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Crise de l’euro : quand la Chine possédera l’Europe (après l’Afrique)

En 1973, Alain Peyrefitte avait publié la première édition du livre « Quand la Chine s'éveillera », qui, à l'époque, avait retenu une attention polie et des sourires convenus. A l'époque, le pays le plus peuplé du monde n'intéressait pas grand monde.....

En 2011, alors que les sociétés chinoises rachètent le sous-sol et les infrastructures de plusieurs pays africains, mais aussi de la Grèce par l'intermédiaire opportun de la crise de l'euro, les propos du livre apparaissent non plus comme « ridicules », comme le pensaient certains voici 38 ans, mais bien en -dessous de la réalité actuelle.

Le plus formidable retournement de l'histoire économique récente s'est opéré en défaveur tout d'abord des pays africains riches en minerais du futur, et maintenant des pays de la zone euro dont les dirigeants supplient- littéralement- les responsables chinois (et asiatiques plus généralement) de combler leurs dettes abyssales afin de tenter le sauvetage impossible de l'euro.

Des décennies de mépris arrogant de la Chine en particulier, et de l'Asie plus largement, par les politiques, les économistes et les chefs d'entreprises européens, se retournent en terrifiant boomerang contre les Etats qui, naguère, ont humilié, occupé, pillé, ruiné, colonisé la Chine et le continent asiatique.

Au début, il y eut l'Afrique et ses sous-sols.....

Depuis maintenant près de 20 ans, les dirigeants européens, inquiets du phénomène, mais ne souhaitant pas l'évoquer trop publiquement, suivent avec angoisse l'empiètement progressif, et en apparence irrésistible, des entreprises et de l'Etat chinois sur les territoires africains, surtout riches en matières premières indispensables au développement rapide du pays et de son marché intérieur.

En première ligne était la France, avec sa célèbre autant que sulfureuse «  Françafrique », ses réseaux opaques s'appuyant sur des dirigeants africains corrompus facilitant la vente des richesses de leurs pays aux entreprises françaises (AREVA, TOTAL, BOUYGUES, VINCI, etc...). L'irruption de la Chine, avec ce que d'aucuns ont appelé « ses missionnaires laïques  » apportant, non le réconfort moral d'une religion de soumission aux populations exploitées et pillées, mais de l'argent frais, des infrastructures à bas coût, des opportunités de stabilité politique, a bouleversé le cours des choses sur le continent noir.

Certes, les envoyés chinois ne sont pas plus intéressés par un vrai développement local et pérenne des pays africains que ne l'étaient auparavant les corps expéditionnaires de la France ou de la Belgique, mais ils disposent de moyens financiers colossaux et abordent les questions politiques africaines sans complexe hérité de lourds contentieux coloniaux avec les peuples africains.

De manière générale, les émissaires chinois en Afrique essaient de convaincre, par des faits et réalisations, les populations locales que travailler avec eux et pour eux est un marché « gagnant-gagnant  », conforme aux traditions commerciales chinoises.

Puis, arriva la crise de l'euro et la vente à la découpe des richesses de la zone euro

En Europe, par le biais de la crise de l'euro et ses terribles conséquences, les intérêts chinois trouvent partout des achats judicieux, fructueux et bon marché.

La Grèce a inauguré cette arrivée publique, décomplexée et ouverte en Europe, avec des achats lourds des anciens biens publics nationaux du pays. Le plus emblématique est l'achat du port du Pirée, poumon économique et commercial d'Athènes et de la Grèce.

Mais, cela n'est que la pointe émergée du processus. En France, par exemple, les capitaux chinois sont en chasse permanente : que ce soit des propriétés viticoles rentables, des châteaux admirables, les cafés- tabac-restaurants de Paris et d'autres grandes villes, l'argent venu de Chine trouve partout des proies faciles.

A terme, selon des investisseurs chinois que nous avons interrogés, d'autres secteurs seront visés : les terres agricoles adaptées à la mécanisation, l'immobilier rural pour des résidences secondaires, des sociétés françaises réputées du secteur du luxe et des hautes technologies, des banques et des infrastructures privatisées (autoroutes, ports, aéroports, réseau ferré, compagnies aériennes, recyclage des métaux, chimie, etc....).

Certains,en France, ont en partie préparé, anticipé ce phénomène comme les notaires qui entendent « former » des homologues chinois.

Doit-on révéler à cette profession très spécifiquement franco-française que, demain, avec des lois modifiées par des conventions entre Etats- projet déjà dans les «  tuyaux prévisionnels » à Pékin- ces notaires chinois seront leurs concurrents directs pour les affaires sino-françaises ? La vision économique à court terme suicidaire est-elle une spécialité française, comme la tête de veau en cuisine ?

Ce qui est décrit ici est inscrit dans un contexte économique, financier et monétaire : celui de la crise de l'euro, cette monnaie, « magique » selon les mots d'un très riche investisseur chinois, «  car elle permet de s'ouvrir sans fatigue et sans pots de vin les portes des économies et des biens de 17 pays. C'est une clé passe-partout miraculeuse qui facilite tous nos achats et leur suivi sur place ».

Mais, au-delà de la vague de profits juteux en vue pour des capitaux chinois (et asiatiques) qui attendent de pouvoir trouver des cibles intéressantes à prix soldés, la situation politique d'ensemble de la zone euro est en passe de démultiplier ces processus, pour l'heure relativement silencieux et partiels.

Le jour où la zone euro dut supplier pour obtenir des fonds chinois (et asiatiques)

Le récent « plan européen  » censé sauver la zone euro souffre d'un mal d'origine tragi-comique, presque surréaliste, pour le mettre en œuvre :

il lui faut plus de 100 milliards d'euros, que les signataires de l'accord ne possèdent pas !!!

Cet argent, les dirigeants de ladite zone ne peuvent, en l'état de leurs économies nationales exsangues et du fait de leur monnaie unique les étranglant en groupe, que le trouver en Asie, et plus spécifiquement en Chine !!!

Ainsi s'écroule aux yeux du public européen la trilogie mensongère qui présida à la naissance de l'euro : celui de la grandeur unie, de l'indépendance garantie et de l'économie protégée des pays de la zone euro.

De la grandeur annoncée, il reste l'humiliation de devoir envoyer à Pékin des hauts dignitaires du FESF (Fonds Européen de Stabilité Financière) implorer, à genoux et la sébile à la main, pour abonder un Fonds vide avec des euros qui sont partis en Asie !!!

