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Accueil du site > Actualités > Economie > Crise de la zone euro : 4 options mais aucune solution

Crise de la zone euro : 4 options mais aucune solution

La zone euro est en crise aujourd'hui parce que certains états ont accumulé des dettes tellement importantes que les marchés n'acceptent de les financer qu'à des taux usuraires. Ces états, nous les connaissons tous ; Grèce, Irlande, Portugal, mais la liste n'est pas close et peut s'allonger du jour au lendemain.
 
Face à la gravité de la situation, les dirigeants européens et le Fond monétaire international ont mis en place des dispositifs d'urgence (prêts bilatéraux, fonds de stabilisation européen, prêt du FMI, achat de bon du trésor par la banque centrale européenne...). Ces différentes actions ont permis de sauver les trois états de la faillite immédiate et d'éviter une contagion au reste du continent. Mais rien n'est résolu sur le long terme.
 
Les très récentes mauvaises nouvelles venant d’Athènes font croire à certains que la solution mise en place par l'UE et le FMI n'a peut-être été qu'une rustine. La Grèce ne parvient pas à redresser sa situation financière assez rapidement, les privatisations piétinent et le déficit budgétaire ne diminue pas assez rapidement. Est-ce le moment de passer à un autre scénario ?
 
Des centaines de pistes mais seulement 4 options sérieuses
 
Il y a autant de solutions proposées que de ministres des finances, de think tanks, d'économistes et de journalistes. Mais bien souvent les solutions avancées sont identiques et seul quelques nuances les différencient ; par exemple au lieu de parler de faillite - qui a une connotation négative et tiers-mondiste - on préférera employer les termes de restructuration en douceur de la dette ou de contribution volontaire des créanciers. L'utilisation abusive d'euphémismes n'améliore pas la compréhension du problème pour le lecteur lambda.
 
En réalité, il n'y a que 4 options possibles ; Continuer la politique actuelle de soutient financier en échange d'efforts structurels des pays aidés, une fédéralisation de la dette, la faillite et une sortie de la zone euro.
Aucune de ces options n'est exclusive (un état peut faire failite et sortir de la zone euro), d'application générale (la Grèce peut faire faillite tandis que le Portugal peut opter pour la sortie de l'Euroland), immuable (l'Irlande peut sortir de la zone euro un certain temps puis y revenir) ou absolue (on peut faire défaut sur la dette pour 50% ou 25% de la dette).
 
1- Le statut quo
 
Description : L'UE, le FMI et les états européens qui bénéficient de taux raisonnables empruntent sur les marchés pour re-prêter ensuite aux états qui n'y ont plus accès dans des conditions viables. En échange les pays aidés s'engagent à procéder à des réformes économiques et budgétaires douloureuses (baisse des salaires, baisse des pensions, report de l'âge de départ à la retraite, augmentation des impôts, privatisation etc...).
 
Avantages : C'est la solution qui s'est imposée aux pays européens car la plus facile et rapide à mettre en œuvre techniquement et politiquement. Si les réformes sont appliquées à la lettre, si le pays restaure sa compétitivité économique, si la demande mondiale ne faiblit pas et si les économistes ne se sont pas trompés dans leurs calculs le pays devrait s'en sortir haut la main (je sais cela fait beaucoup de si)
 
Inconvénients et limites : Cette option est socialement très douloureuse (baisse des salaires et agitation sociale) et économiquement néfaste, au moins à court terme ; réduire les dépenses conduit dans un premier temps à une baisse de l'activité économique. Cette solution ne fonctionne que si les gouvernements en place engagent ou peuvent engager les réformes promises. Dans le cas de la Grèce, on se rend bien compte qu'il y a une résistance de la société face au changement.
 
