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Accueil du site > Actualités > Economie > Crise de l’euro : stop ou encore ?

Crise de l’euro : stop ou encore ?

Depuis décembre 2009, la Grèce est entrée dans une crise de confiance financière qui a entraîné une tension très vive sur l'Euro. L'ensemble des acteurs financiers se dispute depuis lors en spéculant sur un effondrement de la zone Euro. Le débat fait rage entre partisans et opposants à la monnaie unique dans plusieurs pays européens, mais cette discussion est purement politique et oublie les fondements de la monnaie unique. Sommes-nous, ou non, dans une zone monétaire cohérente, comparable à la zone "Dollar" que représentent les USA ? Analysons les faits économiques.

Pour constituer une monnaie commune pour un certain nombre d'états, il faut que les économies de ceux-ci soient, peu ou prou, "convergentes". Il est nécessaire également que les échanges économiques entre ces différents pays représentent une part majeure de leurs balances des changes. De ce point de vue, il est incontestable que l'Europe constitue bien un "marché commun" où les économies des différents pays sont largement interdépendantes. Les principaux partenaires de la France sont européens (71% des exportations, selon l'INSEE), et l'inverse est également vrai.

En unifiant notre marché européen, nous avons supprimé nos barrières douanières, réduisant ainsi les freins à nos échanges mutuels. En créant et en utilisant une monnaie commune, nous avons également renforcé la position de notre marché unique au niveau mondial. Il faut rappeler que la zone Euro représente un marché de 12.100 milliards de $, tout à fait comparable aux Etats-Unis (14.120 milliards de $) et loin devant la Chine (5.745 milliards de $), le Japon (5.400 milliards de $) et la Russie (1.500 milliards de $). Au-delà de la zone monétaire elle-même, l'Union européenne est le premier marché mondial, avec 16.000 milliards de $ de Produit Intérieur Brut nominal.

Une Union européenne disparate

Une fois ceci posé, il faut malgré tout se poser la question de la structure de ce marché européen, apparemment si prospère. La crise grecque révèle un "défaut de conception" dans la création de la monnaie unique. On a l'impression que l'on a marié des économies trop différentes pour pouvoir les faire vivre ensemble. Entre les pays les plus riches d'Europe et les plus pauvres (hormis le cas particulier du "paradis fiscal" luxembourgeois), l'écart de PIB par habitant est de plus de 200%. Aux Etats-Unis, cet écart n'est que de 60%. Les dix états les plus riches, comme la Californie, le Maryland, le New-Jersey, ont un PIB supérieur à 115 % par rapport à la moyenne nationale, et les dix plus pauvres, comme la Louisiane, le Mississipi ou l'Arkansas, obtiennent un PIB par habitant inférieur à 85% du PIB moyen. La plus grande partie du pays se situe donc dans une fourchette n'excédant pas 30% d'écart.

Douze pays de l'Union européenne se situent au-dessus de la moyenne du PIB par habitant, qui est de 22.500 €. Trois pays sont dans une fourchette inférieure "acceptable", de seulement -15%. Les douze autres pays ont un PIB nettement trop faible par rapport à la moyenne européenne (voir le tableau ci-dessous). Si on peut espérer que l'adhésion à l'Union européenne permettra, à terme, à ces économies de se rapprocher des nôtres, il est cependant légitime de s'interroger sur l'adhésion des pays les plus pauvres, comme la Bulgarie, la Roumanie ou les anciens pays du bloc communiste qui ont des PIB par habitant se situant entre 18 et 60% de la moyenne européenne. Les cas de la Bulgarie et de la Roumanie sont particulièrement inquiétants, avec des PIB par habitant se situant à 4.150 et 5.000 €, soit cinq fois moins que le PIB moyen !

PAYS

PIB/HAB

ratio

Luxembourg

77 075 €

341,8%

Irlande

33 704 €

149,5%

Pays-Bas

32 736 €

145,2%

Autriche

30 828 €

136,7%

Finlande

30 702 €

136,1%

Belgique

30 274 €

134,2%

France

28 481 €

126,3%

Allemagne

28 113 €

124,7%

Italie

24 110 €

106,9%

Chypre

20 781 €

92,1%

Espagne

20 466 €

90,8%

Grèce

19 191 €

85,1%

Slovénie

16 145 €

71,6%

Portugal

14 774 €

65,5%

Malte

13 484 €

59,8%

Slovaquie

11 069 €

49,1%

Estonie

10 289 €

45,6%

ZONE EURO

25 734 €

100,0%

 