De l'indépendance de la zone euro, il demeure en fait une soumission totale, obligée, humiliante, aux seuls intérêts des investisseurs chinois (et asiatiques) à qui les dirigeants européens sont prêts à tout accorder maintenant pour quelques milliards d'euros de plus !!!

De l'économie européenne protégée, il subsiste en réalité la vague formidable d'achats en cours et à venir par les fonds chinois et asiatiques de sociétés, biens, infrastructures des pays de la zone euro !!!

Telle est la réalité des rapports de puissance euro-asiatiques en cette fin 2011

En économie, il est un principe que le bon sens populaire a traduit avec intelligence pr la formule « qui paie commande ».

Qui, en cette fin 2011, pourrait permettre à la zone euro en ruines, de continuer à se désintégrer progressivement en vendant tous ses joyaux et biens propres afin de se survivre quelques semaines ou quelques mois de plus ?

La réponse, les chefs de la zone euro la connaissent et la crient sans aucune pudeur : les détenteurs, publics et privés, de capitaux disponibles, en Chine et en Asie !

Déjà, les dignitaires chinois, et les financiers privés du continent asiatique, indiquent avec un sourire narquois, poliment, mais fermement, les conditions obligatoires que leur aide financière momentanée supposerait.

Ces conditions sont de nature politique, économique et financière, un peu à la façon dont naguère le FMI traitait les états africains et/ou sud-américains endettés.C'est dire quelle est la situation désastreuse de la zone euro en cette fin 2011 !

De manière publique, et cela est une contradiction étonnante qu'il convient de souligner, les dirigeants qui veulent sauver la zone euro sont amenés, pour essayer de réaliser leur mission impossible, à détruire les bases économiques mêmes de cette zone.

Dit plus simplement : pour recevoir, avec des intérêts à régler plus tard de l'argent frais immédiatement, ces responsables européens vont être contraints de brader tout ce qui a une valeur pour les spéculateurs chinois (et asiatiques), tout en se pliant à leurs souhaits que d'aucusn verront comme des diktats.

En un mot ; la zone euro est à vendre à qui peut se payer ses biens et richesses.

Les pères fondateurs de l'Europe économique et politique doivent, comme le dit l'adage populaire, se retourner dans leurs tombes de honte et de confusion devant ce constat.

Pour résumer la situation en une image saisissante pour toutes et tous : afin d'essayer, en vain, de sauver une monnaie condamnée, les dirigeants de la zone euro se préparent à vendre aux enchères leurs économies nationales, leurs pays comme tels et leurs ressources futures.

La Grèce ne fut donc bien que le sort qui attend les 16 autres pays de la zone euro, et leurs peuples, si rien ne vient stopper ce processus annoncé.

Une jeune économiste chinoise dit les choses autrement, mais aussi clairement :

«  le FESF est par sa nature même une corde de chanvre solide tendue par les dirigeants politiques européens aux financiers asiatiques pour étrangler la zone euro avec. Quand la corde des dettes envers ces financiers sera bien serrée parce que les pays de la zone euro auront vendu tout ce qui en fait le prix et constitue leur richesse, il suffira de tirer sur la corde des dettes accrues pour tenir 17 pays à merci, comme on peut tenir un chien en laisse afin qu'il soit bien obéissant. En ce sens, la politique actuelle des responsables européens, du point de vue de l'Europe, est suicidaire pour eux et pour leurs peuples. Pour les détenteurs de capitaux asiatiques, c'est au contraire une aubaine fabuleuse qui surgit, un véritable nouveau Far West qui s'ouvre, une forme moderne d'eldorado qui s'étend devant eux ».

La fable chinoise des animaux réunis ensemble de force par le sorcier fou

Il est pertinent de conclure cet article par l'analyse que cette jeune économiste chinoise a donnée de la zone euro à travers une fable morale naturelle. En voici le résumé en sa substantifique moelle :

«  La zone euro peut être comparée à un sorcier fou qui aurait voulu, pour réaliser un rêve absurde, mettre ensemble dans une maison fermée des animaux aussi différents qu'un lion, une girafe, un tigre, un ours, un lièvre, une gazelle, une tortue, un lézard, et d'autres animaux tous nécessitant un biotope différent. Le sorcier fou leur dit qu'ils doivent tous vivre ensemble, mais chaque animal a ses propres besoins, habitudes, rythmes de vie et aspirations. Ce que constatant alors, le sorcier fou entend leur imposer de force, sans leur avis, des lois et des règles communes à respecter alors que les animaux sont tous très différents. Les animaux, loin d'être aimés et protégés comme il leur avait été promis, se retrouvent piégés et prisonniers dans une maison-prison.

Mais, la nature a ses lois supérieures à toutes les autres car chaque animal veut vivre sa vie sans se soumettre à une loi commune unique qui les conduirait tous à une mort certaine.

Alors, les animaux, sans se concerter, mus seulement par leur instinct vital, commencent à attaquer, qui le toit de la maison avec sa tête, qui le plancher avec ses griffes et ses crocs, qui à creuser des trous dans les murs avec ses pattes agiles. Tant et si bien qu'à la fin, leurs efforts communs finissent par faire s'écrouler la maison où ils étaient tenus prisonniers sur la tête du sorcier fou tandis que les animaux s'enfuient afin de retourner chacun à sa vie habituelle naturelle ».

Une fable chinoise, certes. Mais qui ne s'applique pas à la Chine !

Et une situation totalement renversée des rapports de puissance euro-asiatiques en ce 100ème anniversaire de la Révolution chinoise de 1911....


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63 réactions à cet article    


  • Alpo47 Alpo47 31 octobre 2011 10:01

    Les Chinois vont bien nous faire mariner, en multipliant les exigences et contreparties, comme toujours lorsqu’ils négocient, avant , soit d’intervenir avec des positions très avantageuses, soit ... de faire marche arrière. Ils font toujours ainsi, c’est le « supplice Chinois ».

     Soulignons au passage qu’à cette occasion, on s’aperçoit que les européens annoncent un gonflement du FESF jusqu’à 1000 milliards ... sans en avoir le premier sou.

    Combien de temps nos « brillants dirigeants » pensent ils pouvoir faire illusion ?


    • Philippe Vassé Philippe Vassé 31 octobre 2011 10:19

      Cher Alpo47,

      Effectivement, au cours de l’Histoire du monde et des Etats, y compris des Empires, jamais on a vu un accord être signé dont les signataires ne disposaient pas de l’argent pour l’appliquer.