2- Renforcer l'intégration européenne
 
Description : Les partisans de cette option proposent de transformer l'UE en un état fédéral avec, en particulier, une véritable politique économique et budgétaire commune. Ils se prononcent pour, entre autre, un impôt européen, une agence de la dette européenne qui émettrait des emprunts à la place des états, l'obligation pour les états de faire valider leur budget avant qu'il ne soit adopté par leur parlement, des sanctions allant jusqu'à la suspension du droit de vote au Conseil des ministres européens ou au Conseil européen (enfin quasiment le bannissement) en cas de violation des règles budgétaires.
Cette solution est bien sûr surtout défendue par les pays qui connaissent de graves problèmes budgétaires (Grèce, Portugal, Espagne, Italie et par l’Irlande, sauf en ce qui concerne une politique fiscale commune car elle ne souhaite pas modifier sa politique fiscale très favorable aux entreprises) et par ceux où siègent les organes dirigeants de l'UE et qui voient toujours d'un bon œil la création d'une nouvelle agence leur sol (Belgique et Luxembourg).
 
Avantages : Une agence de la dette commune aurait plus de poids face au marché que 17 agences nationales de la dette, et donc obtiendrait de meilleures conditions d'emprunt face au marché. Les mauvais élèves de la classe Europe bénéficieraient de la garantie implicite des bons élèves (Allemagne, Pays-Bas, Finlande, France...) et une discipline budgétaire stricte permettrait à l'UE d'intervenir en amont et pour ne pas être mis par les états impécunieux devant le fait accomplit.
 
Inconvénients et limites : Les adversaire de ce projet ont des objections d'ordre politique et financière. Ils soulignent que l'Europe n'étant pas l'Amérique, il existe des sentiments nationaux extrêmement forts sur le vieux continent que ne connaissent pas les 51 états américains qui, en particulier, partagent une langue et une culture communes. Ainsi le Belge flamand ne veux pas payer pour le Belge francophone qui habite la ville voisine alors lui demander de signer un chèque en blanc pour un Portugais c'est beaucoup.
Les parlements nationaux sont tous très jaloux de leurs prérogatives, et le vote du budget est l'acte le plus important dans la vie d'un parlementaire, si l'UE dispose d'un droit de véto sur ce vote, les parlements deviendraient des chambres d'enregistrement et on pourrait même se poser la question de leur existence. Les dirigeants nationaux, même les plus eurosceptiques, sont toujours enthousiastes devant l'idée de pouvoir décider de ce que le pays voisin doit faire ou ne pas faire mais ne veux pas que son voisin décide de ce que lui doit faire. L'UE devra aménager cette contradiction et il est évident que si une clause de "sauvegarde nationale", comme ne manqueront pas de l'exiger tous les grands pays, est introduite cela videra de sa substance ce projet.
L'obstacle principal à cette option est d'ordre financier. Il y a un grand risque de déresponsabilisation des états, plus d'intégration c'est plus de solidarité et plus de solidarité c'est plus de risque pour les pays les plus vertueux puisqu'ils se retrouveraient garants des dettes des états impécunieux. La montée en puissance des mouvements populistes en Europe (cf. les élections législatives en Finlande) montre que les peuples européens sont de moins en moins favorables non seulement à une solidarité trans-nationale mais même à une solidarité nationale.
 
3- La faillite et ses variantes ou quand Melanchon et Goldmann sachs ont un point d'accord
 
Faillite ; le vilain mot que les dirigeants européens ne veulent pas entendre et qu'ils ne prononcent qu'en off face aux journalistes. Quelques spéculateurs, qui ont souscrit des CDS, la souhaitent et y ont intérêt, les agences de notation et nombre d'économistes la jugent inévitable et l’extrême gauche en rêve (spolier le grand capital qui détient des bons du trésor c'est un vieux rêve marxiste qui devient réalité).
 
Est-ce qu'un état peut faire faillite ? Oui et de nombreux états l'ont fait et pas des moindres ; Rome, Le Royaume de France, le Royaume d'Angleterre, la République de Venise, la Russie tsariste etc. et plus récemment l'Argentine.
 
