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Accueil du site > Actualités > Economie > Crise de l’euro : le grand cocktail explosif !

Crise de l’euro : le grand cocktail explosif !

Suite aux précédents articles sur le même sujet (voir : la crise de l’euro), écrits antérieurs qui permettent de vérifier à la lumière des faits actuels avérés, combien ils étaient fondés, il convient maintenant de regarder la situation constatée et d’analyser ses évolutions inéluctables.

La crise terrible de l’euro, qui est devenue celle de la zone euro, et derrière, de toute l’Union Européenne, n’est plus niée par personne, ce qui fut le cas malheureusement au début du processus. Cela traduit aussi, à sa façon, une leçon de choses sociales : les politiques et leurs porte-paroles médiatiques ne sont plus crus par l’opinion publique, la confiance a disparu, une césure nette s’opère entre dirigeants et citoyens..

Maintenant que le débat antérieur est éclairci par la réalité des évènements, il est indispensable de préparer la suite logique des faits à partir, non de croyances personnelles ou de pensées individuelles, mais des seules réalités existantes.


Le moment où tout bascule : nous y sommes !

Nous sommes arrivés au tournant décisif de la crise de l’euro, devenue crise mortelle de la zone euro et de l’Union Européenne, mais aussi pas lourd de conséquences vers une crise mondiale multiple aggravée en cours de gestation.

La Grèce est acculée à une situation de quasi-faillite sur le plan financier : l’Etat grec est au bord de l’asphyxie, ses banques sont, elles, dans un état proche de la banqueroute collective. Dans le cadre du système existant, la confiance des investisseurs dans l’Etat et l’économie grecs, est, à dire vrai, ….de la méfiance ! Les agences de notation traduisent simplement ce sentiment général, fondé sur des chiffres publics, qu’il s’agisse de la Grèce, mais aussi dorénavant d’autres Etats.

Pour la Grèce, le pays lui-même, poussé par le FMI et l’Union Européenne au bord du gouffre, est menacé par la conjonction d’une explosion sociale gigantesque, d’une crise politique majeure et du refus populaire massif de voir le pays devenir un « obligé  » dominé par le FMI.

En clair, aux revendications légitimes du peuple grec contre une crise dont il ne porte pas la moindre responsabilité -mais que le gouvernement, sur ordre des instances de Bruxelles, veut lui faire payer en baissant dramatiquement son niveau de vie pour longtemps- se rajoute la défense de la notion de démocratie, laquelle passe ici par la souveraineté nationale restaurée afin de ne pas subir une crise sans fin visible, aussi indue qu’injuste.

Pendant que la Grèce bascule vers une crise globale formidable, fruit d’un cocktail explosif, la situation du Portugal, et derrière de l’Espagne, tend à devenir...le début de l’histoire grecque récente !

Derrière le Portugal et l’Espagne, les autres pays de l’Union Européenne tremblent car tous sont, peu ou prou, sur le même processus, la France incluse.

Durant ce temps, l’Allemagne fait figure d’accusée par les politiques aux abois des autres Etats de l’UE, parce que ses dirigeants se refusent à se suicider politiquement en réglant les dettes d’autres Etats de la zone euro, ce qui affaiblirait immédiatement leur propre situation et augmenterait les déficits publics.

Une telle aide financière, si l’Etat allemand en avait les moyens réels, ne serait de plus qu’un pis-aller momentané. La solidarité a ses limites : ici, l’intérêt des citoyens allemands dont le pays dispose certes de quelques réserves financières. Les citoyens allemands n’entendent pas les dépenser en vain, de plus sans aucun retour positif pour eux !

Bien que les moyens financiers -limités- de l’Allemagne ne peuvent plus, en aucune manière, arrêter la crise en développement rapide au sein de la zone euro et de l’UE, les accusations contre ce pays nourrissent dorénavant un sentiment puissant dans la population allemande qui peut être traduit de la manière suivante : « sauvons-nous d’abord, et nous verrons ensuite ».