      La zone euro ose tout. Même le ridicule le plus achevé et l’invraisemblance la plus absolue.

      Bien cordialement,


    • Pierre JC Allard Pierre JC Allard 31 octobre 2011 18:13

      Loin de se dissoudre, l’Europe doit se souder plus étroitement. Mais il faut d’abord mettre les ressources communes au service d’un projet commun, ce qui n’est possible qu’en faisant disparaitre l lIllusion monétaire et en reprenant le pouvoir des banquiers. Les gestes symboliques à poser sont le remboursement de sa dette publique par chaque pays de l’UE... puis l’élection démocratique d’un président pour l’Europe ayant les pouvoirs du président eaux USA.



    • Philippe Vassé Philippe Vassé 31 octobre 2011 21:10

      Cher Pierre Jc Allard,

      Votre commentaire est d’un comique achevé qui est en dehors du temps et de l’espace, ésotérique, vide et aérien.

      Ce que vous écrivez est le programme exact des accords européens, de la Commission européenne, de la BCE et des dirigeants qui mènent 17 pays au chaos et à la banqueroute.

      Un tel commentaire est inutile : il suffisait d’écrire ceci :

      « je suis favorable à me vendre, avec tous mes biens, aux spéculateurs mondiaux, et au prix le plus bas, afin de payer des dettes qui ne sont pas les miennes afin d’avoir la joie inexprimable de choisir un Président qui aura à gérer la faillite collective ».

      Voici pourquoi votre blog est illisible et sans intérêt.

      Comme on apprend à Taïwan aux cours de MBA :
      «  qui fait trop de publicité par lui-même vend un mauvais produit. Quand le produit est excellent, la publicité est faite par les clients eux-mêmes qui vantent gratuitement sa réputation ».

      Inutile donc de mettre des liens vers des articles d’une insigne nullité. Nul n’ira les lire.

      Bien cordialement,


    • flesh flesh 1er novembre 2011 11:29

      En effet quelle cordialité ! 

      Votre mépris insultant ne vous grandit pas l’auteur : il vous rapetisse.

    • Philippe Vassé Philippe Vassé 1er novembre 2011 15:49

      Cher Flesh,

      s’il est vrai que le mépris n’est pas insultant, il y a là une confusion fâcheuse, un peu d’humour ironique pour humaniser les egos surgonflés ne fait de mal qu’aux personnes qui se sentent visées.

      Autant un commentaire réfléchi et sensé est utile, autant la reprise des exigences des spéculateurs contre les citoyens, sans raison et sans argument aucun, est une absurdité, qui n’est ici qu’une redite.

      Avant de vous retrouver en situation de détresse sociale, avez-vous une remarque plus constructive à émettre ou une conception originale à faire partager ?

      Bien cordialement,


    • flesh flesh 1er novembre 2011 20:05
      « ...et cela en faveur d’un prince qui l’a toujours traité avec un mépris insultant qu’on ne pardonne jamais. »


      Oui, j’avais une remarque plus constructive à émettre, mais ai pris peur de me faire dénigrer comme l’a été Monsieur Allard par le pédant que vous-êtes. 

      Bien à vous.

    • Philippe Vassé Philippe Vassé 1er novembre 2011 21:26

      Cher Flesh,

      Citer Voltaire sans comprendre le sens d’une phrase dans son contexte polémique, serait-ce la pédanterie que vous souhaitez prouver contre autrui ? Le tout en défense de Monsieur Allard, qui ne semble pas avoir ici besoin de secours, car il n’est pas en danger.

      Petit cours simplifié de français rapide : le mépris est une attitude personnelle, qui ne peut être ressenti comme tel, ou, pire, insultant par essence, que par ceux qui ont conscience de le mériter.

      Ainsi, un quidam peut vous dire : « votre mépris me laisse indifférent car il ne peut m’atteindre en rien » ; Un être touché par une marque de mépris réagira comme un individu blessé.

      Le sage, lui, ignorera ce qui est sans importance à ses yeux. L’insulte comme le mépris ne méritent que sa compassion sincère.

      Ainsi, un être doté de bon sens ne se sentira pas visé par une marque de mépris que s’il conçoit qu’elle le blesse par la nécessité de ce mépris qui vise un défaut voyant en lui, une cible légitime alors bien visée.

      Plus fort encore, un « mépris insultant » peut être une expression polémique, comme Voltaire aimait à en user, mais cela n’en fait une expression de logique intelligente par essence, sauf à estimer que Voltaire était un dieu parfait ne commettant aucun excès polémique qui soit aussi un illogisme, si on y réfléchit quelques secondes.

      L’avantage de n’avoir comme seul maître que sa raison évite de « se sentir méprisé ou insulté » par quiconque ;

      En résumé, une personne qui se sent méprisé par une autre a un ressenti propre, fruit de la conscience de ce qui le frappe et vise un défaut manifeste justifiant une attitude vue par le visé comme « méprisante ».

      Quant au mépris insultant, il faut choisir : soit c’est du mépris (indifférence volontaire, rejet serein, ignorance absolue), soit c’est une insulte et ce ne peut alors être du mépris ; Question de logique élémentaire..

      En règle générale, si on vous insulte, ce ne peut pas être du mépris, et si on vous méprise, l’insulte est inutile car sans objet.

      Dans votre cas, je doute que Monsieur Allard se soit senti méprisé par une forme d’ironie sur SA POSITION DE FOND.

      Ce qui étonne, c’est qu’une tierce personne ait pu, A SA PLACE, noter dans ces mots du mépris insultant !!! Ce « transfert » psychologique est très étrange.

      Mais, cela dit, je vous rassure : je n’ai besoin ni de mépris, ni d’insulte.

      Avec les gens intelligents, la raison et les faits se suffisent.

      Avec les personnes peu sensées, on peut user de l’ironie à divers degrés, ou, dans les cas graves, du silence qui se suffit à lui-même.

      Ici, acceptez simplement que la logique ne soit pas pédante et que je n’aie pas à m’abriter derrière une citation de Voltaire, en fait tournure polémique littéraire réfléchie pour utiliser la raison dans un débat d’une grande simplicité logique.

      Bien cordialement,


    • Mylène 31 octobre 2011 10:03

      « Certes, les envoyés chinois ne sont pas plus intéressés par un vrai développement local »

      Et mon oeil ??? alors vous n’avez rien compris !