Description : Comment procéder concrètement ? Tout simplement en ne remboursant plus les échéances ou en ne remboursant qu'une partie de la dette ou en modifiant les taux d’intérêt ou en remboursant sous forme d'huile d'olive..enfin il existe de nombreuses possibilités mais le point commun à toutes ces variantes est que l'état peut prendre sa décision de manière unilatérale et que contrairement à un particulier, qui peut se faire saisir sa voiture ou sa maison, il est souverain. Avantages :  Il est immédiat et évident, on remet les compteurs à zéro.
 
Inconvénients et limites : Heureusement pour les détenteurs de d'obligations d'état il existe des garde-fous face à la faillite d'un état, prenons l'exemple de la Grèce ;
 
1- Les obligations d'états grecs sont détenus par ...les Grecs eux-même et en particulier leurs banques (plus de 50% de la dette nationale grecque) qu'il faudra re-capitaliser. Si Athènes annule ses 340 milliards d'euros de dette, cela ne correspond en fait qu'à 170 milliards de gagné pour le pays (ok, c'est pas rien non plus). Bien sûr la Grèce pourrait n'annuler que les obligations détenues par les non-résidents mais dans ce cas elle aurait l'UE sur le dos pour pratique discriminatoire avec la menace de se faire éjecter de l'Europe et de ne plus recevoir aucune subvention.
 
2- La Grèce étant membre d'un ensemble politique et économique (UE) et monétaire (Euroland) , il est bien évident que sa faillite aurait des conséquences non seulement sur ses partenaires européens mais dans le monde entier avec des situations de faillite pour de nombreuses banques. Il existe donc une grosse pression de l'ensemble des pays européen pour qu'elle ne commette pas un acte "irréparable".
 
3- Se retrouver sur une liste moire. 11 ans après sa faillite, l'argentine n'est toujours pas revenu sur les marchés financiers.
 
4-Sortir de l'euro
 
Description : Si on considère que la zone euro n'est pas une zone monétaire optimale et que c'est pour cette raison que certains pays connaissent une crise de la dette, le bon sens demande de sortir de la zone euro. Si techniquement cette sortie ne pose pas de problème (il suffirait de réimprimer des Drachmes pour les grecs par exemple), juridiquement l'affaire est un peu plus difficile. Puisque les traités européens n'ont pas prévu de sortie de la zone monétaire spécifiquement mais seulement une sortie de l'Union en entier, pour sortir uniquement de l'Euroland il faut avoir l'accord de chacun des 27 pays de l'union. Ce n'est pas gagné d'avance et un passage en force ouvrirait la voix à une crise institutionnelle.
 
Avantages : Le pays qui quitte la zone euro retrouvent la maitrise de sa politique monétaire (change, taux d’intérêt...) pour le meilleur et pour le pire. Ce pays pourrait en particulier procéder à des dévaluation compétitive ou faire baisser les salaires et les pension en ne compensant pas une inflation élevée.
 
Inconvénients et limites : Contrairement à ce qui est souvent écrit un pays qui quitterait l'euro ne pourrait pas convertir ses obligations émises en euros vers une nouvelle monnaie et rembourser en monnaie de singe, car aucune clause de ce type n'est présente dans ce type de contrat. Quand la France est passée à l'euro, les bon du trésor ont été converti en euro car le franc français n'existait plus, mais si demain la France quitte la zone euro, l'euro continuera d'exister et la France tenue de rembourser dans cette monnaie. En dévaluant sa nouvelle monnaie de 50% par rapport à l'euro un pays ne divise pas sa dette publique par deux.
 
La dernière trouvaille : Faire sortir l'Allemagne. Cette idée saugrenue part du constat que la monnaie européenne est trop forte et donc pénalise les exportations des pays membres. Si le pays le plus fort de la zone euro sortait cela ferait baisser l'euro, donc allégerait le poids de la dette et en plus rendrait les produits de la nouvelle zone euro plus compétitifs.
 