 

 

Danemark

38 139 €

169,1%

Suède

34 351 €

152,3%

Grande-Bretagne

25 116 €

111,4%

République tchèque

13 383 €

59,3%

Hongrie

9 348 €

41,5%

Pologne

7 987 €

35,4%

Lettonie

7 290 €

32,3%

Lituanie

7 016 €

31,1%

Roumanie

4 999 €

22,2%

Bulgarie

4 150 €

18,4%

UNION EUROPEENNE

 22 551 €

100,0%

Une zone riche et stable

Heureusement, les douze pays les plus prospères représentent à eux seuls plus de 80% du PIB nominal total de l'Union européenne. Ils constituent donc un pôle de stabilité extrêmement fort au centre du continent. La logique économique voudrait que l'intégration des pays les plus faibles soit ralentie et que le cœur de l'Europe se renforce d'abord, notamment en créant un gouvernement économique commun, ainsi qu'un Fonds monétaire européen, émettant des euro-bonds plus forts.

Il reste à savoir quelles seront les décisions prises par les dirigeants européens afin de revenir à l'équilibre. Après deux années de troubles et de tumulte sur les marchés financiers, la logique économique "réelle" devrait obligatoirement ramener le calme dans la maison européenne. Les Chinois et les Indiens, dont nous sommes les principaux clients, ont tout intérêt à ce que notre économie reparte, grâce à la consommation notamment.

L'autre grand atout de notre zone économique est le taux d'épargne, extrêmement fort dans certains pays. L'épargne financière cumulée dans les pays de l'Union européenne, hors assurances vies et titres, représente 6.400 milliards d'euros, soit 35% du PIB total de la zone ! (source Eurostat). Cet argent disponible, actuellement épargné sous forme de dépôts bancaires et autres livrets d'épargne, représente une manne incroyable, qui ne demande qu'à être libérée sur les marchés. Lorsque le chômage diminue et que l'espoir revient, les populations consomment davantage et ne craignent plus de transformer cette épargne en dépenses courantes.

Conclusion

Le marché européen et la monnaie unique constituent bien des éléments réels et incontournables, qui ne peuvent s'effondrer tout simplement parce que le système qui les soutient est trop gros pour être détruit par la spéculation. La richesse des nations européennes est trop grande pour disparaître d'un trait de plume. Contrairement aux crises qui ont frappé les pays émergents dans les années récentes, dont les économies étaient fragiles et instables, la crise financière actuelle n'est pas suffisamment profonde pour entraîner la chute du système. Nos économies sociale-démocrates, avec leurs filets de sécurité et les multiples systèmes de répartition de la richesse, sont suffisamment stables pour "encaisser" 10 ou 15% de chômage, un taux de croissance faible et des politiques de rigueur durant plusieurs années. Il y aura certainement un appauvrissement global de la zone, notamment par la réduction de la valeur du patrimoine immobilier ou des titres en actions et obligations. La spéculation reculera fatalement à un moment donné, pour revenir aux bases fondamentales de l'économie : la production de biens, la consommation, la création d'emplois…

La ligne actuelle, prônant l'austérité et la rigueur budgétaire, oublie l'axe principal sur lequel les économies doivent avant tout s'appuyer : c'est la confiance. La croissance économique dépend exclusivement de cet espoir dans l'avenir. Les leaders occidentaux actuels n'ont pas encore trouvé les réponses permettant de ramener cette aspiration légitime de tous les peuples. Seules les dépenses d'investissement permettront la réduction du chômage. La recherche et le développement, la création de nouvelles activités économiques, comme le développement des énergies renouvelables, par exemple, sont les seules solutions à terme. Allez, un petit effort, messieurs et mesdames nos dirigeants ! Il faut que vous redonniez de l'espoir aux générations futures.


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4 réactions à cet article    


  • miska 1er décembre 2011 19:21

    l’analyse est sympa, mais je pense qu’il y a un monde entre le rêve et la réalité.
    Par exemple, qu’est ce qui vous fait croire que l’épargne des livrets A, des assurances vie est disponible ? J’espère que vous avez raison, mais j’en doute, d’autant que certaines banques ont été jusqu’à risquer leurs réserves fractionnelles sur des produits très hasardeux, y compris dans les paradis off shore...
    Quant à la confiance qu’il faudrait rétablir, c’est certain ! Toutefois pour en arriver là il faudrait commencer par redistribuer du pouvoir d’achat, faire chuter le chômage, et pour cela il faudrait reconstruire une industrie qui se réduit presque aux entreprises du CAC. Et pour cela, il faudrait redevenir compétitif. Beaucoup de paramètres. Alors dévaluer l’Euro qui à la base devait être en parité avec le dollar et qu’on s’acharne à maintenir à un niveau élevé (Pourquoi ?), ou revenir aux monnaies nationales en tandem avec l’Euro et rétablir ainsi le système de l’Union Latine ?


