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Accueil du site > Actualités > Economie > Crise économique et financière : 5 thèses en compétition

Crise économique et financière : 5 thèses en compétition

Beaucoup d’inconnues entourent les raisons de la crise financière et économique ? Serions nous à ce point incrédules pour croire à la seule thèse légitimant l’incompétence de l’élite financière et des gouvernants ? Plutôt qu’une seule réponse, différentes thèses sont envisageables, aucune n’étant satisfaisantes.
 

La thèse de Peters
 
Selon cette thèse, l’élite aurait perdu le contrôle de son intelligence. Généralement caractérisé sous le nom de Syndrome de Peters, ce dérèglement suggère l’idée qu’au delà d’un seuil, l’intelligence humaine décroche. Dès lors sa capacité de discernement s’effondre de manière abrupte, voir chaotique.
 
Cause : Cette dernière décennie, jamais l’intelligence humaine n’aura-t-elle consacré autant de temps, de savoir et d’énergie à la mise au point de modèles mathématiques financiers toujours plus élaborés. Les cerveaux supposés les plus brillants de la planète se sont entièrement donnés à la cause du Capital, jouant à l’envi sur des mises le plus souvent inexistantes. En Amérique du Nord ou en Europe, des promotions entières d’élèves issus des meilleures universités et établissements, se sont ruées vers les métiers de la finance, obsédés par l’appât du gain.
 
Pour : L’élite s’est accommodée de la seule apparence sans y mêler une indispensable autocritique. Une confiance absolue dans le système ; la croyance en un monde unipolaire ; un indéniable conformisme ; toutes choses qui ont conduit au point de rupture. Aveuglés par la croissance, les gouvernements n’ont pas non plus réagi. Bientôt, l’intelligence dévisse. Somnolente, inerte. A ce jour, cette thèse correspond à la position officielle. Cherchant à se rattraper, l’élite organise aujourd’hui sa défense en suggérant la mise en place de système de régulation qu’elle n’envisageait guère auparavant.
 
Contre : Pourquoi les innombrables signaux d’alertes n’ont-ils pas été entendus alors que le simple bon sens suggérait de les prendre en compte ? Pourquoi les quelques voix éclairées n’ont-elles pas été entendues ? Qui pouvait décemment croire à une rente indéfinie de 10 % sur l’immobilier ? Qui pouvait croire que la fameuse titrisation des dettes n’aboutissait pas au chaos ? Le doute s’installe.
 
La thèse de la conspiration
 
Selon cette thèse, la crise a été orchestrée selon un scénario méticuleusement ourdi. Son déclenchement, ses phénomènes d’enchaînement, rien n’aurait été laissé au hasard.
 
Cause : mesurant avec inquiétude l’accroissement des problèmes liés au réchauffement climatique, au tarissement des énergies fossiles, au développement des risques sanitaires, à la surpopulation, à la persistance de conflits jugés sans solution, l’élite considère qu’elle ne peut pas les résoudre selon la voie normale. La crise promet un changement sur lequel d’aucuns pensent pouvoir relever ces défis. De surcroît, ces bouleversements ne seraient pas séparables de la restauration de valeurs morales, projet supposé conduire à un monde meilleur.
 
Pour : Pourquoi les gouvernements ne sont pas intervenus alors qu’ils avaient été alertés ? L’absence de régulation des systèmes bancaires n’a-t-elle pas été délibérée ? Une position attentiste n’aurait-elle pas été poursuivie ? Dans ce cas, l’homme ne s’est nullement dessaisi de son intelligence. Bien au contraire, il lui donne sa meilleure mesure : sacrifier le présent afin de mieux préparer le futur.
 
Contre : La thèse de la conspiration se décline à de nombreux sujets d’actualité. Galvaudée, se nourrissant de rumeurs et de craintes, lui accorder une quelconque valeur serait hasardeux. Si certaines affaires historiques ont été savamment manigancées, la crise, telle qu’elle elle se présente avec l’engloutissement de quelques 25 000 milliards de dollars, correspond à un déluge dont nul ne connaît à ce jour le terme. Le contrôle d’un désastre d’une telle ampleur apparaît tellement aléatoire et risqué que l’on ne peut croire à un échafaudage de toutes pièces.
 
La thèse de la destruction
 
Faisant écho à la dévastation de la nature, l’homme rechercherait inconsciemment sa propre destruction.
 