      • Philippe Vassé Philippe Vassé 31 octobre 2011 10:15

        Chère Mylène,

        Je n’ai pas compris ce que votre oeil tendrait à suggérer sur ce que la phrase citée vous inspire ; Serait-elle une erreur, un non-sens ou une vérité ?

        Merci d’éclairer plus avant votre remarque, qui, ainsi formulée trop concisément, perd en clarté sur le fond.

        Bien cordialement,


      • ZEN ZEN 31 octobre 2011 10:06

        Bonjour, cher Philippe

        Nous avons effectivement vendu la corde pour être pendus..
        Si la Chine continue sur sa lancée (mais elle n’est pas exempte d’effondrement) et si nous ne nous réinstrialisons pas au plus vite, à condition que l’Allemagne cesse de jouer « la Chine de l’Europe », nous serons gentiment colonisés par la dette et Wall Street sera à Hong Kong .
        Mais la raréfaction du pétrole peut changer la donne.
        Quatrepoint a là-dessus une vision géostratégique globale assez éclairante..

        Bien à toi


        • Philippe Vassé Philippe Vassé 31 octobre 2011 10:17

          Bonjour, Zen,

          Beaucoup de choses peuvent changer un processus en cours Mais, pour le moment, ces évènements ne sont pas survenus, et le cours actuel des faits est ainsi que la corde est déjà aun cou des 17 pays de la zone euro.

          Il n’est effectivement pas écrit qu’elle devrait y rester éternellement.

          Bien amicalement,


        • BA 31 octobre 2011 10:46

          Samedi 29 octobre 2011 :

           

          Rien ne va plus pour l’Italie. Les investisseurs ne semblent pas croire à un miracle, redoutant semble-t-il que Rome sombre à son tour dans le chaos financier.

           

          Alors que le pays doit faire face à un endettement colossal, le coût de son financement s’est à nouveau envolé vendredi lors d’une émission obligataire test.

           

          De plus en plus inquiétant : les taux d’intérêt des titres à échéance 2022 ont dépassé la barre des 6 %, seuil considéré comme dangereux par les analystes.

           

          Pire encore, un niveau record a été enregistré avec un taux de 6,06 %, contre 5,86 % le 29 septembre, date de la dernière opération de même type.

           

          Les analystes considèrent la situation d’autant plus préoccupante, estimant qu’un tel niveau ne peut être longtemps soutenable pour l’économie italienne, cette dernière affichant une très faible croissance et le stock de dette demeurant très élevé, s’établissant désormais à 1900 milliards d’euros , soit environ 120 % du PIB. Des chiffres vertigineux qui pourraient effectivement en effrayer plus d’un ...

           

          Les taux des titres à échéance 2014 ont quant à eux progressé à 4,93 %, contre 4,68 % lors de la précédente émission, ceux des titres à échéance 2019 s’élevant désormais à 5,81 % contre 4,03 %, tandis que ceux des titres à échéance 2017 s’établissaient à 5,59 %, contre 2,33 %.

           

          /www.leblogfinance.com/2011/10/italie-les-taux-dinteret-depassent-le-seuil-de-risques.html">http://www.leblogfinance.com/2011/10/italie-les-taux-dinteret-depassent-le-seuil-de-risques.html

           

          Lundi 31 octobre 2011 :

           

          Italie : taux des obligations à 10 ans : 6,150 %.

           

          /www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND">http://www.bloomberg.com/apps/quote?ticker=GBTPGR10:IND

           

          Plus les jours passent, plus l’Italie emprunte à des taux de plus en plus exorbitants.

           

          Plus les jours passent, plus l’Italie se rapproche du défaut de paiement.

           

          L’Italie sera le quatrième domino à tomber.


          • Philippe Vassé Philippe Vassé 31 octobre 2011 10:59

            Cher BA,

            Ce que vous indiquez est la suite de ce qui fut salué comme « l’accord historique » qui devait sauver la zone euro.

            Dès le lendemain, la situation de l’Italie s’effondrait, avec l’Espagne dans son sillage proche.

            Vous avez parfaitement raison de préciser ces points car l’Italie est en état d’être une nouvelle « Grèce », à savoir un pays dépecé et vendu à la découpe, tout cela afin de...sauver l’euro jusqu’au dernier Grec et, maintenant, jusqu’au dernier Italien... !

            Pendant ce temps, la Chine veut procéder en douceur à l’achat des technologies militaires européennes.....

            http://globe.blogs.nouvelobs.com/archive/2011/10/29/chine-l-europe-doit-elle-lever-son-embargo-sur-les-ventes-d.html

            Aucune humiliation ne sera épargnée aux dirigeants européens qui n’ont pas admis que leur avenir est dans la pose de l’homme accroupi avec le pantalon sur les chevilles.

            Bien cordialement,


          • Yvance77 31 octobre 2011 11:25

            Salut,

            Mais le plus grave dans tout cela, n’est-il pas in fine, que cet ensemble n’est issu que d’un seul système de pensée.

            Chez nous, naïvement nous pensions qu’avoir des gus sortis tout frais de l’ENA était le gage de clairvoyance, succès, fiabilité, vision.

            Nos élites (avec HEC) médisaient les Chavez, Kirchner, Morales, et autres Lula (sans omettre ceux d’hier), tous bouseux de chez bouseux devant l’Éternel. Des « sans éducation » qui ne contribueraient qu’à la faillite de leur état respectif.

            On a vu, les bouseux, pour n’avoir pas été dans le suivisme FMIsé s’en sortent haut-la-main.

            On aura beau dire ce que nous voulons, mais nous avons été trahi par nos aveuglements, et à trop donner notre confiance, et nos votes, à des incapables, on n’a récolté que ce que l’on a semé.

            Seule issue pour s’en sortir les foutre en l’air !!!


            • Philippe Vassé Philippe Vassé 31 octobre 2011 14:26

              Cher Yvance77,

              A titre personnel, je ne savais pas que les défauts des dirigeants, leurs trahisons et leurs erreurs étaient, même en partie, de la faute des peuples trahis, bafoués et dont parfois même le vote est nié, quand il n’est pas simplement violé.