Malheureusement ou heureusement, si aucun traité européens n'a prévu de sortie de la zone euro sans sortie de l'Union européenne, les dirigeants européens ont encore moins prévu de faire sortir un pays contre sa volonté (à moins bien sûr de graves manquement aux règles de l'Union). Et comme l'Allemagne est selon beaucoup d’économistes la grande bénéficiaire de la mise en place de l'euro, on l'imagine très mal sortir de son propre chef.
Par ailleurs si l'Allemagne prenait le large, on imagine que d'autres pays avec qui elle a des liens forts comme les Pays-bas ou l'Autriche, seraient prêt à la suivre dans une sorte de "Grande Zone Mark". Conséquence immédiate, la nouvelle zone euro avec des pays comme la Grèce, l’Irlande, Le Portugal , l'Italie et l'Espagne serait à peine plus crédible que le Peso chilien et les marchés n'accepteraient de souscrire aux émissions obligataires de ces pays qu'à condition qu'ils soient émis en Dollar américains ou en Franc suisse.
 

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46 réactions à cet article    


  • JL JL 15 juin 2011 11:22

    Le taulier,

    Bon article, mais qui laisse un peu sur sa faim. Je ne suis pas sûr d’avoir bien compris : est-ce que la faillite de la Grèce sauverait l’euro ?


    • JL JL 15 juin 2011 12:33

      Le taulier,

       ??????


    • Le taulier Le taulier 15 juin 2011 13:36

      Salut,

      Normal que cela laisse un peu sur sa faim sinon l’article ferait 50 pages !

      Techniquement la faillite d’un pays de la zone ne devrait pas entrainer d’explosion de la zone euo. C’est politiquement que cela pose problème. Si les pays les plus fragile décident de partir avant la curée et/ou que les plus riches fuient parce qu’ils en ont marre de cracher au bassinet l’euro n’existe plus.


    • manusan 15 juin 2011 11:25

      5 - faire comme sur la photo (Fatima).

      Aller prier et attendre une apparition de la Vierge.


      • Le taulier Le taulier 15 juin 2011 13:52

        1 point pour ta culture générale !


      • devphil30 devphil30 15 juin 2011 11:47


        Pourquoi en France , l’état à prêté en 2008 aux banques , aux industriels ( Peugeot ) à des taux interessants et que cela a très bien fonctionné et que N.S a sauvé la croissance etc ... par cette action.

        Alors pourquoi le FMI veux faire du beurre sur le dos des pays en les enfonçant de plus en plus par des taux d’interets exorbitants , c’est un cercle vicieux qui conduira ces pays à la faillite et entrainera aussi les autres pays , débouchant sur des emeutes voir même des conflits régionaux.

        Dans 18 ans on pourra fêter les 100 ans de la crise de 1929
        L’histoire ne sert qu’a se répèter ..........

        Philippe


        • Le taulier Le taulier 15 juin 2011 13:47

          L’état français à sauver les banques et les constructeur auto mais en s’endettant. L’Allegagne n’a pas autant aider son économie et pourtant ils font 2,5% de croissance en 2010 alors que la France ne fait que 1,6%.

          Le rôle du FMI c’est pas de soutenir la croissance en Europe, c’est une organisation internationalle et elle ne peut pas griller toutes ses cartouches pour un petit groupe de pays.


        • rastapopulo rastapopulo 15 juin 2011 18:27

          L’Allemagne a une monnaie trop faible pour elle et les PIGS trop forte pour eux.

          Sapir cite très bien les pays, dont la France, qui bénéficierait de la sortie de l’€...

          Du coup venir avec un € qui servirait d’étalon pour les dettes anciennes est rigolo vu qu’il ne serait plus le même avec uniquement l’Allemagne.

          Ou comment appliquer des théories économiques préformaté à un cas inédit.

          Moi aussi je veux défendre le capitalisme, mais le productif. Pas celui qui trouve bien l’€ sur mesure pour l’Allemagne bien pour les autres.


        • Le taulier Le taulier 15 juin 2011 19:48

          L’euro sans 3/4 pays ne serait plus le même, mais c’est pas le problème des prêteurs.