Cause : L’incapacité des hommes à régler certains problèmes, environnementaux ou politiques, aux conséquences graves évidentes nourrit de légitimes interrogations sur sa réelle volonté à maîtriser son destin.
 
Pour : Malgré des outils disponibles – la technologie, le savoir, le recul historique et les enceintes diplomatiques mondiales - l’homme devrait peu ou prou être en mesure de maîtriser son destin. Pourtant, alors que les dangers sont connus, l’état de la Planète et les conflits persistants accablent toujours plus sa destinée.
 
Contre : L’incapacité à régler les problèmes est liée à la faiblesse d’une gouvernance mondiale efficace, solidaire et cohérente. De surcroît, l’absence de démocratie dans de nombreux pays tout comme les égoïsmes altèrent la capacité de l’homme à se prendre collectivement en mains.
 
La thèse de la fatalité
 
Selon cette thèse, une certaine fatalité travaillerait en faveur d’un avenir défavorable. A force de croire à une issue fatale, le désespoir gagne les esprits, concourant à une issue fatale.
 
Cause : Selon certaines civilisations, la fin du monde est prévue en décembre 2012. Cette date concilie des prédications (le calendrier Maya) et des phénomènes physiques (le retournement magnétique des pôles). Voici quelques années, cette prétendue échéance n’était connue que par un cercle limité de personnes, généralement des illuminés. Depuis l’information circule. L’échéance est commentée, raillée le plus sûrement. La cadence des catastrophes suggère un doute. Peu à peu, un malaise s’installe dans les esprits.
 
Pour : C’est moins l’existence d’une date mais plutôt la jonction entre celle-ci, la réalité d’une crise et le pessimisme, qui conduirait l’homme à une attitude passive. Faute d’une réelle implication, une succession d’événements néfastes aboutirait au drame.
 
Contre : Dans l’histoire de l’humanité, l’existence de date fatale est récurrente. Par deux fois, la crainte millénariste a donné voix à ceux qui proclamaient la fin du monde. Pourtant, à chaque fois, le monde a poursuivi sa route sans aucun drame d’ampleur. Par ailleurs, le pessimiste n’est pas toujours partagé, notamment, dans certains pays émergents.
 
La thèse extraterrestre
 
Selon cette thèse, des forces exogènes et inconnues guideraient l’action des hommes.
 
Cause : Cette thèse agrége les précédentes : sentiment de fatalité, goût à la destruction, manque de bon sens mais aussi une volonté diffuse d’y remédier illustrent un manque de cohérence. L’on répand la maladie tout en cherchant à se soigner. Dès lors, une question se pose : l’homme est-il maître de son destin ? Où est-il sujet à des forces qui le dépassent ?
 
Pour : Rien n’indique que des forces extraterrestres ne soient pas en action sur terre. Depuis toujours, les religions l’envisagent. L’existence supposée d’un Dieu induit la croyance qu’une forme de vie inconcevable entretient des liens avec la Terre. La religion catholique retient même l’idée de la venue d’un Dieu sur terre personnalisée par Jésus de Nazareth. Pour fugace qu’il fut, ce moment rend témoignage d’une présence extraterrestre. Au delà de la piste religieuse, le thème des extraterrestres n’est réductible à rien d’entendu. Dès lors seule l’imagination peut le nourrir. Il se pourrait que les extraterrestres abondent sur terre sans qu’il nous soit possible de les voir. Enlacés dans des univers distincts, évoluant selon des dimensions inconnues, leur fil de vie rejoindrait les nôtres selon des voies inconnues. Autre approche, celle de Paul Von Ward . Selon ce dernier, tout au long de l’histoire, des êtres humains auraient été en contact avec des êtres avancés (Dieux, anges ou esprits) au moyen de transes et de rêves. Il affirme que les manifestations surnaturelles et miraculeuses trouvent leurs origines en dehors de la terre.Selon ce dernier, les extraterrestres influencent nos sociétés, notamment, les structures étatiques, religieuses, sociales et économiques. Si d’aventure cette hypothèse est retenue, l’activisme des êtres avancés s’affirmerait en période de crise. L’incapacité des hommes à maîtriser leur destin suggérait l’exercice un droit de regard. Pour le bien ou pour le pire.
 