Ceci d’autant que l’Allemagne a aussi ses propres problèmes de chômage, de précarité et de sauvegarde de son pacte social appelé « économie sociale de marché ».

Certes, les partisans de l’aveuglement peuvent expliquer que cela tient aux seule élections régionales du 9 mai 2010 en Allemagne. Outre son côté d’assurance morale puérile, cette vision mensongère évite de regarder le fond des choses : l’Allemagne ne peut pas, quoi qu’il en soit, être le banquier de la zone euro !

La posture des dirigeants des Etats de la zone euro est ici de plus très incohérente : ils ont prôné des années durant le dogme de l’unité indissoluble de la zone euro. Or, voilà que tous se tournent vers l’Allemagne comme un possible unique sauveur de l’euro, lequel sauveur ne veut rien faire à ses risques et périls. Ce qui les contraint à aller implorer un FMI dont ils savent tous que son intervention est synonyme de fin de la zone euro et d’explosion de l’UE.

Zone euro : la conjonction de tous les facteurs explosifs en même temps

L’effondrement en cours de la Grèce, la soudaine extension de la crise -comme cela était prévisible par toute personne sensée se refusant à mentir à l’opinion publique- au Portugal et à l’Espagne, avant d’autres qui sont déjà pris d’avance dans le tourbillon, indiquent bien que la crise de l’euro est en plein développement.

Le cocktail explosif vu en Grèce, à savoir mélange des revendications sociales, démocratiques et de souveraineté nationale humiliée par le surgissement du FMI dans la gestion des affaires des Etats, va devenir commun aux pays touchés, c’est à dire, à un titre ou à un autre, à tous les Etats de la zone euro.

Parallèlement à ces processus que les évènements actuels en Grèce montrent avec une grande netteté, la zone euro est aussi menacée par un processus concomitant, mais non connexe : la crise de dislocation rampante de l’Etat belge, dont la capitale est en même temps celle de l’Union Européenne, ( le symbole est ici très fort) .

Cette crise belge exprime bien ce qui menace toute la zone euro : la dislocation, puis la débandade des Etats afin de se protéger eux-mêmes des conséquences de la crise mortelle de l’euro, ceci dans un contexte non préparé, non anticipé, bref, un contexte de chaos général.

En résumé, les tensions nées de la crise de l’euro vont en s’aggravant en nombre et en puissance, comme cela était prévisible, tandis que les dirigeants politiques perdent tout contrôle sur les évènements, situation qui ne peut que générer, à terme rapide, des explosions sociales et des crises politiques d’ampleur inusitée.

La zone euro coule : qui va le premier appeler à quitter le bateau ?

Maintenant qu’il est un fait indiscutable que la zone euro est devenue un bateau sans gouvernail, sans moteur, sans capitaine, sans visibilité, fonçant sur d’immenses icebergs, la question qui se pose est, non pas comment sauver le navire, car cela est impossible, mais : comment se sauver nous-mêmes ?

La réponse, il n’est pas besoin d’être un docte économiste couvert de titres prestigieux, pour l’apporter : étant donné que la zone euro est promise à exploser et donc à mourir, le tout dans la douleur pour les populations qui resteront dans ce cadre mortel, la solution unique consiste pour les Etats à sortir au plus vite du bateau qui sombre et à monter dans les chaloupes de sauvetage du retour à des monnaies nationales indépendantes, seule issue autorisant des politiques globales nationales de sortie de crise et de protection du niveau de vie des peuples concernés.

Posons comme principe que, plus tôt, cette solution inévitable sera mise en œuvre, mieux cela vaudra pour tous, dans la zone euro et pour le reste du monde, car la crise de l’euro va aussi frapper tout le système mondial. Là aussi, les conséquences seront importantes, bien qu’à ce jour, très difficiles à pronostiquer, puisque tout va dépendre de la nature du dénouement de la crise de l’euro.