              En règle général, on dit souvent que l’enfer est pavé de bonnes intentions ;

              Si je comprends votre conclusion, bien qu’ainsi exprimée, il n’est pas évident de savoir ce que produit « les foutre en l’air » si derrière, aucun programme n’est défini afin de donner un avenir à des peuples en colère légitime, il me semble qu’il serait sage d’éviter de placer les responsabilités des dirigeants sur les épaules de peuples qui n’ont pas eu leur mot à dire, mais à souffrir ;

              Sous ces réserves exprimées en toute sympathie aux fins de clarté, cela n’enlève rien à la justesse de votre commentaire sur d’autres points, même si une analyse plus colorée et affinée pourrait y trouver sa place ;

              Bien cordialement,


            • lagabe 31 octobre 2011 14:54

              QUAND, en 1992, Deng Xiao Ping déclara : « Le Moyen-Orient a du pé­trole, mais la Chine a des terres rares  », tout le monde rigola. Aujourd’hui on rit jaune... La Chine, qui produit 97 % de terres rares, vient de com­mencer à fermer le robinet. Et on est mal.

              Sous le joli vocable de «  terres rares  » se cachent dix-sept mi­néraux aux noms poétises, néodyme, dysprosium, lan­thane, etc., qui partagent les mêmes caractéristiques : ils sont difficiles à extraire et à raf­finer, et les nouvelles technolo­gies en ont grand besoin. No­tamment, comme c’est bizarre, les technologies dites durables : le terbium est indispensable aux lampes à basse consom­mation ; sans néodyme on ne pourrait guère faire de moteurs de voitures électriques ni de gé­nérateurs pour éoliennes. Et d’autres métaux rares, que la Commission européenne vient de classer sur une liste de qua­torze « matières premières critiques  », sont eux aussi indispensables à la fameuse « croissance verte  » : le gallium est décisif pour les LED et les cellules solaires à haut rendement, l’indium est idéal pour les cellules photovoltaïques, etc. Ajoutons que la demande pour toutes ces raretés a explosé avec le high-tech (écrans plats, fibre optique, afficheurs à cristaux liquides, lasers, radars, etc.), et lon comprendra que Deng Xiao Ping avait vu juste.

              Et que les industriels occi­dentaux se mettent à paniquer.

              C’est dans ce contexte que vient de sortir un passionnant et très informé bouquin (1) sur la question, écrit par des centraliens, des ingénieurs donc, qui ne jurent que par la technique et dont on s’attend à ce quils nous promettent de trouver des solutions, grâce à la recherche, à l’innovation technologique, au recyclage, comme on nous le serine d’ordinaire. Stupeur : au contraire, ils détruisent mé­thodiquement toute illusion.

              1.  « Nous exploitons un stock fini » de métaux qui sépuisera bientôt, croissance aidant. La pénurie nous guette, et plus vite qu’on ne le croit : dans dix à treize ans, par exemple, il ne restera plus d’indium.La « croissance verte  » qui viendrait apporter la so­lution à tous nos maux est un mythe : la course techno­logique et l’innovation créent un emballement de besoins en métaux, enparticulier les plus rares, qui rend cette croissance non durable.

              2.  L’extraction des minerais requiert de plus en plus d’éner­gie, car ils sont de moins en moins concentrés. Or l’énergie, toujours moins accessible, exige de plus en plus de mi­nerais : nous venons tout juste d’entrer dans ce cercle vicieux

              3.  Croire que le recyclage va tout régler est une erreur. « Il ny a pas de circuit sans perte.  » S’il peut freiner le gaspillage, le recyclage « ne pourra pas inverser la tendance  ».Et de conclure : « C’est donc sur le terrain du juste besoin et, par-delà, de la morale que devront se situer les progrès.  » Aaaargh ! si même nos meil­leurs ingénieurs se mettent à douter que la Sainte Technique et de la Sanctissime Croissance verte puissent nous tirer d’affaire...


            • lagabe 31 octobre 2011 14:58

              1> les chinois ont les terres rares
              2> comme ils n’ont pas de retraite et de sécurité sociale , ils économisent beaucoup

              nous on surconsomme et arrête d’accuser les élites , tu es autant responsable
              es tu prêt à changer de mode de vie , si tous les habitants vivent comme le français moyen , il faudrait 3 planètes terre


            • lagabe 31 octobre 2011 15:22

              ton post , resume bien et me fait penser à
              http://nouvellesociete.wordpress.com/2009/02/15/la-societe-obese/
              Nous vivons dans une société qu’on a gavée et dont le foie éclate. On a dit que la pauvreté cesse lorsqu’on a un pantalon et que la richesse commence quand on en a deux, puisque l’on n’en porte qu’un. Il faudrait ajouter que la pauvreté revient quand on en veut un troisième, car on est toujours pauvre quand on a un désir qui n’est pas satisfait et le système de production actuel, en ce sens, s’est donné pour but principal de nous appauvrir. De nous appauvrir et de nous engraisser. Comme ces roitelets des îles mélanésiennes qui voient l’obésité comme un signe de succès, dans une culture dont la faim n’a jamais été éradiquée.


            • Philippe Vassé Philippe Vassé 31 octobre 2011 16:53

              Cher Lagabe,

              Très intéressant commentaire.

              Un petit bémol cependant car une vérité du moment n’est pas éternel dans le temps et l’espace : le développement des bio-technologies en Asie vise, avec d’autres technologies, à avancer vers la reproduction illimitée et peu onéreuse de matières premières naturelles.

              Taïwan en offre un spectaculaire exemple avec ses parcs de haute technologie, mais la Corée du Sud et le Japon sont aussi axés sur cette industrie nouvelle qui nécessite des recherches longues, mais ensuite éminemment rentables.

              C’est ainsi que le pessimisme technologique de certains Européens n’est pas partagée par tout le monde.

              Les sciences ont fait des miracles depuis des siècles : pourquoi estimer en 2011 que les sciences sont limitées soudainement ?

              Bien cordialement,


            • lagabe 31 octobre 2011 18:59

              c’est la , ou vous vous trompez :(


            • bo bo 1er novembre 2011 11:49

              Cher Yvance

              L’ENA ...c’est la machine à perdre de la France


            • D’ ACCORD EN FRANCE ET EN CEE NOUS N’ AVONS AFFAIRE QU A DES INCAPABLES..
              et en cee aussi...baroso..van rompuy...et la baronne ashton...

              OUI...LES CHINOIS SONT PARTOUT...EN AFRIQUE ILS RAFLENT TOUS LES GRANDS CHANTIERS...A PARIS ILS SONT EN MAJORITE....TRES SILENCIEUSE...ON NE LES ENTEND JAMAIS....QUELLE FORCE  !!!!


