, en commençant par la Grèce, le Portugal, l’Espagne, bientôt l’Irlande, puis tous les autres avant de finir par se donner le restant, si il y en a, ....à elle-même !!!

                                                          Vertigineux raisonnement marqué par un cadre de raison déraisonnable.

                                                          Thèse de plus admirable de sérieux et de logique alors que l’UE appelle au secours le FMI, ce qui manifeste la force et l’unité de la zone euro !!!!!!!!!.....

                                                          Votre raisonnement dogmatique, coupée des évènements, n’est pas très ouvert sur les réalités, « nationalistes (? ??° ) ou pas ».

                                                          Votre phrase sur la spéculation à la baisse est une perle rare à préserver, mais je vous avoue que la baisse de l’euro, pour laquelle je ne porte aucune responsabilité, m’est effectivement favorable car la parité avec le dollar taiwanais s’améliore pour mes finances lorsque je voyage en France et en zone euro.

                                                          De 1 euro pour 47 NT$ avant la crise, nous sommes à 1 euro pour 41 NT$.

                                                          Avoir une monnaie indépendante est un grand avantage par les temps qui courent, et je reconnais volontiers que je préfère vivre pour l’heure à Taiwan que dans un Etat de la zone euro. Ici, personne ne parle d’austérité, de baisse du niveau de vie, de vagues de licenciements massifs et de reculs sociaux profonds et durables !

                                                          Bravo pour vos phrases au simplisme admirable et votre brillant sens des réalités qui fait parfois douter de votre suivi de l’actualité. En temps de crise de cette ampleur, cela fait au moins un peu sourire.

                                                          Bien cordialement,


                                                        • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 28 avril 2010 21:11

                                                          Vous savez comme moi que Madame Merkel vient d’accepter le plan de DSK ; cela est confirmé par la télé allemande  ce soir. Angela prépare les allemands à un plan de... 125 milliards sur trois ans ; Télé allemande dixit. 


                                                          je suis aussi informé que vous, je vis à Hildesheim (basse-saxe) et je participe à la vie de nos sociétés familiale en Allemagne et je sais que les banques n’ont nulle envie de renoncer à la dette grecque ! Apres tout sauver la Grèce c’est aussi sauver les banques allemandes, sans parler de TUI etc... !!
                                                           


                                                        • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 22:51

                                                          Cher Sylvain Reboul,

                                                          Vous devenez comique avec la télévision allemande, laquelle indique que des discussions ont eu lieu entre le Président du FMI et la chancelière Angela Merkel autour d’un projet commun possible, comme il y a quelques semaines.

                                                          Le problème est que je parle et lis très bien l’allemand, que j’ai aussi vécu en Basse Saxe et.... que je ne prends pas mes désirs pour des réalités.

                                                          Enfin, la crise touchant les autres pays dèja cités de la zone euro, l’opinion allemande indique à 60% qu’elle ne veut aider personne !!! Cessez de prendre les autres citoyens pour des illettrés et Mme Merkel pour une suicidaire politique.

                                                          Le sondage national, c’est aussi les journaux allemands qui le publient.

                                                          Quant au gouvernement fédéral, il regarde et discute. C’est pour cette raison que le président du FMI ne cesse de répéter sa confiance dans le système au moment où il s’écroule...

                                                          Sans argent, il reste les mots !

                                                          Bien cordialement,


                                                        • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 28 avril 2010 23:15

                                                          Je viens de suivre le débat (« Hartaberfair ») sur la première chaine allemande entre tous les partis (sauf le SPD !) à propos de la situation de l’Euro. 


                                                          Tous, je dis bien tous, veulent sauver l’euro -et le plus vite sera le mieux- dans l’intérêt de l’Allemagne et de ses partenaires, y compris Lafontaine (Die Linke) qui n’a pas manqué de rappeler que les premiers corrupteurs en Grèce ont été les banques allemandes, Deutsch Telecom !, Siemens etc....)...et en cela approuvé par le représentant du FTP (! !!!)