Contre : A ce jour, il n’existe aucune preuve irréfutable d’une présence d’extraterrestre sur Terre. Selon certains scientifiques, seules des bactéries venues d’ailleurs pourrait le caractériser, cette opinion étant elle même contestée. De toute façon, on ne voit pas comme une cellule - pour élaborée qu’elle fut - puisse à ce point bousculer le destin de la Terre.


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35 réactions à cet article    


  • Yvance77 20 janvier 2009 11:43

    Salut,

    Papier sympa smiley

    Manque ma thèse perso si vous permettez M’sieur l’auteur, et elle tient en peu de mots :

    L’homme est con, pas aussi intelligent qu’il le prétend, même un setter irlandais à plus d’humanité.

    A peluche


    • dom y loulou dom 20 janvier 2009 12:46

      c’est sûr Yvance... on ira loin avec ce genre de remarques


    • Gandalf Tzecoatl 21 janvier 2009 09:28

      Non Yvance, un chien appartient à la caninalité, l’homme à l’humanité, nuance.

      A moins que Yvance cherche son humanité dans un setter ? Pourquoi pas, la meilleure bête de l’homme, c’est le minou.


    • donino30 donino30 21 janvier 2009 09:47

      Je crains cependant qu’Yvance soit dans le vrai. L’homme est trop stupide et vaniteux pour orchestrer et prévoir quelque crise que ce soit. Les aspirations naturelles de l’humanité l’entrainent dans une folle surenchère de produits, de crédits, d’égoïsme et de démographie (pourquoi se réjouit-on de bons chiffres démographiques ?) dont personne ne sait et surtout ne veut mesurer les effets à moyen ni à court terme. Donc tant qu’il ne rentre pas tête la première dans un bon mur bien solide il continue, c’est certain.


    • Gandalf Tzecoatl 21 janvier 2009 17:37

      Un humain qui reconnait le caractère d’humanité à un animal est un animal, et non plus un humain.


    • Halanah 23 janvier 2009 18:26

      Oui... l’homme est trop stupide pour orchestrer quoique ce soit à échelle mondiale.
      Mais cet article m’a intéressée et en plus m’a fait rire !!!
      Bcp apprécié la thèse extraterrestre !

      On peut ajouter aussi la thèse de la minorité dominante qui fait n’importe quoi, guidée par sa vanité, l’appat du gain, le goût du pouvoir ou une force extraterrestre machiavélique et la majorité qui morfle, à qui l’on peut reprocher son manque d’organisation ou de révolte la plupart du temps mais qui parfois ne manque pas de courage.
      Pour voir un aperçu de quelques courageux petits hommes et petites femmes giflés violemment par la "crise" actuelle je vous conseille d’aller consulter la partie gratuite du site du journal Mediapart (www.mediapart.fr puis cliquer sur CLUB). Il y a des vidéos et interviews recueillis aux quatres coins de la France. Il y a surtout une carte des licenciements dans l’Hexagone et ça devient vraiment impressionnant, ça fait opter pour la thèse de connerie suprême ou du suicide collectif...
      En plus il y a un appel à témoignages, donc si vous avez besoin de vous confier...
      La Série s’appelle "Sur les routes de la crise" et dure jusqu’au 29 janv date de la grande mobilisation collective. Elle est accessible aussi sur le blog de Mathieu Magnaudeix sur le même site.

      Bref, démarche intéressante.

      Halanah.




    • vincent p 20 janvier 2009 13:20

      Que peut-il faire pour installer un monde nouveau ?

      Comment installer un programme nouveau sur un disque dur plein à ras bord, ou avec des programmes lourds refusant de se laisser désinstaller, c’est le conditionnement du monde tant d’intérêts en jeu ?

      Je lui souhaite néanmoins bonne chance, d’une autre classe que celle de notre petit chef d’Etat ...


      • vincent p 20 janvier 2009 13:21

        Pardonnez moi je me suis trompé d’article dans ma réponse.


      • idky idky 20 janvier 2009 13:46

        Article divertissant.
        Vous pourriez en ajouter une :

        La thèse égocentrique :

        Selon cette thèse, l’homme ne penserait qu’à lui-même et à ses proches.

        Cause : Depuis la nuit des temps, l’Homme cherche son bien-être par tous les moyens et jalouse
        celui qui a mieux que lui. S’il ne peut l’obtenir simplement, l’appropriation brutale peut être employée.

        Pour : C’est écrit dans nos gènes au niveau primaire.