            • bert bert 4 novembre 2011 02:39

              j’aime la naïveté de l’adorateurs de heavy métal australien .......


            • Montagnais Montagnais 31 octobre 2011 11:32

              Bien avant Peyrefitte, Bardamu avait prévu : les Chinois à Brest..


              Bon, les Hauts-Banksters jouent une partie de poker planétaire. 

              Pour l’instant, on en est encore à se refiler des fafiots, le grisby, la braise, la dough, moolah, rhino, spondulicks.. Tout le monde triche, fait du faux, emprunte, les tables prêtent à ceux qui empruntent pour se recaver, qui prêtent à ceux qu’on besoin pour prêter à ceux qui veulent emprunter pour jouer, les Chinois sont Maîtres en art pervers, que même les juifs et les Lombards, les Godons, les saoudiens sont sur le cul, qui comprennent pu rien à ces nouvelles pratiques financières, Madov au vestiaires, les Yachtes 180 mètres de long à brader, port du Pyrée, Champs Elysées..

              Mais pour l’instant, on joue, tout va..

              Observez bien : quand ça ira un peu mal, que ça va s’énerver, secouer le bastringue.. ?

              Qui qu’à le flingue ?

              Pour l’instant, tout le monde joue ! 

              Mimile-Kevin-Jonathan, lui, regarde impuissant, adjudicataire de tous les coups de pieds au cul de la terre.

              Qui qu’à le flingue ? Dites-voir un peu.. On écoute.

              • Philippe Vassé Philippe Vassé 31 octobre 2011 14:28

                Cher Montagnais,

                Belles rimes, joli texte à la San Antonio ou à la Audiard.

                Cependant, la question finale semble difficile à comprendre.

                Bien cordialement,


              • Montagnais Montagnais 31 octobre 2011 18:53

                Ben, c’est simple pourtant.. Vous avez écrit « quand la Chine possédera l’Europe »..


                - Jamais !..

                L’Oncle Sam, là..

                Et cette fois, ce sera pas qu’avec la 82nd Airborn qu’il va venir cogner, ça va fulminer jusqu’à Jupiter.

                Vous voulez qu’on précise encore ?

                Allons.. Etant proche des Chinois, vous savez bien leur terreur. Que l’Oncle Sam c’est un brut assassin qu’a jamais hésité quand il a décidé qu’il fallait radiquer, Hambourg, Le Havre, Dresde, Tokyo, Hiro, beaucoup de civils, d’innocents, enfants.. Les Indiens, les amérindiens, qu’on pourrait ne pas oublier dans les comptes, exterminés dans les joyeux élans du développement.

                S’il y a une autre issue que celle que j’ai évoquée, il leur faudra vraiment la jouer fine les Chinois, patience, ruse, séduction, massages, détente, sourires, prêts et versements par millions, par milliards, par milliers, et remerciements en même temps, révérences, attention, affection, petits soins.. attendre que tonton Sam ait cassé sa pipe bien sagement est une hypothèse de faible probabilité !

                Quelle belle partie de Poker menteur ! Chacun ses atouts, Ma-jong, Suntsé, le stratagème des chaînes, cruauté, intelligence et désirs -légitimes - de vengeance savamment dissimulées sous d’infinis sourires en forme de tangram. De l’autre une robuste constitution de tueur, des gros flingues.. Mais, la main sur le coeur, tonton Sam, toujours, « l’humanité », Got mit uns, l’infinie bonté.

                « The american way of life is in no way negotiable » à quand même dit W. Et que la grippe aviaire n’était pas le problème de l’Amérique..

                Avant de nucléariser, l’Amérique dit toujours qu’elle voulait vacciner, apporter la santé, la démocratie, la prospérité, l’équité, toujours si proche des equities. Toujours good guy tonton G.I., surtout et encore plus depuis qu’il manipule ses infernales et innombrables machines à distance, sans bouger son cul, qu’il est pas privé de cocacola, qu’il a plus froid, qu’y craint pu. 

                On pourrait essayer d’affiner le propos, de nuancer, de souligner que l’Amérique, c’est en fait une oligarchie de 1%, dont les ravages s’exercent en direct, comme pour toutes les tyrannies, celle-ci particulièrement corrompue et greedy, mais qu’il y a aussi des pauvres bougres qui n’y sont pour rien dans les désastres prévisibles, regardez les OWS, truisme, lieu commun.. 

                Mais les ravages, elle les répand aussi par millions interposés, au travers des obèses zombis qu’elle a fabriqués partout dans le monde, jusqu’au coeur de l’Islam, dans la Sainte-Russie, en Europe, en Asie, aussi aveugles, violents, inconscients bêtes et méchants que leurs Maîtres terrifiants.. Mais la main sur le coeur Zombi, lui aussi, ça qu’on lui a appris, et l’indécrottable certitude d’être du bon côté, la naturelle supériorité.

                Les Chinois savent bien quels mortels dangers ils courent, il faudra qu’ils la jouent très-fine.

                Pour faciliter la compréhension de ces thèses, y’aurait fallu parler aussi de l’Arsenal, des SSBM, des racks remplis, combien ? Qui ? Car c’est la que ça se joue qui possède qui.

                Les myriades de petits soldats ne sont plus que de la poudre aux yeux. L’« administration américaine » ne laissera jamais personne s’approcher de la ligne de démarcation absolue, celle qui sépare la toute-puissance nucléaire des gesticulations militaires ou financières. 

                - Jamais. 

              • Philippe Vassé Philippe Vassé 31 octobre 2011 20:54

                Cher Montagnais,

                La guerre froide est terminée. Les menaces entre grands Etats sont aussi du passé. Ce qui est essentiel entre ces Etats est la puissance économique, le partage le plus avantageux possible du marché mondial.

                Les moyens militaires sont utilisés, et ce depuis 1945, pour des conflits limités concernant des pays aux limites des zones d’influences des puissances du moment.

                D’ailleurs, l’usage de moyens militaires est aujourd’hui, en termes de rapport profits-charges-pertes, plus couteux que tout autre moyen et cela pour tout Etat, surtout en crise.

                Les expériences française en Algérie, russe en Afghanistan, américaine au Vietnam, Irak et Afghanistan, attestent que les litiges économiques ne peuvent se résoudre de manière militaire. Y compris de plus en plus aux confins des zones d’influence !

                Le Maghreb récemment, le Proche-Orient actuellement, comme les bouleversements en Afrique en donnent d’autres preuves.