                                                          Seul le directeur de la Bild-Zeitung, tabloïd populiste de droite voulait sortir la Grèce de l’Euro : il s’est fait ratatiné par le représentant du FDP(! !!) et de la CDU, ainsi que par deux représentants et experts des entreprises.

                                                          Les choses sont entrain de basculer en Allemagne en faveur de la solidarité au plus haut niveau. C’est une excellente nouvelle...et DSK est passé par là !

                                                        • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 23:30

                                                          Cher Sylvain Reboul,

                                                          Plus vous écrivez, plus cela prend un effet grand comique, comme un homme perdu qui essaie de se convaincre sans cesse que tout va bien.

                                                          Vous avez annoncé une nouvelle fausse (un plan de 145 milliards d’euros payés par l’Allemagne) qui fait rire, puis maintenant, quelques personnes débattent dans une émission qui ne modifie rien nulle part, et vous contredites tous les sondages d’opinion dans le pays sur la base de quatre individus sur une chaine de télévision !!!

                                                          On est en plein déni des faits et dans le comportement pathologique d’auto-persuasion.

                                                          Vouloir croire en ses mensonges ou inventions, ou ses croyances, est un droit, mais un droit qui ne convainc personne de logique, de réaliste et de raisonnable.

                                                          Le plus amusant est que vous affirmez vos thèses sans soutien populaire alors que l’opinion allemande vire fortement pour le retour au DM, comme le relève avec inquiétude la presse mondiale (en France, l’Express et le Figaro).

                                                          Je vous suggère, de manière concitoyenne, de redescendre sur la terre des réalités avérées.

                                                          Bien cordialement,


                                                        • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 29 avril 2010 07:47

                                                          125 milliards prêtés par l’Europe et le FMI dont 25,2 milliards par l’Allemagne (Die Welt et die Hildesheim Allgemeine Zeitung de ce matin)


                                                          Ce qui est le plus significatif c’est la campagne télévisée en cours pour faire avaler cela à une partie de l’ opinion pour le moins craintive et chauffée par une certaine presse populiste de droite (Die Bild-Zeitung) qui seule, dans la presse, entretient votre catastrophisme anti-Euro dans ce pays. Le changement de ton est évident et la riposte pro-euro et pour la solidarité intéressée avec le Grèce massive. 

                                                          Merci de m’avoir obligé à préciser davantage 

                                                        • Philippe Vassé Philippe Vassé 29 avril 2010 11:03

                                                          Cher Sylvain Reboul,

                                                          Il est comique de vous voir citer télés et journaux, mais aucun fait réel, acquis, avéré.

                                                          Vous maniez les chiffres sans souci de vous contredire, un jour 145, après 125, plus 25, puis 9 milliards d’euros. Jouez-vous au Monopoly ici ?

                                                          Vous sauvez l’euro et sa zone en paroles vaines, mais la réalité suit-elle ?

                                                          Résumons : à ce jour, aucun accord signé nulle part, aucune aide précise validée par un Parlement, 3 pays de plus de la zone euro qui plongent dans la crise en chute libre, et vous qui parler de mots écrits ou prononcés, comme s’il s’agissait de faits.

                                                          Je suggère, plutôt que cette méthode Coué qui sent la peur inavouée du vide et du ridicule, de poser la question de la POSSIBILITE de l’aide de l’Allemagne (et des autres Etats) à 4 pays en difficulté, dont l’Espagne est le pire cas en valeur globale.

                                                          Car, au cas où la chose vous aurait échappé, la Grèce n’est plus seule en cause, l’infection a gagné toute la zone euro.... Et tant la Grèce que l’Espagne sont au bord d’explosions sociales majeures.