        Contre : Avec un minimum d’utilisation de notre cerveau mammalien et de nos lobes, il est facile de vaincre
        ces pulsions.

        ok.... nous ne sommes pas tous égaux face à l’interconnexion des neurones, mais quand même, que
        de gachis au cours de notre histoire.

        Cordialement,




        • plancherDesVaches 20 janvier 2009 20:42

          Je vous plusois largement (du verbe plusoyer : action d’approuver, d’abonder, valable uniquement sur le net et dans toute bonne boutique spécialisée)

          Et ce, d’autant plus, que de tuer les autres est se tuer soi-même, par simple peur d’être "moins" que l’autre.
          C’est à désespérer de l’Humanité. Comme si nous étions là pour prouver que nous sommes le meilleur....


        • Forest Ent Forest Ent 20 janvier 2009 13:57

          Plus la théorie de la "destruction créatrice" : la vie n’est pas un long fleuve tranquille.

          It is the same old story
          ever since the world began.
          Everybody got the runs for glory.
          Nobody stops and scrutinizes the plan.

          Paul Simon


          • bulu 20 janvier 2009 14:27

            Article très sympa, qui fait une bonne synthèse des courants du net (on est bien loin de tf1).

            Tout laisse à penser penser qu’on a au moins un melange de 1, 2 et 3.

            Pour 4, il suffit d’etre patient , mais à mon avis de nombreux vont etre decus le 21 dec 2012 et vont devoir se prendre en main plutot qu’attendre des changements exterieurs.

            Pour 5, faut demander à l’armée.




            • François M. 20 janvier 2009 15:56
              						

              Deux facteurs indéniables sont à l’oeuvre et explique la débâcle économique :

              1- Notre système fractionnaire bancaire est basé sur la création de l’argent en terme de crédit, ce qui fait que nous nous retrouvons avec des dettes accumulées de 2,4 trilliards de dollars (2 400 000 000 000$) alors qu’il n’y a pas plus de 900 milliards de dollars (900 000 000 000$) canadiens dans la masse monétaire totale. Nous devons trois fois plus en dettes que ce qui existe en total dans la masse monétaire canadienne. Donc si nous payions tous nos dettes, que se passerait-il ? Il n’y aurait plus aucun dollar en circulation !!!

              Bien que les gens consomment trop, ce système monétaire bancaire fonctionne exactement comme une chaine de Ponzi, un système de vente pyramidale. Pour faire en sorte que le système fonctionne, les banques doivent trouver de plus en plus d’emprunteurs à la base de la pyramide pour créer de la dette et ainsi de l’argent crédit dans l’économie. Dès que les gens ont atteint la limite de l’endettement possible, le système s’effondre comme présentement.

              2- L’autre grand facteur précédent même celui des subprimes, qui est en fait responsable et la cause qui a mené à la bulle des subprimes et de son subséquent éclatement, est le puissant lobby des banquiers privés et firmes financières qui ont poussé à la dérèglementation du secteur bancaire.

              Et ce sont ces mêmes gens qu’Obama a choisi pour constituer son gouvernement…

              http://lesnouvellesinternationales.blogspot.com/2009/01/sur-les-7-du-qubec-2009-lanne-de-la.html

              					


              • plancherDesVaches 20 janvier 2009 20:59

                Bonsoir.

                Je me permets de vous signaler que l’estimation actuelle des papiers imprimés avec un chiffres dessus (appellés actifs toxiques ou titres pourris ou billets de banques d’états en cessation de paiement ou à venir) est de 600 000 milliards de dollars US. Ce montant estimé est actuellement en constante diminution grace, à la fois, à la chute des bourses (financières) de 30 à 70% depuis août 2008 ainsi que par leur "réavaluation" estimée par les banques et autres organismes financiers.
                Ce "trou d’air" est donc capable d’absorber un Canada, un Royaume-Uni, une Islande et un paquet de pays Européen sans trop souffrir de ballonement.
                Ne vous sentez plus seul... Sachant que nous sommes (français) les MEILLEURS en Europe en terme d’endettement, on arrive dans le souk.


              • ddacoudre ddacoudre 20 janvier 2009 16:29

                bonjour chevalerie

                Puisque l’on arrive à cerner cinq pistes faut-il croire qu’il y a une dose de toutes, plus celles qui est de la main invisible, pas du libéralisme, mais de l’univers objectif que nous ne connaissons que de par nos sens.