        • Bernard Dugué Bernard Dugué 15 juin 2011 11:55

          Bonjour,

          Vous avez oublié la solution la plus percutante, le RCC monéthique


          • Le taulier Le taulier 15 juin 2011 13:50

            Je me suis concentré sur les options possibles sur la planète Terre.


          • lsga lsga 15 juin 2011 13:49

            Vous oubliez la solution la plus efficace :


            Un mouvement social européen (grève général en France, Belgique, Espagne, Italie, Irlande, Grèce, etc.), avec une grande marche de contestation jusqu’à Bruxelles. S’en suit un renversement du parlement européen et de la commission par des indignés et la mise en place d’une assemblée constituante. L’Europe faite par le peuple et pour le peuple nationaliserait l’ensemble du système bancaire, refuserait de payer la « dette » aux banques US, mettrait en place une monnaie décentralisée du type ’bitcoin’ et le revenu universel.

            Irréaliste ? Nous somme nombreux, nous n’oublions pas, nous ne pardonnons pas. 

            • Le taulier Le taulier 15 juin 2011 14:13

              Ce que tu proposes c’est un remake de la guerre de cessession avec les nordistes contre les sudistes, non merci très peu pur moi.


            • lala 15 juin 2011 14:15

              La guerre de sécession ?


            • Le taulier Le taulier 15 juin 2011 14:57

              Tu sais Sarlett O’hara et Rett Butler


            • lsga lsga 16 juin 2011 15:10

              mais quel est le rapport ?


            • zvince 15 juin 2011 17:15

              5 - La crise du dollar.

              Les républicains continuent d’empêcher l’augmentation du plafond de la dette US pour embêter Obama. Ou finissent par l’augmenter, mais le chiffre est tellement énorme que ça commence à faire peur. Les agences de notation s’énervent et dégradent la note américaine.
              Du coup, les spéculateurs se désintéressent de l’euro, parce que le gâteau du dollar est bien plus gros et appétissant, et la pression sur l’euro retombe.
              A part cette histoire de plafond de la dette, il y a aussi le fait qu’il n’y aura pas de QE3 (quantitative easing, c’est-à-dire planche à billets), et que la fed va devoir tôt ou tard relever ses taux, donc il ne manque plus qu’une petite étincelle pour le démarrage de la crise du dollar ...


              • Kessonfait ? 15 juin 2011 18:38

                Salut le taullier,

                Auprés de qui les Etats s’endettent ?


                • Le taulier Le taulier 15 juin 2011 19:51

                  Les états emprunts à ceux qui ont des excédents. Cela va de l’Emirat du Qatar, à la Chine ou tout simplement au policier texan qui économise met de l’argent de côtés pour sa future retraite.
                  Faut pas croire que tout le onde est dans la mouise. Le capitalisme c’est un jeux d’échange, ceux qui ont des déficits empruntent et ceux qui ont des excédents prêtent.


                • Kessonfait ? 15 juin 2011 21:15

                  Et auprés des banques c’est possible ?


                • Le taulier Le taulier 15 juin 2011 21:52

                  Bien sure mais souvent il y a confusion entre ce que la banque investit avec ses fonds propres et ce qu’elle investit au nom de ses clients (particuliers, entreprises, Sicav etc)


                • Kessonfait ? 16 juin 2011 00:36

                  N’y a t il pas une loi qui oblige les Etats à emprunter aux privés ?


                • Le taulier Le taulier 16 juin 2011 06:06

                  La loi Pompidou-Giscard interdit à la Banque de France d’accepter les effets du Trésor public, en gros cette loi est faite pour éviter que l’état ne dépense sans compter et se finance en faisant tourner la planche à billet et donc en faisant exploser l’inflation.

                  De toutes les manière cette loi est caduque dans un système monétaire commun, sinon on aurait l’Irlande et la Grèce qui dépenseraient comme des dingues et enverrais la facture à l’Allemagne, la France, les Pays-Bas etc....