                                                          Bien cordialement,


                                                        • drlapiano 28 avril 2010 19:04

                                                          « Sauver » la Grèce, admettons que ce soit utile et possible ... 50 milliard de plus ou de moins après tout ...
                                                          Mais sauver la Grèce ET le Portugal ... là ça va peut-être devenir chaud ...
                                                          Et sauver la Grèce ET le portugal ET bientot l’Espagne ... ET ....
                                                          Arrètons les conneries ...
                                                          Arrêtons de jouer les « Sauveurs » !
                                                          D’ailleurs qu’y a-t-il à sauver ? L’ idée que l’on peut vivre au dessus de ses moyens sans conséquences ?
                                                          Rien de toute façon ne va vraiment couler ,les endettés vont devoir se serrer la ceinture, et en partie ne rembourseront pas, ce qui sera un peu dur pour les préteurs, mais qui les plaindra ? après tout il savait parfaitement qu’ils prêtaient à des paniers percés !

                                                          Donc au lieur de rêver à sauver les autre, commençons par regarder nos propres inconséquence avant que nous ne nous trouvions nous même dans la cruelle nécessité de ne pas pouvoir tenir nos engagements.

                                                          Pourvu que l’Allemagne tienne bon, et fasse entendre la voix de la raison, de la VRAI défense de l’Euro : pas de sauvetage du laxisme.


                                                          • drlapiano 28 avril 2010 19:14

                                                            La Grêce, le Portugal, l’Espagne défaillante sur leur dettes souveraines ... ce ne sera pas, et de loin, la première fois que des états (même de vertueux états développés) le seront !!!! Et personne n’en est jamais mort !

                                                            L’Euro c’est génial, c’est extérieur à vous, ça épargne au gouvernements de devoir ou plutôt de vouloir conduire une « politique économique », c’est une formidable incitation à l’économie de marché ... à mais c’est vrai il ne veulent pas des libertés économiques, ils préfèrent la contrainte et l’arbitraire, et les idées géniales des despotes (éclairés ?!) qui vous mettent droit dans le mur !


                                                            • Gavroche Gavroche 28 avril 2010 20:34

                                                              Merci chantecler : Edifiant non !!! On le savait mais maintenant ils nous le disent.

                                                              Je serai tenté de dire fuc..les banksters.

                                                              Et si nous aussi on leur piss............... je pense que ça ne saurait tarder.


                                                            • Cicéror 28 avril 2010 20:33

                                                              Je ne pense pas qu’on doive rester à analyser le comment est-on arrivé là. On le sait. C’est le système dans sa globalité et plus spécifiquement dans la dérégulation suite à l’annulation de la loi Glass-Stegall et les dérives sauvages des produits financiers. 
                                                              Le risque d’une déconfiture totale de l’€ est de plus en plus possible, pour la plus grande joie de la zone $ (et les USA), car il ne restera aucune autre monnaie de réserve crédible.
                                                              Malheureseument l’€ risque d’être jeté avec l’eau du bain, à cause de la lachété inconmésurable des politiciens.
                                                              Il y a quelques jours j’avais publié un article, en suggérant de revenir aux monnaies nationales et de garder l’€ en tant que monnaie de réserve, donc, la situation anciennne de l’écu, mais avec une différence de taille, l’€ est une monnaie réelle, avec des vrais billets et en circulation dans un grand nombre de pays. Les dettes souveraines étant payables en nouvelles monnaies nationales. Là, je crois que le $ aurait l’air moins fier et devrait affronter les conséquences de la dette USA et l’usage désinvolte de la planche à billets.
                                                              Je pense que mes propos sont toujours d’actualité, car je ne vois pas au nom de quoi on devrait aider la Grèce, ni comment elle pourrait s’en sortir. Sans parler des autres pays, comme le Portugal, l’Espagne, etc.


                                                              • fifilafiloche fifilafiloche 28 avril 2010 20:44

                                                                Plutôt qu’une solution destructrice, n’avez vous pas envisagé une solution constructrice à la crise des Etats ?


                                                                La dévaluation de la monnaie unique ne peut être que favorable à nos industries, impliquant des relocalisations. Il s’agit d’une aubaine pour les pays exportateurs comme l’Allemagne.

                                                                La crise politique engendre une nécessité de structuration plus forte de l’Europe vers plus de fédéralisme, et donc vers une construction accélérée des harmonisations fiscales. Il est bien connu que face au danger, l’Union fait la force. Il s’agit d’un réflexe de survie naturel.