    • BA 1er décembre 2011 20:55

      Jeudi 1er décembre 2011 :

       

      Le Trésor espagnol a émis jeudi pour 3,75 milliards d’euros d’obligations à 3, 4, et 5 ans, soit le maximum qu’il souhaitait emprunter, mais la tension des marchés s’est fait sentir, l’obligeant à concéder des taux d’intérêt en hausse.

       

      Les taux ont augmenté par rapport aux dernières émissions similaires, passant au-dessus de la barre symbolique des 5 % :

       

      - 5,187 % pour les obligations à 3 ans (contre 4,782 % lors de la précédente émission),

       

      - 5,276 % pour celles à 4 ans (contre 3,639 % la dernière fois)

       

      - et 5,544 % pour celles à 5 ans (contre 4,045 % avant), selon la Banque d’Espagne.

       

      http://www.romandie.com/news/n/_ALERTE___L_Espagne_emprunte_375_mds_EUR_le_ maximum_prevu_mais_les_taux_montent011220111112.asp


      • chantecler chantecler 2 décembre 2011 09:02

        Article intéressant .

        Les tableaux me font rêver : ainsi le pib/ hbt entre le Luxembourg et l’Allemagne ou disons l’Irlande ...

        Comme quoi les chiffres basés sur des moyennes ne veulent absolument rien dire ...

        Sans compter que la « pauvre Pologne » sera peut être un jour une planche de salut si la famine fait son apparition .

        Donc votre analyse tend à démontrer que l’euro ne peut disparaître .

        Ca va à rebours de ce que nous entendons en permanence ....

        Alors ces sommets pour sauver l’euro, l’Europe et le monde : du pipeau ?

        Qui aurait pour but de faire cracher davantage les populations au bassinet en nous imposant la rigueur , et en approfondissant toujours plus le néolibéralisme (privatisations, baisse des salaires, défiscalisation ) ?


        • bigglop bigglop 3 décembre 2011 00:43

          Bonjour à tous,
          @ Webrowsky, je n’ai pas noté votre article car mon sentiment est partagé.
          Même avant Maastricht, les dirigeants de l’Union Economique Européenne, avaient déjà décidé de la construction d’une Europe fédérale, entre eux.
          Lors de la préparation, du vote du Traité de Maastricht, ensuite de ceux d’Amsterdam, Nice, Lisbonne, cette volonté est demeurée présente et toujours non affirmée, non revendiquée notamment par Jacques Delors, Pascal Lamy, Giscard d’Estaing,....
          Dans les voeus pieux de cette construction européenne figuraient des convergences économiques, financières, sociales et fiscales mais ces deux dernières n’ont jamais été discutées et pas conséquent pas mises oeuvre.
          Au contraire, tout s’est construit sur des moins-disant fiscaux et sociaux entre tous les partenaires, notamment Irlande, Portugal, après la chute du Mur de Berlin et la réunification de l’Allemagne, avec les pays de l’Est.

          Merkel a réussi son coup avec les Monti, Draghi, Papedemos et un Sarkozy qui a baissé son froc, à savoir lancer la Grande Braderie de l’Europe au seul bénéfice de cette oligarchie, avec une BCE qui rachète de la dette souveraine plus ou moins pourrie sur les marchés primaire et secondaire devenant une Bad Bank (en contradiction avec tous les traités) en attendant de la transférer au FESF, ce qui limitera dès maintenant les possibilités d’intervention du Fonds.


          En effet, elle a obtenu ce qu’elle exigeait depuis toujours :
          Une modification radicale, profonde du Traité de Fonctionnement de l’Union Européenne (TFUE) donc du Traité de Lisbonne en intégrant des sanctions automatiques, une pseudo intégration fiscale, etc..

          Mais cette modification du traité se fera en dehors de tout cadre référendaire européen, en utilisant l’article 48 du TFUE (Traité de Fonctionnement de l’Union Europe Européenne).
          Ce procédé avait déjà été utilisé le 16/12/2010 par le président du Conseil Européen, Herman Von Rompuy pour l’accord du 11/03/2011, par amendement de l’article 136 du TFUE et de l’instauration d’un mécanisme permanent, le FESF et le MES, le 11 juin 2011.
          Des sanctions automatiques ou décidées par la Commission sur plainte d’un état pour non respect des engagements budgétaires.