                • Kessonfait ? 16 juin 2011 18:51

                  « De toutes les manière cette loi est caduque dans un système monétaire commun, sinon on aurait l’Irlande et la Grèce qui dépenseraient comme des dingues et enverrais la facture à l’Allemagne, la France, les Pays-Bas etc.... »

                  Qu’est ce que tu veux dire par caduque dans un système monétaire commun ?
                  Qu’est ce qu’un système monétaire ? Et aussi commun ?

                  En gros l’Etat doit s’endetter auprés de privé plutot que du public !


                • papi 16 juin 2011 00:29

                  @ a l’auteur

                  Au lieu de vouloir sauver l’euro , on ferait mieux de se sauver de l’Euro pendant qu’il en est temps..


                  • Le taulier Le taulier 16 juin 2011 08:54

                    Je pense qu’aucun leader politique français ne veut quitter l’euro, même pas Le Pen ou Dupont d’Aignan.

                    On voit bien ce qui se passe en Angleterre, le parti conservateur grand pourfendeur de l’Europe avait promis un référendum sur le départ du Royaume-uni et bien sur cette promesse n’est pas tenu et ne sera jamais tenu. Même chose pour l’Italie de Berlusconi.

                    Être dans l’UE et dans l’Euroland c’est beaucoup de contraintes mais c’est encore plus d’avantages.


                    • Le taulier Le taulier 16 juin 2011 13:11

                      Tu veux mettre tes économie sous l’oreiller comme mamie ?


                    • Mor Aucon Mor Aucon 19 juin 2011 15:36

                      M. Le Taulier,

                      Le problème que je vois dans votre analyse est qu’elle découle de votre inconditionnelle foi en une doctrine économique que vous nommez capitalisme, alors que ce que vous défendez n’est qu’une variante d’un spectre énorme de pensée économique que vous regroupez, quelque peu arbitrairement, pour y planter la bannière du libéralisme, voire de l’ultralibéralisme.
                      Le capital existe et est un fait naturel intrinsèque à tout échange avec le milieu : vrai. Le centraliser entre les mains du pouvoir de l’État est, et a démontré être, un non-sens : vrai aussi. Mais, que le marché de l’offre et de la demande, sous la forme préconisée par cette doctrine néolibérale, soit une force naturelle qui s’équilibre d’elle-même, est très discutable et très probablement faux, et ce, quel que soit ce marché.
                      Voilà pourquoi avant d’entamer une critique de votre article et de son sujet, l’Europe, j’aimerais d’abord discuter du bien fondé de cette doctrine néolibérale, si vous n’y voyez pas d’inconvénient, bien sûr.
                      Quelles sont les raisons qui vous poussent à paraphraser Churchill pour affirmer que le néolibéralisme est le moins mauvais des systèmes alors que l’histoire démontre le contraire ?


                      • Le taulier Le taulier 19 juin 2011 19:34

                        Cela ne sert à rien de « discuter du bien fondé de cette doctrine néolibérale ».

                        J’ai mon opinion vous avez la votre et ni l’un ni l’autre n’arrivera à convaincre l’autre. Et surtout c’est pas le lieu d’une discussion, le principe d’Agoravox c’est de proposer des articles et de discuter de sujet assez concis pas de refaire le monde de a à z.


                      • Mor Aucon Mor Aucon 19 juin 2011 20:16

                        Il y a pourtant des arguments historiques, techniques et numériques à avancer. Quoique, vous avez sûrement un peu raison puisque Hayek a découvert que la mathématique ne sert à rien en économie car cela roule tout seul, parait-il. Bénie soit l’école autrichienne, alors.

                        Les autrichiens tricheurs me font toujours penser au gosse sur son vélo qui dit : regarde papa, sans les pieds, regarde maintenant sans les mains. Paf ! sans les dents.

                        Tout cela ne parait nulle autre chose qu’une preste dérobade. En êtes-vous conscient ?


                      • Mor Aucon Mor Aucon 19 juin 2011 20:21

                        Surtout quand on vous a lu assimilant le sauvetage des banques américaines par l’état à une mesure keynésienne. C’est un peu fort de café, tout de même. Enfin, continuez à tromper le monde que vous ne voulez surtout pas refaire.