Car, si les tensions continuent ainsi à s’accroître à cette vitesse au sein de la zone euro, l’explosion de cette zone monétaire finirait alors bien plus mal......et pour le monde entier.


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109 réactions à cet article    


  • jako jako 28 avril 2010 10:04

    Analyse clairvoyante à mon avis, plus que ce que l’on entend dans le poste...
    Mais cela fait froid dans le dos.
    A cela s’ajoute les tentatives identitaires de repliement comme en Belgique, Italie, Serbie etc etc smiley


    • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 10:20

      Jako,

      Oui, effectivement, cela fait froid dans le dos, mais nul ne peut tourner le dos à la réalité, quelque dure qu’elle soit.

      Ceci étant, l’action collective organisée peut aussi changer la réalité et éviter qu’elle ne se termine en catastrophe générale.

      Bien cordialement,


    • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 10:23

      Cher Tall,

      Si les faits que vous voyez ressemblent à une catastrophe, ce n’est pas la faute de ceux qui montrent ces faits.

      Mais, refuser de les regarder en face est aussi inutile que puéril.

      Les faits sont là, devant vous, et ils sont les meilleures preuves vivantes et dynamiques que votre commentaire est décalé par rapport aux évènements.

      Le déni des réalités n’a jamais été une solution pour personne.

      Bien cordialement,


    • gaelec 28 avril 2010 11:02

      @Tall

      Pourtant, les indices s’accumulent, nous laissant à penser hélas, qu ‘il y a de moins en moins de place pour le doute quant à l’évolution que prennent les évènements sur ceux qui prétendent les piloter et les contrôler.

      Rappelons nous simplement de ce que l’histoire nous enseigne :

      Lorsque le monde est immergé dans un processus déstructurant (effondrement éthique, moral, économique et financier) ce qui est le cas en ce moment même, auquel il convient d’ajouter « processus inédit par son ampleur et par l’accélération de la dégradation de la psychologie générale », celui-ci finit toujours par s’auto alimenter, multipliant ainsi d‘autant les points de tension et de fait, proportionnellement les points de rupture. Arrivée à ce stade, la dynamique des forces est telle que la bête immonde n’est jamais très loin.



    • gaelec 28 avril 2010 11:23

      @ Tall

      On dirait qu’il n’y a pas que Philippe Vassé qui soit inquiet, voici ce que dit le LEAP ce matin

      L’équipe LEAP/E2020 recommande de sortir au plus vite du secteur financier en général et de toute urgence du secteur financier américain ou opérant aux Etats-Unis.

      Bien à vous


    • Triodus Triodus 28 avril 2010 16:20

      @Rajin’

      Ah oui, et ils l’offrent sur un plateau d’argent à Mme Merkel, ça doit être son genre de type

       smiley


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 29 avril 2010 01:59

      Ce qui est annoncé au niveau global sur Avox n’a pas une mauvais moyenne dans ses tirs au but. La sagese agoravoxienne a prévu la crise financière - Forest Ent, Santi, Etc - et reçu avec beaucoup de scepticisme l’annonce de la pandémie H1N1. (Dugué et bien d’autres) réalisera. La supercherie du 911 a été démontée ici mieux que nulle part ailleurs (Taiké Eilée) 


      On voit aujourd’hui venir une dévaluation brutale du dollar et une gouvernance totalitaire ; je crois que là aussi, ça se réalisera

      Le mot de la fin sur la l’arnaque des vaccins contre la grippe porcine :




    • Triodus Triodus 28 avril 2010 10:16

      ..Plus de souveraineté, plus de monnaie, plus d’armée, plus d’agriculture, plus d’industrie, plus d’éducation, plus de recherche, plus de développement..

      C’est vrai que tout ça était mieux geré par « les lois du marché » et leur « auto-régulation »

      Pwaaarf !!

      Ah ben on va être bien maintenant . En gros : on est comme des c..n sans pantalon en pleine rue !


      • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 10:26

        Cher Triodus,

        Votre comparaison en fin de commentaire n’est pas dénuée de pertinence.