          Créer un mécanisme permanent de sauvetage.

          Une règle d’or des 3% et de 60% du PIB, tout en sachant que cette règle définie lors du traité du Maastricht n’a jamais été respectée (même par l’Allemagne, qui prévoit d’augmenter son déficit en 2012) reposait sur les éléments suivants :

          Les taux de 3% du déficit, et de 60% pour la dette sont le résultat d’un calcul représentant une situation d’équilibre : si un État a une dette de 60% du PIB, un déficit de 3% du PIB et une croissance du PIB de 5% (en € courants) alors la dette de cet État reste stable à 60% du PIB (même si cette dette augmente en valeur absolue).

          "En juin 1981 qu’il était chargé de mission à la Direction du Budget du ministère des Finances, l’économiste Guy Abeille raconte avoir été mandaté avec son chef de bureau de l’époque Roland de Villepin d’établir un critère économique utilisable par le Président Mitterrand dans ses discours. Faute de mieux, Abeille et Villepin proposent alors ce critère relativement simple basé sur un ratio déficit/PIB qui, du propre aveu d’Abeille, « ne mesure rien » et sur une norme (3%) qui « n’a pas d’autre fondement que celui des circonstances » (le déficit budgétaire de l’époque atteint déjà presque 2% du PIB)« .

          Contrairement à ce qu’affirme vote titre, il n’y a pas de crise de l’Euro en tant que tel, quitte à faire hurler beaucoup de lecteurs, il s’agit d’une crise des banques et des assurances, du »shadow banking« qui est occultée, dissimulée, par des imprécations »religieuses« , »mystiques« de défense de l’Euro seul »sauveur" de L’Union.

          Pour l’expliciter, je vous copie l’analyse très fine d’un professionnel de la finance :

          22 octobre 2011

          Il n’y a pas de crise de l’Euro, il y a la crise des banques et des assurances

          Par Thomas, le Cimbre, le 22 octobre 2011. Catégorie : Economie de bulles, crises systémiques, subprime

          L’euro se porte bien en valant 1,38 $ depuis quelques années. Les normes « prudentielles » comptables Bâle II, mais aussi Bâle III, IASB et FASB autorisent les banques à « interpréter les signaux du marché » (<<< Sources : Mazars, page N°8, Bank News Octobre 2010), à donner à leurs dettes l’aspect de bénéfice, c’est à dire à tricher réellement ou à tricher virtuellement pour réduire leurs dettes. Dans la première voie les banques émettent des obligations, appelées « obligation corporate ». Par exemple elles émettent sur les marchés financiers 1000 obligations et reçoivent 1000 en cash. Puis les investisseurs doutent de la solvabilité de ces banques et les obligations chutent à une valeur de 400. La banque rachète ses propres obligations décotées à 400 et son bénéfice net est de 600. Les normes prudentielles comptables ont pensé à la pénibilité du travail des banquiers, et leurs recommandent de simplement déclarer une augmentation de bénéfice de 600, un « gain contre intuitif », sans réaliser la moindre des opérations quand elles doivent se recapitaliser. Les banques procèdent massivement à ce jeu depuis 2008, mais les trillions d’actifs pourris et en pourrissement sont toujours cachés dans les banques. En réalité, la banque n’a même plus les moyens de sortir 400 pour se recapitaliser et couvrir sa dette. Ici aussi l’effet de levier entre en jeu, et plus une banque perd, plus elle annonce des bénéfices. Mais le day of reckoning arrivera avant même que de réels et très graves plans de rigueur ne prennent effet. Il n’y a pas de crise de l’euro, mais la crise des banques.

          Lire la suite...

          Une rapide analyse du dispositif du FESF mis en place le 28/10/2011 pour démontrer qu’il est catastrophique :

          • l’abandon de créance de 50% par les banques européennes sera limité par l’obligation de recapitalisation des banques grecques aura une efficacité réelle de 19 à 27%. A l’issue de ce G20 inénarrable, il est passé à 60% alors que la provision devrait être de 100%.
            - la garantie de 20% de la première perte sur des obligations souveraines est insuffisante pour rassurer les marchés et les banques, à terme.
            - le renforcement du fond par un effet de levier est dangereux car il mènera à la création d’une pyramide de Ponzi.
            -la création dans le FESF d’un « special purpose vehicle » ou Fonds Commun de Créances est un clone des supports à l’origine des ’subprimes"
            Après la mise en place du MES (Mécanisme Européen de Stabilité) qui devrait se faire très rapidement, certainement avant les présidentielles de 2012 (et non en juin 2013, comme prévu), nous serons livrés pieds et poings liés à une organisation supranationale européenne qui gèrera directement les budgets de tous les états européens.