                                                                Oui, la déflation des actifs et des salaires va avoir des répercutions en terme de pouvoir d’achat. Les solidarités locales et familiales vont automatiquement réapparaître. Mais là aussi, peut être que la génération qui sera issue de cette crise de société aura appris de l’inconscience des Baby Boomers, et reviendra à plus de bon sens et de courage politique. Ils auront appris à nouveau la nécessité de construire pour les générations futures.

                                                                Il y a donc un espoir que les têtes bien pleines laisse la place aux têtes bien faîtes, et ça, ce serait une vraie bouffée d’air frais !

                                                                • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 23:01

                                                                  Bonsoir,

                                                                  Article très intéressant de l’Express sur l’Allemagne qui se tourne contre l’euro :

                                                                  http://www.lexpress.fr/actualite/economie/face-a-la-crise-grecque-l-allemagne-ne-joue-plus_888329.html

                                                                  Une possible dualité se met en place : ou la Grèce sort, avant d’autres de la zone euro, ou c’est l’Allemagne avec un retour à un mark non lié aux autres pays.

                                                                  Bien cordialement,


                                                                  • ChatquiChouine ChatquiChouine 28 avril 2010 23:28

                                                                    @Philippe Vassé

                                                                    Voiçi un article aux forts accents Asselinesque, y compris dans les réponses ou le choix délibéré de ne pas effectuer de stériles chasses aux sorcières, mais plutôt de passer en mode action et de s’autonomiser vis à vis de ce « machin » (l’UE) si bien pressenti par De gaulle.
                                                                    Cela m’a donné l’étrange impression d’entendre un clone de Jacques Asselineau ou, à défaut, un très proche supporter (pardonnez par avance l’usage de cet anglicisme sportif souvent peu enclin à s’associer avec des raisonnements cohérents).

                                                                    Alors d’accord, sortons de l’ Europe, sortons de l’ Euro.....mais après, que ce passe t’il ?
                                                                    Quelqu’un pourrait-il me dire quelles conséquences concrètes cela aurait-il sur notre quotidien ?
                                                                    On pourrait penser immédiatement que, les retours aux monnaies nationales s’accompagneraient de fortes dévaluations dans les pays fortements endettés ce qui renchérirait illico toutes les importations, que cela soit des produits manufacturés comme des matières premières.
                                                                    Hausse du pétrole donc des transports, renchérissement des produits agricoles importés donc surement un bon point pour les agriculteurs mais disparitions des aides de la PAC...bilan ?
                                                                    Cout de la main d’oeuvre moins élevée, bon pour les exportations d’automobiles mais aciers plus cher...bilan ? 
                                                                    Taux d’emprunts sur les marchés internationaux ?
                                                                    Faut-il dans le même temps redonner à l’état le pouvoir régalien de creer la monnaie ?
                                                                    Comment dissocier ce pouvoir de celui de servir les intérêts politiciens ?

                                                                    Les questions sont innombrables et j’aimerais notamment que Asselineau, Cheminade ou d’autres daignent aller plus loin que la simple et souvent brillante démonstration que l’Europe et l’ Euro sont voués à l’echec.

                                                                    Cela s’apparente à la prise de décision que pourrait avoir le passager d’un avion en flamme :
                                                                    - Dois je rester en esperant que le pilote arrivera à redresser l’appareil au dernier instant, quitte à faire un atterissage sur le ventre fort douloureux ou dois-je répondre au injonctions forts pertinentes de certains qui me disent de sauter parce que l’avion va exploser mais sans me préciser si je dispose d’un parachute ....ou d’une ombrelle !!..


                                                                    • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 23:41

                                                                      Chatquichouine,

                                                                      Je n’ai pas l’honneur de connaître les gens que vous citez, dont cet Assoulineau ou ce Cheminade (parfaits inconnus) et en général, rejette tout maître à penser, que ce soit Elie Cohen, Bernard Marie en France ou les Prix Nobel en économie.