        Avec quelque humour sombre de type anglais, on pourrait y rajouter qu’un tsunami déferle sur une foule gigantesque de près de 400 millions de personnes et que les dirigeants politiques chargés des digues ne font que parler et se disputer pendant que la vague se rapproche.

        Et l’image sera encore plus vraie.

        Bien cordialement,


      • Alpo47 Alpo47 28 avril 2010 10:29

        Peut être, ne faudrait il pas oublier de dire, que le fond du problème provient du fait que les pays ont renoncé à leur droit régalien de produire l’argent dont ils ont besoin, pour s’obliger à emprunter aux système financier.
        D’où intérêts, d’où endettement, d’où ... possibilité de faillites.
        Cette décision, de Pompidou pour la France, est une trahison manifeste envers la souveraineté des Etats et leurs citoyens.

        Et on peut se poser la question : Pourquoi donc les Etats se sont ils soumis aux banques ?
        Je pense que la réponse est simple, les banques ont imposé leurs intérêts, soit en plaçant « leurs hommes » aux postes de décision, soit en corrompant les décideurs.
         Comme chacun sait, il est assez facile de corrompre un politicien .

        Seul, le retour à la souveraineté des Etats et la reprise de ce Droit régalien aux banques nous permettra de retrouver notre indépendance financière.


        • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 10:38

          Alpo47,

          Evidemment, le fait depuis plusieurs décennies d’aller vers une monnaie dite unique ne pouvait avoir comme première obligation de retirer aux Etats leur droit d’émettre une monnaie nationale à ce moment vouée à disparaître.

          Les évènements actuels posent en sens inverse le problème de redonner aux Etats à la fois une monnaie nationale permettant des souplesses devenues indispensables et le droit d’émettre ces monnaies.

          La crise de l’euro met à nu tout le mécanisme qui a mené à la perte totale de contrôle de l’Etat sur tout ce qui relevait de ses attributions publiques.

          La monnaie est une de ses attributions que la BCE avait reprise à son compte, avec le résultat que l’on constate aujourd’hui.

          Il résulte de la crise actuelle que se pose avec acuité comme issue à cette situation la renaissance de monnaies nationales, et ce dans une urgence qui va devenir croissante.

          Bien cordialement,


        • fwed fwed 28 avril 2010 11:25

          M. Vasse,

          Je crois que vous aborder mal le problème en l’analysant sous l’angle monnaie nationale ou unique. Ce n’est pas la BCE qui controle l’euro mais le système de banques privées.

          Il est urgent de se rendre compte que le problème est que le statut de notre monnaie n’est plus démocratique. L’euro est une monnaie privée.

          Cordialement


        • stephanie stephanie 28 avril 2010 11:37

          Il faut sortir de l’Europe, avoir notre indépendance,et redonner à la Banque Centrale, le droit de preter à l’état, à un taux d’intérêt très faible.

          pour sortir de l’Europe :
          http://u-p-r.fr


        • BOBW BOBW 28 avril 2010 15:59
        • Que notre gouvernement fasse appliquer le dernier référendum :
        • Sortons de l’UE.et de l’Euro (revenons à l’étalon-or) et Réanimons notre agriculture- et les entreprises qui font travailler au pays sans délocaliser-notre pêche- et cessez messieurs les ministres et l’UMP de détruir les services publics....
          Basta cette Europe « libérale » sous la coupe des « banksters ».
        • Construisons une « Europe des Peuples » 
        • "Il n’est pas de sauveurs suprêmes :
          Ni dieu, ni césar, ni tribun,
          Producteurs, sauvons-nous nous-mêmes !
          Décrétons le salut commun !
          Pour que le voleur rende gorge,
          Pour tirer l’esprit du cachot
          Soufflons nous-mêmes notre forge,
          Battons le fer quand il est chaud !"


        • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 29 avril 2010 02:11

          L’État doit émettre la monnaie. Que cet État soit la France ou une Europe démocratique est une autre question. Priorité de la Gauche comme de la Droite, sortir du gouvernement mondial des Banquiers. Si les élites politiques sont trop corrompues pour le faire, le peuple peut le faire en quelques jours et la couleur des chemises qu’il portera est une question secondaire pour l’instant.



          Pierre JC Allard



        • darius 30 avril 2010 09:41

          La possibilite pour un etat de créer de la monnaie peut se resumer ainsi.
          je depense 100 je leve 90 d’impots, et pour la difference je donne un bout de papier sur lequel il est marqué 10 euros.
          Ca veut dire creation de signes monetaire sans creation de richesse en contrepartie.
          On peut le faire sans probleme , jadis ca s’appelait assignat, on a vu comment ca a fini.
          En allemagne sous la republique de weimar, on a vu egalement le resultat.
          Plus recement au zimbabwe, c’est pas mieux.
          Donc, HEUREUSEMENT que les etats on rennoncé a escroquer le peuple en le payant avec des bouts de papier sans valeur.
          Les banques ne creent pas de la monnaie mais du credit, la différence c’est qu ’un credit qui se rembourse detruit le meme montant de monnaie qu’il n’en cree lors de son accord.
          Les banques ne font que repreter un nombre limité de fois le meme depots, les conditions de fonds propres, de taux et de reserves obligatoires permettent de limiter ce montant de credit.
          Si par contre on souhaite de l ’hyper inflation , autorisons l’etat a jouer de la planche a billet et l’euro ne vaudra bientot plus son poids en papier.


        • BA 28 avril 2010 10:38

          Mercredi 28 avril 2010 :

           

          Grèce : taux d’intérêt de l’obligation à 10 ans : 10,89 %.

           

          http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB10YR%3AIND

           

          Grèce : taux d’intérêt de l’obligation à 2 ans : 18,50 %.

           

          http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GGGB2YR%3AIND


          • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 10:51

            BA,

            A l’évidence, la Grèce est, pour certains, sortie de la crise.

            Avec ces chiffres, les esprits libres peuvent en douter avec quelque droit.

            Merci de nourrir ainsi le fil de l’article,

            Bien cordialement,


          • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 12:46

            Cher Razzara,

            Il est vrai qu’il existe encore quelques rares négateurs de la crise de l’euro, certes bien moins nombreux que voici quelques semaines.

            Plus inquiétants sont les petits Sherlock Holmes au garde à vous le l’obéissance sans pensée libre qui répètent en choeur que tout le mal vient, non du système lui-même, mais des agences de notation.

            En 1925, en Allemagne, la crise de 1923 était, comme la guerre perdue en 1918, avaient trouvé des bouc-émissaires : les Juifs, voire un complot mondial des Juifs.

            Aujourd’hui, cela a changé : le thermomètre du système est accusé des défauts et dérives naturels, consubstantiels au système, à savoir les agences de notation.

            Le refus de regarder les faits en face prend décidément d’étranges voies....

            Merci en tout cas pour votre commentaire qui voit la réalité comme elle est.

            Bien cordialement,


          • Lisa SION 2 Lisa SION 2 28 avril 2010 17:37

            Si je puis me permettre de rappeler que la défunte Yougoslavie était, avant sa balkanisation, un territoire de tourisme sexuel à l’usage des allemands, partis depuis faire de même en Grèce.

            Dans la même journée, l’on peut apprendre que Porsche vient d’enregistrer mille demandes envers la dernière de leur folie, la 908 hybride, 232 cv électriques et 500 en tout.

            Dernière chose, le FMI n’avait il pas au départ été articulé autour des interventions d’urgence auprès des pays sous développés pour leur permettre d’investir dans des économies mondialisées ? sachant à quel point ses missions ont déjà fait l’objet de polémiques et notamment en matière de dissémination et de résurgence de la tuberculose, il ne fait donc plus aucun doute que cet organisme international n’a de mission que de contaminer l’Europe de pandémie bancaire.