                Le peu que nous connaissions de l’autorégulation des espèces nous apprend que leur déjection si elles sont plus importantes que ce que peut absorber leur environnement leur nombre décroit, et favorise la prolifération d’autres.

                Sans que cette règle soit absolu, puisque de notre observation et qu’il y a des exceptions, elle semble s’appliquer à tous systèmes qu’elle oriente par la perception que nous enregistrons et qui dirige notre libre arbitre et nous incite à trouver des régularités "artificielles" qui n’en sont pas, pour retarder par des formulations mathématiques la marche en avant d’une certitude connu la mort, ou notre transformation. Comment s’y prend la nature par tous les moyens que tu as cernés. En extirper un élément qui nous parait essentiel pour augurer le futur se fait par les réactions comportementales qui se regroupent pour donner une nouvelle orientation qui peut tout autant accroitre le "mal" qu’apporter un" remède", au situation que nous qualifications de bien ou de mal.

                je privilégierais le fatalisme, mais pas comme nous le concevons, plutôt comme le produit de la totalité de nos comportements qui généreront les suivants. et dans cet ordre d’idées se fier aux seules théories mathématisées qui formatent des comportements est dangereux.

                 

                Et si ce comportement ne s’inverse pas il faut se poser la question pourquoi ?


                • joelim joelim 20 janvier 2009 17:14

                   J’aime bien la forme de votre article (arguments, contre-arguments...).

                  Mais, ne manque-t’il pas la thèse qui me semble incontournable, celle de la banale cupidité ? Associée, cela va de soi, à la stupidité, la mauvaise foi, et aussi (voire surtout) la phénoménale capacité humaine à justifier ses propres turpitudes par un "auto-conditionnement" permettant de protéger l’estime de soi-même ?

                  J’ajoute que je suis persuadé que les principaux responsables ne sont qu’une bande de voleurs, qui s’assument sans avoir besoin de se conditionner...


                  • ProPeace 20 janvier 2009 23:50

                    Oh que oui, il y en a qui s’assument sans avoir besoin de se conditionner, seulement de conditionner leurs esclaves, comme par exemple Sergio Dassault :

                    http://www.dailymotion.com/relevance/search/lelibrepenseur%2Bdanger/video/x65guk_danger-imminent-dassault-en-vrai_news



                    Heu...
                    Et si nous faisions une liste... ???

                    J’sais pas, moi... Ca pourrait servir, un jour ? Nan... ???
                     smiley


                  • yvesduc 20 janvier 2009 19:58

                    Intéressant ! Mais je ne sais pas comment interpréter la 5ème thèse... En revanche, je propose une variante à la thèse de la conspiration : voyant qu’une branche est pourrie, les conspirateurs préfèrent la faire tomber au moment choisi (un petit coup suffit) plutôt que la laisser tomber d’elle-même à un moment où ils n’y seraient pas préparés.


                    • ProPeace 20 janvier 2009 23:57

                      Le problème, c’est que ce n’est pas qu’une branche, qui est pourrie, mais l’arbre tout entier...  smiley

                      Quand à l’interprétation de la 5ème thèse, elle est simple. Ton incapacité à l’interpréter ne viendrait-elle pas de ton manque de connaissance du sujet ? Ou de ton ignorance de sa crédibilité ?

                      Si tel est le cas, tu es invité à lire le rapport COMETA, disponible gratuitement sur le site du GEIPAN (CNES) :

                      http://www.cnes-geipan.fr/geipan/documentation-externe.html

                      (Attention, je n’ai pas dit que la 5ème thèse était la bonne)


                    • yvesduc 21 janvier 2009 19:23

                      ProPeace, j’ai lu COMETA et un Jean-Pierre Petit mais, c’est vrai, je suis loin d’être expert pour autant. Et je pense que l’homme est assez grand pour faire un krach financier tout seul...


                    • Bernard Dugué Bernard Dugué 20 janvier 2009 20:11

                      J’ai vérifié que nous n’étions pas dans la rubrique parodie. Ouf, je peux donner mon avis

                      Aucune des cinq thèses ne me paraît crédible alors qu’il y a une thèse bien plus radicale, simple, et facile à comprendre,

                      Tout compte fait, je ne veux pas m’inviter, je crois que ce billet avait sa place dans la rubrique parodie


                      • glattering 21 janvier 2009 05:40

                        Je suis bien d’accord, je ne vois aucun thèse crédible dans celles énoncées, ni même un mix des ces thèses.