                      • BA 19 juin 2011 15:48
                        Dimanche 19 juin 2011 :

                        « La faillite de la Grèce peut contaminer le Portugal et l’Irlande, et en raison de leur endettement élevé la Belgique et l’Italie, même avant l’Espagne », a prévenu le président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker. Plus largement, la crise de la dette menace le projet européen tout entier, selon une étude publiée cette semaine par un think tank réputé à Bruxelles, le European Policy Center. 

                        « L’inimaginable est devenu imaginable : la sortie d’un pays de la zone euro, la fin de l’euro et même une désintégration de l’UE ne sont plus taboues », écrit le think tank.


                        • Le péripate Le péripate 19 juin 2011 20:07

                          Pas mal résumé en ce qui concerne les options institutionnelles, ou politiques.

                          Il faut rappeler que les banques centrales nationales n’ont pas disparu et que l’euro fonctionne un peu comme un système à taux de change fixe. Je ne sais pas ce qu’ils ont comme ordinateur à la BCE mais faire du pilotage centralisé de l’économie de 15 pays ou plus me parait un doux délire.

                          Toutes les monnaies mondiales sont depuis l’abandon total de l’étalon-or en état d’apesanteur, mais le cas de l’euro est tout de même très particulier. Comme toutes choses qui ne se sont jamais encore produites c’est très difficile de pronostiquer, et je ne m’y risquerai pas.

                          Pourtant je n’oublie pas que la monnaie n’est pas une invention de l’État, et que la société qui l’a déjà fait dans le passé peut parfaitement réinventer des monnaies fiables, comme le projet Bitcoin.


                          • Le taulier Le taulier 19 juin 2011 22:43

                            Bonsoir,

                            Désolé de te contredire mais toutes les banques centrales de la zone euro ont disparus.
                            La Banques de France n’est plus techniquement la banques centrale de la France mais le bureau de la BCE pour la France en charge du contrôle des banques et de collecter des statistiques mais elle a perdue sa mission d’émission monétaire et de la fixation de la politique des taux.


                          • Le péripate Le péripate 19 juin 2011 23:03

                            La Banque de France existe toujours et publie tous les ans son bilan, dans lequel figure toujours des droits de seigneurage, bien qu’elle ne batte plus monnaie.
                            L’Euro n’est fondamentalement rien d’autre qu’un système à taux fixes, et fixés ad vitam aeternam.


                          • Le taulier Le taulier 19 juin 2011 23:30

                            La BNP, la Société générale ou le Crédit agricole publient aussi un bilan tous les ans c’est pas pour autant que cela en fait des banques centrales.

                            En plus on ne dit pas battre monnaie mais émettre de la monnaie.

                            La preuve qu’il n’existe plus de banques centrales nationales en Europe c’est que si c’était le cas la Banque centrale grec n’aurait plus qu’à créer ex-nihiilo 300 milliards d’euro pour rembourser la totalité de la dette publique du pays et on ne parlerait plus de cette crise.


                          • Mor Aucon Mor Aucon 21 juin 2011 14:30

                            Vous dévoilez vous-même vos préférences. Comment est-ce que le rôle d’une banque centrale serait de créer ex-nihilo un énorme tas de paperasse pour rembourser les dettes de l’état ? Ah... Que ça fleure bon la belle théorie libérale ! Mais, si justement tout le problème fut créé par vos idoles depuis les années 80. On est tellement bêtes et suiveurs en Europe, que l’on a laissé nos dirigeants leur emboîter le pas. Les seuls qui trouvent leurs comptes dans ces inepties du libéralisme sont les spéculateurs. Maintenant les gens sont en rogne et parlent de brûler les banques alors on leur explique qu’il faut, encore plus, se serrer la ceinture. Du coup, ils jetteront les politiques au milieu du feu de joie où ils auront déjà mis les banquiers. Voilà le travail ! On dit merci a Milton Friedman et compagnie. 