          Description de la Banque-MES :
          1°) Organisation Internationale, siège social au Luxembourg, d’une durée illimitée
          2°) détient la personnalité et la capacité juridique et peut donc contractualiser, transiger en son nom
          3°) les dirigeants, collaborateurs, la personne morale bénéficient d’une immunité juridique et d’un secret total sur tous leurs actes, missions. Par conséquent, aucune institution européenne, état, association, ne peut l’attaquer en justice sur ses actes, décisions même s’ils sont avérés avoir porté préjudice.
          4°) Montant de départ de garantie de 700 mds d’euros qui seront complétés par des apports complémentaires décidés et imposés par la Banque-MES suivant ses analyses.
          Ceci signifie qu’elle pourra réquisitionner automatiquement les capitaux qu’elle estime nécessaires et par conséquent avoir la mainmise sur les budgets des états.

          5°) les états européens seront contraints de garantir de manière irrévocable et inconditionnelle la dette créée par le MES et sa Banque

          Et maintenant le tabou du découplage de la zone euro entre pays forts et faibles est levé et cette option est clairement envisagée, en cours d’évaluation.

          In fine, la création d’une Europe Fédérale gérée par une techno-structure ultra-libérale, totalement anti-démocratique qui organisera, contrôlera les budgets de tous les états européens avec un pouvoir de sanction exorbitant.

          Ce même Sarkozy veut nous vendre une Europe « plus démocratique, solidaire », qui exigera le renoncement aux acquis du Conseil National de la Résistance, du Front Populaire pour prétenduement pour « conserver notre niveau de vie ». Il y a là une contradiction fondamentale.

          Souvenez-vous de son discours de 2002, où il invoquait avec haine la destruction de l’esprit de Mai 1968, source de tous les maux de notre société. Ce jour là j’ai eu peur, une peur qui tordait le ventre, qui me rappelait cette Peste Noire et Brune qui a dévasté l’Europe et le monde.

          Aujourd’hui, nous vivons un dangereux « parallélisme », car si l’histoire ne se répète pas, elle bégaie, balbutie en produisant des avatars.

          Sachant que les textes votés par nos parlementaires sont à 70, 80% la mise en conformité de directives européennes, rajoutez le vote d’une Loi de Finances, d’une révision de la Loi de Finances N-1, imposée de l’extérieur et vous aurez le solde de ce qui restera notre souveraineté.

          Dans ce discours, il a parlé de la peur des citoyens tout en omettant qu’il est le responsable, le pompier pyromane, de cette peur, de cette insécurité, des stigmatisations, du racisme, qu’il a su entretenir en soufflant sur les braises, aidé par des Hortefeux, Guéant, Besson.

          Il a parfaitement assimilé « Le Prince » de Machiavel

          En 2006/2007, Paul Jorion, Nouriel Roubini avaient lancé l’alerte sur les risques « subprime », ils ont été traités de fous et ceux qui ont relayé l’information, de « conspirationnistes »
          Au-delà des personnages (Sarko, Merkel, Dragui, Van Rompuy....), d’institutions (Conseil Européen, Commission, FESF, MES, BCE), il s’agit de l’aboutissement d’une stratégie lente mais continue du contrôle de l’économie mondiale par une oligarchie financière qui se dévoile à l’aube de son succès.

          Un entretien de Noam Chomsky :

          http://chomsky.fr/entretiens/20070805.html

          Je vous propose de consulter le blog d’un professionnel de la finance (peut-être actuaire bancaire ou trader) qui donne de très bonnes analyses et informations fiables :
          http://www.renovezmaintenant67.eu/

          Mais aussi, le blog d’un actuaire bancaire Olivier Berruyer, avec ses analyses extrêmement pertinentes et son livre "Stop ! Tirons les leçons de la crise’ ( très accessible) :
          http://www.les-crises.fr/

          Dans leur grande majorité, les citoyens ne croient plus aux « politiques », à la « cuisine », aux programmes « soupes » électoralistes mais continuent à voter pour le moins pire.

          NE NOUS TROMPONS PAS D’ENNEMI

          .


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