                                                                      Une pensée libre n’a nullement besoin de tuteur, de maître, pas plus que de disciple. De plus, une analyse dynamique des faits vivants et mouvants ne peut se faire selon des schémas définis par avance, défaut en général des groupes où la raison libre ne s’exerce pas ou fort peu.

                                                                      Quant aux réalités en cours, je vous renvoie à l’actualité qui est pleine d’enseignements permanents.

                                                                      Ce qui est intéressant est de comprendre pour agir, les discussions idéologiques stériles, affectionnées par certains, me paraissent vides de sens commun dès lors qu’elles sont déconnectées des processus en cours constatés.

                                                                      Bien cordialement,


                                                                      • Gavroche Gavroche 29 avril 2010 00:03

                                                                        A Philippe Vassé

                                                                        Que vous ne connaissiez pas François Assilineau et Cheminade OK, on en meure pas, bien qu’ils gagnent à être connus.

                                                                        Que vous n’ayez pas besoin de maitre à penser OK, je dirai même très bien.

                                                                        Mais cela n’enlève rien à la valeur de ces personnes qui, COMME VOUS, analysent et donnent leurs avis sur cette crise.

                                                                        Nous vous écoutons bien, nous, sans pour autant vous ériger en maitre, simplement pour communiquer et échanger.

                                                                        A chatquichouine : C’est sûr qu’un retour à la monnaie nationale créera un dévaluation, mais pour faire simple, entre 2 maux je préfère celui là. De toute façon on va « tomber » alors je préfère tomber de ma hauteur que dans un gouffre.


                                                                      • ChatquiChouine ChatquiChouine 29 avril 2010 00:19

                                                                        Philippe Vassé,

                                                                        Et bien c’est noté, votre pensée libre vous a emmené aux mêmes conclusions que les personnes que j’ai cité...point. Cela prouve au moins que ces conclusions peuvent être obtenues par une logique autonome et non « polluées » par une certaine « subjugation » au charisme d’un tribun.
                                                                        Je suis les réalités en cours de très près car nous sommes effectivement à une époque charnière, une page importante de l’histoire à mon avis.
                                                                         Vous concluez votre article par le besoin de quitter le navire, et cela au plus vite pour que les conséquences ne soient pas pires ensuites.
                                                                         Ce point de vu est partagé par de plus en plus de personnes, d’autant plus que la mystification du traité de Lisbonne adopté sans tenir compte des « non » Français, Hollandais et Irlandais est tojours très mal digérée.
                                                                         Simplement, et dans cette prospective, il faut aussi prévenir que sortir de l’ Euro et de l’ Europe sera économiquement très difficile à vivre et que, certe, nous retrouverons une vrai souveraineté (et c’est très important) mais qu’il faudra une très forte solidarité nationale pour surmonter les tensions qui en découlerons.
                                                                         
                                                                        Salutations


                                                                      • oj 28 avril 2010 23:55

                                                                        cette deroute pourrait etre l’opportunité de consolider une europe qui se cherche depuis 50 ans.

                                                                        politiquement elle est impossible a construire sauf..en effet en cas de crise majeure.

                                                                        mon sentiment est qu’une crise grave est attendue par certains fervents de l’europe pour donner un grand coup d’accelerateur qui placerait enfin l’europe sur l’echiquier geopolitique car c’est une decision politique qui fera bouger les choses , decision politique permise uniquement a la faveur d’un evenement important.

                                                                        et ma foi c’est un scénario plausible


                                                                        • Gavroche Gavroche 29 avril 2010 00:11

                                                                          oj c’est ton avis, mais je pense plutôt que cette crise majeure est voulue afin d’instaurer le NWO et là ce ne sera pas triste. Comment veux tu qu’une europe en faillite se place sur « l’échiquier » : échec et mat.


                                                                        • Lou Lou 29 avril 2010 02:49

                                                                          L’ Allemagne emprunte à 1% et veut prêter à 5%, business is business ah ah ah !!!