             


          • Dzan 28 avril 2010 10:44

            Il y en a un qui doit bien rigoler dans sa tombe.

            Un certain Marx

            P...mais que ça pète cette société de m....basée sur du vent.

            On rase tout et on repart à zéro.

            Bon, je sors.


            • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 10:54

              Dzan,

              Bien que je puisse pas savoir si on peur rire depuis et dans une tombe après sa mort (ce dont je doute fort), il n’en reste pas moins que les faits actuels n’incitent pas à rire.

              Quant à se diriger droit vers des explosions sociales et politiques majeures, cela me semble, comme vous, une évidence de bon sens.

              Bien cordialement,


            • thomthom 28 avril 2010 11:09

              « on rase tout et on repart à zéro »...

              effectivement, on en aurait bien besoin, mais cela pose deux problèmes
              - la transition va être très dure.
              - comment va-t-on se mettre d’accord sur le nouveau monde à construire ?

              On en arrive à un point ou de plus en plus de monde se ralie à ce qui est pour moi l’évidence, on a besoin d’une refonte globale de notre société... mais cela n’empêche pas chacun d’avoir son idée sur la question, et les divergences sont fortes et nombreuses.


            • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 11:29

              cher surfnblue,

              Quel commentaire militaire, ou martial !!!

              Bien qu’il passe à côté de tout en cherchant un bouc-émissaire afin de le dénoncer : ici, les agences de notation, de plus « nationalisées » par vos soins, il offre l’intérêt de manifester un défaut qui est assez particulier à une partie (faible) de l’opinion publique française : la quête de bouc-émissaires afin de ne pas regarder les problèmes en face et ne pas avancer vers leurs solutions pratiques.

              Cette manie bizarre de comparer avec les Etats-Unis ou d’autres pays écarte-t-elle les réalités et leurs dangers ?

              Poser la question est y répondre et montrer en quoi la recherche de bouc-émissaires est aussi vaine que nuisible.

              Les ennuis des Etats-Unis ne sauveront ni l’UE, ni l’euro, pas plus qu’ils n’apporteront de solutions à NOS PROBLEMES.

              Bien cordialement,


            • gaelec 28 avril 2010 11:48

              @Surfnblue

              Très juste. Le fascisme financier a pris le pouvoir. Le rôle des états (policiers) se cantonnant désormais à réprimer toute vindicte citoyenne. La merdialisation mondiale ne peut exister sans la volonté et la complicité des hommes politiques. Cela ne peut que mal finir ainsi que le disait P. léotard.


            • Jimmy 28 avril 2010 12:38

              d’accord avec surfnblue
              la grande bretagne et les usa sont dans une situation bien pire que la grèce et sont pourtant notés AAA, il est évident que cet acharnement des agences de notations n’a pour but que de provisoirement sauver le dollar
              nous sommes trahis par nos élites


            • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 12:58

              Cher Jimmy,

              Et si on réfléchissait un peu plus profondément, plus finement, au pourquoi des notes des agences de notation, à leur rôle dans le système actuel.....

              Même à un être simple, la différence entre les capacités de remboursement de la Grèce et des Etats-Unis, voire du Brésil, ou de la Russie, ou de la Chine, ou même de Taïwan, saute aux yeux.

              Dans le cas de la Grèce, voici un petit pays, isolé dans une région plutôt pauvre (les Balkans), avec une monnaie qui coule, une économie en ruines et peu de ressources internes.

              Dans le cas des Etats-Unis -et en moins puissant pour les autres pays cités ci-dessus- vous avez un marché de 300 millions de personnes, les grandes banques mondiales, le détenteur de la monnaie d’échange internationale, une économie puissante, des ressources immenses et le FMI qui est adossé à cet Etat.

              Question : à qui iriez-vous plus tranquillement prêter de l’argent ? 0 un petit pays qui coule ou à une puissance économique mondiale première économie du monde ?

              La réponse, dans le cadre du système actuel, est apportée par les agences de notation.