                Les combats pour l’accès au marché mondial ont changé de forme depuis que le système financier est devenu le centre de l’ensemble du système, son sang et ses muscles tout en même temps. L’inter-dépendance des intérêts croisés et mutuels a remplacé, avec les groupes gigantesques trans-nationales, les rivalités.

                Nous sommes en 2011, pas en 1911.

                Bien cordialement,


              • Lisa SION 2 Lisa SION 2 31 octobre 2011 11:55

                Bonjour PV,

                souvenez vous, quand Rsf a grimpé à main nue la façade de notre Dame pour y étendre les sigle olympique en menottes, qui dans notre presse aux ordres de l’oligarchie les a défendus ? 

                Ne sommes nous pas, nous qui ne descendons pas dans la rue, et qui ne soutenons pas ceux qui ont le courage de le faire, c’est parce que nous ne défendons pas la liberté au delà de notre porte. Si nous ne défendons pas les derniers courageux défenseurs de la liberté, c’est parce que nous ne soutenons que les grands pourvoyeurs de produits de consommation non conventionnés, nous finançons les producteurs de babioles non homologuées, nous favorisons le recel d’imitations sans certificats de conformité, et nous sommes prêts à consommer des produits à haute valeur ajoutée de chimie à dose non homéopathique. Mais surtout, c’est parce que nous cautionnons l’esclavage à travers le monde.« comme je l’écrivais à l’époque : http://www.lepost.fr/article/2008/05/28/1199193_liberte-ou-esclavage.html

                Votre article ne revient il pas à conclure que nous somme en train d’instituer des emprunts chinois tels les fameux » http://www.google.fr/search?q=emprunts+russes&ie=utf-8&oe=utf-8&aq=t&rls=org.mozilla:fr:official&client=firefox-a "


                • Philippe Vassé Philippe Vassé 31 octobre 2011 14:34

                  Chère Lisa Sion 2,

                  J’apprécie la force de conviction avec laquelle vous vous exprimez, mais je ne vois pas la relation avec l’article commenté, à moins que vous estimiez, comme certains, qu’il existe des responsabilités collectives et que quiconque n’a pas pu triompher dans son action, individuelle ou collective, cautionne ce qu’il a combattu ou a sa part de responsabilité éternelle.

                  Je suis désolé : la notion de péché originel collectif m’est étrangère.

                  Bien cordialement,


                • ZEN ZEN 31 octobre 2011 12:10

                  « Il y a deux manières de conquérir et d’asservir une nation ; l’une par l’épée, l’autre par la dette.  »
                  John Adams

                  Les Chinois sont trop intelligents pour ne pas faire la guerre...


                  • ZEN ZEN 31 octobre 2011 12:19

                    Erratum : pour vouloir faire la guerre, voulais-je dire...


                  • chantecler chantecler 31 octobre 2011 18:31

                    Oui, sans doute ! 

                    Mais de tels déséquilibres ont un avant goût de guerre mondiale ... 1900 ?

                    Je profite de ce commentaire pour rectifier : je lis « on » s’est gavé , « on » en a profité , les Européens, les Chinois etc, etc ...

                    Pas d’accord !

                    Les oligarchies néolibérales se sont enrichies de façon scandaleuse à partir de la chute du rideau de fer ...(la fin de l’histoire , aidée par ces économistes friedmaniens , ces penseurs à la mord moi le noeud , ces politiciens retors , etc....)

                    Il y a peut être la trahison des élites , mais surtout une malhonnêteté et une cupidité d’acier ,de leur part , qu’ elles nous font payer aujourd’hui ....Et ce n’est pas fini .

                    La progression de la pauvreté est sans appel . mais il y a encore 30 ans beaucoup de salariés ramaient et avaient du mal à boucler les fins de mois . (rappelez vous Coluche )

                    Par contre le chômage n’était pas explosif à ce point .

                    PS : ça me ferait tout de même bien marrer que les CSP chinoises rachètent pour une bouchée de pain ces yachts que nos oligarques se sont offerts sur le dos des populations pressées comme des citrons .

                    Cr.


                  • paul 31 octobre 2011 12:40

                    L’union européenne que l’on nous a vanté, pour mieux y adhérer, comme l’assurance d’un espace de paix et de sécurité économique, se révèle un chateau de sable : après le dollar, elle dépend du yuan .
                    Le principe cardinal des libéraux, la concurrence libre et non faussée, est en application dans toute son horreur économique et donc sociale : l’argent n’a pas d’odeur dit on, mais surtout pas de patrie .
                    Après la Grèce et l’Italie, la Chine a déjà investit ou projette de le faire en France. Comme ce projet à Châteauroux dont le maire UMP accueille à bras ouverts l’implantation de 40 entreprises chinoises qui assembleront des produits de la téléphonie et de l’informatique fabriqués en Chine .Quelques milliers d’emplois sont promis, pendant que 2 usines locales ferment .

                    A ces constats, il faut ajouter ces observations :
                     - l’euro devient un substitut - s’il survit - au dollar qui n’inspire plus confiance pour des échanges comme le pétrole : c’est ce que pratiquent les pays du BRIC ou le Vénézuéla .
                     -la Chine a besoin d’une Europe stabilisée pour vendre ses produits, car la demande intérieure est faible, et sa montagne de dollars empoisonnés l’embarrassent . Elle n’a pourtant pas intéret à ce que celui ci s’effondre .
                     - quel protectionnisme pourrait opposer l’Europe à la Chine pour lutter contre le dumping économique de celle ci ? aucun ,compte tenu des mesures de rétorsion possibles .
                    Un chantage économique inter-étatique qui lie les pays , surtout pour le pire .


                    • Philippe Vassé Philippe Vassé 31 octobre 2011 13:06

                      Cher Paul,

                      Merci pour les informations sur la ville de Chateauroux. C’est en effet très instructif des processus en développement rapide ;

                      Trois remarques libres dans le cadre d’un échange serein fondé sur les faits :

                      1) l’euro n’est plus un substitut à rien : pour cela, il lui faudrait une confiance en sa pérennité, ce qui n’est plus le cas ailleurs que pour quelques dirigeants paniqués ;

                      2) La Chine développe avec force son marché intérieur depuis bientôt 4 ans, de gré (politique) comme de force (par les grèves victorieuses et les émeutes populaires). De plus, elle vend de plus en plus en Asie et aux Etats-Unis. Enfin, c’est elle qui a les usines de production auxquelles les pays européens ont OBLIGES de se fournir car ils n’ont plus ces usines à domicile. Certes, il existe des intérêts communs, mais au sein d’un très net rapport de forces en faveur de la Chine en ce moment.