                      • thomthom 20 janvier 2009 21:56

                        Bien sympatique cet article. J’aime beaucoup la première thèse.


                        • civis1 civis1 20 janvier 2009 23:04

                          Et la thèse à la fois économique et psychologique du profit comme moteur de l’avidité humaine ?

                           

                          Et celle de la captation du pouvoir par les lobbies conjoints de la finance et des armes ayant entraîné un déficit de démocratie et la captation des pouvoirs par une engeance qui n’a jamais oeuvré que pour son propre intérêt ?

                          Et cette incapacité des institutions confessionnelles de dénoncer et de chasser les marchands du temple quand l’argent comme l’eau l’eau nauséabonde et porteuse de choléra, finit toujours par s’infiltrer partout ? Et celle de la corruption et du fonctionnement mafieux des institutions et des politiques qui au plus haut niveau s’en servent sans probité pour se maintenir dans des fonctions et en vue de s’enrichir personnellement ?

                           


                          • HELIOS HELIOS 20 janvier 2009 23:32

                            et si ce n’etait que la reproduction planetaire du mouvement brownien ? Sans raison, donc, juste aleatoire.

                            L’economie humaine est comme un bouchon sur le fil de la vie... un jour ça va, un jour ça va pas... multipliez tout ça dans les comportements bancaires, uniquement factuels, et on obtient la crise actuelle qui va se resorber d’elle même, le bouchon changeant de position sur la vague... malgres les milliards reinjectés, malgres les simagres et autres régulations... etc !

                            Et l’intelligence là dedans... quelle intelligence ?


                            • Antoine Diederick 21 janvier 2009 01:06

                              Je vous propose ma thèse, Pluton est entré en Capricorne, nettoyage sans faille , assainissement drastique !


                              • ylange 21 janvier 2009 18:02

                                le cailloux est un peu petit au fin fond du sytème, pourquoi pas l’opposition saturne uranus.
                                ce type de rapport entre deux maitres du ciel à bien fait bouger le monde dans les années 40 et bien avant dans l’histoire de l’humanité, qui évoluent en spirale et non pas cyclique, une façon de dire que l’homme n’a pas les pleins pouvoirs.


                              • wesson wesson 21 janvier 2009 03:31

                                bonjour l’auteur,

                                et la thèse du "on sait depuis le début que ça marche pas mais tand que le nombre de personne croyant que ce système est un bon système est suffisant, on continue"

                                La croissance infinie est un problème mathématique parfaitement connu : ça ne fonctionne pas dans un ensemble fini - comme notre terre !


                                a partir de là, tout est dit : n’importe quel système qui se base sur "toujours plus" n’est pas viable sur la durée !



                                • ProPeace 21 janvier 2009 04:27

                                  Si, ça peut fonctionner assez longtemps aux yeux de ceux qui sont en haut de la pyramide, à condition d’adapter la taille de la pyramide, en fonction de la quantité de ressources disponibles, et de la durée désirée...

                                  La solution est donc simple : réduire le nombre d’humains.
                                  La sur-population est donc bien LE problème de la pyramide.

                                  On pourrait croire qu’il serait inhumain de voir la suppression d’une partie des humains, comme une solution. Mais malheureusement, certains ont ce genre d’idées en tête :
                                  http://en.wikipedia.org/wiki/Georgia_Guidestones
                                  (Lire le 1er des 10 commandements)

                                  Vu le peu d’intérêt que la pyramide affiche pour sa base, j’ai peur que les banquiers ne soient pas les premiers à "bénéficier" de la solution finale...


                                  Pourtant, les solutions humanistes existent (cultures hidroponiques à étages par exemple), mais elles ne vont pas dans le sens des intérêts des marionettistes.


                                • Kobayachi Kobayachi 21 janvier 2009 06:37

                                  Saurons-nous nous conduire en êtres intelligent ? Ou bien ne sommes nous qu’un simple virus qui disparaitra de cette terre une fois qu’il aura épuisé toutes ses ressources ?
                                  Apres tout, la durée de vie moyenne d’une espece sur terre est de 100000 ans... L’heure de veritée aproche a grand pas.