              Le thermomètre du système n’est pas le responsable de la crise de l’euro.

              Le mythe du bouc-émissaire, agité devant les yeux tel une cape rouge dans une corrida devant un taureau, est ici dangereux et bien inutile.

              Il empêche de voir les réalités existantes, de les comprendre et donc d’agir.

              Et l’impuissance n’a jamais servi de rien à personne, surtout en temps de crise.

              Bien cordialement,


            • Jimmy 28 avril 2010 19:56

              pardon M. Vassé mais c’est exactement le contraire
              (je n’ai pas trouvé ça tout seul)
              la Grèce a l’avantage de faire partie de l’Euro et de pouvoir disposer du soutien, en cas de besoin, des autres pays européens
              mais quand les dettes colossales de la Grande Bretagne et des Etats-unis vont arriver à échéance (c’est parait-il pour très bientôt) qui va pouvoir leur prêter de l’argent ?


            • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 20:25

              Jimmy,

              Pour les dettes des pays de la zone euro, on voit ce qui se passe : même les pays de la zone euro ne peuvent ou ne veulent pas payer, et c’est le FMI qui remplace la zone euro, la BCE et la direction de l’UE.

              Quant aux dettes anglaises et américaines, j’oserais avancer deux éléments :

              1- ce sont les deux économies qui pèsent, de manière conjointe, le plus dans l’économie mondiale, ce qui incite les spéculateurs à ne pas les attaquer de manière frontale sous peine de déstabiliser tout le système. Le dollar américain est aussi le carburant du système mondial actuel, nul spéculateur ne l’ignore.

              2- Par ailleurs, les possibilités de défense, surtout aux Etats-Unis, contre les attaques spéculatives sont très puissantes, sans parler même du FMI. Quant au financement de la dette, pour les deux pays, pour l’instant, il est assuré pour des raisons variées, mais toutes reliées au rôle économique majeur des deux pays, à leurs ressources et à leur place dans la pérennité du système mondial.

              C’est pour ces raisons, ici vues rapidement, que comparer les risques des dettes des Etats-Unis et de la zone euro est sans objet.

              Bien cordialement,


            • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 29 avril 2010 02:20

              @ l’Auteur : 


              "Tout cela pue la guerre.
              Elle s’annonce et viendra, par la révolte populaire d’abord (qui cherchera un coupable chez les politiques) et par la révolte gouvernementale ensuite (qui cherchera un coupable ailleurs)

              Je suis d’accord avec surfnblue. La plainte contre Goldman Sachs aux USA a lancé la guerre civile au sein de l’Establishment. Nous sommes dans la première campagne. 


              Pierre JC Allard

            • darius 30 avril 2010 10:18

              Ca s’appelle de la desinformation, la californie etait BBB et a ete remonté à A-http://www.treasurer.ca.gov/ratings/history.asp
              Par contre les agences de notation sont toujours en retard d’une guerre, donc en general le marché baisse avant que le rating ne soit rabaissé.


            • Leviathan Leviathan 28 avril 2010 10:59

              Intervention de Marc Fiorentino sur l’affaire Goldman Sachs et d’une manière plus générale le système bancaire

              « Marc Fiorentino : Manifestons devant les banques ! »


              • R.L. 28 avril 2010 11:01

                1- Les financiers, les politiques, Bruxelles... savaient, fin des années 90, que la Grèce n’était pas à même d’entrer dans l’Euro. Ils ont fermé les yeux.
                2- Années 2000, la Grèce a énormément acheté des armes (sous-marins, chars...) à ... l’Allemagne... qui vendait aussi beaucoup à ... la Turquie. Le tout avec des crédits des banques allemandes...
                3- L’Eurostat savait bien tout cela avant 2004...
                4- Tout le monde sait que le vrai patron de Goldman Sachs, pour l’Europe, était Mario Draghi : directeur général de Goldman Sachs, chargé du développement en Europe, mais a également été directeur général du Trésor italien et, plus récemment, gouverneur de la Banque centrale italienne. A présent, il est candidat au poste de chef de la BCE, pour remplacer Jean-Claude Trichet, qui doit se retirer l’an prochain
                Des poursuites contre lui ? Seulement entendu par les Parlementaires européens notamment ? Non. Rien de rien.