                                                                          • PtitLudo PtitLudo 29 avril 2010 08:57

                                                                            D’après DSK il ne faut pas faire trop de cas du verdict des agences de notation. Mouarf ! Qu’il aille plutôt dire ça aux banques qui du coup haussent les taux des crédits accordés aux pays ainsi dépréciés !

                                                                            Ah non il va pas le faire ? On nous aurai donc menti (ou pas tout dit tout au moins !) ?


                                                                            • Triodus Triodus 29 avril 2010 09:23

                                                                              Ouf ! La France va s’en sortir :

                                                                               Les agences de notation accordent leur pleine confiance à Paris

                                                                              « La France conserve toujours la capacité de créer de nouveaux impôts », rappelle Benjamin Carton, économiste au Centre français d’étude et de recherche en économie internationale. « Si le déficit subsiste, c’est surtout qu’il n’y a pas de volonté politique pour le résorber. » (suite)

                                                                              Pigeon-pigeon-pigeon !!


                                                                              • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 29 avril 2010 10:38

                                                                                 Un bel article ironique et très percutant du journal de gauche allemand  Frankfurter Rundschau :
                                                                                 
                                                                                « La stratégie de la chancelière, qui ne fait qu’inciter les spéculateurs à faire grimper les taux d’intérêts vis-à-vis de la Grèce jusqu’à ce que sa faillite devienne inévitable, relève de l’irresponsabilité la plus totale face à nos partenaires européens, et ce simplement à cause d’élections régionales en Rhénanie du Nord-Westphalie ! Reprenez vos fichus marks et laissez la France prendre les commandes de l’Europe. Repaissez-vous de votre sentiment de supériorité ! L’euphorie sera de courte durée. 
                                                                                La réévaluation du mark placerait la monnaie allemande 30% au-dessus de l’euro. Ces 30% constitueront un énorme avantage concurrentiel pour les industries françaises et italiennes mais aussi belges, hollandaises et slovaques. Profitant d’un véritable boom de leurs exportations, les autres pays européens pourront enfin prospérer, sans l’Allemagne. 
                                                                                Un crédit de 9 milliards d’euros d’aide pour la Grèce n’est rien comparé à l’égoïsme de l’Allemagne. Qu’il s’agisse d’Athènes ou de Berlin, toute sortie -volontaire ou non- de l’euro est exclue. » 


                                                                                • Sylvain Reboul Sylvain Reboul 29 avril 2010 10:42
                                                                                   Un bel article ironique et percutant du journal de gauche allemand  Frankfurter Rundschau :
                                                                                   
                                                                                  « La stratégie de la chancelière, qui ne fait qu’inciter les spéculateurs à faire grimper les taux d’intérêts vis-à-vis de la Grèce jusqu’à ce que sa faillite devienne inévitable, relève de l’irresponsabilité la plus totale face à nos partenaires européens, et ce simplement à cause d’élections régionales en Rhénanie du Nord-Westphalie ! Reprenez vos fichus marks et laissez la France prendre les commandes de l’Europe. Repaissez-vous de votre sentiment de supériorité ! L’euphorie sera de courte durée. 
                                                                                  La réévaluation du mark placerait la monnaie allemande 30% au-dessus de l’euro. Ces 30% constitueront un énorme avantage concurrentiel pour les industries françaises et italiennes mais aussi belges, hollandaises et slovaques. Profitant d’un véritable boom de leurs exportations, les autres pays européens pourront enfin prospérer, sans l’Allemagne. 
                                                                                  Un crédit de 9 milliards d’euros d’aide pour la Grèce n’est rien comparé à l’égoïsme de l’Allemagne. Qu’il s’agisse d’Athènes ou de Berlin, toute sortie -volontaire ou non- de l’euro est exclue. »


                                                                                  • pmxr pmxr 29 avril 2010 17:31

                                                                                    entre la popularité électorale ... et le réalisme économique ... choix de Mme MERKEL ... et promesseS des Greques à venir ... d’ici 15 jours nous saurons !

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