                          • BA 20 juin 2011 08:00
                            Lundi 20 juin 2011 :

                            La zone euro a renvoyé dimanche soir la balle dans le camp de la Grèce en refusant de débloquer la cinquième tranche de l’aide à Athènes et de valider un second plan d’aide au pays tant que le Parlement grec n’aura pas voté un nouveau programme d’austérité. 

                            Alors que la date de ce vote n’est pas encore arrêtée, les ministres des Finances de la zone euro, qui se sont réunis huit heures durant à Luxembourg, se sont donné jusqu’à début juillet pour prendre une décision sur ces deux dossiers, faute de quoi la Grèce ferait défaut sur sa dette dans les jours suivants.

                            Ils ont, en revanche, d’ores et déjà clarifié la manière dont les créanciers privés seraient associés à un second plan de soutien. Il s’agira d’une participation informelle et volontaire, correspondant à ce que Nicolas Sarkozy et Angela Merkel avaient décidé à Berlin vendredi. « Les ministres des Finances de la zone euro ont décidé de définir d’ici début juillet les principaux paramètres d’une stratégie de financement pour la Grèce », peut-on lire dans un communiqué d’une page publié à l’issue de la réunion.

                            « Les ministres des Finances de la zone euro sont d’avis que tout financement supplémentaire pour la Grèce sera de source publique et privée. (...) Une participation du secteur privé à un second plan d’aide à la Grèce se fera sur une base volontaire et informelle via un roll-over d’obligations grecques arrivant à maturité », est-il encore indiqué. Cette modalité est connue comme « l’initiative de Vienne », par laquelle des banques privées avaient accepté en 2009 de ne pas se désengager d’Europe centrale au plus fort de la crise.

                            Après la valse-hésitation au cours de la semaine sur l’opportunité de débloquer la cinquième tranche d’aide de 12 milliards d’euros prévue dans le cadre du plan de 110 milliards approuvé en mai 2010, les ministres ont décidé de rester fermes. Ils ont de nouveau appelé à une unité politique nationale en Grèce « compte tenu de la longueur, de la magnitude et de la nature des réformes requises ».

                            Surtout, ils « (ont) rappelé avec force au gouvernement grec que, d’ici la fin du mois, il doit faire en sorte que tous soient convaincus que tous les engagements pris par les autorités grecques soient remplis », selon les mots du président de l’Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, à la sortie de la réunion. « Vous ne pouvez pas imaginer une seconde que nous nous engagions à financer sans savoir si le gouvernement grec a endossé les obligations qui sont celles de la Grèce », a-t-il encore indiqué aux journalistes.

                            Le ministre belge des Finances, Didier Reynders, a confirmé que les fonds ne seraient pas débloqués pour le moment, même si des discussions s’engageront entre les départements du Trésor des principaux États membres et les créanciers privés de la Grèce. 


                            • pierrot123 20 juin 2011 10:16

                              Ce serait sans doute donner à votre article une coloration que vous ne souhaitez pas, mais ne pensez-vous pas que nous assistons, sous couvert de « pays Européens trop endettés », à une tentative désespérée des USA pour sauver leur dollar à l’agonie ?

                              Comma par hasard, c’est Goldman-Sachs qui a monté, en 2006-2008, la totalité des prêts à la Grèce, avec le mode d’emploi pour truquer efficacement ses comptes...

                              Les USA ont l’habitude de dire au reste du Monde : « Le dollar, c’est Notre monnaie, et Votre problème ».
                              Cela n’a jamais été aussi vrai qu’aujourd’hui...

                              En outre, vous ne dites pas que cette « crise Grecque »(notamment) est une véritable poule aux oeufs d’or pour nos banques qui empruntent à la BCE à 1,5% et re-prêtent à la Grèce à...12,5% !!!
                              Et c’est nous, contribuables Européens, simples citoyens, qui allons payer, quand la Grèce aura fait défaut (ce qui est inéluctable...) vu que nos banques (Européennes et US) se font garantir par les Etats...(càd : nous tous...)

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