                      3) Dans l’état actuel de soumission financière, monétaire, donc politique de l’UE vis à vis de la Chine (et de l’Asie au sens large), le problème n’est pas le protectionnisme qui n’a plus aucun sens, surtout pour une UE sans industries, mais la gestion de relations de partenariat bénéfiques pour les peuples des deux côtés.

                      Avec le maintien de l’euro, et la poursuite des délocalisations, le chemin suivi est exactement l’inverse : de la soumission obligée ou imposée, la zone euro et l’UE avec elle vont tout droit vers une zone néo-coloniale où les entreprises chinoises feront faire sur place ce dont le pays aura besoin.

                      Ce n’est plus même un déclin, c’est la servitude absolue qui se profile avec le maintien de l’euro et donc de ces rapports de force inégaux.

                      Bien cordialement,

                      3)


                    • Philippe Vassé Philippe Vassé 31 octobre 2011 13:19

                      Cher Marc Gelone,

                      Loin de moi l’idée de vous contredire sur divers points, notamment les marges commerciales chinoises, en Europe ou en Asie, mais les idées reçues en Europe sont tenaces et seules les réalités chiffrées peuvent leur tordre le coup.

                      Le sujet est complexe et il ne peut se résumer, comme dans l’interview cité, à reprendre de fausses banalités, sans chercher le fond des choses : les prix d’importation des produits, le coût des circuits infra-sinophones, la notion de travail familial, les prêts en sous-mains, etc.....

                      Sur le poncif européen « on a tous besoin les uns des autres », une analyse plus affinée des réalités montre sa fausseté relative.

                      Les usines de production sont en Asie, les matières premières en Afrique ou en Asie aussi, les fonds disponibles sont aussi en Asie, l’Europe a ses dettes colossales, plus d’industries, une agriculture en perte de vitesse, un pouvoir d’achat qui s’effondre.

                      Les processus dynamiques en cours sont donc en défaveur de l’Europe, d’autant que le marché asiatique intérieur est en forte expansion, que les marchés sud-américains et africains s’ouvrent aux pays asiatiques, à mesure que la dépendance aux Etats-Unis et à l’Europe décroît vite.

                      Je comprends que d’aucuns veuillent se rassurer sur l’avenir, mais un processus, tant qu’il n’est pas stoppé et inversé, ou profondément modifié dans ses relations internes, reste le cours des évènements.

                      Et pour l’heure, celui qui tient les machines-outils, les technologies de pointe et les finances mondiales, c’est l’Asie en pleine croissance tandis que l’Europe avance vers une terrible récession due à l’aveuglement insensé de ses dirigeants de toutes couleurs politiques.

                      Bien cordialement,


                    • Philippe Vassé Philippe Vassé 31 octobre 2011 14:44

                      Cher Marc Gelone,

                      Je ne sais pas ce que signifie ou peut signifier « être mentalement désarmé », mais « être économiquement dominé » se mesure en chiffres et en faits.

                      Dans le cas que vise l’article, la problématique n’a rien de moral et ne se mesure pas en valeurs morales ou culturelles. Elle résulte de l’action de responsables politiques qui, consciemment, conduisent les pays concernés et leurs peuples à un désastre qui devrait se comparer, si rien ne les arrête avant, à cette période terrible de l’histoire européenne appelée « les âges sombres », traduction en français de « dark ages ».

                      En général, la morale et la culture étant liées au stade de développement ou de régression de la société, tout dépend en dernière analyse du moment historique qu’une société traverse.

                      Le déclin économique engendre un déclin global, droit et morale inclus.

                      La prospérité produit un effet exactement inverse ;

                      Bien cordialement,


                    • Philippe Vassé Philippe Vassé 31 octobre 2011 16:40

                      Cher Marc Gelone,

                      L’Histoire n’est pas faite que grandes victoires des peuples, mais elle est aussi scandée par la lutte des peuples pour leur existence digne, voire leur survie.

                      Séparer par des murailles de Chine (sans jeu de mots) les périodes de l’Histoire liées entre elles par des processus communs peut paraître une vue bien moralisatrice a posteriori.

                      Exemple : le peuple chinois au XIXème siècle résista aux envahisseurs de toutes les manières possibles, avec des périodes de calme relatif et de révoltes qui alternaient.

                      Ainsi, Sun Yat Sen participa et organisa avec son parti de l’époque 9 soulèvements contre le gouvernement impérial corrompu qui laissait humilier la Chine. Le 10ème fut une réussite (10 octobre 1911) ; Et je ne parle pas des révoltes spontanées contre les colonialistes envahisseurs, nées de la colère contenue de la population et d’un incident soudain.

                      Question : quand et comment des observateurs devraient-ils juger qu’un peuple est soumis parce que réprimé avec violence ou au contraire debout et fier de l’être, même quand ses révoltes échouent ?

                      L’eau qui dort, apparemment assoupie, peut se réveiller et devenir une force du fait d’un évènement soudain imprévu.

                      Voilà ce qui semble être une vue plus équilibrée des faits historiques partout dans le monde, des luttes quotidiennes inconnues du grand public aux grandes révolutions qui bouleversent en profondeur le cours des choses.

                      Rien ne s’oppose, tout se complète.

                      Bien cordialement,


                    • vaesoli 31 octobre 2011 15:30

                      la chine investit et va investir chez nous....soit !

                      marié à une chinoise, dois je continuer avec mes moyens limités à aider ma famille résidant en Manchourie : une belle soeur malade et résignée faute de moyens pour se soigner, mon neveux qui gagne 100E par mois à travailler 6 jours sur 7 (je devrais dire 6 jours et nuits) avec un diplôme d’informaticien ?

                      Le gouvernement chinois à les moyens de nous acheter et moi, j’ai (encore) les moyens d’aider une famille chinoise ordinaire.

                      un résumé parmi d’autres d’une époque décidément formidable.


                      • Philippe Vassé Philippe Vassé 31 octobre 2011 16:43

                        Cher Vaesoli,

                        Votre résumé de la situation du peuple chinois est parfait, net et clair.

                        Toutes les formidables contradictions INTERNES du pays sont montrées en quelques mots ;

                        Bravo pour ce commentaire judicieux,

                        Bien cordialement,

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