                                  Un petit cours d’arithmétique, de population et d’énergie en 8 parties :
                                  http://www.youtube.com/watch?v=F-QA2rkpBSY


                                • jacques jacques 21 janvier 2009 12:56

                                  Pourtant ils le savent puisse qu’ en bourse ils ont cette phrase "les arbres ne montent pas au ciel".
                                  Ils pourront rajouter à propos des délocalisations le problème de cm2 de l’ancienne époque les baignoires
                                   (si tu fermes le robinet et que tu ouvres la bonde ,la baignoire se vide et tu te retrouves à sec).

                                  Et tu ne rembourses pas tes emprunts "subprimés".


                                • Gandalf Tzecoatl 21 janvier 2009 09:35

                                  J’aurai rajouté une 6ème thèse :

                                  L’homme se complait à toujours fausser les règles de la société, par nostalgie d’un far west économique. Il aime l’instabilité afin d’ouvrir de nouvelles opportunités. Il sait pertinement qu’il est strictement, individuellement, sociétalement, amodélisable.

                                  Pour : c’est la vie

                                  Contre : c’est le bordel


                                  • lanatur lanatur 21 janvier 2009 12:10

                                    http://www.youtube.com/watch?v=CpbJyXTGBtE
                                    tres court extrait qui en dit long,


                                    • lanatur lanatur 21 janvier 2009 13:55

                                      un niveau d’entropie encore trop élevé pourrait être une autre thèse interessante si on assimile en plus notre propre plan vibratoire et le plan vibratoire des planètes y compris la terre associés aux champs magnetiques, élizabèthe T pourrait nous fournir une équation valable.
                                      J’vais y travailler de mon coté sans toute foi avoir de grands espoirs d’y parvenir n’est pas Einstein, Clausius,Tesla, qui veut à moins de retrouver ce qu’illustre en epilogue cette vieille légende Hindoue :

                                      Une vieille légende hindoue raconte qu’il y eut un temps où tous les hommes étaient des dieux. Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette.
                                      .

                                      .
                                      Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci : "Enterrons la divinité de l’homme dans la terre". Mais Brahma répondit : "Non, cela ne suffit pas, car l’homme creusera et le trouvera".

                                      Alors les dieux répliquèrent : "Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans".

                                      Mais Brahma répondit à nouveau : "Non, car tôt ou tard, l’homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu’un jour, il la trouvera et la remontera à la surface."

                                      Alors les dieux mineurs conclurent : "Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer d’endroit que l’homme ne puisse atteindre un jour".

                                      Alors Brahma dit : "Voici ce que nous ferons de la divinité de l’homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c’est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher."

                                      Depuis ce temps là, conclut la légende, l’homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui...




                                      • phil2nim phil2nim 22 janvier 2009 23:50

                                        Il est possible de valider ces hypothèses :
                                        Le modèle mathématique économique s’apparenterait à l’électricité :
                                        Capacitance éco = Résistance x inductance éco. C=RI
                                        La capacitance, c’est le volume de biens circulant
                                        La résistance, c’est les gens, les populations
                                        l’inductance, c’est le flux de services (en clair : l’argent)
                                        on voit que lorsque I s’effondre, comme en ce moment, I=C/R ; on détruit de la capacité globale. Pour restaurer un niveau I antérieur, la variable c’est R, donc on détruit des gens.

                                        Dans l’hypothèse de la conspiration, on devrait voir des guerres et des dévastations s’enchainer dans les prochains mois. Ce n’est pas incompatible avec celle de la destruction, les maitres du jeu, les conspirateurs, ayant toute latitude en principe de garantir leur survie. L’instauration de dictatures est un effet historique avéré en cas de crise majeure. La démocratie de façade que nous connaissons résistera t’elle à l’appel d’un "sauveur" ?
                                        Ces 2 ne sont pas incompatibles non plus avec la thèse extraterrestre, sachant que ce ne seraient pas des bactéries qui font voler ces étranges triangles au dessus des deserts et des sphères autour de Terre et que selon certains témoins, des intelligences auraient des contacts terriens (probablement dans les hautes sphères du pouvoir étasunien liées au Groupe Bilderberg (http://www.syti.net/Organisations.html)
                                        cf :http://www.dailymotion.com/relevance/search/mitchelle/video/x7dcor_edgar-mitchell-la-rvlation_news

                                        Nous en saurons plus dans un avenir proche, la secousse économique n’étant que dans sa phase d’éclosion, j’en suis persuadé (I s’écroule, C va suivre et R viendra corriger). Il suffit de savoir ce que l’on a à observer...

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