                Voila la libérale europe pris à son piège du laisser faire laisser passer ! C’est vrai qu’avec le non démocratique traité de Lisbonne, ça fonctionne mieux...
                Le grossier plan des anglo-saxons pour sauver le dollar (et la livre) est bien parti. Merci messieurs les traitres-et-lâches-dirigeants-européens et leur prolongement journalistiqueux !!!
                Et pour couronner le tout, on laisse des agences de notations criminelles anglo-saxonnes noter les états Européens...


                • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 11:57

                  Cher RL,

                  Ce que vous écrivez est souvent exact, malheureusement ?

                  Mais pourquoi personnaliser un système, des processus, l’Union Européenne, à travers un ou des hommes, voire les agences de notation ?

                  En quoi le thermomètre est-il responsable de la maladie qui s’infecte vite ?

                  Bien cordialement,


                • R.L. 28 avril 2010 12:39

                  Cher P.V.

                  Je ne personnalise en rien. J’aurais pu mettre une énumération de 30 points ou simplement remplacer ces 4 par d’autres éléments.
                  Le sujet est l’Euro, mais aussi la Grèce et donc l’Europe. Forcément des pays l’Allemagne, le pays européen le plus engagé dans la dette d’Athènes...
                  Quant aux agences de notations, reconnaissez que leur existence propre relève de la folie libérale et la symbolise à elle seule : être payé par ses clients pour les bien noter...
                  N’est-ce pas ce qui manque le plus au gens modestes (financièrement) qui votent Sarkozy ou le PS-libéral : comprendre concrètement et rapidement comment on se fout d’eux depuis toujours ?

                  Bien à vous.
                  R.L.


                • Philippe Vassé Philippe Vassé 28 avril 2010 13:03

                  Cher RL,

                  Nous nous sommes mal compris ou je me suis mal exprimé.

                  Je partage dans leurs grandes lignes les 4 points que vous avez cités, mais je marquais un net désaccord, essentiel pour la compréhension des évènements, avec votre phrase sur les agences de notation.

                  Je suis donc désolé de cette incompréhension qui ne change rien à la sincère cordialité des échanges entre citoyens libres,

                  Bien cordialement,


                • Philou017 Philou017 28 avril 2010 15:52

                  Des poursuites contre lui ? Seulement entendu par les Parlementaires européens notamment ? Non. Rien de rien.

                  Le silence du parlement fantoche-godillot Européen est assourdissant.


                • citoyen 28 avril 2010 11:04

                  vivement que cette baudruche européenne de Bruxelles explose . D’elle , nous n’avons retiré que mépris et humiliation . Il n’ y a pas d’europe , il n’y a que des peuples européens , différents et qui aspirent à le rester.
                  et en effet , philippe vassé , la Belgique est une petite UE en miniature , frappée exactement des mêmes maux , et qui affronte ( ou n’affronte pas ) ses problêmles sous le seul an,gle du juridisme , d’un juridiusme de fesse mathieu . Un traité européen , signé par je ne sais qui , je ne sais quand , ne vaut rien : ce n’est que de la paperasse pour allumer la cheminée ou bonne à recycler .


                  • thomthom 28 avril 2010 11:05

                    trop facile de faire porter le chapeau à l’euro
                    les responsables, ce sont simplement les politiques irresponsables qui ont laissé filé, dans chaque pays, les déficits au delà du raisonnable, et les peuples qui les ont élu parce qu’ils tenaient absolument à continuer à vivre « comme avant », c’est à dire au dessus de leurs moyens...

                    un jour, il faut bien payer.

                    C’est triste, mais ça risque fort d’être bientôt notre tour.

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